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LE TEMPS D'UN RP

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein)

Rein
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Univers fétiche : Fantasy, ACOTAR, HP, Hunger Games, ANGST, tragédie, romance, slow burn, ennemies to lovers...
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Rein
Jeu 30 Mai - 19:30

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Elizabeth Portman était une jeune femme fière, et son regard froid, en plus de son air hautain, en avait agacé plus d'un. Enfant unique, elle avait grandi dans un environnement luxueux où on l'avait gâté à outrance. Néanmoins, elle n'arrivait pas à se rappeler la dernière fois que sa mère l'avait prise dans ses bras. Est-ce que son père lui avait déjà caressé les cheveux, ne serait-ce qu'une fois ? Elle était incapable de l'affirmer avec conviction. Elle n'avait manqué de rien, sauf peut-être d'affection. Était-ce là la raison pour laquelle Benedict Berrygreen ne quittait pas ses pensées ce soir ? Était-elle un peu fleur bleue, dans le fond ? Quelques paroles rassurantes, de tendres baisers... et le tour est joué ?

Non, Benedict avait toujours été dans ses pensées, de près ou de loin, même si elle devait admettre que ses sentiments à son égard étaient en train de changer. Elle le connaissait depuis sa plus tendre enfance, et il avait été, quelque part, le seul compagnon de jeu qu'elle ait jamais eu. Sûrement pouvaient-ils devenir bons amis après leur mariage ? Il y avait de l'espoir. Si le vent avait pu tourner autant en sa faveur en 48 heures, qu'adviendrait-il de leur relation dans six mois ? La prendrait-il comme épouse par pure charité si elle lui avouait son secret ? Se porterait-il garant de ce petit être encore imperceptible aux yeux de tous ?

Benedict ferait un bon père, elle en était certaine. L'idée de porter ses enfants après son accouchement ne lui déplaisait pas. Au contraire, elle refusait que son bébé grandisse dans la solitude — et si Benedict la répudiait, dans son bon droit, eh bien, elle ferait de son mieux seule pour que cet enfant ne manque jamais d'amour. Elle caressa son ventre d'un air absent tandis que Mary s'extasiait sur Douglas et sa spontanéité. La domestique aux cheveux roux semblait être la seule habitante de ce manoir à ignorer l'adoration que Douglas vouait, depuis son plus jeune âge, à une parfaite étrangère qu'il avait rencontré à un moment inopportun. Elle pria pour que Douglas ne cause aucun scandale, cependant, s'il était amené à revoir sa belle inconnue un jour. "Mary..." Elizabeth se tut, elle ne pouvait pas se résoudre à briser les rêves de romance de son adorable domestique. Elle espéra, néanmoins, qu'elle abandonne vite cet amour voué à l'échec. Mary se pencha au-dessus d'elle avec un sourire intrigué, curieux. "Non, ce n'est rien. Tu peux disposer, merci."

Mary s'inclina après l'avoir enveloppé dans une serviette et se retira sans histoire, pleine d'espoir. Peut-être pouvait-elle avoir une dernière conversation agréable avec Douglas avant qu'il n'aille se coucher ? Son air de plénitude s'effaça rapidement lorsque Douglas cria à qui veut l'entendre qu'il filait se coucher. Elle soupira et fila dans sa chambre en faisant la moue.

Elizabeth enfila sa chemise de nuit, suivi d'un peignoir d'intérieur. Elle se brossa les cheveux devant le miroir de sa coiffeuse, songeuse lorsqu'elle se rappela la manière dont Benedict avait repoussé les mèches rebelles lui collant à la peau. Oh, comme il était agaçant de penser aussi fréquemment à un homme ! Elle sourit, néanmoins, qu'elle aimait nettement plus penser à Benedict plutôt qu'au marquis de Middletown.

On toqua à sa porte et elle lança un vague "Entrez." à la personne qu'elle imaginait être Mary lui apportant une tasse de thé. Sans un regard vers celui qu'elle prenait pour sa domestique, elle continua de se peigner les cheveux en fredonnant, l'air guilleret. La voix de Benedict la tira de sa torpeur et elle se sursauta avant de se retourner vivement vers lui, appuyée contre sa coiffeuse. Quand diable est-il entré ici ? Un pan de son peignoir glissa le long de son épaule, la dénudant, et elle le fixa, incrédule. Elle battit des cils plusieurs fois, confuse. "Benedict... ?" Il était pourtant bien là, mais il ne l'avait pas appelée Elizabeth cette fois-ci, et son cœur se serra face à cette distance qu'il avait rétablie entre eux.

Elle toussa pour se donner un peu de contenance et se redressa élégamment avant de lui offrir une révérence. "Monsieur. Pardonnez-moi pour mon impolitesse, j'ignorais que vous étiez celui qui venait frapper à ma porte." Elle releva la tête pour l'observer et réalisa qu'il avait refermé la porte derrière lui. Ils étaient à nouveau seuls et son cœur s'emballa, mais elle ne laissa rien paraitre. Des boucles de ses cheveux tombèrent en cascade sur son épaule et elle l'écouta sans un mot. Ses joues prirent feu lorsqu'il lui demanda si elle avait passé une bonne nuit. Avait-elle bien dormi ? Bien n'était pas un mot assez fort pour décrire le sommeil bienfaiteur que Benedict lui avait accordé en restant auprès d'elle. Elle secoua la tête, reconnaissante. "Milord, je dois fort avouer que je n'avais pas si bien dormi depuis des mois." Elle ne mentait pas. "Votre sollicitude me touche profondément." Un sourire doux naquit sur ses lèvres rosées, mais l'inquiétude teinta ses traits lorsqu'elle réalisa que le jeune homme souffrait. "Pourquoi faire tant d'effort pour venir jusqu'à moi, monsieur ? Vous semblez en grande souffrance, et je ne peux supporter d'être la source de vos maux." Ils n'étaient plus des enfants depuis longtemps. Elle fit un pas vers lui avant de réaliser qu'il n'avait pas bougé d'un pouce. Peut-être pour une bonne raison. Probablement, voulait-il garder une certaine distance entre eux. Benedict était un homme d'honneur, après tout. Elle s'arrêta net et l'écouta une nouvelle fois. "Vous n'avez pas à me remercier, mon ami. Je serai amenée à diriger nos employés lorsque vous serez absent, il est tout naturel pour moi de prendre les commandes lorsque mon époux n'est pas en état d'accomplir ses devoirs. Le contraire ferait de moi une bien piètre épouse." Elle n'avait pas parlé de manière hypothétique. Elle l'avait appelé son époux, le plus naturellement du monde, et avait considéré ses employés comme les siens — puisqu'ils seraient amenés à le devenir une fois mariés.

Il semblait perturbé par autre chose et elle rougit de plus belle quand il évoqua l'audace dont il avait fait preuve hier soir, lorsqu'il l'avait couverte de baisers. Elle secoua la tête vivement en sa direction, les mains posées contre ses lèvres. "Vous... Vous n'avez aucune excuse à me présenter..." Elle caressa ses lèvres avant de détourner son regard de lui, trop embarrassée. "À dire vrai, je suis convaincue que je devrais être celle de nous deux à présenter des excuses." Elle le regarda en se mordant la lèvre et ses yeux ne furent pas en capacité de le fixer bien longtemps. "Je vous ai embrassé la première... et..." Elle joua avec une mèche de ses cheveux blonds, l'air peu fier. "Bien que je ne regrette en aucun cas notre échange, je vous prie de m'excuser de m'être imposée à vous de la sorte. Je n'aurais jamais dû outrepasser mes droits et vous forcer ainsi." Oui, elle en était persuadée, Benedict avait dû lui rendre son baiser par pitié. Elle lui avait un peu forcé la main, non ? Qui aurait eu à cœur de repousser une femme en si grande détresse psychique ? "Je ne recommencerai pas, je vous en fais la promesse."

Elle regarda son lit à baldaquin, la lune qui montait toujours plus haut dans le ciel étoilé, puis lui, appuyé contre sa porte. Elle aurait tant voulu qu'il reste avec elle — cette nuit, comme toutes les autres qui suivraient.

"Vous devriez aller vous coucher, Milord. Nous aurons tout le loisir de discuter demain." Il devait s'en aller avant qu'elle ne réponde plus de rien. Si Benedict avait été sensible à la manière dont elle s'était occupée de lui après sa séance de rééducation, Elizabeth avait été bouleversée par la douceur et la patience de Benedict à son égard la nuit dernière. Son regard plongea dans le sien et elle pria pour qu'il comprenne à quel point elle voulait qu'il reste dormir avec elle. Elle s'avança doucement jusqu'à n'être plus qu'à quelques millimètres de lui. Un tout petit peu plus et sa poitrine aurait effleuré son torse. Elle posa une main sur la poignée de la porte contre laquelle il était appuyé, mais ne la tourna pas encore. Elle demeurait fermée, pour l'instant. Elle leva son regard vers lui et lui murmura. "Bonne nuit..." Elizabeth lui laissait le choix. Benedict avait le jeu en main.

Sortir d'ici et aller sagement au lit, ou rester avec elle cette nuit.
Clionestra
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Clionestra
Jeu 30 Mai - 21:34

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Il préférait la voir heureuse, réalisa-t-il. Il préférait la voir en train de fredonner une petite musique en train de se peigner. Il préférait la voir ainsi qu’hautain en train de le regarder, apeuré après l’avoir enfermé, ou paniqué. Il l’observe tranquillement, il attend de la voir lui répondre, et il n’est pas déçu. Il aurait même eu un petit sourire en coin s’il n’avait pas si mal. Il réalisa, encore, avoir en effet ce petit sourire en coin quand elle avait été surprise. Ce n’était pas parce qu’ils avaient enterré la hache de guerre –fin, elle, lui ne l’avait jamais réellement brandis de son opinion, qu’il ne pouvait pas apprécier de la mettre dans des états pas possible.

- J’ai bien vue que vous l’ignorer, se permit-il de dire alors qu’il essaya, à perte, de faire partir ce petit sourire sur le coin de ses lèvres.

Fabrication maison de la famille. Les trois frères avaient ce sourire, enfin qu’en Ethan accepté de faire un sourire comme ça. Rose était une femme et Londres serait perdu si sa sœur se permettrait ce genre de rictus. Pas qu’elle détruirait le cœur de tout le monde, quoi que, mais ses frères seraient obligés d’abattre à vue ses prétendants, ça fera désordre. Benedict observa le lit un instant avant de se demander pourquoi elle avait mieux dormi dans ce lit. (// à cause de toi, bêta). Peut-être devrait-il faire en sorte que leur lit conjugal soit ainsi fourni du même matelas ? Cela pourrait être une idée. La jeune femme avait, certes, été gêné par son geste dans la journée, mais elle avait au moins bien dormi. Il eut un autre sourire en secouant la tête et redressant son dos contre la porte. Si la porte venait à disparaître, il tomberait en arrière dans un bruit sourd et serait incapable de se relever. Il serait comme une tortue sur sa coquille. Perdu.

- Ma blessure sera toujours la source de mes maux, pas mes efforts pour vous voir, Milady, précisa-t-il avec douceur

Ses frères avaient eu ce même discours depuis son arrivé. Pensant qu’une action qu’il faisait pour eux lui causer de la douleur. Cependant, qu’il fasse l’action ou pas, il souffrait. Il souffrait plus en marchant ou en restant debout, mais qu’importe ? Il souffrait en respirant ou en restant coucher, donc il pouvait choisir les raisons de sa douleur. Il préférait souffrir plus, mais faire quelque chose qu’il l’avait décidé, que souffrir tout court et ne pouvoir que rester assis. Il choisissait ses combats. Il l’avait toujours fait. Il le ferait toujours. Parce qu’il savait ne pas avoir la capacité de faire tout ce qu’il aimerait, il faisait en sorte de mettre tout de son côté pour contrôler ses réactions. Il l’écouta « Mon ami » « époux » « épouse ». Ses termes avaient toujours été pour lui source de peur. Il n’aimait pas l’idée de ne pas avoir le contrôle. Et il ne pouvait contrôler son mariage. La jeune femme s’employait depuis deux jours à mettre une autre ambiance à ses mots… Pourquoi ?

- De grâce, Miss Portman, ne vous excusez pas.

Il ne pouvait pas supporter l’idée qu’elle demande pardon. Elle avait eu besoin d’un réconfort qu’il pouvait lui offrir. Elle avait eu besoin d’aide, d’une personne qui la tienne dans ses bras. Il aurait dû rester gentleman et il avait profité de sa faiblesse pour l’embrasser. S’il lui en voulait qu’elle l’ait embrassé ? Pas du tout. Il avait compris que les gestes de la jeune femme était automatique, mécanique, mue par un besoin qui dépassait sa simple compréhension. Elle avait eu besoin de plus. Et il le savait. Alors, il fit un petit sourire en coin. Oui, le même que celui du début. Mais cette fois ci, il était redressé et elle pourrait à loisir voir le petit mouvement sur la commissure de ses lèvres.

- Suis-je puni de vos lèvres alors que vous m’avez promis un avant-goût ?

Mon dieu. Il était en train de se transformer en Douglas. Mais il se posait réellement la question. Serait-il puni de cette douceur qu’elle lui avait offerte, de ce petit plaisir qu’elle avait pris, à cause de leur statut. Après tout, on avait vu plus d’une femme perdre sa réputation pour un baiser…. Mais qui viendrait le dire ? Les espions de son père étaient surveillés par ceux en qui il avait confiance. Il avait la porte fermé. Personne n’imaginerait, du reste, que les deux époux que tout le monde avait vu en guerre puisse se retrouver tendre ainsi rapidement. Ce qui ramener toujours à la source de ses interrogations sur la jeune femme. Si lui n’avait aucun soucis pour se marier, après tout il avait accepté bien vite sous la pression de son père, il ne pensait pas que cela serait consenti par la jeune femme. Jamais. Il comptait même sur cela pour tout annuler. Le questionnement resta dans ses prunelles jusqu’à ce qu’elle s’approche de lui. Elle sentait bon. Elle sentait… la famille. Sa famille. Pas dans le sens de son frère (ça serait vraiment pas normal), mais dans le sens de lieu agréable, protectrice, bienveillante, comme devrait l’être toute famille. Elle était si proche. Si proche de lui. Elle lui disait de partir. Mais il n’en avait aucune envie. Est-ce qu’elle avait bien ce même regard ? Rêvait-il si fort qu’elle lui dise de rester qu’il le lisait dans ses prunelles. Il se penche à peine sans la quitter des yeux.

- Puis-je vous…, il déglutit en remarquant qu’il allait lui demandé de pouvoir l’embrasser à nouveau et cette réalisation (encore une) le fit trembler… et le tremblement lui rappela ses douleurs et il poussa alors un gémissement de souffrance avant de se reprendre, je crois que j’aimerais me reposer.

Mais pas dans sa chambre. Il n’avait aucune envie de la laisser seule. Et si… S’il jouait son Douglas pour de vrai ? Pas seulement pour une phrase sorti pour l’intriguer (Douglas n’avait jamais dit cela à personne, mais il connaissait plus d’histoire d’amour qu’à son tour, prêt pour tout donner à une certaine femme). Il plongeait son regard dans celui de la jeune femme. Indépendamment de qui elle était, la semaine dernière, pour lui, elle était belle. S’il avait été un homme convenable, avec un père qui ne lui demande pas la lune, et qu’elle avait été une femme dans un bal… il l’aurait remarqué. Il aurait voulu lui voler un baiser, ou deux. L’aurait-il courtisé ? Et elle, aurait-elle accepté ? Personne ne savait la réalité sur la vie de la famille Berrygreen. La société savait que le fils supportait la famille mieux que le père, et qu’il valait mieux faire affaire avec lui qu’avec son paternel. Certains croyaient même que c’était deux familles différentes tant les deux ambiances étaient différentes entre Berrygreen House, la maison de leur père et maison mère du duché, et cette maison beaucoup plus modeste de GreenBerry (Douglas avait nommé la maison en disant qu’il était drôle d’inverser leur nom de famille pour devenir une nouvelle baie… ).

Mais le problème était toujours entier… comment demander à la jeune femme la permission d’outrepasser à nouveau ses droits pour rester avec elle. Faire son Douglas, il l’a dit.

- J’aimerais… j’aimerais me reposer à vos côtés… pour… La douleur.

C’était écrit comme le nez au milieu de la figure qu’il était en train de faire un groooooos mensonge pour pouvoir rester, et il rougit en ce sens. Une petite tomate. Mais c’était une solution à la Douglas. Donner l’impression qu’il demandait un service, et qu’elle pouvait lui rendre, pour ne pas demander réellement et être « séducteur »… Comme il pouvait l’être en tout cas. Et qui sais… peut-être que cette nuit, elle lui dirait enfin qui elle est vraiment ?


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
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Rein
Ven 31 Mai - 20:37

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Un sourire charmeur aux lèvres, Benedict la taquinait. Seul dans cette chambre avec elle, lors d'un bref moment où la douleur lui semblait supportable pour se permettre de redevenir l'homme qu'il était avant la guerre, Benedict s'était autorisé un petit air moqueur. Elizabeth n'avait jamais remarqué à quel point elle aimait voir son sourire en coin, et pourtant elle l'avait haï de toutes ses forces dans sa jeunesse. Elle se souvenait du peu de fois où il avançait vers elle avec l'esquisse d'un sourire malicieux, et ça n'avait jamais rien annoncé de bon. Une chaude après-midi d'été, il avait dit avoir quelque chose à lui montrer. Elizabeth l'avait regardé, intriguée et avait pâli lorsqu'il avait ouvert ses mains pour y découvrir une horrible araignée. Elle avait détallé en pleurant. Un autre jour où leurs parents avaient organisé un pic-nique, il l'avait défié de monter à un arbre particulièrement haut. Lorsqu'elle atteignit le sommet, fière, il lui adressa le même sourire moqueur avant de filer en pointant la ruche d'abeilles cachée derrière les feuillages. Il savait son aversion pour les insectes.

Oui, Benedict avait toujours été taquin, farceur, un peu moqueur, et Elizabeth était ravie de revoir ce visage dénué de toute douleur l'espace d'un instant. Avait-il toujours été aussi séduisant ? Pourquoi ne le remarquait-elle que maintenant quand tant d'autres avant elle s'étaient extasiées sur lui ? Cela l'avait toujours grandement agacée, toutes ces pimbêches avides rôdant autour de lui comme s'il était un cœur à prendre. Techniquement, il l'était, mais sur le papier, ils étaient fiancés. Les soirs de bal où on les obligeait à se montrer ensemble, les admiratrices du jeune homme le dévoraient des yeux, et Elizabeth était à chaque fois d'une humeur massacrante lorsque cela arrivait. Le pauvre Benedict se faisait alors marcher sur les pieds bien plus que d'accoutumée. L'idée qu'une de ces harpies parvienne à mettre le grappin sur lui l'avait effleurée plus d'une fois et elle se demanda même s'il avait déjà échangé quelques missives secrètes avec une autre femme, peut-être s'était-il rendu à quelques rendez-vous nocturnes, en cachette ? Cela était-il possible, Benedict Berrygreen, un coureur de jupon ? Non, n'avait-il pas affirmé que les baisers d'Elizabeth étaient ses premiers ? Qu'il voulait qu'ils apprennent ensemble ? Elle se surprit à penser qu'elle voulait que ses baisers soient les seuls qu'il ne puisse jamais avoir. Était-elle jalouse ? Impossible... ou l'était-ce réellement ?

Elle reporta toute son attention sur lui et l'observa en détail. Benedict avait toujours été un bel homme, toutefois, à l'approche de ses trente ans, Elizabeth le trouvait à l'apogée de sa beauté. Il était semblable à un grand cru, se bonifiant au fil des années. Elle adorait les petites ridules qui plissaient la commissure de ses yeux lorsqu'il souriait, mais aussi son nez, droit et fier. Ses yeux bruns faisaient transparaître la douceur que renfermait son âme. Quant à ses lèvres... Grands dieux, elle se serait damnée pour elles. Elle pensa un instant à caresser son visage du bout des doigts, car elle avait adoré la sensation rugueuse de ses joues, mal rasées à cause de la douleur, sans aucun doute. Elle voulait le toucher, elle en mourrait d'envie, mais un autre feu, aussi ardent qu'un brasier, la consommait de l'intérieur. Elle voulait qu'il la touche encore de ses lèvres, qu'il l'appuie contre la porte pour lui voler mille baisers.

Elle faillit jurer et s'apprêta à lui suggérer de retourner dans ses propres quartiers, car le peu de raison qui lui restait était tout bonnement en train de s'envoler. Tout cela était la faute des hormones, il n'y avait pas d'autre explication plausible. Une femme ne pouvait décemment pas désirer un homme à ce point, ça n'était pas convenable et indigne de son rang. Mais seule dans cette chambre avec lui, elle n'avait que faire de son rang. Elle ne voyait que l'homme, pas le vaillant soldat blessé ou le futur duc. Elle ne voyait que Benedict dont la voix mélodieuse la tira de son introspection.

Était-elle en proie à des hallucinations ? Lui réclamait-il à demi-mots un baiser ? Si elle en avait eu la certitude, l'aurait-elle embrassé ? Oui, sans aucun doute. Elle lui adressa un sourire moqueur, le même que lui, qu'elle avait pris l'habitude de reproduire à force de le voir au fil des années. "N'êtes-vous pas un peu trop gourmand, monsieur ? Nous savons tous deux que vous avez obtenu de mes lèvres bien plus qu'un simple avant-goût." Son cœur s'emballa lorsqu'il se pencha légèrement vers elle avant de se rétracter. Il allait lui demander quelque chose, mais il s'était dégonflé. Elle fit la moue, déçue. Cet homme était l'exemple vivant du respect de la bienséance ! Elle s'éloigna, frustrée et l'air boudeur, en poursuivant. "Je ne saurais dire la même chose des vôtres, en revanche, je le crains. Vous ne m'avez encore jamais embrassé de votre plein gré." Elle lui adressa un regard légèrement triste. Si la réserve de Benedict prouvait le fait qu'il soit un parfait gentleman, elle ne pouvait empêcher de se sentir un peu blessée par si peu d'intérêt.

Il gémit de douleur et elle accourut aussitôt, l'air follement inquiet. "Benedict ? Que vous arrive-t-il ? Voulez-vous que je fasse venir votre ami Logan ?" Il grimaça, tremblant, avant de réclamer un repos amplement mérité. Elle détestait le voir souffrir, aussi, elle acquiesça promptement. "Voulez-vous que je vous assiste jusqu'à vos quartiers ?" Elle se retourna pour scanner sa propre chambre à la recherche d'un quelconque support ou d'une assistance. Il n'y avait rien pour le soulager ici. Il lui faudrait prévoir un fauteuil pour Benedict dans cette chambre, au cas où... Eh bien, au cas où il se présenterait à elle sans fauteuil, à une heure tardive, comme maintenant.

Elle l'entendit parler dans son dos et tout son corps se raidit à ses mots. Elle balbutia, confuse. "Vous... Vous souhaitez passer la nuit ici... ?" Elle se retourna à peine, le regardant par-dessus son épaule dénudée. "Avec moi... ?" Elle rougit à cette idée et regarda son lit. Il ne s'agissait que de dormir, rien de plus, et pourtant... des papillons dansèrent dans son bas-ventre et une chaleur familière l'irradia. "Eh bien... Puisque la douleur semble  être insoutenable au point que vous ne puissiez retourner dans vos quartiers..." Elle lui fit face entièrement, les joues rouges. "Je ne peux décemment pas vous mettre à la porte, vous en conviendrez." Elle savait qu'il mentait. Mais comme Benedict refusait d'être honnête envers ses sentiments avec elle, elle allait s'amuser un peu avec lui, à charge de revanche. Elle fit glisser son peignoir en satin le long de ses épaules avant de l'inviter du regard, un sourire charmeur sur les lèvres. "Nous passerons donc la nuit ensemble, vous et moi..." Elle s'allongea sur le lit sans le quitter des yeux, offerte comme il l'avait si souvent rêvé ces dernières 48 heures, et elle lui adressa un sourire moqueur face à sa phrase tendancieuse. Oui, elle savait très bien ce qu'elle faisait, elle allait le pousser dans ses derniers retranchements. Prendrait-il la poudre d'escampette ou se sentait-il l'âme d'un aventurier ce soir ?
Clionestra
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Clionestra
Sam 1 Juin - 0:05

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Il avait eu un avant-goût. Même s’il était pur de toute expérience, il savait bien qu’il y avait bien plus… Il y avait clairement une action plus importante et sportive. Un simple baiser, ou un millions de petits bisous sur son visage, n’était clairement qu’un avant-goût. Parce que ça ne pourrait jamais être suffisant. Mais bien évidement, il ne pourrait pas le dire à la jeune femme. Il ne se le permettrait jamais. Quand elle l’accuse de ne jamais l’avoir embrassé de son plein gré, il sursaute de surprise avant de la regarder avec un regard clairement surpris et dans l’incompréhension. Il revient dans le temps en essayant de se souvenir de toutes les choses qu’ils avaient fait ensemble.

- Je n’ai donné aucun baiser contre mon gré, précisa-t-il en la regardant.

C’était vraiment important pour lui de le dire. Certes, il n’a jamais volé un baiser… mais chacun de ses baisers avaient été de bonne grâce. Il l’avait désiré et il en voulait encore. Il ne voulait pas que la jeune femme continue de se dévaloriser ainsi, à penser qu’elle était la seule à prendre et à vouloir. Il voulait aussi… ce rapprochement tout tendre qu’il se faisait entre eux. La seule raison pour laquelle il ne se laissait pas happer dans ce besoin, c’était le doute et la prudence. Il avait appris que son père était toujours plus mièvre quand il prévoyait de lui faire un coup qui le mettrait à terre. Il avait été sympa avec Ethan, l’invitant à venir parler de la famille, faisant un père parfaitement normal pendant une journée entière, avant de l’envoyer à la guerre. Ethan lui avait tout raconté, la moindre discussion paternelle avait été disséqué et découpé pour savoir ce que leur géniteur leur voulait. Et ils n’avaient compris que trop tard. Alors, même si la douceur effective de la jeune femme et leur rapprochement étaient vraiment doux et agréable, Benedict ne pouvait qu’en avoir peur. Et il s’en voulait un peu de croire que la jeune femme pouvait avoir une raison différente que la simple amicalité pour le rejoindre. Après tout, peut-être avait-elle simplement décidé comme lui qu’il était temps de faire ce que tout le monde attend d’eux ? Il n’aimait pas être suspicieux auprès d’elle, mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

- Logan peut aller rôtir en enfer, marmonna les dents serrés par la douleur alors qu’il pensait que la douleur était une punition pour sa suspicion.

Il n’y avait aucune bonne raison pour que la jeune femme décide de l’épouser d’un coup. Il n’y en avait aucune de réellement mauvaise en tout cas. Elle ne l’aurait pas fait pas décret parental, ni même par pression par le duc de Berrygreen. Alors, elle devait être là simplement pour elle. Cela devait être ça. Quelque chose qui l’avait fait changer d’avis ? Peut-être savait-elle que le duc allait bientôt mourir ? Les plans pour l’éliminer de la vie de ses enfants était toujours en cours… Et Benedict et Ethan comptaient bien éliminer cet homme avant qu’il ne se rappelle avoir une fille en âge de convolé protégé dans une pension pour fille. BREF. Il devait arrêter de croire que les gestes et les désirs de la jeune femme étaient avec une arrière pensée et prendre la situation avec le plus de contrôle et de logique possible.

Et de bonheur.

Parce qu’il était joyeux de savoir qu’une jeune femme en pleine possession de sa beauté désire devenir sa femme, à lui. Il était agréable de savoir qu’elle n’était pas outré de sa demande de dormir avec elle…mais plus intéressé ou étonné ? Il sourit et fit un signe de tête affirmatif pour la jeune femme quand elle demanda s’il parlait bien d’avec elle. Oui. Il voulait la jeune femme dans ses bras. Il avait besoin de ce petit moment égoïste pour prendre les choses comme il le fallait. Il fit un sourire pour la rassurer.

- Je vous remercie pour votre sollicitude. Je serais vous être agréable, et ce moment d’égarement ne sortira jamais de la pièce.

Si cela venait à se savoir, ils seraient mariés demain sans même avoir eu à dispenser les bans… Mais après tout… pourquoi pas ? Pourquoi est-ce qu’il devait faire les choses comme il faut ? Dans sa bulle de bonheur et d’amusement qu’il vivait avec elle, le spectre vicieux de son père planait. Si son père pouvait le détruire, il le ferait. Si son père apprenait que la sauvageonne qui le haïssait, et promettait d’être une harpie de femmes dilapidant l’argent et lui faisant vivre un enfer, était en réalité une femme doté d’une grande intelligence et forte… Alors son père ferait en sorte de la détruire. Parce que son père ne pensait pas un instant qu’une femme puisse être plus qu’une reproductrice acceptant de vendre son ventre pour quelques bijoux et un titre. Il l’observe. Observe ce corps délicieux qu’elle semblait lui offrir. Il dû se faire violence pour ne pas l’imaginer nue, contre son corps, en elle. Il repoussa les idées quand il fit un geste pour la rejoindre et que la douleur le rappela à l’ordre. Il doute pouvoir l’honorer de la moindre caresse vue la douleur qui irradie toujours. Il s’assoit, comme la première fois, sur le bord du lit. Les deux jambes à l’extérieur mais le buste vers elle. Doucement, il approcha sa main du peignoir et le referma un peu plus chastement avant de l’observer. Sans sourire. Avec beaucoup de passion dans les yeux. Mais aussi une certitude.

- Je suis un gentleman. Si un baiser n’est pas un crime, et je peux l’accepter comme un avant-goût de notre vie ensemble, je ne ferais rien contre votre vertu.

Même si elle venait à danser nue, telle une femme tentatrice, devant ses yeux avides, il ne la prendrait pas. Le mariage permettait une union charnelle et sentimentale qu’il appréciait. S’il devait lui faire l’amour, alors il faudra que cela se fasse avec la certitude qu’elle aimerait cela, et qu’ils seront dans leur bon droit. Et puis, il n’avait pas envie de devoir expliquer pourquoi un enfant arrive prématurément, puisqu’il comptait faire durer les fiançailles un peu. Le mariage avait le temps d’être fait… dans trois ou quatre mois. Ainsi, les fiançailles seraient dignes de Londres. Même plus. Parfois des fiançailles duraient une année entière. Mais il se donnait trois mois pour avoir pleinement conscience de son corps et ne pas tomber de douleur devant l’hôtel. Il se couche, toujours les deux jambes dehors, pour tourner la tête vers la jeune femme.

- Elizabeth, murmura-t-il en regardant le visage si proche de la jeune femme, pourrais-je…

Il se stoppa à nouveau. Et il ne sait pas comment il pouvait lui poser une question aussi osé. Il n’était pas Douglas, qu’importe l’effort qu’il ferait pour le croire.

- Pourrais-je vous prouver que chaque baiser était de mon plein gré en vous en offrant un ?

Ouais. Voilà. Si elle comprenait pas… Bah… il ne sait pas du tout ce qu’il allait faire, mais pour le moment, il n’y pensait même pas.


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Sam 1 Juin - 11:48

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Benedict Berrygreen était une énigme. Un puzzle complexe, ne cessant jamais d'être défait lorsque l'on pensait l'avoir enfin terminé. Elizabeth posa sur lui un regard surpris lorsqu'il insista qu'il n'avait jamais été forcé à lui donner le moindre baiser. Elle rougit et détourna son doux visage, embarrassée. Il n'en restait pas moins gentleman et ne lui prenait rien sans lui demander son consentement. Sa poitrine se serra et le marquis de Middletown lui adressa un mauvais sourire d'envahisseur, reclus dans un recoin de son esprit. Sa peau se hérissa tant le dégoût qu'il lui inspirait était profond. Elle était terrifiée à l'idée de le recroiser un jour, lors d'une soirée mondaine. Elle n'avait aucune idée de comment son corps réagirait en sa présence. Vomirait-elle ? Fuirait-elle ? Ou bien, peut-être qu'elle se jetterait sur lui dans un élan de furie incontrôlable pour lui crever les yeux ? Elle n'en avait aucune idée, et honnêtement, elle ne voulait pas le savoir. Elle espérait qu'il mourrait dans d'atroces souffrances, sous les sabots de chevaux en pleine course, par exemple. Elle l'imagina hurlant de douleur avant de s'éteindre, en grande souffrance, et cette image lui procura un étrange sentiment de bien-être. Oui, Elizabeth Portman était une femme réclamant vengeance. Elle se réjouirait de le savoir mort et enterré. Elle était même convaincue qu'elle verserait des larmes de joie tout en éprouvant un sentiment de soulagement immense.

La voix de Benedict l'attira de nouveau à lui et elle lui sourit. "Monsieur Lockwood ne fait que son travail, Benedict. Il ne cherche qu'à vous aider, ne soyez pas trop dur avec lui, voulez-vous ?" Elle ne connaissait pas bien, pour ainsi dire pas du tout, le cercle d'amis de son futur époux. Néanmoins, elle savait qu'il était apprécié de ses pairs et qu'ils se portaient tous en une haute estime mutuelle. Elizabeth l'envia, elle qui n'avait que peu d'ami(e)s. Mary était sa domestique, et elle savait que si Douglas la demandait en mariage en lui proposant de prendre la fuite en pleine nuit, elle le suivrait. Non pas contre Elizabeth, mais parce qu'elle ne devait pas passer à côté d'une si belle occasion. Aimer et être aimé(e) était là une raison plus que suffisante pour tout laisser à l'abandon. Évidemment, Douglas ne demanderait jamais Mary en mariage, mais sa belle inconnue, en revanche...

"Vous m'êtes toujours agréable, Benedict." asséna-t-elle. "Vous pourriez me rejoindre dans ma chambre toutes les nuits, si l'envie vous en prenait..." Elle joua avec une mèche de ses cheveux blonds, entortillant une de ses jolies boucles autour de son doigt. "Cela ne m'importunerait en aucun cas." Elle plongea ses yeux d'un bleu saisissant dans ses prunelles brunes. "Au contraire, pour être honnête, j'aimerais que nous puissions vivre ainsi au plus vite." Oui, ils devaient se marier au plus vite. Le bal réaffirmant leurs fiançailles était un bon début, mais tout cela était trop lent. Sans compter les maudites blessures de Benedict, se remettrait-il suffisamment un jour ? Elle le souhaita de tout son cœur. Non pas pour elle, mais pour lui-même.

Elizabeth le toisa aussi ardemment qu'il la dévorait des yeux lorsqu'il s'assit sur le rebord du lit. Il approcha une main vers elle, doucement, et sa respiration s'emballa. Elle ne dit rien, ne bougea pas, et n'eut aucun mouvement de recul lorsqu'il remonta sagement son peignoir sur ses épaules. Elle rougit, il avait donc bien compris son petit manège. Elle n'en eut pas honte, cependant, car son désir n'était pas feint. La jeune femme resta allongée, les jambes légèrement relevées, ses cheveux blonds reposant telle une cascade dorée le long des draps en satin. Benedict mentionna sa virginité, qu'il semblait chérir, et les mains familières de la culpabilité l'enlacèrent. "Est-ce si important ?", chuchota-t-elle tant pour elle-même que pour lui. Elle aurait tant voulu qu'il soit le premier et le dernier homme à se fondre en elle.

Il s'allongea à ses côtés, et leurs jambes pendirent dans le vide, comme lorsqu'ils étaient enfants et qu'ils grimpaient sur la plus haute des branches des pins ornant la demeure des Portman. Si Benedict considérait Elizabeth comme une déesse, il n'avait pourtant rien à lui envier. Cet homme possédait une beauté à faire pâlir d'envie Narcisse lui-même. Elle se mordit la lèvre lorsqu'il tourna son visage vers elle. Elle le voulait pour époux. Elle voulait être la seule femme à jamais le voir ainsi. La seule qu'il embrasse, qu'il enlace et berce avant de s'endormir. Oui, Elizabeth voyait en Benedict un homme droit et digne. Néanmoins, la jeune femme avait, elle, perdu toute sa valeur à cause du marquis de Middletown. Il murmura son nom et elle resserra ses jambes subtilement pour supprimer son désir latent. "Benedict ?" Elle l'encouragea à parler dans un souffle, doux, afin de ne pas briser ce moment et cette proximité qu'ils partageaient en cet instant.

Il lui demanda la permission de l'embrasser et son cœur s'emballa. Grands dieux, oui, elle en mourrait d'envie. Sa vieille amie, en revanche, appelait culpabilité, se rappela à elle en une douloureuse obstruction au niveau de son larynx. Elizabeth aurait aimé qu'il l'embrasse toute la nuit, mais aussi à chaque occasion qu'ils avaient durant la journée. Elle souhaita lui répondre que oui, il en avait le droit, mais ses lèvres ne lui obéirent pas. Lorsqu'elle ouvrit la bouche, son cœur parla, poussé par cette satanée culpabilité.

"Et si...", commença-t-elle, le visage tourné vers la fenêtre qui laissait transparaître les rayons blafards de la lune. "Ce n'est qu'une hypothèse, entendons-nous bien, mais si ma vertu avait déjà été compromise ?" Elle tourna des yeux honnêtes et on-ne-peut-plus sérieux vers lui, et ne cilla pas. "Que feriez-vous ? Annuleriez-vous notre engagement ? Me répudieriez-vous ? Ou feriez-vous le choix de poser vos lèvres sur les miennes, malgré tout ?" Elle posa une main sur son bas-ventre en un geste protecteur. Elizabeth avait besoin de savoir, de tâter un peu ce terrain glissant et d'évaluer les risques que la nouvelle de la perte de sa virginité pourrait engendrer.

En dépit de tout cela, elle pria pour qu'il l'embrasse.
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Sam 1 Juin - 12:29

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Parfois, rarement, Benedict était surpris par la sincérité. S’il avait appris à ne jamais voir son père comme un être sincère, voyant dans sa tension la haine qu’il lui vouait, s’il avait appris à voir la souffrance dans les yeux d’Ethan ou simplement la peur dans ceux de Douglas, aucun des trois ne le vocaliser tout à fait. Ethan avait envie de mourir. Tout le monde le savait dans la famille. Et il était compliqué de le faire changer d’avis quand rien ne l’aide. Parfois, Benedict se disait que c’est lui qui aurait dû être marié à la jeune femme, pour lui donner une bonne raison de vivre. Douglas, lui, avait peur. Peur de leur père, mais aussi du rejet. S’il était toujours en train de faire le mariole c’est qu’il avait trop peur qu’on se détourne de lui. Douglas n’aidait pas parce qu’il en avait envie, comme pouvait le faire Kyle, il aidait pour qu’on le garde. Ainsi, Benedict savait que ce que l’on faisait comprendre par les gestes étaient très souvent différents de ce que l’on disait par les mots. Mais, parfois les mots étaient inutiles.

Comme en l’instant. La jeune femme était sérieuse quand elle lui disait de rester avec lui, toutes les nuits. Et même s’il décelait chez elle un désir charnel, il avait aussi l’impression d’y voir un besoin impérieux et plus profond… et après tout, pourquoi pas ? Il faudrait simplement qu’ils fassent en sorte de pas être pris sur le fait, pour éviter qu’il ne se marie assis sur une chaise roulante… mais pourquoi pas ? Cela pourrait être agréable et il pourrait apprendre à la connaître un peu plus encore.

- Je retournerais dans ma chambre avant chaque levé de soleil.

C’était là sa réponse. Si elle voulait de lui pour apprendre à se connaître, alors il viendrait dans sa chambre pour parler. Il attendrait qu’elle s’endorme et rejoindrait son lit par la suite. La fatigue le gagnera bien sûr, mais il comptait mettre à profit les moments avec elle pour apprendre à la connaître réellement. D’une manière bien plus intime que ce qu’un rapprochement charnel pourrait le faire. Une manière qui touche l’âme et permet de comprendre l’autre sans mot. Il observe la jeune femme encore, cherche la vilénie qu’il pouvait voir dans les autres, mais il ne voyait pas cela. En réalité, plus il la regardait plus il avait l’impression de voir Ethan. Non pas dans la beauté –Ethan étant clairement hors concours si on le met en compétition avec la jeune femme- mais dans la manière que les yeux avaient de s’éteindre et de s’obscurcir. C’était inquiétant. Il l’écoute. L’importance de sa vertu venait dans ce qu’il allait subir ensuite. Il avait comme ami Kyle, qui avait réussi à lui apprendre plus d’une chose sur ce que le monde devrait être. Mais Benedict ne pouvait pas avoir une femme non vertueuse. Parce que sinon, son père la détruirait, et lui aussi, et entrainerait ses frères avec lui et même sa sœur. Si on apprend qu’il avait épousé une femme qui était sans vertu, ou sans les qualités qu’il faut à une femme de duc, alors sa vie deviendrait un enfer. Alors, non. Ce n’est pas important. C’est vital.

Mais ce n’était pas en cause maintenant, n’est-ce pas ? C’était pour ça qu’il n’avait pas répondu et attendait surtout de connaître la réponse à sa demande. Il voulait l’embrasser. Mais elle ne disait pas oui. Elle semblait perdue dans des méandres de solitude qu’il ne pouvait atteindre. Comme Ethan. Et c’est là qu’il se dit qu’il aurait été malheureux qu’un mariage entre eux est lieu… parce que les deux se seraient laissé noyer dans le malheur de l’autre sans vouloir en sortir. Mais quel malheur avait pu subir la jeune femme ? Est-ce que son père –qui était le cauchemar personnel de Benedict- avait pu lui faire du mal ? L’obligeant à venir pour se marier et à faire tout ça ? C’était pour cela qu’elle ne voulait pas de son baiser ? Il l’écouta encore, doucement et surement, en se disant qu’il pouvait bien étendre ses bras à une personne de plus contre son paternel. Ethan, bien que Benedict avait dû mal à le supporter, prenait les coups de fouet pendant que lui prenait les trahisons. Il réfléchit une seconde, puis deux… et trois.

- Je n’en sais rien, avoua-t-il. Kyle me dirait que la réponse est évidente, mais il y aurait des facteurs à prendre en compte. Je pense que j’annulerais le mariage. Je ne pourrais supporter l’épée de Damoclès que ma femme en aimant un autre me donne les enfants de cet homme au lieu du mien.

C’était un fait, pour lui. Il ne pensa pas UNE SECONDE que cette perte de vertu n’avait pas été consenti dans l’étrange jeu qu’elle voulait jouer. Dans sa tête, la jeune femme, si elle venait à avoir perdu sa vertu, alors c’est qu’elle l’avait offert à un autre. Et on n’offre pas cela à quelqu’un sans avoir de sentiment. Ce n’était pas quelque chose que les fils berrygreen pouvaient comprendre. Les trois étaient aussi pures que les débutantes, et il n’y avait personne dans la société qui avait pu les voir autrement que comme des gentlemans, l’inverse des libertins. Il y avait même eu des rumeurs d’être sodomite, avant de comprendre que c’était tout l’aspect sexuel dont ils se fichent. Pour eux, leur première fois était à donner à leur femme. Logique et simple. Sans se poser plus de question que ça. Il reprit.

- Même si les vœux se font devant Dieu, je ne pourrais en vouloir à une femme de me trahir et de vouloir son amant dans son lit. La personne qui fait véritablement battre son cœur et vibrer son corps. Alors, je ne tenterais même pas.


Il se tourne pour la voir plus clairement, grimace parce que la douleur se rappelle à lui et que la position n’était pas réellement adéquate et posa la main sur la joue de la jeune femme.

- Si vous en aimez un autre, dites-le moi. Je le protègerais le temps de trouver une solution pour votre bonheur. Je trouve que je suis déjà l’artisan de trop de malheur pour en créer un nouveau. C’est aussi pour cela que je n’ai jamais voulu ce mariage. Je ne voulais pas vous causer de malheur en vous faisant venir dans ma famille.

Il fit un soupir las alors qu’il repoussa une mèche qui s’était échappé sur son visage et qu’il planta à nouveau son regard dans le sien.

- Mes frères et ma sœur sont la prunelle de mes yeux, mais il y a d’autres personnes qui désirent écraser leur cœur déjà abimé. Vous étiez qu’une petite fille, adorable et têtue, ma famille n’était pas pour vous. Alors, si vous vouliez un autre, je l’aurais compris mais je n’aurais pas pu l’accepter. Si je l’accepte, alors il y aura un risque que beaucoup plus de souffrance n’en découle. Je dois vous protéger comme la seule amie que je n'ai jamais eu. Venez.

Il avait besoin de la prendre dans ses bras. Pas pour ce qu’il avait dit. Il ne sait pas s’il avait bien répondu ou pas. Il se dit qu’il ne pourrait pas supporter l’enfant d’un autre. Et les paroles de Kyle reviennent toujours dans sa tête. « et si tu arrêtais de réagir comme ton père le veut, mais comme toi ? ». La réponse aurait été différente… quoi que. Avoir une femme qui en aime un autre, ça ne serait clairement pas une bonne idée. Alors, il s’approche et la tient contre lui. Pas pour ça. Mais parce qu’il venait de lui avouer la pire chose. Que s’il ne voulait pas de son mariage, c’était pour la protégé. Tout ce qu’il lui avait fait, c’était pour qu’elle décide de lui tourner le dos. Et maintenant qu’elle était là ? Il allait la protéger avec tout ce qu’il possède… et cela même si elle ne veut pas de lui. Mais il lui semblait important qu’elle sache qu’elle avait le choix. Qu’il la protégerait quoi qu’il arrive. Même si c’est pour se marier avec un autre.


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Sam 1 Juin - 14:13

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Benedict avait accepté sa proposition sous-jacente sans hésiter. Il allait rejoindre Elizabeth dans ses quartiers chaque nuit, bravant tous les interdits, et son cœur s'emballa à cette idée. Oui, elle voulait qu'il soit à ses côtés tous les soirs. Elle le voulait plus que tout. Elle avait adoré s'endormir dans ses bras, sous ses milliers de baisers papillons, et l'idée de se réveiller chaque matin à côté de lui l'enchantait plus qu'elle ne voulait l'admettre. Cependant, une pensée fugace la frappa. Comment allait-elle faire pour lui cacher son ventre arrondi lorsque celui-ci grandirait à vue d'œil dans quelques semaines ? Elle balaya son inquiétude en étant tout de même persuadée d'être dans un sacré pétrin. Benedict souffrait trop pour remarquer ce genre de détail, pas vrai ? Peut-être qu'Elizabeth serait de celles dont le ventre s'arrondit à peine, qui sait ? Elle hocha la tête lorsqu'il précisa qu'il serait de retour dans sa chambre à l'aube. Dommage, mais compréhensible et parfaitement cohérent avec sa manière d'être. "Vous êtes un gentleman, Benedict, et je vous en sais gré."

Là, allongés côte à côte sur ce lit aussi grand que confortable — assez pour être leur lit conjugal, il se livra et le cœur d'Elizabeth faillit s'arrêter de battre. Benedict annulerait leur mariage s'il apprenait que... que sa femme en aime un autre que lui ? Bonté divine. Elle le coupa net en désapprouvant ses dires d'un air réprobateur. "Je n'ai jamais aimé d'autre homme, Benedict. Il n'y a jamais eu d'autre homme dans mon cœur, je vous en fais le serment." Le marquis l'avait dépossédé de sa virginité, mais elle ne l'avait nullement désirée, elle n'avait rien voulu de tout cela. Il était venu, s'était servi sans autre accord que le sien, et avait filé après s'être enivré de ses larmes, de ses gémissements de douleur et de la chaleur de son corps jusqu'alors immaculé.

Elle se releva d'un bond lorsqu'il évoqua l'idée que son épouse puisse attendre un enfant qui n'était pas le sien et le regarda avec horreur. Avait-il été mis au courant ? Non, impossible, ils en auraient discuté. Elle esquissa un sourire nerveux et se rallongea à côté de lui en prétextant avoir eu le besoin de tresser ses cheveux avant de dormir, ce qu'elle avait fait à la hâte. Elle l'écouta sans un mot, mais l'idée qu'il puisse penser qu'elle ait un amant la dérangeait fortement. Elle lui avait toujours été fidèle et n'avait jamais regardé un autre homme que lui. "Je n'ai jamais aimé un autre homme que vous." Elle se pencha vers lui et lui saisit le visage avec une douceur qui la fit frémir. "Je n'ai jamais vu aucun autre homme que vous. Vous avez toujours été le seul et je ne désire que vous." Ses doigts caressèrent son visage et elle frotta doucement le bout de son nez contre le sien. "Votre désir de protection et votre bonté d'âme me touchent. Néanmoins, je ne désire qu'une seule chose." Elle lui embrassa la tempe, et ses doigts se perdirent dans ses cheveux. "Être une Berrygreen." Ses lèvres descendirent sur ses joues, qu'elles effleurèrent. "Votre Berrygreen, pour être plus précise." corrigea-t-elle afin qu'il n'interprète pas mal ses propos. "Je suis une femme forte, monsieur." Elle plongea ses iris dans les siennes. "Nous protégerons Ethan, Douglas et Rose ensemble. Nous veillerons l'un sur l'autre, je vous en fais la promesse." Elle se blottit contre lui à sa demande et ses doigts se refermèrent immédiatement autour du tissu de sa chemise comme point d'accroche. "Alors, de grâce, épousez-moi..." lui murmura-t-elle, le regard suppliant.

Qu'il l'amène à l'autel le plus vite possible, elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour protéger cet homme que l'on avait malmené. Elle veillerait sur Ethan, sans pour autant trop introduire son nez dans ses affaires. Ils prendraient le thé, échangeraient quelques mots et elle jouerait de la harpe ou chanterait pour apaiser son cœur meurtri. Elle épaulerait Douglas, l'aimerait comme une sœur et le conseillerait si besoin était lorsqu'il se retrouverait nez à nez avec l'élue de son cœur. Quant à Rose, elle la ferait rentrer auprès d'eux dès que possible et s'appliquerait à lui enseigner l'étiquette et la bienséance, tout en l'inondant d'un amour proche de l'amour maternel. Elle panserait et banderait les blessures des Berrygreen. Ainsi, peut-être accepteraient-ils l'enfant illégitime qu'Elizabeth porte par affection pour elle.

Elle se dévouerait à Benedict et attendrait patiemment qu'il rentre de ses séances de rééducation. Elle le baignerait, le masserait et se perdrait dans la chaleur réconfortante de ses bras. Elle aimerait qu'il lui offre tout ça, elle en mourrait d'envie même. Elle posa la paume de sa main contre la joue de cet homme qu'elle avait tant dénigré autrefois et lui susurra timidement. "Ne m'aviez-vous pas promis un baiser ?" Son pouce caressa la peau de son visage en y traçant de doux cercles. Elizabeth approcha son visage du jeune homme pour lui signifier qu'elle lui offrait sa bénédiction, et attendit avec anticipation qu'il fasse le premier pas. Le ferait-il ou bien avait-il perdu toute envie de poser ses lèvres contre celles de sa promise ?

HRP - Si tu veux passer au matin suivant et à la rencontre infortunée avec le père des Berrygreen... Je suis ok :cute:
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Benedict
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J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Il fit un doux sourire. Un peu rassuré. Il ne sait pas comment il aurait fait si la jeune femme lui avait avoué avoir un galant, et n’avait aucune place dans son cœur pour lui. Il ne sait pas comment il se serait débrouillé, d’ailleurs, pour annuler le mariage sans que le démon des enfers vienne lui souffler dans les bronches. Tout ça n’était, de toute manière qu’hypothétique. Cependant, il papillonna des yeux une fois que la phrase complète se faisait une place dans son esprit. La jeune femme venait-elle de lui dire qu’elle l’aimait ? Non. Parce qu’elle parlait d’aucun autre homme et qu’il ne pouvait être le seul, mais ça ne signifiait pas de l’amour. De l’intérêt, un peu d’amitié peut-être mais pas de l’amour. Cela serait étrange, vue qu’elle l’avait toujours détesté jusqu’à maintenant… non ? Il ne répondit pas à cela autrement que par un hochement de la tête qui signifiait à la fois « j’ai entendu » et « compris ». Que pourrait-il dire de plus ? Il ne voulait pas lui faire de mal en repoussant ses sentiments… mais pouvait-il réellement l’aimer alors qu’il ne la connaissait pas ? Douglas avait aimé son inconnue après une discussion. Il avait toujours dit que l’âme de cette femme était si puissante qu’il ne pouvait qu’être son éternel serviteur… mais Benedict, ça n’avait pas été le cas. Quand il avait rencontré la jeune femme, trop jeune pour lui, il avait décidé qu’il devait la protéger de sa famille. Puis, elle avait été une harpie enquiquineuse qui le rendait fous, puis elle avait été une pompeuse guindé qui ne supportait même pas sa présence. Maintenant ? Ils étaient dans une situation bien compliqué et étrange… et il ne comprenait pas d’où cela pouvait venir. Il la laisse le caresser, il essaie de voir ce qu’il se passe dans son esprit torturé, mais il n’en avait aucune idée.

Elle était donc bien en train de lui dire qu’elle l’aimait. Il ne sait pas quoi penser. Il se sentait heureux qu’elle puisse avoir un doux sentiment comme cela à son égard… mais il n’en restait pas moins le doute qu’elle se retrouve détruite. Les marques sur son corps n’étaient qu’une des preuves de ce qu’ils avaient subi dans cette famille. Il ne sait quoi répondre à cet élan aussi nouveau qu’étrange. Pour lui qui défendait sa famille avec la puissance de ses propres bras, et l’aide tampon de son frère, il n’avait pas l’habitude qu’on lui dise qu’il allait être protégé. Ethan essayait, mais n’y pouvait pas grand-chose. Il mit un bras autour d’elle pour consolider sa position et la tient fortement. Elle lui faisait de la peine, et elle lui faisait peur. Elle était à la fois un ange miséricordieux et le diable en personne. Comment refuser une demande pareille ? Aussi impérieuse que demander avec toute l’âme ? Mais… il restait toujours des choses qu’il ne savait pas sur elle, et qu’il ne comprenait pas.

- Il n’a jamais été question de ne pas se marier, Milady. Je comptais faire de vous ma femme, et cela même si vous me détestiez ou aurait détesté à l’avenir.

C’était, là encore, un fait. Il comptait la faire devenir sienne depuis le début. Même s’il attendait qu’elle annule le mariage, il n’avait pas réellement fait en sorte de trouver des bonnes raisons. Il avait tenté quelques petites choses, mais rien qui n’avait fonctionné, de toute évidence. Et rien ne fonctionnerait jamais. Peut-être était-ce le destin et avait-il simplement freiner le temps pour rien. Aurait-il dû attendre ses seize ans, l’âge légale pour se marier, et la faire sienne. Cette idée ne lui plu pas en imaginant la forme fort peu féminine et trop enfantine de la jeune femme à cette âge. Il tourne la tête vers elle. L’observe un nouvel instant alors qu’il cherche la solution. Il ne la trouve pas. Et il se dit que pour une fois, il n’a pas envie de la trouver. Alors, il se penche, il touche ses lèvres doucement, comme la caresse d’un papillon, avant de demander un accès un poil plus puissant. Il fait passer sa langue sur les lèvres de la jeune femme, appelle la sienne pour un ballet simple. Une danse entre deux corps, deux bouches qui se rejoignent dans un besoin d’être ensemble. Il l’embrasse, passe une main sur son flanc pour le rapprocher de lui. Il sent une érection et pense à quelque chose de désagréable pour que cela ne soit pas remarquer. La douleur suffit amplement et il bougea sa jambe pour la ressentir. Voilà. Plus d’érection mais la douleur. C’était sa punition pour ne pas pouvoir sauver tout le monde. Il remonte la tête, embrasse le front de la jeune femme.

- Dormez-bien, futur Madame Berrygreen. Mais n’oubliez pas, c’est mon travail de vous protéger.

Et il comptait bien le faire avec tout ce qu’il possède. Si la jeune femme voulait devenir un membre de la famille, alors elle devait savoir une chose. Chaque membre de cette fratrie était prêt à mourir pour les autres en tuant leur bonheur. Douglas avait déjà proposé pour éviter de laisser la « corvée » à Benedict, de se marier avec Elizabeth. Ethan avait déjà proposé de simplement mourir sur la potence pour meurtre, en tuant leur père. C’était ainsi, chaque personne de cette famille pourrait donner ses organes, son sang, sa vie, pour les autres… et personne ne laissera une innocente comme Elizabeth se faire du mal par la famille. Demain, il devra parlé à Ethan. Ils doivent trouver un moyen d’éliminer leur père.

Le lendemain, il se réveilla bien avant la jeune femme qui dormait dans ses bras. Comme il l’avait dit, il se déplaça sans la réveiller pour la laisser et rejoindre son lit avec une difficulté qu’il ne feintait pas. Il aurait peut-être dû se mettre dans une autre position, mais n’avait eu aucune envie de réveiller la jeune femme dans la nuit à cause de ses douleurs. Il posa la tête sur l’oreiller, gémissant de souffrance avant de dormir une heure de plus avant que…

- Benedict ! Réveille-toi, putain !

La voix paniquait de Douglas perça ses brumes de sommeil et le réveilla d’un bond. Faisant à nouveau fi de la douleur, Douglas l’aida à s’habiller rapidement avec la nouvelle inquiétante qui l’amenait. Leur père était en bas, occupé pour le moment par Ethan… et il voulait amener Elizabeth faire des achats pour le bal. Merde.

*

Howard Berrygreen, duc de Berrygreen, se voyait souvent comme un homme pragmatique et logique. Il ne faisait que peu d’erreur dans sa vie, et chaque action avait une raison. Les deux seuls grandes erreurs de son existence étaient ses deux derniers enfants. Rose, une fille dont il doit se débarrasser pour ne pas avoir à lui donner une dot, ni même à s’en occuper si elle devenait veuve, et Douglas, son dernier fils. Les deux avaient, cependant, la lourde tâche d’exister pour permettre à Howard de tenir ses deux premiers fils d’une main de fer.

Il sait qu’il peut détruire son héritier et son second fils d’un tour de main. Benedict avait commencé depuis environ cinq ans à mettre de côté les biens de la famille pour ses frères et sa sœur. Il avait commencé à avoir ses propres comptes, et même s’il n’avait toujours pas le titre, il avait de plus en plus de poids dans la société. Ainsi, il avait essayé de l’évincer sans que personne ne puisse le croire coupable d’une quelconque vilénie. Et après tout, il lui restait Ethan.

Malheureusement, son ainé était revenu de la guerre et avait assis sur Londres une aura d’héro patriotique et de survivant. De plus, Ethan n’était pas une bonne option pour prendre l’héritage. Il était trop froid, trop dur, trop silencieux, et bien qu’Howard avait pensé pouvoir le manipulé, cela n’avait pas été le cas. Non. Pour une fois, une erreur semblait être une bonne chose, parce qu’il suffirait de débarrasser le monde de ses deux premiers fils pour que Douglas prenne la tête.

C’était un enfant, influençable et manipulable, et Howard était certain de pouvoir manipuler l’enfant comme il le faut. Après tout, Douglas n’avait jamais connu le fouet de ses frères. Même si Ethan et Benedict lui avaient dit, lui n’avait jamais rien subi qu’une indifférence parfaite. S’il utilisait Douglas et Rose pour tenir Benedict et Ethan, Howard n’avait jamais montré la moindre inclinaison de paternité. Il allait devoir y remédier. Quand il était arrivé, ce matin là, c’était pour deux raisons. La première : parler à Ethan et commencer à créer une relation entre eux. Howard s’était même entrainé à pleurer pour la mort prématuré de ses fils, pour que Douglas le croie. La seconde : parler à Elizabeth Portman.

Il avait toujours voulu un mariage qui lui apporte quelque chose. Elizabeth Portman apporte des nouvelles terres dans sa dot, ainsi que l’héritage paternelle. Il avait fallu plusieurs années à Howard pour avoir la main de cette enfant, et il avait même proposé au départ qu’il soit son mari. Cette idée avait outré l’homme avec qui il en avait parlé et il s’était rabattu sur son héritier. Il avait compris que la petite haïssait son fils, et il en avait rajouté. Benedict n’avait jamais mis de verre dans son potage, même s’il affirmait l’avoir fait pour que la colère ne se porte que sur lui. Il ne l’avait jamais enfermé dans la remise, simplement claqué la porte et s’était un employé payé par Howard qui l’avait fait. Ainsi, il savait que la relation entre les deux ne serait jamais bonne… Et maintenant, il allait faire en sorte de passer pour un protecteur aux yeux de la jeune femme. Il avait appris à mentir avec une efficacité rare. Il n’y avait que ses fils pour douter. Sa fille, elle, avait des doutes parfois, parce qu’elle ne savait que la moitié de ce qu’était la vérité. Elle pourrait lui être utile un jour… Qui sait ?

*

Durant tout le temps où ils attendirent ensemble, ni Howard, ni Ethan, ne parla. Ethan listait silencieusement toutes les raisons qui faisaient qu’il ne pouvait pas tuer son père sur le champ. Il en avait assez parler avec Benedict pour savoir qu’ils ne pourraient pas éliminer cet homme ainsi. Alors qu’il allait entamer la cent-treizième idée lumineuse pour un assassinat, Benedict arriva. Il se courba sur sa canne alors que sa jambe tremblait de douleur. Ethan pouvait le voir, mais il savait aussi que la douleur n’était rien fasse à la peur de la suite. Leur père était venu chercher Elizabeth pour faire des courses… et si tout le monde sait qu’il ne lui fera pas de mal physique, rien ne dit qu’il n’allait pas l’ébranlé d’une manière bien plus profonde.

*

Douglas avait toqué à la porte pour rentrer dans la chambre de la jeune femme. Mary avait fini de l’habiller et elle était en train de la coiffer. Douglas l’observait et on pouvait lire dans ses prunelles une peur farouche et indescriptible. Il avait assez souvent vue le dos de son frère pour savoir qu’il ne voulait plus jamais se trouver dans la même pièce que son paternel. La vérité était tombée un jour où il se cachait dans le bureau. Pourquoi avait-il dû se cacher pile ici ? Coincé sous le bureau, son père était arrivé avec Ethan. Il lui avait fait enlever son haut avant de le mettre à genou sur un drap sur le sol. Et puis, il l’avait frappé, encore et encore alors que des gerbes de sang maculé le fouet et le sol. Et Ethan n’avait rien dit. Il n’avait rien dit. Douglas, conscient que se montrer aurait fait pire que mieux, était resté prostré dans le coin, attendant. Et il avait écouté.

Ethan était frappé pour avoir fait tomber un vase dans le couloir en ne faisant pas attention. Cependant, Douglas le savait, ce n’était pas Ethan qui l’avait fait tomber… mais lui. Il n’avait pas été attentif et le vase s’était éclaté sur le sol. Ethan l’avait entendu et lui avait fait promettre de ne jamais dire qu’il était coupable et qu’il allait s’en occuper. Ce jour-là, bien après que Benedict soit venu pour soigner leur frère, Douglas était resté caché sous le bureau et avait pleuré. Depuis, il ne supportait plus l’idée de voir un de ses frères seuls avec leur père. Il était un lâche. Il se penche vers Elizabeth alors qu’elle allait se relever.

- Milady, le duc de Berrygreen vous demande. Il aimerait vous accompagner faire des emplettes. Si vous vous sentez mal, ne le désirez pas, sachez que je peux…, il déglutit alors que la peur lui serre le ventre, je peux lui dire que vous n’êtes pas disposée.

Dans un sens, il avait envie qu’elle ne le dise, qu’elle ne pouvait pas venir, qu’elle refusait… Il suppliait qu’elle n’y aille pas. Dans un autre, il se demandait qui prendrait, et comment, s’il venait à dire à leur géniteur que la jeune femme refusait de venir avec lui. Il se sentait trembler. Il n’avait pas peur de grand-chose. Du feu et de son père. Pour le reste, il vivait une vie d’insouciance qu’un ado de 17 ans devrait toujours vivre. Avec deux frères plus proche de Dieu que le divin ne le sera jamais. Il finit par escorter la jeune femme vers le salon.

- Douglas ! Mon fils adoré, fit Howard en le voyant pour le prendre dans ses bras. Oh, je suis désolé, Milady pour ce manque de courtoisie, mon fils est toujours si solaire que je ne peux jamais le voir. Howard Berrygreen, votre futur beau-père mais vous le savez déjà.

Il se baissa, fit un sourire doux et charmeur à la jeune femme… et rien sur son visage ne traduisait la pourriture qu’il était en dessous. Pour tout le monde, l’homme avait un visage agréable, doux, rassurant, amicale. Et il fit un baise-main à la jeune femme dans les règles de l’art. Les frères le savaient. Leur père était un monstre qui se cachait sous la peau d’une personne vraiment sympathique.

- D’ailleurs, s’exclama-t-il tout heureux, comme je vois peu mon fils, j’aimerais qu’il soit notre chaperon pour la journée.

Douglas trembla sous les mains de la jeune femme. Il n'y survirait pas pas... il ne pourrait pas supporter une journée à sursauter à chaque fois que son père allait soupirer un peu plus fort. Benedict prit la parole.

- Il ne peut pas. Logan Lockwood, frère du duc, doit venir pour une séance de rééducation. Douglas doit venir pour une leçon qu’il donne.
- Je serais ravi d’être l’escorte de Mademoiselle Portman à sa place, précisa Ethan.

Et ainsi, Douglas pu s’échapper, non sans un regard désolé vers la jeune femme et son frère. Il était lâche… il ne pouvait pas supporter la présence de son père. D’ailleurs, aussi vite qu’il était apparu, il disparu, trouvant le bureau de Benedict pour se cacher dessous comme l’aurait fait un enfant. Il ne supportait pas cet homme. Et il espérait que la jeune femme survive à cette journée.


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Rein
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Rein
Dim 2 Juin - 1:59

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Benedict glissa un bras autour de sa taille et la maintenue tout près de lui. Elizabeth savoura la chaleur qui émanait de lui, et elle le gratifia d'un magnifique sourire quand il lui affirma l'avoir toujours voulue comme femme. Ils avaient été deux inconnus, s'étaient menés la vie dure, mais n'avaient jamais vraiment envisagé la vie l'un sans l'autre. Cette pensée la transcenda et elle nicha son visage dans le cou de Benedict. Son cœur battait à tout rompre, les papillons dansant dans son bas-ventre parurent ne former plus qu'un et le sang lui monta aux joues. "Je ne puis détester l'homme que vous êtes devenu, Benedict, et je suis honorée d'être votre future femme."

Elizabeth traça quelques lignes invisibles le long de la clavicule de son futur époux et remonta jusqu'à son visage dont elle traça les moindres traits. Sa mâchoire, son nez, son arcade sourcilière, ses lèvres... Était-ce donc cela, l'amour ? Ne rien vouloir d'autre que d'être dans les bras de celui qu'on aime, lui volant un baiser entre deux discussions ? Elle eut un soupir fébrile lorsqu'il approcha et elle chuchota son nom. "Benedict..." Elle adorait ce nom autant qu'elle adorait l'homme qui le portait, et quand les lèvres de Benedict Berrygreen caressèrent les siennes, Elizabeth Portman oublia jusqu'à son existence. Elle embrassa Benedict avec douceur, et poussa un gémissement étouffé contre sa langue. La jeune femme lui céda alors cette danse qu'il menait avec une aisance déconcertante. Son esprit s'embruma et son être tout entier ne ressentait plus que lui. Elle adora la manière dont il se saisit de sa hanche pour l'attirer un peu plus à lui, et elle s'enivra de son odeur parfumée entre deux souffles entrecoupées de baisers fiévreux. Elle ne voyait plus que Benedict, et il n'y avait que lui qui comptait en cet instant. Elle sourit éhontément contre ses lèvres lorsqu'elle perçut le douloureux tiraillement émanant de son entre-jambe contre son bas-ventre. Elle ne la taquina pas plus, mais ce sourire effronté lui indiquait qu'elle savait. Il bougea alors sa jambe inerte pour se rappeler à l'ordre, et la pression contre son bas-ventre s'amoindrit avant de disparaître rapidement. Ils s'étaient tous deux quelque peu égarés, mais Elizabeth avait adoré ce nouvel avant-goût que lui avait offert son futur époux.

Il lui embrassa le front et elle se blottit contre lui, le souffle court. Pour quelqu'un sans expérience, Benedict Berrygreen apprenait sacrément vite, pensa-t-elle. Elle sourit contre son cou lorsqu'il l'appela Madame Berrygreen et elle pria pour que ce titre devienne bientôt réalité. Elle sombra dans un sommeil serein, non sans le corriger. "Nous nous protégerons l'un l'autre, Monsieur Berrygreen."

-

Elizabeth avait dormi d'un sommeil de plomb, sans être hantée par le marquis. Son esprit n'avait eu de cesse de lui faire revivre des bribes de ses échanges avec Benedict, et elle n'avait eu aucune crise de panique. Bien que l'absence de Benedict à son réveil lui fendit le cœur, elle se leva l'esprit léger, fredonnant, pleine d'espoir envers l'avenir qui s'offrait à elle. Elle entendit des pas affolés dans le couloir, mais n'y prêta aucune attention. La jeune femme ne voulait pas descendre de son nuage, pas encore. Mary frappa et entra, l'air blafard et Elizabeth n'eut pas le temps de s'enquérir de son état que Douglas cria à son frère aîné de se lever, complétement désœuvré. Elle lança un regard suspicieux à sa domestique avant de lui demander. "Mais enfin, que se passe-t-il ?" Mary regarda au-delà du mur derrière lequel l'élu de son cœur semblait paniqué. Les larmes lui montèrent aux yeux et elle balbutia. "L-Le duc de Berrygreen... Le père de ces messieurs... Il est ici, mademoiselle." Elizabeth se leva d'un bond, effarée par la nouvelle. Elle savait que cela n'annonçait rien de bon. Bon sang, elle devait voir Benedict. Néanmoins, elle fut forcée de s'arrêter net dans sa course lorsque Mary lui attrapa le bras. "L-Le duc vous a fait demander, mademoiselle." La jeune femme la dévisagea et elle s'assit fébrilement devant sa coiffeuse, visiblement confuse par cette étrange nouvelle.

Elle réfléchit un instant, en essayant d'être rationnelle, bien que surprise par cet intérêt soudain. Qu'est-ce que cet ignoble serpent avait derrière la tête ? Le duc de Berrygreen, Howard de son prénom, n'avait jamais vraiment prêté une quelconque attention à Elizabeth. Elle savait, par une cousine éloignée – qui ne savait pas tenir sa langue – que Howard Berrygreen s'était proposé pour être son mari lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant. Elle aurait été sa femme dès ses dix-huit ans si son père ne s'était pas opposé à une proposition aussi scandaleuse. Premièrement, la différence d'âge était bien trop grande, bien que cela soit encore assez commun, et il aurait été beaucoup plus ardu d'obtenir de Howard un quelconque avantage — là où Benedict Berrygreen serait certainement plus généreux. Cependant, l'idée que cet homme, déjà père de quatre enfants, se soit intéressé à elle alors qu'elle n'était qu'une toute jeune enfant, avait toujours fortement gêné Elizabeth. Elle l'avait donc détesté, lui, mais aussi son fils, car Howard Berrygreen avait réussi à amener Elizabeth à croire fermement que son Benedict était aussi fourbe qu'un renard dans sa jeunesse.

Lorsque Elizabeth avait vu les cicatrices parsemant le dos de Benedict, elle avait remercié le ciel que personne ne l'ait marié de force à Howard Berrygreen. S'il était prêt à battre ses enfants jusqu'au sang, qu'aurait-il fait de la jeune fille qu'elle était, si elle n'avait pas répondu à ses attentes ? L'aurait-il battu à son tour ? Un frisson la traversa et elle agrippa le rebord de sa coiffeuse, tremblante à cette idée. Tout cela ne présageait vraiment rien de bon. Le duc de Berrygreen avait quelque chose en tête, et s'était même déplacé jusqu'à elle. Elle inspira et expira plusieurs fois avant de se regarder dans le miroir. Si Howard Berrygreen souhaitait jouer, Elizabeth jouerait. Elle était prête à beaucoup de choses pour qu'il quitte cette demeure au plus vite, sans aucune vague — si possible.

Mary la baigna avec une attention toute particulière, les mains fébriles. Le savon lui glissa plusieurs fois des mains, elle lui lava les cheveux deux fois et glissa quelques pétales de roses dans l'eau fumante. Elle en faisait beaucoup trop, et cela effrayait Elizabeth, mais elle ne laissa rien paraître sur son visage. On lui sécha le corps avec douceur et elle revêtit sa plus belle toilette pour l'occasion, une robe rouge carmin, agrémentée d'un élégant corset noir affinant sa taille et rehaussant sa poitrine — sans pour autant l'exposer plus que le veut la bienséance. Ses cheveux bouclés étaient lâchés, à l'exception de ceux du haut de son crâne que Mary était en train de tirer en arrière afin de les tresser, pour ensuite leur donner une jolie forme de cercle. Quelqu'un frappa et la domestique sursauta. Ses épaules se détendirent à peine lorsque Douglas entra et elle n'osa pas le regarder, il fallait qu'elle finisse son ouvrage, car le duc n'attendrait pas sa maitresse éternellement. "Vous êtes magnifique, mademoiselle.", chuchota la domestique avant de s'incliner respectueusement, laissant place à Douglas.

Elizabeth lança un regard inquiet au plus jeune frère de son futur époux. Le pauvre garçon était livide. Elle ne sourcilla qu'à peine lorsqu'il se pencha vers elle. "Des emplettes ?", répéta-t-elle, visiblement confuse. Elle tendit une main vers lui afin qu'il l'aide à se relever et elle lui caressa les cheveux d'un geste tendre. "Votre sollicitude me touche, Douglas. Mais je ne peux refuser une invitation du duc, cela serait malvenu." Elle lui sourit avec gentillesse et ses yeux brillèrent d'une lueur ardente. "Ne vous faites pas de mauvais sang, votre père ne m'impressionne guère." Elle le serra dans ses bras en une étreinte qui se voulait rassurante lorsqu'elle perçut ses tremblements, et lui demanda de l'escorter lorsqu'il se sentirait prêt.

-

Elizabeth entra dans le grand salon la tête haute, le regard clair et les traits aussi détendus que possible. Elle ne semblait pas perturbée. Douglas, en retrait, se raidit lorsque son père le prit dans ses bras. Elle ne dit rien, et à l'instant où Howard Berrygreen s'adressa directement à elle, la jeune femme le salua d'une révérence si basse que ses jambes en tremblèrent. Elle maintint, cependant, une position absolument parfaite, juste le temps de lui témoigner le respect qui lui était dû. "Monseigneur. C'est un véritable plaisir de vous recevoir." Elle se releva et lui adressa un sourire poli qui ne monta pas jusqu'à ses yeux avant de rire d'un ton léger. "Comment pourrais-je oublier un homme aussi charmant, mon futur beau-père de surcroît ? Votre présence ici m'honore." Elle lui tendit sa main, comme à l'accoutumée, et son regard croisa celui de Benedict lorsqu'il y déposa un baiser. Il était le portrait craché de son père, mais son âme était d'une pureté incommensurable, contrairement à celle de son géniteur. Elle observa les mains du duc, qui avaient plus servi à battre qu'à embrasser ses enfants, et elle se fit violence pour ne pas serrer les poings sous la colère que le duc lui inspirait.

Le duc de Berrygreen annonça qu'il souhaitait passer un peu de temps avec sa belle-fille et que Douglas serait leur chaperon. Elle voulut objecter immédiatement, mais Benedict la devança. Cependant, elle l'appuya avec un sourire navré. "Votre fils dit vrai, Monseigneur. Saviez-vous que Douglas possédait un véritable don pour la médecine ?" Elle mentait, mais ça, il ne pouvait pas le savoir. Elle passa un bras en dessous du sien, comme une fille le ferait avec son père, pour appuyer ses flatteries. "Une intelligence rare, qu'il tient très certainement de vous, à n'en point douter." Elle fit la conversation au duc pour qu'aucun des fils Berrygreen n'ait à le faire. Elle adressa un regard entendu à Ethan, et quelque peu désolée qu'il ait à subir la présence de son tortionnaire. "Que diriez-vous de partager une tasse de thé avant notre escapade familiale, juste vous et moi ? J'aurais grand plaisir à marcher à vos côtés ensuite."

Les domestiques du manoir polirent l'argenterie, mirent les petits plats dans les grands et servirent un nombre tout bonnement indécent de pâtisseries — toutes faites maison. Elizabeth suivit les conseils avisés de quelques domestiques bavards et servit au duc une tasse de son thé favori avant d'attendre sa permission pour s'asseoir. Elle lui sourit avec une gratitude feinte et prit place élégamment face à lui. Ils étaient seuls dans la véranda, mais peut-être Benedict et ses frères les épiaient-ils, cachés dans un recoin ? "J'ai ouï dire que vous étiez un homme fort occupé, Monseigneur." Elle proposa un sucre à son beau-père avant d'en glisser un dans son thé. Ensuite, Elizabeth mélangea habilement le liquide ambré, sans en gaspiller une seule goutte pour autant, et aucun tintement désagréable ne se fit entendre. Elle agrémenta son thé d'un nuage de lait après en avoir proposé au duc en premier. Elle avait tout d'une parfaite lady, consciente des règles de la hiérarchie plaçant cet homme au-dessus d'elle. La jeune femme lui adressa un sourire doux, quelque peu charmeur, mais non ostentatoire. "Par conséquent, puis-je vous être agréable d'une quelconque manière, Monseigneur ?" Elle savait que Howard Berrygreen était ici avec un objectif en tête, et elle lui fit habilement savoir qu'elle n'était pas dupe en lui posant cette question innocente, pleine de sous-entendus, sans pour autant l'avoir offensé d'aucune façon.

Elizabeth ne pensait qu'à Benedict et à ses jeunes frères. Rose était à l'abri et ses frères le seraient aussi, bientôt, lorsque leur père retournerait croupir dans sa demeure principale. Il était temps qu'il retire son masque et abatte son jeu.
Clionestra
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Clionestra
Dim 2 Juin - 10:50

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano

Dans la famille Berrygreen, il y avait là un jeu des sept familles un peu macabre. Si on demandait le fils ainé, Benedict, on l’appellerait l’acceptation, la pression, ou tout autres termes qui permettraient de dire qu’il était si tendu, que la moindre contrainte supplémentaire le faire exploser. Si on demandait le second fils, Ethan, on l’appellerait la colère froide. Une colère si forte que la seule raison à son maintien était les frères de ce dernier. Si Ethan tuait le duc, ses frères se verraient amputer d’un membre de leur famille, et Ethan savait qu’ils n’en survivraient pas. Si on demandait le dernier fils, Douglas, on l’appellerait la peur, la panique, l’effroi, ou simplement le désir de se cacher comme un enfant.

Ni Benedict, ni Ethan, n’en voulait à la désertion de Douglas. Au contraire, quand leur cauchemar de toujours voulu parler en tête à tête avec la jeune femme, ils prièrent leur majordome, un homme dont la carrure faisait brindille et dont les yeux menaçaient toujours des pires sévices sans jamais en faire aucune, d’aller lui tenir compagnie. Le vieil homme, que beaucoup aurait viré, n’était pas un espion du duc. Au contraire, il était le double espion. Il faisait semblant depuis des années d’embrasser la cause du duc, en surveillant les enfants, alors qu’il surveillait les enfants et manipulait le duc. Si au départ, il ne savait pas trop comment le faire, il avait appris grâce à Benedict et était devenu un pilier. Son frère jumeau, plus robuste et moins bavard, travaillait directement avec le duc et était leur espion, aux fils.

Compliqué tout ça. De toute façon, quand on avait conscience qu’il y avait des espions dans une famille, la relation devenait tout de suite un peu plus malsaine et compliqué, n’était-il pas ? Le vieil homme suivit donc la peur, pendant que l’acceptation tendue et la colère froide ne bougèrent que pour rejoindre un bureau à proximité et écouter à la porte. Peu subtil, n’est-ce pas ? Mais ni l’un, ni l’autre, encore une fois, ne pouvaient accepter de laisser la jeune femme dans cette situation. Seule avec le duc. Seule avec le monstre qui était leur père. Seule. C’était aussi pour ça que Douglas avait tout de suite proposé de prendre la place de Douglas et de la suivre. Il savait que même s’il se faisait punir par le duc, il avait déjà tout fait en terme de sévisse corporelles et était bien plus imposant maintenant que ce qu’il ne l’était à douze ans. Il pourrait protéger la jeune femme.

*

Le duc de Berrygreen n’était pas content. Les choses n’allaient pas comme il le voulait. Déjà, la pire chose qui pouvait arriver, ses fils ainés faisaient front commun pour ne pas le laisser approcher son dernier fils. C'était évident. Cependant, le duc ne laissa aucune opinion transparaître sur son visage. Il y avait presque une immobilité parfaite sur son faciès. Il allait courir un lièvre à la fois. Il avait l'habitude d obtenir ce qu'il voulait... et là il voulait la parfaite petite espionne. Il sourit amicalement à la jeune femme, il n'y avait rien à dire sur lui. Qui pourrait penser que cet homme aux regards inquiets pour son ainé était le même qui avait envoyé son fils mourir à la guerre ? Personne. Même Benedict lui-même avait douté. Howard le savait. Il pensa à son ami de toujours. Gordon Whistledown, duc. Lui, au moins, avait réussi à se débarasser du nuisible qu'était son fils. 

 Il fit un sourire amicale à sa futur belle-fille et la remercie pour le thé. Un sourire enjoleur qui ne s'efface pas face à sa question. Il était l'homme qui gère, qui génère et qui contrôle. Chaque être est et sera son outil pour arriver à ses fins. S'il l'avait pu.... il aurait détruit les ducs et le roi pour gouverner le pays. Mais il était logique. Il savait ne pas pouvoir atteindre la royauté. Ethan était partit avec Benedict. Pour prévoir sa protection ? Comme si quiconque pouvait se défendre quand il lui appartenait. Il rit.

- Je ne suis jamais trop occupé pour ma famille. Malheureusement mes fils ont du mal à accepter mon amitié. 

Il sourit, d'une manière timide et gênée. Comme aurait pu le faire Benedict. Ce sentiment atteignait ses yeux et personne n'aurait pu voir une quelconque différence. Elizabeth avait devant elle l'exact apparence de son époux, vingt ans plus vieux. 

- Parlez moi de mes enfants, demanda-t-il avec le visage concerné et intrigué, j'aimerais me rapprocher de mon fils, Benedict, mais ce dernier me repousse depuis son retour du front. Les médecins m'ont dit qu'il avait peut être plus que des séquelles physiques.

Sous entendu, des séquelles mentales... il plantait la germe du doute dans les coeurs... ignorant que ça ne fonctionnera pas avec la jeune femme. Benedict, lui, espère qu'avec les informations de la veille, elle ne se laissera pas faire. Il avait peur pour elle. Il garde un peu le silence, penche sa tête comme le faisait Ethan.

- J'aimerais votre aide pour en apprendre plus. Cependant, je me doute que vous ne pourriez me faire confiance ainsi et aimerait utiliser la journée pour vous montrer ma bonne volonté. 

Il sourit doucement, et rit un peu. Là il ressembla à Douglas. Rien de mieux qu'un visage familier pour endormir les vigilances. Il ne pouvait faire l'expression de sa fille, ne l'obervant pas assez pour cela. Il aurait du se contenter de ses maîtresses au lieu de prendre sa femme aussi souvent. Mais c'était plus fort que lui. Rien ne vaut que le sexe pour se détendre. Il finit son thé et se leva en faisant une révérence en cachant ses pensées lubriques. Il rit de bonheur alors qu'Ethan apparu derrière la jeune femme comme un protecteur.

- Mon fils, n'aie crainte. La jeune femme est en sécurité avec moi.

Ethan n'était pas convaincu. Ainsi ne bougeait-il pas. Une fois dans la calèche, il resta en face de son père, à coté de la jeune femme. Il ne parla que peu. Sauf pour répondre directement à une question... bien que sa machoire soit serré. La journée se passa. Il aida du mieux qu'il pouvait. Affirmant à Elizabeth que la couleur favorite de son frère était le vert, et non le rouge comme le penser le duc. Personne n'aimait le rouge. Le duc fut charmant. Il dragua poliment la modiste, fut agréable à la femme de compagnie d'une dame et de la dame. Personne ne croira jamais. Une fois qu'il revint à la maison de son fils, un employé vint le prévenir qu'il devait rentré a la maison. Le duc s'excusa. Baisa la main de la jeune femme et partit. Non sans avoir pris Ethan dans les bras comme s'il était un père aimant. 

Dans le salon, Benedict et Douglas attendaient et se levèrent de concert quand ils arrivèrent. Benedict appuya même sur sa jambe pour rejoindre la jeune femme et la regarder, sans oser la toucher. 

- Allez vous bien ? 

Si rien n'indiquait une malveillance du coté du père, l'état des trois fils étaient éloquents. Ethan fit un signe de tête avant de répondre.

- Tout s'est bien passé. 

Comme un serpent qui regarde sa proie et estime que l'effort ne valait pas la dépense d'energie. Douglas précise que le repas du soir sera prévu prochainement. Mais ils avaient demandé quelque chose de très simple. Ethan ayant du supporter un repas entier avec son paternel. Ils laissèrent la jeune femme se préparer mais... Benedict ne pouvait pas attendre. Il la rejoint. 

- Elizabeth.... allez-vous vraiment bien ? s'enquit-il avec inquiétude. 


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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