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De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein)

Rein
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Rein
Sam 15 Juin - 20:15

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Elizabeth repensait à la longue, très longue conversation qu'elle avait eu avec Benedict, nichée au creux de ses bras alors qu'ils étaient étendus sur le marbre qui ornait le petit salon.

Tu ne peux pas être égoïste de me donner ce que je rêve que tu m’offres, ma chère.

Si, elle était égoïste, car elle désirait cela plus que tout. Elle avait rêvé que Benedict soit le seul et l'unique plus d'une fois. Tout au long de leur jeu de séduction, elle aurait tout bonnement fondu en l'entendant prononcer de telles paroles et se serait offerte à lui dans l'instant. Son désir était évident, mais aussi inconvenant. Ils n'étaient pas mariés, et Benedict ne l'aimait même pas. La jeune femme se surprit à penser que tout cela lui était égal tant qu'elle pouvait avoir Benedict Berrygreen pour elle — ne serait-ce que l'espace d'une seule et unique nuit. Non, Elizabeth se renfrogna devant la chaleur nouvelle qui irradiait dans son bas-ventre. Elle geint en enfonçant de nouveau sa tête sous l'eau pour apaiser son désir latent.

Il vient de toi.

Cet enfant était celui d'Elizabeth, pas celui du marquis ? Foutaises, il conservait tous ses droits sur l'enfant. Il n'aurait même pas hésité à réclamer sa main en gage de réparation. Elle caressa son ventre en fermant les yeux sous l'eau et elle jura une nouvelle fois de le protéger. Elle se jetterait d'une falaise s'il tentait de l'épouser. Elle ne pouvait pas imposer un tel fardeau aux Berrygreen. Ils étaient tous brisés d'une façon ou d'une autre, elle ne pouvait pas rajouter davantage de poids sur leurs épaules. Elle avait appris à mieux connaître certains d'entre eux et elle les portait en haute estime en dépit de son air hautain et froid. Elle repensait au monologue de Benedict lui décrivant à quel point ses frères et sœurs embrasseraient cette vie innocente pour la couvrir d'amour et son cœur se serra à cette vision fugace. Elle vit une petite tête blonde faire courir Ethan le long des couloirs en criant "À l'attaque !" perché sur son dos tandis que Mary préparerait du thé. Elle sourit à cette idée, mais la chassa rapidement de son esprit. Non, elle ne pouvait pas s'autoriser à espérer une telle tranquillité.

Elle ouvrit doucement les paupières sous l'eau et distingua une ombre qui lui fit vivement sortir la tête de l'eau. Ses boucles étaient totalement lisses à cause de l'eau et ses cheveux étaient plaqués contre son crâne. Benedict se tenait à une distance plus que respectable de la baignoire et il la contemplait, elle et ses grands yeux bleus écarquillés. "Benedict ?" souffla-t-elle, confuse. Elle l'observa dans un silence perturbé uniquement par l'écho de leur respiration contre les parois humides de la salle de bain. Ses iris rencontrèrent les siennes et elle approcha son buste recouvert de mousse du rebord de la baignoire, une lueur curieuse et indéchiffrable dans le regard. Son cœur battait de manière erratique dans sa poitrine, mais elle ne cilla pas de peur de se trahir. Il pouvait être ici pour plein de raisons différentes, n'est-ce pas ?

Il s'approcha après s'être assuré qu'elle ne lui montre aucune animosité et elle n'eut aucun mouvement de recul. Il s'agenouilla devant elle avec difficulté et elle cilla en le voyant agir ainsi. Elle soutint son regard intense et pencha légèrement la tête sur le côté en une interrogation silencieuse.

Elizabeth. Tu ne sais rien de ce que je désire.

Elle se renfrogna et inspira brusquement pour calmer le désir ardent qui réchauffait tout son corps. Elle cligna des yeux comme pour assimiler ses paroles lourdes de sens. Elle ne dit rien de crainte de mal interpréter ses mots.

Explique-moi ce que je dois faire, ou pas, pour te mettre à l’aise, pour te contenter. Je ne suis pas homme à imposer ses désirs. Ne l’ai-je pas prouvé ?

Oui, il le lui avait prouvé maintes fois. Il ne l'avait jamais forcé à faire quoique ce soit. Même lorsqu'ils s'étaient embrassés derrière les rideaux du couloir, Benedict lui avait demandé son accord avant de prendre possession de ses lèvres. Elle rougit et hocha la tête silencieusement pour lui signifier qu'il avait raison sur toute la ligne.

Benedict Berrygreen la désirait. Plus encore, il désirait être le premier homme qu'elle possède. Pourquoi ? Elle s'empourpra en l'imaginant nu sous elle, s'abandonnant complétement au plaisir qu'elle lui offrait. "B-Benedict..." bredouilla-t-elle, embarrassée tandis qu'il relevait son regard vers elle. Elle caressa sa joue de ses doigts mousseux et se mordit la lèvre, en proie à un dilemme qui lui tiraillait les entrailles. "Je veux simplement oublier cette horrible nuit." murmura-t-elle en papillonnant des cils pour ne pas se décontenancer. "J'aimerais qu'elle n'ait jamais eu lieu." Elle baissa son regard sur sa jambe et détourna la tête, l'air coupable. "Mais je ne peux décemment pas te demander cela, même si tu le désires aussi." Elle se leva un peu plus, et la mousse qui cachait sa poitrine coula le long de son ventre. Elle était réellement semblable à une déesse sortie des eaux. Elle posa son front contre celui de Benedict et murmura, le souffle court. "Je suis sensible à tes douleurs, mon amour et mon poids ne ferait qu'attiser le feu de tes tourments." Elle soupira douloureusement, les muscles de la mâchoire serrés. Son corps tremblait. "De grâce, ne me tente pas davantage ou je risque de ne plus répondre de mes actions."

Doucement, elle embrassa son front et parsema son visage de doux baisers. Ses sourcils, l'arête de son nez, ses paupières, mais aussi ses pommettes, ses tempes, l'arc de cupidon si parfait de ses lèvres... "Je t'aime, Benedict. J'ai toute confiance en toi, naturellement..." souffla-t-elle entre deux respirations saccadées. "Tu es la personne en qui j'ai la plus grande confiance au monde." Elle secoua la tête à ses derniers mots pour le corriger. "Non, je ne veux pas de toi comme serviteur, mais comme amant." corrigea-t-elle, les joues rosées.

Elizabeth lui adressa un sourire désolé, car elle l'était précisément. Elle était désolée de désirer Benedict aussi ardemment en dépit de son passé et de sa jambe douloureuse. Elle ne voulait pas être égoïste, et pourtant… Sa raison commençait à vaciller dangereusement.
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Sam 15 Juin - 21:02

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Il l’observe, un instant ses yeux se perdent sur la naissance de ses seins, mais si désir de toucher il y a, il pensait surtout au respect et à la dignité qu’on lui avait amputée et ne comptait pas faire partie de la liste interminable de minable qui l’avait regardé. Il observait cette joue moussue.

- Je peux t’y aider.

Il pouvait l’embrasser, encore et encore et encore, jusqu’à ce que l’image de son cauchemar soit remplacée par autre chose. C’était ainsi que l’on procédé chez les Berrygreen, avec lenteur et ardeur. Benedict avait toujours attentif aux peurs. Douglas avait été le plus rapide, et le plus mature, pour trouver un moyen de transformer une de ses peurs en force. Ethan et lui-même étaient honoré d’avoir un frère ainsi, qui leur donner des leçons sans même le savoir. Ethan avait fait en sorte de revenir dans toutes les pièces où leur père lui avait fait du mal, et il a rajouté une autre histoire dessus. Pour le moment, il n’y avait rien qui contrecarre ses peurs et sa douleur, mais un jour, à force de mettre des couches de bonheur et de douceur là où le spectre de la douleur persiste, alors, la douleur finit par disparaître pour n’être qu’un vague souvenir en se remplaçant par une force. Il pouvait lui faire oublier cette nuit, en l’embrasser et en l’aimant. En la possédant aussi, mais cette peur qu’elle ressent ne disparaîtrait pas en une nuit, ou en une relation, il faudrait du temps pour que toutes les couches de douceur lui fasse oublier le petit pois placé sous les matelas entassés. Il regarde ce corps, offert à ses yeux ébahis, et son seul désir est de le rendre aussi fort que ce qu’il ne l’était avant le coup.

Après tout, s’il faisait des efforts pour bouger sa jambe, souffrant de ne pas pouvoir en faire ce qu’il souhaite, ce n’était pas pour rien. C’était ses couches d’efforts qui lui permettront de courir à nouveau un jour. Chaque traumatisme avait sa caresse et son massage pour aller mieux. Et il pouvait être ce pansement pour la jeune femme. Il la laisse se mettre contre son front, et comme promis, il ne fit rien. Il lui sourit simplement d’un air déterminé quand elle parle de ses tourments. Au diable sa propre personne, il ne penserait qu’à elle. Qu’elle le veuille ou non. Il la laisse l’embrasser mais ne bouge toujours pas. Il ne comptait pas arrêter de la tenter. Il la ferait comprendre que cette situation n’est pas une réaction de raison. Il ne réagit pas ainsi pour légitimer l’existence de leur futur enfant, mais simplement parce qu’il le désire. Comment lui dire ? Il la regarde.

- Je ne peux être pleinement ton amant pour le moment, ma mie. Tu ne m’accepterais pas comme amant, tu me l’as dit, tu as besoin de me contrôler et d’être celle qui mène nos ébats. Je dois être ton serviteur pour que tu puisses être pleinement à l’aise avec nos corps. Et un jour, tu auras réellement assez confiance, en oubliant le spectre de ce monstre pour me laisser être ton amant.

Il releva la tête, à peine pour faire une petite caresse de peau, mais qu’un délicat et doux contact. Il sourit encore, étirant ses lèvres dans une moue de parfaite adoration. Cette femme a toujours été belle, même quand l’idée même de la trouver belle aurait dû être puni par les lois divines… Il s’humidifia les lèvres en cherchant comment lui faire comprendre qu’elle devait prendre son droit sur lui. Un amant prend, caresse, touche, s’amuse du corps de l’autre dans un parfait partage. Il ne pouvait pas être cet homme, puisqu’elle voulait le dominer et lui prendre les rennes sans partage, pas les moindres. Alors comment lui faire comprendre ?

- De grâce. La douleur physique que peut me causer ma jambe n’est rien à celle bien plus profonde que me cause ton mal. Je ne souffrirais pas de t’offrir mon corps comme un esclave. Prends ce droit. Demandes moi et imposes moi tes ordres… parce que c’est ce que je désire pour le moment, être proche de toi, te faire plaisir en te prouvant chaque fois que tu le voudras, que je peux chasser cette nuit de ton esprit à jamais.

Il déplaça sa main sur le bord de la baignoire, laissant simplement son petit doigt venir essayer de toucher la jeune femme avant de se raviser.

- Je ne te toucherais que si tu me le demandes. Je ne t’embrasserais que si tu le dis. Je ne ferais rien que d’être ton objet pour reprendre la main sur ton corps, tes ressentis et ton désir. Je peux regarder ta poitrine, la vouloir, mais ne pas la toucher. Il n’y a que l’orgasme que je ne pourrais retenir éternellement, mais je te préviendrais à chaque fois que cela arrivera, avant, pour que tu ne sois jamais surprise. Fais-moi confiance, et ordonne-moi d’être tien.

Il plongea son regard dans le sien. Il était déterminé, et ça se lisait dans ses prunelles. Son âme était en feu du besoin que cette femme accepte son offrande qu'il dépose à ses pieds.


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Rein
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Dim 16 Juin - 0:26

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
"Benedict..." répète Elizabeth en un avertissement douloureux. Il tirait sur une corde prête à se rompre à tout instant tant elle avait été tendue outre mesure. Elle l'observe à travers ses cils, son front posé contre le sien, et ses doigts caressent sa joue en un geste affectueux ayant pour but de la détourner de son désir. Elle lutte contre son corps, lui réclamant réparation. Elle lutte contre ce désir qui lui brûle la peau depuis des jours. Elle lutte parce qu'elle a une peur bleue de ses propres sentiments et redoute de sauter le pas avec lui.

Tu ne m’accepterais pas comme amant, tu me l’as dit, tu as besoin de me contrôler et d’être celle qui mène nos ébats. Je dois être ton serviteur pour que tu puisses être pleinement à l’aise avec nos corps. Et un jour, tu auras réellement assez confiance, en oubliant le spectre de ce monstre, pour me laisser être ton amant.

Benedict avait raison, Elizabeth n'était pas en état de supporter qu'il mène la danse lors de leurs ébats. Elle le repousserait de toutes ses forces et leur lien encore si fragile s'effriterait à tout jamais. Elle secoua la tête à cette idée. Elle mourrait sans lui. Il n'était pas son serviteur, mais son égal... Elle l'aimait à en mourir. Elle le respectait et ne souhaitait pas qu'il s'offre à elle pour lui venir en aide, mais parce qu'il en mourrait d'envie, lui aussi. Elle détourna le regard silencieusement, luttant contre ses démons intérieurs. Son corps lui criait de se saisir de ce qu'il lui offrait, mais son cœur hésitait encore.

Son nez effleure doucement sa joue et elle ferme les yeux pour savourer ce maigre contact qui lui envoie de douces décharges dans le creux de ses reins. De délicieux frissons lui parcourent le corps et elle cille en l'observant du coin de l'œil, fébrile.

De grâce.

Elle inspire brusquement pour s'empêcher de l'attirer à elle afin de capturer ses lèvres et secoue la tête en un refus catégorique. Elle ne peut pas lui faire ça. Elle n'est pas digne de lui. Elle ne peut pas se résoudre à le corrompre.

Je ne souffrirais pas de t’offrir mon corps comme un esclave. Prends ce droit. Demandes moi et imposes moi tes ordres… parce que c’est ce que je désire pour le moment, être proche de toi, te faire plaisir en te prouvant chaque fois que tu le voudras, que je peux chasser cette nuit de ton esprit à jamais.

"Tais-toi, je t'en prie. Ne prononce pas un mot de plus, de grâce." murmura-t-elle contre ses lèvres. Sa proximité est telle que sa chaleur l'irradie et son esprit s'embrume dangereusement.

Je ne te toucherais que si tu me le demandes.

Et elle lui demanderait volontiers, pensa-t-elle, tandis que sa poitrine se tendait douloureusement.

Je ne t’embrasserais que si tu le dis.

Elle lui avait pourtant donné la permission de lui voler autant de baisers qu'il le désirait, lui.

Je ne ferais rien que d’être ton objet pour reprendre la main sur ton corps, tes ressentis et ton désir.

Elle plonge un regard ardent dans le sien et se mord la lèvre, comme acculée au bord d'un délicieux précipice qui n'appelait qu'elle.

Il n’y a que l’orgasme que je ne pourrais retenir éternellement, mais je te préviendrais à chaque fois que cela arrivera, avant, pour que tu ne sois jamais surprise.

Elle gémit en l'imaginant se tendre sous elle avant d'honorer son corps de sa semence et ses mains agrippent le rebord de la baignoire plutôt que la chemise froissée de son aimé. Non. Oui.

Fais-moi confiance, et ordonne-moi d’être tien.

La corde se rompt et elle l'attrape d'un geste vif, trahissant son cruel besoin de lui, avant de l'attirer à elle. "Oui." souffle-t-elle contre ses lèvres. Il était trop tard pour faire marche arrière, elle l'avait prévenu. Sa poitrine se soulève sous sa respiration erratique et elle se tait un instant en luttant contre son envie pressante qu'il la comble à même la baignoire. "Non, sa jambe." se sermonna-t-elle à haute voix plus pour elle que pour lui. Alors, elle se relève doucement pour sortir de la baignoire et embrasse la tempe de Benedict en l'aidant à se relever à son tour avant de le guider jusqu'au lit.

Ils laissent un sillon d'eau et de mousse derrière eux, mais elle n'en a que faire. Néanmoins, elle prend le temps qu'il faut pour l'aider à s'installer le plus confortablement possible à l'aide d'oreillers et autre. Le lit à baldaquin était spacieux et Benedict trônait en son centre telle une offrande réservée à elle seule. "L'idée que tu souffres m'est insupportable, mon amour." souffle-t-elle avant d'attraper un linge propre pour éponger son corps en vitesse. Elle sèche ses cheveux et l'observe un instant. Elle semble hésitante. "Si jamais cela se révèle trop douloureux pour..." Elle secoue la tête et décide ne pas parler de sa jambe. Elle ne voulait en aucun cas le réduire à cela en un moment aussi important. "Si ça devient insupportable, dis-le-moi, et nous arrêterons tout, je t'en fais la promesse."


Clionestra
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Benedict
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→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
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Elizabeth Portman
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- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
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J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

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→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
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- Je me sens l’homme le plus heureux du monde. Je ne souffre nulle part. Je vais te caresser la nuque et la main, prévient-il.

Il se penche à peine pour l’embrasser sur le front, de cette manière qu’il avait de le faire pour lui prouver que le monde était merveilleux. Il posa la main sous laquelle elle était dans sa nuque pour lui caresser la peau doucement, la laissant profiter de tout ça, alors que son autre main se posa sur celle de son torse et fit les mêmes mouvements. Il attend que la jeune femme s’assoupisse à ses côtés. Il la voit se battre contre le sommeil avant de se laisser glisser vers les bras de Morphée. Il en était presque jaloux de la voir ainsi sereine dans les bras d’un autre que lui. Il l’observe quelques minutes avant d’embrasser à nouveau ce front qu’il aime tant.

- Dors bien, mon amour.

Il se glisse dans le sommeil à nouveau, espérant pouvoir ravir les songes de la jeune femme à la place de l’entité mythologique.

Il se réveilla trois heures plus tard, dans les affres de la douleur. Il contient un juron et un grognement de souffrance alors qu’il sentait à nouveau l’odeur douce de la jeune femme à ses côtés. Il tourne la tête vers elle. Elle était tellement profondément endormie qu’elle ne sentait pas la tension du corps de Benedict. Il ne pouvait pas lui faire vivre un tel réveillé. Avec toute la douceur du monde, il récupère son bras et se laisse tomber au sol comme l’eau d’une rivière calme. Il était nu. Il lui avait laissé les draps, qu’il avait remontés sur son corps. Il rampa en étouffant le moindre son, silencieux comme le serait un mort jusqu’à ouvrir la porte et se retrouver dans le couloir. Il fit un nouvel étouffement de souffrance avant de prendre le tissu qu’il avait récupéré du sol en arrivant. C’était sa chemise. Il la mit en boule et la jeta sur la porte de son frère. Ethan avait le sommeil très léger. Si léger que ça ne devrait pas être normal. Son frère arriva rapidement après et ne posa pas de question.

Le visage tordu dans la douleur et la sueur qui coulait de la peau de son ainé attesté déjà de l’état dans lequel il était. Il voulu le mettre dans sa chambre, mais Benedict refusa en silence. Il ne voulait pas inquiéter la jeune femme. Douglas arriva lui aussi et ils partirent tous les trois vers la chambre la plus éloignée possible. De là, la jeune femme ne pourrait pas entendre la souffrance et les jurons.

- Ethan, va chercher Logan, ordonne Douglas avant de prendre la jambe de son frère et que celui-ci ne fasse un cri de parfaite souffrance.
- Logan devait partir voir son cousin ! Il ne sera pas là avant plusieurs heures !
- Putain !

Benedict ne les entendait plus tant la douleur l’irradiait comme s’il allait en mourir. Il sentait sa jambe aux prises dans les flammes et il savait qu’il allait mourir. Nu, mais aucun de ses frères n’en fit cas, il finit sur un lit. Ethan se mit à ses têtes, positionnant le dos de son frère contre son torse pour le tenir. Il avait les deux mains soigné par des pansements d’un jaune canari affreusement criard. Douglas posa une main sur sa jambe et il hurla de douleur pendant qu’Ethan le tenait.

- Pas toi ! Douglas ! Je t’interdis ! Je refuse de te faire du mal.
- Ethan, ignora Douglas de la plus simple des manières, tient le bien.

Et Douglas se mit à le tuer à grands coups de marteau dans la jambe. C’était en tout cas ce qu’il ressentait. Il essayait plusieurs fois de donner un coup de pied à son petit frère, malgré  lui, incapable de supporter la douleur qu’il lui causait. Douglas ne cilla pas, tenant bon pendant qu’Ethan lui tenait le haut du corps et l’empêchait d’utiliser ses mains pour s’enfuir le plus loin possible. La douleur était si forte qu’il allait en mourir, maintenant.

- Prenez soin d’Elizabeth, dit-il entre deux hoquets de douleur qui le faisait trembler. Ethan, tu l’épouseras ! Promet-le moi.
- Je le promets, fit ce dernier en retenant toujours le corps de son frère contre lui pour éviter qu’il ne se blesse en essayant de s’échapper.
- Je... je tiens à elle !
- On sait, on ne la laissera pas. Tu ne la laissera pas.
- Douglas ! Arrête ! Pitié ! ARRÊTE !

Il pleurait tant la douleur semblait le rendre fou. Il se tordait alors que Douglas avait… Qu’avait-il fait ? Pourquoi le sang était-il sorti de son corps ? Non. Ce n’était pas son sang. Il venait de blesser Douglas ? Ce dernier ne dit rien et continua à masser jusqu’à ce que la douleur soit si vive qu’il en perdit connaissance. Ethan continua à le tenir et Douglas continua ses affaires jusqu’à ce que le sang soit totalement disparu. Douglas tremblait, comme à chaque fois que le sang d’un être cher n’était pas là où il devait… Ethan aussi. Les deux frères prirent leur temps pour se calmer alors que Benedict souffrait même dans son sommeil.

- Douglas ? interrogea Ethan avant de prendre son ainé dans les bras le temps que Douglas ne change les draps souillés.

Douglas reste silencieux un long moment. Comme Ethan. Rien ne pouvait troubler le silence qui régnait entre les trois frères. Puis, sans attendre l’aval d’Ethan, Douglas monta dans le lit avec Benedict et se cala dans ses bras. Ethan en fit de même. Combien de fois avait-il dormit ainsi enlacer ? La société aurait vite fait de croire en des choses indécentes. Mais il n’y avait rien d’indécent. Il ne manquait que Rose. Ils avaient souvent été ainsi, les uns contre les autres. Plus fort uni.

- Douglas ? répéta doucement Ethan pour en savoir plus.
- Est-ce qu’un autre médecin que Logan a vue Benedict ? demanda-t-il en tremblant encore.
- Je ne sais pas, pourquoi ?
- Parce que je crois que quelqu’un à voulu le faire souffrir…

Le lendemain, Benedict se réveilla un peu trop étouffé. Il tourna la tête pour y avoir Ethan, d’abord, puis de l’autre côté, Douglas. Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Il se souvenait à peine de ce qu’il s’était passé après s’être endormi… Non. Il se souvenait de la souffrance. Ethan se réveilla, puisque son sommeil était le plus léger, et il lui fit une expression inquiète.

- Tu veux me raconter ? demanda Benedict doucement.
- Est-ce que tu as vue un autre médecin que Logan ?

Benedict eut une grimace. Il aurait voulu que ce moment passe sans que personne ne puisse le savoir, jamais. Il prévient qu’il fallait prendre le petit déjeuner et qu’il fallait parler à Elizabeth avant. Mais que tout allait bien. Une fois Ethan partit, réveiller Elizabeth sans rentrer dans la chambre et lui expliquer ce qu’il y avait eu hier (mais peut-être l’avait-elle suivit et entendu, qui peut le dire ?) et que Benedict serait au petit déjeuner sous peu. Il lui montra même ses pansements jaunes dans un sourire après lui avoir fait un baisemain. Douglas avait un humour particulier.

Et c’est ainsi que ça se passa. Ethan aida son frère à s’habiller en silence. Douglas parti prendre une douche qu’il trouvait mérité. Ethan mit son frère dans le fauteuil roulant et le posta à sa place d’honneur sur la table. Il lui prépara son assiette et prépara aussi celle de la jeune femme et de Douglas. Quand tout le monde arriva, il prit la main de la jeune femme. Elle devait penser que sa douleur était de son fait. Douglas, cependant était en train de bouillir. Il voulait attendre que le repas commence, mais il savait que ce n’était pas de son fait. Quelqu’un avait délibérément massé d’une mauvaise manière son frère, coinçant des nerfs douloureux d’une manière encore plus douloureuse et lui causant plus de douleur encore. Quelqu’un s’était amusé à le faire souffrir. Et Douglas ne pensait pas une seule seconde ni à Logan, ni à Elizabeth. Il voulait savoir qui avait fait ça. Et il lança un regard d’impatience alors que Benedict s’enquit de comment aller Elizabeth. Aussi, n’avait-il pas envie de dire la vérité. Comment Benedict pourrait avoué qu’un jour où ils étaient tous parti, leur père était venu avec un médecin « réputé » en faisant croire qu’il s’inquiétait pour son fils, et qu’il n’avait pas eu d’autre chose que de lui montrer sa vulnérabilité.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
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Rein
Dim 16 Juin - 19:55

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Elizabeth sourit contre la peau nue de son aimé en entendant ses mots. Il lui caresse la nuque tout en posant une main sur la sienne et elle couvre alors son torse de baisers papillon. "Si tu es l'homme le plus heureux du monde, alors cela fait de moi la femme la plus heureuse au monde." souffla-t-elle contre lui, les paupières lourdes d'un sommeil revigorant que Morphée lui-même était sur le point de lui imposer.

Les lèvres de Benedict sur son front lui font fermer les yeux afin d'en apprécier la douce caresse. Elle somnole ainsi doucement contre lui, son visage niché entre la naissance de son cou et son épaule. Morphée l'enleva entre ses bras et elle s'abandonna à lui en s'endormant.

Le marquis de Middletown n'agite nullement ses cauchemars. En vérité, elle ne fait même pas de cauchemars. Elizabeth rêve d'une vie paisible, pleine d'espoir et de rire. Elle aperçoit une minuscule tête blonde virevolter joyeusement autour d'un Benedict aux jambes guéries et au cœur pansé. Ethan sourit à une jeune femme aux boucles rousses qui lui écrit un mot sur un calepin, lui étirant ses lèvres encore davantage. Douglas, lui, ne lâche pas du regard son ange à la chevelure argentée qui semble perdu dans une esquisse du lac bordant la résidence des Berrygreen. Rose, au loin, converse avec un homme étranger dont les yeux n'expriment rien d'autre qu'une admiration sans faille pour la jolie brune. Elizabeth, enceinte de son deuxième enfant, observe son mari et son fils jouant à des jeux attendrissants, une tasse de thé fumante à la main.

Oui, c'était un rêve merveilleux où plus personne ne souffrait.

Une douce caresse, semblable à de la soie, effleura son épaule dénudée et Elizabeth peina à ouvrir les yeux, son esprit divaguant dans les chimères de sa douce utopie.

Enfin Morphée la quitte, las de la retenir au creux de ses bras, elle cille alors doucement pour chasser les derniers nuages encore lourds de sommeil de son esprit. Un frisson parcourt son échine malgré elle et elle resserre le drap de soie autour de ses épaules en grognant. Instantanément, la jeune femme regrette la chaleur du corps de son aimé, Benedict, qu'elle cherche des yeux. Elle se relève en observant la chambre, lentement, et ses souvenirs de la veille lui reviennent.

Les oiseaux chantaient et le soleil baignait la chambre dans une lumière qu'elle semblait redécouvrir tant sa beauté lui coupait le souffle. Benedict l'avait aidé à se réapproprier un morceau de son corps. Il l'avait aidé à purifier un pan de son âme corrompu... Ils avaient triomphé.

Mais Elizabeth n'eut pas le temps de savourer sa victoire écrasante contre le marquis de Middletown. Un hurlement secoua les fondements mêmes de la demeure des Berrygreen et elle sauta du lit, paniquée. Elle connaissait assez cette voix pour la reconnaître entre mille. Oui, même sur un champ de bataille où des milliers d'hommes agoniseraient, elle pourrait reconnaître la voix de son aimé entre tous. Mary attendait devant sa porte, affolée et aussi blême que si la mort en personne l'avait saluée. Elizabeth lui intima de se calmer tandis qu'elle revêtait un peignoir en soie couleur pêche. "Où est-il ?" La jeune femme n'eut pas besoin d'attendre, un nouveau cri faisant écho au précédent se répercuta contre les murs. Il provenait de l'autre bout du couloir, à l'opposé d'où se tenaient la maîtresse et sa domestique.

"Mary, j'ai besoin que tu empêches les yeux trop curieux de venir voir ce qu'il se trame ici." Elizabeth n'adressa aucun regard à son amie et avança d'un pas décidé. "N'avez-vous donc aucune tâche à accomplir ?" cracha-t-elle aux employés qu'elle croisait sur sa route — tous des espions de Howard, mais ça, elle n'en avait pas encore la certitude. Elle en renvoya d'ailleurs certains en remarquant leurs petits sourires narquois.

Cinq minutes plus tard, la future duchesse atteignit la chambre dont la porte était entrouverte et d'où provenaient des voix paniquées ô combien familières. Elle n'osa pas entrer et décida d'épier la situation à travers l'entre-bâillement de la porte.

Benedict, étendu sur un lit qui trônait juste en face, hurlait de douleur tandis qu'Ethan l'empêchait de s'enfuir. Douglas, le cadet, posa une main sur la jambe meurtrie de son aimé, ce qui lui arracha un hurlement. Elle sursauta et ses yeux s'embrumèrent.

Ethan, tiens-le bien.

Les mains de Douglas se refermèrent autour de son épiderme pour le masser avec une difficulté extrême, car Benedict se tendait sous la douleur en se débattant férocement.

- Prenez soin d'Elizabeth. Ethan, tu l'épouseras ! Promets-le-moi.
- Je le promets.
- Je... Je tiens à elle !
- On sait, on ne la laissera pas. Tu ne la laisseras pas.
- Douglas ! Arrête ! Pitié ! ARRÊTE !


Elizabeth ancra ses talons dans le sol pour se retenir d'entrer. Benedict n'aurait pas supporté savoir qu'elle le voyait ainsi, elle en avait conscience, mais elle tremblait de tous ses membres et les larmes de douleur de son aimé lui étaient insupportables. Elle aurait tué Douglas si elle n'avait pas conscience qu'il faisait tout ça pour le bien de Benedict.

Soudain, une odeur métallique désagréable lui chatouilla le nez et elle hoqueta à la vue du sang qui coulait de la jambe de Benedict. Douglas reposa une lame à côté de lui. Benedict se débattait comme un forcené contre ses frères, s'arquant contre Ethan et assénant des coups de pied à son cadet malgré lui. Un craquement sinistre résonna dans la petite pièce faisant hoqueter Elizabeth et Benedict perdit connaissance.

N'entre pas, n'entre pas, il vaut mieux pour lui qu'il se soit évanoui., se répéta-t-elle en luttant contre son envie de courir jusqu'à lui.

Ethan et Douglas tremblaient de tous leurs membres. Le cadet des Berrygreen nettoya toute trace de son intervention improvisée et les deux frères se blottirent contre leur aîné endormi. Elizabeth n'y vit absolument rien d'obscène ou de décadent, bien que Benedict avait fort besoin d'être recouvert afin d'éviter tout malentendu.

- Douglas ?
- Est-ce qu'un autre médecin que Logan a vu Benedict ?
- Je ne sais pas, pourquoi ?
- Parce que je crois que quelqu'un a voulu le faire souffrir...


Son coeur s'arrêta de battre un instant et le diable lui-même trembla devant la rage meurtrière qui enveloppait la jeune femme.

Elle attendit un long moment avant d'entrer, certaine qu'ils se soient tous trois endormis. Merde, l'odeur métallique du sang de Benedict lui filait la nausée, il attisait une rage froide et meurtrière en elle, plus intense encore que ce que le marquis éveillait en elle. Cette nouvelle et redoutable rage macérerait à l'intérieur d'elle jusqu'à son explosion prochaine.

Elle recouvrit les garçons et Ethan ouvrit un œil. Elle lui caressa les cheveux avec un sourire tendre et posa un doigt sur ses lèvres en guise de secret. Il sombra une nouvelle fois dans le sommeil et Elizabeth quitta la pièce, les draps ensanglantés dans ses mains tremblantes.

Toute trace d'un sourire ou même de bonté avait quitté les traits de la jeune femme lorsqu'elle passa le pas de la porte. Mary accourut vers elle lorsqu'elle l'aperçut au loin et étouffa un cri. Elizabeth ne lui adressa pas un regard en retournant dans sa chambre. Elle jeta les draps au feu et inspira longuement. Mary ne dit rien, en retrait, laissant le temps nécessaire à sa maîtresse pour se calmer.

"Mary." La domestique tressauta. "M-Mademoiselle ?" Elizabeth se tourna lentement vers elle, son regard brillait d'une rage à peine dissimulée. "J'ai besoin que tu me rapportes les noms de tous les médecins qui se sont occupés de Benedict depuis son retour du front." Mary cilla, mais n'osa poser aucune question. Elle sortit à la hâte, laissant Elizabeth seule.

Trois heures plus tard, Mary réapparu avec un registre qu'elle avait eu un mal de chien à se procurer. Elle rapporta la véhémence avec laquelle certains domestiques s'étaient opposés à ses recherches et Elizabeth, dont la toilette avait été faite, ordonna leur renvoi pur et simple. Ses yeux consultèrent le registre avec attention et ses paumes frappèrent avec rage le bois de son bureau. Mary sursauta. Seules deux personnes s'étaient occupés de Benedict. Logan Lockwood et un visiteur amené par le duc en personne quelques jours plus tôt. "Fais immédiatement atteler deux calèches." cracha-t-elle avant de griffonner quelques informations sur un papier à lettre des plus onéreux. Elle scella la lettre avec le sceau des Portman et non celui des Berrygreen. "D-Deux calèches, mademoiselle ?" Elizabeth lui adressa un regard impartial. Elle n'avait pas de temps à perdre. Mary se retira après s'être confondue en excuses et fit atteler les voitures sans plus de questions.

-

Sir Gregor était un ami de longue date des Portman. Il avait la cinquantaine et était connu de tous comme un mercenaire impitoyable. Bien qu'à la retraite, il avait la carrure d'une véritable montagne et possédait la force de dix hommes. On le disait sans pitié, assoiffé de sang et particulièrement violent. Tout n'était pas totalement vrai, car Sir Gregor avait un point faible : son amour pour Elizabeth Portman. C'était un amour pur et chaste, purement platonique — il ne se serait jamais permis de penser à elle en d'autres termes. Elle avait fait fondre la glace qui emprisonnait son cœur et il lui vouait une dévotion et une admiration sans faille.

Lorsqu'on toqua à sa porte alors qu'il s'apprêtait à attaquer un repas fumant, il grogna en envoyant valser sa chaise contre le mur derrière lui. Il avait bien du mal à contrôler sa force pour des gestes aussi simples. "Putain de merde, encore de l'argent jeté par les fenêtres."

D'un geste rageur, il ouvrit la porte à la volée en jurant et cilla quand ses yeux bruns rencontrèrent les iris brûlants de la femme qui se tenait devant lui. "Milady ?" souffla-t-il. "Bonsoir, Sir Gregor." Il se poussa pour la laisser entrer et elle ne prit pas la peine de défaire son manteau car elle n'allait pas s'éterniser bien longtemps. Sans plus de cérémonie, elle lui tendit une lettre scellée qu'il observa d'un air penaud. "J'ai besoin que vous retrouviez quelqu'un pour moi." annonça-t-elle avant de préciser tout de même. "Vivant." Il empoigna les informations en se grattant le menton d'un air confus, troublé par l'ange qui illuminait son humble demeure. "Je vous dédommagerais, bien entendu." Non. Il leva une main pour refuser et s'agenouilla devant la seule femme qu'il avait jamais vénérée. "C'est hors de question. Je suis votre éternel serviteur, milady, et vos désirs sont des ordres." Elle lui adressa un sourire éclatant, le seul capable de faire battre son cœur et lui offrit une main gantée qu'il baisa chastement. "Vous m'en voyez absolument ravie, mon ami."

-

Elizabeth rentra au crépuscule, à une heure plus que tardive. Elle s'écroula sur son lit, non sans être retournée discrètement s'assurer du bien-être des frères Berrygreen au préalable. Morphée hésita à l'envelopper de ses bras, il rôda autour d'elle et de cette aura assoiffée de vengeance qui émanait de la jeune femme. Doucement, il baisa ses paupières avant de l'attirer à lui dans un sommeil bien plus léger que celui de la nuit dernière.

Morphée avait fui aux premières lueurs du soleil, laissant tout le temps du monde à Mary pour préparer sa maîtresse. Elizabeth chantonnait et cela glaçait le sang de sa domestique.

Ethan toqua à la porte et Elizabeth lui ouvrit avec un sourire rayonnant. Elle hocha la tête en écoutant patiemment son récit de la veille, feignant l'ignorance. Elle enveloppa ses doigts meurtris entre ses paumes et ferma les yeux. "Je vous demande pardon." murmura-t-elle avant qu'il ne lui baise la main. Elle le vengerait d'une manière ou d'une autre.

Elizabeth pénétra dans l'immense salle à manger de la demeure, drapée d'une robe rouge annonciatrice de ses intentions meurtrières, bien que tout le monde les ignore encore. Elle accéléra le pas vers son aimé pour le rejoindre au plus vite et lui baisa les doigts sans honte, savourant leurs retrouvailles. "Mon amour..." murmura-t-elle uniquement pour lui. Elle hocha la tête pour lui signifier qu'elle allait parfaitement bien tandis qu'elle prenait place à ses côtés. "Oh, nous allons avoir besoin d'un couvert supplémentaire. Nous attendons un invité extrêmement important." fit-elle savoir à Mary qui cilla avant de s'atteler immédiatement à la tâche que sa maîtresse lui avait confiée.

Howard Berrygreen franchit le seuil de la porte alors que tout le monde était déjà installé. Elizabeth tapa dans les mains d'un air satisfait avant de se lever pour embrasser son beau-père après s'être inclinée devant lui. "Monseigneur, votre présence m'honore. Quelle joie immense vous m'avez procuré en acceptant mon invitation de dernière minute." Le duc lui assura qu'il aurait toujours du temps pour sa famille et que cette idée de petit-déjeuner tous ensemble était absolument délicieuse. Il prit place à l'opposé de Benedict, à l'autre bout de la longue table boisée, loin de tous ses fils.

Les enfants Berrygreen s'étaient tous raidis et toisaient Howard, mais aussi Elizabeth, avec colère pour l'un et incrédulité pour l'autre. Elle leva son verre pour porter un toast — non alcoolisé à cette heure — en ignorant l'expression ahurie des jeunes hommes. À la vengeance. "À la famille !" annonça-t-elle joyeusement et Howard hocha la tête en sifflant son verre d'une traite.

Un hurlement perça le silence et les double portes de la salle à manger s'ouvrirent en un bruit fracassant sous la force de Sir Gregor. Derrière lui, deux hommes bien plus jeunes tenaient en joute un homme de petite taille à lunettes. La montagne s'agenouilla devant Elizabeth qui le gratifia d'un sourire rayonnant. "Milady." Elle lui tendit une main qu'il baisa chastement avant de se redresser. Il paraissait d'autant plus immense dans cette pièce dont les plafonds n'étaient clairement pas adaptés à sa taille hors du commun. "J'ai toujours admiré votre sens de la ponctualité, Sir Gregor." s'amusa Elizabeth alors qu'elle se relevait à son tour.

"Je me vois dans l'obligation de me retirer, messieurs. J'ai une affaire pour le moins urgente à régler. Veuillez m'excuser." Son regard se posa sur l'homme misérable qui tremblait derrière Howard Berrygreen. Elle s'approcha de lui lentement et le jaugea d'un regard glacial. Elle se retourna un instant vers Benedict avant le désigner du menton. En chemin, ses yeux croisèrent ceux du duc qui se raidit. "Avez-vous soigné cet homme il y a de cela quelques jours ?" L'homme bredouilla, agenouillé de force par les deux autres mercenaires et lança des regards affolés à Howard Berrygreen dont le masque ne trahissait rien. L'enfoiré était imperméable à sa détresse. "C-C'est possible, mais je ne puis vous l'assurer, milady, m-ma mémoire n'est plus ce qu'elle était." Un sourire mauvais naquit sur les lèvres de la jeune femme. "Cela est fort regrettable, en effet." La future duchesse échangea un regard indéchiffrable avec son homme de main et ce dernier hocha la tête avant de traîner le faussaire hors de la pièce. Douglas n'aimait pas la vue du sang, elle devait faire attention. Des craquements sonores suivis d'un hurlement résonnèrent dans la salle à manger, mais on ne vit rien. Elizabeth devina que, d'un geste bien trop vif pour son âge, le mercenaire venait de broyer les os de la jambe gauche du charlatan sous sa botte.

Le regard de la jeune femme se posa sur Howard Berrygreen dont une unique goutte de sueur perlait le long de sa tempe. Elle l'essuya d'un revers de main avant de lui baiser chastement la joue. "À la famille, monseigneur." renchérit-elle avec un sourire mauvais. Son heure arriverait tôt ou tard, se promit Elizabeth, car elle savait que s'il ne périrait pas de ses mains, ses fils le tueraient un jour.

La jeune femme sortit de la pièce sans un regard pour les enfants Berrygreen, le dos droit et le menton haut et fier. "Oh, ses jambes ne lui seront plus d'aucune utilité, Sir Gregor." annonça-t-elle d'un ton bien trop léger au vu de la situation. "Ce charlatan doit simplement être en état de parler." Elle avait prononcé ses mots avec une haine froide, annonciatrice de mille maux. Le bruit sourd d'os cassés mêlés à des cris étranglés se répercuta en écho contre les murs.

Puis, ils s'éloignèrent, les mercenaires traînant l'homme, à présent infirme, vers les sous-sols dans lesquels les guidait Elizabeth Portman.

Elle lui ferait tout avouer, ensuite il paierait d'avoir osé faire souffrir délibérément l'amour de sa vie.
Clionestra
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Clionestra
Dim 16 Juin - 22:03

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano

TW WARNING - Ne lisez pas ce rp, tout simplement.


- Lord Benedict Quinton Berrygreen, pourrais-tu te calmer ?

Le petit lord, futur duc, remit sa redingote en place pour la énième fois. Il sourit à sa mère. Son frère, dans la voiture avec lui, ne bougeait pas, ne cillait pas. Parfois, Benedict avait l’impression que son frère était mort pendant ce genre de moment. Il avait dix ans. Et dans le ventre de sa maman grossissait un petit frère. Son bison devenait de plus en plus gros... Il était sûr que son deuxième petit frère, puisque le duc disait qu’il était impossible que sa vie soit maudite par une fille, serait bienvenu dans ce monde. Il avait hâte de le rencontrer, mais il avait peur de la colère du duc.

- Maman… Père ne désirait pas de troisième enfant ? questionna alors Benedict.

Sans avoir eu le temps de comprendre, sa mère le gifla fort. La claque résonna dans l’habitacle comme la promesse d’autres sévices prochaine.

- Tu n’es qu’un enfant de satan, comme chacun de tes frères, vous n’êtes que des pourritures qui blessaient et manipulaient pour le plaisir. Ne m’appelle pas « maman ».

Sa mère avait parfois des périodes comme ça. Benedict l’avait toujours accepté. Il appelait ça le moment « pas maman » avec Ethan. C’était le genre de moment où leur mère avait la certitude dans ses prunelles que ses fils étaient le fruit du démon, et certainement pas ses enfants. Qu’ils ne venaient pas de ses entrailles. Une fois, Ethan avait dû l’empêcher de mettre le feu dans le lit de Benedict. Ethan dormait toujours que sur une oreille, trop inquiet que son père ne désire le corriger dans la nuit. Sa mère l’insulta encore, le poussa sur le fond du carosse comme s’il n’était rien qu’une merde. Ethan ne bougea pas. Parce que comme Benedict, il savait ce qui allait se passer ensuite. Elle se mit à pleurer en tombant au milieu de la calèche pour le prendre dans ses bras et s’excusait avec tout son cœur. Quand sa mère le giflait, s’était toujours sans prévenir. Et toujours quand le duc était dans la conversation, mais absent du paysage. Benedict lança un regard à Ethan qui haussa les épaules. Il n’était pas la victime de leur mère, seulement Benedict pour sa ressemblance avec son père. Il se fit gifler encore après le câlin d’excuse. Ethan pleurait. Ethan ne pleurait pas, jamais. Mais le petit Benedict ne pouvait pas comprendre pourquoi.

La calèche s’arrêta devant une maison de campagne. Il ne l’avait jamais vue et sortit, non sans avoir aider sa mère à sortir à sa suite comme le ferait un gentleman. La trace sur sa joue avait été effacée par les larmes. Puis, il s’approche.

- Benedict, je te présente ta fiancée. Elizabeth Portman.

Et avant de comprendre, comme seul un cauchemar pouvait le faire, Elizabeth s’approcha de lui pour le gifler. Le temps que le monde revient dans ses bons axes, il était au milieu de la salle de bal, avec elle la main tendue après le coup qu’elle venait de lui porter.

- Vous êtes bien le fils de votre père, siffla sa douce aimée avant de tourner les talons, non sans qu’il puisse voir le ventre arrondi de sa femme et le sang qui coulait le long de ses jambes.

Il était perdu, qu’avait-il fait ? Où était le jeune Benedict dans la calèche. Qui avait réellement pris une gifle juste avant de rencontrer sa promise, celle qui venait de partir. Il serra le poing, se rendant compte qu’il tenait quelque chose à l’intérieur. Il baissa ses yeux vers sa main, y trouva un fouet donc l’extrémité était couverte de sang. Il se fige. Se tourne. Un enfant ressemblant au marquis de Middletown se trouvait là, à la place d’Ethan dans ses souvenirs, le dos couvert des zébrures du aux impactes de l’arme contre son dos, de manière répété, la lanière avait meurtrit sa chair et laisserait les mêmes marques qu’il y avait sur le dos d’Ethan. Et c’était ainsi qu’il s’était réveillé, dans le lit au milieu de ses deux petits frères. Allait-il devenir comme son père ? Est-ce là ce que voulait dire ce rêve ignoble ? Est-ce que c’était un risque ? Il se fit habiller, puisqu’il avait dormi nu et rejoint le petit déjeuner sans savoir ce qu’il allait dire à la femme qui avait pris sa première fois. Elle était magnifique dans sa tenue, et quand elle arriva, il voulait se lever pour lui montrer son respect mais Douglas le menaça de vendre son piano s’il en avait l’audace. Vilain.

Il observe cette femme, le rouge lui sied et il avait l’impression pourtant que quelque chose manquait sur son visage. De la joie. Il envoya un regard menaçant vers Ethan qui ne cilla pas. Il n’avait dit que la vérité, et même, il n’en avait pas eu le besoin complètement, il le savait. Quand elle demanda un couvert en plus, avant même que Douglas est pu exposé son pronostic, Benedict fronça les sourcils. Et quand le monstre de leur nuit débarqua au petit matin, comme ça, sans préavis, un silence glacial se fit entre les frères. Douglas, qui n’avait jamais réussi à garder le flegme de ses frères devant leur père, tremblait de tous ses membres à le voir ainsi assis. Il voulu se lever mais sur chaque jambe se trouvait une main d’un de ses frères qui le clouer sur place. Ethan observa la jeune Elizabeth avec un intérêt certain. Il l’avait vu, les recouvrir et le caresser comme si elle voulait le protéger, alors il attendait. Benedict aussi. Seul Douglas, qui était un peu trop jeune, bien trop fatigué hier, et bien trop apeuré, lui jeta un regard trahi. Il tremblait et essaya d’avaler une bouchée de son scone avant d’être incapable d’en faire quoi que ce soit dans sa bouche. S’il venait à s’étouffer, au moins, il n’y aurait plus de soucis et pourrait disparaître. Ethan lui fit une pression sur sa jambe et il déglutit pour faire passer la nourriture. Il reprit une respiration normale. Ethan aussi voulait mourir. Et Douglas savait qu’il était mieux loti que lui parce qu’il possédait une raison de vivre plus grande que la simple loyauté fraternelle. Il possédait un avenir là où Ethan ne voyait pas l’avenir. La tension était à son comble.

Quand un cri se fit entendre, Benedict voulu se lever mais Douglas mis sa main sur son épaule pour l’obliger à rester dans son fauteuil roulant. Même si leur père était là, il allait frapper son ainé sans honte pour l’obliger à faire attention à lui. Et ce qu’il se passe ensuite ?

Ni Benedict. Ni Ethan. Ni Douglas. Ne pourraient l’expliquer clairement. Aucun des trois ne pouvait mettre des mots sur la situation sans avoir l’impression de dire n’importe quoi. Benedict trouva sa femme incroyable, et s’en voulu de ne pas pouvoir la protéger. Ethan trouvait sa belle sœur incroyable, et décida que si déesse elle devait être alors elle serait Némésis, la déesse de la vengeance. Douglas devient blême, lui, simplement parce que la violence le rendait toujours malade. Il n’aimait pas la violence, et s’il nourrissait des besoins de mort vis-a-vis de son paternel… Hé bien, c’était surtout une mort dans son sommeil avec du poison que ce que pouvait imaginer Ethan. Le hurlement du bougre fit prendre sa main à Benedict qui regarda tout simplement sa future femme debout. Ethan mangea alors qu’un petit sourire satisfait naquit sur ses lèvres. Il le cacha très mal par la nourriture qu’il prit. Douglas avait envie de vomir. Son père plus la violence était un mauvais mélange et il quitta la table pour aller dans une pièce, à l’opposé de là où était partit la jeune femme. Il trouva un pot et y vomit ses trippes. Il n’avait pourtant rien avalé. Mais la veille, déjà, il ne se sentait plus très bien après avoir dû ouvrir la jambe de son frère sans rien pour le calmer et dans l’urgence. C’était la première fois qu’il faisait quelque chose comme ça, sans aide de la part de Logan, ou de personne. Et il aurait pu le tuer. Ou faire pire. Il avait envoyé une lettre à Logan pour qu’il vienne vérifier. Il vomit encore jusqu’à en avoir mal au ventre. Il vomit alors même qu’il ne restait plus que de la bile dans son ventre qui lui brulait l’œsophage. Il finit par se glisser sur le sol. Depuis sa cachette, derrière les escaliers, il vit son père prendre ses affaires tendu par une fille de maison. La fille semblait aussi paniqué que ce qu’il l’était. Et quand Howard Berrygreen posa un regard vers le salon, Douglas savait que c’était une promesse d’une vengeance qui couvait dans ses prunelles et ça le fit vomir d’autant plus.

-

Ainsi, se disait Howard Berrygreen en niant la peur qu’il avait ressenti descendre sa colonne vertébrale, cette pute des bas-quartiers pensait qu’elle pouvait le menacer ainsi ? Il eut un sourire mauvais vers la maison de ses fils. Oh. Si seulement ils pouvaient imaginer ce qu’il les attend. Ils pensaient avoir mis Rose en sureté ? Ils pensaient peut-être même qu’à force de ne pas voir cette petite salope, Howard avait oublié son existence ? Il eut un rire et fit un tendre sourire vers la demeure quand des passants le saluèrent. Madeleine Portman n’avait été qu’une petite gamine manipulable qui s’était laissé aller à croire tout ce qu’il lui avait fait subir. Son père avait gagné des sous pour la vente de sa gamine, sans aucune honte et sans retenu. Il avait même offert sa femme au duc, quand il était venu proposer une alliance. Jane Portman avait été baisé par l’arrière chaque fois qu’il était venu, la prenant comme la catin qu’elle était. Il avait expliqué à cette femme ce que son propre fils allait faire à sa fille, autant que ce qu’il lui faisait à elle. Chaque fois, il la sodomisait pour se répandre en elle sans risque d’avoir un enfant à nouveau. Mais il s’amusa à la pénétrer autrement à l’avant, pour que le père d’Elizabeth sache que sa femme avait été utilisée, souillée. Elizabeth… Cette fille pensait pouvoir le défier alors qu’elle n’était rien ? Pas mieux que sa mère pour être faite. Il rentra chez lui. Un plan se dessina déjà dans son esprit. Il prit un papier et écrit une lettre qu’il fit poster.

- Amenez-le directement en bas, fit-il au serviteur qui, le regard de l’assassin dans les yeux se courba pour disparaître dans les ombres.



-

Pendant ce temps, Benedict réussi enfin à sortir de table avec un Ethan qui n’était pas sur de la réaction à avoir. Il l’aida avec sa canne et trouva leur frère prostré dans un coin. Benedict lui demanda d’y aller et il s’approcha des escaliers. Il entendait les cris de douleur de l’homme et grimaça pour ce pauvre bougre. Il en était à là de son émotion et son altruisme. Même s’il l’avait fait souffrir, quand il sait comment était son père, il ne pouvait que trouver pitoyable les personnes qui acceptaient de travailler pour lui. Il eut du mal à approcher, les escaliers furent une torture mais il finit par rejoindre la jeune femme. Il observa à peine l’inconnu montage de muscle pour approcher ses mains des yeux de la jeune femme et lui couper le spectacle de la torture en cours. Il posa sa tête dans son cou, soufflant de l’effort qu’il avait dû faire pour venir jusqu’ici.

- Mon papillon, de grâce… Ne restez pas ici dans la crasse. Vous êtes fait pour la lumière, et j’aimerais vous protéger et vous parler loin de tout ça…

Il posa à peine un regard sur l’homme qui le supplier de faire arrêter tout ça. L’homme avait-il choisi son père ou avait-il était manipulé ? Il ne pouvait pas le savoir et ne le voulait plus. Il voulait simplement que la jeune femme n’assiste plus à tout ça et vienne avec lui. Il posa une main sur son ventre.

- Viens avec moi, la tutoya-t-il d’un coup, embrassons-nous à la lumière du jour, mais loin d’ici. Je t’en supplie. Je ne veux pas que tu voie la souffrance, je suis un piètre époux que de te laisser voir un tel spectacle en t’obligeant à prendre les armes. J’en suis désolé.

-

Deux heures plus tard, alors qu’il était en train de faire des recherches parmi la bonne société pour savoir ce que les gens savaient sur les véritables vices du marquis de Middletown, Tristan Middletown se fit plaquer au sol. On l’emmena devant la cours, et en moins de temps qu’il en faut pour le dire il avait été accusé et considéré coupable du viol violent et atroce d’une jeune femme de seulement quinze ans. Il était condamné à la potence, la semaine prochaine, à l’aube. Il essaya de se défendre mais on l’enferma avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit !

De son côté, le marquis prépara son propre donjon de jeu, comme celui du duc, pour avoir le droit de se faire plaisir de la douce Elizabeth qu’on allait lui remettre. Il ne pouvait pas l’avoir ce soir, on l’avait prévenu. Mais le temps que sa place soit faite, et qu’elle sorte en société, il aurait tout préparé pour pouvoir la faire sienne comme il se doit, comme Howard Berrygreen venait de lui apprendre. Il avait hâte de faire souffrir cette femme et de la posséder à nouveau.


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Rein
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Rein
Lun 17 Juin - 22:04

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquise et marquis
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
James Miller, médecin légiste de profession, était un homme avare et cupide. Il avait croisé la route de Howard Berrygreen pour la première fois après la naissance de Rose. Un cadavre de sexe féminin mutilé gisait à ses pieds. La décadence du duc pour sa cadette avait poussé James à couvrir bon nombre de ses crimes grâce à une expertise médicale que personne ne cherchait jamais à contester. Oui, James mentait comme un arracheur de dents et Howard le couvrait d'or en remerciement.

Malheureusement pour lui, James Miller s'était attaqué à la mauvaise personne en meurtrissant Benedict Berrygreen jusque dans sa chair. Elizabeth Portman, sa promise, était une femme dotée d'une intelligence remarquable et Douglas avait sonné le glas de l'existence même du charlatan en émettant une simple hypothèse.

Là, assise aussi gracieusement qu'une reine sur son trône, la jolie blonde observait avec amusement Sir Gregor maintenir la tête de James Miller sous une eau stagnante — traînant dans un vieux tonneau remplit à ras bord. Il se débattait comme un enragé, secouant son buste dans tous les sens alors que ses jambes, dont les os avaient été broyés, glissaient désespérément, en une supplique silencieuse, contre le sol humide et crasseux du sous-sol.

Lorsque le mercenaire tira sur les cheveux du cinquantenaire sans douceur pour lui relever la tête hors de l'eau, Elizabeth le stoppa avec un doux sourire. Aussitôt, il immergea de nouveau le visage du légiste dans le liquide croupi. "Pensez-vous qu'un homme a besoin de ses mains pour parler, Sir Gregor ?" La montagne ne cilla pas un seul instant. Il trouvait cette femme extraordinaire en tout point et l'entendre proclamer chacune de ses sentences était une bénédiction. "Non, milady." Elle hocha la tête pour approuver ses propos et son sourire s'élargit. "Vous avez raison. Brisez-les lui, je vous prie."

Agrippé désespérément aux rebords métalliques du tonneau alors qu'il luttait contre sa propre noyade, James Miller ne put voir à temps Gregor se saisir d'une barre de fer. Il l'abattit avec force sur ses doigts, plusieurs fois, pour lui briser les phalanges. Il hurla, le corps arqué dans un axe quasi inhumain, le visage toujours immergé. Ainsi, ses poumons se remplirent d'eau et Elizabeth encouragea Gregor à le laisser respirer — ou du moins, recracher.

L'homme tomba à genoux et recracha des jets d'eau aux pieds d'Elizabeth. Elle leva un sourcil avec un sourire mauvais et son fidèle serviteur lui asséna un coup de pied dans l'estomac si puissant qu'il en vomit. "Êtes-vous enfin disposé à avouer, docteur ?" Il haleta difficilement, pleurant sous la douleur et tremblant de peur. "D-De grâce, m-m-milady..." Elle soupira d'un air las, son coude posé à même l'accoudoir de sa chaise et son menton niché au creux de sa paume. La jeune femme leva les yeux au ciel et examina ses ongles, agacée. "Dois-je vous faire briser tous les os du corps pour que vous consentiez à vous confesser ?" Il secoua la tête d'un air affolé, bredouillant mille excuses. "Vous n'avez éprouvé aucune pitié à mutiler mon aimé. Tout ceci n'est que justice." dit-elle en se relevant. Elle évita l'eau, mais aussi le vomit à ses pieds grâce à la main tendue de Sir Gregor.

La montagne força le charlatan à s'asseoir sur un tabouret et Elizabeth observait avec grand intérêt plusieurs instruments rouillés alignés sur une table en bois. Une pince attira son regard et elle tapa dans ses mains d'un air ravi avant de se retourner vers le mercenaire. "Laissez-lui juste assez de dents pour qu'il demeure compréhensible." Le retraité hocha la tête avant d'attraper la pince et força James à ouvrir la bouche en exerçant une horrible pression de chaque côté de sa mâchoire avec ses pouces.

Elizabeth ne put qu'à peine entrevoir la pince entrait dans la bouche de James Miller. Ses paupières battirent des cils contre les doigts de Benedict, le chatouillant un instant, et elle inspira brutalement en sentant sa tête nichée au creux de son cou. La jeune tourna un visage inquiet vers lui et elle abaissa ses mains pour les capturer entre les siennes. "Benedict... Êtes-vous devenu fou pour vous trainer ainsi jusqu'ici, mon amour ?" Elle se retourna complétement pour lui faire face et enveloppa son visage entre ses mains immaculées. James Miller s'étouffait avec son propre sang à l'arrière. "Cette crasse n'est rien comparée à la pourriture qui agonise derrière moi." cracha-t-elle avec une haine dirigée contre le charlatan. "Je vous l'ai promis, Benedict, je vous protégerais." Ses yeux brûlaient d'une rage froide. "Non, je vous vengerais." se corrigea-t-elle en lançant un regard sans appel derrière son épaule, plusieurs dents ensanglantées et mal arrachées jonchaient le sol.

Benedict posa alors sa main en une douce caresse sur le ventre de sa promise et Elizabeth s'immobilisa. Sa main rejoignit la sienne en un geste protecteur pendant que ses yeux s'embrumèrent. Il la tutoya et elle cilla en le regardant comme si elle le voyait pour la première fois depuis sa venue dans les sous-sols.

Viens avec moi.

La future duchesse le suivit alors sans un mot, et ils remontèrent le long de l'escalier sans un regard pour James Miller.

Embrassons-nous à la lumière du jour.

Le soleil les illumina de ses doux rayons, habillant Benedict d'or. Elizabeth l'appuya doucement contre la porte close d'où ils provenaient tous les deux et elle lui offrit un baiser chaste.

Je t'en supplie. Je suis un piètre époux. J'en suis désolé.

Ses doigts plongèrent dans les mèches brunes de son amour, elle savoure leur texture contre ses doigts avant de secouer la tête en s'écartant juste assez de lui pour parler. "Tu n'es pas un piètre époux, mon amour. Tu es un homme fort, bon et juste. Tout le contraire de moi." Ses lèvres caressèrent sa joue qu'elle baisa ensuite. "Je ne veux pas me battre contre toi, mais avec toi." Ses mains glissèrent sur les siennes et elle les pressa doucement en plongeant son regard dans le sien. "Tu dois être épuisé, allons nous asseoir."

Ils se retrouvèrent dans le bureau de Benedict, là où leur histoire avait commencé à changer, il y a de cela quelques semaines, mais Elizabeth ne se tenait plus face à lui comme une vieille ennemie. Non, la jeune femme était assise à ses côtés, à présent, comme une fidèle alliée.

Elle lui servit une tasse de thé avant de poser sa tête sur son épaule, les mains toujours tremblantes de rage. Elle ne s'apaiserait uniquement qu'en sachant James Miller mort. Ses doigts se refermèrent sur sa robe avec une telle force que les jointures de ses phalanges virèrent au blanc. Elle secoua la tête avant de gratifier son aimé d'un doux baiser sur la joue. L'odeur si familière et rassurante de Benedict détendit quelque peu ses muscles. Elle nicha son nez au creux de son cou et murmura. "Je t'écoute, mon amour, parle-moi."
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Lun 17 Juin - 22:46

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Il sourit à peine quand la jeune femme le disputa tout simplement pour sa venue au lieu de venir avec elle, ailleurs, loin de tout ça. Loin de la souffrance et de l’odeur nauséabonde qui émanait des sous-sols. Il n’avait jamais aimé les sous-sols, et si ce lieu n’était pas obligatoire pour toutes les demeures, il en ferait mettre des briques pour ne plus le voir. Il pensait à son père qui amenait sa mère dans les bassement de leur maison. Ni Ethan ni lui n’avaient jamais compris pourquoi. Mais les sous-sols changent les cœurs et les rends plus violent. Il repense à son rêve qui avait viré au cauchemar. La gifle de la jeune femme sur sa joue se fit tout de suite plus présente, presque réelle et il voulait tout faire pour la protéger. Bien qu’il ait mérité cette claque dans le cauchemar affreux qui avait été le sien. Il laisse la main de la jeune femme contre sa joue, s’appuie un peu pour pouvoir en sentir plus de chaleur encore. Etait-ce à cause de leur nuit d’amour ou bien avait-il toujours ressenti ce besoin d’être touché par la jeune femme ? Il se le demande alors qu’il bouge à peine son visage pour en embrasser la paume de son aimée. Il finit par tenir sa canne sous son aisselle pour poser sa main libre sur celle de la jeune femme.

- Un papillon ne doit pas voir le malheur. Pourquoi refusies-tu même de me laisser être ton protecteur ? Je n’ai pas envie de salir ton âme par le poison de la vengeance, parce que c’est un poison qui dévore et amène à une souffrance bien plus grande encore que celle que j’ai vécu.

Il sentait le poison de la vengeance de ses veines depuis des années et en ressentait qu’une douleur de ne pas pouvoir en protéger ses frères aussi. Ethan ne vivait que pour le jour où il tuerait leur père, et il comptait aller dans la tombe avec lui si ça permettrait cela. Douglas vomissait de la douleur d’autrui, même du plus pitoyable des hommes, et souffrait aussi de vouloir la mort d’un homme avec tant de force. La vengeance était une chose dangereuse. Et il remonta les yeux vers son visage pour s’arrêter sur ses prunelles. Il ne voulait pas être vengé, si pour cela il salissait son âme encore plus efficacement que le marquis de Middletown. Il caressa ce ventre qu’il aimait déjà et réussi à la faire sortir de la noirceur. Il s’en voulait, terriblement. Il s’en voulait tellement qu’un autre poison était en train de couler dans ses veines. Une fois remonté, le souffle court par l’effort, il dû attendre un peu pour reprendre son souffle et pouvoir continuer cette discussion qu’il sentait compliqué. Parce qu’il avait envie d’en pleurer tant la culpabilité l’accable. Il n’était même pas capable de se protéger lui-même. La baiser doux lui fit sourire et ainsi contre elle, sa douleur s’envola, presque. En réalité il avait tellement mal continuellement qu’il avait l’impression qu’une partie de sa douleur n’était qu’un bruit de fond.

- Tu es une femme forte, bonne et juste, toi aussi. N’en doute pas.

Il la laissa la guider alors qu’il avançait difficilement. Le dernier passage de Douglas avait été le pire de tous. Aussi, Ethan avait précisé que Douglas avait dû l’inciser, ce qui rendait tout ce moment d’autant plus douloureux pour les trois frères. Il se tient là et respire en espérant que chaque personne, bonne et importante, de cette demeure aille bien. Sur le coin de son bureau, il y avait une miniature de Rose, telle qu’elle était avant de partir d’ici dans un fracas de tissu et de dentelles. Rose ne lui pardonnerait jamais ? Il ne sait pas ce qu’elle peut savoir ou non. Douglas était le seul à lui envoyer des lettres, Benedict n’en avait jamais eu le courage. Un silence l’aurait brisé un peu plus quand l’ignorance lui laisser de l’espoir. Il la laissa se calmer et se mit contre elle, avachie comme un gentilhomme ne le devrait jamais, mais il avait une excuse. Il ne savait pas réellement quoi lui dire…mais il chercha les mots un instant avant de les trouver. Il ne sait pas pourquoi, il décida de dire ça :

- Quand j’avais cinq ans, j’ai compris pour la première fois que mon père n’était pas le paternel aimant que je croyais, à qui je ressemblais tellement et que ça m'apportait une grande fierté. Pour punir Ethan d’avoir fait tomber un objet, il lui a attrapé le bras et la brisé en deux, comme si son corps n’était que du papier. On ne comprenait pas réellement tout avec Ethan, mais j’ai pu vivre une partie de ma vie sans croire qu’il était le pire monstre de la terre, quand lui ne l’a jamais pu.

Il prit la main de la jeune femme et la caressa mais son esprit était dans un souvenir.

- Je ne peux te décrire tout ce qu’il a fait à Ethan, quand il s’est mit à exister, à devenir plus grand, plus intelligent. Il le frappait tellement… et un jour, il m’a obligé à le frapper. Il m’a dit qu’il ferait du mal à Rose si je ne frappais pas mon frère. Ethan m’a supplié de le faire. Alors je l’ai fait.

Il tremble à ce souvenir. Dans sa main, à la place des doigts de la jeune femme, il voyait le fouet qu’il avait utilisé. Chaque fois qu’il frappait son père disait plus fort, et lui pleurait. Et Ethan lui disait de ne pas s’en faire. Une fois satisfait, leur père était simplement partit et Benedict avait dû nettoyer. Celui qui a consolé l’autre, ce jour là, c’était Ethan. Benedict en tremble encore.

- Alors, on a voulu se venger. Mais cela a donné pire que mieux. Douglas n’était pas touché physiquement mais menacé. Il n’y a que Rose qui avait le droit à toujours la même déférence de notre père. « Sa Rose ». Rose l’aimait comme une enfant aime un père et on n’avait jamais le cœur de lui dire, bien que Douglas avait envie de lui crier chaque fois qu’il se retrouvait avec elle. Il dormait dans son lit, souvent, de peur que notre père la touche.

Il se blottit un peu plus contre ses bras.

- Tout ça pour te dire, Elizabeth, que tu ne dois pas te mettre en colère pour ce que j’ai vécu. D’ici que tout se mette en place comme il faut, et ce n’est pas maintenant, nous allons devoir en vivre d’autres, il se tait un instant avant de rajouter, je vais te toucher.

Il la prit un peu plus dans ses bras, finissant, à force de s’avachir, coucher avec elle sur le petit divan, face à elle et mélange de bras et de jambes. Son membre meurtri était sous tension mais il n’en avait rien à faire.

- Je mérite chaque souffrance pour ne pas avoir été plus efficace et pour ce que j’ai fais à mon frère. Je ne veux pas que tes mains se salissent ou ton cœur, pour m’éviter les douleurs. Je me fiche de souffrir. Je me couperais la peau, je m’arracherais les yeux et me crucifierais moi-même si ça peut vous sauver et vous rendre plus heureux… Mais alors, ne m’arrache pas le mien en te faisant couper les ailes par mes actions. Je ne veux pas que tu puisses être touché par ce monstre. Pas toi. Pas une nouvelle âme que je laisse empoisonné par lui.

Il n’en avait pas conscience mais pendant toute sa tirade, il avait commencé à pleurer. Son âme était, elle aussi, pourri par l’existence de son père… et surtout, par sa ressemblance. Il était Benedict Berrygreen, il finirait comme son père… Il allait devenir comme lui ? Il commençait déjà. Il avait déjà commencé à rendre tout le monde plus triste, augmentant la mélancolie d’Ethan, laissant son frère souffrir de voir son sang, jusqu’à obliger la jeune femme à se salir les mains parce qu’il en était incapable. Il fit un hoquet de souffrance et de désespoir. Une fois que leur enfant sera né, il faudra qu’il trouve une solution pour disparaître. Ethan sera un magnifique duc. Et sa femme sera plus heureuse sans le risque qu’il ne la tue. Il était comme son père. C’était sa croix. Son père lui avait toujours dit. Et son père venait de lui prouver. Tout comme sa mère était devenue folle par les actions du duc, il venait d’obliger la femme de sa vie à prendre les armes et à accepter la violence dans son propre foyer.

Il était comme son père.

Et cette idée le tue alors qu’il avança le corps de sa bien aimée contre lui pour y cacher son visage pendant que des larmes contenus depuis des années roulaient sur ses joues.

- Je suis tellement désolé…


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