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LE TEMPS D'UN RP

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein)

Rein
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Rein
Sam 22 Juin - 16:53

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquise et marquis
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein) - Page 7 7d38542276ae468fa2134bbf990db8fbce17f01c
La rage d'Elizabeth s'amoindrit légèrement au contact de la joue de Benedict contre la pulpe de ses doigts. Là, dans ce sous-sol dans lequel la souffrance et la mort rôdaient autour d'eux tels des prédateurs insatiables, le jeune homme était semblable à une lueur d'espoir divine et salutaire, dissipant un dangereux brouillard dense, laissant un arrière-gout âcre au fond de la gorge. Les lèvres de Benedict embrassent sa paume, lui arrachant une inspiration fébrile alors qu'il glisse sa canne sous son bras pour couvrir sa main de la sienne. "Tu sembles obstiné à refuser de m'entendre, mon amour." commença Elizabeth pendant que son pouce caressait la peau de son aimé. "Je ne vois pas le malheur, ici-bas, car je te l'ai promis, Benedict, je te protégerai." Doucement, elle reposa son front contre le sien. "Nous nous protègerons mutuellement, mon amour. Nous nous en sommes fait la promesse." rappela-t-elle. Son nez effleure le sien dans une douce caresse. "Et je respecte toujours mes promesses. La vengeance n'est pas un poison pour moi, elle est mon remède. Elle me libère de mes tourments et m'apaise, Benedict." Elizabeth adressa un sourire désolé à son aimé, le cœur serré. "Je te le répète, mon amour, je suis une femme bien moins noble que toi. Ma pureté et ma bonté d'âme, contrairement à toi, ont des limites que ce charlatan a bafouées en osant te mutiler." Sir Gregor sembla appuyer les propos de la jeune femme en arrachant un nouvel hurlement à James Miller et le visage de la jeune femme s'illumina.

Benedict posa une main sur son ventre en une douce caresse qui l'arracha un instant à son désir de vengeance. Elle cilla avant qu'ils ne remontent là où la souffrance et la mort n'osaient pas encore s'aventurer.

Elizabeth était peut-être une femme forte pour avoir survécu au marquis de Middletown, mais sa bonté s'arrêtait là où une personne qu'elle aimait était volontairement blessée, quant à son sens de la justice... Il exigeait réparation, à hauteur du mal infligé, expliquant pourquoi James Miller avait désormais les membres brisés et des dents en moins. "L'estime que tu me portes est bien trop haute, mon amour." s'attrista-t-elle doucement en le guidant vers le petit salon. Ils s'arrêtent chaque fois que Benedict ressent le besoin de faire une pause pour apaiser le feu consumant sa jambe. Elizabeth le laisse reprendre son souffle en lui caressant gentiment le dos pour l'encourager. Cet homme était un exemple de courage et de bravoure et elle l'aimait à en mourir. Non, elle l'aimait au point de tuer sans une once de remords pour lui.

Elle accueillit Benedict en son sein en lui caressant la nuque d'un air absent alors qu'ils étaient à demi-allongés sur le canapé trônant devant un feu ronflant. Au loin, un miroir leur renvoyait leur image.

Ainsi, Benedict Berrygreen se confia à son ancienne ennemie — l'avait-elle seulement été un jour ?  — Il lui raconta un de ses plus sombres secrets et Elizabeth l'écouta patiemment en caressant ses cheveux dans un geste qu'elle voulait réconfortant et encourageant. Elle refusa de laisser la rage l'envahir. Pas cette fois, elle respectait assez Benedict pour ne pas s'accaparer toutes ses souffrances. Oui, elle détestait Howard Berrygreen et voulait le voir mort, mais pas au détriment des sentiments de son aimé. Son esprit visualisa Howard brisant le bras d'Ethan qui n'était alors qu'un enfant innocent et son sang bouilli dans ses veines. Elle pensa que Howard était un homme vraiment terrifiant pour avoir fait preuve d'une telle cruauté sur son propre fils. Si elle avait su cela un peu plus tôt... aurait-elle demandé à Gregor de briser le bras de Howard comme il avait brisé celui d'Ethan ? Peut-être.

Elizabeth entrelaça ses doigts avec ceux de son aimé et le laissa poursuivre sans un mot. De nouvelles scènes épouvantables se déroulèrent devant elle : Ethan recroquevillé alors que Howard le rouait de coups, Benedict frappant son frère sous la peur que son père ne fasse subir son courroux à sa jeune sœur de quelques façons, Ethan suppliant Benedict de s'exécuter... D'instinct, elle posa une main sur son ventre légèrement arrondi en une caresse protectrice. Jamais, ô grand jamais, elle ne lèverait la main sur son enfant. Ni elle, ni personne d'autre, elle s'en fit la promesse.

Ses doigts jouent avec les mèches de ses cheveux et elle lui embrasse le front en le berçant pour calmer ses tremblements. Qu'entendait-il en disant qu'ils avaient voulu se venger ? Elle n'osa pas lui poser la question. Douglas n'avait pas autant souffert physiquement que ses frères, mais ses réactions face à son père trahissaient une détresse psychologique évidente. La jeune femme pensa à Rose, exilée dans un pensionnat à la campagne, et elle fut ravie que Howard n'ait jamais eu l'occasion de lui faire du mal.

Ses frères l'avaient vaillamment protégé, au détriment de leur propre bien-être. Ils s'étaient battus bec et ongles pour que l'un d'entre eux reste intact des souillures de Howard, et ils avaient réussi jusqu'à présent, mais pour combien de temps encore ?

Les bras d'Elizabeth se resserrèrent autour de Benedict alors qu'il se blottissait davantage contre elle, comme si cette simple étreinte pouvait suffire à le protéger de Howard jusqu'à la nuit des temps. Elle ne lui répond pas et le laisse la toucher sans trembler ou avoir un mouvement de recul. Benedict avait été si doux avec elle, il l'avait laissé être le maitre d'orchestre de leur symphonie d'amour, comment aurait-elle pu lui refuser le moindre contact alors qu'il avait un besoin viscéral de la toucher ?

Ils s'allongèrent sur le canapé à force de s'enlacer de plus en plus fermement et les muscles d'Elizabeth se contractèrent violemment. Elle était là, dans le petit salon, allongée sur le canapé, avec un homme au-dessus d'elle. Elle inspira brusquement et ferma les yeux en luttant contre ses démons intérieurs. Son corps trembla tandis qu'elle essayait de se calmer. Le marquis n'était pas au-dessus d'elle.

Non, ce n'était pas lui, c'était Benedict.
Benedict, son aimé.
Benedict, son adoré.
Benedict, l'amour de sa vie.

Elle le serra davantage contre son corps pour apaiser ses tremblements, afin de ne pas s'attarder sur un traumatisme qui menaçait de ressurgir, et commença à parler lorsqu'elle sentit les larmes de son aimé roulant jusque dans le creux de sa nuque. "Benedict." articula-t-elle avec difficulté. "Écoute-moi, mon amour et entend mes paroles, de grâce." Elle lui releva le menton doucement afin qu'il lève son regard vers elle. La lueur dans ses yeux était sincère, peinée et débordante d'un amour inconditionnel. "Tu n'as rien fait de mal, Benedict." Elle embrassa chacune de ses larmes chastement, dans l'espoir qu'il partage sa culpabilité avec elle pour l'alléger. "Tu n'es pas responsable des actes de ton père. Tu ne l'as jamais été et tu ne le seras jamais." Elle l'attira plus à elle afin qu'il niche son visage dans son cou et accepta qu'il pleure jusqu'à en perdre haleine. Une main caressait ses cheveux alors que l'autre caressait son dos doucement, appliquant une douce pression rassurante de temps à autre. "Benedict, penses-tu sincèrement que ta mort apaiserait le monde qui t'entoure ?" Elle secoua lentement la tête en l'étreignant plus encore. "Non, mon amour, tu te trompes lourdement. Ethan en mourrait, j'en suis persuadée. Quant à Douglas, lui, il ne sourirait plus jamais et Rose serait en danger, car personne ne serait plus à même de la protéger." Sa voix était douce et claire. "Ton père réussirait à porter un coup fatal à ta famille si tu disparaissais, Benedict. Tu ne peux pas et tu ne dois pas le laisser gagner." Elle baisa sa joue tendrement avant de se relever légèrement pour mieux le regarder. "Je t'aiderai, mon amour, si tu m'y autorises. Sache que personne, mis à part toi, n'est en mesure d'arracher mes ailes, Benedict. Tu es le seul à avoir les clés de mon cœur et à détenir le pouvoir de me détruire. Le marquis n'y est pas arrivé, ton père n'y arrivera pas, lui non plus. Ensemble, nous le ferons payer pour le mal qu'il vous a fait."

Dans sa tirade, la jeune femme s'était relevée en incitant Benedict à en faire de même. Lentement, elle s'était assise derrière lui avant de lui montrer du doigt leur reflet dans le miroir. "Sais-tu ce que je vois en te regardant chaque jour, mon tendre aimé ?" Elle dégagea le col de sa chemise de son cou avant d'y déposer un baiser. "Je vois un enfant qui a fait de son mieux pour protéger sa famille des griffes d'un ignoble tyran." Elle lui adressa un regard sérieux à travers le miroir, le genre de regard qui intime l'autre d'entendre raison. "Je vois un homme bon et juste, au cœur pur, qui n'a pas hésité à se sacrifier pour protéger les siens." Elle baisa chastement sa joue. "Je vois l'homme dont je suis tombée amoureuse et qui a libéré ma parole." La jeune femme attrapa la main de son aimé avant de la guider jusqu'à son ventre, les larmes aux yeux. "Je vois le futur père de mon enfant. De nos enfants." Sa main libre caressa sa joue avec douceur. "Je te vois, toi, tel que tu es, Benedict. Tel que tes frères et sœur te voient. Tu n'as rien de Howard. Rien." Une larme roula le long de sa joue et elle l'embrassa avec force avant de murmurer contre ses lèvres. "De grâce, entends-moi, mon amour, et libère-toi enfin de cette culpabilité qui n'a pas lieu d'être. Tu es toi aussi une victime dans toute cette histoire, Benedict, pas un bourreau. Ne minimise pas ta souffrance parce que d'autres ont également souffert avec toi."
Clionestra
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Clionestra
Sam 22 Juin - 17:48

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Il avait toujours repoussé l’envie de mourir qu’il ressentait au fond de son esprit. Il avait toujours pensé que ce n’était qu’à Ethan. Un peu naïvement, il s’était dit qu’il n’avait pas le droit de ressentir le besoin de mourir, parce que ce n’était pas son rôle. Il n’en avait pas le droit. Il devait être celui qui donne une envie de vivre à son petit frère, pas l’inverse. Il devait les protéger. Les trois. Même si pour cela il fallait que les trois finissent par le détester. S’il devait couper les ponts avec eux et ne plus jamais leur parler, pour leur bien, il le ferait. Il n’hésiterait pas à envoyer Douglas dans une pension, de mettre Ethan sous surveillance chez Brodie, ou qu’importe. Il n’y avait rien qu’il n’accepterait pas. Son cœur avait été écrasé et son esprit limait par la situation qui avait fini par devenir la pire de toute. Il ne se connaissait même pas. Il ne pouvait pas dire qui il était. Il ne savait pas mettre la limite entre l’homme qui sera comme son père, et qui l’était déjà, et le mensonge qu’il tentait de garder actif. Il avait frappé son frère. Il avait fait saigner Ethan jusqu’à ce que le sang gicle sur le sol et se déverse sur le tapis. Il était comme son père. Il voulait désespérément l’amour de sa sœur. Il était comme lui. La main de la jeune femme sous son menton le fit sursauter. Il revient dans le moment présent, ce contact contre lui, cette force qu’il ressentait. Il n’était pas réellement sur elle, mais si proche dans ce canapé et couché ainsi qu’il avait l’impression que son corps n’avait pas de barrière. Il continuait de s’étendre vers elle. Il continua de pleurer, inconscient des larmes qu’elle avait déjà essuyé de son amour. Il l’écouta, réellement mais son esprit refusait de voir ce qu’elle lui disait.

Pour lui, il était responsable de tout. Il aurait dû faire autrement. Il aurait du trouver une autre solution. Pour Douglas, pour Ethan, mais même pour Rose. Il aurait dû faire quelque chose de plus. Il aurait du… Il était coupable de sa naïveté autant que sa stupidité.

- Je suis fatigué, Eli, souffla-t-il alors qu’elle continuait son étreinte.

Il était fatigué. Et pas physiquement. C’était aussi pour ça qu’un jour il avait abdiqué face à la haine qu’elle lui portait. Il l’avait accepté et pris sur lui à chaque fois. Il n’avait plus essayé d’apaiser la jeune femme qui pensait être détesté par lui-même. Il ne voyait, du reste, pas comment il aurait pu faire pour lui faire changer d’avis vue tout ce qu’il « lui » avait fait. S’il pouvait revenir en arrière, il ferait en sorte de changer ça, aussi. Il la prendrait dans un coin sombre pour lui murmurer la vérité… pour lui dire de ne pas laisser sa mère avec Howard Berrygreen et de ne jamais se retrouver avec lui. Il lui dirait pour Rose. Mais comment le pourrait-il ? Les réalisations sur le monstre qu’était son père n’avaient été que lentes. Il avait compris un jour, d’un coup, que son père était un monstre mais il n’avait compris toutes ses actions qu’au fur et à mesure du temps… Et Benedict savait qu’il en ignorait encore beaucoup. Qu’aurait-il fait à Rose ? Benedict détestait que quiconque appelle Rose « Sa rose » parce qu’il avait l’impression d’entendre son père lui dire. Et il ne voulait pas qu’elle l’aide. Pas si c’est au détriment de son âme.

- Je suis déjà en train de te les arracher…

Il le voyait ainsi que de l’obliger à devenir violente et de le défendre ainsi. Si faible. Il se laisse manipuler sans la moindre peur. Il l’avait dit, il était son serviteur et elle pouvait le déplacer comme un pantin qu’il n’y aurait rien à redire. Il regarde le miroir… et il sursaute à sa propre vue. Il était exactement comme son père, et l’idée de son Elizabeth dans les mains d’un tel homme ça le faisait trembler. Elle l’oblige pourtant à regarder l’incarnation parfaite d’un sosie. Il était l’homme dans le miroir. Il était son père et…

« Un enfant pour protéger sa famille ». Les paroles comme le baiser le bloque et il n’ose plus respirer alors qu’elle continue comme si elle pensait réellement ce qu’elle disait. « Un homme pour protéger les siens ». « Libère la parole ». « Père ». Il allait être un père. Et les larmes roulèrent à nouveau sur ses joues, cherchant à faire un match de vitesse entre ses deux yeux humides. Il sentait la goute d’émotion faire son chemin sur son visage d’un froid et salé parcours. Il l’observe. Il fait un petit sourire. Il ne dit rien alors qu’il la regarde simplement sans mot dire alors que le tic tac de l’horloge annonce que le temps continue inexorablement son cours.

Il y avait tellement plus à dire. Mais il ne le pouvait pas. Il remonta la main sur sa joue et caresse la pommette de la jeune femme avec douceur. Il la regarde, elle. Il préfère la voir elle que son propre reflet. Loin de Narcisse qui désirerait embrasser son image, il aimerait la détruire. Il n’aimait pas son apparence et ne l’aimerait jamais. Il fait une caresse du bout des lèvres sur la bouche de la jeune femme avant de poser son front sur le sien.

- Je… commença-t-il avant de déglutir, je ne sais pas comment faire.

C’était naturel pour lui, de prendre sur lui et de prendre la faute. En réalité, prendre les actions de son père sur ses épaules lui permet de ne devenir comme son père. Puisqu’il l’a déjà fait. Et puis… est-ce si grave qu’il a souffert une nuit durant tant que personne d’autre n’a souffert ? Il pense au visage de Douglas dans son souvenir. Il avait fait souffrir Douglas en acceptant qu’il avait été torturé.

- Pendant presque onze ans, on m’a continuellement dit que j’étais comme lui. Tous les jours, plusieurs fois par jour. Comment ne pourrais-je pas le croire ?

Il avait dit à Eli avoir compris que son père était un monstre à cinq ans… Donc, elle devrait deviner que le fait qu’on lui avait dit pendant presque onze ans qu’il était comme son père venait d’une autre personne… Une personne morte, il y a presque dix-huit ans. Il l’enlace en se souvenant des coups de sa mère, les gifles et la haine.

- Je ressemble tellement à mon père que parfois, quand Douglas fait un cauchemar et que je viens le réveiller, il me prend pour lui. Il est arrivé à Ethan de sursauter… Comment pourrais-je comparer ma souffrance à la leur ? Je n’ai jamais été battu jusqu’à ce que mon dos ne ressemble plus à rien, ou affamé pour le plaisir. Il ne m’a jamais volé mes chats pour les noyer devant moi. En me considérant comme un meuble. Je suis son fils et il le savait, et il a fait de moi son parfait successeur. Son sosie.

Il l’enlace encore plus, proche de fusionner avec elle.

- Et je commence déjà à devenir comme lui, en t’obligeant à voir le sang et l’horreur.

Il se relève un peu, observe son doux visage et finit par lui faire un sourire. Si elle voulait lui changer son esprit, il lui faudrait plus qu’un miroir, qu’il évite soigneusement de regarder, et une discussion où il pleure comme un enfant. Il caresse à nouveau son visage avant qu’un sourire n’apparaisse sur ses lèvres malgré les vestiges de larmes.

- Et j’arrive à ne pas être lui, quand tu prends ton plaisir en m’utilisant.

Parce que son père n’aurait jamais laissé une femme sur lui et prendre le rythme et le tempo de leur ébat. Ce n’était pas quelque chose qu’il aurait accepté. Jamais. Howard ne laissait à personne les rennes de rien du tout. Et Benedict avait appris de lui. Howard lui avait pris à contrôler tout ce qu’il se passe, à manipuler et à tricher. Et Benedict le faisait maintenant pour contre carrer son père. Il utilisait ce que ce monstre lui avait appris, parce que c’était utile. Eli lui avait pris plus. Mieux. Howard n’aurait jamais laissé personne le prendre pour son serviteur. Il trouverait cela dégradant… Quand Benedict avait apprécié qu’elle prenne son plaisir sur son corps, et sa confiance.

- Eli, je te remercie de me l’avoir prouvé. De m’avoir prouvé que je pouvais être mieux que lui.

Il l’enlace à nouveau avant que son esprit ne se reprenne. Il essuie ses larmes et se lève. Grimace sous le poids de la douleur et il fait un sourire.

- Allons voir comment va Douglas et Ethan, si tu le veux bien. Ensemble.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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Rein
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Rein
Sam 29 Juin - 19:15

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquise et marquis
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein) - Page 7 7d38542276ae468fa2134bbf990db8fbce17f01c
La culpabilité qui agitait le cœur de Benedict Berrygreen était telle que les paroles d'Elizabeth semblèrent à peine l'effleurer. La jeune femme le savait, il lui faudrait s'armer et redoubler de patience afin que les arguments démontant sa responsabilité dans les souffrances de ses frères et sœurs cassent les chaines entravant le cœur de son aimé.

Elle plongea son regard bleuté dans le doux regard brisé de cet homme tendre, massant doucement son crâne à l'aide de ses doigts alors qu'elle plantait un nouveau baiser sur ses lèvres. Lentement, le bout de son nez vint se frotter contre celui de Benedict, et elle le força gentiment à se tourner vers elle afin qu'il ne fasse plus face au miroir. Lui montrer le parfait reflet de son père n'était pas une bonne idée. Elle se colla un peu plus contre lui. "Alors, repose-toi, mon amour. Partons loin d'ici, ensemble. Emmenons Douglas et Ethan avec nous et fuyons pendant quelque temps loin de tout ça. Il n'y a aucune honte à avoir de se retirer pour un temps. La saison touche à sa fin, beaucoup de familles vont partir à la campagne pour l'été." Elle déposa un nouveau baiser sur ses lèvres — quelque peu fiévreux, il fallait bien l'avouer.

Elizabeth aurait tellement aimé suffire à faire oublier tous ses maux à Benedict. Chacune de ses peines, chacune de ses angoisses, chaque pan de sa culpabilité... Elle était prête à tous les combattre afin qu'ils ne reviennent plus jamais hanter son aimé. Ces spectres laissés par Howard ne devaient pas gagner, Elizabeth ne le tolérerait pas. Il leur fallait saisir le mal par sa racine.

"Tu ne m'as rien arraché du tout, Benedict." objecta-t-elle doucement. "Mes ailes sont bien là, mon amour, et je n'hésiterais pas à les couvrir du sang de ton père pour apaiser tes tourments s'il le faut." Elle l'embrassa plus longuement, chastement, cependant. Son souffle se mêla à celui du vaillant jeune homme et ses lèvres effleurèrent les siennes alors qu'elle murmurait. "Tu es le seul à pouvoir m'arracher mes ailes, Benedict. Il n'y a que toi qui puisses réellement me briser à tout jamais." Tendrement, elle baisa les larmes de Benedict, sans un mot de plus.

"Je t'aiderai, mon amour. Nous t'aiderons tous, car tu n'es pas seul." La chaleur du front de son aimé contre le sien lui arracha un soupir et elle le serra encore plus contre elle — si cela était possible. "Celle qui t'a dit pareilles sottises ne te connaissait pas comme Ethan et Douglas te connaissent. Elle ne te connaissait pas comme moi je te connais, mon amour." Le corps de la jeune femme tremblait en imaginant les tortures psychologiques et physiques que les parents Berrygreen avaient infligées à leurs enfants. Comment des adultes pouvaient-ils faire souffrir des enfants à ce point ? Comment pouvait-on laisser de telles séquelles sur des êtres aussi innocents ? "Tu n'es pas ton père, Benedict." répéta-t-elle, et elle lui dirait autant de fois qu'il le faut jusqu'à ce qu'il l'imprime dans sa mémoire pour effacer les mensonges qu'on lui avait forcés d'avaler. "Votre ressemblance physique est une tare que tu dois difficilement supporter, j'en ai bien conscience... Mais toute autre similitude entre vous n'est que chimère et illusion dont tu as été injustement bercé. Rappelle-toi de qui tu es, mon amour." Elle soupira contre ses lèvres lorsqu'il resserra son étreinte autour d'elle. "Doit-on réellement comparer la souffrance des uns avec celle des autres, Benedict ? Penses-tu que l'une est plus légitime que l'autre ? Les souffrances d'Ethan effacent-elles celles de Douglas, ou inversement ? Non. Alors pourquoi les tiennes devraient être minimisées, quand bien même tu n'as pas été battu ou affamé ? Ta détresse n'en reste pas moins aussi réelle que celle de tes frères. Vous viviez tous sous le joug du même monstre, Benedict. Il vous a tous marqués, à sa manière." Elle l'accueille en son sein, l'étreignant tellement fort qu'elle tremblait de tous ses membres.

"Tu ne m'as obligé à rien du tout. Tout comme j'ai fait le choix de ne pas enjoindre Douglas à voir le sang de ce charlatan. Je suis libre de mes choix, et je les assume." Elizabeth lui répéta des paroles familières que Benedict avait eu à son intention, en écho aux mots qu'il lui avait dits le soir où il avait appris son agression. "Tu n'as rien fait de mal. Je sais que tu ne voulais rien de tout ça." Il relève son regard vers elle, et Elizabeth lui sourit doucement. Ses caresses la font frissonner ou bien était-ce du fait de sa prochaine phrase ? J'arrive à ne pas être lui, quand tu prends ton plaisir en m'utilisant. "Je te ferais volontiers l'amour à chaque fois que tu me le demanderas, Benedict." murmura-t-elle contre ses lèvres avant de chasser cette bribe de désir qui tourmentait son esprit. Oui, elle le reprendrait autant de fois qu'il le désire, toute la nuit même, si cela pouvait suffire à lui rappeler qui il était. Benedict. Son amour. Son aimé. Son futur mari. Cependant, s'abandonner l'un à l'autre maintenant n'était vraiment pas le bon moment. Il y avait plus important. La famille, avant. Le sexe, ensuite.

Une fois de plus, elle plaça la main de son aimé sur son ventre arrondi. Seigneur, il semblait s'arrondir à vue d'œil à présent que tout le monde était au fait de sa grossesse. Elizabeth le couvrit de baisers papillons, son pouce effectuant de douces caresses contre le dos de la main de son aimé. "Nous élèverons cet enfant ensemble, mon amour. Nous le protégerons, toi et moi." Elle sourit contre ses lèvres, d'un sourire qui se voulait rassurant et encourageant pour l'avenir qui se présentait à eux.

Doucement, Benedict se relève après un énième doux baiser et son sourire suffit à faire naitre des milliers de papillons dans le bas-ventre d'Elizabeth. Elle l'aimait à en perdre la raison. Elle mourrait pour lui si cela pouvait le sauver de la perdition à laquelle il s'était condamné lui-même. Elle était prête à tout, même à menacer Howard dans sa propre demeure, pour libérer les Berrygreen de leurs tourments. "Je te prouverai que tu es mieux que ton père tous les jours que Dieu m'offre à tes côtés, Benedict."

Elizabeth se leva à son tour avant de se blottir dans les bras de son futur mari afin de lui offrir un appui plus que bienvenu. "J'espère que Douglas et Ethan accepteront d'écouter mes justifications." avoua-t-elle, quelque peu anxieuse. Le visage masqué par la trahison de Douglas la hantait quelque peu. "Je ne voulais blesser personne d'autre que ton père et ce charlatan..."

Ils marchèrent vers les escaliers sous lesquels Douglas s'était réfugié et retrouvèrent ce dernier en compagnie d'Ethan, tous deux visiblement secoués. Elizabeth leur adressa un regard désolé avant d'aider Benedict à s'asseoir à leurs côtés. Elle disparut un instant, sans rien dire à personne, afin d'aller vider le pot dans lequel Douglas avait vomi ses tripes, car tout cela était sa faute.

Le moment d'après, elle était de retour, non sans avoir confié le pot à une domestique, à l'abri des regards, afin qu'elle le fasse nettoyer. Lentement, elle s'agenouilla devant Douglas avant de lui prendre les mains pour les embrasser. Elle fit de même avec Ethan. "Je vous présente mes excuses, Douglas, Ethan. Je ne voulais pas raviver de vieilles blessures en vous imposant la présence de votre père ici. J'aurais dû vous demander votre permission avant de prendre la liberté de l'inviter à votre table. De grâce, pardonnez-moi."
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Clionestra
Dim 30 Juin - 10:44

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Benedict tremble dans les bras protecteurs de sa future femme. Il ne sait pas comment faire pour poser ses sentiments et les apaiser. Il n’a aucune idée de la manière de procéder pour se laisser rassurer et réconforter. Partir loin ? Il ne le pouvait pas. Son père savait ce que les ainés avaient fait et continuait à faire. Il avait des négociations avec des partenaires de son géniteur qui ne pourraient pas attendre qu’il se repose. Il devait absolument supporter et continuer de survivre avec son démon personnel au-dessus de sa tête, et ancré sur son visage.

- Partez vous, après nos noces, toi et mes frères. Je dois finir ce que j’ai commencé avec Ethan pour protéger les biens familiaux et notre héritage.

En plus de tout Londres, s’il devait l’avouer. Son père était une encre noire qui se déverse sur un bavoir et s’étends tel un cancer. Il récupérait de l’argent, mais aussi un prestige et des liens qui devaient être couper avant qu’il ne soit à la tête d’une organisation qui serait impossible d’arrêter. Howard Berrygreen était plus malin que ce que le monde pense et savait manipuler son monde. Benedict le suspecte de chuchoter à l’oreille du roi, parfois, et que la présence presque constante de la reine, et sa bonne intelligence, empêchait que cela ne se ressente. Howard voulait la guerre avec les pays alentours, dont celui de Long, un pays proche et si éloigné pourtant, réputé pour avoir les meilleures mines de diamants du monde. Howard voulait la guerre pour le profit et la noblesse du vainqueur sans penser à la noirceur que cela amène. Une sombre écarlate. Benedict ne pouvait pas partir ou se reposer sans l’avoir mis hors d’état de nuire. Il relève ses yeux baignés de larmes vers elle.

- Je t’en supplie, ne te salis pas pour moi. Je t’en conjure. Je ne le supporterais pas qu’à nouveau quelqu’un se salisse à cause de mon paternel.

Douglas avait déjà assez souffert. Rose, pour le moment, ne souffrait pas. Benedict repoussa les souvenirs d’Ethan… surtout cette fois où le sang avait coulé loin de la faute de leur père. Ethan avait des grosses cicatrices entre les jambes, vers l’intérieur. Deux. Parce qu’il avait entendu Douglas parler des artères ici et qu’il était plus facile de mourir en se les sectionnant tous les deux. Bien sûr Douglas ne parlait pas de se tuer, au contraire. Il parlait de la manière de tuer qu’il détestait le plus, parce qu’en coupant ici la quantité de sang était abondante et risquer l’hémorragie. Mais Ethan avait essayé. Des deux côtés. Et Logan avait été celui qui l’avait découvert à temps. Heureusement. Benedict le savait, il aurait été incapable de savoir quoi faire dans ce cas là, sauf pleurer et le suivre dans le repos éternel peut-être. Ethan avait seize ans.

- C’est ma mère, souffla-t-il avant de caresser son front pour toute réponse.

Elle le connaissait. Elle l’avait littéralement fait… et en plus, elle le connaissait depuis plus longtemps que Douglas ou Ethan… il savait cependant que sa vision était biaisé par une maladie mentale, ou simplement un craquage émotionnel, qui la rendait particulièrement peu maternel avec lui. Il n’y avait jamais eu de soucis avec Ethan ou Rose. Benedict était le seul à subir sa haine, et il le méritait. Cela lui faisait du bien de pouvoir « se venger » sur son mari à travers lui. Il resserre son câlin autour d’elle. Cela lui allait de ne pas être son père, et de n’être que son amour.

- J’ai été battu et affamé, souligna-t-il malgré lui. Je refusais de m’alimenter tant qu’il ne sortait pas Ethan du noir, ou qu’il ne nourrissait pas Douglas.

C’était aussi pour ça qu’il avait fait en sorte de partir de la maison avec tous ses frères et sœurs sous le bras. Il n’y avait pas de raison de les laisser dans ce genre de moment… il ne pouvait pas se permettre de les laisser. Il sourit un petit instant, un doux et calme petit sourire. Il voulait qu’elle lui fasse l’amour tout le temps, toutes les heures. Il avait appris apprécié cette étreinte en une nuit et il comptait bien l’épouser le plus vite possible, tant pour légitimer leur relation que donner un nom sans rumeur à leur enfant. Il voulait qu’elle lui fasse l’amour. Mais il ne pouvait décemment pas demander… parce qu’il avait dit être le serviteur de la jeune femme et non l’inverse. C’était elle qui devait choisir le moment et son désir. Il ne lui prendrait rien. Et il se tut, donc. Il caressa son ventre.

- On doit se marier rapidement, mais sans faire de rumeur pour ton bien. Je crois que j’ai déjà une idée mais il faudra s’armer d’un peu plus de patience.

S’il fallait changer la rumeur, donner l’impression qu’il (Benedict) l’avait possédé avant le mariage, il fallait que ça se fasse avant le mariage. Pour que cette idée s’implante dans la mémoire à long terme et que ce terrible moment avec le marquis se fasse oublier totalement. Surtout que, pour le moment, ils étaient occupés avec un premier monstre. Ils se relèvent et vont rejoindre Douglas aux côtés d’Ethan. Il eut un doux sourire en voyant son frère le plus vieux, et celui le plus jeune, ainsi. L’amour qu’il portait à sa famille était tel que tout était lumineux à leur côté. Et aux cotés de la jeune femme. Sa future femme. Il n’avait pas fait remarqué à sa femme qu’elle n’aurait besoin de donner aucune justification, ils savaient déjà pourquoi elle avait fait ça : pour eux.

*

Douglas avait tellement vomi qu’il en avait mal au ventre. Son frère était en train de le réconforter et lui avait boire du brandy ainsi qu’un peu d’une solution étrange à base de plante très forte pour faire passer la nausée. C’était lui qui préparer les décoctions, mais ça n’en restait pas moins particulièrement écœurant. Il vit revenir son frère et Elizabeth, ouvrit la bouche pour répondre avant qu’elle ne s’occupe de son vomi. Il se leva prestement pour l’empêcher de nettoyer la preuve de sa faiblesse mais la poigne de son ainé contre ses épaules l’en empêcha.

Comme d’ordinaire, Ethan avait un visage fermé et presque absent. Ce n’était pas du tout comme Stefan qui n’avait pas d’expression. Lui, il avait juste le visage de celui qui avait laissé échapper son esprit et que personne ne pouvait plus récupérer. Il laissa la jeune femme nettoyer. Lui, il était conscient qu’elle culpabilisait. Il observa sa main qu’elle avait égratignée récemment et les passa dans les tissus de son frère pour qu’elle ne puisse pas le voir.

Douglas prit l’étreinte avec douceur. Ethan, bien que conscient que la jeune femme ne pouvait le toucher de manière malveillante, le pris avec plus de raideur. Ethan tourna la tête vers son frère. Il observait la manière dont Benedict coulait un regard plein de culpabilité et d’inquiétude vers Elizabeth… Il l’aimait. Et Ethan avait toujours choisi que si ses frères (ou sa sœur) aimaient quelqu’un… alors, il l’aimerait aussi. Il fit une pression sur sa main. C’était tout.

Douglas, lui, fut moins calme. Il décida de sauter (doucement mais rapidement) sur la jeune femme pour l’étreindre dans ses bras. Il la retenait dans son étau de douceur avant de caresser ses cheveux.

- Tu es pardonné, fit-il en se reculant pour caresser le visage de sa belle-sœur d’un contact très doux. On sait pourquoi. Ne t’en fais pas. Je vomi sous la pression et mon père me met la pression rien qu’en respirant à proximité.

Elle l’avait vu, la fois où leur père était venu pour la chercher. Douglas était tétanisé devant lui et supportait mal d’être dans la même pièce. Il prit la main de la jeune femme dans la sienne et l’étreignit un peu alors qu’Ethan faisait une pression sur la seconde. Ethan se leva et rejoignit son frère. Le regard qu’il lança à ce moment là, qu’ils échangèrent… Douglas savait ce que cela signifiait… Ils allaient partir tous les deux dans des plans dont il ne pouvait être mis au courant. Pas par manque de confiance, mais au contraire par la confiance que Douglas ferait tout pour eux. Il fit un sourire à sa belle-sœur.

- Parfois, j’ai l’impression qu’ils me voient encore comme un enfant, fit-il a la garder à ses côtés et en lui faisant même une place sur la petite marche sur lequel il était.

Il posa sa tête contre son épaule.

- Je peux te dire un secret ? souffla-t-il alors qu’il savait ses frères déjà loin. Benedict est amoureux de toi. Depuis longtemps, je pense, il t’aime bien… mais tu n’as pas vue ses regards quand tu as le dos tourné, maintenant il est amoureux. Je sais qu’il ne te le dira pas tout de suite.Je suis sûr qu’il t’a dit une connerie comme quoi « il ne sait pas ce qu’est aimé », mais ne l’écoute pas.

Il fit un long soupire.

- Restons un peu ensemble si cela te convient…

Il fit un autre long soupir. Douglas aimerait tant vieillir plus vite, rattraper ses frères et pouvoir devenir le grand frère qui enverrait chier tout le monde. Il garda la main de sa belle-sœur encore une bonne demi-heure, laissa parfois de nouveau longs soupirs se faire entendre avant qu’Ethan et Benedict ne passent comme des tornades pour disparaître dans la rue.

- Ils vont s’occuper de ta réputation, expliqua Douglas sans la lâcher. Tu es déjà une Berrygreen.

Et il sourit, d’un petit sourire mais lumineux tout de même alors qu’il se lève et lui propose de faire plein de chose. Il laissa Ethan s’occuper de l’homme dans la cave avec Sir Gregor. Aucun des deux ne revint vers Elizabeth qui était trimballé par Douglas dans des boutiques pour parler très fort de cette « stupide » situation avec le marquis. Douglas n’hésitait pas à répondre aux questions et aux regards, en expliquant que le marquis de Middletown était simplement jaloux. Après tout, Benedict et Elizabeth s’aimaient depuis bien avant son départ. Douglas parla même des lettres d’amours qu’ils avaient échangés pendant qu’il était à la guerre, dont la dernière était malheureusement perdue en mer. Pendant les deux jours, Ethan s’occupa des hommes pour en répandre une nouvelle rumeur. Aidé par ses amis. Surtout Brodie, qui fut le sauveur de la situation. Connaissant un imprimeur, il demanda à son ami de changer une rumeur dans un potin à scandale et tout Londres finit par voir le marquis de Middletown comme un amoureux éconduit, et Benedict comme un amoureux bien indulgent. Pendant les deux jours, Benedict rejoint sa future femme dans le lit, devant les yeux et les espions et dormit avec elle. Comme Elizabeth ne demanda pas de rapprochement physique, il n’y en eut pas. Qu’un câlin dont il demandait toujours l’autorisation avant. Douglas fut au petit soin avec Elizabeth, finissant même, au terme du premier jour, de la supplier qu’elle accepte qu’il soit son médecin pour l’accoucher, argumentant que tous les autres sont des cons.

Et puis, un jour, alors que Douglas était en train de s’occuper de la jambe de Benedict qui le faisait encore souffrir au point d’en être vulgaire, une lettre arriva. Ethan, qui était au milieu d’une autre situation compliqué avec Stefan, ne la remarqua pas… bien que la lettre possède le sceau de sa famille. Elle était comme suit :

« Ma chère Mademoiselle Hodges.
J’ai eu le plaisir de converser avec vos parents dernièrement. Il semble malheureux que vous ne leur avait pas rendu visite depuis votre décision de transformer vos fiançailles en mariage. Il serait peut-être tant de remédier à cela. En tant que futur membre de votre famille, je pense qu’il serait plus indiqué que vous les mettiez au courant de votre désir aussi soudain qu’intriguant de changer votre statut matrimonial.
Je réside à *adresse ici*, si vous voulez venir me voir, en privé, par la suite.
Ou alors amenez mes fils avec vous, les deux chenapans me manquent terriblement ».






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Rein
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Rein
Dim 30 Juin - 19:12

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquise et marquis
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein) - Page 7 7d38542276ae468fa2134bbf990db8fbce17f01c
Elizabeth ne partirait jamais sans Benedict. Telle fut sa première pensée en écoutant son gros bêta de futur mari suggérait une idée aussi insensée. Comment pouvait-il penser que son papillon têtu accepterait une telle suggestion ? "Jamais, je ne te laisserai seul, Benedict." déclara-t-elle pour clore un débat qui n'avait pas lieu d'être, car elle n'avait nullement l'intention de le quitter avant leurs noces — encore moins après.

Elle ne pouvait pas lui promettre de ne plus se salir les mains. En théorie, c'était Sir Gregor qui se salissait, et gratuitement en plus ! Elizabeth fut incapable de répondre aux suppliques de Benedict, elle ne prononça pas un seul mot et parsema sa mâchoire de baisers. Comment pourrait-elle déposer les armes quand le marquis de Middletown respirait encore ? Quand un homme comme Howard arpentait les bals de la haute société en toute liberté ? Non, cette promesse était au-dessus de ses forces. Elle ne lui promettrait rien, afin de ne rien rompre le jour où son courroux s'abattrait de nouveau.

Elizabeth cilla en écoutant son aimé. Benedict n'avait pas besoin de lui préciser qui l'avait maltraité, en plus de son père, car sa future femme possédait suffisamment d'intelligence pour l'avoir deviné sans mal. Elle pensa que, peut-être, le dire voix haute était une manière comme une autre pour Benedict de libérer sa parole. La simple idée que Benedict, enfant, n'avait rien avalé les fois où on les forçait à passer l'après-midi ensemble, souleva le cœur d'Elizabeth. Quant au fait qu'il ait été battu, lui aussi, Elizabeth déplora n'en avoir jamais aperçu le moindre signe, car son futur mari était un acteur hors pair, ce qu'elle déplorait. Ses talents étaient tels que Rose croyait son frère coupable de tous les vices.

"Bientôt, mon amour." susurra-t-elle contre ses lèvres alors qu'il caressait son ventre. "Bientôt, nous nous marierons." Un sourire sincère et plein d'espoir naquit sur les lèvres rosées de la jeune femme avant qu'ils ne retournent auprès des frères Berrygreen.

-

Ethan serra doucement les doigts de la jeune femme contre sa paume, juste avant que Douglas ne lui saute au cou. Elizabeth cilla, visiblement surprise par un tel élan d'affection, et adressa un regard interloqué à Benedict quand Douglas lui caressa les cheveux. Elle ne trouvait pas cela très convenable venant du petit frère de son futur mari, mais ce dernier lui adressa un sourire affectueux qui fit s'envoler le doute du cœur d'Elizabeth. Elle lui rendit son étreinte, d'une manière un peu maladroite, car son corps était bien trop tendu face à cette présence qui lui était inconnue et l'assaillait de toutes parts. Douglas la relâcha pour ne prendre possession que de sa main, et les épaules de la jeune femme se détendirent tandis qu'elle lui adressait un regard reconnaissant.

Assise sur la marche à côté du cadet des Berrygreen, Elizabeth regarda Ethan et son aimé s'éloignaient, le cœur serré. Benedict, dans son élan de protection, semblait toujours refuser de la laisser prendre part à ses machinations. Douglas posa sa tête contre son épaule, et Elizabeth laissa aller la sienne à la rencontre de cette dernière. Je peux te dire un secret ? La jeune femme hocha la tête sans dire un mot. Benedict est amoureux de toi. "Pardon ?" balbutia-t-elle, les joues rouges face à cette déclaration bien trop soudaine. "Ses regards..." répéta la jeune femme en s'empourprant davantage. Peut-être les regards de Benedict avaient-ils changés, car ils avaient fait l'amour ensemble ? Peut-être était-ce simplement dû au désir auquel il s'était éveillé ?  "Nous ne pouvons malheureusement pas en être certains, Douglas..." soupira-t-elle en collant encore plus sa tête contre les cheveux blonds du jeune garçon. "Mais, moi, je l'aime." avoua-t-elle à demi-mots.

Elizabeth somnola, berçait par l'odeur de lavande qui émanait de Douglas. Ce parfum lui allait bien. Elle sursauta en entendant la canne de Benedict, et les pas agités d'Ethan derrière lui, martelant le marbre. Ils vont s'occuper de ta réputation. En avait-elle encore une après son éclat de violence au bal de ses fiançailles ? Tu es une Berrygreen. Ses yeux se voilèrent de larmes, et si elle n'avait pas été aussi fière, elle aurait fondu en larmes devant Douglas. Elle voulait être une Berrygreen, plus qu'elle n'avait jamais désiré quoique ce soit avant.

Le cadet, lui, la considéra comme si Elizabeth faisait déjà partie de sa famille. La jeune femme ne vit pas les jours suivants passés tant Douglas s'amusait à la traîner à droite et à gauche pour répandre de nouvelles rumeurs, bien plus glorieuses, au sujet de sa belle-sœur. On offrit des excuses ainsi que des regards désolés à la jeune femme dont le visage n'exprimait rien d'autre qu'un léger sourire de convenance devant ce défilé d'hypocrisie qui l'irritait au plus haut point. Elle n'avait pas oublié les commentaires haineux qu'elle avait entendus à travers la fenêtre, ce soir-là, d'autant plus qu'elle reconnaissait la voix de la plupart des personnes qui s'étaient permises pareilles familiarités. Le marquis de Middletown, l'amoureux éconduit. Le futur duc de Berrygreen, Benedict, l'amoureux indulgent. Elizabeth refusa poliment de lire la chronique, préférant jouer de la harpe en attendant le retour de Benedict dès qu'elle rentrait de ces escapades avec Douglas.

Chaque nuit, son aimé était venu. Chaque nuit, à la vue de tous, il s'était glissé dans sa chambre avant de la rejoindre dans son lit. Elizabeth ne lui refusa aucun geste d'affection, bien qu'il ne demandât qu'à l'étreindre chastement. Blottie dans ses bras, elle sourit contre son cou. Elle ne se sentait véritablement bien qu'en ces instants.

"Non, c'est hors de question. C'est tout bonnement inapproprié et scandaleux !" s'indigna-t-elle tandis que Douglas la suppliait, en plein milieu du repas,  de superviser son accouchement. Non. Logan Lockwood ferait amplement l'affaire. La simple idée qu'un autre homme que Benedict soit aussi près d'elle lui était déjà insupportable, même si c'était quelqu'un de confiance, ça la rendait malade. Alors, elle mourrait de honte d'être ainsi exposée devant Douglas. Jamais, ô grand jamais, elle n'accepterait.

-

C'est le jour ; fut les premières pensées de Mary - la femme de chambre d'Elizabeth, en ouvrant les yeux ce matin-là. La jeune demoiselle s'était réveillée avec une sensation étrange dans la poitrine, qu'elle ne savait pas expliquer.

Une petite voix dans sa tête l'encourageait doucement à avouer ses sentiments grandissants à Douglas Berrygreen - sans qu'elle sache réellement pourquoi aujourd'hui plutôt qu'un autre jour. "Monseigneur." murmura-t-elle contre son oreiller. Son sourire l'avait bouleversé, et sa gentillesse était telle qu'elle avait eu un coup de foudre pour le jeune garçon.

Elle enfila son uniforme en chantonnant, prête à être éconduite, mais décidée à n'avoir aucun regret. Personne n'ignorait l'amour passionnel que Douglas portait à une jeune inconnue — son ange. Son cœur était pris, tout le monde le savait, mais ça n'empêcherait pas Mary d'être honnête avec lui. Peut-être pourraient-ils devenir bons amis, qui sait, l'amour pourrait finir par naître entre eux au détour d'un chemin ? Elle l'ignorait, mais elle ressentait le besoin vital de se confesser.

Ils se croisèrent dans la matinée, alors que Mary transportait un panier en osier, chargeait du linge de sa maîtresse, qu'elle s'apprêtait à aller laver. Douglas lui prit le panier des mains en lui adressant un clin d'œil, et Mary s'empourpra, ses boucles rousses dansant autour de son visage tandis qu'elle marchait à ses côtés. "Monseigneur..." l'appela-t-elle doucement alors qu'il posait le panier à côté d'un lavoir dans lequel trainait battoirs et brosses. Il régnait une chaleur étouffante dans cette pièce.

Quand ils en ressortirent, Douglas essuya son front avant de passer une main dans ses cheveux et le cœur de Mary s'emballa. Son sourire lui réchauffa le cœur, et elle le lui rendit. Elle prit une grande inspiration avant de s'armer de courage. "Je vous aime." confessa-t-elle, les mains sur la poitrine. "Mon cœur bat pour vous, bien que le vôtre batte pour une autre." annonça-t-elle avec ce même sourire lumineux et chaleureux. "Je souhaitais simplement que vous le sachiez."

Sans surprise, Douglas l'éconduit avec cette douceur qui le caractérisait si bien. Il s'excusa, et Mary pleura malgré elle, secouant la tête en lui assurant que ce n'était rien et qu'elle n'avait aucun regret à s'être libérée de ses sentiments. Elle continuerait de l'aimer, en silence, jusqu'à la fin de sa vie.

-

Les yeux rougies de larmes, Mary toqua à la porte de la chambre d'Elizabeth, aux alentours de midi, pour lui porter une lettre à Elizabeth qui lui était adressée. Sa maîtresse cilla devant les yeux gonflés de sa domestique, mais fit le choix de la laisser tranquille pour le moment. Tout le monde avait le droit à son jardin secret, Elizabeth ne serait jamais celle affirmant le contraire.

Elle déplia la lettre sans faire attention au sceau, perturbée par la mine déconfite de Mary. Quand ses yeux parcoururent le papier, les traits de son visage changèrent progressivement, passant de la sérénité à la rage.

Ma chère mademoiselle Portman,

J’ai eu le plaisir de converser avec vos parents dernièrement. Il semble malheureux que vous ne leur avait pas rendu visite depuis votre décision de transformer vos fiançailles en mariage. Il serait peut-être tant de remédier à cela. En tant que futur membre de votre famille, je pense qu’il serait plus indiqué que vous les mettiez au courant de votre désir aussi soudain qu’intriguant de changer votre statut matrimonial.
Je réside à [...], si vous voulez venir me voir, en privé, par la suite.
Ou alors amenez mes fils avec vous, les deux chenapans me manquent terriblement.

"Ce sale fils de-" On toqua à la porte, et un majordome apporta une seconde enveloppe ornée du sceau des Portman, cette fois. Elizabeth, les yeux exorbités, arracha le papier à la hâte, ignorant la coupure qu'elle venait de se faire en dépliant la lettre à la hâte.

"À notre douce et tendre enfant,

Eli, nous te conjurons de revoir ta décision d'épouser Benedict Berrygreen. Fuis, tant qu'il en est encore temps. Annule tes fiançailles et reviens vivre auprès de nous, nous fuirons Londres ensemble, loin de ce monstre. Si tu savais comme nous regrettons d'avoir accepté de t'offrir à cette maudite famille.

Jamais, nous n'aurions pu imaginer souffrir de pareilles conséquences.

S'il devait également t'arriver malheur, nous en mourions.

Fais tes bagages et rentre à la maison.

Charles et Alice Portman
"

Toute cette attention soudaine était bien trop étrange et soudaine. Quelque chose clochait. N'y va pas. ; lui murmura une petite voix toute paniquée. Non, elle ne devait pas y aller. Elle ne pouvait pas tomber dans un piège aussi grossier, mais Howard tirait sur une corde sensible. De la même manière qu'il avait tenu son fils en laisse — jusqu'à sa majorité — il cherchait à atteindre Elizabeth en s'attaquant à sa famille. Que diable avait-il bien pu faire à ses parents pour qu'ils la somment de renoncer à son mariage ? L'ignorance lui était insupportable. Ses pensées se bousculèrent dans son esprit à toute allure. Il était exclu de prévenir quiconque, car personne ne la laisserait aller là-bas, même accompagnée. Elle irait en compagnie de Sir Gregor, non sans apporter un cadeau gardé précieusement pour Howard, parce qu'elle était à des années lumières d'imaginer l'enfer qui l'attendait.

Sir Gregor, qui séjournait chez les Berrygreen à la demande de Benedict ces derniers jours, ne cilla pas lorsque Elizabeth lui demanda de l'accompagner. On lui avait demandé de veiller sur elle, et il avait accepté. On l'avait même gracieusement payé, d'ailleurs, alors qu'il avait assuré à Benedict que la sécurité de sa déesse n'avait pas de prix. Ils étaient tous deux d'accord sur ce point.

Mary, confortablement installée dans la calèche stationnée devant l'immense manoir des Portman, restait silencieuse en attendant le retour de sa maire, bien qu'elle renifle quelques fois en repensant aux douces paroles de l'homme qui faisait battre son cœur. Il lui fallait finir une écharpe bleu foncé qu'elle crochetait pour Douglas depuis plusieurs jours, sur son temps libre. Cela serait son premier et son dernier cadeau pour lui.

Au bout d'une heure, la porte des Portman s'ouvrit à la volée, et Mary sursauta quand Elizabeth ressortit de la demeure de ses parents pour vomir dans les buissons. Elle n'eut pas le temps de sortir à son tour, affolée par l'état de sa maitresse, car Elizabeth somma le cocher de l'amener à une adresse se situant à l'extérieur de Londres.

-

"Vous sous-estimez votre ennemi, milady." dit une voix masculine. "C'est bien trop dangereux, mademoiselle. Rentrons." ajouta une voix féminine, mais Elizabeth n'entendait ni Sir Gregor, ni Mary, qui tentait vainement de la raisonner alors que le cocher filait à toute allure vers l'endroit où se trouvait ce salopard de Howard Berrygreen. "Calmez-vous, milady, de grâce." implora la domestique devant les tremblements d'Elizabeth. "Vous ne devez pas lui montrer que ce qu'il a fait à vos parents vous atteint, milady. Autrement, ce salopard aura gagné." Ils avaient raison, mais Elizabeth était incapable de raisonner convenablement.

La vision de sa mère, au corps et à l'esprit brisés, l'avait ramené à l'état dans lequel le marquis de Middletown l'avait laissé – Howard avait même réussi à faire pire. Elle avait vomi dans le pot de chambre de sa mère, et celle-ci n'avait pas bronché. Elle n'était plus qu'une coquille vide, incapable de parler ou de se lever. Quant à son père, tuméfié au possible, Elizabeth ignorait encore quel rôle il avait réellement joué dans tout cela.

Le cocher arrêta la voiture devant une maison de campagne d'apparence fort charmante, et cette vision glaça le sang de Mary dont la petite voix lui hurlait de ne surtout pas franchir la porte. Personne ne bougea. La jeune femme haleta en essayant d'apaiser le sang qui bourdonnait dans ses oreilles. Il était encore temps de faire marche arrière. Il était encore temps de rentrer chez les Berrygreen et d'avertir tout le monde. Benedict. Non. Pas maintenant. Elizabeth s'interdit de penser à Benedict. Elle posa une main sur son ventre, qu'elle caressa pour se calmer. Il ne fallait surtout pas que son aimé occupe son esprit, car cette entrevue nécessitait toute sa concentration.

Tout irait bien. Sir Gregor était là, et Mary pourrait servir de témoin lorsqu'ils iront tout raconter aux autorités ensuite. Le cauchemar allait prendre fin aujourd'hui. Howard ne pourrait pas la briser. Il n'y arriverait jamais.

Alors, Elizabeth prit une profonde inspiration. Elle épongea son front et réajusta ses vêtements avant de descendre, impassible, Sir Gregor et Mary derrière elle. Elle marcha la tête haute, le menton relevé, le regard glacial et décidé.

Un majordome les guida jusqu'à Howard, dans le grand salon. Il semblait attendre la venue de sa belle-fille avec impatience, un sourire non dissimulé sur ses lèvres. Elle s'arrêta derrière le premier divan qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à celui sur lequel le marquis de Middletown avait abusé d'elle. Sa paupière tressauta, et elle toisa cet ignoble personnage avec une animosité non dissimulée. Trop fière pour s'incliner devant ce monstre. Ils laissaient donc tous deux tomber les masques. "Howard." cracha-t-elle, jugeant inutile de continuer l'usage de l'étiquette avec un homme aussi malveillant. "Oh, je doute que votre médecin puisse m'être d'une quelconque utilité." annonça-t-elle avec un sourire ravi alors que Sir Gregor lançait, à même la table qui les séparait, un sac en jute ruisselant de sang. Il s'ouvrit en atterrissant devant Howard pour révéler la tête décapitée du charlatan. En piteux état, il n'avait plus de nez ni de dents. Sa langue avait été coupée et ses yeux, eux, avaient été crevés.

Le hurlement de Mary rompit le silence qui s'était installé, et elle se saisit d'un vase hors de prix pour y vomir, les yeux exorbités face au morceau de cadavre qui lui faisait face. Elizabeth ignora l'angoisse que faisait naître en elle cet affreux divan et prit place dessus avec toute la grâce d'une souveraine face à son beau-père. Elle ne trembla pas. Son visage était imperturbable et ses traits étaient impassibles. "Je suis passée voir mes parents." annonça-t-elle simplement. À quoi bon mentir ? Elle savait pertinemment que Howard possédait des espions dans toute la ville. Il fallait qu'il croit que tout cela ne l'atteignait pas. "Je suis étonnée que ma mère ait trouvé grâce à vos yeux, je dois bien l'avouer. Je la pensais trop vieille pour vous intéresser." Elle n'avait pas oublié qu'il avait voulu d'elle dès son plus jeune âge. Il l'avait toujours mise mal à l'aise pour ça.

Il paierait, le regard d'Elizabeth l'attestait. Il paierait pour avoir profané le corps de sa pauvre mère.

Mary, elle, tremblait de tous ses membres à côté de Sir Gregor, qui gardait en joute, à l'aide d'un fusil de chasse, les armoires à glace entourant Howard. La domestique n'arrivait pas à quitter le duc des yeux, atterrée par tout ce qu'elle entendait à son sujet. Cet homme ne pouvait pas être le père de Douglas. Il était le diable en personne.

Elizabeth leva un sourcil vers Howard, visiblement agacée. "Vous êtes celui qui m'a invité à venir ici, Howard. Cessez donc de me faire perdre mon temps et dites-moi ce que vous voulez."
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Lun 1 Juil - 11:30

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
- Tristan…, souffla Ethan interloqué alors qu’il lisait le journal enfermé dans le bureau de Benedict.

Douglas était avec Logan avant de venir en trombe. Maintenant, ils étaient tous là en train de chercher comment Tristan avait pu être emprisonné pour un crime qu’il n’avait très clairement pas commis ! Ils avaient été tellement obnubilé par le fait de remettre la réputation de la jeune femme à flot qu’ils en avaient oubliés le reste du monde. Concentrer qu’ils étaient, ils ne remarquèrent pas le monde extérieur. C’était la croix (et le plus gros défaut) des trois frères ensemble. Quand ils avaient choisi de se mettre entre eux pour faire quelque chose, ils oubliaient le reste du monde. Ils ne voulaient pas laisser le reste du monde s’imaginer les plans qu’ils formaient entre eux. Douglas eut une pensée pour Mary, qui était retourné travailler avec Elizabeth après sa déclaration. Il ne s’y attendait pas réellement et avait dû l’éconduire comme un gentleman. Déjà, il était amoureux d’une autre. Et en plus… Est-ce que la différence sociale n’était pas trop grande ? Il se pose la question alors qu’il se dit qu’un médecin n’était normalement pas assez bien vu pour être noble…. Et lui il l’était, les deux. Il visualisait le visage d’Eurydice dans son esprit, son ange. Malheureusement, même s’il appréciait Mary et pouvait légalement être son époux, il ne pourrait rien y avoir entre eux. Il avait son ange dans son esprit. L’amour était compliqué, et il n’avait pas essayé de faire croire ses paroles à sa belle-sœur. Un jour, elle comprendrait que Benedict ne comprenait rien à l’amour parce qu’il l’aime depuis longtemps.

Les trois frères passèrent du temps, donc, ensemble. Cherchant un moyen de faire sortir Tristan de prison. Kyle avait envoyé un message pour dire qu’il passerait tous les jours le voir et Brodie, qui avait déjà fait la moitié du chemin vers l’Ecosse, prévient qu’il allait revenir très vite aussi. Logan étant à Londres, il avait rejoint peu après le groupement de personne dans le bureau. Le cercle secret des gentlemans n’avait jamais été aussi utile que pour se faire des amis pour la vie, ou des alliés. Alors qu’il allait proposer une alternative pour Tristan, un cri se fit entendre.

- AU SECOURS, VENEZ M’AIDER.

Rien n’aurait pu préparer les jeunes gens qu’ils étaient au spectacle devant l’entrée. Une géant d’une cinquantaine d’année, au sang se déversant tel une rivière écarlate sur le tapis, tenait dans ses mains une femme totalement désarticulé, ensanglanté d’une manière plus vicieuse mais aussi à l’odeur de la perversion et de la souffrance sur ses traits.

- Oh, mon dieu ! Mary !

Douglas fut le premier à prendre conscience de la situation, il attrapa Mary dans les bras et rejoint un lit rapidement. Il la déshabilla pour voir avec horreur ce qu’on lui avait fait. Elle était en train de partir, sa peau était blanche et elle respirait très mal. Il fit de son mieux, mais ça ne suffit pas. Elle parlait confusément, de souffrance, de coups, de douleur et de morsure. Une fois qu’elle eut accroché son regard à celui de Douglas, elle lui sourit tendrement, elle lui parle du bleu d’une laine sans qu’il ne puisse comprendre. Et elle reste là, à le regarder alors que ses yeux perdent la vie comme l’avait fait Mia. Il la tient longtemps dans ses bras en pleurant et en lui demandant pardon. Il espère qu’à la fin, elle avait su qu’il était là, réellement, à ses côtés. Il finit par la lâcher, vomir, et rejoindre Logan alors même que celui-ci se débattait avec un géant qui souffrait. Douglas du se mettre sur lui pour le calmer. Il remarqua l’absence de ses frères alors que Logan essayait de soigner le géant qui devenait de plus en plus faible avec la perte de sang.

- Où sont mes frères ?
- Partis rejoindre le démon.

Douglas l’ignore, mais pendant qu’il s’occupait de Mary et essayait de reprendre pieds dans le monde, Sir Gregor avait précisé qu’Elizabeth avait été kidnappée par le marquis. Il avait aussi parlé de leur père, mais Logan, conscient de l’impact de cette information pour Douglas, décida de le tenir un peu en secret. Après tout, il voyait bien les larmes qui avait coulé pour la mort de la servante… il ne voulait pas lui en rajouter plus. Les deux frères étaient partis pour tuer le marquis de Middletown. Mais… Cela faisait déjà plusieurs heures de ce qu’il en avait compris du géant qui avait été torturé puis mit dans un carrosse pour être utilisé comme messager. L’enfant dans ses bras n’était qu’un petit plus. Et Logan savait qu’on l’avait déposé avec pour torturer Douglas. Parce qu’il avait essayé et toute sa vie, il allait s’en vouloir, sans même savoir que c’était au-delà de ça. Et que dans un monde alternatif, Douglas aurait même trouvé une âme sœur en la jeune femme qui venait d’émettre son dernier soupir.

-

Mais alors… Pendant que les frères Benedict et Ethan sont en train de venir comme des anges vengeurs vers l’adresse indiqués, à bride abattue, et que Logan et Douglas sont en train de tout faire pour sauver le Sir Gregor… Si on prenait le temps de revenir à l’horreur et à la monstruosité de Howard Berrygreen et au Marquis de Middletown ? Juste un peu, pour bien comprendre des actions monstrueuses qui se déroulent et s’enroulent autour des coups comme des colliers d’étranglement.

Howard avait tout prévu. Tant l’arrivé de la jeune femme que ses deux chiens de garde. Dont une toute à fait à son goût. Le marquis n’était pas là, pour le moment, et il pouvait donc profiter un peu de la douce rousse qu’on lui avait offerte sur un plateau d’argent. Il regarda à peine la tête, laissant un sourire mauvais, bien que ressemblant à une taquinerie que pourrait faire Benedict, apparaître sur son visage.

- Pensez-vous que je n’ai qu’un médecin ? D’ailleurs… pensez-vous qu’un commandant de l’armée pourrait être aussi mal soigné en pleine guerre sans un peu d’aide ?

Oui. Il avait tout fait pour que son fils meure là-bas. Il ne sait pas trop comment Benedict avait réussi à survivre à l’infection, la perte de sang et le coup qu’il avait reçu sur la tête. Les ordres étaient claire : que cela passe pour une mort à la guerre… mais chaque personne qu’il avait envoyé lui avait fait la même remarque final : son fils était assez doué pour survivre. Howard poussa la tête d’une manière nonchalante et le petit cri de la servante commençait déjà à l’attirer irrésistiblement. Il fit une nouvelle moue, cette fois-ci d’un regard lubrique et pervers… Benedict n’avait jamais eu ce genre de lueur malsaine dans les yeux, et ne pourrait le faire.

- Un trou est un trou, ma chère. Mais je me félicite de savoir que vous le serez bien assez vite. Et ce que je veux est très simple. Je veux que mon fils soit tellement au bord du désespoir, tellement pris qu’il en met fin à ses jours. Le second le suivra. Il ne me restera plus que Douglas qui n’ose pas lever les yeux vers moi… et je pourrais avoir ma Rose.

Il avait dit cela en se déplaçant pour se mettre devant le bureau. Il posa un nouveau regard sur la servante alors qu’il leva la main. Pile à ce moment là, une fléchette tranquilisante avec un très fort dosage atterrit dans le cou de l’homme. Normalement, c’était suffisant pour tuer un homme, mais Sir Gregor était plus robuste et fort que les autres et il ne fit qu’un pas pour s’écrouler mais le regard toujours alerte. Howard sourit alors que trois hommes de sa taille l’attrapèrent pour le mettre dans un coin et le rouer de coups violents au point de lui en péter des côtes. Howard, dans le mouvement, avait attrapé la jolie rousse et avait passé une dague sous sa joue.

- Maintenant, vous allez voir un avant goût de votre enfer.



Puis, Howard parti, non sans avoir demandé à ce qu’on envoie les deux morts dans une calèche que l’on garera devant la maison de son fils. Avec l’odeur il finirait par le sentir et voir l’horreur mais… C’était déjà trop tard. Parce qu’Howard connaissait ses fils. Ils devaient déjà être en train de s’occuper du cas Tristan. Il sourit. Il ne vérifia pas que les morts étaient morts. Se doutant que ça serait bientôt dans tous les cas. Sir Gregor, lui, avait tout entendu et réussi à faire le mort jusqu’à ce qu’on le gare devant la demeure du futur mari de sa déesse. Il prit Mary dans les bras et alla demander de l’aide.

-

Voilà comment, plusieurs heures après le début des sévices, parce qu’on n’avait pas nettoyé tout de suite la pièce des actions de Howard ET que le marquis ne possédait pas qu’une demeure, Benedict entra dans le vestibule. Il rejoint tout de suite la cave, se doutant que tout se passait là. Rien n’aurait pu le préparer à ça. Il se jeta sur sa femme, l’étreignit en lui demandant avant s’il pouvait la toucher et laissa Ethan mettre une balle dans la tête du marquis.

- On doit partir, précise-t-il alors que Benedict finit de détacher sa femme de tous les entraves et la couvre de sa veste.
- Eli, je suis là. Je vais te porter. On rentre à la maison.

Eux deux n’ignorent pas cependant que rien ne sera plus jamais pareil. Quand leur père touche quelque chose, ça ne devient qu’un amas d’horreur sans non. Et Benedict précisa.

- Tu m’as promis que je serais le seul à pouvoir te couper les ailes, alors reste avec moi.

Il ne sait pas si c’était de la confiance ou de l’épuisement, mais la jeune femme s’endormit dans ses bras… ils l’emmenèrent rapidement à la maison en faisant en sorte que personne ne puisse imaginer qu’ils étaient coupables de meurtre. Le sir Gregor était dans un état stable alors Logan et Douglas, qui semblait ne pas aller bien du tout, s’occupèrent d’Eli. Douglas du demandé à Ethan de sortir Benedict de la pièce, il serait assez vite tout ce qu’elle avait subi, il valait mieux attendre. Douglas finit par tomber de sommeil, le corps sur le sol et les bras sur le lit de la jeune femme, après avoir nettoyé les draps. Logan vit annoncer la mauvaise nouvelle. Expliquant ce qu’on lui avait fait, à elle et aussi à Mary dont le corps reposait toujours à l’étage, dans la chambre de Douglas. Et ainsi qu’une terrible nouvelle, bien que logique… elle avait perdu son bébé.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
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Rein
Mar 2 Juil - 20:32

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquise et marquis
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein) - Page 7 7d38542276ae468fa2134bbf990db8fbce17f01c
HRP - /!\ Thèmes très lourds et noirs ci-dessous. Âmes sensibles, s'abstenir. Actions détaillées.

Savez-vous réellement ce qu'est un monstre ? En connaissez-vous seulement la définition ? Loin des chimères créées par l'esprit, nous parlons ici des monstres qui nous entourent, dissimulés parmi la foule sous un masque de bienveillance et de gentillesse. Une personne qui suscite l'horreur par sa cruauté, sa perversité ou tout autre vice démesuré. Elizabeth Portman n'avait pas encore pleinement conscience du monstre qui se tenait en face d'elle, dans ce salon. Comment aurait-elle pu l'imaginer ? Howard n'était pas le genre de monstre qu'une personne normalement constituée pouvait ne serait-ce que soupçonner d'exister. Elle n'avait pas encore conscience que l'image répugnante qu'elle avait eue de lui n'était rien en comparaison à ce qui se cachait sous la beauté de son visage.

Chaque mot qui sortait de la bouche de Howard révulsait Elizabeth. Elle ne souhaitait qu'une chose : le voir mort et enterré. Elle voulait qu'il souffre autant qu'il avait fait souffrir ses enfants — si ce n'est plus encore. Elle, l'enfant qu'il avait voulu épouser, était désormais une fière jeune femme. Ironiquement, elle avait fini par tomber amoureuse de son fils aîné, alors que Howard avait tout fait pour qu'ils se détestent. Oui, Elizabeth était éperdument amoureuse de Benedict Berrygreen. Il était son talon d'Achille, mais aussi sa plus grande force. Il l'avait accepté, malgré son passé peu glorieux. Il était prêt à élever son bébé, leur bébé. Ainsi, voir ce monstre — dont les traits n'avaient de cesse de lui rappeler le visage de Benedict, déblatérer de telles atrocités, était à la limite du supportable. Elle n'eut aucun mal à comprendre pourquoi Ethan sursautait parfois devant leur frère aîné, ni de pourquoi Douglas se méprenait en les confondant, par moment.

"Oh, vous pourriez avoir tous les médecins de Londres à vos pieds, Howard, que cela n'y changerait absolument rien. Je vengerai votre fils de chacun d'entre eux s'il le faut." cracha-t-elle alors qu'elle sentait son sang bouillir dans ses veines. Par tous les saints, elle avait de plus en plus de mal à garder son calme face à lui. Sir Gregor se plaça devant Mary, la dissimulant grâce à son imposante stature tout en gardant le duc en joue. Il ne connaissait que trop bien les hommes pour reconnaître la lueur malsaine qui brillait au fond de ses yeux. Elizabeth enfonça ses longs ongles dans sa peau diaphane, écorchant et meurtrissant sa chair à sang pour ne pas trembler face au sourire mauvais de Howard. Elle n'avait pas peur  de lui — pas encore — ; mais la ressemblance avec son futur époux, en revanche, était bien plus que troublante.

Un trou est un trou, ma chère. La jeune femme inspira brusquement, son nez retroussé trahissant un dégoût apparent. Mais je me félicite de savoir que vous le saurez bien assez vite. Gregor grogna face à cette horrible promesse, qu'il prenait pour une provocation. "Ne prenez pas vos désirs décadents pour la réalité, Howard." asséna-t-elle, bien que l'angoisse et la peur serpentaient le long de son dos dangereusement, cherchant à se frayer un chemin au plus profond de son âme. Mary tremblait comme une feuille, recluse derrière l'imposante montagne qui faisait office de barrage entre le duc et elle. L'adorable rousse tentait désespérément de se faire oublier, inconsciente que Howard l'avait remarqué dès son entrée dans la pièce. Ce que je veux est très simple. Les iris d'Elizabeth s'assombrirent. Howard avait toute son attention. Je veux que mon fils soit tellement au bord du désespoir [...] qu'il en mette fin à ses jours. Cet homme était fou à lier. Benedict ? Mort ? "C'est impossible. Ça n'arrivera jamais. Je ne le permettrai pas !" s'emporta la jeune femme, élevant la voix face à l'air narquois de son abominable beau-père. Le second le suivra. "Taisez-vous !" cracha Elizabeth, incapable de supporter davantage d'immondices... Mais quel genre de monstre s'arrêterait en voyant les défenses de sa victime s'affaisser ? Il ne me restera plus que Douglas, qui n'ose pas lever les yeux vers moi... et je pourrais avoir ma Rose. La jeune femme cilla face à cette révélation inattendue. "Rose ?" bredouilla-t-elle, confuse. Elle fut tellement décontenancée par la dernière phrase de Howard qu'elle ne remarqua que bien trop tard son geste de la main.

Un sifflement aigu fendit l'air, juste au-dessus du crâne de la jolie blonde, et le grognement qui émana du mercenaire força Elizabeth à se tourner vers lui. L'homme ploya un genou à terre avant de s'arracher l'anesthésiant du cou et de s'effondrer au sol. La jeune femme voulut tendre une main vers lui, inquiète. "Courez." souffla-t-il tandis que les hommes de main du duc attrapaient Elizabeth par les épaules pour la maintenir en place. La jeune femme se débattit comme une véritable furie en voyant Howard agripper la seule amie qu'elle ait jamais eue. "Lâche-la, salopard !" hurla-t-elle désespérément à Howard avant qu'on ne lui lie les mains dans le dos. Le monstre avait attrapé Mary si vite, que cette dernière eut à peine le temps de ciller.

L'horrible piège s'était refermé, et les portes de l'enfer s'ouvraient.



-

- On ne peut pas lui dire, ça la tuera. Elle en mourra.

- ... Elle est déjà morte...

- Ethan...

- Comment lui dire que Mary n'a pas survécu ? Comment lui dire que son amie n'est plus ?

- Douglas...

- Plus tu attendras, pire ça sera.

- Benedict, dis-nous ce qu'on doit faire pour le bébé.

- J'ai l'habitude d'annoncer ce genre de triste nouvelle. Je peux m'en charger.

- Non, Logan.

La conscience d'Elizabeth oscillait entre réalité et noirceur absolue. Il lui arrivait de capter des bribes de conversations, à droite, à gauche, avant que la douleur irradiant son corps ne la fasse sombrer de nouveau.

Chaque fois qu'elle reprenait contact avec le monde qui l'entoure, elle ne souhaitait qu'une chose : fuir à nouveau. Elle n'était pas prête à accepter ce qu'il s'était passé. Elle n'était pas prête à entendre que son bébé était mort. Elle n'était pas prête à entendre que Mary ne dormait pas, mais qu'elle était morte, elle aussi. Ils étaient tous morts, alors pourquoi était-elle encore en vie ? Pourquoi avait-elle survécu à l'enfer alors qu'eux étaient partis ?

Cet état proche du coma dura quatre jours.

Quatre jours sans rêve ni cauchemar.

Quatre jours à entendre des conversations dont elle ne saisissait pas vraiment le sens.

Quatre jours où Benedict ne quitta pas son chevet, quatre jours où Logan et Douglas se relayèrent pour lui prodiguer des soins et changer ses bandages, quatre jours où on la perfusa pour éviter la déshydratation et quatre jours où Logan s'appliqua à masser ses muscles pour éviter qu'ils ne s'atrophient.

Alors, doucement, ses yeux remuèrent sous ses paupières, se mouvant sous la peau pendant que son esprit cherchait une once de lien tangible permettant un retour à l'horrible réalité.

Tout son corps s'éveillait à une douleur physique atroce et à une souffrance psychologique insoutenable.

La lumière l'aveugla, et elle cilla, incapable de distinguer la mine inquiète qui se penchait sur elle.
Clionestra
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Mar 2 Juil - 22:27

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Benedict ne savait plus quoi faire. Contre le lit de la jeune femme, il avait lavé le visage de la jeune femme de la sueur. Pendant quatre jours, il avait eu d’innombrables questions de la part de tout le monde. On lui demandait quoi faire. Ses frères. Logan. Brodie. Kyle. Même Tristan, qui avait eu le droit de sortir de prison une fois la preuve que son propre frère était le tueur en série qui avait tué la première prostituée. Il était même sortie de prison avec une incroyable nouvelle : il était marié, et il allait avoir un enfant. Benedict avait réussi à lui souhaiter le meilleur et à le féliciter… avant de se rembrunir. Tristan était devenu le marquis. Benedict ne le prenait pas pour son frère. Il avait eu peur de cela. Benedict lui avait dit de ne pas s’en faire.

Il avait attrapé le cou de Tristan et avait joint leur front comme des frères. Tristan n’était pas son frère. Lewis Middletown était un espèce de gros enfoiré, alors que son petit frère était un ange de miséricorde. Howard Berrygreen était le diable personnifié, alors que Benedict…

Il n’avait jamais laissé sa femme sauf pour les petites discussions avec ses frères. Il se rappelait de sa réaction quand il l’avait attrapé… elle pensait que le démon était revenu le chercher. Il avait sentit et elle avait même répandu sa peur avec l’odeur acre de la pisse. Il ne lui en voulait pas. Il le savait. Mais c’était aussi pour ça qu’il avait bien fait comprendre à Tristan qu’il était son frère, et non celui de Lewis. Tristan était dans le même bateau. Il ferait toujours en sorte de le protéger, comme il aimerait l’être. Mais il ne le dirait jamais.

Il gardait la chambre de la jeune femme, la nourrissait comme il le pouvait. Il lui donnait de l’eau. Comme toujours, il lui demandait la permission avant de faire quoi que ce soit, mais elle ne répondit pas. Alors, il s’excusant en « violant » son intimité et son consentement. Il la lava. Il l’aida à boire. Mais jamais, pas une fois, il ne s’approcha pour l’embrasser. Elle lui en avait pourtant donné le droit, il le savait. Mais il savait aussi que cette proposition devait être caduque.

Parce qu’il était le fils de Satan.

Chaque fois que la jeune femme semblait se réveiller, il faisait la même chose. Il s’approchait et attendait de voir au moins le blanc de ses yeux. Mais rien. Il attendait. Patiemment. Il avait caché le miroir de la chambre. Il avait aussi rendu la chambre la plus agréable possible. Lumineuse la nuit, pleine de bougies pour ne pas ressembler à la cave, avec une délicieuse odeur de jasmin. Il n’avait toujours pas commencé à faire le deuil, ni de Mary, ni de son enfant.

Est-ce qu’Elizabeth continuera d’accepter qu’il soit le père de cet enfant ? Est-ce qu’elle n’allait pas vouloir tout arrêter ? Il se sentait tellement égoïste. Il n’était qu’un merdeux désirant que sa femme se réveille alors qu’il devrait lui proposer une nouvelle alternative. Elle n’avait plus aucune raison de se marier avec le sosie de son pire cauchemar. Parce que même si c’était Tristan qu’ils avaient tué pour la ramener, il savait que c’était Howard qui avait violé et profané le corps de Mary… et qu’Elizabeth avait été forcé de tout voir. Il se sentait égoïste et coupable. Il n’aurait jamais du la laisser… la laisser revenir dans sa vie.

- J’avais un plan mon amour, souffla-t-il en posant sa tête sur son front, tu devais me demander d’annuler ce mariage. C’était le plan. Je suis tellement désolé mon amour. Je m’excuse.

Il trembla. Il finit par pleurer un peu. Chose qu’Howard n’avait jamais du faire de sa vie. Il n’était pas son père. Et il l’était. Il continua de s’occuper d’elle. Il fallait bien qu’il puisse faire quelque chose. Il le devait. Alors il faisait ce qu’il pouvait pour soutenir la jeune femme, bien qu’elle ignore bien sa présence. Elle tremblerait certainement si elle pouvait le savoir. Il soupira. Il avait passé les quatre jours dans la chambre. La douleur à sa jambe était presque intenable. Il refusa qu’on s’occupe de lui. Il fit même en sorte de ne pas manger ou boire, trop occupé à s’occuper d’elle. Il pouvait mourir pour elle… N’était-ce pas ça « l’amour » ?

Quand elle se réveilla, il paniqua. Ses yeux remuèrent sous ses paupières et il s’approcha pour voir si cette fois-ci était la bonne. Il cherche à voir les signes de son réveil mais il panique. Quand il pu enfin voir ses prunelles, il eut une réaction bien étrange. D’un coup, il se jeta sur le sol. Il fit en sorte de cacher son visage. Ses fesses sur le sol, regardant vers la porte, il se cachait parfaitement. Son visage en tout cas. Attrapant une peluche qui trainait à côté de lui, il la mit haut, porté à bout de bras pour qu’elle puisse apparaître devant le visage de sa belle Elizabeth.

- Tout va bien, Elizabeth, tu es en sécurité, fit-il avec une voix plus aiguë.

La peluche était un lapin vert. Il avait un horrible foulard rouge autour du cou. En réalité, un jour, il y a de cela très fort longtemps, ce nounours avait été abimé. Ce n’était pas lui. Il n’aurait jamais arraché la tête d’un nounours… Le lapin vert était le nounours préféré de sa douce fiancée. Il le savait parce qu’il était plusieurs fois arrivé alors qu’elle était en train de prendre le thé avec cette peluche, qui avait un nom ridicule de souvenir, et Mary. Un jour, la peluche était déchiré, la tête loin du corps, et son père lui avait mit une mandale pour « demander pardon ». Benedict n’avait pas essayé de se défendre, comme à chaque fois.

Plus tard, Ethan était arrivé et lui avait tendu les deux parties de la peluche. Benedict l’avait gardé pendant des années dans un coin de son cœur, et de sa chambre. Il avait bien essayé de demander à Brodie de la réparer, mais il n’avait pas réussi. Si Brodie aimait faire de la broderie, c’était toujours très moche. Il n’avait pu trouver de l’aide pour cette peluche qu’avec Tristan, qui avait trouvé un vieil ami qui adorait coudre. C’était lui qui avait rajouté le foulard rouge, de la couleur préféré de la jeune femme. Il continua de tenir la peluche bien haute pour cacher son visage, ce qui était un effort pour ses bras qui n’avaient plus autant de force qu’avant et dans une position bien inconfortable.

- Je suis là. Monsieur Lapin est là. Et aucun monstre ne s’approchera plus jamais, continua-t-il de cette même voix mais qui dérailla ensuite malgré lui. Si tu fermes les yeux, quelqu’un pourra te prendre dans ses bras… si tu veux un câlin.

Il sentit son cœur battre fort et battre contre ses oreilles. La jeune femme ne voulait certainement pas voir la personne qui l’avait blessé, mentalement. Tristan et Benedict allaient devoir se faire tout petit face à plus d’une personne… Enfin, surtout d’elle. Benedict avait pensé trouver un masque, mais il se disait que ça ferait plus peur que le passé. Il continua à tenir la peluche pour lui faire pencher les oreilles de l’autre côté de son corps.

- Je suis ton serviteur, continua-t-il, demande-moi et je te servirais. Je ne te ferais jamais de mal.


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Rein
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Rein
Sam 6 Juil - 14:03

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquise et marquis
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein) - Page 7 7d38542276ae468fa2134bbf990db8fbce17f01c
Benedict et Ethan avaient tiré Elizabeth d'un ignoble tas de merde sans nom. Ils étaient venus la chercher en Enfer, faisant fi des corps sans vie des demoiselles, du sang, de la pisse, de l'eau croupie et de la corde suspendue.

Lewis avait eu une mort rapide et bien trop douce. Howard ne devait pas connaitre un destin aussi miséricordieux. Il devait souffrir des jours durant. Des semaines. Des mois. Des années. Il fallait l'enfermer dans une cellule et le torturer jusqu'à la fin des temps. Le marquis, lui, était mort sans aucun regret — si ce n'est de ne pas avoir eu plus de temps pour s'amuser avec la jeune femme. Oh, son sort était mérité, et pourtant, Elizabeth avait voulu le supplier de ne pas laisser Benedict l'emmener en le voyant s'approcher d'elle. Sa vessie s'était relâchée sans qu'elle ne s'en rende compte, trahissant une peur et une détresse qui dépassait l'entendement. Elle ne voyait que Howard et son sourire malfaisant. Son esprit n'avait pas pu supporter cette image. C'en était trop. Pourtant, elle ne s'était pas évanouie une seule fois sous les sévices de Lewis, aussi horribles soient-elles. Mais aucun démon n'était plus effrayant que Howard Berrygreen et son fils avait pour croix de lui ressembler ostensiblement. La douce étreinte de Benedict avait fait naître en Elizabeth une telle frayeur qu'elle s'était évanouie, épuisée, brisée et vide.

Inconsciente, Benedict s'était occupé de sa future femme comme le plus méticuleux des médecins, ne laissant que peu de place à Logan et Douglas, rôdant tel un protecteur autour de sa promise avec une lueur sans appel au fond des yeux. Tout le monde devinait aisément à quel point le jeune homme s'en voulait horriblement. Il ne la laisserait plus jamais échapper à son regard vigilant, ils en avaient conscience.

Même lorsque les trois frères conversaient entre eux, Benedict se tenait dans l'embrasure de la porte, car il s'agissait là de la distance maximale qu'il était prêt à mettre entre sa promise et lui.

Elizabeth Portman n'était plus qu'une coquille affreusement vide. Un corps sans âme, sans aucune attache pour ce monde et dont les yeux vitreux n'étaient pas sans rappeler ceux d'un macchabée. Elle s'était réveillée au bout du quatrième jour, ou du moins avait-elle ouvert les yeux. La douleur physique n'était rien, si ce n'est qu'un détail, une misérable goutte d'eau dans l'immensité de l'océan. Elle ne ressentait rien sur le plan physique. Elle n'avait pas faim ni soif grâce à la perfusion de Logan et Douglas. Elle voyait ses bleus, se rappelait comment chacun d'entre eux étaient apparus, mais ses souvenirs lui faisaient bien plus de mal que la preuve de leur existence à même son corps.

Un corps n'était qu'une enveloppe vide dès lors que l'âme la quitte.

Et l'âme d'Elizabeth était auprès de son défunt fils, mais aussi de Mary

Si la mort n'avait pas voulu l'emporter, si Dieu souhaitait la condamner pour les avoir tous conduits à leur perte, alors elle les rejoindrait de son propre chef. Elle se laisserait dépérir pour mieux mourir. Doucement, car affaiblie, elle arracha la perfusion reposant au creux de son avant-bras d'un seul coup, sans qu'un seul son ne sorte de ses lèvres.

Il n'y avait ni peine ni douleur.

Elle ne ressentait absolument rien.

Tout n'était que noirceur.

Alors, comment aurait-elle pu remarquer Benedict affalait à même le sol ? Elle était réveillée depuis quelques minutes déjà et elle ne l'avait simplement pas vu — car il s'était précipité par terre pendant qu'elle était encore perdue entre l'inconscience et la réalité. Une lueur verte attira le regard de la jeune femme qui, toujours allongée, espérait que la mort soit déjà à sa porte.

Tout va bien, Elizabeth, tu es en sécurité.

Non, tout n'allait pas bien. Pourquoi monsieur Lapin était-il apparu pour lui sortir une connerie pareille ? Elle avait perdu son bébé. Il était mort sous les coups d'un ignoble sac à merde. Mary avait souffert de mille tortures avant de rendre son dernier souffle dans les bras d'un pauvre homme qui ne l'aimerait jamais. Howard l'avait embrassé pour lui faire goûter le sang de sa défunte amie. Le marquis s'était vengé. Il l'avait torturé et violenté.

Jamais plus, elle ne sourirait.
Jamais plus, elle ne pourrait mettre la tête sous l'eau.
Jamais plus, elle ne tremblerait pas devant une corde.
Jamais plus, elle n'aimerait Benedict.

Ou du moins, le croyait-elle.

Non. Absolument rien n'allait bien.

Je suis là. Va-t'en, pensa-t-elle, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle était incapable de parler. Monsieur Lapin est là. Et aucun monstre ne s’approchera plus jamais. Qu'en savait-il, au fond ? Aurait-il pu prévoir une chose aussi horrible ? Non. Il mentait uniquement dans le but de la rassurer, elle, ou de se rassurer, lui. Si tu fermes les yeux, quelqu’un pourra te prendre dans ses bras… si tu veux un câlin. Elle ne voulait rien d'autre que mourir. Pourrait-il l'étreindre assez fort pour lui rompre le cou ? Je suis ton serviteur. Non, Mary était sa servante, et elle n'était plus là.

Demande-moi et je te servirai. Je ne te ferai jamais de mal.

Oh, il était libre de la faire souffrir si cela l'amusait. Howard l'avait déjà fait, puis Lewis, et tous deux l'avaient alors brisé. Quelle importance si d'autres se mettaient en tête de la tourmenter ? Qu'ils fassent donc. Elle ne ressentait plus rien. Simplement, elle espérait qu'un d'entre eux ait suffisamment de couilles pour l'achever.

Personne ne savait qui avait bien pu laisser un crayon et un calepin sur la table de chevet de la jeune femme. Cela aurait pu être n'importe qui. Elle observa monsieur lapin un long moment, les yeux vitreux, sans aucune lueur, avant de se saisir du bloc-note et du stylo d'une seule main.

Lentement, très lentement, car sa main dominante était bandée afin de maintenir son épaule déboitée droite, la jeune femme griffonna fébrilement de son autre main sa simple demande sur le papier, avant de la pousser hors du lit jusqu'à ce qu'elle échoue non loin du visage de Benedict.

« Tue-moi. »

C'était une demande impérieuse, reflétant sa force de caractère brute.

Son souhait le plus profond.

Disparaitre.

Quelle mère survivrait à son enfant ? Quelle maitresse survivrait à la perte de sa servante, qu'elle avait causé ? Elle n'était pas Howard. Elle n'était pas un monstre. Elle les rejoindrait pour leur demander pardon. Elle les rejoindrait pour qu'ils ne soient pas seuls dans la noirceur de la mort.
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Clionestra
Sam 6 Juil - 23:54

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Son cœur était brisé. Son âme rapiécée. Son corps recousu… mais rien ne pouvait l’empêcher de protéger les personnes qu’il aime. S’il fallait donner tous les morceaux de son cœur à Elizabeth, rendant impossible sa reconstitution future, il le ferait. S’il enlevait les bouts de son âme pour lui offrir, rendant impossible d’en faire une unique forme, il le ferait. S’il fallait s’ouvrir les bras pour lui proposer, rendant impossible tout mouvement et perdant son sang dans la rivière, il le ferait. Ainsi avait-il décidé de vivre. Eli. Ses frères. Bien qu’il aime ses amis, il savait ne pas être en capacité de les aider. Il avait aidé indirectement Tristan, mais ça il n’y pensait pas. Il tenait toujours haut cette peluche, souvenir vivifiant et oublié à la fois. Preuve d’un passé de mensonge mais d’un passé commun pour autant. Cette peluche était celle qui représenter son amour pour elle, depuis toujours, bien qu’il ne le comprenne pas. Quand était-il tombé amoureux ? Certainement quand, alors même qu’elle avait peur des insectes, elle n’avait pas hésité à lui enlever un pince-oreille qui se promener sur son visage. Il n’avait pas senti la bestiole, n’avait pas remarqué qu’il était là. Il était « tombé » depuis le carrosse et la douleur sur son visage était encore vive. Pourtant, elle lui avait enlevé l’animal avec une si délicate douceur qu’elle ne lui avait pas fait mal sur ses plaies. Il s’était dit, alors, qu’elle n’était ni comme son père ni comme sa mère, mais une personne à part qu’il devait protéger.

Et il avait échoué. Lamentablement.

Il allait tuer son père. Il ne savait pas exactement comment, mais il allait devoir faire en sorte de précipiter sa fin… et tant pis si la plupart des contacts frauduleux qu’il avait passé sont encore en cours, il s’en occuperait en temps et en heure, pour le moment, seul compter de débarrasser le monde de ce monstre. Il ne laisserait plus jamais son père blesser ses frères, ni Eli… ou regarder Rose. Il avait entendu le récit de Sir Gregor sur la mort de Mary. Douglas avait vomi et Ethan avait tenu son frère. La seule preuve de ses pensées était la jointure de ses mains qui devenaient blanches sous la pression. Lui ? Il avait simplement comprit, à nouveau, que son père était pire que ce qu’il ne pensait la veille… et il se demandait comment il pouvait encore plus tomber dans l’horreur. Le petit garçon de quatre ans fier qu’on le compare à son père était totalement mort. Et son enfance et sa naïveté avec lui. Ce petit garçon était son âme qu’il avait sciée pour les donner aux autres, mais ça ne suffisait plus. Il fallait un plan pour les protéger, même s’il devait en mourir.

Il la voit en train d’enlever la perfusion, mais il la laisse faire. Elle n’en avait pas besoin « tout le temps », et elle pouvait se permettre un peu d’humeur pour le moment. Cependant, il savait qu’il serait capable de tout pour l’aider à manger. Il avait entendu ce que lui avait raconté Sir Gregor, et il savait qu’il était devenu la représentation même de son pire cauchemar. Il avait fait placé, parce qu’il était le genre de personne qui arrivait à prévoir ce genre de chose, des miroirs pour qu’il puisse l’observer sans qu’elle n’ait à voir son visage. Il la laissait donc faire.

Mais il était conscience que, si elle refusait de s’alimenter, il n’hésiterait pas à prendre la soupe dans sa propre bouche pour lui faire boire… et même si cela revenait à violer à nouveau son consentement. Il le fallait. Il ne pouvait pas vivre sans elle. Il l’observait et laisser le calme environnant. Il se demandait comment l’apaiser, au moins un peu. Il la voit se mouvoir pour prendre le calepin, qu’il avait mit là parce qu’il avait pensé qu’elle ne voudrait pas parler. Qui aimerait parler alors que les dernières paroles avaient du être des supplications à un tortionnaire trop rapidement mort. Il tourne à peine la tête pour voir le mot, évitant de la regarder alors que le lapin était sur ses genoux. Il écarquille les yeux. La regarde un instant avec une frayeur telle qu’elle se transcrivait dans ses prunelles avec une violence nouvelle. Mais il tourna la tête et mit Monsieur lapin entre eux. Il ne pouvait pas lui montrer son odieux visage. Il allait vraiment se découper la peau pour en chercher une autre apparence. Il remonta monsieur Lapin le plus haut possible.

- Non, fit-il de sa voix plus aiguë qu’alors. Tu m’es bien trop précieuse pour que je te laisse mourir. Tu es la femme qui comble mon cœur. Je ne suis pas assez fort pour te laisser mourir… pardonne-moi.

La fin de sa phrase était coupée d’un hoquet qu’elle ne remarquerait peut-être pas. Il laissait couler des larmes le long de ses joues. Il avait perdu un fils. Il le savait aussi. L’idée de perdre sa femme, qui ne l’était même pas encore, ça le rendait particulièrement mal. Il ne voulait pas. Il n’avait pas la force pour la sauver de son tourment. Il continue de faire bouger sa peluche. Il la laissa retombé sur son visage sans la lâcher pourtant pour qu’il caresse sa joue. Il la laissa se placer à nouveau. Et, mue par un besoin de lui faire oublier qui il était, il se mit à chanter. Il ne pensait pas avoir une belle voix. Pour dire l’absolue vérité, personne ne l’avait jamais entendu chanter. Ethan l’avait déjà entendu fredonner sur des airs qu’il avait appris au piano, mais jamais chanter. Là, sans piano pour l’accompagner, il chanta son cœur tout simplement jusqu’à la voir tomber de sommeil. Il se lève, vérifie son état et fait en sorte qu’elle soit toujours en santé. Il ne la laisse pas pour autant. Il ne quitte pas sa chambre.

Le lendemain, il était toujours à la même place. Il avait fait venir un petit piano qui faisait moins de note mais pouvait se tenir le long de sa jambe. Il avait aussi fait venir un masque de lapin pour ne pas l’intimider. Il chanta, tous les jours, des chansons d’amour très doux, des chansons d’espoir, il restait à ses côtés jusqu’à ce qu’elle tombe de sommeil, il la faisait boire avec ce masque ridicule, et il la soutenait. Un jour, alors qu’il chantait, il la vit prendre à nouveau le calepin et simplement lui montrer à nouveau le message qu’elle y avait imposé lors de son premier réveil.

- Non.

Il la laisse un instant alors qu’il passe d’une fesse sur l’autre. Il avait chanté plusieurs chansons sur les enfants, sur le deuil, dont une chanson qu’il avait entendu pour un enterrement il y a très longtemps, alors qu’il n’était qu’un enfant. Il y avait une phrase qui l’avait marqué. « Comment supporter l’insupportable, quand l’innocence côtoie l’infâme ». Il avait pensé à cette phrase mais il savait pouvoir lui donner une réponse. On le supporte par amour. Il observe le papier et pousse sa main, non sans lui avoir dit parce que dès qu’elle était consciente, il la prévenait de tout ce qu’il allait faire et attendait qu’elle l’entende pour le faire. Elle ne répondait que peu, mais il était obligé d’accepter son silence pour un consentement. Il s’assit à peine sur le lit, toujours séparé par une bonne distance.

- Je peux te laisser me frapper, si tu veux. Fais-moi ce que tu aimerais lui faire. Fais-moi souffrir, mais ne me demande pas de te faire du mal… et ne te fais pas du mal à toi non plus.

Il l’aimait. Il le sentait au fond de son cœur… mais lui dire maintenant ne serait qu’une douleur supplémentaire pour elle qui ne demandait qu’à mourir. Alors, il se tut. Il ne dit rien. Après tout, plus jamais elle ne l’aimera. Il le savait. Son père était le monstre de sa vie, et il avait voulu la protéger mais ça n’avait servi à rien. Il approcha son visage à peine, avec toujours une grande distance.

- Je me fiche que mon sang coule si c’est pour augmenter la quantité du tien. Alors, sois colérique, soit vengeresse, salis-toi de ma souffrance mais ne te noie pas…. Je t’en conjure. Je vais prendre ta main.

Il le fit, et il la plaça sur son cœur, et il mit les ongles contre sa peau. Ce n’était pas agréable. Mais il s’en fiche. Il avait poussé sa chemise.

- Arraches-moi le cœur, et prend le pour tien. Et reviens-moi, mon papillon.

Pendant une seconde, elle ne bouge pas, se laisse faire... et Benedict donnerait père et mère... heu... ça il le donnerait à tout le monde, mais il donnerait sa vie pour savoir ce qu'elle pense dans son esprit, et lui souffler de l'espoir dans son âme. Il l'avait dit. Il lui donnerait son coeur, son âme et son corps, sans le moindre soucis.


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