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LE TEMPS D'UN RP

Can't Get You Out of My Head (avec Rein)

Clionestra
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Univers fétiche : Fantastique
Préférence de jeu : Les deux
CLIONESTRA RANG GAGNE
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Clionestra
Ven 7 Juin - 19:05
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Alors qu’il avait seulement 8 ans, sa soeur (Rose de 11 ans) a eu ses règles. Ses frères étant occupés avec leur paternel qui le tétanise, et la peur de voir sa grande soeur mourir, il s’est enfui. Il est tombé dans les jupons d’une femme (de 18 ans) dont il est tombé éperdument amoureux, surtout quand elle a pris le temps de lui expliquer en douceur la raison des saignements de sa soeur. Après cela, il s’est intéressé à la médecine mais surtout aux soucis féminins. Il espère devenir l’amant de son âme soeur puisque lui, pas de doute, elle doit être marié vue son incroyable beauté intérieur.
Contexte provenant de nous


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Clionestra
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Clionestra
Ven 7 Juin - 19:15

Douglas
Berrygreen

J'ai 17 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
Il y a onze ans.
Le sang. Le sang qui gerbe sur le lit, telle une cascade qui se déverse sur le monde. Douglas, six ans, observe cette situation avec horreur. Personne ne le remarque, à l’ombre de la chambre, dans un coin reculé. S’il connaissait le liquide écarlate, sortant du dos de son frère après les coups de fouet, c’était la première fois qu’il le voyait d’une femme. Sa nourrice. Nourrice qui lui avait promis que quelque chose de bon allait venir de ses entrailles. Une chose aussi belle que sa grande sœur, mais en version bien plus petit. C’était ainsi qu’avait dit Mia Persepolis. Douglas savait que cet être, minuscule et patient, avait été créé par son père et sa nourrice. La nourrice n’osait dire que c’était l’amour, et elle lui avait juste expliqué que c’était une erreur miraculeuse que d’avoir le droit de donner la vie. Douglas était bien trop petit pour comprendre la dure réalité des mots de Mia. Elle avait été prise contre sa volonté, alors qu’elle n’avait plus de raison de donner le sein à un enfant qui n’était pas le sien. Sa petite fille était morte un peu avant la naissance de Douglas, faisant d’elle sa plus proche parente. Et pendant les leçons et les promenades, Mia avait parlé de l’art de faire des enfants, de ce moment où l’on sait que l’enfant bouge. Et qu’un jour, un enfant allait naître.

Douglas avait désiré voir ça. Après tout, donner la vie était la plus belle chose du monde, non ? Mia, bien que désolée par comment elle était tombée enceinte, avait été ravie de l’être. Et Douglas avait été content d’apprendre qu’il aurait une petite sœur, lui aussi. Comme Ethan et Benedict avaient Rose en petite sœur, lui n’avait personne. Il se sentait seul. Alors, il était content. Il voulait voir la venue au monde de sa sœur. Qu’importe comment les enfants se faisaient, pratiquement, il savait qu’il voulait être présent.

Il pensait qu’il voulait l’être. La pièce était fermée, personne n’avait pensé à ouvrir les fenêtres de cette petite chambre de bonne sous les combles. La chaleur y était écrasante et donnait l’impression d’avaler du sable. L’odeur de la température était mélangé à celle de la transpiration et quelque chose de plus métallique. Le médecin, un homme qui avait utilisé des objets en métal pour les insérer dans le corps de Mia, s’épongea le front une nouvelle fois, laissant une marque rouge sur sa peau dégoulinante. Il revient entre les jambes de Mia, dont le sang se répandait sur les draps et en faisait changer la couleur progressivement. Douglas pu entendre un « Bloc », qui ne lui disait rien qui vaille. Et le médecin ressorti de sous les draps tenu par les jambes de Mia. Il tenait dans la main quelque chose de petit, très petit, et bleu. Un petit bébé dont le cou était étrangement visqueux.

- Le cordon ombilical s’est enroulé autour de sa gorge, il est mort.

Et le médecin jeta le bébé sur la mère. Douglas avait été tellement paniqué par le sang qu’il voyait sur le bas du corps de Mia qu’il n’avait pas pensé à regarder le haut. Alors qu’il remonta son attention, il pouvait voir le visage de sa nourrice contractait par la douleur, ses yeux sans vie posé sur lui. Comme si elle avait été la seule à le voir. Des larmes avaient coulés le long de ses joues et ses lèvres étaient entrouvertes mais plus aucun son ne pouvait en sortir. Le médecin et deux femmes qui étaient là pour aider sortirent d’un même mouvement.

- Prévenez le majordome. Il y a du ménage à faire.

Douglas ne comprenait pas. On ne pouvait pas parler de ménage face à ça. Parce que Mia et son bébé n’étaient pas des déchets. Il s’approche tremblant et touche le visage de Mia. Il lui pousse ses cheveux collés à son visage. Il fredonne une berceuse. Pour elle et son bébé, qu’ils puissent dormir sans jamais avoir de cauchemar. Il chante et essaie de voir s’il ne peut pas leur insuffler la vie, comme un innocent enfant protégé de la mort y penserait. Il demande plusieurs fois à la jeune femme de fermer les yeux, pour lui prouver qu’elle l’entend, mais elle ne fit rien. Depuis longtemps, il n’avait plus entendu sa voix. C’est Ethan qui le trouva, plusieurs heures plus tard, après qu’on lui ait appris la mort de l’employé et le fait que personne ne voulait s’occuper de leur corps. Douglas était toujours là, il fredonnait une berceuse, toujours la même, mais sa voix était enroué par l’effort. Son frère dû le récupérer de force et Douglas cria pour la première fois de sa vie contre son ainé. Il expliqua qu’il détestait le sang. Que le sang ne devrait jamais être hors d’un corps. Il expliqua qu’il ne voulait plus jamais voir le sang d’une personne qu’il aime. Qu’il voulait être fort et bon. Ethan le garda longtemps dans ses bras, même une fois sorti de ce lieu de malheur. Il comprit que son frère savait pour son dos. Que son frère ne supportait plus le malheur. Plus tard, dans la soirée, une fois que Douglas fut accueillit dans le lit de leur sœur Rose, qui accepta de s’en occuper une nuit, Benedict et lui vinrent s’occuper du corps de Mia et de son bébé. Ethan et Benedict ne pleurèrent pas la perte de cette amie dans cette maison. Douglas avait versé toutes les larmes du monde et plus aucune n’arrivait à sortir de leur propre yeux.

Il y a neuf ans.
Douglas, huit ans, avait pris une habitude simple… en réalité, il avait pris une multitude d’habitude simple. Si son père est dans les parages, il dégage. Si son frère est dans les parages, il finit dans ses pattes. Si Rose était là, il se jetait dans ses bras tel un koala. Si son autre frère était là, il l’harcelait pour savoir où était Logan. Logan était un ami de Benedict. C’était aussi un homme qui étudiait la science et la médecine, et une des rares personnes à répondre à ses innombrables questions sur le monde. Douglas n’avait pas encore l’âge pour certaines questions trop « compliqués », comme comprendre ce qui était arrivé à Mia… mais il pouvait en poser d’autres, et petit à petit, il avancera sur un savoir total et complet de la médecine et pourra comprendre toute chose. Même ce jour. Ainsi, était-il déjà, même garçonnet. Ses frères, par une pirouette habille et certainement douloureuse pour au moins un des deux, avaient réussi à le faire revenir pendant les vacances. Douglas ne pouvait pas être plus heureux qu’à ce moment. Enfin entouré de sa famille, celle qui compte, et aimé.

Ce soir-là, ils avaient mangé tous ensemble dans la cuisine. Normalement, il faudrait manger dans le salon, mais les frères canailles et leur sœur préféré les repas intimistes… surtout pour éviter le nouvel espion complètement visible que leur père avait embauché chez eux. Parfois, Howard Berrygreen prenait ses enfants pour de véritables abrutis. Enfin, Benedict et Ethan, à la limite Rose… Pour ce qui était de Douglas, il n’était pas encore très bien au fait de tout ce qu’il se passait, réellement, entre les murs de sa demeure. Ce qu’il en savait lui suffisait largement pour refuser d’en apprendre plus. Et aujourd’hui, c’était l’anniversaire de Benedict ! Alors encore moins de raison de partager le temps avec les autres membres indésirables de leur cercle.

- Voici un cadeau pour Rose, pour Ethan, et pour toi,  Douglas.

C’était quelque chose d’étrange chez Benedict, mais que Douglas n’oserait critiquer. Pour son anniversaire, au lieu d’attendre des autres un présent, comme lui le ferait, Benedict offrait quelque chose. Il était toujours gentil et refusait tout autre gratitude par la suite qu’un sourire et un bisou. Parfois, il demandait simplement à voir ce que donner son cadeau, une fois dans les mains de son possesseurs. Ainsi, Rose avait déjà offert une quantité indécente d’aquarelle à Benedict, pendant qu’Ethan se contenter de rajouter les lettres qu’il écrit, ainsi que les poèmes, dans une caisse que seuls eut avait le secret. Cette année, sans grande surprise, Rose reçu une toute nouvelle palette de couleur plus masculine, certainement le désir d’avoir autre chose que des fleurs en peinture, Ethan eut le droit à du papier de velin onéreux mais réputer pour durer dans le temps, et lui un livre… moche et vieux. Douglas renifla le livre avant de faire un « pouwa » retentissant.

- Il sent la vieille chaussette, fit-il remarquer en portant le livre au nez de sa sœur qui fit la grimace tout pareil.

Benedict le prit pour y glisser plusieurs fleurs de lavande écrasé en lui certifiant qu’un jour, il sentira bien meilleur grâce à ça. Le petit Douglas reprit son présent et finit par l’ouvrir. Une lettre en tomba. Il la ramassa et la lu avec difficulté. « Si ton frère doit commencer par un ouvrage, ça devra être « Petit traité de médecine pour médecin en herbe », un livre qui parle des fleurs et de leurs pouvoirs. Bonne chance pour le trouver, mais je ne doute pas que tu y arriveras. Dit au petit singe de continuer à être lui-même. Un jour, il irradiera le monde ». C’était un ouvrage de « référence » pour la basse société. Un ouvrage qui parle des plantes comme guérison et des moyens de les utiliser pour les petits gens… mais Douglas, comme Logan, pensait fortement qu’une méthode pour se soigner était toujours bonne tant qu’elle ne faisait pas mal. Et surtout pas une saignée. Le sang, c’est fait pour rester à l’intérieur des gens, et Douglas ne comprenait pas comment des imbéciles pouvaient trouver logique de saignée une femme qui était déjà en train de perdre du sang. Il finit par sauter de sa chaise, par sauter sur la table, par sauter sur son frère dans un cri heureux.

Ils partirent se coucher, mais comme il en avait l’habitude après un trop plein de bonheur, impossible de dormir. Et une autre coutume chez lui ? Quand il n’arrive pas à dormir, il va réveiller sa sœur. Ainsi, il se retrouva dans le lit de Rose, à lui lire la page dédié à sa fleur avec un intérêt complet. Il pouvait soigner Rose en lui faisant boire un thé de roses, c’était si parfait. Il s’endormit avec le lit contre son cœur et collé à sa sœur. Le lendemain, alors que Rose dormait toujours, il sentit une odeur qui lui fit ouvrir les yeux d’un coup.

Le sang.

Il chercha autour de lui, embrumé qu’il était par le sommeil, avant de sentir quelque chose de poisseux sous ses pieds. Il retire le drap, réveillant sa sœur au passage. Ou alors était-ce le cri qu’il poussa qui la réveilla ? On vient rapidement voir ce qu’il se passait. Ethan, comme la première fois, l’attrapa pour le faire sortir de la pièce alors que Benedict prenait les choses en main. Douglas n’arrivait pas à écouter les paroles de son frère, pourtant réconfortante. Ethan lui expliquait que c’était normal qu’une femme saigne à un certain âge « par là ». Mais Douglas n’était pas d’accord. Les yeux exorbitait, le cœur au bord des lèvres, il ne pensait qu’à Mia et son visage le jour de sa mort. Et il fui. Pied nu et en pyjama, il sortit le plus rapidement possible de cette demeure qui amène la mort aux femmes qu’il aime. Il court. Peu de personne le remarque, il n’y avait, après tout, peu d’employés dans la demeure des enfants de Berrygreen, juste assez pour y coller deux trois espions, mais pas assez pour voir un enfant s’enfuir. Alors, il fuit, le livre contre son cœur, son sang qui pulse dans ses membres et la douleur du sol contre la plante de ses pieds. Il court et pleure, jusqu’à percutait une femme et tomber en arrière.

Cette femme est belle. Il remonte son regard vers elle et voit qu’elle avait tout de l’ange. Elle était entouré d’un halo de lumière, qui n’était en réalité que le soleil allié à sa position, alors, il lui sauta dans les bras et se mit à pleurer.

- Mon ange ! Mon ange ! Tu dois sauver ma sœur ! Ethan... il dit que c’est normal ! Mais ce n’est pas normal ! Pas normal ! Le sang, ça ne doit pas sortir d’un corps ! Elle ne doit pas perdre son sang.

Il avait cru avoir été compris, mais les hoquets de tristesse et de panique n’avaient donné qu’un baragouinement inconstant qui avait haché la plus grande partie des mots, donc le prénom de son frère. La jeune femme était seule avec une servante et il finit dans ses bras sur un banc. Elle réussi à le calmer en essuyant ses larmes le long de ses joues rougit par le froid qu’il y avait dehors de si bonne heure. Elle finit par lui parler, calmement, et Douglas réussi en portant son regard sur elle à reprendre contenance et à reprendre son explication. Et son ange continua le travail. Elle lui expliqua avec douceur que c’était normal pour le corps d’une jeune femme, que de laisser échapper du sang une fois tous les mois, au moins. Que cela servait pour faire un enfant. Douglas ne comprenait pas comment le fait de perdre du sang pouvait aider à avoir un enfant, rajoutant que par ailleurs, sa sœur n’avait que onze ans et qu’elle serait une bien piètre maman si elle venait à tomber enceinte. La femme ris. Et Douglas sourit. Elle ne savait pas plus. Elle expliqua que les femmes étaient aussi écartées de certaines informations pour leur propre bien. Douglas n’aimait pas savoir que même une femme ne savait pas comment fonctionner son propre corps. Il lui promit d’apprendre tout ce qu’il faut sur les femmes, pour les aider quoi qu’il arrive avec leur corps à l’avenir !

Son ange rit. Son ange caresse ses cheveux. Et Douglas sait. Quand il la regarde, il sait qu’il est tombé amoureux et que c’est la seule personne au monde qu’il veut aimer, chérir, adorer. Et il n’avait pas de pensées sexuelles, pour le coup. C’était la vision qu’il avait du bonheur, être auprès d’une personne dont l’aura était telle qu’elle irradie le monde. Une fois calmait, une heure et demi plus tard, la jeune femme le repose sur le sol avant de voir comment le ramener chez lui. Ce qui n’avait pas besoin d’être fait. Douglas entendait déjà la voix inquiète de ses frères dans la rue.

- Mademoiselle, je vous aime !

Il lui fit un câlin, monte sur le banc pour lui faire un bisou avant de décamper, trop inquiet que ses frères voient l'ange et lui ravivent. Sur le banc, à côté de l’ombrelle de la jeune femme, il avait laissé son livre nouvelle obtenu, dont des lavandes étaient encore en train de sécher.

De nos jours.
Douglas, dix-sept ans, râlait fort contre son ainé. Ethan, silencieux, ne faisait pas mine de répondre à ce flot presque incessant de jurons. La plupart des jurons avait été appris à cause de Benedict… et aucun membre de la famille ne les utilisait sans une bonne raison. La peur et la douleur en étaient deux bonnes.

- Veux-tu cesser de gigoter pendant que je fini ?! tonna Ethan une bonne fois ce qui coupa les déhanchés mal à l’aise de son frère.
- Rappelles-moi pourquoi je dois m’y rendre ?
- C’est l’annonce officielle des fiançailles de ton frère avec Elizabeth Portman, tu dois y être.
- J’ai dix-sept ans, argumenta-t-il.
- Benedict veut sa famille à ses côtés.
- Rose n’est pas là, elle.
- Tu sais bien pourquoi.

Oui, il le sait pourquoi. Pour l’exacte même raison qu’il ne voulait pas y aller : leur père. Ce salopard, en plus d’être venu pour « voir » sa nouvelle belle fille, il avait l’audace de venir dans ce bal où il n’était pas invité. Enfin, si, il avait reçu une invitation, mais aucun des enfants n’aurait pu lui en envoyer une de bon cœur. Rose serait en danger avec lui, car il se rappelera soudain avoir une fille à marié, et une jolie en plus. Habillé d’un habille costume de cérémonie, assez pompeux pour un bal, d’une couleur bleu, Douglas râla encore. Dans les habits des berrygreen, il était banni la couleur rouge jusqu’à ce qu’une personne arrive à lui pardonner son lien avec le sang et la souffrance. On disait que le rouge était la couleur de la passion, aussi. Pourtant, Douglas savait que la couleur de la passion, de l’amour et de l’absolue dévotion avait la couleur bleu des yeux d’un ange. Il ne l’avait jamais revu après ça. Il n’avait jamais appris qui elle était et ne pouvait pas la chercher. Il se consolait en se disant que son livre était toujours auprès d’elle. Un ange n’aurait pas jeté un tel ouvrage qui lui tenait autant à cœur, il le sait. Il le sent. Et il sait qu’il la reverra un jour. Elle sera mariée, ce n’était pas une option dans son esprit puisqu’elle était la femme la plus belle du monde. Et il espère qu’elle n’aime pas réellement son mari. Qu’il soit gentil avec elle et lui donne le monde à ses pieds, oui, mais qu’elle ne l’aime pas. Comme ça, elle pourra être son âme. Douglas pensait avoir de la dignité, mais pour elle ? Bon Dieu, personne n’était prêt à le voir se mettre en carpette pour cette femme. S’il faut qu’elle essuie ses pieds, il se fiche que cela soit sur son visage. En moins de deux heures, cette femme était devenue le fils rouge de sa vie. Et même si elle, elle l’a oublié. Même si elle ne se souvient plus de ce gamin courant dans la rue en larmes, lui oui. Et il allait lui prouver qu’un singe pouvait devenir un homme, et il lui ferait du bien. Après ce moment, il était allé voir Logan pour qu’il lui explique entièrement le corps humain féminin. Et il avait appris plein de choses en lisant des ouvrages écrits par des femmes, ou même en rencontrant des femmes qui étaient médecins sans avoir le droit d’utiliser le titre. Certaines avaient essayés de le draguer et de l’amener dans son lit, mais sa loyauté était sans faille. Cependant, il avait accepté d’apprendre en pratique tout ce qu’il avait à savoir, et en observant… Oui, il était allé jusqu’à là pour être le meilleur le jour J avec cette ange qui ravivait son monde de milles et une splendeur !

- Tu penses qu’elle sera là ?

Ethan fit un sourire avant de poser la main sur son épaule et de hausser les siennes, comme pour dire qu’il ne savait pas. Et il s’en fou. Lui, il avait un travail à faire pour son ami revenu à la vie, Stefan Whistledown, et ne pourrait pas s’occuper de son petit frère. Ils finirent par descendre et aider à inviter tout le monde. Ethan, comme il se doit, finit par rejoindre Stefan dans un coin. Douglas, lui, bien obligé d’être le plus jovial des enfants du duc, dansa avec plusieurs femmes sans jamais s’arrêter. Alors qu’il partit prêt des rafraichissements, il sentit une odeur de lavande. Il releva les yeux avant d’en forcer les sourcils. Il ne pensait pas que quiconque viendrait avec une dose si importante de parfum que ça irait par-dessus les décorations de sa future belle-sœur. Cherchant l’origine de l’odeur, il se bloqua.

Là, au milieu des escaliers, de l’autre côté de la salle de bal, séparé par les danseurs et la table, une femme descendait telle un ange. Douglas avait alors la certitude que l’odeur n’était pas si forte, qu’elle était simplement dans son esprit, dans son âme, pour lui annoncer l’arrivé de la plus belle de la soirée. Cette femme était toujours aussi ravissante, renversante, tellement que son cœur se mit à battre furieusement dans sa poitrine et que sa main devient moite.

- Que t’arrives-t-il petit singe, tu n’as jamais vu une femme aussi laide ?
- Pardon ? demanda-t-il sans avoir entendu le moindre mot de l’homme à ses côtés.
- Eurydice Hodges, fille de baron et vieille fille notoire.
- De qui tu parles ? essaya de savoir Douglas bien que le délicat et timide sourire de son ange perturbait réellement.
- De celle que tu mates, imbécile. La vieille fille avec ses cheveux blancs et sa marque sur le visage.

Si le cerveau de Douglas remarqua les deux particularités ci-nommé, ce n’était pas l’information qui réussi à traverser sa brume.

- Comment ça « vieille fille » ?
- Comme, paru désarçonné l’homme, comme elle n’est pas marié. Personne ne veut d’elle.

Et là, sans le vouloir, Douglas tourna les yeux vers l’inconnu, qui n’était autre que Mïkael MacAlister, un espère de connard qui ne méritait pas le statut d’homme tant il se pensait au-dessus de tout, et cria.

- PARDON ? Est-ce que toute la bonne société a de la merde dans les yeux pour ne pas voir qu’un ange est célibataire ?????

Il était réellement sous le choc ! Réellement et profondément. Comment ça « vieille fille » ? Mais il fallait être totalement allumé de la tête et pas avoir la lumière à tous les étages… Chez eux, on mange la cire au lieu de la faire fondre ou quoi ? Comment ça, personne n’avait envie d’elle ? Il y avait un ange à proximité d’eux, un ange qui accepte de respirer le même air qu’eux et de poser son regard sur eux… et EUX n’en voulait pas ? Qui était-il pour ne pas vouloir de la perfection alors qu’elle était là ? Ils avaient tous fumé leur cire, c’était sûr. Mïkael fit un regard dédaigneux et clairement hautain avant de disparaître dans la foule. Après avoir fait deux pas, cependant, Mïkael se persuada que Douglas ne devait pas parler d’Eurydice Hodges, comme cela semblait être le cas, mais de la femme se trouvant un peu derrière lui, Celeana Minnegan. Ainsi, alors qu’il laissa ce singe tout seul, n’hésita-t-il pas à faire courir la rumeur que Douglas s’intéressait à Celeana.

Douglas, de son côté, en avait cure de tout le monde. Une fois la lumière arrivait dans ses ténèbres, il n’y avait que peu de chose qui pourrait le détourner de son regard. Il la regarda, dans le coin des vieilles filles –alors c’était vrai ?- souriante de cette manière un peu triste que le faisait les femmes que l’on oublie. Comment ça « que l’on oublie » ? Cela faisait depuis des années qu’il ne pense qu’à elle, tous les jours, qu’il fomente des scénarios pour la retrouver, pour l’aimer, pour la demander en mariage, tellement qu’il ne serait lequel choisir. Il finit par se reculer, chopper son frère, Benedict, pour qu’il lui passe de quoi se raffraichir et être beau et lui demande de lui refaire le nœud de son papillon qui s’était mis à se faire la mal. Gardant un œil sur la femme de sa vie, il finit par s’arracher des mains de son frère sans même penser à le remercier. Plus. Tard. Il vit la femme de sa vie partir par la porte fenêtre de l’autre côté de la pièce. Il se fit arrêter par plusieurs personnes en chemin. Alors qu’il allait réussi à passer, Celeana Minnegan se planta devant lui en lui intimant une danse qu’il ne pouvait pas refuser. Il dansa. Mais telle un papillon attirait par sa lumière, sa tête se tournait toujours vers les jardins. Alors que la danse n’en était qu’à sa moitié, il surprit son père en train de partir lui aussi vers son ange. Les ténèbres suivaient la lumière. Son cœur arrêta de battre, pour reprendre dans un rythme effréné… il ne supporta que quelques pas de plus avant que la musique ne s’arrête et qu’il ne plante la jeune Celeana sur la piste pour courir vers les jardins.

Dehors, le temps était frais. Assez pour lui rappeler ce jour-là, encore, quand il avait disparu dans les rues pieds nus de peur que sa sœur ne meure. Il courut et ses oreilles bourdonnaient de la peur d’arriver trop tard, encore, pour éviter son père de faire celui qu’il faisait toujours. Le salopard. Il avait peur de son père, il en avait une peur panique qui lui pouffait les entrailles… mais pour une fois, la seule fois de sa vie, il savait que si son paternel touchait à la femme de sa vie, il se mettrait entre eux. Et il se laisserait frapper. Tout comme il aurait accepté qu’elle lui marche sur le visage, il acceptait les douleurs que son père lui propose sans hésitation pour elle. Il s’avance, trouve le passage qui s’enfonce dans le labyrinthe et remarque enfin deux corps dans une pénombre invisible depuis le balcon. L’ombre la plus grosse, la plus menaçante tenait la seconde par la gorge… avant qu’une claque ne retentisse. Douglas finit les mètres qui les séparent en quelques pas et se pose entre la jeune femme contre l’arbre et son père. Howard Berrygreen était un salopard, jusqu’à la moelle il était pourri. Pourtant, tout le monde le prenait pour un père parfait et un homme honnête. Quand on le regardait, même maintenant avec une griffure de sang sur la joue, on pouvait croire qu’il n’était qu’un innocent personnage incapable de faire du mal à quiconque.

- Douglas, fit-il avec son sourire paternel qui avait le don de mettre les nerfs à fleurs de peau de tous ses fils, je suis ravi de te voir. Nous avons eu une mésentente avec cette jeune lady, j’ose espérer que tu te conduiras en gentleman en l’escortant hors de MA propriété une fois qu’elle aura repris ses esprits.
- Cette propriété n’est pas tienne, père.

Il savait qu’il n’y avait rien de mieux pour énerver son père que de le tutoyer et de l’appeler « père ». Il en avait conscience… Et aussi, de lui rappeler que son dernier plan en date pour les détruire avait échoué. Benedict avait réussi à récupérer cette propriété à son nom, à lui. Maintenant, leur maison était officiellement à eux et le duc de Berrygreen pourrait bien faire tout ce qu’il veut contre ça, il n’y pourra rien. Même s’il avait essayé de punir Benedict en l’envoyant à la guerre, ça n’aurait rien changé, cette demeure serait allée à Ethan, puis à Rose, puis à lui. Le duc finit par partir, et c’est seulement à ce moment là que Douglas se permit de trembler comme une feuille. Il ne voulait pas montrer sa peur à la jeune femme derrière lui. Son ange. Il se tourna pour la voir. La faible lumière faisait ressortir son visage dans une clarté nouvelle. Elle était aussi divine que dans son souvenir, angélique et parfaite. Douglas ne voyait aucune imperfection en elle, ni sur son visage, ni dans ses cheveux, ni dans son âge. Elle était simplement la perfection faite femme, et il l’aime. D’ailleurs.

- Je vous aime, milady, depuis toujours et jusqu’à mon dernier souffle je vous aimerais. Et un jour, je tuerais cet homme pour la peur qu’il vous a causé cette nuit.

Ouais. Douglas, il y va pas par quatre chemins. Il l’aime depuis tellement longtemps… il aurait tout le temps du monde de lui dire depuis quand et à quel point une fois que tout sera plus calme.

- Puis-je vous proposer de venir vous asseoir un instant avec moi ?


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Rein
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Sam 8 Juin - 16:56

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.


- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser
Eurydice Hodges était la fille d'un baron grassouillet, obnubilé par ses finances, et d'une mère hautaine, dont le manque cruel d'intérêt de son mari n'avait eu de cesse de la pousser dans les bras d'autres hommes. Oui, le père d'Eurydice ne sortait jamais son nez de ses livres de compte et sa mère passait le plus clair de son temps à virevolter d'un homme à un autre.

Ainsi, Eurydice Hodges avait grandi dans l'indifférence totale. On ne l'avait jamais battu, mais on ne l'avait jamais câliné non plus. Elle n'avait ni frère, ni sœur, bien qu'elle sache que sa mère avait accouché de plusieurs bâtards — qu'elle avait laissé aux bons soins de ses amants et de leurs nourrices.

Pas très grande de taille et un peu plus en chair que ses comparses féminines, Eurydice n'était pas connue pour sa beauté dévastatrice ou son intelligence déconcertante. À dire vrai, personne ne s'était véritablement intéressé à elle pour apprendre quoi que ce soit à son sujet. Elle se sentait diablement seule et avait trouvé refuge dans la peinture. Peu à peu, elle s'était renfermée dans sa chambre, et ses parents ne s'en étaient jamais inquiétés. Elle avait peint des fresques gigantesques le long de ses murs, mais aussi sur le plafond, à l'aide d'une échelle en bois particulièrement bancale. On y trouvait aussi toutes sortes d'esquisses illustrant mille paysages qu'elle avait imaginés.

Brune aux yeux bleus, elle semblait quelconque aux yeux de la société et aucun prétendant ne s'était pressé à sa porte, à ses débuts, car ils étaient tous obnubilés par le diamant de la saison. Eurydice l'avait d'ailleurs peint avec un réalisme saisissant. Oui, la peinture et le dessin étaient des dons que la nature lui avait offerts, mais personne ne l'avait jamais su.

À dix-huit ans, ses parents la forcèrent à montrer le bout de son nez à la société, dans l'espoir de la marier à quiconque serait prêt à offrir une dot conséquente pour elle. Elle errait dans les rues le jour, arpentant les parcs bondés, accompagnée d'une domestique préférant la compagnie des livres plutôt que la sienne. Quelle chaperonne exemplaire. Eurydice ne broncha pas, néanmoins, elle ne pensait qu'à une chose, rentrer pour peindre le lac magnifique qui s'offrait à elle.

Une ombrelle dans une main, elle méditait sur la manière dont elle capturerait les ombres et la lumière de sa prochaine esquisse quand un petit garçon, pas plus haut que trois pommes, heurta ses jupons de plein fouet. Elle cilla et le regarda sans dire un mot, d'abord. Le soleil déclinait sur ses boucles brunes, lui offrant de doux reflets ombrés, et la brise de ce doux printemps faisait danser ses cheveux doucement. Elle sursauta quand le jeune garçon l'enveloppa de ses petits bras et ses doigts lui caressèrent gentiment la tête. Le pauvre semblait terrifié, il pleurait. "Allons, allons, là... Doucement... De grâce, calmez-vous... Êtes-vous blessé, mon garçon ?" Eurydice écouta le petit homme en levant un sourcil, surprise qu'il la prenne pour un être angélique. Quel étrange petit garçon. Mais où diable étaient donc passés les parents de ce pauvre enfant ? Elle l'observe, lui soulève gentiment le menton et l'examine sous différentes coutures pour s'assurer qu'il n'a pas été blessé. Alors, elle sortit un mouchoir en dentelle de son corset et s'appliqua à sécher les larmes de Douglas en lui caressant les cheveux. Elle retira son châle qu'elle lui céda avec un sourire maternel en le remarquant trembler de froid. Elle l'écouta patiemment, le porta jusqu'à un banc bordant le lac et le berça.

Oh. Elle ne rit pas de lui, car sa terreur était bien réelle. Elle n'était pas assez cruelle pour réduire ses peurs d'enfant et les prendre de haut. Comment aurait-il pu connaitre les menstruations ? N'importe qui aurait peur face à un saignement aussi important et inattendu. De nombreuses jeunes filles, à qui on ne jugeait pas utile d'expliquer ce qui allait leur tomber dessus à la puberté, s'étaient aussi réveillées en larmes, persuadées qu'elles allaient mourir à la vue de leurs draps ensanglantés. Comment aurait-elle pu rire de ce pauvre garçon ?

Eurydice hocha la tête, cherchant ses mots en lui essuyant soigneusement le visage. "Tout va bien, petit homme. N'ayez crainte, votre sœur ne court aucun danger." Elle lui caressa les cheveux. "Je comprends que vous ayez été effrayé. Sachez, cependant, qu'il est naturel pour une jeune fille de saigner. Sa vie n'est pas en danger, votre sœur devient simplement une femme capable d'enfanter." L'enfant trembla. "À présent, elle doit prendre soin d'elle et se méfier des hommes, car leur regard changera, dites-lui bien cela." Elle lui parlait avec des mots simples, mais refusait de prendre des pincettes. Il n'était pas bon de grandir dans l'ignorance et elle ne jugeait pas utile de sous-peser chacune de ses phrases. L'enfant rétorqua que sa grande sœur, tout juste âgée de 11 ans, ferait une piètre mère et Eurydice ria. "Par tous les saints !" Elle gloussa et posa son doigt sur le nez du jeune garçon. "Je ne puis guère vous en dire davantage, j'en ai bien peur. Les femmes elles-mêmes demeurent dans l'ignorance d'un tas de choses les concernant." Le garçon lui promit de tout apprendre pour lui expliquer et elle le regarda à travers ses cils. "Vous êtes adorable, votre sollicitude me touche." S'il gardait cette sincérité en grandissant, il ferait un époux qui comblerait sa femme de joie. "Ne changez rien, petit homme." Un nouveau rire, doux, secoua ses épaules tandis qu'elle lui ébouriffait les cheveux.

Des voix résonnèrent au loin et Eurydice tourna un visage vers ces bruits sur lesquels elle ne pouvait poser aucun visage. L'enfant lui arrivait à la taille et ils s'étaient tous deux redressés à la recherche de ces voix mystérieuses.

Une simple déclaration enfantine, sûrement sur le coup de l'émotion, une embrassade affectueuse et un chaste baiser. Eurydice cilla en regardant l'enfant s'envolait. Il avait oublié un livre dont les pages étaient parfumées de lavande. Elle sourit, n'eut pas le cœur de se débarrasser du livre, qu'elle conserva comme un précieux trésor en souvenir de cette rencontre touchante.

Nul ne se doutait que Howard Berrygreen, caché dans l'ombre non loin de là, observait la jeune femme qui avait consolé son fils d'un œil avide.

-

Quelques semaines plus tard, un valet fit parvenir une invitation à un bal à Eurydice Hodges. La jeune femme observa le sceau des Berrygreen qui ornait la lettre, méfiante. Elle ne savait pas encore pourquoi, mais elle avait eu un très mauvais pressentiment.

Le baron n'avait pas regardé à la dépense concernant la toilette que porterait sa fille unique ce soir-là. Il savait que le duc de Berrygreen avait trois fils, bien que l'aîné soit déjà promis à une jeune femme digne de son rang — il était de notoriété publique que les deux jeunes gens se détestaient — il nourrissait l'espoir qu'Eurydice trouverait grâce aux yeux d'un des deux cadets.

Sa mère avait insisté pour que sa robe mette en valeur les formes généreuses de sa fille, affirmant qu'attiser le désir d'un homme sans pour autant lui tomber dans les bras était une manière comme une autre de mettre la main sur un beau mariage. Eurydice n'avait pas bronché, elle les avait laissés faire. En capée dans une cape bleu foncé, elle était montée dans la calèche de son père, accompagnée de son habituelle chaperonne.

Elle ne voulait pas y aller.
Elle n'aurait pas y aller.

Howard Berrygreen lui avait tourné autour dès son arrivée et aucun de ses enfants n'étaient présents ce soir-là. Il s'était présenté sous son meilleur jour, l'avait complimenté tout en l'invitant à danser et elle n'avait pas eu le courage de refuser. Quelque chose dans cet homme mettait ses sens en alerte, il était effrayant. Elle voulait s'enfuir en courant.

Elle profita d'un moment d'inattention du duc pour quitter la pièce, à la recherche de sa chaperonne qui batifolait avec un cuisinier dans un coin désert. Arpentant les couloirs d'un air anxieux, elle étouffa un cri quand Howard Berrygreen l'attira à lui dans le petit salon. "Eurydice, très chère, je vous ai cherché partout..." Il était là, collé à elle tandis qu'il appuyait son corps du sien contre la porte close. "M-Monseigneur !" Elle protesta, affolée et tenta de le repousser. Il rit en caressant les traits de son visage. "Je ne voulais pas vous effrayer, ma délicieuse enfant." Et pourtant, elle aurait eu toutes les raisons d'avoir peur. "J-J'aimerais rentrer chez moi, si vous me le permettez..." Il lui adressa un sourire carnassier et elle se figea en sentant sa main descendre le long de son flanc. "Quel dommage, la soirée ne fait pourtant que commencer..." Le duc effleura ses lèvres des siennes et Eurydice paniqua, prise au piège. Non. Elle ne voulait pas ça. "P-Pitié, ne faites pas ça..." Il adorait qu'on le supplie. "N'ayez crainte, ma douce, je vous épouserais dès que nous en aurons terminé, je vous en fais la promesse solennelle." Non. Non. Non. L'ignoble duc s'empara de ses lèvres et elle ne trouva pas mieux pour se défaire de ce baiser forcé que de lui mordre la langue. Il jura et lui décocha une gifle avec une force à faire pâlir beaucoup d'hommes. Elle tomba à genoux. "Petite insolente !" Il saignait abondamment et une rage froide flamboyait dans ses yeux alors qu'il attrapait le tisonnier brûlant dans le feu ronflant de la cheminée. "Crois-moi, Eurydice, quand j'en aurais fini avec toi, plus personne ne posera jamais plus les yeux sur toi."

Elle tenta d'ouvrir la porte, paniquée, et ses mains frappèrent contre le bois tandis qu'elle criait à l'aide, sans succès. Il l'empoigna par les cheveux. Quand elle sentit la morsure du fer chauffé à blanc sur sa joue, elle hurla à s'en rompre les cordes vocales.

-

Eurydice Hodges avait perdu l'usage de son œil gauche et sa joue droite avait été carbonisée. Howard l'avait défiguré. Il s'était véritablement acharné sur elle, et il l'avait même châtié de son fouet quand il eut terminé de la marquer au visage.

Les déchirures de sa robe laissaient entrevoir ses chairs à vifs. Il n'avait pas abusé d'elle. "Je ne suis pas un monstre, Eurydice, vous avez simplement payé pour votre impertinence." Sa chaperonne avait vomi et Howard avait si gracieusement offert mille et une richesses aux parents d'Eurydice en guise de dédommagement, évoquant un malheureux désaccord avec la jeune femme, que son père et sa mère avaient accepté les biens et n'avaient plus jamais reparlé de cette horrible nuit à quiconque.

Le lendemain, la domestique avait démissionné.

-

Howard Berrygreen n'eut nullement besoin de répandre son venin pour déshonorer Eurydice Hodges. Nombre de rumeurs naquirent de ses blessures et la haute société la répudia purement et simplement, dégoûtée par ses abominables cicatrices.

Elle avait été réveillée un matin par cette sensation de douleur lancinante dans sa joue, familière, et qui n'avait de cesse de lui rappeler la morsure du fer faisant fondre son épiderme. Elle avait voulu se passer de l'eau sur le visage dans l'espoir d'atténuer ses maux et avait hurlé en découvrant la blancheur de ses cheveux. Ses boucles brunes avaient disparu, remplacées par des mèches argentées.

Howard Berrygreen avait marqué son corps à tout jamais.

-

Les années passèrent et Eurydice Hodges, âgée de 27 ans, n'avait ni mari, ni enfant et peu d'amis. Son père s'était suicidé quelques mois après son agression. Il avait sombré dans l'alcool et ne supportait pas de voir le visage balafré de l'enfant qu'il n'avait jamais su protéger. Pire, il avait accepté que l'on achète son silence et il ne s'en était jamais remis.

La baronne, veuve, s'était très vite remariée. Eurydice n'avait rencontré son nouveau mari qu'une fois ou deux, ils n'étaient jamais là, préférant leur demeure secondaire à celle de la demeure principale où Eurydice vivait.

Oui, Eurydice était seule. Elle travaillait, même, afin de subvenir à ses besoins, car sa mère ne lui accordait que très peu de moyens. Elle était la honte de la haute société, s'abaissant à des basses besognes réservées à la populace pour survivre. Les nobles adoraient se moquer de la jeune femme hideuse, enseignante d'art, ils trouvaient cela d'une ironie hilarante. Elle n'éprouvait que de l'indifférence pour ces êtres sans cœur.

Une de ses seules amies, Helen Minnegan, entra dans la demeure parsemée de tableaux de son amie tristement célèbre. "Eurydice, allons danser !" Eurydice leva les yeux au ciel. "Allons donc, que vous arrive-t-il, cette fois-ci, Helen ?" La jeune femme lui saisit les mains, faisant fi de la peinture, tachant ses doigts, et ses yeux brillèrent. "Les Berrygreen !" se contenta-t-elle de dire en sautillant. Eurydice se raidit imperceptiblement. "Les Berrygreen ?" répéta-t-elle, confuse. "Le futur duc de Berrygreen, Benedict, donne un bal en l'honneur de ses fiançailles avec Elizabeth Portman ! Nous DEVONS y aller ! Nous chaperonnerons ma jeune sœur, Celeana, afin qu'elle trouve un prétendant !" Eurydice grimaça, elle ne voulait pas mettre un pied chez les Berrygreen. "Helen..." Son amie lui adressa un sourire triste. "Howard Berrygreen ne devrait pas y être, Eurydice, on me l'a assuré." Elle la regarda à travers ses cils blonds et détourna les yeux de son œil dont elle avait perdu l'usage. "Le bal ne se déroule pas là où... Enfin, tu vois. Ce n'est pas dans la demeure principale des Berrygreen, ce sombre connard n'est pas en ville, ce soir." Elle serra les mains dans les siennes et fit la moue. "S'il te plait ? Pour ma petite sœur ?" Eurydice sourit tristement, son bon cœur la perdrait. "C'est d'accord, pour Celeana."

-

Celeana et Helen Minnegan entrèrent d'un pas jovial dans la salle de réception de Benedict Berrygreen. Elles étaient en liesse. Eurydice se tenait derrière les jeunes femmes, discrète, comme à son habitude. Elles descendirent les marches de l'escalier en colimaçon et gloussèrent. Eurydice, elle, ne sentit absolument pas le regard brûlant qu'un certain jeune homme lui adressait de l'autre côté de la piste de danse.

Recluse dans un coin de la pièce, où les vieilles filles avaient l'habitude de se réunir sans faire de vague, elle lissait ses cheveux d'un air absent, ses pensées tournées vers les cours qu'elle donnerait aux enfants le lendemain. Elle les emmènerait peindre en extérieur si le temps s'y prêtait. Que disaient les étoiles à propos de la météo future, d'ailleurs ? Elle sortit par la baie vitrée sans un regard vers Helen et Celeana.

Le ciel était dégagé, parsemé d'étoiles magnifiques. Elle avait toujours adoré l'astrologie, les astres la fascinaient. Le labyrinthe surplombant les jardins des Berrygreen appela son regard, et elle s'approcha pour l'observer. Il ferait un joli paysage à peindre, si on y ajoutait quelques éléments rendant le tout un peu plus vivant. Comme cet homme approchant au loin, par exemple...

Eurydice se raidit en reconnaissant Howard Berrygreen et sa joue la brûla, lui rappelant la douleur insoutenable qu'il lui avait infligée. Le corps n'oubliait rien de ce qu'on lui avait infligé. Elle grimaça et s'enfonça dans le labyrinthe pour maintenir une certaine distance entre la source de ses cauchemars et elle.

Mais Howard Berrygreen connaissait ce labyrinthe comme sa poche et elle hurla quand il lui attrapa l'épaule d'une main tremblant d'excitation. "Mademoiselle Hodges." le salua-t-elle, un sourire carnassier sur le visage. Elle secoua la tête en bafouillant et il lui releva le menton d'un air dédaigneux. "Quelle tristesse que de voir un si beau visage ainsi défiguré, et vos cheveux..." Il rit et sa main descendit sur sa gorge alors qu'il la plaquait contre une arche ornée de lavande. "Ils sont hideux. J'ai appris pour votre père, vous m'en voyez navré, mais tout cela ne serait jamais arrivé si vous aviez su rester à votre place." Elle sentit une main avide sur sa hanche et elle lui cracha au visage avant de le repousser avec véhémence. Eurydice Hodges gifla Howard Berrygreen exactement de la même manière qu'il l'avait giflé lors de cette horrible nuit, avec une force insoupçonnée, décuplée par une haine viscérale. Il allait la tuer dans ce labyrinthe et personne ne retrouverait son corps, ni même ne s'en inquiéterait. Elle venait de se faire un ennemi des plus redoutables. Eurydice regarda le sang couler sur la joue du duc et elle lui adressa un sourire mauvais. "Quel dommage que je n'ai pas un tisonnier brûlant sous la main, monseigneur. Nous aurions enfin eu quelque chose en commun, vous et moi." Howard poussa un grognement guttural en s'élançant vers elle.

Un homme, clairement plus jeune qu'Eurydice, s'interposa néanmoins entre le duc et elle, la protégeant de son corps afin que la colère de Howard ne la frappe pas une nouvelle fois — mais cela, le jeune homme n'en avait aucune idée. Elle haletait, complètement paniquée, et se raidit en entendant la voix douceâtre du duc. Il lui avait fait des avances sur le même ton doucereux. Elle saisit la manche de Douglas en quête d'un quelconque soutien. Elle était terrifiée.

Une mésentente. Eurydice secoua la tête silencieusement pour signifier qu'il y avait un malentendu et lorsque Douglas s'adressa à Howard en l'appelant père, elle lâcha sa manche, livide et recula un peu quand le duc s'éloigna d'un pas rageur. "M-Milord, je suis navrée... Je ne voulais pas..." commença-t-elle en attendant un ton réprobateur ou pire, un châtiment.

Elle plongea son regard bleu dans les siens quand il se tourna vers elle et cilla lorsqu'il se mit à lui déclarer sa flamme. "Pardon ?" Elle recula d'un pas, méfiante. Elle n'avait aucune confiance en un homme portant le nom de Berrygreen. Il l'aimait depuis toujours ? "Nous sommes-nous déjà rencontrés ?" Elle secoua la tête, désarmée. "Vous ne tuerez personne, jeune homme. Pourquoi risquer la potence pour une femme aussi hideuse ?" Elle lui adressa un sourire gêné. "Vous devriez retourner au bal avant que quelqu'un ne vous voie en ma compagnie, milord. Votre réputation en pâtirait. Je vous suis reconnaissante de m'avoir sauvé, mais vous êtes trop jeune pour souffrir des rumeurs ô combien cruelles de la société." Eurydice recula d'un pas supplémentaire afin d'établir une certaine distance entre eux et elle eut un sourire maternel à l'attention de Douglas. "N'avez-vous pas quelques partenaires à honorer d'une danse ? L'amour n'attend pas, vous savez." Elle le poussa vers la sortie d'un pas pressant, elle n'aimait pas qu'il observe ainsi son visage défiguré. "Je rejoindrais le bal dans un moment, afin que personne ne nous voie revenir ensemble." Elle l'encouragea avec une pression délicate, il fallait qu'il s'éloigne. Un jeune homme, un Berrygreen de surcroît, ne pouvait être vu en compagnie d'une jeune femme souffrant d'une réputation aussi basse. "Allons donc, pressons."
Clionestra
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Clionestra
Sam 8 Juin - 21:25

Douglas
Berrygreen

J'ai 17 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.

Douglas avait des envies de meurtres. Son corps tout entier parcouru de frisson de sincère rage. Il y avait plus d’une manière d’en finir… et l’idée d’envoyer une balle dans le dos de son père faisait naître des papillons d’anticipation dans son ventre. Un désir plus brutal que le charnel. Un désir si puissant qu’il traverse la brume de sa peur pour n’en laisser que le tremblement de l’émotion. Il savait pouvoir…. Et devoir mettre fin à la vie de cet homme. Pour ses frères, pour sa sœur, pour elle. Cette femme qui au lieu de lui être présenté convenablement n’avait eu le droit qu’à ce simulacre de sauvetage. Heureusement il n’avait pas le droit d’apporter une arme dans un bal. Il se retourna vers la jeune femme et lâcha un véritable sourire, le genre qui illumine le visage. La voir était un plaisir. Son ange était magnifique. S’il voyait la cicatrice sur son visage, il ne put en faire cas. Son expression douloureuse l’inquiétait plis qu’autre chose.

- Vous n’avez rien fait de mal, milady. Ne vous excusez pas
.

Il avait envie de la prendre dans ses bras. De l’embrasser. De continuer de lui dire qu’il l’aime et la protègerais… même contre le monde. Il espérais pouvoir être digne d’elle. La dignité, chez les frères BerryGreen, était une qualité importante pour ne pas ressembler à leur paternel. Il lui déclara sa flamme, cependant, parce qu’aucune dignité ne méritait d’attendre que la vérité soit déclaré.

- Nous nous sommes déjà rencontré, mais je comprends que vous m’ayez oublié. Je m’y attendais et prendrais le temps de vous courtiser une fois l’âge requis. Mais je ne voulais pas attendre pour vous déclarer mes intentions
.

Elle serait sa femme. Elle serait la femme qui l’aimerait plus que tout. L’ange qui prendrait son cœur autant que son âme. En réalité… il avait son cœur volé depuis toujours, rangé à coté de son livre. Il lui sourit doucement.

- Vous n’avez rien d’hideux, milady. Votre présence illumine mon monde et savoir que j’expire le même air que vous me rend euphorique.

Il était ivre à cette idée. Il sentait son âme si proche de celle de la jeune femme. Il se sentait comme après un verre d’hydromel et dans une ambiance plus que festive. Elle était en train de chasser le malheur de sa présence. Et il n’avait que dix-sept ans. Il ne pouvait pas espérer qu’elle le prenne pour un prétendant sérieux.

- J’en ai cure de ma réputation. Ma famille sait que je choisi mes combats selon mon cœur et me font confiance.


Il allait enchainer sur le reste avant de préférer une petite précision qu’il pensait importante.

- Je parle de mes frères. Benedict et Ethan. Ils n’ont rien à voir avec notre paternel
.

Il la laisse se reculer avec un petit sourire indulgent. Il l’avait prévu dans son scénario pour lui parler. La jeune femme ne le prenait pas au sérieux, pensait peut-être même à une blague. Alors il est calme et indulgent.

- Je n’ai promis aucune danse et ne compte en proposer aucune maintenant que je sais que vous êtes là, milady.


Il fait un geste vers le labyrinthe avant de faire une moue dégoutée vers la salle de bal. Il réalise d’un coup.

- Vous avez raison ! Il manque un chaperon ! Ne bougez pas ! Je vais chercher quelqu’un !

Il tourna les talons et couru à l’intérieur de la salle de bal. Il trouva rapidement une femme adulte qu’il connaissait. Il avait été là pour son accouchement avec Logan. Il lui attrape la main et revient avec elle alors que l’adulte rigola de la manière si naturelle qu’avait d’être Douglas. Une véritable tornade. Il se pencha devant Eurydice avec son sourire espiègle.

- Je sais que c’est surprenant et cavalier, milady, mais permettez moi de vous montrer le labyrinthe. Je jure que votre réputation n’aura rien à craindre de moi. Et Milady Sariol, baronne et parfait chaperon ne nous quittera pas des yeux. Protégeant ainsi votre réputation.


La surnommé fit un sourire et se décala de deux pas avant de regarder Eurydice. Dans son regard aucun jugement. En réalité Douglas avait déjà expliqué son amour pour son inconnue et elle était ravie de le voir ainsi sourire. Douglas, le bras en l’air, attendait avec un sourire de parfait bonheur. Il y avait son âge à ses cotés. Il l’aimait et se promit d’attendre un peu pour lui rappeler l’ignoble gamin en larmes qu’elle avait connu.

- Dites moi tout de vous ma chère. Oubliez ma confession et laissez moi faire votre connaissance et inversement.

Il lui sourit encore. Cette nuit n’allait être consacré qu’à elle et son existence dans ce monde. Il ignore qu’au même moment, un de ses frères subit les conséquences d’un marquis, l’autre d’un duc et un double dux embrasse la mauvaise promise.


I'm born again.
I'm on the mend
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Rein
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Rein
Sam 8 Juin - 22:20

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Eurydice ne souhaitait qu'une chose : partir loin d'ici. Elle savait que se rendre au bal des fiançailles de Benedict Berrygreen était une très mauvaise idée. Pourquoi diable avait-elle écouté Helen ? Ses sources n'étaient vraiment pas fiables ! Howard était là, menaçant, imposant, et il avait bien failli la tuer dans ce maudit labyrinthe. Elle frissonna en se rappelant la hargne avec laquelle il l'avait torturé puis châtié, et son œil gauche la lança. Elle avait grand besoin de s'asseoir. "Pardonnez-moi, milord, je ne me sens pas très bien..." Elle s'assit sur un banc de granit non loin, tremblant de tous ses membres. Oui, elle avait eu la frayeur de sa vie, ce soir.

Elle écouta Douglas avec difficulté, car son sang bourdonnait bruyamment dans ses oreilles. "Comment pouvez-vous savoir que je n'ai rien fait de mal ?" Elle toucha sa joue d'un air affligé. "Cet homme..." Elle s'arrêta en posant une main sur ses lèvres. Non, elle ne pouvait pas dire au fils de Howard Berrygreen que son père était la source de tous ses maux — ou presque.

Elle posa sur lui un regard doux, mais confus. Où avait-elle bien pu rencontrer un jeune homme pareil ? Elle ne sortait pratiquement pas de chez elle, hormis pour donner ses cours, et Douglas était bien trop âgé, mais aussi trop noble, pour assister à ses humbles leçons enfantines. Non, Eurydice en était persuadée, elle n'avait jamais vu ce jeune homme de sa vie. "Me courtiser une fois l'âge requis ?" répéta-t-elle, ahurie. "Avez-vous perdu la raison ?" Elle secoua la tête, paniquée à l'idée que ce garçon se mette Martel en tête. "Non, je ne souhaite pas être courtisée, milord. Même lorsque vous atteindrez l'âge requis pour vos débuts en haute société. Je suis une vieille fille et j'ai renoncé à l'amour il y a fort longtemps." argumenta-t-elle. Qui voudrait d'elle quand le monde s'offrait à lui ? Sa paupière gauche trembla, mais elle ne le sentit pas, elle avait perdu toute sensation au niveau de cette zone de son visage.

Elle se renfrogna en l'entendant la complimenter et ses poings se resserrèrent autour de sa robe. "Ne vous moquez pas de moi, milord. Avez-vous seulement regardé mon visage ?" chuchota-t-elle. Qui pourrait trouver de la beauté dans ses cicatrices ? Son visage était défiguré et son dos couvert de cicatrices immondes.

Eurydice soupira, tout cela l'épuisait. "Votre réputation importe, milord !" s'agaça-t-elle doucement. Elle n'était pas du genre à élever le ton. Sa voix restait douce même lorsqu'elle était en colère. Elle l'écouta parler de ses frères et la vague mention de Howard tendit son corps comme un arc. Il était sa Némésis. "Vous devez retourner au bal, milord." s'obstina-t-elle. La jeune femme sursauta quand Douglas s'exclama qu'il leur manquait un chaperon et il détala.

Maintenant.

Elle voulait s'enfuir, partir en courant pour ne jamais revenir. Elle se leva d'un bond, mais s'arrêta à quelques mètres du banc. Mais s'il... mais s'il revenait ? Pousserait-il la blague aussi loin ? Peut-être était-il parti pour ne jamais revenir, récupérant des gains qu'il avait pariés avec des amis... Il ne pouvait pas être sérieux, cet amour qu'il lui clamait n'avait aucun sens, non ?

Pourtant, Eurydice ne fuit pas. Elle regarda les étoiles un instant avant que les pas hâtifs de Douglas ne la ramènent à la réalité. Elle s'inclina pudiquement devant la baronne et lui. "Milord, milady." Elle leva un regard hésitant vers lui et son bras tendu. Elle se mordit la lèvre, une habitude qui trahissait son anxiété, mais aussi sa curiosité. La réputation du jeune homme était hors de danger puisque la baronne de Sariol était là. À l'inverse, il ne pouvait désormais plus rien tenter contre elle avec cette femme pour témoin. Elle eut un mouvement de recul en tendant ses doigts vers lui. "Je..." Néanmoins, elle glissa sa main sous son bras et hocha la tête timidement. À défaut d'avoir un prétendant, l'idée d'avoir une discussion simple avec un inconnu lui semblait bien plus agréable que de prendre le risque de retomber sur Howard Berrygreen. "Eurydice..." le corrigea-t-elle timidement tandis qu'elle détournait un regard gêné. "Je m'appelle Eurydice Hodges."

Ils se mirent à marcher à travers les méandres du labyrinthe. "Pourriez-vous me parler de vous, milord ? Je ne suis pas très à l'aise à l'idée de vous parler de ma personne, cela vous ennuierait, à n'en point douter..." Elle leva un regard vers les étoiles scintillantes, qu'elle ne voyait plus que d'un œil, et sourit. "J'aime l'astronomie et la peinture." avoua-t-elle malgré elle. La vue des étoiles l'apaisait. La lune embrassait ses cheveux argentés de ses rayons et elle semblait bercée par un voile de lumière diaphane n'appartenant qu'à elle seule. "Contrairement à vous, je n'ai ni frère, ni sœur. Je suis seule." Eurydice eut un sourire triste et tourna un visage curieux vers lui. "Puis-je connaitre votre nom, milord ? Je vous dois la vie." Oui, elle voulait en savoir plus sur cet inconnu qui prétendait être éperdument amoureux d'elle.

Qui diable était ce jeune homme ?
Clionestra
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Dim 9 Juin - 10:13

Douglas
Berrygreen

J'ai 17 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
Douglas observait la jeune femme. Elle était la perfection. Il pouvait la voir. La seule ombre au tableau était le sourire qui lui manquait. Il se souvenait de la manière qu’avaient ses lèvres de s’étirer pour le rassurer. Des mots de réconfort qu’elle lui avait donné. Douglas ne pouvait qu’attendre pour que cet aura de bienveillance se déverse à nouveau. Il maudit intérieurement son père dans toutes les langues connus, -certaines qu’il ne connaissait pas, il savait simplement comment insulter son géniteur grâce à Benedict-, d’avoir été le premier à trouver la jeune femme. Il aurait du balancer tout le monde et la suivre tout de suite au lieu d’attendre et d’être courtois. Il voit qu’elle a besoin de s’asseoir et n’ose l’aider à rejoindre le banc avant qu’un regard noir se porta au loin, dans les ombres.

- Cet homme, cracha-t-il un peu plus acide, est le diable qui se fait passer pour un ange. Je sais que quiconque serait en conflit avec lui serait dans son bon droit. Vous encore plus que les autres. Je vous sais incapable d’être mauvaise.

Ce qu’il savait pour son père. Il ne savait pas que son géniteur connaissait son ange, et l’idée de ce qu’il aurait pu lui dire, lui faire, lui faire ressentir, le dérange comme un millions d’insectes qui grouillent sous sa peau. Il avait envie de s’arracher l’épiderme pour faire disparaître les fourmillements et l’attache génétique qu’il avait avec cet homme. Il savait comment on faisait les enfants, il le savait médicalement parlant… Et il savait qu’il aurait pu rêver meilleur gêne que cela. Parfois, il essayait de se dire qu’il avait été en réalité adopté. Il ne voulait pas des gênes de son père, ni même ceux de sa mère qui, à la fin de sa vie, n’était qu’une ombre incapable de sortir et de sourire. L’idée qu’on puisse amputer le sourire d’un ange lui déplait. Il lui fit un sourire, d’ailleurs, solaire, quand elle repousse sa cours.

- Mademoiselle, vous n’êtes pas une vieille fille.Et si vous avez renoncé à l’amour, sachez que ce n’est pas mon cas, et que j’ai assez d’amour pour deux.

Il pourrait l’aimer sans qu’elle ne l’aime en retour. Il se contenterait d’une amitié et du plaisir. Il se contenterait de la vénérer comme une déesse. Non. Elle n’était pas une déesse. Les déesses étaient pompeuse et au-dessus du monde de leur supériorité. Elle était un ange. Elle était divine. Et il la vénèrerait en protégeant ce cœur vaillant et bienveillant qui n’avait pas hésité à prendre un enfant dans ses bras pour le consoler. Il lui prouverait qu’elle pouvait être aimée. Et il ferait en sorte qu’elle l’aime en retour. Il donnerait tout pour ça.

- Je vous ai regardé et je vous trouve belle.

Il l’observe, droit dans les yeux, planter dans ses prunelles alors que son regard descendit vers ses marques. Elle avait toujours de très beaux yeux. Les yeux limpides de la bonté, elle avait toujours un visage rond, quémandant les chastes baisers. Ses marques n’étaient pas importantes. Ses marques, il ne voulait même pas savoir d’où elles venaient tant il ne trouvait qu’elles n’avaient pas d’importance sur sa peau. Non, il pouvait aimer la forme de son nez, la manière dont elle battait des cils, la manière dont ses lèvres s’incurvaient d’une douce manière. Il se fiche de ses marques, elle était pour lui la plus belle femme du monde.

C’était aussi pour cela qu’il avait couru chercher la baronne Sariol. Même s’il savait ne pas avoir l’âge pour ce genre d’ébat, bien qu’il connaissait des garçons dont le désir sexuel avait commencé bien plus tôt, il ne voulait pas se montrer… intéressé par la chose. Et la réputation de la jeune femme importait bien plus que l’humiliation d’être un garçonnet amoureux et complètement adorable pour une femme adulte. La lady Sariol avait un sourire indulge. S’il y avait une chose qu’elle partageait avec la vieille Madame Smith, c’était le bonheur de faire des histoires romantiques dans ce monde de mariage arrangé. Et elle devait la vie à Douglas et Logan. Elle ferait n’importe quoi pour les deux.

Douglas attendit patiemment et son cœur fit un looping quand la jeune femme posa enfin sa main ganté sur son bras. Il pouvait enfin sentir à nouveau la chaleur de cette ange, de cette femme. Il pouvait à nouveau ressentir ce sentiment de quiétude qui l’avait pris alors. Cette femme était la seule et l’unique qu’il voulait dans sa vie. Il voulait lui montrer tout ce qu’il y avait à voir dans le monde. Il voulait lui prouver tout l’amour qu’un homme pouvait ressentir pour sa destinée. Parce que, même si Dieu avait eu envie de faire une petite blague en le faisant naître plus tard, il ne doute pas que quelque part, leur amour était écrit et destiné à exister.

- Eurydice Hodges, je suis ravi de vous revoir enfin. Vous ne pouvez même pas imaginer la quantité de joie que vous insuffler dans mon cœur.

Il mit la main sur celle de la jeune femme et fit une petite pression alors que la lady Sariol, à trois pas de là, s’occuper à regarder une fleur avec un sourire adorable. Oh. Non. Il était sûr que la jeune Eurydice ne se doutait pas du tout de ce qu’elle avait réveillé en ce jeune homme. S’il avait toujours été un homme passionné et motivé, maintenant qu’il touchait du doigt le bonheur et l’avenir qu’il entrevoyait dans ses rêves les plus fous, son cœur ne pouvait survivre.

- Vous ne pouvez m’ennuyer ma chère. Je suis avide de savoir tout ce qui vous concerne jusqu’à la moindre de vos préférences olfactives. Il remonta le regard vers les étoiles avant de faire un sourire et de lui montrer une étoile au loin pour en faire un tracé, quand j’étais petit je trouvais les astronomes stupides. Savez-vous qu’ils ont nommés les constellations selon un dessin ? Et trouvez-vous réellement qu’une casserole ressemble à une ourse ? Je dessinais les étoiles sur une feuille et les relier différemment en imaginant refaire les constellations… mais je suis peu doué en dessin, je l’avoue. Pourriez-vous m’apprendre à peindre ?

Il ne précisa pas, cependant, que sa sœur Rose était très bonne en aquarelle et aurait pu lui apprendre sans trop de difficulté. Rose avait toujours été patiente avec lui. Elle lui avait appris bien des leçons qu’il ne comprenait pas avec les précepteurs et dont ni Benedict, ni Ethan, ne trouvait de moyen pour lui parler. De plus, il devait l’avouer, il n’avait jamais été intéressé par le dessin avant d’apprendre que cela pourrait le rapprocher de son but ultime, rendre heureuse Eurydice Hodges avec tout ce qu’il possède dans son cœur.

- J’ai un ami qui déteste son frère. Je pense qu’il aurait aimé être seul, si cela ne lui aurait pas donné le risque d’en devenir l’héritier. Il atteste même en privé que la seule raison de l’existence de son frère, c’est de devenir le pompeux Lord pendant que lui peut profiter du monde ailleurs, il rit. Je ne voudrais pas plus du titre, mais j’aime mes frères.

Il avait un amour incommensurable pour sa famille. Il avait un amour infini pour la jeune femme. Douglas était ce genre de personne. Il était le genre de personne à aimer avec tout son cœur, toute son âme, transcendant même la raison. Il n’aurait pas pu supporter de détester son frère comme le faisait Tristan. Mais après tout, certaines personnes ne comprendraient pas la haine que lui et ses frères ressentaient pour leur « parfait » papa, donc. Il tourna dans un couloir du labyrinthe qu’il ne connaissait que trop bien pour y avoir été le témoin de jeux pendant des années. Il s’arrête devant des millions de fleurs, de la lavande se trouvait à pousser à l’intérieur même des buissons ainsi que d’autres fleurs… Plein de fleurs qu’il avait annoté dans le livre que son frère lui avait offert. Il en caressa les clochettes d’une main douce.

- Je m’appelle Douglas. Et vous ne me devez rien, fit-il en se tournant vers elle avec un doux sourire, je vous dois tout. Je vous l’ai dit, je vous aime. Et je serais patient pour vous le prouver, pour vous le clamer, à l’abri et même en dehors.

Il eut un petit rire.

- Si vous saviez comment j’ai envie de courir dans le bal pour crier à tout le monde que j’ai retrouvé la femme de ma vie. Mes frères vous connaissent bien qu’il ne connaisse pas votre nom et seront ravi d’apprendre que mon attente est enfin récompensée. Enfin, si on excepte mon âge. Dieu, je n’ai jamais eu autant envie d’accélérer le temps pour être en âge. C’est ce que je suis, un petit singe insupportable, toujours en train de bouger et avec le désir d’aimer et d’être aimé.

Il se retrouva dans un kiosque entouré de plantes odorantes qui embaumer la zone. Il y avait des lucioles qui rendaient le lieu particulièrement romantique. Lady Sariol se plaça sur un banc et commença à rêvasser d’un sourire. La musique arrivait jusqu’à eux. Douglas se pencha avant de lui tendre la main.

- Pitié, Eurydice Hodges, accordez-moi cette danse. Un refus me briserait.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
Dim 9 Juin - 11:44

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Eurydice Hodges n'avait aucune idée de pourquoi Douglas semblait autant détester son père. Elle avait vu le véritable visage de Howard Berrygreen, mais elle savait que nombre de monstres savaient dissimuler leur vraie nature derrière un visage doux et affectueux. La jeune femme s'était alors imaginée que Howard Berrygreen serait un père aimant et un mari exemplaire, en dehors de la chambre conjugale où il laisserait ses sombres pulsions exploser. Le tisonnier chauffé à blanc se rappela à elle et son œil la fit souffrir, elle grimaça. "Pourrions-nous arrêter de parler de cet homme, milord ? Je vous en prie, cela m'est difficilement supportable..." Elle tremblait en proie à ses vieilles amies, les douleurs fantômes.

Oui, elle n'était pas mauvaise. Avant sa rencontre infortunée avec le duc de Berrygreen, elle n'avait jamais souhaité de mal à personne, et Howard avait été le seul qu'elle avait maudit de toute son âme. Oui, Eurydice avait toutes les raisons de le haïr, mais qu'avait-il pu faire à son fils pour qu'il lui voue une haine si farouche ? Elle chassa cette idée de son esprit en secouant la tête, elle ne supporterait pas d'apprendre d'autres faits de torture de ce monstre, encore moins sur un petit garçon.

Elle leva un visage surpris vers lui et fronça les sourcils, presque outrée qu'il ose la contredire. "Milord, j'ai 27 ans et je n'ai ni mari, ni enfant. Aux yeux du monde, je suis une vieille fille." Ses doigts jouèrent avec les plis et les replis de sa robe. "Vous parlez si facilement d'amour... savez-vous seulement ce que c'est, milord ?" Mickaël MacAlister fit une brève apparition dans son esprit et ses yeux se voilèrent de tristesse. "Une fascination étrange pour une femme défigurée n'est en aucun cas de l'amour..." Oui, Eurydice ne le prenait absolument pas au sérieux. L'intérêt que Douglas lui portait était, tout au plus, une immense curiosité. Elle savait qu'une fois que Douglas ferait son entrée dans la haute société, que les jeunes célibataires batifoleraient autour de lui, il oublierait son premier amour afin de vivre une histoire tangible et bien réelle.

Elle cille en l'entendant lui répéter qu'il la trouve belle et elle ne peut s'empêcher de rougir en détournant son regard de lui quand il l'observe. "Je vous en prie, arrêtez." Oui, que diable un jeune homme fringuant tel que Douglas Berrygreen pourrait trouver en Eurydice Hodges susceptible de son intérêt ? Avait-il de mauvaises intentions ? Pensait-il qu'elle se donnerait facilement à lui, car ses options étaient limitées ? Elle lui jeta un regard du coin de l'œil. Non, il semblait à des lieux d'avoir de telles pensées. Douglas était un tant soit peu sincère ou un excellent acteur, comme son père.

Ils étaient là, bras dessus, bras dessous, et ils se promenaient au clair de lune. Eurydice aurait trouvé cela diablement romantique si Douglas avait été un prétendant sérieux. Elle rougit en l'entendant prononcer son nom et le ton de sa voix la bouleversa quelque peu. Elle ne se souvenait pas de lui et se trouvait particulièrement cruelle de l'avoir oublié s'ils s'étaient réellement rencontrés avant ce soir. "Vous me flattez, je ne mérite pas autant d'égard de votre part."

Elle lui prêta une oreille patiente et attentive, un trouble apparent sur son visage en entendant à quel point il paraissait être épris d'elle. Comme lui, elle leva les yeux vers les cieux et un sourire doux naquit sur ses lèvres tandis qu'elle l'écoutait. Sa douce étreinte autour de son bras se resserra légèrement tandis qu'elle riait. "J'aurais aimé voir ces dessins." Ses yeux n'avaient pas quitté les étoiles. "Je trouve les astres splendides, d'une sérénité sans pareille. J'aimerais pouvoir m'endormir chaque soir en les contemplant de mon lit, si cela était possible." Elle descendit son regard sur lui et cilla. "Vous apprendre à peindre ?" répéta-t-elle. Eurydice avait la fâcheuse habitude de répéter ce qu'elle craignait d'avoir mal compris. Beaucoup trouvaient cela agaçant, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. "Il ne serait pas convenable qu'une femme d'un rang aussi bas que le mien vous enseigne les arts, milord. Vous trouverez bien meilleur précepteur."  Cela coupait court à la conversation. Non, Douglas devrait réessayer lorsqu'il atteindra sa majorité.

"La solitude peut être une bénédiction, je vous l'accorde." Ses lèvres se crispèrent légèrement, elles ne formaient plus qu'une fine ligne tendue. "Mais elle peut également se révéler être une véritable malédiction." Ses yeux se voilèrent un instant. "N'avoir personne avec qui partager ses joies et ses peines..." Elle secoua la tête et lui offrit un sourire rassurant. "Je ne souhaite cela à personne." conclut-elle.

Elle repensa à son père, obnubilé par ses comptes, qui ne lui avait jamais accordé le moindre regard - à l'exception du jour où Howard Berrygreen avait fait parvenir une invitation au nom de sa fille. Sa mère, en proie à une luxure insatiable, l'avait enfermée maintes fois dans sa chambre afin que sa fille ne la gêne pendant ses ébats endiablés avec ses amants. Ils n'avaient jamais célébré un anniversaire, Pâques ou encore Noël. Ils étaient trois inconnus vivant sous le même toit.

Elle effectua une douce pression sur le bras du jeune homme et répéta son nom. "Douglas." Elle hocha la tête et ses mèches argentées encadrèrent son visage. "Si je ne vous dois rien, alors vous ne me devez rien, vous non plus." Elle observa son sourire et releva la manière adorable qu'avaient ses pommettes de s'étirer lorsqu'il souriait. "Non, vous ne me déclamerez rien du tout, jeune homme." Elle eut un rire nerveux, l'idée d'être courtisée par quelqu'un d'aussi jeune lui semblait saugrenue.

La douce brise estivale lui caressa la peau et elle frissonna. "Comment pouvez-vous croire que je suis la femme de votre vie ? Cela n'a aucun sens." argumenta-t-elle doucement. "De plus, cela signifierait que vos sentiments envers moi soient réciproques. Vous êtes trop jeune, Douglas, et rien, pas même votre majorité, ne pourra changer cela." Elle lança un regard par-dessus son épaule à la baronne qui se tenait étonnamment loin pour une chaperonne. "Pourquoi êtes-vous si impatient d'avoir dix-huit ans ? Je ne comprends pas."

Elle ne remarqua le kiosque sur lequel ils s'étaient arrêtés que maintenant et elle étouffa une exclamation à la vue du spectacle qui s'offrit à elle. Elle lâcha le bras de Douglas pour courir jusqu'à la rambarde boisée et leva un doigt dans l'air en espérant qu'une luciole s'en approche. Elle rit et les insectes s'approchèrent pour l'envelopper de leur douce lumière. Cela ferait un magnifique tableau, pour peu que l'on subtilise l'hideuse femme pour une autre. Elle resta un moment silencieuse à admirer ces insectes lumineux afin de graver le moindre détail dans sa mémoire. Elle peindrait ce moment.

Les insectes la quittèrent et Douglas se pencha au même moment, lui offrant sa main. Eurydice cilla, surprise. "Une danse ?" répéta-t-elle. "Vous voulez que nous dansions ensemble ? Ici ?" La douce musique de l'orchestre lui parvenait vaguement et elle tourna son visage vers ces sons lointains. "Je..." Elle n'eut pas le cœur de refuser lorsqu'il affirma que cela le briserait. Il avait un air de chien battu qu'il était difficile d'ignorer. Elle se mordit la lèvre, affreusement gênée, et glissa sa main dans la sienne avant de s'incliner devant lui. "Une seule et unique danse, dans ce cas. Ensuite, nous devrons retourner au bal, promettez-le moi."
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Dim 9 Juin - 15:31

Douglas
Berrygreen

J'ai 17 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
Ne plus parler de son père ? Par Dieu ! Cela lui allait parfaitement ! S’il pouvait l’oublier et en ignorer jusqu’à l’existence, cela serait parfait… Cependant, il ne le pouvait qu’en des rares occasions où sa famille et lui se sentaient parfaitement à l’aise. Là, au cœur de la voie lactée, comme seuls au monde, il pouvait l’accepter et fit un sourire pour toute réponse. Son père était le dernier des enfoirés, et il n’aurait de cesse de le haïr. Il ne sait pas pourquoi la jeune femme ne l’aime pas, n’ayant pas entendu leur discussion et ignorant que leur rencontre datait de bien avant ce moment, mais il pouvait comprendre le désir de se laver du passage de Howard Berrygreen. Alors, il accepta et préféra la présence de la jeune femme au fantôme de souffrance qui le suivait toujours comme son ombre.

- Le monde a tort. Vous n’êtes ni vieille, ni une fille. Vous êtes une femme. Et je sais ce qu’est l’amour. J’aime une seule personne depuis toujours. Je sais que ça transporte et que ça donne des ailes, des forces, du courage, ça permet d’aller plus loin et plus fort. C’est un sentiment si intense qu’il réchauffe même quand tout semble perdu. Je sais ce qu’est l’amour, Milady. Je le vis, tous les jours.

Que cela soit l’amour fraternel qui le couvre d’attention et de protection, l’amour de sa sœur, qui patiente et douce avait toujours sur le réconforter, et l’amour explosif. Celui qu’il porte pour la jeune femme avait été comme une lumière dans le noir. Il était certain que sa sœur allait mourir. Il voyait toujours le visage de sa nourrice quand il était seul dans son lit, à penser à la vie et la mort. Et il pensait à elle, cette ange qui avait su réconforter un enfant en larme et en panique. Il avait su l’aimer dès qu’il l’avait rencontré, la voyant comme une apparition. Elle était tout à la fois, une nymphe, une sirène, une fée, un ange, et il savait que l’amour qu’il lui portait n’était pas feint, ou superficiel. Il l’aimait comme il ne pourrait jamais. D’ailleurs, il aimait comme il pensait que personne ne pouvait aimer. Même s’il voyait Benedict s’ouvrir à sa future femme et l’appréciait, il savait que l’amour qu’il possédait pour Eurydice était plus fort encore. Plus désespéré aussi.

- C’est vous qui me parlez toujours de vos marques, Milady. Moi je ne vois que vos lèvres qui semblent si douces, de votre regard si clair, de la forme parfaite de votre visage pour que des mains en caresse la peau. Ma fascination n’est point bizarre ou étrange. Elle est intense.

Il savait qu’elle était marquée, il le voyait bien, il n’était pas aveugle, mais c’était elle qui mettait les marques et sa vieillesse entre eux, là où lui n’avait rien posé comme obstacle. Rien du tout. Il ne poserait jamais rien entre eux et il était un singe. Il pourrait grimper tous les obstacles pour le bien de la jeune femme.

- Vous méritez tous les sacrifices, ma douce, mais si cela vous gêne que je vous parle de mon amour pour vous, de grâce évitez de vous dénigrer. Je ne peux m’empêcher de vous défendre quand j’entends les pensées qui vous habitent.

Très clairement, il voulait lui dire des poèmes, lui chanter des balades et lui expliquer médicalement parlant comment son cœur se serre chaque fois qu’il pense à elle… mais il devait la laisser accepter la situation. Cependant, si cette situation la gêne, elle devait réellement arrêter de lui donner des raisons de la défendre, surtout quand l’existence même de la jeune femme était une des raisons de vivre du jeune homme. Il sourit doucement, fronçant les sourcils avant de se mettre à réfléchir. Il allait lui préciser que son père avait tout jeté, mais une doute le prit. Benedict était le genre à garder des choses sous clé, protégeant le futur comme le passé dans ses mains bienveillantes.

- Si j’en retrouve, je vous les ferais porter. Il existe des chambres avec des vélusques, permettant de voir les astres sans jamais se mouiller. J’aimerais vous inviter un jour dans la demeure dans la campagne, je vous ferais préparer cette chambre là.

Qui était la sienne. Et bien sûr, il comptait bien aller dormir ailleurs, pour le moment. C’était une idée du petit Douglas, qui avait été accepté par ses frères dans l’idée de l’occupé à autre chose. Ils avaient pris une chambre sous les combles, loin de la chambre austère et étrange, elle avait été emménagée en véritable petit lit douillet. En réalité, c’était la pièce qui servait pour se cacher de leur père. Jamais leur géniteur ne penserait à aller voir dans la pièce qui devait être un grenier. La pièce était petite mais bien faite. La fenêtre sur le plafond permettait de voir les étoiles.

- Je ne veux apprendre à peindre que de vous. Personne d’autre ne m’a jamais intéressé à cette matière avant aujourd’hui. Je veux connaître vos passions. Et je comprends, pour la solitude. J’ai aussi le défaut de ne pas avoir d’amis de mon âge. Mes amis sont les amis de mes grands-frères.

C’était ainsi. Logan était la personne qui était le plus proche de lui, hors de ses frères… Kyle, Brodie, même parfois d’autres de l’âge de ses frères mais pas du sien. Il en connaissait, bien sûr, mais il n’avait jamais été attiré par leur existence comme il pouvait être passionné par les paroles de Kyle et la manière désinvolte de Brodie de se trimballer en Kilt en faisant fi des commentaires de tout le monde.

- Je pense que nous avons notre premier désaccord. Mais je peux abdiquer pour cette nuit. Ou faire semblant un temps. Peu de temps je le crains, j’ai la faculté de dire mes pensées sans même y réfléchir plus en profondeur.

Il caressait les plantes tout en continuant à la regarder avec intérêt. Pourquoi tenait-elle autant à le repousser ? Il fit un doux sourire, à nouveau, ce genre de rictus qui amène les cœurs à flamber parmi la gente féminine, bien que lui se fiche de toutes les autres sauf d’elle.

- Je suis pressé d’avoir dix-huit ans pour pouvoir être dans la société, pouvoir vous courtiser, c’est tout simple. Je peux vous faire oublier mon âge, milady. Je peux y arriver si vous me donner une chance.

Son cœur se sent serré. Il ne pouvait pas risquer qu’elle le refuse, qu’elle n’accepte pas ses sentiments. Il n’en survivrait pas. Il se sentirait trahit par le destin, délesté et sans plus aucune raison de sourire. Il suréagit ? Vraiment à peine, quand il sait que tout son monde est régit par la rencontre avec cette femme. Il veut être un médecin spécialiste des femmes pour elle, pour leur apprendre par la suite, pour les aider dans les tracas qu’elles n’osent dire, pour les soutenir et que moins de femmes meurent en couche. C’était pour ça que Logan avait milité pour lui auprès de ses patientes. Il avait besoin de voir les choses pour les apprendre et les gestes sur de l’adolescent avait déjà aidé Logan plus que ce que le faisait parfois des médecins expérimentés. Lui, il n’hésite pas à s’asseoir à la tête de la patiente et à lui fredonner une musique pour qu’elle comprenne sa présence et son soutien. Il n’hésite pas à essuyer les corps de la sueur et de la terreur. Lady Sariol avait eu des complications et elle savait que l’enfant l’avait secouru en lui tenant simplement la main pendant que Logan utilisait des objets métalliques pour faire sortir son enfant d’elle.

Il détourna son attention de ses souvenirs lugubres pour voir la jeune femme au milieu des lucioles. Il montra d’une main la jeune femme à celle qui la chaperonne et un sourit simple se fit. Oui. En effet, elle était magnifique et c’était un temps à danser. Quand elle lui autorise, il s’approche d’elle, un poil plus proche que la bienséance mais il savait son allié digne de confiance pour ne pas parler de la réputation de la jeune femme en terme autre qu’élogieux. D’ailleurs, Lady Sariol comptait bien faire en sorte que ses autres amies, aussi reconnaissante à Logan et Douglas qu’elle, apprenne qui était Eurydice Hodge et l’aide à se sentir plus jolie. Douglas lui fit un sourire charmeur, doux et sincère alors qu’il plongea son regard dans le sien.

- J’aime le bleu à cause de vos yeux, fit-il doucement. J’ai toujours voulu que vous me regardiez comme un homme, et non comme un enfant. Je veux devenir rapidement adulte, mais je n’aurais jamais espéré que vous soyez encore disponible. Je comptais vous corrompre, Milady. Je comptais tout faire pour devenir votre amant, votre confident et votre ami. Et la possibilité de pouvoir être votre mari m'emplit de joie.

Il ne comptait pas se marier. Dans son plan, il avait prévu de rester… vieil garçon ? Il ne sait pas comment appeler un homme qui restera célibataire. Célibataire endurci ? Il se penche sur elle.

- Je veux que cette musique ne s’arrête jamais pour vous garder dans mes bras. Vous êtes la seule femme que je désire pour une valse, et si je danse avec d’autres, sachez-le, ce n’est que pour faire plaisir aux esseulées.

Il voulait l’embrasser. Il voulait tellement l’embrasser que ça lui faisait naître des tremblements de désir doux. Il observa un instant la lady qui les regardait comme une mère regardait ses enfants. Il ne pouvait pas l’embrasser, même si son chaperon ne dirait rien. Parce qu’il fallait qu’elle le désire, elle aussi, et que pour le moment, elle ne pensait qu’à de la cruauté de sa part. Il préféra la faire virevolter alors que les lucioles éclairaient bien mieux leur danse que la lune et que la musique se répercutait dans le jardin. Ils étaient seuls au monde. Et il l’aimait comme personne. La musique s’arrête mais il reste proche d’elle, un petit sourire charmeur sur les lèvres alors qu’il raffermit à peine sa position de danse…

- Si on n’arrête jamais de danser, alors cela comptera que pour une danse, non ?

Il rit avant de faire un pas en arrière, plus gentil et courtois que ce qu’il ne voulait la taquiner. Un sourire radieux sur son visage. Il venait de danser avec un ange.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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Rein
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Rein
Dim 9 Juin - 17:03

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Eurydice Hodges n'avait éprouvé d'intérêt que pour un seul homme dans sa vie. Elle s'était fait courtiser et on lui avait fait miroiter monts et merveilles. Oui, Mickaël MacAlister l'avait séduite avec ses phrases enjôleuses et ses petites attentions. Eurydice l'avait désiré et lorsqu'il lui avait volé un baiser en lui jurant fidélité, son cœur s'était emballé. Elle y avait naïvement cru et ces quelques semaines furent les plus romantiques de sa vie.

Il lui avait fait la cour aux yeux de tous, faisant fi des regards moqueurs de la haute, la couvrant de cadeaux et d'affection. Ils avaient ri, échangé de longues conversations autour d'une tasse de thé et s'étaient embrassés à en perdre haleine. Elle lui avait toujours refusé plus, sans vraiment savoir pourquoi, car elle n'avait que faire que sa vertu lui soit prise avant ou après le mariage — du moment qu'elle la perdait avec la bonne personne.

Et Mickaël MacAlister s'était révélé être un fief menteur. Eurydice l'avait surpris dans un couloir, riant à gorge déployé avec des amis en racontant dans les moindres détails la façon avec laquelle la jeune femme rougissait quand il effleurait ses hanches de ses doigts. Elle l'avait vu enfourné dans ses poches des pièces en argent et avait compris que tous les hommes célibataires de la noblesse avaient parié avec Mickaël MacAlister qu'il serait incapable de conquérir l'hideuse Eurydice. Ils avaient eu tort et bien qu'il n'ait pas réussi à la mettre dans son lit, le bougre s'était sacrément enrichi sur son dos.

Elle avait alors fermé les portes de son cœur à tout jamais. Non, elle n'épouserait personne, ni par convenance, et encore moins par amour. Elle resterait seule et protégerait les fragments de son cœur brisé. Plus personne ne se jouerait d'elle, elle se l'était jurée.

"Vous dites m'aimer depuis toujours, Douglas, comme si nous nous étions rencontrés il y a de cela des années, mais cela ne se peut, vous n'étiez encore qu'un enfant." argumenta-t-elle, le petit garçon en pyjama était bien loin de sa mémoire, bien qu'elle ait conservé le livre qu'il avait oublié. Il trônait fièrement sur son bureau et elle avait tellement aimé l'odeur de la lavande qui s'en détachait, qu'elle ne portait plus que ce parfum depuis. "Vous n'êtes qu'un vil flatteur, Douglas, je ne peux avoir éveillé de tels sentiments en vous au détour d'une simple conversation."

Elle se souviendrait de son regard assuré, de sa gentillesse et de sa galanterie. Elle n'aurait pas pu oublier un jeune homme si doux. Elle fronça les sourcils sans pour autant élever le ton, comme à son habitude. Sa colère était douce. "Il faudrait être sot ou aveugle pour ne pas voir ces marques qui ornent mon visage, Douglas." Elle plongea ses yeux bleus dans les siens. "Or, vous êtes loin d'être sot, et vos yeux fonctionnent à la perfection."  Elle s'empourpra lorsqu'il détailla son visage avec ses mots, elle sentait qu'il la vénérait, et ça la mettait mal à l'aise. "Je vous en prie, tout ceci n'est pas convenable." Elle écarquilla les yeux quand il affirma avoir pour elle une fascination intense. "Intense." répéta-t-elle entre deux battements de cil. "Par tous les saints, avez-vous seulement conscience des mots que vous employez, Douglas ?" Elle le réprimanda doucement avant de lever les yeux au ciel pour apprécier la brise qui rafraichissait ses joues un peu trop chaudes.

"Non, je ne mérite aucun sacrifice. Vous devez vivre pour vous." le coupa-t-elle, le corps sans vie de son père se balançant au bout d'une corde, reliée à une poutre qui traversait le plafond du petit salon de part et d'autre, lui revint en mémoire.

Ses yeux se rouvrirent pour contempler les étoiles et elle s'imagina s'endormir avec elles. Cette idée la séduisait, mais jamais, elle n'irait dans une demeure secondaire avec Douglas — ou n'importe quel autre homme. "Ce serait inconvenant, Douglas. Nous ne pourrons jamais dormir sous le même toit sans que la société ne nous gratifie d'une relation intime." Elle leva une main pour l'empêcher de rétorquer. "Non, pas de rendez-vous secrets pour dormir sous les étoiles non plus." Elle lui adressa un sourire compatissant devant son air boudeur. "Vous pourrez m'emmener visiter un planétarium, si vous le souhaitez, à l'atteinte de votre majorité." précisa-t-elle. Il oublierait probablement très rapidement cette promesse lancée au gré du vent. "Si vous désirez toujours que je vous apprenne à peindre d'ici là... je vous promets de consentir à vous enseigner tout ce que je sais. Je vous préviens cependant, mes services ne seront nullement gratuits, car je me dois de gagner ma vie." Le même sourire attendri qu'à leur première rencontre naquit sur les lèvres d'Eurydice, cet enfant était tout bonnement inarrêtable.

Douglas revint à la charge et Eurydice rougit de plus belle. "Me courtiser alors que les plus belles femmes de Londres s'offriront à vous me semble stupide. Vous vous en rendrez compte très vite, vous aussi. Votre âge n'est qu'un facteur supplémentaire, il n'est pour autant pas le point déterminant."

Elle recule en le voyant approcher et son dos heurte doucement la rambarde contre laquelle elle était appuyée. Elle ne pouvait pas fuir plus loin, à moins de tomber à l'eau. Ses joues s'empourprèrent quand il la complimenta en se saisissant de sa main pour l'amener tendrement à lui. Elle plonge son regard clair dans le sien et hoquète soudain quand il s'explique. "Me corrompre ?" Elle baisse les yeux, le regard fuyant "Vous rendez-vous seulement compte de ce que vous sous-entendez, Douglas ? De ce que cela implique d'être l'amant d'une femme ?" Elle remonte son regard vers lui et cille. "Mon mari." répéta-t-elle, ahurie. "Non..." souffla-t-elle alors que son cœur palpita un instant tel un papillon sortant de son cocon. "Nous pouvons devenir bons amis, c'est là tout ce que je peux vous offrir, je regrette."

Oui, Douglas Berrygreen devrait se contenter de l'amitié d'Eurydice Hodges. Rien de plus.

Il se pencha vers elle et elle détourne promptement son visage de lui. Ils n'étaient pas seuls. Oh, cela aurait-il donc changé quelque chose ? Sûrement. Elle s'empourpre et secoue la tête doucement. "Douglas..." murmura-t-elle plus par gêne qu'autre chose. "Vous me flattez." Elle sourit faiblement avant de lui accorder un nouveau regard. "Danser en votre compagnie m'est également très agréable. Vous m'offrez là un merveilleux souvenir que je chérirai."

Ils valsèrent au gré de la brise et de la musique, bercés par une atmosphère aussi douce que romantique, seuls au monde. Eurydice avait l'impression de flotter dans les bras de Douglas, d'être l'héroïne d'une histoire romantique... et cela la terrifiait. Non.

Il s'arrête, mais ne s'éloigne pas et la jeune femme le regarde avec une lueur indescriptible dans le regard. Son sourire charmeur le trouble et elle détourne les yeux. Il la quitte et son sourire la bouleverse. "... Cela ne serait pas raisonnable, vous en conviendrez."

Cette chimère diablement romantique devait prendre fin, tout cela n'était qu'un rêve éveillé et non la réalité.

Elle s'inclina en guise de respect. "Je vous remercie, j'ai passé un moment magique ce soir." Elle lance un regard entendu à la baronne avant de reposer ses yeux sur Douglas. "Il nous faut rentrer, à présent. Nous ne pouvons décemment pas subtiliser madame la baronne au reste du monde plus longtemps."
Clionestra
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Clionestra
Dim 9 Juin - 20:54

Douglas
Berrygreen

J'ai 17 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
Il eut un rire à la fois mignon et triste. Il ne voulait pas qu’elle se souvienne tout de suite du garçonnet qu’il était alors. Il voulait qu’elle se souvienne que de lui, maintenant, dans sa presque jeunesse mais d’une beauté déjà terrifiante. Il avait le corps bien fait, sec mais assez musclé pour le bien de ses jeux de balles qu’il aimait faire avec les enfants. Il n’était pas le genre à aimer la boxe ou le combat, il préférait à cela le tennis ou autres jeux collectifs. Ainsi, il ne voulait pas qu’elle se souvienne de leur rencontre, pas pour le moment.

- Je vous aime depuis toujours, et un jour, je vous en donnerais la preuve.

Ne lui avait-il pas déclamé son amour alors ? Avant de partir, il lui avait dit qu’il l’aimait. Et cela était toujours le cas. Si l’amour devait être compté en année, neuf ans s’étaient écoulés et il l’aimait toujours comme le premier jour. Non. Il l’aimait un peu plus chaque jour. Son amour chaste et pur avait eu un élan de modification à la puberté, conscient que maintenant, au lieu d’un simple amour platonique, il y avait aussi un amour charnel qui le tendait vers elle. Elle était toujours aussi belle.

- Je ne suis ni sot, ni aveugle, confirma-t-il avec douceur alors qu’il était proche d’elle, dans une danse douce, je sais juste voir la vérité quand elle tombe sous mes yeux. Vous êtes belle. Je vois vos marques et la couleur de vos cheveux, mais ce n’est pas ce que je remarque en vous.

Il avait envie de frotter son nez contre sa joue, et l’embrasser, personne n’est étonné, mais il se retient pour le bien de la jeune femme. Il remarquait, bien sûr, la différence avec celle qu’il avait connu. Ses cheveux devenu blanc, sa tristesse dans ses prunelles, mais elle restait rayonnante de bien plus. Elle était faite pour lui. Ils étaient destinés. Le fils rouge de l’histoire avait lié leur main et il ne pouvait la laisser croire à un honteux mensonge. Douglas était celui qui savait le moins faire semblant, parmi ses frères. Il était difficilement capable de mentir, même face à son père, raison pour laquelle il fuit. Il fit un sourire plein de tendresse et de douceur. Il savait ce qu’il disait, et il avait conscience du poids de chaque mot qu’il disait. Un autre sourire avant de refuser doucement ses paroles. Il pourrait mourir pour elle, quoi qu’elle dise. Pour son amour. Il n’avait pas honte, et il ne mentait pas. Il ne précisa pas qu’il serait ravi d’une relation intime dans une rumeur entre eux. Peut-être que la jeune femme accepterait alors d’être sa femme ? Non. Non. Il voulait qu’elle le choisisse, en toute connaissance de cause. Et un autre plan se fit dans son esprit pour lui montrer sa chambre aux milles et une étoiles.

- Je n’oublierais pas le planétarium, alors. Et les cours, dès mes dix-huit ans révolus !

Il l’inviterait. Encore et encore. Et bien sûr, il la courtiserait, il lui montrerait les étoiles sur ses paupières, puis sous ses paupières. Il lui montrerait les étoiles et la ramènerait dans les cieux. Là où les anges devaient se trouver normalement. Il les dessinerait comme il lui avait raconté. Il lui montrerait son amour par le dessin, puisqu’elle y sembler sensible. Il lui prouverait qu’elle était la plus belle. C’était la femme la plus incroyable du monde. Toutes les femmes étaient ternes en échange de cette ange. Toute n’avait aucune âme, en comparaison. Il laissa son regard descendre le long du visage de la jeune femme, observer sa peau, jusqu’à s’arrêter à la limite de sa poitrine mais sans aucune lueur lubrique.

- Je sais exactement ce que signifie être l’amant d’une femme. Je vous attendais, bien évidemment, mais j’avais conscience de ce que je vous aurez donné, rien qu’à vous.

Jusqu’à la fin de sa vie, il aurait été son amant. Il ne se serait jamais marié que pour attendre la mort du mari de la jeune femme et l’épouser avant même la fin de la période de deuil. Il pouvait faire tout ça. Il avait prévu de lui donner tout ça. Il voulait faire en sorte de rentrer dans son cœur et d’y trouver une place, au chaud. Il y serait parfaitement à l’aise, dans ce moment chaleureux et doux. La perfection. Il y trouverait sa place, il n’avait pas de doute. Il arrête la danse.

- Je n’ai pas l’habitude d’être raisonnable, mais je vous l’aie promis.

Il se penche pour une révérence avant de faire un sourire au chaperon pour revenir dans le bal. Mais avant, avec Lady Sariol derrière eux, il se penche pour embrasser sa joue meurtrie et faire les derniers pas vers l’intérieur… et à l’intérieur c’était le bordel. Il avait l’impression de rentrer dans une maison en feu. Kyle le rejoint et le double duc se présenta respectueusement.

- Milady, fit Kyle, je suis désolée je dois vous prendre Douglas.
- Pas question, Kyle… C’est elle.

Kyle s’arrêta un instant, papillonna des yeux avant qu’un grand sourire apparaisse. Sa main s’approcha de sa bouche et étouffa un « oh mon dieu ». Il l’observa à nouveau et fit une révérence bien basse, plus que ce que voulait l’usage. Mais il avait un profond respect pour l’ange de Douglas. Quiconque aimait Douglas se devait d’aimer son ange, de toute façon. Il se reprit cependant.

- Douglas, je suis vraiment désolé… mais il faut vraiment que tu m’aides à faire sortir tout le monde.
- Je comprends.

Lady Sariol se fit arrêter par Madame Katherine à qui elle demander de rentrer avec elle, prépara un plan mais personne ne pouvait savoir quoi. Kyle fit un sourire. Et Douglas se fige. C’était important à ce point ? Il se retourne vers la jeune Euryce. Il lui prend la main et la baise avant de s’arrêter un instant et de lâcher un soupir désespéré, toujours courbé sur ses mains.

- Je vous promets de revenir très vite vers vous, Mademoiselle. Je ne pourrais en mourir autrement.

Il essaya de rejoindre son ainé, mais finit par être attrapé par son autre ainé pour aider. Pendant toute la fin de la soirée, ils réussirent à donner moins de poids à la rumeur en utilisant simplement Tristan. Celui-ci se prit les foudres des commères quand il rappela simplement qu’il avait été avec son frère durant toute la soirée. Appuyé par Kyle qui avoua s’être horriblement ennuyé pendant la partie de carte qu’ils avaient faite. Et Brodie osa même dire que si le marquis avait engrossé une femme en si peu de temps, il devait tirer trop rapidement. Dans la société enfla une seconde rumeur, celle du marquis qui décidé de faire du mal aux femmes et à leur réputation car ils n’étaient pas marié et tirer à blanc. Il n’y avait qu’une personne pour ne pas croire à cette alternative de la situation : Howard Berrygreen.

*

La première semaine, il eu trop de chose. Benedict avec sa femme qui avait envoyé une bombe atomique. Tristan en prison pour quelque chose qu’il n’a pas commis, Kyle qui est repartit après avoir répudié et remit en place un duc. Douglas n’avait pas eu le temps. Cependant, deux semaines après le bal, il prit le temps de remonter dans sa chambre, sous les étoiles et chercha le coffre que son frère avait caché. Il trouva des dessins d’enfants fait de points dont il avait parlé à la jeune femme. Il mit un dessin dans une enveloppe avec une lettre. Il avait une écriture parfaite, bien qu’un peu étrangement, ses mots fussent ronds et fait de courbes plus extravagantes.

« Ma chère Eurydice,
Je n’ai malheureusement pas eu le temps de vous envoyer une lettre avant. Nous avons eu plus d’un souci familial et je ne pouvais vous envoyer mes amitiés. Comme je vous l’aie promis, voici le dessin de mon enfance. Je l’avoue, je n’ai pas réellement évolué depuis cette époque. Je crois bien que vous allez avoir du travail dans cinq mois, quand je serais alors majeur pour vous demander des cours,
Bien à vous, l’homme qui vous aime, mais surtout pas en secret,
Douglas Berrygreen ».


Puis, il envoya une lettre, deux semaines plus tard, bien qu’elle n’ait pas répondu à la première et qu’il ne l’attendait d’ailleurs pas. Pour le moment, il avait le temps de prendre son temps à lui parler. Il pouvait se le permettre. Dans la seconde enveloppe, il laissa une page qu’il avait trouvé sur une légende sur les lucioles.

« Ma chère Eurydice,
Savez-vous qu’il y a une légende sur les lucioles ? J’ai entendu dire que parmi les lucioles se cachent des fées. Ses petits êtres cherchent leur partenaire toute leur vie, mais sans pouvoir partir de leur essaim. Je ne suis pas une luciole, et encore moins une fée.
Votre pour toujours,
Douglas Berrygreen ».


Il se demanda s’il devait lui renvoyé une lettre. Après tout, un mois était passé et elle ne lui en avait répondu à aucun. A la fin du mois suivant, alors qu’il savait que cela ne faisait que deux mois depuis leur rencontre, il se permit une nouvelle lettre. Tant qu’elle ne lui demandait pas, peut être que ses mots lui plaisaient, au moins un peu ?

« Mon Eurydice,
Vous sentez la lavande. J’ai toujours trouvé que cette odeur vous convenez. C’est l’odeur du printemps, de la douceur et de la simplicité. Vous êtes tout cela. Vous me manquez, mais j’ai hâte que les quelques mois qui me séparent de ma majorité arrive. Je me permettrais de vous envoyer encore des lettres, une par mois, jusqu’à ce que vous me répondiez que je dois arrêter… Mais alors, vous m’aurez répondu et mon cœur sera rempli de joie et d’allégresse.
Je vous envoie des fagots de lavande avec cette lettre, j’espère que vous pourrez les faire sécher et en apprécier l’arome le plus longtemps possible pour penser à moi,
Je vous aime,
Douglas »


Les problèmes commencèrent à affluer avec une vélocité encore plus grande après cette missive. Déjà, sa belle-sœur a été kidnappé, puis retrouver, par le marquis de Middletown, et il fallu l’éliminer. Tristan était alors anobli avec le titre de son frère. Douglas pris le temps de faire sa lettre, cependant, comme il l’avait promis. Cette fois-ci, ce fut un dessin à l’aquarelle, la moitié était parfait d’un style soutenu et féminin, l’autre moitié était une honte à la profession et à l’art.

« Mon Eurydice,
Ma sœur Rose a essayé de m’apprendre l’aquarelle une fois. Elle a fait le dessin au fond, puis elle m’a expliqué comment agencé les couleurs. Il semble que je sois pitoyable pour mélangé les couleurs et en faire ressortir quelque chose, non ?
Je suis sûr qu’auprès de vous, je pourrais apprendre. Quoi que je fasse, tout est sublimé à vos côtés, j’espère vous revoir bientôt. Je ne vous ai pas vue pour le bal des Lockwood, ni même pour ceux des Finnegan. Vous m’avez manqué, maintenant que je vous ai retrouvé.
Mon cœur bat pour vous,
Douglas ».


Il lui envoya la dernière lettre avec un carton d’invitation. Il y avait de la simplicité propre au Berrygreen. Et c’était le cœur léger que Douglas écrivit cette nouvelle lettre.

« Mon amour,
Mon père est mort. Ainsi, comme le veut la coutume, nous ne pouvons pas faire de grande fête pour ma majorité. Cela me rendait triste, croyez-moi bien, que je comptais vous revoir en cette occasion… Sauf que j’avais oublié avoir le meilleur frère du monde. Si un bal avec toute la société n’était pas possible, une simple partie de campagne, elle, n’a pas de raison d’être annulé pour un deuil. Ainsi, je vous invite officiellement à mon anniversaire.
Il n’y aura que ma famille, Benedict, sa femme. Ethan, Rose, si elle le peut, ainsi que Brodie, deux cousines à lui, Logan (un homme que je vénère pour son intelligence et son pragmatisme) et des amis que j’aime. Il y aura autant de femmes et d’hommes… Et vous pouvez venir avec des amies ! N’hésitez pas.
Je vous en conjure... Je sais que vous lisez mes lettres et que vous avez reçu les fleurs que je vous ai envoyées, toutes les semaines. Venez. Laissez-moi danser avec vous encore. Je vous en supplie. S’il faut que je rentre dans le monde, je veux être à vos bras.
Je vous aime toujours.
Venez et je vous montrerais les étoiles, en tout bien tout honneur,
Douglas, l’homme qui vous aime toujours du plus profond de mon cœur »


Il avait envoyé des fleurs, toutes les semaines avec une carte pas écrite par ses soins. C’était une fiche d’un livre, un vieux traité dont il avait retrouvé les pages à force de temps, puisqu’il n’avait plus livre véritable. Il avait envoyé quatre fleurs par mois, pendant cinq mois, donc, vingt pots de fleurs différentes avec plus ou moins de vertu médicinale. C’était une manière d’avoir un lien en plus, avec les fleurs. Et à chaque fois, il y avait un fagot de lavande coincé dans le pot de fleurs. Parce que ce n’était pas un bouquet, mais un pot. Un pot pour le planter ou le garder sur la fenêtre.

*

Le jour J, il faisait des aller retour comme un lion en cage. Il avait du mal à rester immobile. Il faisait un véritable ouragan. Il n’en pouvait plus. Il tourna la tête de chaque côté. Il y avait tous ses amis, ou plutôt les amis de son frère comme il lui avait dit, et il la voulait elle. Quand il entendit enfin la calèche qui n’appartenait pas à ses amis, il sauta de sa place, il couru à l’extérieur et sauta les quatre escaliers de la demeure pour se retrouver devant.

Angel Palace était une petite maison de campagne avec beaucoup de charme. Les lierres montaient sur la façade et les lavandes étaient omniprésentes partout autour. Il avait deux voisins de chaque côté, deux commerçants. Dans la maison, il y avait dix chambres. Avec celle sous les combles, la sienne. Et il avait tout prévu pour offrir cette chambre à cette femme. Il tendit la main à la femme et un sourire illumina son visage. Elle était là. Il pourrait en pleurer tant il était heureux qu’elle soit là.

- Je vous aime, souffla-t-il encore sans même voir si elle était accompagné, et par qui, dans la calèche.

Il s’en fou. Le scandale sur sa belle-sœur avait été tut après son kidnapping. Tout le monde ayant compris que le Marquis était un psychopathe qui avait pris ses désirs pour la réalité, surtout que le ventre d’Elizabeth ne s’était pas arrondi. Douglas savait pourquoi. Il avait été Logan. Il repousse la souffrance d’Elizabeth. Elle aura l’occasion d’aimer Eurydice, vu qu’elles seront un jour de la même famille, et le sourire qu’il fit était simple et adorable. Si les pensées pouvaient être écrites sur un visage, il serait écrit son amour pour elle, même maintenant, alors qu’elle descendait de la calèche pour rentrer dans la maison. Ce n’était pas un bal, juste un repas et un moment de vacances. Il avait la jeune femme dans ses bras. Il la tenait. Et il était heureux. Il était si heureux.


La maison je l'imagine un peu comme ça:


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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