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LE TEMPS D'UN RP

De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas (avec Rein)

Rein
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Rein
Lun 27 Mai - 22:31

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
N'existait-il donc aucun moyen d'apaiser les maux de ce pauvre homme ? En étant témoin des efforts surhumains que déployait Benedict lors de sa séance de rééducation, Elizabeth délaissa rapidement son livre, qui n'avait été qu'un prétexte, pour l'observer. Seul Benedict ne l'avait pas remarqué, et elle s'en réjouit, car elle n'était pas là pour le perturber. Elle inclina respectueusement la tête vers Logan Lockwood pour le saluer et lui témoigner le respect qui lui était dû.

Puis, comme le reste de l'assemblée rassemblée autour de Benedict, elle demeura silencieuse. Elle ne l'avait jamais autant entendu jurer de toute sa vie, pas même lorsqu'il avait mangé un de ces fameux escargots. La sueur perlait à grosses gouttes de chaque pore de sa peau — on l'aurait cru tout droit sorti de l'eau — et les muscles de ses avants bras étaient tellement contractés autour des barres parallèles que les jointures de ses doigts avaient blanchi.

Elizabeth pria le ciel pour qu'un miracle se produise et que Benedict ne souffre plus. Elle souhaita même souffrir à sa place, si cela pouvait alléger son fardeau. Elle pria le seigneur pour qu'il accorde sa miséricorde à son futur époux et que le jeune homme puisse de nouveau être en capacité de marcher normalement, comme avant, sans douleur. Tout ceci était trop cruel et elle éprouva une immense culpabilité quant à la manière dont elle s'était déchargée sur lui quelques heures plus tôt. Lorsque Benedict s'effondra sur le marbre de la terrasse, Elizabeth se leva d'un bond. Ethan s'approcha alors d'elle et elle eut un mouvement de recul, mais elle lutta contre ses démons pour ne pas montrer son malaise au second fils des Greenberry.

Elle l'écouta attentivement, et s'abstint de tout commentaire cinglant concernant l'entêtement dont faisait preuve son fiancé. Elizabeth comprenait les raisons qui poussaient Benedict à refuser des substances aussi fortes. Elle ne connaissait malheureusement que trop bien les effets de l'une d'entre elles. Elle repensa au marquis de Middletown penché au-dessus de son corps amorphe. Elle se contenta de hocher la tête et ses épaules se détendirent un peu lorsque Ethan se rapprocha de Benedict pour lui venir en aide.

Le regard d'Elizabeth croisa celui de Logan et elle sauta sur l'occasion pour l'apostropher. "Monsieur Lockwood." Il sembla surpris, mais elle n'en démordit pas. "Pourriez-vous m'enseigner la façon dont vous massez mon futur époux, je vous prie ?" En appelant Benedict ainsi en public, elle sécurisait un peu plus son titre d'épouse en devenir. Ni elle, ni lui ne s'était jamais exprimé en des termes aussi doux en public — ni en privé, d'ailleurs, jusqu'à encore très récemment.

Elizabeth profita alors qu'Ethan et Benedict soient trop occupés à retourner en douceur vers le fauteuil roulant de son idiot, mais courageux, fiancé. Logan Lockwood lui expliqua les bases et il appela Douglas afin qu'il puisse illustrer ses propos sur sa jambe. Elizabeth l'écouta très attentivement, hochant la tête de temps en temps pour lui signifier qu'elle avait compris et qu'il pouvait poursuivre. Lorsqu'il eut terminé, elle lui fit une révérence empreinte de gratitude.

Ethan poussa son frère jusqu'à sa promise et les traits d'Elizabeth s'adoucirent devant l'air effaré de Benedict. "Vous n'avez été disgracieux à aucun moment, Milord.", lui assura-t-elle avant de poursuivre. "Sachez que votre force de caractère est exemplaire." Elle regarda Ethan, qui s'éloignait avec Logan afin de discuter de la condition physique de son frère, et ses mains se posèrent sur les manches de son fauteuil. Son regard glacé se posa sur le majordome en un avertissement. Elle ne souhaitait pas qu'il s'approche ou qu'il intervienne. "Mon fiancé semble épuisé, laissez-moi donc m'en occuper. Ne nous dérangez sous aucun prétexte." Son regard se durcit. "J'ose espérer m'être bien fait comprendre."

Elle ignora les yeux exorbités de la foule, à l'exception de Douglas qui, lui, explosa d'un rire tonitruant tandis qu'elle tirait avec douceur le fauteuil de Benedict jusqu'à ses quartiers. Lorsqu'ils furent enfin seuls, Elizabeth ne perdit pas un instant. Logan lui avait expliqué qu'un bain glacé soulagerait les courbatures et atténuerait, ne serait-ce qu'un peu, grâce à la libération d'endorphines, les douleurs de son cher et tendre.

Elle se planta devant lui, les manches relevées et l'air décidé. Son nez retroussé était un avertissement. "N'essayez pas de m'en empêcher, Milord." Ainsi, la jolie blonde s'attela à lui retirer ses vêtements. Elle s'y employa avec une grande douceur et elle tâcha de rester aussi impassible que possible devant ses cicatrices. Benedict n'avait rien exagéré, sa jambe était en piteux état. Il était difficile de croire qu'elle faisait toujours partie de lui. Elle grimaça, non pas de dégoût, mais parce qu'elle peinait à imaginer les douleurs chroniques dont souffrait son fiancé. Elle lui donna une serviette qu'il encercla péniblement autour de son bassin, elle lui servirait également à se laver l'entrejambe — il n'avait besoin d'aucune aide pour ça.

Elle ne fit pas appel à Mary, bien que quatre paires de bras dans cette situation n'auraient pas été de trop. Elle ne souhaitait pas humilier Benedict ou le voir se sentir diminué. Néanmoins, elle l'encouragea à prendre appui sur ses épaules, bien qu'il soit dégoulinant de sueur, et ils eurent besoin d'un temps considérable pour atteindre le bord de la baignoire. Elizabeth fit de son mieux pour l'aider à s'installer aussi confortablement que possible, là où l'eau glacée attendait patiemment d'accueillir le corps meurtri de Benedict. Cette baignoire n'était clairement plus adaptée pour lui et elle songea qu'il lui faudrait en faire fabriquer une nouvelle, répondant plus efficacement à ses besoins, si cela était possible.

Une petite serviette de toilette dans les mains, Elizabeth regarda Benedict un instant. Ce simple regard était intense, elle lui demandait la permission de le toucher pour le laver. Lorsqu'il n'objecta pas, un sourire en coin souleva la commissure de ses lèvres et elle commença sa toilette.

La jeune femme imita Mary, qu'elle avait vu faire pendant des années, et ses mains passèrent le tissu savonneux le long de chacun des bras de son fiancé. Elle massa délicatement chacun de ses muscles endoloris — sans oublier ses mains calleuses. Elle n'avait que survolé la plaie par balle. Benedict avait raison, elle était hideuse. Par la suite, elle savonna ses propres mains pour lui laver les épaules, le dos et le torse. "Je vous masserai les jambes une fois sorti de l'eau — si vous me le permettez, bien entendu." Elle lui lava ensuite soigneusement les cheveux, et ses doigts massèrent sa boîte crânienne un long moment. Elle ne s'excusa pas de vive voix pour son comportement de tout à l'heure. Elle espérait qu'avec tout ça, Benedict comprendrait à quel point elle regrettait, mais aussi à quel point elle tenait réellement à ce que leur union fonctionne.
Clionestra
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Clionestra
Lun 27 Mai - 23:21

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Logan était un traître. C’était le regard qu’avait posé Benedict sur le médecin. S’il n’était pas certain d’être en incapacité de gagner un duel contre lui, il se serait levé pour lui rappeler comment on doit être entre ami. Il mériterait d’avoir le nez qui coule pendant une semaine. L’idée de voir la jeune femme penchait sur sa jambe alors qu’il souffre le martyr, ne lui plaisait pas. Surtout qu’il pouvait avoir des réactions rapides et brusques. Son corps, parfois, demandait à sortir de la souffrance que lui imposait le médecin et il se mettait à le repousser. Logan avait plusieurs fois finit le cul par terre, un peu surpris de la force que mettait Benedict à le repousser. Mais, selon lui, c’était de bons augures. S’il pouvait pousser sa jambe pour en défendre de la douleur, alors il était logique qu’il puisse remarcher un jour. La logique de Logan, le traître, ne lui plaisait pas. Et il ne voyait aucune bonne raison pour qu’il apprenne à sa futur femme –c’était vraiment étrange de l’appeler ainsi, même dans son esprit- à le torturer ainsi. Aimait-elle le faire souffrir ? Qu’est-ce qu’elle faisait ici, bon sang, à s’occuper d’un infirme au lieu d’aller chercher un époux digne d’elle ailleurs ? Il savait de source sur que beaucoup d’hommes s’intéressaient à elle et seraient prêt à lui ravir. Tristan, lui plus que quiconque, puisqu’il avait décidé qu’elle méritait mieux que son ami. Le blond ne disait simplement jamais pourquoi il pensait les choses. Trop curieux de nature, il avait appris les secrets de tout le monde, et disait parfois des choses énigmatiques qui rendaient dingues son entourage premier. Et il manipulait les finances et les débats avec une aisance qui désarçonne. Les espions de la couronne devraient le prendre parmi ses membres. C’était la pensée qu’avaient toujours eu ses amis à son encontre. Une fois son frère mort, évidement. Tristan avait même envoyé une lettre un peu mystérieuse, lui rappelant que les femmes n’avaient parfois pas les moyens de refuser une situation et s’en retrouver à faire des choses parfois déplorables. Il ne savait pas trop pourquoi il lui avait dit cela, et ne le liait pas du tout à la situation actuelle. Non. Il était trop occupé à médire sur Logan qui avait finit d’expliquer le tout à la jeune femme comme si son enfer n’était pas déjà total. Il bougonna un peu.

- Tomber comme un mort est disgracieux, milady. Suer comme un porc aussi. Jurer comme un chartier d’autant plus. Je n’aurais jamais eu de telles paroles si j’avais su que vous étiez là.

Il croisa le regard de son frère et Ethan disparu tout simplement. Il savait ce qu’il pensait. Ils avaient été éduqués pour n’être que ce qu’on veut bien voir d’eux. Leur père voulait deux fils parfaits. Trois. Il n’avait jamais voulu de leur sœur. Et pour avoir des fils parfaits, il fallait pouvoir les briser pour les recoller comme le duc le désirait. Si seulement il pouvait mourir, demain. Tout de suite. Il promet même de faire la période de deuil d’un an, ce qui repousserait le mariage mais Benedict n’en voit pas l’urgence. Mon Dieu, il fallait qu’il soit sur ses jambes pour ce jour, dans l’espoir d’aller pisser sur sa tombe. Il soupira et ne remarqua pas tout de suite le manège qu’elle était en train de faire. La question se posa à nouveau… s’était-elle mise à l’opium pendant qu’il était à l’armée ? Parce qu’elle semblait… différente ? Il ne pourrait pas mettre le doigt sur le sentiment, mais il y avait très clairement quelque chose de pas normal. Il la laisse faire. Il savait ne pas pouvoir gagner tous les combats… et il avait bien trop mal et était bien trop fatigué pour oser faire quoi que ce soit. Il se souvient cependant qu’il devrait trouver un moyen de rendre la monnaie de sa pièce à tous ses lâcheurs en bas, en commençant par Douglas.

Il l’observe et fronce les sourcils à ce qu’elle essaie de faire. Pourquoi ? Tiens, ça faisait longtemps qu’il ne s’était pas posé la question. Peut-être une demi-heure, quelque chose comme ça. Il la laissa faire. Poussant des profonds soupirs de souffrance. Il sait qu’un homme en pleine possession de ses moyens aurait trouvé le spectacle de la jeune femme excitante. Il sait que l’image du tissu de son décolleté qui colle à sa peau, ou même à cette goutte traîtresse qui contournait le galbe de ses sens, aurait dû l’exciter. Mais chaque fois qu’il pensait à cela, qu’il pensait avoir le temps, il ressentait la douleur. Il n’aimait pas que la jeune femme l’aide comme un incapable, mais il devait avouer que cela avait quelque chose de moins gênant que de laisser son frère faire. Ethan était son frère. Son petit frère. Et montrer sa faiblesse à son cadet l’avait toujours mis dans une mauvaise prédisposition pour la suite, qui n’était que torture, souffrance et désir de tout arrêter. Dans les moments les plus aigus de sa peine, il désirait qu’on lui coupe la jambe pour ne plus rien ressentir du tout. Il avait sur le corps d’autre marque, son épaule, son flanc, son dos, des coups et des marques qu’il s’était fait en combattant… mais aussi des plus fines, plus lointains, des marques qui venaient d’un fouet que l’on aurait abattu encore et encore sur son dos. Les siennes étaient presque invisibles. Celles d’Ethan étaient bien plus profondes et moches. Que répondre à cette demande ? Lui masser les jambes. Mais pourquoi diable voulait-elle faire ça ? Il sentait dans la manière qu’elle avait de passer la main sur son crâne, dans son attention dans les détails, dans la façon dont elle plissait les yeux, concentré. Alors, quand elle lui demanda, il ne su quoi répondre. A la place, il attrapa son poignet avec une délicatesse tout à lui, et embrassa la paume ouverte de la jeune femme. Puis, il releva les yeux vers elle, se penchant la tête en arrière pour la regarder.

- Qui êtes-vous ? souffla-t-il.

Et elle pouvait voir dans ses yeux une interrogation sincère. Cette femme n’était pas la harpie qui lui voulait du mal à chaque rencontre. Celle qui ne lui parlait que pour plaire aux parents les observant et cherchait par tous les moyens à le voir disparaître. Il n’avait réellement jamais compris pourquoi elle ne l’aimait pas. Il avait essayé pourtant, au début. Et… Il la taquinait parce qu’on disait souvent que les petits garçons montraient leur affection comme ça. Après la mort de sa mère, qui avait caché les sévices paternels en les diminuant sous le coup de l’éducation, il avait compris que ça ne servait à rien. Les taquineries avaient été remplacées par sa froideur et une distance de sécurité qui l’empêchait même de lui sourire. Il lâcha sa main avant de faire en sorte de se retourner bien qu’il souffre encore plus de se déplacement soudain. Il plante à nouveau ses yeux dans les siens, cherche à trouver quelque chose qui explique tout ça. Doucement, il approcha sa main de son visage, comprenant qu’elle avait peur de lui, pour une raison qu’il ignore il ne pourrait même pas combattre un bambin d’un mois dans son état, il la repoussa et l’observa.

- Il ne faudra plus que vous vous occupiez de moi milady. Bien que je sois dans une situation fort peu propice à vous ravir votre vertu, votre réputation pourrait en être mis à mal. Et je refuse que cela vous arrive. Puisque notre mariage doit avoir lieu, je m’oppose à ce que cela soit fait avec des rumeurs à votre encontre. Dorénavant, je vous serais gré de laisser mon frère faire, ou Logan. Vous allez être bien trop occupé à préparer le bal de nos fiançailles, suis-je claire ?

Il se relève difficilement en poussant un nouveau soupir qui exprime toute la souffrance qu’il ressent. S’il fallait l’avoir pour femme, personne ne pourra dire que c’était parce qu’il s’était conduit en goujat. Certes, la jeune femme était sa future femme, mais il était inadmissible qu’elle soit dans une chambre, avec lui, en train de laver alors que les bans n’ont pas été envoyés ! Il ne le supporterait pas. Et il se vengerait sur ses frères pour avoir laisser cela arriver. Bien que la présence de ses frères permettra de protéger la réputation de la jeune femme. Il allait faire appeler sa sœur. Sa sœur pourrait être un chaperon utile pour prouver la bonne conduite de la jeune femme… et rappeler à Benedict qu’être un gentleman, ce n’était pas avoir une érection douloureuse dans son bain parce qu’une femme lui masser le crâne. Heureusement, il s’était retourné pour le cacher et la discussion avait calmé cette réaction purement masculine.

- Dans dix jours, précisa-t-il en essayant de sortir tout seul avant qu’elle ne l’aide et qu’il pose ses fesses, en vérifiant ses organes génitaux, sur le lit. Je serais me tenir debout d’ici là.

Logan, dans son carrosse, s’étouffa avec un mauvais présage. Il sentait que quelqu’un venait de prendre une décision très très conne… Comme décider de pouvoir marcher d’ici dix jours alors qu’il fallait du temps. Mais si quelqu’un pouvait faire cela, c’était Benedict. Il observe la jeune femme une fois sur le lit. Il la regarde. Qu’est-ce qui n’allait pas ? Il faudrait le temps pour le découvrir. Surtout que qu’importe, en réalité, la raison qui poussait la jeune femme à vouloir de ce mariage, il ne pouvait l’annuler. Il finit par ressentir une vague douleur dans la jambe et réalisa que le seul moment où il n’avait eu aucune douleur était le moment de leur baiser si timide et doux. VOILA pourquoi même s’il ne comprenait pas la raison de son revirement, il fallait accepter le mariage. Si la jeune femme continuait de l’aider, de se mettre à genou devant lui pour le masser, à le caresser dans l’eau, il allait finir par la prendre sur le lit. Lui qui était vierge comme elle l’était, le croit-il, avait une pulsion violente de possessivité en la voyant ainsi. Cette femme avait-elle réellement pu croire qu’il l’eut trouvé repoussante une seconde ? C’était sa santé mentale qui était en jeu. Il avait peur de lui faire du mal en étant à ses côtés en ne contrôlant plus rien. Perdre le contrôle était la pire peur de sa vie. Il se voyait à la place de son père. Il se voyait frapper son frère jusqu’au sang par un accès de rage qu’on ne contrôle pas, ou prendre leur mère dans les escaliers car incapable de s’en empêcher. Non. Il ne serait jamais comme son père. Alors, il allait garder le contrôle, et faire en sorte de laisser la jeune femme loin de lui. Au moins le temps qu’il comprenne ce qu’il se passait dans sa tête, à elle, et dans son corps, à lui.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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Rein
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Rein
Mar 28 Mai - 12:26

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Ce moment qui avait semblé n'appartenir qu'à eux, seuls dans la chambre de Benedict, paraissait bien plus intime encore que leur baiser — non pas parce que le corps nu de Benedict Greenberry inondait le champ de vision d'Elizabeth Portman — bien qu'il s'était révélé ardu de ne pas boire l'homme du regard, mais cette proximité inédite mettait en lumière une nouvelle alchimie entre eux.

Elle n'avait rien dit lorsqu'elle l'avait attrapé en train de reluquer la naissance de sa poitrine. Elle ne pouvait pas le blâmer, car elle avait conscience qu'elle avait transgressé et outrepassé toutes les règles de la bienséance. De fait, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'un homme en pleine fleur de l'âge, nu de surcroît, se permette de dévorer ainsi sa fiancée du regard. Elizabeth en était même ravie, l'espoir d'une nuit de noces en bonne et due forme semblait toujours être d'actualité. En dépit de la manière dont elle l'avait incendié injustement quelques heures plus tôt, Benedict ne paraissait pas en colère contre elle, ce qui l'étonna – lui qui ne lui avait jamais pardonné ses excès de rage auparavant.

Une douce chaleur se diffusa dans son bas-ventre malgré elle lorsqu'il expira plusieurs fois de douleur et elle se demanda si elle l'entendrait un jour soupirer de bien-être, niché dans le creux de son cou. Elle avait cependant rapidement chassé ses quelques pensées scandaleuses de son esprit, elle n'était pas dans la chambre de Benedict pour ça, pas encore. Elizabeth s'était donc consacrée corps et âme à la toilette de son fiancé. Elle avait soigneusement lavé chaque centimètre de son buste, mais elle n'avait pu empêcher ses doigts de redessiner délicatement les lignes de ses cicatrices, et l'envie furieuse de déposer un baiser sur chacune d'entre elle manqua de faire vaciller le peu de raison qu'il lui restait.

La jeune femme aux cheveux d'or ignora combien de temps elle passa à laver les cheveux du jeune homme. Ils étaient doux. Elle avait adoré voir les traits souffrants de Benedict se détendre un tant soit peu lorsqu'elle lui avait massé le cuir chevelu. Elle aurait aimé que ce moment n'arrête jamais et qu'ils restent ici, en silence, jusqu'à la fin des temps. Elle ne ressentait aucunement un quelconque sentiment de honte, même s'ils n'étaient pas encore mariés, à s'occuper ainsi de lui. Au contraire, elle trouvait cela extrêmement naturel et plaisant. Les hormones, peut-être ?

Benedict ne répondit pas à sa demande concernant ses jambes, mais lorsqu'il se saisit, avec une douceur qui lui coupa le souffle, de son poignet pour y porter la paume de sa main à sa bouche — elle eut la furieuse envie de l'embrasser. Les lèvres du jeune homme contre sa peau allumèrent un brasier au creux de son ventre et elle expira péniblement, visiblement tiraillée par son désir naissant. Le souffle de Benedict lui caressa le visage et les doigts de sa main tremblèrent d'appréhension. "Pourquoi me regardez-vous comme si vous me voyiez réellement pour la première fois aujourd'hui ?", murmura-t-elle, l'air confus, la respiration entrecoupée. Elizabeth avait conscience qu'elle n'avait jamais témoigné la moindre affection à Benedict avant ce jour, mais avait-elle été exécrable au point qu'il la haïsse même adulte ? Peut-être bien, mais ne l'avait-il pas été aussi ? Elle se rappela combien elle avait pleuré pour les vers de terre dans sa soupe — elle n'avait plus jamais touché aucun potage depuis. Elle se souvint également du jour où il l'avait enfermé dans la remise du jardin, malgré ses suppliques, et cela l'avait terrorisé. On l'avait réprimandé pour avoir enfoncé la porte pour se libérer et elle s'était ruée sur lui telle une furie.

Oui, leur relation n'avait jamais été propice à une telle évolution. Pourtant, c'est ce que leurs parents avaient toujours espéré, bien que les principaux concernés avaient tout fait pour rejeter cette union forcée. Benedict relâcha sa main et Elizabeth ne le quitta pas des yeux tandis qu'il fit un effort surhumain pour lui faire face. Elle ne l'aida pas, car elle savait que cela aurait fortement blessé l'égo de cet imbécile. Il tendit ses doigts vers son visage et elle eut un mouvement de recul, l'air paniqué. Ce n'était pas contre lui, elle en avait conscience — mais lui en avait-il seulement conscience aussi ?

Elle maudissait le marquis de Middletown de lui avoir tout pris. Elle le haïssait en pensant au jour où, peut-être, Benedict ferait d'elle une femme — bien qu'elle en soit déjà une. Elle pouvait voir le choc se dessiner sur son visage lorsqu'il notera l'absence de saignement sur leurs draps, remarquerait-il l'absence de résistance de son corps, pourtant propre à la défloration, pendant qu'il lui ferait l'amour ? Son visage, sa voix, sa respiration pouvait le duper — son corps, lui, ne mentirait pas. Serait-il alors en mesure de l'honorer ? Aurait-il malgré tout l'entrejambe douloureuse, le suppliant d'une quelconque délivrance ?

Benedict ne lui imposa aucun contact et elle lui en fut profondément reconnaissante — comme elle aurait adoré sentir son pouce effleurer sa joue, l'entendre murmurer son nom. Elle l'écouta et plongea son regard brûlant dans le sien. "Benedict.", et son nom sonnait comme la plus douce des suppliques dans sa bouche. Elle se pencha au-dessus de la baignoire, à sa hauteur cette fois, et ses mains saisirent doucement son visage entre leurs paumes. "Vous pourriez me prendre ma vertu ici et maintenant que cela me serait complétement égal." Au contraire, cela lui aurait enlevé une sacrée épine du pied. Elle savait que Benedict l'aurait épousé dès le lendemain. Elle passa une main dans ses cheveux avant de poursuivre. "Mais vous êtes un gentleman. J'ai conscience que vous ne me toucherez pas avant notre nuit de noces." Elle recula pour mieux le regarder. Cet homme était beau comme un dieu. "Vous avez vos convictions, et j'ai les miennes. Vous êtes mon fiancé, je n'ai que faire de ma réputation qui, ma foi, ne doit pas être bien glorieuse. Au diable, les rumeurs." Elle plissa l'arête du nez à cette idée, personne n'avait jamais fait allusion à son agression, mais elle n'était tout de même pas connue pour être la plus docile des jeunes femmes à marier. Elle n'en avait que faire, elle n'avait jamais été intéressée par aucun homme. Benedict avait toujours été le seul dans son esprit, bien qu'il ne l'occupât pas par des pensées romantiques ou lubriques à l'époque. "Je ne me mêlerai pas de vos affaires, et je vous laisserai seul lors de vos séances de rééducation si tel est votre souhait." Elle s'agenouilla à côté de la baignoire et ses doigts tirèrent quelques-unes des mèches rebelles du jeune homme en arrière. "Mais laissez-moi prendre soin de vous une fois vos séances terminées, je vous en prie. Il m'est insoutenable que quelqu'un d'autre que moi puisse vous voir ainsi." Elizabeth était sincère, ces moments étaient une occasion parfaite pour se rapprocher de lui et consolider leur union future. Elle n'avait pas conscience de la lutte interne que se livrait Benedict la concernant, ni que sa requête était une manière de la protéger de lui et de son désir. "Je me chargerai des préparatifs du bal le jour, ainsi, vous ne serez pas importuné par ma présence à vos côtés. Mais, quand viendra la nuit tombée, j'ose espérer que vous me laisserez prendre soin de vous. Vous l'avez dit vous même, personne n'a besoin de connaître notre intimité." Grands dieux, cela portait à confusion — bien qu'Elizabeth faisait uniquement allusion à la toilette, mais aussi aux massages des membres douloureux de son fiancé.

Elle l'aida à se relever pour sortir de la baignoire, avant de l'envelopper d'une serviette propre et de le guider lentement vers le lit. Certaine qu'il soit bien installé, elle se hâta jusqu'à la commode à la recherche de vêtements propres. Il annonça que le bal aurait lieu dans dix jours et qu'il se tiendrait debout d'ici-là. Elle le regarda avec une expression inquiète avant de reprendre, confiante. "Fort bien. Raison de plus pour que je sois celle qui m'occupe de vos soins, dans ce cas. Vous en aurez grand besoin.", conclut-elle avant de poser les vêtements à côté de lui. À l'aide d'une seconde serviette, elle épongea ses épaules, ses bras et son torse avant de l'aider à enfiler une chemise en lin. Lorsqu'il se saisit de son pantalon, elle le stoppa net. "Couvrez-vous donc avec ce linge. Monsieur Lockwood a été très clair : vos jambes doivent être dénudées pour que le massage soit le plus efficace possible."

Elizabeth épaula de son mieux Benedict afin qu'il tourne sur lui-même et étale ses membres endoloris sur le lit. Elle plaça ensuite quelques coussins derrière son dos afin qu'il soit installé confortablement. Armée de la seule lotion qui traînait sur sa table de nuit – Logan lui avait dit où elle était, elle s'en enduisit les mains. "Monsieur Lockwood a également ajouté de ne pas m'arrêter — même si vous souffrez." Elle le regarda, peinée. "Vous m'en voyez navrée."

Elle commença alors par lui masser les chevilles en effectuant des mouvements de balayage légers et ascendants en direction de son cœur. Elle n'appliqua pas trop de pression, comme Logan le lui avait indiqué. Ses mains remontèrent le long de ses mollets avant de glisser vers ses genoux sur lesquels elle maintint une certaine pression, à des points spécifiques. Elle appuya avec ses pouces joints le long des muscles situés sur les faces externe et interne de ses jambes et n'hésita pas à accentuer la pression par endroit, comme Logan le lui avait montré sur Douglas.
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Clionestra
Mar 28 Mai - 13:25

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Qui était cette femme ? Il ne sait pas. Même quand il l’avait enfermé dans la remise, il savait qui elle était. D’ailleurs, il ne comptait pas réellement l’enfermer. La vérité, c’était qu’il avait simplement voulu claquer la porte pour ne plus la voir et « prendre de la distance » avec cette enquiquineuse. Il n’avait appris l’avoir enfermé que plusieurs heures plus tard. Et il avait simplement fait semblant de l’avoir fait exprès. Du reste, ça ne changeait pas que la jeune femme à ses côtés ne ressemblait en rien à la harpie qu’il avait connu. Elle badinait même avec lui. Elle faisait plus que badiner. Elle le provoquait pour avoir… quoi ? Est-ce que c’était simplement ça alors ? Désirait-elle faire l’amour par curiosité ou hormone et avait-elle décidé d’accepter Benedict comme le seul « apte » à cette action ? C’était d’autant plus stupide qu’il était maintenant handicapé et pas du tout en état de l’honoré… bien que son corps en dise le contraire.

- Parce que vous vous montrez pour la première fois, milady, répondit-il à sa question.

C’était la première fois qu’il la voyait ainsi. Personne n’aurait pu lui faire croire que cette harpie pleine de méchanceté et de mesquinerie pourrait lui caresser le crâne ainsi. Ou faire une adorable moue de ses lèvres, qui donnerait envie au plus sain des hommes de lui ravir. Ou simplement de sourire, heureuse ou tranquille. Il n’avait jamais vue cette femme. Il pouvait le dire et l’affirmer. Qu’importe comment il pouvait le voir, il savait qu’ils avaient là leur première rencontre véritable. Lui, vulnérable comme il l’était en réalité chaque jour de sa vie, et elle… ? Qu’était-elle ? Attentionnée ? Mais la question restait toujours au-dessus de sa tête. Que lui cachait-elle ? Qu’est-ce qu’elle ne disait pas ? Voulait-elle réellement se faire caresser par des mains d’hommes. Il n’avait pas besoin de lui expliquer qu’il ne lui prendrait pas sa vertu. Elle le savait. Au moins, malgré leur dispute incessante et leur mésentente, savait-elle qu’il n’était pas un animal… Bien qu’il désirait ardemment envoyer au diable les principes et l’éducation qu’on lui avait inculquée à coup de fouet. Son père, bien qu’étant un pervers sans le moindre scrupule en rapport à leur mère, avait toujours désiré des enfants parfaits. De ceux qui ne lui feront jamais honte. Il se laisse manipuler et la regarde.

- Mademoiselle Portman, contredit-il. Votre réputation est sauve, mais sachez qu’il est douloureux et affreusement difficile de supporter une rumeur qui vous mets au banc de la société, surtout pour une personne comme vous.

Belle et populaire. Elle l’était. Benedict aurait plus de mal à vivre une réputation, qu’elle soit celle d’un débauché ou d’autre. Douglas et Rose aussi auraient du mal. Ethan, il s’en ficherait pas mal. Kyle n’en avait réellement rien à faire. Benedict se disait même que leur ami serait ravi d’avoir une belle réputation de paria pour ne jamais retourner à Londres. Ainsi, il savait que la jeune femme n’aimerait pas vivre avec une réputation en miette et la société qui lui tourne le dos. Lui-même, si son père l’y oblige, il sera obligé de lui tourner le dos. Ce qu’il n’appréciait pas… mais pour avoir vécu l’enfer à la guerre, il savait ce que le duc de Berrygreen était prêt à faire pour avoir le plein maintien de ses enfants. Ethan et lui-même étaient totalement soumis et prenaient la souffrance et les réactions de leur paternelle pour en sauver les deux derniers. Benedict ignore que leur père faisait bien du mal à Ethan, aussi. (// et à Rose, qui est à toi si tu en as le désir, mais pour le moment je me dis qu’elle est en pension quelque part). Il ne pouvait accepter son aide pour cette raison. Il n’était pas son père. Il avait été frappé pour être meilleur et il l’était devenu…. Et pourtant, alors qu’elle se penchait à nouveau sur lui, il avait envie de l’attraper sur le lit pour la découvrir comme un cadeau à Noël. Dieu du Ciel, il venait de l’imaginer nue avec seulement un nœud qui entoure ses cheveux et l’idée était alléchante. Il n’avait jamais été soumis à ses pulsions sexuelles. Jamais. Il savait qu’il lui appartenait bel et bien, malgré tout ce qu’il faisait pour contrer ça…. Mais maintenant qu’elle était là, disponible et désireuse… comment pourrait-il ne pas vouloir lui faire l’amour ?

- Nous… nous verrons, finit-il par dire sans accepter pour autant.

Non. Non. Tout simplement. Non. Parce qu’après Noël, il y a pâques, et il y a aussi l’équinoxe de printemps, et plein d’autres fêtes qui permettaient d’aller batifoler dans les fourrées comme il en entendait souvent parler. Alors. Non. Il n’allait pas lui prendre sa vertu. Heureusement pour elle, qui n’avait aucune idée de la souffrance psychique qu’elle lui causait, elle se mit à le masser. Et il se tendit comme un arc alors que la souffrance revient à une vitesse incommensurable. VOILA. Une technique pour ne pas sauter sur la jeune femme ? Lui laisser toucher à sa jambe. Il lui fallait penser à autre chose.

- Je ne… Ne… vous prendrais pas… Pas… votre vertu comme cela… Même… si vous êtes une dan.. dangereuse déesse, Mademoiselle, fit-il avec le souffle court alors qu’il essayait de rester logique. Je… Je préfère… apprendre… apprendre avec… avec vous… Après tout… mon… mon premier baiser était bien… bien… bien meilleur qu’agréable.

Oui, il venait d’avouer que leur baiser échangé avait été le premier. Qu’elle en fasse les déductions qu’il faut maintenant. Quand il la prendrait, ça sera sa première fois, à lui comme à elle, et il comptait faire tout ce qu’il faut. S’il sait les choses, c’est parce qu’il avait appris à force d’observation (non désiré dans le cas de ses parents) et des informations des autres, ainsi que de ses recherches. Puis, il arrêta de parler sous la douleur. Il supporta au début, en souffrant, tenant les draps de ses deux mains et serrant les dents à s’en briser. Puis, il arriva ce qui arrivait toujours. D’un coup rapide, il se tourna pour tomber du lit et se repousser le plus loin possible de la souffrance. Il avait fait en sorte de ne pas lui faire de mal, mais il ne pouvait pas en supporter plus. Il respirait rapidement, trop rapidement et la souffrance se lisait sur le visage.

- Bordel de merde, siffla-t-il entre ses lèvres alors qu’il avait juste envie de frapper sa jambe jusqu’à ne plus rien ressentir du tout. Ne me touchez plus !

Ouais. Logan devait supporter ça tous les jours. Pourtant, c’était la première fois que la jeune femme devait voir une expression aussi colérique, méchante et défiante sur le visage de Benedict. Même quand il était petit, il n’y avait jamais eu ce faciès. Benedict était certain que si la jeune femme, ou Logan, continuait à le masser ainsi, il allait en mourir. Il sentait sa jambe en feu, elle irradiait de chaleur qu’il détestait.

- Sortez. S’il vous plait. Sortez d’ici. Je n’ai aucune envie que vous me voyez ainsi. Ne soyez pas cruel. Pitié.

Il avait besoin d’être seul. Il le fallait. Pour se maudire de cette situation. Pour la repousser et la voir ailleurs. Pour ne pas penser à tout ce qu’il lui passait dans la tête. Il voulait être seul.

- Préparez le bal pour dans sept jours. Nous aurons le reste de notre vie pour que vous vous occupiez de moi, s’il vous plait.

Il n’en pouvait plus. Et il comptait bien ne plus bouger le temps de pouvoir sentir autre chose que la douleur. Pas sûr que ça arrive tout de suite, mais pour ça, il avait besoin de sa solitude. Si le bal était dans 7 jours, et plus dans 10, elle n'aura pas le temps de s'occuper de lui. Il ne pourrait pas supporter qu'elle le voit ainsi tous les soirs. Pas tant qu'il ne comprendrait pas ce qu'elle veut réellement et pourquoi.


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Rein
Mar 28 Mai - 17:49

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Benedict semblait la rencontrer pour la première fois et Elizabeth regretta de ne pas s'être révélée à lui plus tôt, avant même son départ pour le front. Mais les choses auraient-elles été si différentes, au fond ? Sans disputes, ni escargots ou vers de terre, sans bagarres ou pieds endoloris après une valse ? Auraient-ils entretenu une relation cordiale, amicale ? Ou bien, serait-elle tombée amoureuse de lui ? Et lui, serait-il tombé sous son charme ? Elle n'en savait rien, mais elle avait envie que Benedict n'éprouve plus aucune haine à son égard. Elizabeth, elle, n'en éprouvait plus que pour le marquis de Middletown — une haine profonde, noire et écrasante. Une tornade épaisse balayant tout sur son passage. Ce sentiment de haine supplantait tout ce qu'elle n'avait jamais cru ressentir auparavant, et l'agacement et la colère que Benedict lui avait inspirée avant son départ au front lui paraissait maintenant fortement exagérée et superflue.

Mais Benedict avait raison sur un point. Elizabeth avait menti en lui assurant n'avoir que faire de sa réputation. Sinon, pourquoi insisterait-elle autant pour qu'ils se marient au plus vite et consomment leur union ? L'espace d'un instant, elle pensa au petit être qui grandissait dans le creux de son ventre. Oui, si tout cela lui avait été parfaitement égal, elle n'aurait épousé personne par convenance et serait restée en retrait — ravie et trop occupée à protéger et éduquer cette nouvelle vie qui se développait en elle. Elle s'y refusait. Elizabeth n'avait pas enduré tout ça pour être répudiée. Elle tenait à son honneur, mais aussi à sa réputation. Elle ne voyait simplement aucun mal dans ses actions envers Benedict. Il était l'homme qu'on lui avait choisi, et elle avait fini par l'accepter — peut-être pas pour les bonnes raisons, mais son dévouement envers lui était sincère.

Elizabeth n'avait jamais regardé d'autre homme que Benedict. Il avait toujours été le seul occupant ses pensées, bien qu'elles n'aient jamais été très flatteuses jusqu'à aujourd'hui. Elle n'avait jamais remarqué non plus les autres hommes qui la regardaient. Auquel cas, elle n'aurait jamais mis un pied chez les Middletown, surtout sans Benedict. Le marquis avait forcé l'entrée de son esprit en profanant son corps, cette maudite nuit, et il avait teinté ses pensées les plus intimes d'un noir corbeau, reflet de sa culpabilité et de son traumatisme. Elle n'avait jamais pensé être infidèle à Benedict. Elle n'avait jamais osé imaginer qu'un autre homme que lui la caresse en la couvrant de baisers. Le marquis l'avait guidé jusqu'à un salon reculé, titubante, avant de la  coucher sur un vieux divan, sur lequel régnait une forte odeur de moisissure - à l'image de son propriétaire — pour céder à ses pulsions les plus primaires. Elle ne s'était pas imaginé vivre le grand amour avec Benedict, mais elle avait préservé sa chasteté pour lui jusqu'à cette horrible nuit. Elle aurait préféré que Benedict soit le seul et unique homme à la voir dénudée, elle aurait aimé qu'il soit le seul homme à l'avoir jamais honorée et elle détestait cette impression faussée qu'elle avait de lui avoir été infidèle, car Benedict méritait une femme chaste.

Il ne refusa pas immédiatement sa proposition osée de l'assister chaque soir après ses séances de rééducation et Elizabeth en fut fort aise. Elle ne parla plus après avoir commencé à lui masser les jambes, mais elle hocha la tête de temps à autre pour lui signifier qu'elle l'écoutait. Elle releva une moue affreusement gênée lorsqu'il la gratifia du mot déesse et détourna les yeux, les joues rouge pivoine. Elle reporta presque immédiatement son attention sur les jambes du malheureux lorsqu'il poursuivit. Ainsi donc, Elizabeth avait été son premier baiser. Elle aurait tant aimé qu'il soit son premier, lui aussi. La sensation des lèvres de Benedict contre les siennes n'était en aucun cas comparable à l'effroi qu'elle avait ressenti lorsque le marquis l'avait dépossédée de son premier baiser. Elle avait réussi à le mordre au sang et il avait juré avant de la gifler, lui chuchotant qu'il adorait quand les femmes lui opposaient un peu de résistance. Elle eut la nausée, aussi, elle s'appliqua davantage afin de ne pas perdre la raison. "Ce baiser a été une expérience particulièrement agréable pour moi aussi, Benedict. Il est irremplaçable." Elle se consola en se disant que Benedict n'avait certes pas été le seul homme qu'elle ait jamais embrassé, mais il avait été le seul homme pour lesquelles ses lèvres réclamaient un nouveau baiser.

Elizabeth sentit le corps du jeune homme se tendre avant de s'arquer, cependant elle tint bon. Il grogna sous la pression de ses pouces, et les muscles de sa mâchoire étaient si serrés qu'elle pouvait entendre le grincement de ses dents. Soudain, il s'éloigna d'elle en un geste brusque, avec une force et une rapidité que personne n'aurait jamais pu soupçonner chez un homme aussi diminué. Elle se leva d'un bond pour l'aider, inquiète après sa chute du lit, mais s'immobilisa au son de sa voix. Il la fusillait du regard et la rage dans ses yeux était telle qu'Elizabeth fut incapable de faire un pas vers lui. Elle ne lui avait jamais vu une expression aussi hargneuse — pas même lorsqu'il avait mangé un de ses escargots. "J-Je suis vraiment navrée, je ne voulais pas..." Il la coupa en la suppliant de quitter la pièce, et bien qu'elle ait du mal à l'avouer, cela lui brisa le cœur de le voir ainsi. Elle comprenait son besoin d'isolement, néanmoins, elle avait le même lors de ses crises nocturnes. Elle ne prêta aucune attention à ses propos sur le bal de leurs fiançailles, et elle fit une révérence hâtive avant de se confondre en excuses. L'instant d'après, elle avait disparu.

Personne ne revit Benedict, ce soir-là, et Elizabeth dîna seule après avoir poliment refusé l'invitation de Douglas à se joindre à lui. En vérité, elle était trop secouée par les événements pour avaler quoi que ce soit. Elle demanda à ce qu'on laisse un repas chaud et réconfortant devant la porte de Benedict, et elle espéra qu'il aurait meilleur appétit qu'elle.

À la nuit tombée, Elizabeth se retira dans ses quartiers. On lui avait attribué une chambre voisine à celle de son futur époux et elle pria pour n'avoir aucun cauchemar, elle en mourrait de honte.

Machinalement, Mary la baigna et lui brossa les cheveux — sans un mot, cette fois, car elle sentait que sa maitresse n'avait ni la force, ni l'envie d'entendre à quel point elle trouvait Douglas charmant et élégant. (Donnons-lui un peu d'amour à sens unique en attendant l'arrivée de l'élue de son cœur, hihi) Elizabeth congédia Mary d'une voix douce et peinée et la domestique se retira sans faire d'histoire.

Allongée sur son lit, la jeune femme à la chevelure d'or soupira. La journée avait été longue, et pourtant, elle avait l'intense conviction de s'être bien plus rapprochée de son futur époux lors de ces quelques heures qu'en l'espace de toute une vie. Ses pensées divergèrent vers le baiser qu'ils avaient échangé, la douceur de son regard, mais aussi de sa voix, puis les efforts admirables qu'il avait déployés lors de sa séance de rééducation. L'image de son corps meurtri dans l'eau lui vint à l'esprit, suivie du moment intime qu'ils avaient passé ensemble, en toute simplicité. Elle, lui lavant soigneusement les cheveux et lui, appréciant — elle l'espérait — cet instant.

Elle n'eut pas le temps de repenser à ce qui avait suivi, car elle était tombée endormie, la fatigue l'ayant emporté dans ses plus sombres tréfonds.

-

Elle avait le sommeil agité, comme toujours. S'il vous plaît. Sortez. Pitié. Les mots de Benedict, bien qu'elle soit endormie, formaient une spirale infinie dans son esprit. Ces mêmes mots, ces suppliques implorantes, le marquis de Middletown les avaient tous entendus de la bouche d'Elizabeth — et de bien d'autres également, en vérité, mais personne ou presque ne le savait. Le marquis avait papillonné autour d'elle toute la soirée, tel un chaperon — alors qu'il était en réalité un loup chassant sa proie. Ils avaient dansé, elle avait accepté par pure politesse — tout comme le verre qu'il lui avait offert. L'instant d'après, elle se sentit mal, et il l'attira vers cet ignoble petit salon à l'odeur de moisie, à l'abri des regards. Il lui avait assuré qu'elle pourrait se reposer ici en attendant d'aller mieux, et elle l'avait cru. Aucun gentleman n'aurait profité de son état, mais le marquis n'avait rien d'un gentleman. C'était un monstre lubrique, obsédé par ses pulsions. Une sensation de poids l'avait tirée de sa torpeur et l'instant d'après, il avait arraché son corset. À chacun de ses baisers fétides, elle l'avait mordu et lui l'avait giflé en retour à chaque fois. Elle n'avait pas pu crier ce soir-là, mais elle l'avait supplié en larmes lorsqu'il avait baissé son pantalon et relevé ses jupons. Elle n'avait pas réussi à crier face à cette intrusion indésirable, mais depuis elle avait crié presque chaque nuit.

Un hurlement strident, vecteur d'une terreur sans nom, résonna dans la demeure des Greenberry, vers une heure du matin, et Mary accourut aussi vite que possible. Elle passa outre le regard confus de Douglas et la tension palpable d'Ethan, et entra. "Mademoiselle !" Elle tenta d'approcher du lit, mais manqua de peu de recevoir un verre d'eau en pleine figure pour seule réponse. Il s'écrasa contre le mur derrière elle et elle eut un mouvement de recul. Ses pieds nus évitèrent de justesse les débris de verre. "DEHORS !" Mary obéit, désœuvrée face à la détresse de sa maitresse. Elle regarda Ethan et Douglas en secouant la tête d'un air désolé et jeta un œil sur la porte close de la chambre de Benedict.

Elizabeth était perdue. Elle n'était pas assez familière avec cet endroit pour le reconnaitre en plein milieu de la nuit - pas dans sa confusion. Où était-elle ? Était-elle de retour chez le duc ? Elle hurla de nouveau avant de tomber à genoux, les épaules secouées de sanglots.
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Mar 28 Mai - 18:53

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
- Tu vas devoir t’excuser…
- Si tu ne fermes pas ta bouche, je vais la coudre.
- Tu ne sais pas coudre.
- J’apprendrais.

Douglas rit. Le chenapan avait presque assisté à tout. Pour défendre l’honneur de la jeune femme et prouver qu’elle n’était pas reparti sans sa jolie fleur de pureté. Bien que Douglas, lui n’en avait que faire. Il pensait tous les jours à une femme qui devait être marié. Et si une partie de lui espérer qu’elle soit dans un mariage malheur, l’autre ne l’espérait pas. Après tout, si elle était dans un mariage malheureux, il serait plus simple de l’induire à devenir sa maîtresse et lui son amant. Si elle était veuve, c’était d’autant plus vrai… Mais si elle aimé son mari ? Si elle le trouvait beau ou charmant. Il fit une grimace. Il serait difficile de la faire venir dans ses bras pour l’aimer comme il le souhaite. Il avait dix-sept ans. Et par décret paternel, il n’avait pas le droit de se montrer dans la société. Mais dès qu’il le pourrait, il irait dans les bals, dans les évènements, dans chaque lieu et il trouverait cette femme dont il n’avait jamais oublié le visage. Cette femme qui n’avait pas dit son prénom mais avait pris le temps de calmer un enfant en panique qui penser que sa grande sœur allait mourir. Il dormait dans le lit de Rose quand ses règles sont arrivées. Ses frères et lui avaient été mis à la porte et Ethan, comme Benedict, avait fait comme si tout était normal… Sauf que Douglas savait que non. La dernière fois où il avait vu autant de sang sur le bas du corps d’une femme, sa mère mourait en couche d’un dernier enfant, mort lui aussi. Alors… il avait fui, il s’était cogné à cette apparition divine, et au lieu de prendre avec dédain le garçonnet qui renifle, elle avait pris le temps de lui expliquer ce qu’était les règles, comment, pourquoi et l’importance que cela avait. Bien que Douglas ne pense pas une seconde sa sœur (de onze ans) capable d’avoir un enfant dans l’instant, elle l’avait sauvé de la panique. Et depuis, il l’aimait.

- J’ai hâte de pouvoir vivre mon idylle.
- Tu appelles ça une idylle ? objecta son frère, j’ai l’impression de prendre feu de l’intérieur tellement je souffre et cette enquiquineuse semble vouloir m’allumer d’autant plus.
- Le feu, c’est la passion et l'amour !
- Dès que je peux marcher, je vais chercher du fil !
- Tu devrais t’excuser, rajouta Ethan qui n’avait pas parlé jusqu’alors.

Ouais. Il le savait. Il devrait s’excuser. Mais pour sa décharge, quand la souffrance était trop intense, il faisait tout pour la supprimer. Il fit sortir ses frères de sa chambre. Il avait dû demander de l’aide aux deux pour se remettre sur le lit et essuyer la poussière qui lui coller à la peau. Il avait envie de mourir. Il finit par « bouder ». Pas réellement. Pour dire la vérité, le sport, la douleur et l’émotion l’avaient vidé de toute son énergie et il avait simplement pris Morphée pour allié.

Il s’était endormi comme un caca.

Il fut réveillé par un cri. D’abord, il cru que c’était le reste de ses souvenirs de guerre. Après tout, il avait crié plus qu’à son tour et avait entendu plus de peine que ce qu’un homme devrait avoir à écouter. Mais non. Le cri était indéniablement féminin. C’était encore qu’un écho lointain, mais il fronça les sourcils. La douleur le réveilla complètement. Il sentit d’abord la douleur, puis son sang qui battait dans ses veines si fort qu’il ne pouvait rien entendre d’autre. Puis, il entendit l’injonction d’Elizabeth. Pour le moment, pas une fois ne l’avait-il appelé ainsi. Même pour lui demander un baiser, il lui avait donné du Mademoiselle Portman. Pourquoi ? Alors qu’elle n’hésitait plus à l’appeler Benedict ? Peut-être pour ce moment-là. Il se réveilla tout à fait et se releva d’un coup. Réveillant la douleur complètement et le faisait jurer. Qu’est-ce qu’il se passe ?

Il arrive à se lever en s’accrochant à tous les meubles pour ouvrir la porte sur un Douglas en train de consoler Mary et Ethan qui lui propose sa main. Ethan connaissait la puissance d’une crise de panique. N’en avait-il pas eu, lui-même, plus d’une fois après que le fouet de son père eut lacéré ses chaires ? Il aida son frère pour rejoindre la chambre mais avant de parler, Benedict observa du coin de l’œil la femme de chambre d’Elizabeth. Elle avait l’air apeuré.

- Je ne lui ferais aucun mal, précisa-t-il alors qu’Ethan lui tendit une canne qui ne pourrait le soutenir longtemps.
- On le sait, répondit ses frères en chœur avant de s’occuper du reste de la maisonnée qui avait dû se réveiller sous le coup de la terreur.

Sans la moindre honte, Douglas commença à dire qu’il avait vu une araignée, qu’il détestait ses bestioles là, et qu’il avait crié aussi aigu sous le coup de la surprise. Si personne ne le cru, encore moins les espions de son père qui envoyer tous les faits et gestes de ses frères, cela avait le don de couper court à toutes les questions. Benedict s’appuyait lourdement sur la canne et fit les pas qui le sépare du lit avec le plus de rapidité possible, sans dire le moindre juron. Il était trop occupé à regardé la jeune femme tétanisé dans son lit. Elle le voyait, mais elle ne le voyait pas réellement. Il savait exactement ce qu’elle était en train de voir, autre chose, plus grave, et qui la hante.

- Elizabeth, souffla-t-il doucement en posant ses fesses sur le bord du lit, Elizabeth, m’entendez-vous ?

Il n’en est pas sûr. Il a l’impression qu’elle était tétanisé dans un souvenir. Comme Ethan. Quand Benedict était revenu de la guerre, il avait eu quelques cris ainsi, mais rien qui ne puisse s’enfuir dans la douleur de sa jambe. Ethan, lui, avait eu bien pire. Ethan avait peur du noir, depuis longtemps, à cause de leur père. De la souffrance qu’il se souvenait. Et quand Ethan avait une crise, il avait le même regard, prêt à disparaître pour ne plus voir les souvenirs. Que lui était-il arrivé ? Doucement, il approcha sa main délicatement de celle de la jeune femme et il reprit en posant à peine ses doigts sur sa peau.

- Elizabeth, je suis là. Puis-je vous prendre la main ?

Il ne pouvait clairement pas la toucher sans son consentement. D’ailleurs, bien qu’il avait fait moult chose à la jeune femme, il ne l’avait jamais toucher pour une autre raison que la danse. Et il ne lui avait jamais écrasé les pieds, lui. Il aimait la danse et la musique. Il n’avait jamais eu un contact peau contre peau qui ne soit pas désiré. S’il avait embrassé sa main, comme le voulait la consigne, c’était parce qu’elle lui avait tendu. Il réalisa que cela n’était pas réellement vrai puisqu’il avait embrassé cette même main tout à l’heure, sans lui demander… mais elle lui touchait déjà le corps, alors il pouvait se pardonner cet impair. Doucement, il se rapprocha encore d’elle sans mouvement brusque et sans la toucher.

- Je ne vous ferais jamais de mal, respirez doucement. Vous êtes en sécurité ici. Mes frères et moi ne laisseront plus personne être malheureux sous ce toit.

Il ne la touchait toujours qu’à peine. C’était un effleurement. Il voulait lui laisser le temps de le sentir et de le repousser si elle le désirait. Il ne pensait même pas à s’excuser pour sa réaction de toute à l’heure. Il ne pensait pas à la douleur qui revenait comme aussi forte qu’avant. Non. Il ne pensait qu’à elle. Même son père ne pourrait aller contre lui, dans cette maison. C’était la zone neutre et protégé. Il avait assez vieilli pour ça. Et après la guerre, son père n’avait que peu de moyen de le faire souffrir à nouveau. Il protègerait sa famille. Ethan, Rose, Douglas… et elle. Sa femme. Elizabeth. Il ne demandait même pas d’explication, simplement qu’elle se calme et se rendorme. Elle pouvait le faire, il avait confiance en elle.


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Mar 28 Mai - 21:00

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Elizabeth n'avait pas vomi cette fois. Son estomac était vide et aucune bile n'était remontée jusqu'à sa gorge. Couverte de sueur, elle haletait péniblement, le souffle court. Elle tremblait comme une feuille. Elle pouvait quasiment sentir les mains moites du duc sur son corps, et bien que tout cela ne soit que le fruit de son imagination, cela lui paraissait horriblement réel. Elle revivait la torture qu'avait été son agression, encore et encore. Chaque nuit — ou presque, car il lui arrivait malgré tout de faire des nuits sans rêve, uniquement lorsqu'elle était absolument terrassée par la fatigue.

Ses parents avaient fait venir un médecin, qui lui avait prescrit des sédatifs. Elle n'en avait jamais pris aucun. Son traumatisme ne résultait-il pas de la prise d'une quelconque drogue ? Comment avoir confiance en la médecine après cela ? Elizabeth se l'était jurée : elle mettrait au monde son enfant sans aucun sédatif ou décontractant.

Elle posa une main sur son ventre, qu'elle sentait légèrement arrondi. Elle avait détesté cet enfant. Elle aurait pu faire face à son agression, la cacher aux yeux du monde et l'enfouir dans les confins de son esprit, mais cet enfant avait tout chamboulé. Elle pria pour le perdre et y songeait encore par moment, mais Dieu ne rappela jamais cette nouvelle vie dont il l'avait doté. Pourtant, elle avait prié. Elle avait été à toutes les messes, elle avait fait des dons à l'église, frôlant l'indécence, mais ses prières ne furent jamais exaucées. Il a un plan pour chacun d'entre nous. Le prêtre n'avait de cesse de le répéter à ses paroissiens. Elle ne supporta pas une réponse aussi vague à ses nombreuses questions, et ne remit jamais les pieds dans une paroisse.

L'astre de la nuit était haut dans le ciel, et les rideaux en mousseline habillant sa chambre étiraient en des ombres terrifiantes les branches des arbres des jardins du domaine. Là, seule, dans la pénombre, elle crut mourir d'angoisse. Elle enfouit son visage dans ses genoux, qu'elle remonta sur sa poitrine, et se balança lentement d'avant en arrière. Elle n'avait de cesse de murmurer. Partez. Je vous en prie. Sortez. Je vous en supplie. Pitié.

Soudain, une voix. Douce, familière, rassurante.

Elizabeth se figea net. La tête toujours nichée dans le creux de ses genoux. Quelqu'un prononça son nom une seconde fois et elle recula un peu plus contre le cadre de son lit lorsqu'elle sentit le matelas plié sous un poids nouveau. Elle gémit de douleur, visiblement apeurée, mais lorsque les doigts de Benedict effleurèrent sa peau, elle leva vers lui un visage baigné de larmes.

Elle cligna des yeux plusieurs fois, le souffle court et bruyant, la respiration sifflante. Elle pouvait entendre le sang qui battait dans sa veine, et son cœur lui donnait la sensation qu'il allait se consumer à tout moment.

Finalement, sa vision s'adapta un tant soit peu à la pénombre qui baignait sa chambre de faibles rayons blanchâtres.

Un homme. Assis à une distance respectable d'elle, l'air inquiet, mais aussi patient. Il n'y avait aucune once de jugement ou d'agacement dans son regard. Il l'appela de nouveau, et l'entendre prononcer son nom une troisième fois la ramena un peu plus dans la réalité. "Benedict..." Il était là, devant elle, et il la voyait dans son état le plus vulnérable.

Elle secoua la tête en murmurant mille et unes excuses, une main devant ses lèvres asséchées. "Benedict...", répéta-t-elle comme pour se persuader qu'il était bien là, à ses côtés. Elle rampa jusqu'à lui, telle une enfant blessée, et se nicha au creux de sa poitrine, les épaules secouées de sanglots. Elle n'avait jamais pleuré devant lui depuis sa puberté. Elle murmura son nom comme s'il était capable à lui seul de repousser ses angoisses, telle une prière silencieuse qui lui était adressée à lui, et seulement lui. Une fois, puis dix, jusqu'à en perdre le compte. Là, dans ce lit, elle n'était plus qu'une jeune femme qu'une ordure avait écorchée à jamais.

Elle n'avait rien dit d'autre que son nom.

Elizabeth leva innocemment son visage d'ange vers Benedict, et ses lèvres se posèrent chastement sur les siennes.

Il n'y avait aucune arrière-pensée, aucun calcul.
Pas de statut social.
Pas de vers de terre.
Pas d'escargots.
Pas de haine.
Pas de marquis.
Pas de bébé.
Pas de mariage arrangé ou de nuit de noces.

Seulement ses lèvres contre les siennes, et ses doigts se refermèrent fébrilement autour de la chemise qui ornait son torse.

Il n'y avait plus qu'elle et lui, et rien d'autre n'importait plus à ce moment-là.
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Mar 28 Mai - 21:48

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Benedict ne pouvait même pas imaginer le début de la raison d’une telle réaction pour la jeune femme. Comment le pourrait-il ? Il y avait malheureusement une centaine de possibilité. Qui pourrait dire qu’Ethan avait une peur panique du noir ? Qui pourrait penser que Douglas ne supportait pas de regarder le feu ? Et surtout, il fallait en connaître les raisons pour le comprendre. Ainsi, il ne comprenait pas mais il ouvrit ses bras quand la jeune femme vient s’y loger. Il la prise dans ses bras et la berça doucement comme elle l’avait fait alors qu’il arrivait. Sauf que cette fois, elle était bien protégée dans ses bras. Il avait peut-être mal mais ça pouvait encore passé face à la détresse de la jeune femme.

- Je vais vous toucher, Elizabeth.

Avec une facilité simple, il passa à travers ses mèches pour se poser sur sa nuque et y faire une pression rassurante. Il massait un peu plus bas, ses épaules qui étaient contracté par une situation qui le dépassait. Il essayait de la faire se calmer dans ses bras. Il n’avait aucune idée de quand cela avait commencé, aussi. Personne ne serait venu le voir pour le prévenir que sa future femme faisait des crises de panique, la nuit tombait… Personne ne l’aurait fait, parce qu’une grande partie de la société l’aurait alors laissé à l’abandon. Ils n’auraient pas voulu d’une femme qui ne puisse dormir sans paniquer pour une raison « stupide ». Benedict n’était pas comme ça. Il connaissait mieux l’intérieur des cœurs que ce qu’il ne le voulait. Il la laissa respirer. Il la laissa pleurer. Il continuait de la masser en étant parfaitement gentleman. Il laisse la jeune femme reprendre son temps. Et elle lève la tête. Et il la regarde. Et elle le regarde. Et elle l’embrasse. Il ne bouge pas. Il la laisse venir à elle. Il lui laisse à nouveau le contrôle. Il lui laisse tout le contrôle, il savait que la jeune femme en avait besoin. Il lui donnait le contrôle, lui qui ne laissait normalement rien dans les mains des autres. Il lui laissait tout. Il répondu à peine en approchant sa tête pour ne pas donner l’impression d’être passif. Il aimait bien ses lèvres. Mais il ne voulait pas faire croire qu’il attendait que cela non plus. Alors, doucement, il pencha un peu plus la tête. Il ne sortit pas sa langue. Ouais, ça tue l’amour, mais c’était important de le dire. Il tourna la tête.

- Je vais te faire des petits bisous, Elizabeth, prévient-il.

Il prévient encore. Lui laisse le temps de refuser. Et doucement, il se mit à embrasser sa mâchoire. Il embrasse sa joue, l’arrêt de son nez. Il embrasse sa pommette, il embrasse ses cils. Il ne dit plus rien une fois que la jeune femme ne l’avait pas repoussé, il continue de l’embrasser sur son visage avec la douceur d’un papillon. Il la laisse s’endormir dans ses bras, et il reste encore à l’embrasser sur son visage. Qui aurait pu dire qu’il allait embrasser la jeune femme comme ça, il y a une semaine ? Personne. Personne. Surtout pas lui. Il continue de l’embrasser encore quand elle est totalement endormie. Il finit par la poser, mais elle ne lâche pas son t-shirt. Il pince les lèvres. Il n’était pas sûr de devoir rester. Il finit par chuchoter.

- Douglas, merdeux, laisse-ma chaise devant la porte.

Il n’entendit rien, mais il savait que son frère était derrière la porte. Il laissa faire et continua de caresser doucement de ses lèvres la jeune femme. Il avait sa jambe douloureuse qui pendait. Demain, il allait terriblement souffrir, mais là, ça allait encore. Il la pose plus contre lui et une fois sûr que la jeune femme était profondément endormie. Il la tenait fermement, elle ne pourrait pas s’enfuir. Fermement mais pour la protégé. Dans le sommeil, il finit par poser son front contre celui de la jeune femme. Tout simplement. Il avait l’impression que la douleur était moins présente ainsi contre elle.

- Qui es-tu ? murmura-t-il.

Et il s'endormit.


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Rein
Mer 29 Mai - 20:51

Elizabeth Portman
J'ai 24 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une petite peste au visage d'ange et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à un imbécile et je le vis plutôt mal.

- Elle est l'unique enfant de ses parents, tous deux marquis et marquise
- Elle excelle dans les matières académiques et artistiques
- Promise depuis son plus jeune âge à Benedict, ils se vouent tous deux une haine viscérale
- Elle a toujours refusé l'idée d'épouser Benedict avant son départ au front
- Néanmoins, après un événement traumatisant, elle est malheureusement tombée enceinte et son mariage avec Benedict est désormais l'unique moyen de lui éviter l'humiliation
Il la toucha, non sans attendre son consentement, et Elizabeth accueillit la froideur des doigts de Benedict avec un soupir bien heureux. Il était là, à ses côtés, et il semblait plein de compassion, et peut-être même, juste un peu, d'affection aussi ? Elle apprécia la douceur avec laquelle ses doigts tirèrent en arrière les mèches de cheveux qui lui collaient au visage. Lorsqu'il pressa sa paume contre sa nuque, le souffle de la jeune parut se stabiliser un peu et elle inspira l'odeur de savon qui émanait de lui — le même que celui avec lequel elle l'avait lavé quelques heures plus tôt.

Il la berça et elle se fit violence pour ne pas grimper sur ses cuisses afin de se presser encore plus contre lui. Elle souffrait psychiquement, certes, mais elle n'était pas égoïste à ce point. Pas aujourd'hui, pas maintenant, alors qu'il se montrait si gentil et patient avec elle. Sa douleur ne devait pas être la seule qui comptait. Aussi, elle s'abstint et continua de l'enlacer sagement de côté, son torse légèrement tourné vers elle — mais ses jambes libres de toute pression malvenue.

Ses mains expertes massèrent ses épaules douloureusement contractées et elle grogna d'extase. Grands dieux, cette crise l'avait tendu comme un arc. Elle n'aurait jamais imaginé, quelques jours auparavant, que Benedict Berrygreen serait l'unique personne capable de calmer ses angoisses nocturnes. Personne n'avait jamais réussi à la calmer — elle y était toujours parvenue, seule, après de longues heures de batailles acharnées contre ses démons. Benedict, bien que fort diminué, avait accouru presque aussitôt — ignorant sa propre souffrance au détriment de celle de sa fiancée. La douleur du jeune homme était pourtant bien plus réelle que la sienne - et non basée sur des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier. Tout cela, tout ce que Benedict représentait en cet instant, tout ce qu'il avait toujours été, en réalité, la bouleversa. Le voyait-elle donc pour la première fois aujourd'hui, elle aussi ?

Elle n'avait pas réfléchi lorsqu'elle avait posé ses lèvres contre les siennes. Elle avait suivi son cœur, s'était saisie du moment présent et ce baiser était ce que ses tripes lui avaient hurlé de faire. Elle apprécia qu'il lui laisse, de nouveau, les pleins pouvoirs en ce moment. Les baisers fiévreux de Benedict pouvaient bien attendre, elle les adorerait tout autant, à n'en point douter, mais elle appréciait grandement la douceur de ceux-ci. Elle lui avait volé son deuxième baiser, à sa façon. Lui en tiendrait-il rigueur, demain ? Elle pria silencieusement pour que l'aube ne se lève plus jamais, ainsi, elle aurait pu passer le restant de ses jours seule avec Benedict dans la pénombre, ses lèvres ravissant les siennes.

La voix du jeune homme brisa le doux silence qui s'était installé et elle hocha la tête pour lui signifier qu'elle acceptait qu'il la couvre de baisers. Elle en avait envie. Non, elle en avait besoin. Elle voulait qu'il soit le seul homme au monde à prononcer son nom, tout comme elle souhaita être la seule femme sur terre autorisait à faire de même. Elle n'avait pas prononcé un seul autre mot que son nom. Son souffle se mêla au sien lorsqu'il embrassa sa mâchoire. Elle savoura chacun de ses baisers et son corps finit par se détendre complétement dans ses bras - à l'exception de ses doigts, toujours fermement refermés autour de la chemise de l'ancien militaire. Allait-il repartir après ça ? Non, elle en mourrait.

Elizabeth maudit la fatigue intense dont son corps témoigna, et les baisers de Benedict, qui lui avaient fait clore les yeux de plaisir, parvinrent finalement à la pousser dans les bras de Morphée. Il l'allongea avec délicatesse sur le lit et la prise de ses doigts autour de sa chemise se resserra davantage. Même endormie, elle faisait preuve d'un entêtement à toute épreuve. Il était hors de question qu'il la quitte. Il l'accueillit à nouveau en son sein et elle y plongea inconsciemment. La sensation de ses lèvres sur son visage l'aurait presque fait ronronner de plaisir. Elle savait que rien ne pouvait plus lui arriver s'il était à ses côtés. Comment allait-elle dormir sans lui demain ?

Il posa son front contre le sien avant de murmurer une question qu'elle ne distingua pas. Puis, il n'y eut plus que le silence, bercé par leur respiration sereine.

-

Le chant des oiseaux tira Elizabeth d'un sommeil profond. Quelle heure était-il ? Elle entrouvrit un œil las et se demanda pourquoi les rideaux n'étaient pas encore grands ouverts alors que le soleil semblait déjà si haut. Où était donc Mary ? Elle bougea ses doigts contractés et endoloris. Endoloris ? Contractés ? Mais pourquoi ? Le visage serein de Benedict Berrygreen entra dans son champ de vision, près, trop près même, et ses yeux parurent sortir de leurs orbites. Elle ne pipa pas un mot et resta contre lui, immobile, le sang affluant vers ses joues. Que s'était-il donc passé ? Elle se rappela ses cauchemars, sa crise d'angoisse et... lui. Ses mains, sa bouche, la manière dont elle l'avait embrassé, mais aussi la façon avec laquelle il l'avait recouverte de baisers en retour, ou encore le son de sa voix lorsqu'il avait dit son nom.

Grands dieux, elle avait passé la nuit avec Benedict Berrygreen dans son lit. Il dormait toujours, visiblement terrassé par la fatigue, et elle porta une main à son bas-ventre. Il n'avait rien remarqué, n'est-ce pas ? Autrement, il ne serait pas resté, pas vrai ? Il l'aurait quitté ou tout simplement fichu à la porte, avec ses mensonges pour seuls bagages. Elle se leva sur la pointe des pieds, et manqua de provoquer un boucan monstre en ouvrant la porte. Qui diable avait bien pu laisser traîner le fauteuil roulant de Benedict ici ? Elle le ramena près du lit, afin qu'il n'ait nullement besoin de se tenir sur ses deux pieds pour l'atteindre, et quitta la pièce précipitamment.

Elle chercha Mary qui ne tarda pas à se montrer — une étincelle curieuse dans le regard. "Pas un mot." aboya-t-elle simplement. Comment allait-elle faire face à Benedict ? Elle ne pourrait jamais plus le regarder en face. Elle n'oserait pas faire le premier pas vers lui après ce qu'elle lui avait infligé cette nuit. Elle avait abusé de sa gentillesse, mais aussi de son hospitalité.

Elle lui emprunta sa baignoire, néanmoins, puisqu'il dormait toujours dans sa chambre et qu'il était hors de propos de demander une chose pareille à Douglas ou Ethan. Elle avait besoin d'un bain, et vite. L'odeur de Benedict la recouvrait entièrement. Elle était partout, sur chaque centimètre de son visage, sur sa chemise de nuit, sur ses lèvres. Elle jura et enfonça la tête dans l'eau pour se calmer. Elle ne le dérangerait pas aujourd'hui — ou aucun autre jour. Il avait besoin d'espace, il le lui avait dit — avant leur nuit commune dans le même lit. Elle regarda le mur derrière lequel Benedict se trouvait encore probablement et Mary lui murmura à l'oreille. "Avez-vous bien dormi, mademoiselle ?" Sa question était pleine de sous-entendus et Elizabeth lui jeta de l'eau au visage, l'air indigné, les joues rouge pivoine.

Débarrassée de l'odeur entêtante du jeune homme, la future duchesse déjeuna à l'opposée de ses quartiers. Elle s'enferma ensuite dans un des nombreux bureaux de la demeure des Berrygreen afin de s'atteler à l'organisation et à la préparation de leur bal de fiançailles. Benedict avait réduit la date butoir à sept jours. Elizabeth se savait capable d'en avoir terminé au bout de trois.

Elle fit commander des faire-part dignes du rang de duc que Benedict et elle partageraient bientôt, et elle n'omit aucun invité – à l'exception du marquis de Middletown. Son frère Tristan, en revanche, faisait bel et bien partie de la liste des personnes dont la  présence était désirée. Toute la haute société était conviée, sans oublier leurs parents, bien que cela n'enchante guère Elizabeth. Elle avait toujours détesté le père de Benedict et le savait d'une étroitesse d'esprit qui frôlait la bêtise. Elle ne l'avait jamais vu corriger Benedict — ni aucun autre de ses frères et sœur — mais elle le savait violent et son ressentiment n'avait eu de cesse de croître depuis leur plus jeune âge. L'étiquette l'obligeait à lui envoyer une invitation, mais elle espéra qu'il en disposerait sans même prendre la peine de la lire.

La journée fila à une vitesse folle entre le choix de la décoration florale, du menu, mais aussi des musiciens qui joueraient de concert ce soir-là. Musicienne à ses heures perdues, elle avait prit grand plaisir à sélectionner elle-même un vaste répertoire, dans l'air du temps et des tendances actuelles. Elle demanda à voir la salle de réception de manière à ce qu'elle puisse entrevoir de ses propres yeux un plan de table irréprochable. Elle en avait même oublié de dîner.

Lorsqu'elle se retira, à la tombée de la nuit, pour se glisser dans son lit, elle risqua un regard vers la porte de la chambre de Benedict. Qu'avait-il fait aujourd'hui ? Avait-il eu une pensée pour elle ? Elle secoua la tête et chassa l'horrible question qui lui brûlait les lèvres. Comment diable allait-elle retrouver un sommeil paisible sans lui ? Sa main tourna la poignée de la porte de sa chambre et elle y entra avant de demander à Mary de lui faire couler un bain. Elle ne pouvait pas se reposer sur lui, après tout ce qu'il traversait, n'est-ce pas ?
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Mer 29 Mai - 22:07

Benedict
Berrygreen

J'ai 29 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis l'héritier du duché et je m'en sors bien (si on considère que le fait que mon père soit encore en vie pour un bien). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à une sale gamine que je ne supporte pas et je le vis plutôt mal.

→ Sérieux, pragmatique, toujours en quête de la perfection pour sa famille.
→ Il a été envoyé servir son pays par son père qui voulait lui mettre du "plomb dans la cervelle" quand Benedict à fait en sorte de protéger l'argent destiné à ses frères et sœur.
→ Il a eu la jambe blessé et ne peux plus marcher pour le moment.
→ On pense qu'il sera peut-être impuissant mais non.
→ S'occupe de sa famille comme un père plus que comme un frère
→ Il aime la musique et la danse bien qu'il n'est le temps de profiter d'aucune de ses deux passions
→ Il joue du piano
Il était réveillé. Le moindre mouvement lui faisait naître des piqures de douleur et le déplacement de la jeune femme avait eu de quoi l’éveiller. Mais il avait aussi compris qu’elle était dans un état proche de la panique. Ainsi, il gardait les yeux clos, regardant sous ses cils le déplacement de la jeune femme et sa fuite. Il ne sait pas ce qu’elle veut de lui. Ni ce qu’il peut attendre d’elle… Mais il sent que le reste de la journée allait être compliqué. Il laissa le temps que le calme revienne. Il compta jusqu’à cent avant de les ouvrir complètement et de poser un regard sur la place qu’avait eu la jeune femme avant… Il sentait encore sa chaleur contre lui. Il s’étira, et grogna comme un animal face à la douleur. Il allait mourir de devoir supporter autant de souffrance. Mais il arriverait à survivre. Il gardait les yeux ouverts, papillonnant et comprit ce qu’il se passait de l’autre côté de la cloison. Il commençait à comprendre certaines choses sur la jeune femme. Il arrivait à cerner des débuts d’habitudes ou de caractères… Il la connaissait, réalisa-t-il doucement. Il savait sa manière qu’elle avait d’être en colère… d’être agacée… Il savait ce qu’il lui faisait peur, comme les abeilles qui s’approchent trop de ses oreilles… Il savait plein de chose sur elle, et il se doutait qu’elle devait se sentir coupable. Alors, il la laisserait le temps qu’elle se sente un peu plus sereine. Tout du moins, il essayera d’attendre.

Benedict était le genre à vouloir contrôler les choses. Et pourtant, il laissait à la jeune femme toute la latitude qu’elle puisse désirer… Surtout pour comprendre ce qu’elle faisait, et aussi parce qu’il savait qu’elle en avait besoin. Il lui laissa la place dans chaque bureau, continuant sa rééduction. Logan le disputa de sa stupide décision de marcher sur ses deux jambes dans SEPT jours. Mais Logan ne pouvait rien faire contre Benedict et ses décisions. Si son père apprenait que son fils était vue comme un téméraire et une force de la nature, alors il ne pourra pas lui faire du mal. Parce que le duc de Berrygreen aimait l’apparat et la réputation… et on ne tuait pas un fils qui arrivait à devenir le héro patriotique de Londres. Être sur ses jambes, alors que le monde avait vue son état en revenant et que la rumeur avait été clairement amplifié (un peu par Ethan, il faut l’avouer, bien qu’il ne parle pas souvent, quand il le faisait, il disait toujours ce qu’il faut), c’était une nouvelle protection.

Il laissa passer la journée, délaissa à Douglas le rôle d’intermédiaire entre eux pour les questions techniques. En réalité, Douglas allait voir la jeune femme et rigolait avec la femme de chambre de cette dernière avait une insouciance toute naturelle. Douglas avait prévenu que certaines invitations avaient besoin d’un petit message en plus de la part de Benedict ou Ethan. Le cercle secret des gentlemen ne pouvaient pas être réuni sans un petit indice de l’importance de ce moment. Ainsi, Kyle allait recevoir une invitation, certes, mais aussi une marque qui atteste de l’importance de sa venue pour la suite des évènements. Douglas ne faisait pas officiellement parti du groupe, bien qu’aucun ne dire qu’il n’en avait pas le droit. C’était son jeune âge qui dérangeait, puisque le cercle avait été formé à Eton, quand il était incapable de parler sans baver. Et bien sûr, ce petit détail, il ne le dit pas à la jeune femme. Le cercle avait ses règles. On ne pouvait parler du cercle qu’à la personne que l’on aime, réellement, et à ses enfants. C’est tout.

Benedict fit donc des mots à part pour ses amis, préviens du plan pour éviter que les personnes indésirables ne puissent venir. Il était étrange qu’une mise aux enchères d’un cheval au pedigree aussi beau se passe pile au même moment, tiens ! En plus, un cheval de Kyle, qui ne vendait ses animaux qu’à ceux qui y avaient mis le prix et dont il pouvait vérifier la constance. Autant dire que tout le monde désirait, pour le bien de leur réputation, avoir un cheval élevé par lui dans les verts pâturages…. Il finit par retourner se laver, dans sa baignoire. Un petit moment il pensa au corps de la jeune femme dans cet espace. Il l’imagine étendu et… Il se sent chauffé. Comment ça, il rêve de la voir sortir d’un bain, nu et trempée, ses cheveux lui caressant la peau alors qu’elle se déplace directement dans son lit ? Mais il ne va pas bien dans sa tête. Il finit par se lever. La rééducation l’oblige à prendre un bain par jour pour ne pas se noyer dans sa sueur. Logan était venu pour le masser et… très clairement, il avait repoussé ce dernier comme s’il était un démon des enfers venu pour lui faire du mal. Il se sécha. Est-ce que la jeune femme avait fini de se laver ? Le temps était en train de passer, doucement et surement. Il avait mal et essayait de ne rien prendre pour se calmer… il laissa sa jambe dans l’eau aussi longtemps que possible pour essayer de « faire fondre » sa douleur.

Il finit par écouter à l’extérieur. Il laisse Mary sortir de la chambre. Il attend d’entendre les cris de Douglas, qui cria un « BONNE NUIT » dans le couloir. Douglas était le genre à comprendre les petites choses de la vie. Il passe tellement de temps à imaginer comment il allait retrouver son amoureuse, qu’il s’amusait à faire des opportunités à tout le monde, surtout à ses frères… qui avant, n’en avait jamais eu besoin. Il prit la canne qu’il avait utilisée dans la journée et cria de douleur. Il posa sa tête contre le mur. Il avait simplement envie de lui dire bonne nuit… C’est tout. Il voulait lui dire « Bonne nuit ». Il n’avait aucune envie de savoir si elle allait bien, si elle allait aller bien... Si… Si elle avait besoin de lui, pour l’endormir ? Il finit par sortir sans faire de bruit. Il s’approcha de la porte avant de mettre la main sur la poignée. Mais il ne pouvait pas attendre. Il finit par toquer à la jeune femme.

- Mademoiselle Portman ? quémanda-t-il doucement.

Il entendit qu’on l’autorisait à rentrer (ou alors le cru-t-il) et il rentra à l’intérieur. Il se mit dans la chambre, mais ne la regarda pas. Il ne voulait pas qu’elle se sente mal à l’aise de sa présence. Il regardait le sol et se repoussa sur la porte fermé… Il n’aurait pas du la fermer, si ? Mais il n’avait pas envie que quiconque puisse voir sa faiblesse, ou la faiblesse de la jeune femme. Il finit par pencher la tête comme il peut dans une révérence.

- Je souhaitais m’enquérir de votre état ? Avez-vous bien dormi ? Puis-je faire quoi que ce soit pour votre bien être ?

Appuyé entre la porte et sa canne, il semblait être un jouet que l’on aurait jeté dans une chambre de jouet et atterrit un peu au pif. Il respira difficilement avant de relever les yeux vers elle. Elle avait pris le temps de prendre un bain… Et c’était une mauvaise idée que de penser à nouveau à l’idée d’elle sortant de l’eau comme la déesse des eaux.

- Et je tenais à vous remercier, tout le long de la journée. Vous avez commandé les employés comme une très bonne commandante.

Il ne savait pas du tout… Du tout… Du tout… quoi dire de plus. Voilà. Il avait juste envie de parler avec elle, et n’en avait pas eu le temps avant… et là, personne ne saura jamais qu’ils ont discutés, ce qui est bien, non ? Merci Douglas… Son frère venait de repousser la date de sa mort de plusieurs mois pour cette idée. Puis... il avoua quelque chose qui lui trotta dans la tête depuis ce matin...

- et je viens m'excuser des libertés prise hier soir auprès de vous. Bien qu'étant votre promis je n'aurais pas du...

Venir dans sa chambre en fermant la porte ? Qui lui dis ?


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