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LE TEMPS D'UN RP

Il n'y a que les causes perdues qui méritent qu'on les défende [Asma x Jen]

Jen
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Jen
Sam 13 Jan - 19:10

Erika
J'ai 25 ans et je vis à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis employée dans un atelier de textile et je m'en sors bien. Sinon, grâce à mes décisions stupides, je suis fiancée par arrangement pour la seconde fois et je le vis plutôt très mal.


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"- Oh tu sais, tes soeurs ne m'appellent pas souvent et ta mère n'en parlons même pas. De mon temps nous utilisions nos dons quotidiennement, et..."

Erika étouffa un bâillement. Elle qui avait regretté durant de longues années de ne pas avoir été dotée du pouvoir de nécromancie, il ne lui avait pas fallu plus de quarante-huit heures (quatre repas en tout cas) pour changer d'avis. Certes, sa grand-mère était une distraction inespérée qui l'empêchait de sombrer au plus profond de son désarroi, mais cette femme était d'une loquacité rare pour une nécromancienne. Au moins, Erika savait-elle désormais de qui elle avait hérité son caractère.

"- Grand-mère, l'interrompit-elle le plus doucement possible. J'ai encore besoin que tu m'expliques la suite du rituel. Je te rappelle que pour le moment...

- Tu es une piètre Nécromancienne, je sais bien", soupira le spectre en s'approchant du lit.

Elle fit mine de s'y asseoir, en flottant à quelques centimètres du matelas. Erika ne put s'empêcher de l'observer avec curiosité.

Elle avait encore du mal à se faire à la vision de cette femme qu'elle avait à peine connue enfant, qui flottait désormais du matin au soir dans sa cellule et lui coûtait une quantité astronomique d'énergie pour être maintenue dans le monde vivant. Néanmoins, elle préférait tomber de fatigue chaque nuit plutôt que de renoncer à ce passe-temps bienvenu. Seule, elle ruminait des pensées noires et ressentait douloureusement le vide en elle. Surtout, elle avait besoin d'apprendre à maîtriser ce nouveau pouvoir, dont elle connaissait la théorie grâce à ses soeurs, mais dont la pratique lui était encore peu familière. Et sa grand-mère était une professeure peu patiente, facilement distraite, mais la meilleure qu'elle pût espérer en ces circonstances.

"- Tu parviens à m'invoquer uniquement parce que je te suis maintenant familière, reprit son aïeule. Ce n'est pas suffisant. Tu dois propager ton invocation plus loin dans l'au-delà, exactement comme tu l'as fait la toute première fois. Ton appel venait de .

Ce disant, elle pointa du doigt le coeur d'Erika. Celle-ci grimaça en portant une main protectrice à l'endroit indiqué. La phrase de Janus, qui lui avait paru sans importance sur le coup, avait pris tout son sens lorsqu'elle avait découvert une imposante croix noire barrant le côté gauche de sa poitrine juste à l'emplacement où manquait sa boussole. Elle frotta d'un geste involontaire la zone marquée, comme pour en chasser l'encre par-dessus ses vêtements.

Faire dans la subtilité, c'était vite dit.

Erika avait bien tenté de se raisonner, car cette marque invisible en temps normal était bien plus clémente qu'une marque au visage comme il était d'usage à la cour de Farouk. Malgré tout, ce marquage à vie l'affectait plus qu'elle ne voulait bien l'admettre, pour tout ce qu'il représentait. En cela peut-être, Janus avait-il réellement été plus subtil.

- Je ne ressens plus rien , rétorqua t-elle, amère.

Sa grand-mère claqua impatiemment de la langue.

- Mets-y du tien bon sang Erika ! Ce n'est pas en pleurnichant sur ton nouveau tatouage que..."

Soudain, des éclats de voix leur parvinrent du couloir. D'un bond, Erika fut au pied de son lit, tous sens en alerte. Ca, ce n'était pas normal. Les gardes ne parlaient jamais, et le silence était assourdissant le reste du temps. Elle avait même fini par croire qu'elle était seule sur cette Arche, avec pour unique compagnie la main qui lui glissait ses repas.

Inquiète, elle se retourna vers sa grand-mère, toujours en lévitation au-dessus de son lit.

"Je te rappelle" articula t-elle silencieusement avant de concentrer son pouvoir pour renvoyer la visiteuse dans l'au-delà.

Instantanément, le drainage d'énergie cessa et la nécromancienne sentit la fatigue s'abattre comme une massue sur son crâne. Pourtant, la curiosité - et l'angoisse - la poussèrent à se lever jusqu'à la porte pour y coller son oreille.

"- ... ils seront ravis de l'observer, fit une voix grave.

- Nous devons la garder pour faire pression en cas de...

- C'est du temps perdu, rétorqua la voix, plus ferme. Il n'a jamais répondu à ses appels. Il ne se doute de rien, et quand il lui tombera dessus, il ne pourra plus reculer.

- Mais si jamais...

- Il est bien plus docile qu'escompté. Elle sera plus utile là-bas. Et puis, nous serons grassement récompensés pour leur avoir livré une telle bizarrerie.

Un silence. Erika retint sa respiration.

- Que dira Gunnar s'il l'apprend ?

- Il n'a pas à le savoir."

Et le débat fut clos. Des pas s'approchèrent de sa cellule, puis deux hommes lui ouvrirent la porte. L'un d'eux lui tendit des menottes - encore. Erika haussa un sourcil confus. L'homme lui saisit délicatement les poignets avant de la menotter avec précaution, comme s'il avait peur d'abîmer une précieuse marchandise.

"- Vous partez pour Babel, se donna t-il la peine d'expliquer. Immédiatement."
Asma
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Asma
Mer 17 Jan - 14:58

Orion
J'ai 28 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, j'étais pilote d'aérostat. Maintenant, je vis au jour le jour et je m'en sors sans y réfléchir. Sinon, j'ai été célibataire, j'ai été marié, j'ai divorcé et après tout cela, elle m'a brisé le cœur.
En savoir plus.






Orion avait retrouvé sa place à table, derrière une tasse dont il contemplait le fond pour ne pas avoir à croiser l’intensité déstabilisante du regard de son interlocuteur qui le mettait particulièrement mal à l’aise. Il n’y avait pourtant rien de menaçant dans son attitude. Il n’avait fait preuve d’aucune violence. A l’inverse, c’était sa voix posée et son timbre plutôt doux qui dérangeaient Orion. Il semblait… bienveillant. Ferme mais bienveillant.

Sa compagne était venue rejoindre ses côtés. Elle avait entrelacé les doigts de leurs deux mains et posait sur lui un doux sourire. Plus aucun mot ne sortait de sa bouche, ce qui contrastait très fortement avec toute la première partie de la matinée. Il avait face à lui une image d’Épinal qui lui nouait l’estomac.

Les questions étaient brèves, incisives. Jamais emplies de sous-entendus, comme si elles émanaient d’une curiosité toute professionnelle. Il était policier, après tout. Orion tenta de lutter. Il tenta d’esquiver, de détourner, de renvoyer. Il voulut se lever, il voulut envoyer valdinguer tout ce qui se trouvait sur la table, dont cette fichue porcelaine entre ses doigts. Mais sa rage aurait été vaine. Parce que la colère n’avait d’effet que lorsqu’elle pouvait être envoyée à la tête de son interlocuteur qui la lui répercuterait pour qu’il puisse s’en emparer et la réverbérer à son tour, l’amplifiant à chaque aller-retour. Le calme olympien de l’idyllique couple qui lui faisait face lui rendait la chose impossible. Alors il se contenta de ravaler sa colère, sa rancœur, son cynisme, de les entasser près de son foie et de sa rate. Près à dégainer, s’il parvenait à s’insinuer sous cette écœurante façade de paix et de bonheur.

De guerre lasse, il céda. Il était très clair que le nécromancien ne le laisserait pas partir tant qu’il n’aurait pas obtenu les informations qu’il attendait. Or, Orion devait partir. Il devait aller finir la mission pour laquelle il avait été engagé, pour enfin mettre un point final à toute cette histoire et enfin la laisser derrière lui. Ce serait après tout la toute dernière fois qu’il aurait à parler d’Erika. Alors parler il fit.

Se pliant aux demandes du jeune homme, il lui relata les évènements du « mariage », le deuxième mariage de sa sœur. Il sentit l’amertume de la bile qui cherchait à trouver son chemin le long de son œsophage. Il s’efforça de n’en rien laisser paraître. Il articulait froidement son propos, n’y laissant transparaître aucune émotion quelle qu’elle soit. Emile avait la décence de ne pas ponctuer son discours de ses propres commentaires. Non. Il l’écoutait, tout simplement. C’était peut-être pire. Son visage n’affichait ni dédain ni mépris ou haine à son égard. Il ne se départissait pas de son apparente affabilité.

Orion ne put s’empêcher de s’étonner de cette réaction si posée, si adulte, si loin de l’impulsivité de sa sœur. L’espace d’un bref instant, il comprit pourquoi elle s’était sentie le besoin de venir lui parler. Il s’empressa de chasser cette pensée et toutes les autres.

Il aborda finalement l’arrivée sur Ææa, se gardant de toute mention du cauchemar éveillé que leurs charmants hôtes sélénites leur avaient fait vivre en guise de bienvenue. Il n’évoqua pas plus la mission qui lui avait été confiée et justifiait sa présence sur Babel. Le silence retomba sur la salle à manger. Moins pesant qu’en début d’échange. Bien qu’il l’aurait nié même sous la torture, parler à Emile lui avait donné l’étrange impression de s’alléger d’un poids.

- Merci Orion, se contenta de répondre ce dernier.

Le silence s’étira de nouveau. Ce n’était pas tout. Il était temps d’y aller maintenant. Il ne s’était que déjà trop éternisé en ces lieux. Il recula sa chaise en s’efforçant de ne pas la laisser râcler au sol et se redressa, guettant un geste de la part de son interlocuteur. Celui-ci n’avait pas bougé, tout occupé qu’il semblait à traiter tout ce que lui avait dit le zéphyr. Orion se râcla la gorge. Que fallait-il dire dans ce type de situation ? Les remercier de leur hospitalité ? Ce n’était pas tout à fait de son plein gré qu’il avait passé les deux dernières heures dans cette pièce. Les envoyer au diable ? C’était injustifié. Ils étaient trop aimables. Rien. Orion choisit de faire ce qu’il faisait de mieux et ne dit rien. Il avait la main sur la poignée de porte quand la voix d’Emile s’éleva de nouveau. Il ferma les yeux, s’attendant à sentir le poing glacé se fermer une nouvelle fois autour de ses entrailles.

- Je n’aurais pas lui dire d’y retourner, je suis désolé.

Le grand brun tourna la tête et posa sur son interlocuteur un regard circonspect.

- Je lui ai dit que quelle soit sa décision, il fallait qu’elle l’annonce de vive-voix aux parents. Mais je n’ai jamais cru que c’était ce choix-là qu’elle ferait.

Une pause.

- J’ai tenté de la dissuader, tu sais.
- Moi aussi, lâcha-t-il avant de pouvoir se retenir.

Il ponctua son maigre propos d’un haussement d’épaules.

- Ils ne vont pas lui faire de mal, au moins ?

Il se contenta de se fendre d’un nouveau haussement d’épaules. Cassandre avait passé son bras autour du cou de son fiancé quand le grand brun poussa la porte et quitta définitivement la pièce, puis la maisonnette. Il jeta un rapide coup d’œil autour de lui, cherchant à se repérer. Il prit à gauche et bifurqua à la première intersection venue pour mettre le plus de distance possible entre la maisonnette et lui. Orion passa une main dans les cheveux. Pour la première fois depuis bien longtemps, son pouvoir d’Aiguilleur le démangea.
Jen
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Jen
Jeu 18 Jan - 19:27

Erika
J'ai 25 ans et je vis à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis employée dans un atelier de textile et je m'en sors bien. Sinon, grâce à mes décisions stupides, je suis fiancée par arrangement pour la seconde fois et je le vis plutôt très mal.


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Le nez collé à la vitre tel un animal en manque de liberté, Erika laissa son regard errer sur le paysage plus ou moins familier de Babel. Là-bas, ne serait-ce pas le Grand Bazar ? Peut-être Zeyd y travaillait-il en ce moment même. Elle fut incapable de repérer le quartier résidentiel de son frère, mais elle reconnut aisément le Jardin botanique par lequel elle avait fait irruption sur l'Arche la toute première fois. Son regard dériva encore plus loin. Elle crut distinguer au-delà d'un énième pont, la silhouette douloureusement familière d'un chapiteau. Une vague de souvenirs doux et heureux l'assaillit, qui lui nouèrent la gorge.

Elle avait besoin de distraction. Telle une droguée revenant sans cesse à sa dose, Erika invoqua l'esprit de sa grand-mère.

"- Je ne suis pas un bouche-trou émotionnel Erika, pesta celle-ci en apparaissant à côté du hublot de la cabine.

- Je ne te savais pas tant occupée ailleurs, répliqua la nécromancienne d'une voix plus fatiguée qu'elle ne l'aurait voulu.

Face à sa mine morne, le ton de son aïeule se radoucit quelque peu.

- Oublie-le, recommanda t-elle d'une voix bienveillante. Tu sais, les hommes ne sont que des bons à rien. Regarde ton Grand-père, il est parti à peine quatre ans avant moi et quand je l'ai rejoint, je l'ai retrouvé enamouré d'une blondinette défraîchie. Alors tu vois...

Erika ne put retenir un demi sourire. Elle avait cru mourir de rire la première fois que sa grand-mère lui avait raconté la folle histoire d'amour post-mortem de son grand-père. Et sa grand-mère avait juré de ne plus jamais répondre au moindre appel de sa petite fille si elle osait seulement se moquer à nouveau de cette affaire. Malgré les années passées, la vieille femme n'avait toujours pas digéré ce qu'elle considérait comme un adultère, et ce que son mari avait considéré comme un passe-temps parfaitement légitime.

- Tu n'es pas juste Grand-mère, ce n'est pas comparable.

L'aînée soupira tristement.

- Tu as essayé de le prévenir et il n'a pas voulu t'éc...

- Il n'a pas vu mes messages, coupa froidement Erika.

- Non, il les a délibérément ignorés car c'est un homme et les hommes sont des idiots. Il ne pourra s'en prendre qu'à lui même. Tu ne lui dois plus rien.

Erika ne rétorqua pas, faussement absorbée dans la contemplation de l'aérostation qui s'approchait inexorablement. Ce lieu aussi lui évoquait une myriade de souvenirs doux-amers.

- Et puis, c'est lui qui t'as remis entre leurs mains, renchérit sa grand-mère en pointant d'un index accusateur la porte verrouillée de la cabine. C'est à cause de lui si...

Elle mima une croix de ses doigts. Erika posa un regard perplexe sur le spectre qu'elle avait invoqué. Sa grand-mère avait-elle raison finalement ? Avait-elle déjà fait tout ce qui était en son pouvoir ? Ne lui devait-elle donc plus rien du tout ?

- Je ne peux pas le laisser "disparaitre" sous mes yeux sans rien faire, répondit-elle finalement en secouant la tête.

- Il t'as abandonnée en ne sachant même pas si tu en ressortirais vivante. Erika, cet homme t'as condamnée à mort et il est parti sans se retourner. Tu es une imbécile de t'acharner à vouloir lui venir en aide.

Le regard translucide de sa grand-mère flamboya. Erika serra les dents, encaissant la vérité qu'elle ne souhaitait pas entendre.

- De toute façon, tu n'es plus en mesure de l'aider, conclut cyniquement l'aînée en appuyant d'un regard entendu à l'emplacement vidé de sa boussole.

Erika pivota complètement pour se retrouver dos au hublot. Mais à la place de la colère qu'elle avait pensé ressentir face à l'attitude de sa grand-mère, elle éprouva un élan d'intérêt inattendu.

- Moi non, fit-elle le regard vif. Mais toi...

Le visage spectral blêmit et prit une teinte encore plus livide, si cela était encore possible. Lorsqu'elle reprit la parole, la voix de sa grand-mère était empreinte d'une crainte nouvelle.

- Pactiser avec la mort a un prix jeune fille, et je refuse de te le faire payer.

Le regard d'Erika brilla d'un intérêt renforcé.

- Quel est le prix, grand-mère ?"

Le bruit d'une clé dans la serrure de la porte la prit au dépourvu. Un homme fit irruption dans la cabine, le même que celui qui l'avait sortie de sa cellule sur l'Etoile. Sans un mot cette fois-ci, il s'approcha d'elle, mais sans menottes dans les mains. Evidemment, Babel était avant tout la cité de la paix et les crimes n'y existaient pas, il aurait donc été impossible de la trainer dans les rues menottée mais alors...

Erika eut à peine le temps de froncer les sourcils que l'homme plongea un regard sans fond dans ses yeux. La nécromancienne hurla silencieusement, bien trop familière de cette sensation insupportable de se sentir partir, de ne plus s'appartenir alors même qu'elle souhaitait de tout son être rester lucide.

Juste avant de sombrer dans cet entre-deux psychique, Erika réalisa qu'elle n'avait pas pris le temps de renvoyer sa visiteuse spectrale.
Asma
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Asma
Ven 19 Jan - 19:13

Orion
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Bien malgré lui, Orion se prit à ruminer l’étonnante conversation qu’il venait d’avoir. Plus que la conversation elle-même, c’étaient ses tenants et ses aboutissants qui le plongeaient dans la plus grande perplexité. Quelles étaient les intentions d’Emile au fond : de la simple curiosité ? Comptait-il faire quelque chose pour sa sœur ? S’attendait-il à ce qu’Orion ait l’intention de faire quelque chose pour sa sœur ? Car si c’était le cas, il risquait d’être déçu. Pourquoi lui avoir révélé qu’il avait tenté de la dissuader d’accepter les termes de ses parents ? Par empathie ? S’il avait voulu tenter de faire d’Orion un allié, il ne lui avait exprimé aucune demande quelle qu’elle soit. Il s’était contenté de le laisser repartir. Pourquoi ?

Tout obnubilé qu’il était par ses pensées, il lui fallut un certain temps pour se rendre compte que ce n’était pas la première fois qu’il voyait ce square, ni même cet automate à l’angle de la rue. Orion fronça les sourcils et reporta son attention sur le chemin qu’il suivait. Il pouvait voir les chapiteaux, au loin. Il bifurqua, suivit une étroite ruelle, déboucha sur une allée tout aussi déserte que la rue qui l’avait précédée et bifurqua de nouveau lorsque des étoffes colorées au loin lui attirèrent l’œil. Une nouvelle fois, il déboula devant le square et son automate.

- « Les choses répétées plaisent », lui rétorqua la machine quand il eut la mauvaise idée de tenter de lui demander son chemin.

Ce n’était pas possible. Ce quartier était un véritable dédale. Il avait beau bien voir les chapiteaux, il avait l’impression que ceux-ci ne se rapprochaient plus. De dépit, il finit par céder à la tentation d’activer sa boussole intérieure pour se faciliter la vie. Il avait résisté jusque-là mais il ne comptait pas tourner en rond indéfiniment. Lorsque le cap lui sembla plus certain, Orion en prit la direction d’un pas déterminé. Cette fois, le cirque sembla commencer à se rapprocher. Les premières notes de musique avaient commencé à se faire entendre et le brouhaha encore lointain se faisait de plus en plus clair, faisant surgir en Orion des souvenirs enfouis de longue date. A mesure qu’il avançait, il sentit sa détermination flancher. Il eut une hésitation. Était-ce vraiment une bonne idée que d’avoir accepté une telle mission ?

Le grand brun s’efforça de se recentrer sur son objectif. Il ne se contenta pas seulement de visualiser le cirque mais cibla avec précision l’entrée principale. Le chemin finit par lui apparaître comme une évidence. Bien qu’implantée dans une autre ville, l’entrée lui semblait toute familière. Si familière. Les tentures colorées. Les premiers étals et leurs bonimenteurs. Un vendeur de foulard. L’image ripa. Soudain, dans un flash, il vit apparaître tout autre chose. Babel, toujours, mais plus le cirque. Un sélénite. Erika ?! Orion secoua la tête et rouvrit les yeux.

De justesse, il manqua de percuter quelqu’un. Face à lui avait surgi de nulle part un petit bout de femme rabougri d’un âge indéfinissable. Elle avait dans ses traits quelque chose de vaguement familier, mais il était incapable de mettre le doigt dessus. Comme un mot qu’on aurait eu sur le bout de la langue, juste là, mais qui persistait à se maintenir hors de portée.

- On ne m’enlèvera pas de l’idée que cette petite ne tourne pas rond, ronchonna la petite vieille. Je ne vois vraiment pas ce qu’elle lui trouve.
- Pardon ?

Les yeux de la vieille dame s’arrondirent de surprise. Elle leva sur Orion un regard parfaitement éberlué.

- Pardon toi, mon garçon. Tu me vois ?
- Je… euh…

Déstabilisé par cette interaction, Orion lança un regard circulaire, à la recherche de quiconque aurait pu perdre sa grand-mère qui, semblait-il, n’avait plus toute sa tête. Autour de lui, pourtant, les badauds les contournaient sans même l’ombre d’un regard dans leur direction. Il ne manquait plus que ça.

- Je… Puis-je vous aider, madame ? Finit par articuler le grand brun, la galanterie prenant pour l’occasion, comme sa propre grand-mère le lui avait appris, le dessus sur toute autre mission.
- M’aider ?

L’ancienne partit d’un éclat de rire qui sonnait faux. Orion jeta un nouveau coup d’œil autour de lui. Une passante lui jeta un regard torve avant de s’éloigner avec les deux marmots qu’elle tenait par la main. Toujours personne ne semblait vouloir se manifester pour identifier la vieille femme comme étant un membre de sa famille. Orion reporta son attention sur elle.

- C’est toi qui as des ennuis, mon garçon.
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Lun 22 Jan - 17:27

Erika
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Elle marchait sur du coton. Puis le coton devint un épais tapis de trèfles. Une voix. Le trèfle redevint le sol dallé de pierres. Le fil qui tirait sur sa conscience se fit plus insistant. Erika chercha à le remonter. Des bribes lui apparurent. Babel. Sa grand-mère. Orion. Puis elle fut de retour sur le tapis de trèfles. Elle n'eut pas le temps de ressentir la frustration de son échec que déjà, le fil la rappelait. Depuis combien de temps essayait-elle de le remonter ? Combien de fois avait-elle déjà échoué ?

Erika recommença son ascension, inlassablement. Cette fois, en plus du sol en pierres, le brouhaha ambiant lui parvint aux oreilles. Elle marchait dans les rues de Babel. Où l'emmenait-on ? Elle replongea dans le coton.

"- Police, veuillez décliner votre identité et votre destination.

Erika s'accrocha de toutes ses forces à cette nouvelle voix. Cette fois-ci le fil se fit plus tangible. Elle remonta à la surface et découvrit avec stupeur Emile, dressé face à elle et le regard impassible. Il était accompagné de deux autres policiers habillés du même uniforme que lui.

La nécromancienne fit de son mieux pour contenir sa surprise. Premièrement parce qu'elle venait pleinement de reprendre conscience et qu'elle ne voulait pas que son geôlier s'en aperçoive, et deuxièmement, parce que si Emile arborait cet air professionnel, il avait certainement ses raisons de ne pas vouloir dévoiler leur lien familial. Elle resta donc immobile aux côtés du sélénite, alors que son cerveau se remettait à fonctionner à toute allure. Comment avait-elle pu sortir de l'état de somnolence qui lui avait été infligé ? Où allait-elle en ce moment même ? Avait-elle la moindre chance de s'échapper ? Et Orion, était-il déjà sur l'Arche ? Et s'il était trop tard pour...

- Simple question de procédure, nous devons prendre ses empreintes au poste, reprit la voix d'Emile. Ce ne sera pas long, vous pouvez l'accompagner."

Le sélénite protesta vivement, prétextant être pressé mais Emile et ses acolytes lui firent passer toute envie de contester d'un seul regard. Erika leur emboîta docilement le pas sans un mot, soucieuse de ne pas alarmer celui qui la retenait prisonnière malgré les apparences.

Ils furent escortés au commissariat le plus proche à seulement quelques pas de là. Une fois sur place, on invita le sélénite à patienter devant la porte tandis qu'Erika fut emmenée à l'intérieur avec son frère. La porte venait à peine de se refermer qu'Emile la prit par les épaules pour la secouer comme un pommier.

"- Je suis consciente Emile, maugréa Erika en repoussant son frère. Tu dois m'aider à m'échapper d'ici, enchaîna t-elle sans plus d'explications.

Elle n'en revenait pas de sa chance, mais elle ne pouvait pas manquer cette occasion inespérée de s'enfuir.

- Pourquoi est-ce qu'il t'emmène à l'Observatoire ? gronda Emile d'une voix étouffée.

Ce disant, il lui pointa le papier qui avait été rempli en son nom à l'aérostation et qui déclinait son identité, ainsi que la raison de sa présence à Babel. "Admission à l'Observatoire" était-il inscrit d'une écriture qu'elle ne reconnut pas. Erika leva un sourcil confus.

- J'en sais rien, qu'est-ce que c'est que cet Observatoire ? répondit-elle en calquant sa voix sur celle de son frère. Puis elle fronça les sourcils. Comment tu m'as trouvée ?

Emile se raidit mais ne la lâcha pas du regard.

- Tu ne vas pas me croire mais j'ai soudain ressenti le besoin irrépressible d'aller patrouiller dans cette rue. C'est comme si quelqu'un m'avait collé cette idée dans la tête et que je n'arrivais pas à m'en débarrasser.

- Grand-mère, souffla Erika pour elle-même, médusée.

La vieille femme errait encore quelque part en ce monde. Etait-ce elle qui lui avait servi d'ancrage dans le monde réel tandis qu'elle-même divaguait entre rêve et réalité ? L'épuisement se fit soudain ressentir dans tout son corps. Maintenir le spectre en ce monde lui drainait une grosse quantité d'énergie. Mais dans l'immédiat, Erika avait un problème plus urgent à régler.

- Emile, je dois absolument sortir d'ici. Orion...

- J'ai vu Orion il y a quelques heures à peine, la coupa son frère, surpris. Mais j'ai cru comprendre qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec toi.

Erika écarquilla les yeux paniquée. Son coeur se mit à battre à tout rompre. Orion était déjà ici. Etait-elle arrivée trop tard ?

- Quelqu'un sur Babel en a après lui, je dois l'empêcher d'aller se jeter dans la gueule du loup. S'il te plaît Emile...

Sa voix trembla. Le policier parut sur le point de protester, puis après un long silence, il sembla ravaler ses objections. Il se dirigea d'un pas lourd vers la seule fenêtre de la pièce.

- J'espère que tu sais ce que tu fais Erika. Il ouvrit la fenêtre en grand. Tu as quinze minutes avant l'alerte ne soit donnée.

La nécromancienne avait la gorge trop nouée par l'angoisse pour parler, mais elle adressa un regard débordant de reconnaissance à son frère avant de s'engouffrer par la fenêtre sans hésitation. Elle atterrit dans une ruelle perpendiculaire à l'avenue principale du quartier. Sans plus réfléchir, Erika détala le plus loin possible de ce maudit sélénite. Soudain, elle réalisa qu'elle ne savait même pas dans quelle direction aller.

"Le cirque !" lui hurla alors la voix cassée de sa grand-mère.

Erika bifurqua sur sa gauche, haletante. Elle venait de repérer un panneau indiquant la présence de la Caravane du Cirque sur l'Arche. Une flèche pointait le pont le plus proche. La brunette s'y engouffra sans se soucier des regards noirs que lui lançaient les passants qu'elle bousculait dans sa course. Courir en toge sous le soleil le Babel était suffisamment épuisant, sans compter la migraine qui commençait à l'assaillir à force de tirer sur son pouvoir de nécromancie. Pourtant, elle continua, bifurquant à chaque flèche, engloutissant chaque mètre sous ses foulées. Le quart d'heure annoncé par son frère s'était-il déjà écoulé ?

L'entrée du cirque se dessina soudain sous ses yeux. Et au beau milieu de la foule, deux silhouettes familières se détachaient.

Erika manqua de tomber de soulagement. Il était encore là, à priori indemne. Essoufflée et le visage cramoisi par l'effort, elle s'approcha d'eux au pas de course, quand sa grand-mère tourna un visage perplexe vers elle.

"- Il me voit, fit-elle en guise de salut.

- Tu la vois ? répéta bêtement Erika, à bout de souffle.

Mais ce n'était pas le plus important. Elle devait convaincre Orion de quitter cette Arche immédiatement. Puis de se mettre en sécurité. Et... Elle toussa à en cracher ses poumons avant de pouvoir formuler la moindre phrase. Epuisée, la nécromancienne posa les mains sur ses cuisses pour reprendre son souffle lorsqu'une voix, bien trop ravie à son goût, s'éleva dans son dos.

- Monsieur Orion, vous voilà enfin ! Nous vous attendions."
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Ven 26 Jan - 19:40

Orion
J'ai 28 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, j'étais pilote d'aérostat. Maintenant, je vis au jour le jour et je m'en sors sans y réfléchir. Sinon, j'ai été célibataire, j'ai été marié, j'ai divorcé et après tout cela, elle m'a brisé le cœur.
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« Le cirque ! » hurla soudainement la vieille dame d’une voix sépulcrale, qu’il aurait presque pu qualifier d’outre-tombe. Il sentit ses poils se hérisser désagréablement sur ses bras, comme si quelque chose ne tournait sérieusement pas rond avec la femme qui lui faisait face. Il ne fallait pas se voiler. Quelque chose ne tournait pas rond. Elle était sérieusement atteinte du ciboulot.

- Oui, le cirque. Nous sommes bien au cirque, madame, reprit Orion d’une voix aussi posée que le peu de patience qui lui restait le lui permettait.

La bienveillance avait ses limites et cette petite dame commençait à lui faire atteindre les siennes.

- Je vous demandais si vous étiez venue avec quelqu’un.
- Non, non, ce n’est pas à toi que je parle. Ma petite-fille…
- Votre petite-fille ? la coupa Orion, trop heureux d’enfin entrapercevoir l’ombre d’une piste. Vous êtes venue avec votre petite-fille ?
- Non. Enfin, oui.

Le grand brun se pinça l’arête du nez. Voilà ce qui lui en coûtait de vouloir être serviable. Il se retrouvait englué dans une conversation ubuesque avec une vieille dame sénile. Si elle n’avait pas été si âgée, il l’aurait attrapée par les épaules pour la secouer comme un pommier. Qui savait s’il pouvait encore en tomber une pomme de lucidité.

Orion s’accorda une toute dernière tentative avant d’abandonner définitivement cette pauvre hère à son sort. Soudain, l’ancienne détourna le regard pour observer dans une direction par-dessus l’épaule du zéphyr. Il brillait dans son regard l’éclat de la reconnaissance d’un proche. Enfin ! Il se retourna à son tour pour tomber nez à nez avec… Erika ?!

Plus encore que l’exclamation incompréhensible de la vieille dame, ce fut l’entrée en matière de la jeune femme qui le stupéfia. En premier lieu, que faisait-elle là, en nage, visiblement essoufflée ? Et pour lui parler de… les rouages de son cerveau se mirent enfin en place. Erika. C’était à elle que lui faisait penser la dame âgée. Petite-fille. Erika était la petite-fille de cette folle ? Et Erika ? Que fichait-elle là ? Aux dernières nouvelles, il l’avait confiée aux bons soins des sélénites pour qu’elle disparaisse une bonne fois pour toutes de son existence à lui.

Le regard d’Orion passa de la jeune femme à son aïeule et retour à la jeune femme. « Tu la vois ? ». Pourquoi s’évertuait-on à lui demander s’il voyait la petite vieille. Le grand brun s’apprêtait à poser la question quand une nouvelle voix s’éleva dans son dos. Quoi encore ? Ne pouvait-on pas laisser tranquillement son contractant effectuer la mission pour laquelle il était rémunéré ?

Orion ravala sa mine déconfite et remballa sa mâchoire qui menaçait de s’écraser au sol. Le nouvel interlocuteur qui avait pris part à la conversation ne semblait aucunement surpris de sa présence. Il était attendu ? Mais qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Lors de son contrat, il n’avait été question que de se renseigner, épier et de rendre compte de ses observations à son commanditaire.
Une nouvelle fois, son regard passa d’Erika, à la vieille dame, au nouveau venu et retour à la vieille dame. Le grand brun fit ce qu’il faisait de mieux. Il soupira. Il fallait reprendre le fil de sa mission. Que la vieille aille au diable avec sa petite fille, qui pouvait bien aller au diable elle aussi, s’il s’écoutait. Le mieux était de l’ignorer et de plutôt se préoccuper de sa mission, même si elle semblait, à ce stade, assez mal engagée.

Babel. Le frère. La grand-mère. Ce n’était pas un hasard.

- Que fais-tu là ? s’entendit-il s’exclamer, en lieu et place, à l’adresse de la brune.
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Lun 29 Jan - 14:20

Erika
J'ai 25 ans et je vis à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis employée dans un atelier de textile et je m'en sors bien. Sinon, grâce à mes décisions stupides, je suis fiancée par arrangement pour la seconde fois et je le vis plutôt très mal.


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Erika se retourna, affolée. Connaissant la propension d'Orion pour l'efficacité et son aversion pour tout ce qui se rattachait à elle, cet homme était l'excuse toute trouvée pour l'ignorer royalement et sauter à pieds joints dans le piège qui lui était tendu. Et alors, elle était déjà arrivée trop tard. Elle ne pourrait plus que l'observer, impuissante, commettre son ultime erreur. Loin de se calmer, son coeur se mit à tambouriner de plus en plus fort dans sa poitrine. Des images alarmantes se mirent à défiler dans son esprit. Orion allait-il longuement souffrir ou serait-on clément avec lui ?

La voix du zéphyr s'éleva, et Erika fut estomaquée en réalisant qu'il s'adressait à elle.

"- Il paraît que je suis admise à l'Observatoire", répondit-elle, confuse, avant de réaliser que ce n'était peut-être pas exactement la réponse attendue.

La nécromancienne secoua la tête comme pour reprendre du début. Dans la myriade d'éléments que son cerveau s'était mis à analyser, elle se força à faire un tri et à se concentrer sur l'essentiel: empêcher Orion et cet homme de conclure le marché qu'ils devaient passer, quel qu'il soit. Et pour ce faire, elle devait parler à Orion, de préférence loin de l'intrus qui venait d'apparaître. Il lui fallait donc trouver un moyen de l'éloigner momentanément.

Un toussotement interrompit le fil de ses pensées.

Ha oui, et sa grand-mère était toujours présente.

Mais l'énergie qu'elle lui coûtait pour être maintenue ici-bas commençait à se faire ressentir douloureusement. Première priorité donc, la renvoyer dans l'au-delà. Erika entrouvrit la bouche pour renvoyer sa grand-mère, mais elle ravala instantanément l'incantation en croisant le regard indigné de celle-ci.

"- Tu m'épuises, souffla t-elle alors en guise d'explication.

- C'est ainsi que tu me remercies, jeune fille ? pesta la concernée en croisant les bras. Tu imagines un peu ce que ça fait d'être oubliée ici ? Et malgré tout j'ai eu la bonté de retrouver ce type pour toi, alors maintenant, je reste."

Bonté ou curiosité mal placée, Erika n'aurait pas su le dire, mais elle ne pouvait pas entièrement donner tort à la vieille femme. Peut-être même, lui serait-elle encore d'une aide précieuse. Alors elle céda d'un geste résolu de la main, et reporta son attention sur l'homme apparu de nulle part, qui s'était rapproché non sans la dévisager d'un air curieux. La nécromancienne en déduisit que lui, ne voyait donc pas sa grand-mère.

"- Monsieur... commença l'homme d'un air affable, la main tendue vers Orion.

- Vous permettez que je vous l'emprunte un petit instant ?" répondit Erika à sa place avec un sourire crispé aux lèvres.

Puis sans attendre de réponse, elle saisit Orion par le poignet et l'entraîna prestement au beau milieu de la masse de visiteurs qui circulait dans l'allée centrale du cirque. Elle jeta un regard en arrière et eut juste le temps d'apercevoir sa grand-mère avant que le remous de la foule ne les emporte. Cette dernière était restée plantée devant l'homme, qui les observait d'un air contrarié sans toutefois faire mine de les poursuivre. Avec un peu de chance, elle disposait de précieuses minutes avant qu'il ne se mette à douter que quelque chose clochait.

Profitant de l'anonymat que leur prodiguait la foule, Erika reprit la parole, sans pour autant ralentir le pas.

"- Je ne sais pas quel marché tu penses avoir passé avec ces gens, mais tu ne dois surtout pas l'honorer, commença t-elle de but en blanc. Puis elle lui jeta un rapide regard de pied en cap. J'imagine que tu as laissé le Léthé à l'aérostation, alors rejoins-le, quitte cette Arche au plus vite, et repars te cacher là où personne ne pourra jamais te retrouver. "

Comme tu as si bien su le faire cette dernière année, se retint-elle d'ajouter. Ce n'était pas le moment de laisser libre cours de son ressentiment. Au contraire, il s'agissait sans aucun doute des derniers instants qu'elle aurait à passer avec Orion avant qu'il ne disparaisse à nouveau, et elle aurait encore eu un millier de choses à lui dire.

Le tic tac incessant des horloges du stand animiste attira brièvement son attention. Erika jura en son fort intérieur.

Le quart d'heure annoncé par Emile était largement écoulé.
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Asma
Jeu 1 Fév - 17:46

Orion
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L’observatoire ? Orion plissa les yeux et la dévisagea d’un air plus que circonspect. Il ne comprenait pas. Pourquoi les sélénites qui l’avaient sous si bonne garde l’envoyaient-ils maintenant dans un observatoire ? D’ailleurs, n’avait-il pas été question de la garder en sécurité quelque part ? Alors pourquoi la lâcher ainsi en plein Babel ? Et surtout, comment une admission pour aller voir un observatoire la menait-elle droit à lui, à l’entrée de la Caravane du cirque ? A retrouver sa grand-mère qui avait l’air de l’attendre là depuis un moment déjà.

Ce fut cet instant que choisit la concernée pour se manifester et s’adresser à sa petite-fille. Il n’aurait su dire laquelle des deux l’exaspérait le plus. Orion s’outra lorsqu’il entendit l’ancienne répondre. « Retrouver ce type pour toi ». Mais… était-ce de lui qu’elle parlait ? Comment ça « elle » l’avait retrouvé ?! Il se coltinait cette bonne femme depuis bien plus de temps que de raisonnable après l’avoir vue errer dans la foule, et c’était elle qui clamait l’avoir trouvé, lui ? Il n’y avait pas à dire, c’était bien la même lignée qu’Erika.

Non content de cette conversation absurde, voilà maintenant que l’autre gus lui tendait la main pour se présenter comme s’il n’y avait pas une grand-mère foldingue en train de faire des commentaires désobligeants et une Erika en train de parler d’aller visiter un observatoire. Il avait envie de se pincer pour vérifier qu’il n’avait pas basculé dans une autre dimension.

Orion dévisagea tout ce beau monde d’un air abasourdi et n’eut pas le temps de répondre à ce nouvel interlocuteur que déjà la jeune femme l’entraînait avec lui sans ne serait-ce que lui demander son avis. Orion ne put s’empêcher de se crisper à son contact. La nécromancienne abandonnait sans vergogne sa grand-mère derrière elle pour l’emmener à l’écart. Avec un regard en arrière, le grand brun remarqua que l’homme qu’ils laissaient dans leur sillage n’avait pas ne serait-ce que jeté un regard à l’ancienne. Comme s’il ne la voyait pas. Soudain, Orion fut pris d’une révélation. Il ne la voyait pas. Orion réalisa qu’Erika ne lui avait jamais dit si ses grands-parents étaient encore vivants. Mais s’ils ne l’étaient plus, cela voulait dire qu’elle avait trouvé le moyen, d’une façon ou d’une autre, d’activer un pouvoir de nécromancie… mais lui ? Comment lui pouvait-il voir quelqu’un qui personne d’autre ne voyait ? Le grand brun se passa une main sur le front et les yeux. Il sentit le début de migraine poindre entre ses deux sourcils.

Sans cesser de marcher, la brune encore fermement accrochée à son poignet reprit la parole. Orion manqua de s’étrangler. De quoi se mêlait-elle ? De quel droit se permettait-elle de lui dire de prendre ses clics et ses clacs et de déguerpir ? Après tous les déboires qu’il avait subis à cause d’elle. Il sentit la bile amère remonter dans sa gorge. Il visualisa l’ulcère en train de se créer au fond de ses entrailles et ronger ses chairs de son acidité. Il fut pris de l’envie de lui hurler dessus, mais bien que libératoire, un propos stérile ne lui apporterait aucune clarté quant à cet épisode particulièrement abscons de son existence. Il avait bien trop de questions et, visiblement, Erika, bien que n’étant supposée qu’être le « paquet qu’il livrait » semblait bien plus au faîte que lui de tout ce qui se passait.

Sous le coup de trop d’émotions contradictoires, Orion peina à trouver ses mots. Il ne savait pas par où commencer. Que savait-elle de l’accord qu’il avait contracté ? Pourquoi refuser de l’honorer ? Encore une fois pour défendre son propre intérêt personnel à elle ? Avait-il vraiment encore envie de lui rendre service après tout ce qu’elle lui avait fait ? Si ce n’était pas pour lui rendre service, alors quoi ? Il n’était pas idiot, il comprenait parfaitement les sous-entendus et les non-dits dans la réplique de la brune. Il savait qu’elle ne serait que trop heureuse de se débarrasser de lui. Alors quoi ? Babel serait « son arche » à elle ? C’était d’une mesquinerie sans pareille. Orion dégagea vivement sa main de la prise d’Erika.

- Si j’étais vraiment si impossible à retrouver que ça, tu crois vraiment que je serais là ? Cingla-t-il. Quel problème te pose le fait que je reste, de toute façon ? Tu crains que j’essaie une nouvelle fois de t’empêcher de transférer ce fichu pouvoir au premier venu ? Rassure-toi, si c’est de cela qu’il s’agit, tu peux en faire ce que bon te semble désormais, ce n’est plus mon problème. Dès que ce fichu contrat sera terminé, j’en aurai fini de tout ça…

Et surtout de toi, se retint-il à son tour de conclure.
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Ven 2 Fév - 17:36

Erika
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Erika sentit son esprit s'échauffer. Orion était extrêmement fort à ce jeu-là. Il savait parfaitement où frapper pour l'atteindre, la blesser, et lui donner envie de hurler à son tour. Déjà, son cerveau préparait la contre-attaque et s'apprêtait à riposter contre chacune de ses mesquineries, une par une. Impossible à retrouver ou pas, bien sûr qu'il aurait déboulé avec plaisir juste pour avoir le dernier mot, parce qu'il était toujours question d'ego avec lui. Oh, et ce fichu pouvoir dont il l'avait affublée pour faire de sa vie un enfer ? Hé bien elle ne le possédait plus, et il méritait toutes ses félicitations pour avoir mené sa petite mission à bien. Quel transporteur formidable il faisait !

Erika se sentit sur le point d'exploser. Ironie, sarcasme, cynisme, c'était bien sa tasse de thé. Elle se fit pourtant violence pour maîtriser ses mots.

"- Dès que ce fichu contrat sera terminé, c'est eux qui en auront fini avec toi !" asséna t-elle, les poings serrés sous l'effet de la colère.

Orion était têtu, acerbe, et jouait avec ses nerfs. Il aurait été si simple de tourner les talons là tout de suite pour sauver sa propre peau et le laisser aux mains de ces fous. Il l'avait bien fait lui, après tout.

Les paroles de sa grand-mère remontèrent à la surface de son esprit. Tu ne lui dois plus rien. Tu es une imbécile de t'acharner. Finalement, la vieille femme avait peut-être raison. Peut-être devrait-elle le laisser sauter dans la gueule du loup, s'il était tant borné. Peut-être se battre contre ou pour lui n'en valait plus la peine. Peut-être devrait-elle abandonner l'affaire tout comme lui avait abandonné tout espoir pour elle.

Non, réalisa t-elle soudain. C'était exactement à l'instant où il avait décidé qu'elle était une cause perdue qu'elle avait entamé sa descente aux enfers. Il avait cru en elle, elle s'était montrée obstinée, et il avait abandonné. Mais qu'il la haït autant qu'il lui plairait, elle n'abandonnerait pas.

Il ne serait pas sa cause perdue à elle.

Alors Erika n'eut plus à se faire violence pour lutter contre sa rancoeur, sa colère, et tout ce qui menaçait d'exploser en elle. Le raz-de-marée hargneux refoula, ne laissant dans son sillage qu'une détermination de fer et la peur écrasante de l'échec. Elle n'avait pas beaucoup de temps devant elle, ni les bonnes armes en main pour le convaincre. Et pourtant, l'échec n'était pas envisageable.

Orion était rationnel et efficace. Pour les deux prochaines minutes, elle serait donc rationnelle et efficace.

"- Ils en ont après ton pouvoir, expliqua-elle sans douter qu'il comprît de quel pouvoir elle parlait.

Encore et toujours, ce fichu pouvoir. Ce trou béant dans ta poitrine, lui rappela désagréablement une petite voix qu'elle s'empressa de faire taire. Une vague de panique menaça de la submerger à l'idée qu'Orion pût subir le même traitement. Rationnelle, se répéta t-elle.

Elle lui exposa en quelques mots ce que le sélénite lui avait appris sur Ææa, en omettant chaque élément qui ne serait pas purement factuel et rationnel.

- Tu ne dois pas y retourner, conclut-elle, mais sa gorge se serra dangereusement. Je t'en supplie."
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Ven 2 Fév - 20:21

Orion
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Orion s’apprêtait à s’exaspérer de nouveau quand Erika fit mention de son pouvoir. Encore et toujours ce fichu pouvoir. Lui qui l’avait si bien servi pendant tant d’années avait fini par l’asservir et condamner le reste de son existence. Il ne voulait plus en entendre parler. Qu’on le leur donne, ce fichu pouvoir, une bonne fois pour toute. Sa propre mère lui avait bien fait comprendre par son absence que ni son sort, ni même celui d’Erika ne l’intéressait plus désormais. Alors à quoi bon continuer à se battre pour empêcher des individus de s’approprier un pouvoir qui servirait ou desservirait la cause d’Arc-en-Terre – il ne savait plus trop à force – ? S’il considérait qu’il ne devait plus rien à Erika, il devait encore moins à cette satanée arche qui n’avait, elle non plus, jamais voulu de lui. Alors pourquoi avait-il continué à se battre à leur profit jusque-là ? Tout cela n’avait contribué qu’à ruiner son existence. Désormais, si le prix de sa liberté était d’offrir ce don à quelqu’un d’autre, il en envisagerait sérieusement la perspective.

Le grand brun se prit la tête dans les mains. A mesure qu’Erika parlait, il prenait conscience de l’ampleur de la nouvelle manipulation de sa mère et des arcadiens. Un « il » dont ils ignoraient tout voulait récupérer ses pouvoirs ? Grand bien lui fasse ! Qu’il se dépatouille avec la désagréable cohabitation intérieure de tout ce petit monde, avec un pouvoir dont il avait hérité de force et qui n’en faisait qu’à sa tête. C’était bien trop pour lui. Si Orion ne savait plus particulièrement à quoi il aspirait dans sa vie, il avait l’intime conviction que se débarrasser de cette problématique ne pourrait que rendre le reste de son existence moins complexe.

L’implacable rationalité, à la fois si familière à ses yeux et pourtant si étrangère au naturel d’Erika, eut raison de ses états d’âme et de ses réflexions stériles. Oui, il était énervé. Oui, il voulait laisser tout cela derrière lui une bonne fois pour toute. Mais. Il y avait un « mais ». Tout ce qu’elle racontait était terrifiant de logique et de cohérence.

Danger. Le malaise le saisit brutalement à la gorge. Danger. Il ne s’était pas agi que d’une simple intuition. C’était elle. C’était elle qui avait essayé de lui communiquer ce message de façon persistante. Danger. Elle n’avait plus eu aucune raison d’attendre quoi que ce soit de sa part. Il avait déjà quitté l’arche sur laquelle il l’avait abandonnée à son sort. Alors pourquoi s’évertuer à lui communiquer ce message s’il n’y avait pas eu ne serait-ce qu’un fond de vérité. Qu’elle ne cherchait pas à sauver sa peau à elle mais qu’elle se préoccupait de son sort à lui. Et si elle avait… raison ?

- Alors quoi ?  Que fais-je si je n’y retourne pas ? Lâcha-t-il alors d’une voix éteinte, sincèrement perdu.

Pour la première fois de son existence, il dut admettre que ne plus avoir aucun plan le terrifiait.

- Et ta grand-mère ? s’enquit-il alors que, si elle n’était bien qu’un fantôme, ce dont il avait depuis acquis la certitude, elle pouvait être le cadet de leurs soucis. Et toi ? conclut-il avant même de réaliser les deux petits mots qui venaient de quitter ses lèvres.
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