Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Protopl'asma

Asma
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Univers fétiche : Dystopique, fantastique, mythologie, etc.
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patrick
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Asma
Dim 10 Avr - 9:01

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Asma
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Asma
Dim 10 Avr - 9:32

Univers Science-Fiction
Cyberpunk ¤ dystopie ¤ futuriste

Julia Anderson
36 ans ¤ Corporationniste ¤ Policière

Apparence - Visage fin, peau diaphane et yeux d'un bleu de glace, Julia peut avoir des airs de poupée de porcelaine qui tranchent avec la réalité de son caractère bien trempé. Atteinte de canitie précoce, elle a des cheveux blancs comme la neige. Corpo jusqu'au bout des onglets et n'ayant pas cédé aux "tentations" de la biomécatronique, Julia est une "organique" ; sa seule concession à la cybernétique étant une technologie discrète mais de pointe, privilège des classes les plus aisées : des nanorobots présents dans son flux sanguin, qui favorisent une régénération cellulaire ultra-rapide, et contribuent à limiter le vieillissement et, sauf mort brutale, à allonger son espérance de vie à largement au-delà de 100 ans.

BIO - Julia Anderson est la seule héritière de la famille Anderson, qui est, avec les Razamanov, à la tête du conglomérat ANDRA Corp. (pour Anderson-Razamanov Corporation), une méga-entreprise initialement spécialisée dans le nucléaire et l'armement, contrôlant une grande partie des ex-Russie, Alaska et Canada.
Elle est destinée à hériter, lorsque ses parents mourront, de la moitié du conglomérat ANDRA Corp, qu'elle doit se partager avec Ivan Razamanov, l’archétype du golden boy qui tuerait père et mère pour reprendre au plus tôt les rênes de la dynastie familiale. Quelques années auparavant, l’esprit tordu de leurs parents respectifs a accouché de l’idée absurde qu'un beau mariage entre leurs héritiers parachèverait l’union fusionnelle des deux familles et donc de la corporation. Une belle fumisterie destinée à cacher le fait que PolyTech leur avait racheté des parts et qu’ils craignaient que des dissensions internes ne conduisent à en faire de facto l’actionnaire majoritaire de la corporation.
Avide de sa propre liberté, Julia a préféré claquer la porte, laissant volontiers à "Vania" les clés de la boutique et les feux de la rampe, et se contentant de l’occasionnelle convocation obligatoire au conseil d’administration pour s’assurer du versement des royalties qui lui achètent sa tranquillité. Alors âgée de 25 ans, elle a aussitôt quitté Anchorage où elle résidait avec sa famille pour s'installer de l’autre côté de la mer de Béring.
Ayant raccourci son nom en « Anders » pour éviter inutilement d'attirer l'attention sur elle, elle y intègre la police, et plus précisément une unité MAX-TAC, chargée de « traiter » les personnes atteintes à un stade très avancé de cyberpsychose (état psychotique lié à la multiplication d'implants cybernétiques, faisant parfois perdre leur humanité à ceux qui en abusaient), et plus exactement les cyberpsychos à penchants criminels, et surtout meurtriers. Elle y est pilote d'essaims de drones.
Plus que sa paie de policière, sa rente lui assure un train de vie plus que confortable. Pourtant, elle n'en fait pas étalage. Seuls ses plus proches collègues connaissent sa véritable identité. Elle mène une vie tranquille de célibataire, avec un chien pour seule compagnie.

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Dim 10 Avr - 17:24

Univers Post-Apocalyptique
post-apo ¤ dystopie ¤ fantastique

Maxwell Carter
13 ans ¤ Orphelin

Apparence - Max a des cheveux châtain clair, souvent mal coupés et retombant régulièrement devant ses yeux bleu-gris, couleur ciel d'orage. Du haut de son mètre soixante, il a gardé une frimousse encore enfantine, malgré les épreuves, et constellée de tâches de rousseur. Il arbore toutefois souvent une petite mine fatiguée et semble parfois porter le poids du monde sur ses épaules.

BIO - Maxwell était un « enfant de l’apocalypse ». Né au moment où le monde que ses parents avaient connu était en train de s’effondrer, il n’avait toujours connu que ce monde ravagé et cette vie en grande partie souterraine. Sa mère était morte en couches et son père avait disparu peu de temps après, le laissant seul avec son frère Nick, de 4 ans son aîné. Ils avaient été élevé de façon collective par le groupe de survivants, parmi les autres pupilles.
Depuis toujours, les nuits de Max étaient peuplées de rêves qui lui servaient d’échappatoire à la morosité ambiante. Distrait, rêveur, il était souvent perdu dans ses pensées, particulièrement lorsqu’il effectuait ses corvées quotidiennes. Depuis maintenant quelques mois, les rêves étaient devenus cauchemars. Une créature terrible commença à hanter ses nuits, dont il se réveillait chaque jour un peu plus épuisé. Puis ils prirent une tournure plus particulière encore. Il se mit à rêver d’une jeune fille, endormie dans les racines d’un arbre. Il ne savait pas qui elle était, il ne parvenait pas à l’atteindre, mais il sentait quelque chose qui l’attirait à elle. Un jour, la jeune fille disparût de son rêve. C’est alors qu’il se mit en quête de la retrouver.

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Asma
Sam 16 Avr - 17:32

Univers Post-Apocalyptique
post-apo ¤ dystopie ¤ fantastique

Nicholas Carter
18 ans ¤ Orphelin

Apparence - Nick est brun, les cheveux coupés plutôt courts, et a les yeux bleus. Les nombreuses années passées sous terre lui ont  donné un teint de peau plutôt clair, voire blafard. La dureté de cette vie a eu vite fait de gommer les derniers traits de l'enfance de son visage de jeune adulte.

BIO - Nicholas avait presque 5 ans lorsque son monde s'écroula. Sa mère était alors enceinte de son petit-frère, dont elle ne survivrait pas à l'accouchement, faute d'hôpitaux et de soins appropriés. Son père n'avait pas tardé à disparaître à son tour, le laissant seul avec son jeune frère Max. Aïda était devenue comme une mère pour eux. Pour eux et tous les autres enfants qui avaient perdu leurs parents. La communauté leur avait donné le maximum pour leur permettre de grandir dans des conditions correctes.
Depuis qu'il avait 18 ans, c'était au tour de Nick de rendre à la communauté. Il était extrêmement investi dans les tâches et corvées qu'il y avait à réaliser pour s'assurer du bon fonctionnement de celle-ci. Il s'agissait à ses yeux du meilleur endroit possible pour Max et lui.
Mais Max était différent. Il savait que les autres le regardaient bizarrement. Ses nuits étaient peuplées de rêves étranges et de visions incompréhensibles. Nick ne lui en tenait pas rigueur. Il espérait que cela cesserait, parce qu'il ne voulait pas que son frère continue à souffrir.
Nick aurait volontiers continué à vivre au sein de la communauté, et y mener une vie aussi tranquille qu'elle pouvait l'être. Mais Max en avait décidé autrement. Et ce que Max décidait, Nick se faisait un devoir de l'accomplir. Il était ce qu'il avait de plus cher dans ce monde, et il était prêt à aller jusqu'au bout du monde pour lui.

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Asma
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Asma
Dim 1 Mai - 22:20

Univers Mythologique
Mythologie grecque ¤ historique

Athénaïs Nikandropoulos
23 ans ¤ veuve ¤ spartiate

Apparence - A sa naissance, ses parents ont fait preuve d’un manque d’originalité le plus total dans le choix du nom de leur fille ainée. Athénaïs, en l’honneur de la déesse Athéna, l’une des plus célébrées de la ville.  Nombreux étaient les parents qui donnaient à leurs filles une variante du nom de la déesse, espérant ainsi s’en attirer les bonnes grâces. Son second prénom, Ileana, faisait de façon un peu moins directe référence à la belle Hélène, qui resterait toujours la plus belle d’entre toutes les femmes, même longtemps après sa mort. Aux héros troyens les spartiates vouaient le même culte qu’aux dieux. De la sorte, là encore, ses parents espéraient en appeler à la bénédiction divine pour s’assurer une fille belle et forte et non une frêle créature incapable de porter un enfant ou, pire encore, une femme laide dont jamais aucun homme ne voudrait.  

Les dieux ont  été cléments avec Athénaïs, qui est devenu une splendide jeune femme. Née blonde comme les champs de blé en plein été, ses cheveux ont un peu foncé en grandissant pour atteindre une teinte oscillant entre le blond et le châtain clair par jours d’orages. Mais ne vous fiez pas aux apparences et à ses boucles blondes  et ses grands yeux bleus qui lui donnent un air d’ange.

Née de parents tous deux spartiates, Athénaïs est une spartiate elle aussi, une vraie de vraie. Comme toutes les femmes de Sparte, elle a été entraînée au combat et pratique de nombreux sports. Son corps est svelte et musclé, et ses hanches sont faites pour porter les futurs guerriers de sa fière nation. Elle connait la danse comme la poésie, sait monter à cheval et manier la lance et l’épée, bien qu’elle ait une préférence pour l’arc et les flèches.

Athénaïs est une femme de caractère qui sait ce qu’elle veut et ce qu’elle attend de la vie. Elle est ambitieuse, et prête à se battre pour ses idées et pour ce qu’elle souhaite obtenir. Elle ne fera aucune concession et ne laissera rien se mettre en travers de sa route, pas même sa condition de femme. Car elle aurait préféré être un homme et se battre elle aussi pour Sparte, mais le destin n’en a pas voulu ainsi. Toutefois, elle ne compte pas laisser le destin lui dicter sa conduite, et compte bien suivre son idée. Elle a conscience en cela de jouer à un jeu dangereux, car un jour ou l’autre, les Moires lui feront peut-être regretter d’avoir emprunté cette voie….


BIO - Athénaïs fut la première née de sa famille. Certes, ses parents auraient préféré un fils, mais ils étaient loin de s’en désespérer. Après tout, une fille produirait elle-même des fils à son tour un jour ou l’autre, pour poursuivre la lignée de grands guerriers qui la précédaient. Il s’agissait du tout premier enfant et sa mère était très jeune, elle avait pleinement le temps de produire des fils.

Et des fils elle eût par la suite. Mais les dieux ne furent pas cléments avec elle. Le premier, un an avant d’être arraché de son foyer pour devenir un homme, fut emporté par la maladie à l’âge de 6 ans à peine. Le second ne fut pas jugé suffisamment méritant par le conseil, et peu après sa naissance, fût abandonné dans la nature pour mourir. Une créature eût-elle pitié de cet être sans défense ? Personne n’en sût jamais rien. Si le conseil ne l’avait jugé apte, alors c’est qu’il ne méritait pas de vivre. Le troisième enfin, causa sa perte. Elle mourut en couches, délivrant toutefois un enfant sain et dont l’existence fût approuvée par le conseil des sages. Ironie du sort ? Triste destin ? Les Moires sont impitoyables, mais cela ne doit pas empêcher les mortels de poursuivre leur existence.

Athénaïs avait alors 9 ans quand Agapénor vint au monde, et c’est pourtant elle qui dût se charger de l’éducation de son jeune frère pendant les sept années qui suivirent, jusqu’à ce que Sparte la libère de ce fardeau en l’emmenant pour son éducation militaire. Son père n’était devenu plus que l’ombre de lui-même suite à la perte de son épouse et de deux de ses héritiers. Ce n’était pas tant le lien filial rompu qui l’avait brisé que la certitude qu’il n’avait plus la faveur des dieux. Il avait été jusqu’à présent incapable de fournir des guerriers pour servir Sparte et voilà qu’il perdait désormais une épouse avant même qu’elle lui engendre un fils viable.

Un peu de son énergie lui revint lorsque son fils les quitta pour sa formation d’hoplite. Mais jamais il ne recouvra entièrement sa flamme d’antan. Participant à la vie de la cité, il faisait bonne figure en public, mais dans sa vie privée, au sein de son foyer, il redevenait renfermé et vivait reclus. Il sortit un jour de son silence pour demander à sa fille de se marier. Elle venait tout juste d’avoir vingt ans et vivait encore seule.

Athénaïs accepta de céder à la requête de son père. Elle était belle et dans la fleur de l’âge, vigoureuse, et était parfaitement consciente qu’on se retournait sur son passage lorsqu’elle marchait dans la rue. Et pourtant, elle n’avait toujours pas trouvé celui qui lui convenait. Alors si son père lui proposait un époux, elle voulait bien lui faire confiance. Il fût un temps où lui-même avait été un grand guerrier, alors certainement qu’il saurait lui choisir le partenaire idéal.

Le mariage s’organisa en grandes pompes. Il s’agissait du fils d’un des grands dignitaires de la cité, membre du conseil des anciens. « Un beau jeune homme, une belle fortune, le parti idéal », lui avait dit son père. D’où lui venait un tel discours ? Elle n’aurait su le dire, mais on se trouvait là bien loin des valeurs qui avaient bercé son enfance et son existence jusque là. Elle ne vivait que par des principes d’honneur, de valeur au combat, de discipline et d’amour de Sparte. Or, il courait autour de lui les pires bruits.

Zénas faisait partie des quelques rescapés d’une bataille où les dieux avaient abandonné les fiers spartiates. Les augures avaient été mauvais, mais ils étaient tout de même partis au combat. Presque tous avaient glorieusement péri, à l’exception d’une poignée d’hommes. Parmi ceux-là, certains avaient été dégradés au rang de tresantes, les tremblants. Condamnés à une existence misérable et au célibat, jusqu’à ce qu’ils lavent de nouveau leur honneur dans le sang de leurs ennemis. Et lui, parmi eux, avait pu garder son statut de citoyen et de guerrier intact, immaculé. Était-ce cet argent dont il se targuait qui lui avait acheté sa vie au combat et son statut après ?

Si les bruits étaient vrais, Athénaïs refusait d’être unie à lui et de se laisser souiller par un homme loin d’être digne d’elle. Elle ne laisserait pas la disgrâce s’abattre sur son sang et sa lignée. Il était pourtant trop tard pour faire marche arrière sur ce mariage. Les festivités avaient été organisées, les libations faites aux dieux en prévision de cette union.

Il ne restait plus qu’une solution. La jeune femme se rendit au temple d’Athéna, déesse de la sagesse mais aussi déesse combattante. Elle seule saurait la comprendre. Aussi pria-t-elle longuement la déesse, lui demandant de lui donner une réponse, et sachant déjà ce qu’elle allait faire, la priant de ne pas la condamner pour son geste. Car c’était pour Sparte qu’elle faisait ça.

C’est ainsi qu’ils la trouvèrent, agenouillée devant la statue de la déesse. « Ils », c’étaient les hommes qui l’emmenaient pour l’enlèvement rituel qui précédait le mariage. Après quoi elle serait unie à son époux devant les dieux et, pendant que les hôtes et leurs convives profiteraient des festivités, on la préparerait, elle, à accueillir son époux dans leur chambre nuptiale.

Elle ne résista pas. A quoi cela aurait-il servi de toute façon ? C’étaient les traditions et elle n’avait rien contre l’idée de s’y plier. Le reste se passa comme dans un songe. Lorsqu’elle se retrouva face à Zénas, elle regarda droit à travers lui, contemplant le vide et le cosmos, continuant à appeler de toutes ses forces la déesse dont elle tirait son nom. Deux servantes l’emmenèrent jusqu’à sa chambre, déjà plongée dans la pénombre. On l’emmena jusqu’au bain, pour la laver et l’apprêter. La tradition voulait qu’on coupe les cheveux des femmes et qu’on les vêtît comme des hommes avant que n’arrive leur époux.  

A la lueur de la seule bougie qui éclairait la pièce, elle vit ses boucles blondes tomber au sol sans un bruit. Son plan était prêt, il n’y avait pas d’autres alternatives. On l’habilla et l’emmena s’asseoir sur le lit, sans un mot. Puis une servante nettoya le sol et l’autre fit disparaître la bassine d’eau tiède.

- Laissez-moi, maintenant !

Toujours sans un mot, les deux ombres disparurent dans la nuit, soufflant au passage la flamme de la bougie allumée.

Désormais dans les ténèbres les plus complètes, les yeux d’Athénaïs commencèrent petit à petit à s’habituer à l’obscurité, lui permettant de distinguer des formes. Parmi ces formes, celle de la lame qui avait servi à couper sa belle crinière blonde, qui trônait là, sur le guéridon où la servante l’avait posé après avoir fini de s’en servir.

La jeune femme se leva et alla jusqu’au guéridon, où elle s’empara de l’objet de ses convoitises. Elle passa son doigt sur le fil de la lame. Une goutte de sang apparût au bout de son doigt qu’elle porta alors à ses lèvres. Elle revint s’asseoir sur le lit et attendit, plongée dans un état de transe.

Combien de temps s’écoula ainsi ? Des minutes ? Des heures ? Du bruit raisonna dans l’escalier de pierre qui menait à la chambre. L’époux s’était enfin éclipsé du banquet pour rejoindre sa bien-aimée….

Zénas pénétra dans la pièce. Son pas était hésitant, en partie à cause de tout ce vin qu’il avait pu, mais surtout à cause de l’obscurité. Il s’approcha doucement d’elle, incertain, comme s’il ne savait pas ce qu’il avait à faire. Ou qu’il en avait peur. Atteignant enfin sa promise, il la poussa sur le dos et s’allongea de tout son long sur elle. Son haleine puait l’alcool, et tout dans cet être la répugnait. S’emparant alors de la lame dans son dos, elle n’hésita pas une seule seconde. D’un geste prompt et précis, elle trancha la trachée et la carotide. Un air de surprise envahit les traits du jeune homme alors que le sang commençait à bouillonner à ses lèvres. Son corps sans vie s’effondra sur le lit nuptial, imbibant les draps de lien d’un sang qui ne serait jamais celui de la jeune mariée son mariage consommé.  Il n’eût pas le temps de comprendre que déjà il avait atteint les portes de l’Enfer.

Sa tâche n’était pas encore terminée. La jeune femme se leva et se dirigea vers le grand coffre en bois qui se trouvait au pied du lit. Elle écarta les tissus précieux et les bibelots, et en extirpa une épée.

La tête de Zénas roula au milieu de la tablée de convives. Un silence complet s’abattit sur l’assemblée réunie, abasourdie. Au bout de quelques secondes s’éleva alors la voix de son père.

- Qu’as-tu fait, démente ?!

Le père du garçon se leva et hurla au meurtre, et fût calmé par un de ses voisins de table. Athénaïs prit alors la parole.

- Si ça avait été un vrai guerrier, jamais une femme n’aurait pu avoir raison de lui. Je t’avais dit que j’acceptais de te laisser me trouver un époux. Je voulais un spartiate, tu m’as ramené un tresante.

Une rumeur s’éleva dans la salle, tandis que poursuivait la blonde.

- Que sa mort fasse revenir l’honneur sur le nom de son père et les bons augures des dieux sur sa cité.

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Dim 1 Mai - 22:33

Univers Mythologique
Mythologie grecque ¤ historique
moderne ¤ lore olympus

Tisiphone
déesse chtonienne ¤ Erinye ¤ vengeresse

Apparence - Sous sa forme originelle, Tisiphone, comme ses sœurs Erinyes, est une hideuse créature, affublée d'immenses ailes. Sa chevelure est en fait constituée de serpents plus venimeux les uns que les autres, et elle a aussi des serpents enroulés autour des bras et de la taille, et de ses yeux coulent des larmes de sang. Vêtue en chasseresse d'une jupe courte et de bottes lacées, elle est armée d'un long fouet qu'elle manie avec expertise.

En sa qualité de déesse, Tisiphone possède le don de rendre cette apparence invisible aux yeux des mortels et des immortels, même, et se camoufle sous une forme humaine moins intolérable au regard. Elle leur apparaît en effet comme une belle jeune femme, à la silhouette élancée et aux traits fins qui peuvent lui donner à s'y méprendre un air de fragilité. Son visage au teint laiteux est encadré par une longue chevelure brune à peine bouclée, et rehaussé par la profondeur de son sombre regard. Quiconque fixerait le fond de ses yeux y verrait en réalité danser la flamme flamboyante de la vengeance et de la rage sourde qui ronge cette déesse de justice.

Tisiphone est la personnification de la vengeance, chargée de poursuivre jusqu’aux confins de la terre et même jusqu’aux enfers les criminels, en particulier les auteurs de crimes parricides. Elle est aussi chargée d’analyser les âmes après leur passage devant les Trois Juges, et de les mener le cas échéant au Tartare où elle supervise leurs tourments. Elle est toutefois à distinguer de Némésis, car si toutes deux sont des déesses de vengeance, l’Érinye ne juge que les mortels alors que Némésis pour sa part se fait juge des divinités et des immortels.

Elle est d’apparence froide et hautaine, et paraît même parfois distante, comme détachée du monde qui l’entoure. Il lui arrive parfois de céder à de brusques et incontrôlables accès de rage. Il se peut alors, quand bien même elle a forme humaine, que ses cheveux recommencent à prendre l’apparence de serpents. Elle se nourrit de la violence qui existe autour d’elle, et pourchasse d’ailleurs jusqu’à les rendre fous ceux qui osent utiliser cette violence pour commettre des crimes de sang.

En dépit de son apparente méchanceté, Tisiphone est pourtant une personne extrêmement droite, dont l’objectif est d’apporter de la justice dans ce monde de brutes. Elle se moque de ce que l’on peut penser d’elle, tant chez les humains que chez les dieux, tant qu’elle se fait respecter et qu’elle peut remplir sa mission.

Elle ne supporte pas les outrages à sa personne, et c’est entre autres à cause de cela qu’elle évite les autres dieux, notamment les olympiens, autant qu’elle peut. La situation a certes changé depuis leur déchéance, mais elle prend soin de ne jamais prendre le parti de personne. Tisiphone n’a jamais eu à répondre de ses actes devant aucun dieu, et ce n’est pas maintenant qu’elle compte commencer.

Tisiphone et ses sœurs sont extrêmement cyniques, ce qui les aide à supporter leur tâche. Il leur arrive souvent de se moquer de la condition humaine, et en particulier lorsqu’elles supervisent les tortures dans le Tartare. Des trois sœurs, elle est l’aînée, ce qui en fait assez naturellement la meneuse même si elle n’a pas toujours le dernier mot.


BIO - Tisiphone, comme ses deux sœurs Alecto et Megaera, est fille d’Ouranos. Elle est née des gouttes de sang tombées dans la mer suite à la castration du Titan Ouranos par son fils Cronos, ce qui fait d'elle une divinité très ancienne.

Peu importe les changements de pouvoir parmi les dieux, Tisiphone n’a jamais été soumise à un pouvoir divin, et reste très neutre par rapport à la politique céleste, ou du moins, elle essaie. Malgré leur ascendance divine, les dieux exècrent les Erinyes à cause de leur apparence monstrueuse, et les laissent accomplir leur mission sans oser interférer. De toute façon, les Erinyes elles-mêmes ne s'intéressent pas aux dieux, leur courroux ne visant que les mortels.

Les trois sœurs partagent une demeure souterraine, l’Erèbe, à l’entrée des Enfers, où résonnent malheureusement de plus en plus les hauts cris de la discorde. Elles ne vont sur terre que lorsqu’elles sont appelées ou qu’une mission les y amène. Leur mission, justement, est de tourmenter ceux qui font le mal, de les poursuivre inlassablement sur terre de leur vivant, jusqu’à les rendre fous, mais aussi jusqu’aux Enfers où elles continuent à tourmenter leurs âmes. Elles sont en quelque sorte les gardiennes d’un certain équilibre et d’une justice sans merci, ce qui leur vaut d’avoir aussi été appelées « Les Bienveillantes ». Malgré tout, on garde une image très négative des Erinyes puisqu’elles ne font preuve d’aucune pitié et rien ne peut les adoucir lorsqu’elles ont décidé de faire le malheur d’une personne qui a commis un crime.

Le domaine de prédilection de Tisiphone est celui des crimes de sang : fratricides, matricides, parricides, etc. Lorsque le mortel Oreste commit un matricide à l’encontre de Clytemnestre, Tisiphone alla chercher ses sœurs pour qu’elles le poursuivent ensemble jusqu’à le rendre fou. Cette affaire a d’ailleurs eu un retentissement tout particulier puisqu’une olympienne, en la personne de la déesse Athéna, s’est permis d’intervenir dans les affaires des trois déesses vengeresses…. Tisiphone et ses sœurs avaient réussi à le poursuivre jusqu’à Athènes, où la possibilité fut donnée au conseil réuni sur l’Aréopage de décider de son sort, qui mettait en opposition l’ancienne génération de dieux - représentée par les trois sœurs - et la nouvelle représentée par les Olympiens. La décision retenue fut celle d’absoudre Oreste de son crime, mais afin de calmer les sœurs qui ne cessaient d’hurler à la véritable justice, Athéna proposa aux Érinyes de devenir les Euménides, déesses bienveillantes gardiennes d’Athènes. Cela donna lieu à une longue séance de consultation. Les trois sœurs n’arrivaient pas à se mettre d’accord puisque Tisiphone s’y opposait farouchement. Ce ne fut pourtant pas à Tisiphone que revint la responsabilité de prendre la décision au nom des trois, et elle ne put qu’accepter la proposition comme ses deux sœurs l’avaient fait. Cela ne les empêche pas de poursuivre leur mission originelle. Tisiphone en garde un certain ressentiment à l’égard des olympiens. Une fois encore, elle ne souhaite pas interférer dans la politique des dieux, et tente de maintenir sa position de neutralité distante.

Capable de prendre apparence humaine, Tisiphone se plaisait autrefois à fréquenter le monde des humains lorsqu’elle n’était pas en mission. Elle était convaincue que bien que globalement vile et destructrice, orientée vers le mal qu’elle peut commettre, la race humaine pouvait quand même avoir de bons côtés, du moins voulait-elle le croire. Elle s’éprit un jour d’un jeune et beau mortel, le présomptueux Cithéron, roi de Platée, dont elle pensait qu’il l’aimait en retour. Le jour où celui-ci lui brisa le cœur, dédaignant son amour, un de ses cheveux se transforma en serpent et causa sa mort en le piquant mortellement. Depuis, elle a perdu foi en l’humanité et se méfie des hommes, en particulier des mortels.

Elle a déjà eu des compagnons immortels depuis, mais rien de sérieux ni de durable. L’Erinye ne connait que trop bien les vices qui affectent tant les humains que les immortels, et n’est plus capable de faire confiance à qui que ce soit.

Par ailleurs, elle ne fréquente l’Olympe que lorsque la nécessité s’en fait vitalement ressentir, car les dieux prennent les Erinyes de haut et les rejettent à cause de leur apparence, oubliant bien vite que ce sont des déesses chtoniennes, plus anciennes et vénérables que cette nouvelle génération d’Olympiens. De toute façon, elle ne tient pas trop à se mêler de politique, ne connaissant que trop bien tous les devers et le caractère retord des affaires divines.

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Jeu 26 Mai - 14:29

Univers Science-Fiction
Westworld ¤ dystopie ¤ futuriste

Andréas Stamatakis
37 ans ¤ Ingénieur ¤ Célibataire

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Asma
Lun 6 Juin - 17:40

Univers Fantasy
Magie ¤ medieval fantasy ¤ historique

Sauraï bin Zeyn Ed-dîn
19 ans ¤ mariée ¤ princesse

Apparence - Très fine et élancée, aérienne, d’un port altier, Sauraï se déplace avec grâce, donnant parfois l’illusion que ses pieds ne touchent même pas le sol. Ceux qui l’ont déjà vu combattre ont l’impression qu’elle danse, ses lames, pures extensions de ses mains, disparaissant dans la fluidité et l’extrême rapidité de ses mouvements.
Comme ceux de son peuple, Sauraï est très grande, atteignant le mètre soixante-dix neuf, pour un poids plume de soixante-sept kilos. Elle a la peau de ceux qui ont vécu pendant des générations sous un soleil de plomb, couleur café. Ses cheveux, longues cascades de boucles lorsqu’elle les dompte, deviennent une imposante masse frisée encadrant son visage lorsqu’ils sont en désordre. Ce même soleil brûlant a donné à sa tignasse brune des reflets fauves et ambrés.

Pour ne pas paraître comme une espèce d’étrange sauvageonne auprès de son nouveau peuple d’adoption, elle en a rapidement adopté les coutumes, notamment vestimentaires, mais continue de porter fièrement les couleurs chatoyantes des siens, relevées par l’or des parures qu’elle arbore.

Tout dans l’attitude de Sauraï transpire la grâce et la douceur de vivre des contrées chaudes, mais aussi l’énergie dévorante de vie qui la transcende. Charismatique, et rayonnant d’une aura que certains pourraient qualifier de mystique, elle dispose d’une grande force de conviction, qui n’offre qu’assez peu de place à la contradiction.
Derrière ses yeux en amande au regard de braise, elle cache une vive intelligence qu’elle utilise pour les intérêts de son mari dont elle s’est éprise. La délicatesse calculée de ses gestes trompe aussi sur ses capacités car, dans le secret, Sauraï est une farouche mage-guerrière qui manie le sabre court double comme personne.

BIO - Originaire d’un royaume à l’extrême sud de l’Orient, la cité de Zeyn Ed-dîn, Sauraï venait d’un monde de cités-Etats dont aucuns ne s’étaient fédérés. Entre elles, certaines de ces cités avaient tissé d’étroits liens commerciaux. Parfois, elles se faisaient la guerre, presque plus pour le plaisir de guerroyer, le « sport » des princes et émirs, que véritablement par désir de conquêtes. Dans l’ensemble, un relatif équilibre se maintenait entre elles. Autour de chacune de ces cités, telles des îles au milieu d’un océan de sable et de rocailles, s’étalaient à perte de vue des étendues de terres arides et hostiles.

Cachée en fond d’oued, la cité de Zeyn Ed-dîn était un luxurieux oasis verdoyant, royaume de chasseurs et de dompteurs d’animaux, monteurs de Mûmaks – autre nom des éléphants de guerre – et de Cératoks – lointains cousins des rhinocéros.

C’était la nature de ces terres qui avaient forgé le caractère de Sauraï, princesse de Zeyn Ed-dîn, fille de Shamash Al-Din. Première née de l’émir, elle avait perdu sa mère en couches. Loin d’en nourrir une rancœur à l’égard de sa fille, celui-ci l’avait aimée et choyée, tout en la préparant à prendre un jour les rênes d’un Etat. Non pas à devenir une parfaite femme trophée, purement reléguée à un rôle secondaire de grande ordonnatrice d’un palais et d’hôtesse « ménagère », mais belle et bien à diriger, même si c’était dans l’ombre. Il serait de son devoir de conseiller au mieux son époux dans les grandes décisions d’un Etat, de porter un héritier dont elle ferait elle-même l’éducation, lui inculquant ses connaissances et ses valeurs, de défendre sa terre et son peuple, par la diplomatie, la conviction, mais aussi par la force et même par les arts arcaniques si nécessaires. Pour tout cela, elle avait appris les arts de la danse, de la philosophie, de la politique, de la séduction et de l’amour, du maniement d’armes, de la fauconnerie.

Shamash l’avait confiée dès son plus jeune âge à des prêtresses Naditu, servantes de la Déesse, pour être initiée aux rudiments de la magie et de l’alchimie. Les arts arcaniques était en effet à Zeyn Ed-dîn l’apanage exclusif des femmes. Si la société restait fondamentalement patriarcale, c’étaient bien elles qui pratiquaient les rites magiques, et elles étaient respectées pour cela. Et c’était le propre des princesses de sa cité de devenir un jour les représentantes des Sept Sages sur cette terre. Grâce à cet enseignement, et en l’absence de sa mère, à l’âge de sa puberté, elle était devenue Entu, prêtresse sacrée.

Ce fût à peu près à cette époque-là que son père décida de se remarier. Il avait attendu que nul ne puisse plus remettre en question le statut de son héritière pour obtenir une nouvelle épouse en noces, qui lui donna dans les années qui suivirent six enfants, dont quatre demi-frères et deux demi-sœurs. Si Sauraï ne leur vouait aucune animosité, leur différence d’âge était telle qu’elle n’avait pour autant pas beaucoup plus d’affectation à leur égard que celle que l’on aurait envers un cousin un peu lointain de corps et d’esprit.

Sauraï n’était jamais entrée en rébellion contre son père, elle n’avait jamais remis en question la sagesse de ses décisions. C’était donc de bonne grâce, convaincue de son propre intérêt et de celui de sa famille et de son Etat qu’elle avait accepté le mariage qui lui était proposé. Car il s’agissait bien d’une proposition que lui avait fait son père, et non d’un ordre qu’il lui aurait intimé. Nulle question de vendre sa fille. Comme il le lui avait inculqué, elle était maîtresse de son destin, et il n’était que l’humble serviteur sur son chemin.

L’horizon s’obscurcissait dans les royaumes de l’Ouest, lui avaient appris les augures, et c’était là-bas que se jouerait bientôt l’avenir du monde. C’était donc là-bas qu’il fallait aller, pour comprendre ce qui se préparait et tâcher d’intervenir au mieux dans l’intérêt de tous.

Sauraï ne comprenait pas tout. Mais elle avait gravé en son esprit les mots de son père, lorsqu’il l’avait accompagnée jusqu’au navire, dans la cité portuaire voisine d’Al-Mar, qui allait l’emmener vers les lointaines terres du nord. Elle l’embrassa tendrement en le quittant, avant d’embarquer avec une cohorte de serviteurs et de servantes, et une paire de gardes pour assurer sa protection. Ces derniers étaient plus là pour l’étiquette – après tout, il s’agissait d’un voyage princier – et pour rassurer son père, que pour la rassurer, elle. Sentant à même sa peau le contact des fourreaux des deux lames qu’elle emmenait avec elle, elle ne ressentait aucune inquiétude. Elle savait se défendre.

Avant de la quitter pour toujours, Shamash lui avait rappelé de prêter attention à l’image qu’elle donnerait, notamment en ce qui concernait ses talents pour la magie. S’il n’y avait rien de plus noble qu’une prêtresse sacrée en ses terres, la magie n’était pas tenue en si haute estime dans tous les royaumes….

Altière, le port de tête haut confiante en son avenir, c’était ainsi qu’elle s’était présentée à Mareck, le roy pour lequel elle avait parcouru les mers et une grande partie de ce monde. C’eût été mentir que de dire qu’à aucun moment sa volonté et résolution n’avaient vacillé. Elle avait été traversée par le doute, et même par un peu d’inquiétude en arrivant dans ce monde où tout lui était si étranger, où elle était dévisagée, elle qui était, même d’apparence, si différente, alors même qu’elle était probablement dans l’une des cités les plus cosmopolites de cette partie du monde. Mais ce qu’elle avait vu dans les yeux de son roy au jour de leur rencontre et de leurs épousailles l’avait convaincue que son choix était juste ; et qu’elle apprendrait à connaître et aimer cette nouvelle terre comme celle-ci apprendrait certainement aussi à la connaître et l’aimer, même si elle n’était toujours pour l’instant que « l’étrangère ».

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Mer 6 Juil - 16:29

Univers fantastique
Onirique ¤ entre réel et fantastique

Emma Khan
23 ans ¤ étudiante ¤ célibataire ¤ rêveuse

Apparence - Emma a hérité de sa mère sa chevelure d’un roux éclatant et de son père ses grands yeux bleus. D’une complexion naturellement pâle, elle fuit le soleil pour protéger les nombreuses taches de rousseur parsemées sur sa peau diaphane. Plus intéressée par la nourriture de l’esprit que du corps, elle est de corpulence assez fine, mais pas athlétique pour un sou. Elle a tout juste dans les bras la force nécessaire pour soulever des ouvrages le temps de les prendre et les reposer sur leurs rayonnages. Les aventures et les exploits, elle les réserve aux héros de ses lectures.
La jeune femme porte habituellement pour y voir clair des lentilles de contact, qu’il lui arrive parfois de troquer contre une bonne vieille paire de lunettes lorsque la poussière ou les allergies lui attaquent les cornées.

BIO - Emma est ce que l’on nomme péjorativement un « rat de bibliothèque ». Passionnée d’histoire et de littérature, amoureuse des livres, en particulier anciens, elle a décidé d’en faire son métier. Pour cela, elle prépare un diplôme d’archiviste paléographe pour travailler plus tard dans l’archivage et la conservation d’œuvres anciennes.
Emma est une jeune femme studieuse, mais aussi très fragile et qui manque cruellement de confiance en elle. Les livres sont pour elle un véritable refuge et un réconfort. D’une timidité presque maladive, elle a énormément de mal à nouer des contacts avec les autres, et pour cette raison, elle n’a que très peu d’amis, et encore moins de petit ami. Fille unique d’un couple d’enseignants chercheurs, elle a de longue date appris à s’occuper toute seule, ce qui fait qu’elle ne vit pas trop mal son isolement relatif. Elle a ainsi réussi à se convaincre que son imagination débordante suffisait à nourrir son existence, et ses rêves riches et variés pouvaient lui servir d’exutoire. Quant à la petite voix qui lui soufflait que cela n’était peut-être pas suffisant ? Elle appuyait dessus du bout de son index, et l’enfonçait loin, très loin de la surface….

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Crédit - raspberry-panda tumblr

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Jeu 7 Juil - 14:16

Univers historique
Regency ¤ victorien ¤ Bridgerton

Isabella Cunningham
21 ans ¤ aristocrate ¤ célibataire

Apparence - Du haut de son mètre soixante-dix, Isabella est une jeune femme aux longs cheveux bouclés châtains, qui lui tombent en cascade sur les épaules quand elle ne les relève pas à grand renfort d'épingles dans des coiffures élaborées. Elle partage avec son père les mêmes yeux marrons presque noirs, ainsi que son nez romain. Elle en déduit qu'elle doit le reste à sa mère, qu'elle ne connaît pas. Etonnamment, elle se trouve un air de ressemblance avec feu la comtesse dont un portrait trône toujours au-dessus de la cheminée du boudoir de son père.
Grâcieuse, elle a le cou droit et le port altier qui sied normalement aux demoiselles de son rang. Sous ses apprêts, elle est aussi régulièrement écorchée des genoux et des jambes, fruits de ses explorations et autres escapades à travers les propriétés familiales.

BIO - Fille unique du comte et de feu la comtesse Cunningham, Isabella devait mener, sur le papier du moins, une vie de rêve. Elle était en tous cas le parti idéal, puisqu’en l’absence d’héritier mâle, le comte ne s’étant jamais remarié, quiconque l’épouserait hériterait du titre de Lord Cunningham, de son prestigieux domaine et de ses possessions.

Pourtant, au-delà des apparences, tout était loin d’être rose dans la vie de la jeune femme de 21 ans. Derrière les sourires de façade, lord Cunningham détestait profondément sa fille. Soupçonnant feu son épouse d’infidélité, il était au fond de lui-même convaincu qu’Isabella n’était pas de son sang. Voulant la faire payer pour les pêchés supposés de sa génitrice et la faire souffrir pour le déshonneur et la douleur que sa présence lui infligeait, il l’avait convaincue qu’elle n’était qu’une bâtarde. Pas en la disant fille d’un autre homme, ce qui aurait mis ce qui restait du nom des Cunningham en disgrâce, mais en lui racontant qu’elle était sa fille bâtarde avec une servante qu’il avait congédié sans demander son reste. Selon ses termes, la comtesse, quant à elle, était bel et bien morte en couches, mais en mettant un monde son véritable héritier qui, malheureusement, n’avait pas survécu. Alors pour éviter le scandale, on aurait fait passer Isabella pour la fille légitime du comte et de la comtesse. À chaque fois qu’il était seul en sa présence, son père ne cessait de lui répéter qu’elle n’était au final pas bien plus qu’un chat de gouttière qu’il aurait pu laisser à la rue, et que jamais elle ne serait comtesse.
Cela n’était pas pour déplaire à la jeune femme, qui de toute façon n’en voulait pas, de ce titre, ni de cette vie. Par contre, il lui fallait une échappatoire de cet enfer, et ce ne serait pas non plus en finissant dans un couvent ou un asile de pauvres. Pour Isabella, le temps commençait à presser.  Son père aidant, par son caractère effroyable, elle avait avait réussi à repousser son entrée dans la société londonienne, mais sous la pression des quelques figures féminines de son entourage familial, ne tarderait plus à arriver le moment où viendrait son tour d’être présentée pour la saison. Et il lui avait déjà promis que quiconque aurait le malheur de la choisir finirait en disgrâce lorsque, sur son lit de mort, il révèlerait sa bâtardise pour tout lui faire perdre....
Ce fût alors qu’elle se cachait dans un débarras pour esquiver son père, qu’elle tomba sur un vieux journal poussiéreux, qui commençait par ces mots : « Isabella, carissima bambina mia... »

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