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LE TEMPS D'UN RP

Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra]

Asma
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Asma
Mar 20 Déc - 16:55
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra] Y1mj

Une nouvelle Saison commence. La duchesse de Colorshire a toujours bel et bien l’intention de marier ses trois autres fils, à commencer par son aîné, Ricardo.

Victoria, quant à elle, serait "inmariable", à en croire ses proches. Sept Saisons déjà qu'elle traverse dans l'ombre, sans trouver chaussure à son pied. Et si la huitième tentative était la bonne ?


Contexte inspiré de Bridgerton - Faisant suite à ce sujet
Asma
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Asma
Mar 20 Déc - 17:05

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

En savoir plus.


- Qui l’eût cru ?

Confortablement installé dans la calèche, Ricardo faisait face à sa mère. A la gauche de celle-ci se trouvait Louis, et Charles face à lui. Si Ricardo lui-même ne respirait pas l’enthousiasme, les jumeaux faisaient une honnête tête d’enterrement.

- Ce n’est pas encore fait, mère, rétorqua Charles.
- C’est vrai, renchérit Louis. Isabella a encore le temps de revenir à ses sens, gloussa-t-il.

La duchesse gratifia son fils d’un regard faussement outré et d’un coup d’éventail sur la tête. Au fond, cette dernière était aux anges. Entre l’organisation du mariage et le lancement de la Saison, elle ne savait plus où donner de la tête. La demeure familiale était devenue un véritable moulin, qui voyait aller et venir traiteurs, fleuristes, couturières. Ricardo était heureux de pouvoir s’en extraire et passait le plus clair de son temps au Club, ces temps-ci. Sa mère avait fini par l’en déloger manu militari : « Tu ne peux pas manquer le premier bal de la Saison ! ». Et pourquoi pas ?

- La duchesse de Colorshire, le comte de Rosaland, Lord Louis Browson et Lord Charles Brownson, annonça un laquais à leur entrée.
- Duchesse, s’exclama aussitôt l’une de ses connaissances dont Ricardo ne se rappelait plus le nom. Mes félicitations pour votre plus jeune fils. Quel soulagement, n’est-ce pas ?

Ricardo serra les mâchoires. Sa mère ne releva pas la mesquinerie de sa question. Avec toute l’élégance et la dignité qui la caractérisaient, elle en fit fi. Au lieu de cela, elle rétorqua joyeusement à la cantonade, au grand dam de l’aîné de la famille :

- Un de fiancé, et pas des moindres. Plus que trois cœurs à prendre !

Tous les regards se tournèrent soudainement vers les trois fils Brownson. Ricardo se mortifia. Il aurait dû s’en douter. Sa mère était coutumière de ce type d’exactions. Traitresse ! Sans laisser son « amie » réagir, elle attrapa son aîné par le bras et avança à travers la pièce.

- La voilà, lui souffla-t-elle. Miss Juliette Kirkby. Son père n’est peut-être qu’un baronnet, mais il est fortuné. Un diamantaire, père du diamant de la saison. On peut certainement dire que notre bonne reine Charlotte a le sens de l’à-propos. Ou de l’humour. Ne pensez-vous pas, mon fils ?

Il fallait les voir, tous, s’agglutiner autour de la bienheureuse élue comme des mouches sur du miel. Avec la bénédiction de la reine elle-même, c’était l’ascension sociale assurée pour la belle. Pour son père également. Ricardo fronça les sourcils. Kirkby. Il ne lui semblait avoir déjà croisé l’intéressé au Club. Il en parlerait à Pemberton à l’occasion. Le larron connaissait tout sur tout le monde.

- Je vais me servir à boire, s’exclama Ricardo avant que sa mère n’ait le temps de proposer quoi que ce soit.
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Clionestra
Mar 20 Déc - 19:59

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra] Y1mj
Crédit : Wiisemary.
Victoria Sullivan, fille du baron Sullivan, était là. Comme toujours. Elle était dans chaque fête, chaque bal, chaque évènement qui lui était possible de faire de son petit niveau. Elle n’était « que » la fille d’un baron. Elle n’était rien de plus. Un baron remarié et attendant, peut-être, un héritier de sa seconde épouse. Elle savait être un boulet pour sa famille. Trop discrète, trop efface, trop muette. La couleur de ses cheveux, qu’elle ne pouvait malheureusement pas voir à cause de son incapacité à voir les couleurs, faisait pourtant sensation, parfois. Mais rapidement, les hommes, et les femmes, comprenaient que la jeune femme de 23 ans était aussi timide que silencieuse et on l’abandonnait à son coin.

Une nouvelle saison a débuté, et elle se retrouvait encore avec sa préceptrice, une femme âgée d’une soixantaine d’année, qui prenait le rôle de chaperon pour une vieille fille par-dessus la jambe. Sa belle-mère, l’actuelle baronne Sullivan étant incapable de venir dû fait de sa condition. Avoir, peut-être, le prochain hériter dans le ventre, ça ferait paniquer tout le monde.

Après avoir sauver un noble, dès mois auparavant, son père l’avait amené de force dans leur maison de vacances en Ecosse. Ses cheveux étaient moins étranges là-bas, mais elle avait toujours été aussi invisible. Il était curieux de savoir que sa petite sœur, Eleonor, avait déjà reçu plus de demandes en mariage qu’elle. Le record n’était pas difficile à battre, elle en avait reçu pour le moment aucun.

La faute était à sa timidité, certes, mais aussi à la panique qu’elle ressentait toujours dans ce genre d’évènement. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, ses muscles se tendaient, son corps transpirait… Avec les robes adaptées à la saison, elle avait l’impression d’être enfermé dans un four, prête à être mangé par un ogre…Ou plusieurs. Bien qu'elle faisait plusieurs bals par semaine, sa panique ne diminuait jamais. Au contraire. Sa préceptrice attrapa son bras.

- Victoria, ma chérie, va donc me chercher un verre, le veut-tu ?

Victoria baissa la tête affirmativement en avançant de quelques pas pour essayer de trouver la zone du buffet. Si elle le pouvait, elle raserait les murs. Elle devait se trouver un mari, mais elle avait envie de courir dans le sens opposé. Trop de monde, trop de regard, trop de tout. Elle posa les yeux sur le diamant de la saison… Victoria avait connu sept saisons, en comptant celle-ci, et sept diamants qui avaient toutes trouvés un mari pour ne plus être un fardeau pour sa famille. Victoria les enviait autant que cela la paniquer. Elle ne pourrait jamais être au centre de l’attention comme cela. Si elle l’avait été à cause de la revue mondaine, elle avait vite pris le choix de se cacher pour qu’on l’oublie.

- Ne devriez-vous pas aller avec elle ? demanda une femme âgée au côté de sa préceptrice.
- Oh, cette fille est aussi vieille fille que moi, elle ne risque rien.

Victoria ne dit rien. Rougis simplement face à l’image qu’on avait d’elle. Elle était donc, déjà, trop vieille pour trouver quelqu’un ? Elle avait envie de pleurer devant son incapacité à être …mieux qu’elle. Peut-être devait-elle faire semblant d’être comme le diamant. Elle souriait pourtant, souvent, toujours. Elle avait un joli visage parsemé de quelques taches de rousseur. Ses cheveux étaient comme des flammes. Elle avait un corps ferme et sans rondeur, embelli par une robe rouille foncé, qui allait bien avec ses cheveux. Ses gants étaient de la même couleur et son chignon, qui laissait tomber quelques mèches entourant son visage, posséder un ruban de la même teinte. C'était "sa" couleur. Elle était jolie. Parfois, Victoria se regardait dans la glace, ou dans un reflet, et elle se trouvait jolie. Cependant, même un visage beau ne pouvait rien faire contre la panique qui se cache au fond de ses yeux bleus. Chaque danse, qu’on lui obligeait à accepter par la société, était un calvaire de plus à subir. Un moment où respiration et concentration, pour ne pas suffoquer, l’empêche de s’exprimer.

Elle reporta ses yeux vers la table et se déplaça alors en trouvant le chemin avec le moins de contact à sourire possible. Elle ne voyait pas réellement les couleurs. Pour elle, toutes les couleurs étaient une nuance de noir et de blanc. Elle se souvenait pourtant très bien de la couleur de cheveux de chaque personne qu’elle avait rencontré avant… Elle savait que telle femme avait une chevelure blonde, treize ans auparavant, et une autre brune. Elle avait gardé ce secret depuis cette nuit où elle avait vu sa mère mourir d’une hémorragie après avoir accouché de sa petite sœur. Les couleurs avaient disparu, et si elle pouvait définir les couleurs parmi les nuances de gris, c’était que sa petite sœur, justement, l’aider. Si elle était muette, timide, un brin mal à l’aise parmi les gens, elle était encore « normale ». Si on venait à apprendre qu’elle ne voyait plus les couleurs, son cas deviendrait clinique, on voudrait savoir comment pourquoi quand, et rien que de penser à devoir s’exprimer autant, sa tête la tournait.

- La pauvre Isabella Cunningham, tout de même, dit une voix, elle passe de fille de baron à marié à un quatrième fils.
- Et quel fils !

Victoria se tourna doucement pour voir deux femmes, bien plus remarquable qu’elle par leur robe et le tissu utilisé, regardant vers le milieu du bal. Là-bas, il y avait deux frères Brownson. Elle rougit en se rappelant l’énorme effet qu’elle avait fait la dernière fois. Avoir oser parler à un Brownson en premier lui avait valu bien des tracas. Son père l’avait disputé pour ne pas avoir fait cela avec plus de discrétion… Elle, qui d’ordinaire était si discrète, n’avait réussi qu’à mettre son nom dans une revue mondaine. Elle écouta alors la première femme rajoutée des absurdités sur le quatrième fils. Victoria n’avait pas compris toute la situation, mais sa sœur lui avait dit qu’Antonio lui avait dit quelques phrases, entrecoupé de douleur… et il était maintenant certains que l’homme était une bonne personne. Victoria se retourna après avoir soupirer simplement, encore une fois de cette manière discrète et silencieuse. Si on ne la regardait pas, on ne pouvait entendre ses sentiments, pourtant son visage était assez expressif pour ne pas avoir besoin de mot.

Là, quiconque la regarderait comprendrait qu’elle n’est pas d’accord avec les âneries dites, et qu’elle défendait, mentalement, l’homme. C’était ainsi, elle était un livre ouvert sur ses sentiments. Tout s’écrivait sur son visage … Et quand elle se tourna pour prendre un verre, toute personne la regardant pourrait voir à la suite, le choc, la panique, la honte, et le presque évanouissement.

De l’autre côté de la table, devant elle, se trouvait Ricardo Brownson. Devant elle. Comment n’avait elle pas fait pour le voir avant ? Ce n’était pas comme s’il était petit ! Elle avait réussi à voir les jumeaux au loin, mais l’ainé était passé sous son radar. Elle rougit de plus belle. Elle devait faire quelque chose non ? Elle devait le saluer ? Lui dire quelque chose, vanter son apparence, parler d’un livre… Lui parler de la couleur de ses cheveux, une véritable obsession pour la jeune femme qui trouvait la couleur unique malgré les nuances de gris. Il fallait parler mais les mots restaient coincés dans sa gorge avec une force qui rendait le tout douloureux. Elle finit par se faire bousculer, et comme le geste était enclenché, elle se pencha un peu pour une révérence.

- Je … je … je … dé… désolée … pour … pour la dernière fois !

Dans l’histoire de la tentative de meurtre, le nom de la jeune femme avait été oublié maintenant. Même en apparaissant dans les papiers journaux, on ne se rappelait pas d’elle … Ricardo se rappelait-il simplement d’elle ? Elle releva les yeux humblement vers lui, et il pouvait en lire l’effroi. S’il devait ne pas se souvenir, elle allait peut-être avoir besoin de respirer dehors. Elle avait peu de résistance à la honte.


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Mer 21 Déc - 16:14

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

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Installé près du buffet, sa coupe à la main, Ricardo prit le temps d’examiner les lieux, qu’il avait traversés au pas de charge. Comme toujours, leur hôte du jour avait fait des merveilles de décorations et d’ornements pour l’occasion. Le thème choisi devait être celui de la fin de l’hiver et du printemps, pour attaquer cette nouvelle Saison. Des structures de glace, des cascades de roses blanches et de pivoines rose pâle. Des gouttes de cristal, un peu partout, dans lesquelles se diffractait la lumière en arcs-en-ciel et en fractales. Il fallait le reconnaître, l’effet était plutôt réussi. Le comte réalisa, non sans un certain étonnement, qu’il ne s’était même pas enquis de savoir qui étaient leurs hôtes de la soirée. Probablement la désagréable connaissance qui avait fait la remarque à sa mère, un peu plus tôt. C’étaient généralement les hôtes qui accueillaient les premiers leurs invités.

Ricardo vida sa coupe d’une traite et la troqua contre une autre, pleine, sur le plateau d’un valet de passage. De l’autre côté de la pièce, l’orchestre jouait encore un air qui seyait à l’accueil des invités, et qui donnait encore le temps à ceux qui ne l’avaient pas fait d’aller solliciter des danses à ces demoiselles. La première danse ne tarderait plus à être lancée. La pièce était déjà bien remplie. L’aîné des Brownson reconnût quelques têtes familières. D’autres l’étaient moins. Quelques-uns de ses jeunes comparses du Club figuraient aux rangs des présents, ceux qui avaient la joie de ne pas avoir non plus déjà trouvé épouse.

A défaut de faire contre mauvaise fortune bon cœur, il essayait de faire bonne figure, tout simplement. Pour faire honneur à sa mère. Et pourquoi pas, si la perle rare se trouvait miraculeusement parmi toutes ces jeunes femmes, trouver l’amour. Notion rare, s’il en était une dans son monde, mais dont ses parents faisaient chaque jour la preuve irréfutable. Il leur en voulait, d’une certaine façon. Il leur en voulait d’avoir mis la barre si haut pour leur fils, avec leur histoire personnelle. Serait-il capable de se contenter de moins qu’une passion furieuse comme la leur ?

Un échange qu’il avait eût avec Isabella quelques jours plus tôt lui traversa l’esprit. « Alors, comte, quel nouveau record de pâmoisons envisagez-vous cette année ? Et si nous en faisions un pari ? ». Il s’en était amusé l’année précédente. A défaut d’autre chose, cela l’amuserait sûrement cette année encore. Il ne pût retenir un éclat de rire sonore, qui lui valut le regard désapprobateur d’une vieille rombière, occupée à présenter sa pupille à lord Ashton.

Une voix fluette attira soudain son attention. Ricardo baissa les yeux pour tomber sur une frêle silhouette à la crinière de feu, et vêtue d’une robe assortie à la couleur de ses cheveux. Il était difficile de la rater, dans une telle tenue, et pourtant, la jeune femme parvenait l’étrange exploit de réussir à se rendre invisible.

- Miss Victoria, s’exclama-t-il, agréablement surpris. Quel heureux hasard de vous trouver ici !

A son tour, il se courba pour saluer la demoiselle, jetant un œil autour d’eux, se demandant où se trouvait le chaperon de la jeune femme. A tout le moins n’en avait-il pas besoin pour se présenter, ayant eu l’occasion de croiser la route de la jeune femme auparavant. C’était d’ailleurs une véritable joie de faire sa rencontre en ces lieux. Depuis le temps qu’Isabella lui avait demandé d’essayer de retrouver la jeune femme pour lui faire part de ses remerciements, il n’avait jamais eu l’opportunité de lui faire passer le message. En effet, il avait appris qu’elle avait quitté Londres avec sa famille. Il ne s’était par suite plus enquis de savoir si et quand elle revenait. Les affaires l’avaient bien trop accaparé.

- Désolée ? Vous êtes désolée ? S’étonna-t-il sincèrement. Mademoiselle, vous avez sauvé la vie de mon frère. Pour cela, je vous serai éternellement obligé.

Il s’inclina de nouveau profondément face à la jeune femme pour lui exprimer toute sa gratitude. Puis, se redressant, son attention fût attirée par le carnet de bal au poignet de la jeune femme.

- Je manque à tous mes devoirs. Me feriez-vous l’honneur d’une danse ?
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Clionestra
Ven 20 Jan - 15:23

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

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Avec sa peau claire, pouvait-elle pâlir ? Victoria ne pensait pas cela possible. Elle se pensait déjà au plus proche de la transparence et pourtant l’homme la regardait elle. Blêmir ou rougir, son corps ne le savait pas et elle avait l’impression que le monde allait commencer à tourner. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’elle se retrouve avec un homme aussi intimidant. Riccardo Brownson l’intimidait comme une petite fille devant un géant. Elle attendait de se souvenir comment respirer. Par le nez ou par la bouche ?

Elle se détestait. Comment ne pouvait-elle pas être habitué ? Comment faisait-elle pour ne toujours pas savoir comment survivre ? Elle voulait trouver un mari, un qui ne lui parlerait jamais, n’aurait pas de famille, aucune envie, et s’enfermer dans une pièce à broder ou à lire toute la journée… Cela serait tellement une belle vie. Elle ne voyait pas quel homme, même désespéré, pourrait vouloir d’elle comme femme pour avoir un enfant…. Elle n’était plus à ce genre de recherche dans son esprit. Elle choisit de rougir un peu. « heureux hasard ». Ce n’était pas un hasard si on continuait à la sortir à chaque bal, évènements ou sorties qui pourraient l’amener à déguerpir.

Elle avait écarquillé les yeux devant la courbette de l’homme. C’était rare que l’on fît l’effort avec elle. Elle n’était qu’une fille de baron. Elle faillit lui dire de ne pas s’en faire, mais il était trop tard et le rouge continua de colorer ses joues. Elle n’avait pas l’impression d’avoir fait quoi que ce soit pour Antonio Brownson. Avoir été témoin de son agression avait été une coïncidence, et peut-être aurait-elle dû appeler directement médecin au lieu de chercher Riccardo ? Elle n’en savait rien et décida qu’elle ne pouvait pas pleurer sur le lait renversé. Elle releva simplement les yeux et sourit, laissant s’illuminer de bonheur un instant ses yeux.

- C’é… c’était … nor… normal ! dit-elle alors.

Qu’importe qui avait été l’homme dans la rue, elle l’aurait sauvé de la même manière. Cependant, elle était heureuse que cela soit tombé sur un frère Bronwson. Il semblait gentil. Il semblait bon. Alors elle n’avait aucune raison de se ressentir coupable. Elle rougit encore quand il lui proposa une danse. Elle ne pouvait pas dire non, mais elle avait l’impression que son cœur tambourinait tellement fort dans son corps. Elle avait déjà dansé avec des Bronwson, mais c’était parce qu’elle était une oublié, un pot de fleurs qui faisait pitié à la duchesse … C’était la première fois que quelqu’un lui proposait une danse aussi spontanément … et malheureusement, elle adorait danser. Elle fit une révérence et tendit son carnet de bal, complètement vide.

- Cela serait avec plaisir, dit-elle alors qu’elle rougissait de plus belle.

Pour une fois, sa chaperonne n’aurait pas son verre tout de suite… même si Riccardo ne prenait pas la première danse, ce qui l’étonnerait c’était une danse importante, il faudrait quelques minutes à Victoria pour reprendre le contrôle de son cœur. Elle sourit d’un coup en se faisant à nouveau la réflexion qu’elle était tombé sur une famille de bonnes personnes, et elle aimait les bonnes personnes.

HRP - si tu veux avancer en disant qu'ils vont danser ou attende leur danse, n'hésite ps  **


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Lun 6 Mar - 18:00

Ricardo Brownson
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En savoir plus.


Ricardo se fendit d’une nouvelle courbette et s’empara délicatement du poignet de la jeune femme pour y prendre le carnet de bal, dont il signa de son nom la première ligne ainsi que, dans un accès d’audace digne de ses frères, la dernière ligne.

- J’espère que vous ne me bouderez pas le plaisir de me céder également votre dernière danse de la soirée, lui sourit-il d’une voix enjôleuse.

Ceci fait, il offrit élégamment son bras à la demoiselle, sous le regard mi-figue mi-raisin d’une vieille matrone qu’il gratifia d’une moue interrogative. Une chaperonne qui décriait son choix de cavalière ou bien une connaissance de la demoiselle ? Ricardo haussa intérieurement les épaules et entraîna la charmante jeune femme à ses côtés vers le centre de la pièce. Au loin, il aperçut sa mère, qui s’éventait en discutant gaiement avec l’une de ses connaissances, lui adresser un regard curieux. Curieux, pas désapprobateur. Ni particulièrement enjoué non plus, il fallait le reconnaître. Curieux lui convenait parfaitement.

Après tout, il s’agissait de la femme qui avait sauvé son frère, et c’était la chose la plus galante qu’il puisse faire pour elle. On ne promettait pas une dette de sang à une jeune femme. Ce serait lui souhaitait malheur que d’espérer une occasion de pouvoir lui rendre la pareille. Alors s’il pouvait, par une ou deux danses, trouver grâce à ses yeux et lui véhiculer la gratitude qu’il ressentait, qu’il en soit ainsi.

Ricardo plaça sa partenaire face à lui et la salua, de même que le couple à ses côtés. Les premières notes s’égrenèrent d’un violon sur le rythme d’un joyeux quadrille. C’était idéal pour une mise en jambes de début de bal, mais ce n’était pas le type de musique sur lequel on pouvait faire la conversation à sa partenaire, pas vraiment. Du moins pas dans les premières figures de la danse. La musique emplit la salle de bal. Face à lui, la jeune femme sembla blêmir quelque peu mais Ricardo affecta de ne pas le relever. La voix moqueuse d’Isabella raisonna dans son esprit, lointaine. Pour une raison qu’il n’aurait su expliquer, il ne souhaitait pas voir cette jeune femme se pâmer sans raison, comme certaines greluches qui lui tombaient littéralement dans les bras. Un accès de sympathie pour sa personne, certainement. L’élan de la danse les emporta, tournoyant, virevoltant. L’aîné de la fratrie des Brownson était, à l’instar de son père, un excellent danseur. C’était pour lui toujours un vrai plaisir de voir son père faire danser sa mère et cette dernière lui retourner un regard émerveillé et emplit d’amour. Peut-être aurait un jour la chance d’en faire de même. Quand il aurait trouvé chaussure à son pied.

Ricardo changea de partenaire, retrouva Victoria, la quitta de nouveau, pour mieux la reprendre à son bras. Les pas changèrent et il put garder sa cavalière quelques instants à ses côtés.

- D’aussi loin que je me souvienne, il me semble que ce n’est pas la première saison où je vous vois, mademoiselle. Auriez-vous des goûts si particuliers qu’il vous soit difficile de trouver chaussure à votre pied ? Ou bien chercheriez-vous à gagner quelques précieuses années de tranquillité ? S’amusa le grand gaillard, sans moquerie aucune.
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Clionestra
Ven 10 Mar - 17:01

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra] Y1mj
Crédit : Wiisemary.
Victoria n’était pas ce genre de femme à feindre l’évanouissement ou la chaleur pour avoir les faveurs d’un homme. Non. Quand elle commençait à se sentir mal, elle fuyait la salle de danse et respirer ailleurs. Elle ne tombait pas réellement dans les pommes, elle faisait des malaises loin des regards et revenait en faisant semblent que tout va bien. Oui. Victoria était le genre à faire croire que tout va bien, alors même que son visage exprimé la peur la plus pure.

Sauf que quand elle parlait à un homme, un homme qui le regardait droit dans les yeux, elle ne pouvait s’enfuir. Personne ne la regardait jamais ainsi. Elle fit un petit sourire, timide et doux, quand il prit la dernière danse aussi. Victoria aimait danser. C’était aussi pour cela que malgré toute sa peur, elle continuait de venir et d’accepter les danses. Toutes les danses. Elle aimait danser, bien qu’elle ne soit pas particulièrement douée, et comme les hommes n’avaient aucun intérêt pour elle, alors elle pouvait profiter des danses.

- Je … je vous cède tout ce que vous voulez, dit-elle en parlant avant de réfléchir pour rougir à nouveau.

Voilà peut-être la raison pour laquelle la rousse ne parlait pas … On ne la trouvait pas intéressante et en plus, sous la panique, elle disait vraiment n’importe quoi. Elle prit le bras de l’homme et se critiqua avec des mots forts peu glorieux mentalement. Elle essaya d’oublier la honte qu’elle ressentait. Elle oublia d’ailleurs alors qu’elle se fendit d’un sourire plus heureux au fur et à mesure de la danse. Elle aimait tellement danser. Même si on l’oubliait, même si elle n’était pas douée, même si on la critiquait, qu’importe. Elle se fichait bien de tout ça. Elle s’amusait. Elle aimait particulièrement danser avec les Brownson, parce qu’ils aimaient danser. Victoria aimait croire que, peut-être, on aimait danser avec elle aussi. Parce qu’elle était discrète et non demandant d’attention.

Elle reposa ses yeux sur l’homme et allait répondre quand la suite de sa question lui fit perdre l’équilibre. Malgré elle, elle trébucha sur ses pieds et se retrouva contre le torse de Riccardo. Une proximité bien trop proche, bien que personne n’irait parler de sa réputation. Tout le monde savait que Victoria n’intéresserait même pas le plus vil et le plus débauché des débauchés. Elle se reprit alors que le rouge remonta ses joues et qu’elle pinça ses lèvres en fuyant le regard. Que devait-elle répondre à cela ? Devait-elle lui rappeler, simplement, que ce n’était même pas la première fois qu’ils dansaient ensemble ? Tout le monde l’oubliait. Elle porta un regard vers son chaperon qui ne jetait même pas un regard vers elle. Tout le monde le savait aussi. Victoria n’était pas le genre de personne à générer de l’intérêt pour un homme. Encore moins une personne comme Riccardo Brownson.

- Je …, commença-t-elle en laissant sa langue humidifier ses lèvres pour chercher la réponse adaptée, je ne suis au goût de personne…

Elle aurait pu trouver une blague, pour répondre par la plaisanterie. Elle savait rire avec sa sœur. Elle aurait pu dire « je vous attends, vous » en le taquinant. Elle pourrait badiner. Son esprit pensait aux bonnes réponses à donner. Elle aimait les livres d’amour où la jeune femme trouve des réponses pertinentes, amenant joutes verbales et sourires. Elle n’était pas ce genre-là. Ou plutôt, elle l’était mais seulement dans sa tête, en sécurité dans son esprit. Elle n’était pas courageuse. Elle releva les yeux vers l’homme et réfléchit à une façon de le faire sourire.

- ou alors, reprit-elle, je … j’attendais votre frère mais … mais maintenant c’est … trop … trop tard.

Elle avait bien sur voulu parler d’Antonio, et bien sûr, elle voulait mettre dans sa voix de l’humour et de la bonne humeur. On pouvait entendre qu’elle essayait dû moins de paraître amusante et douce. Elle avait repris sa contenance et espérait ne pas devenir, maintenant, aux yeux de l’homme une nuisance. Ce qu’elle pensait souvent d’elle, par ailleurs. La danse allait bientôt se terminé et elle aurait besoin d'aller respirer, dans les jardins peut-être.


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Sam 8 Avr - 18:05

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

En savoir plus.


Ricardo changea de partenaire et retrouva rapidement la jeune femme. Il fronça légèrement les sourcils. Il ne savait que faire de la dernière réflexion de la jeune femme. Était-ce du lard ou du cochon ? Était-elle sérieuse – et donc possiblement parfaitement potiche, ce qui aurait été une grande déception pour le comte qui commençait à lui trouver quelques qualités – ou bien s’agissait-il d’une boutade ? Auquel cas il aurait une qualité supplémentaire à ajouter au compte de la jeune demoiselle, le sens de l’humour. A tout hasard, il se prêta au jeu.

- Mon frère, rien que ça ? Je crains qu’il ne vous faille être plus précise, mademoiselle, j’en ai une armée, sourit-il.

Un quart de tour d’un côté, puis de l’autre. Il refit face à sa partenaire et scruta sa réaction. Elle avait donc le sens de l’humour. C’était charmant.

- Je ne manquerai pas de transmettre à Antonio qu’il est d’un charme fou lorsqu’il dégouline de sang. La comtesse de Cunningham devrait apprécier, ajouta-t-il avec un bref éclat de rire.

L’air toucha à sa fin. Ricardo se fendit d’un salut et d’un dernier sourire avant de quitter la demoiselle. Le comte se dirigea alors vers les tables pour se servir un nouveau verre avant que ne démarre le morceau suivant. Ne pas oublier à quelle autre jeune fille il avait demandé ou promis une danse. Il fallait jouer le jeu. Il vida son verre d’une traite et repartit pour un tour.

La soirée fila, les danses s’enchainèrent. Ricardo était un bon fils, car c’était bien pour faire plaisir à sa mère qu’il se prêtait à ce jeu. Cette dernière l’intercepta alors qu’il venait de repérer une connaissance à l’autre bout de la pièce. Elle s’empara de son bras et s’y accrocha fermement, talonnée de près par l’une de ses comparses. Car il n’y avait pas d’autre terme pour les qualifier dans ces manigances, ces jeux de l’amour et du pas-beaucoup-de hasard.

- Mon cher fils, j’ai vu que vous n’étiez pas allé demander une danse à la fille du baronnet Kirkby, commença-t-elle, exagérément mielleuse.

Ricardo détestait sa mère lorsqu’elle était de cette composition. Comme si elle avait quelque chose à prouver à toutes ces mégères. Pourquoi donnait-elle l’impression de se sentir redevable de quoi que ce soit à qui que ce soit. Surtout à ces bonnes dames…

- J’ai pris sur moi de le faire pour vous. La dernière.
- La dernière ? Je l’ai déjà sollicitée auprès de mademoiselle Victoria.
- Avec qui vous avez déjà dansé en début de soirée ? Les règles de bienséance ont été respectées. Je suis sûre qu’elle comprendra qu’accorder deux danses à la même demoiselle dans la même soirée peut poser question. Et puis. Miss Juliette est le diamant de la saison, une fille charmante et brillante, et vous êtes l’un des plus beaux partis de la pièce.
- Que vous lui refusiez cette grâce ne manquerait pas de faire jaser, ajouta sa compagne.

Lady quelque chose. Canberra, peut-être ? Une commère de première catégorie. Ricardo ne doutait pas que si rumeur il y avait, elle en serait avec une certitude absolue à l’origine. Le grand brun persistait à se demander comment sa mère s’accommodait d’une bonne femme pareille.

- Ce n’est que le début de la saison, souffla sa mère comme pour le rassurer, et la fin cette soirée.

Comprendre la fin du calvaire. Ricardo soupira. Il lança un regard en direction de la charmante blonde, qui le gratifia d’un sourire pudique. En cet instant, il se trouva à maudire sa mère, et plus encore la lady Canberra. Avant de rejoindre le diamant de la saison, Ricardo s’approcha de la charmante rousse à qui il avait initialement promis cette danse.

- Je vous présente mes plus plates excuses, miss Sullivan, je crains de n’avoir été pris dans un guet-apens. Je suis, à mon corps défendant, au regret de devoir retirer mon nom de la dernière ligne de votre carnet de bal. A charge de revanche, si vous le voulez bien, sourit-il avant de s’éloigner à contrecœur.

Il se dirigea alors vers la blonde qui l’accueillit avec un grand sourire et il l’entraîna sur la piste de danse pour la valse de clôture de la soirée.
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Lun 10 Avr - 15:27

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

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Après la danse, Victoria avait eu besoin de respirer. Un coup. Deux coups. Trois coups. Plus de fois que ce que les convenances le voulaient pour une jeune femme … mais comme personne ne le remarquer, elle se permit de respirer. Il y avait le stress habituel, bien sûr. Ce moment où elle réalisait que les murs se rapprochaient et que tous les yeux étaient tournés vers elle. Il y avait eu aussi l’éclat de rire de Ricardo Brownson. Ce n’était pas habituelle, là, qu’un homme lui sourit de cette façon.

Quand elle dansait, quand elle était dans les bras d’un homme, on l’oubliait. Même coincé dans leurs mains, les hommes l’oubliaient. Oublier sa présence. Même l’armée de frère Brownson, bien que gentils et courtois, n’avaient pas dérogé à cette sacro-sainte règle. Ils l’oubliaient une fois que la danse se terminé. Alors qu’elle reprenait sa respiration, observant la salle, un fin sourire apparu sur ses lèvres. Pour une fois, elle allait danser une deuxième fois avec un homme qui l’avait regardé, réellement.

Ricardo avait laissé échapper un rire et … Elle s’était sentie heureuse. Remarqué. L’idée d’avoir une seconde danse avec lui, la dernière, lui faisait battre son cœur plus rapidement. Elle resta dans son coin, comme d’ordinaire, sans se faire remarquer, sans faire de vague. Un pot de fleurs avait plus de visite qu’elle dans la fête, mais elle savait que la dernière danse allait arriver. Et elle serait vu une nouvelle fois. Pas simplement comme la fille sans intérêt. Sauver Antonio Brownson avait été une bonne chose. Malgré les remontrances de son père, malgré les rumeurs qui auraient pu s’abattre sur elle. C’était une bonne chose. Elle l’aurait fait pour n’importe qui. Peut-être pas ainsi, vue qu’elle avait reconnu l’homme. Mais elle l’avait fait parce que c’était ce qui était bien à faire. Le fait que ça lui permettait d’avoir été vu lui faisait plaisir, et elle avait l’impression que le monde tanguait un peu moins.

Alors que le temps défila, le jeune Brownson était la seule raison pour laquelle elle resta encore. D’ordinaire, elle faisait appeler une servante, ou quiconque acceptant, pour la raccompagner à la place de son chaperon qui s’amusait bien trop avec ses comparses. Pour une fois, elle attendit patiemment. Contre son pot de fleurs.

- Ricardo Brownson est sans contexte le plus beau parti de la soirée, ma fille, tache de le faire tomber à tes pieds pour cette dernière danse, fit une femme à côté d’elle.

Elle l’observa. Le diamant de la saison était vraiment magnifique. Tout dans son air, jusqu’à la pointe de ses cils, donnait l’impression d’avoir été sculpté par quelques maîtres. En comparaison, Victoria se sentait grosse, alors qu’elle ne l’était point, trop grande, ce qu’elle était peut-être un peu plus. Mais surtout, elle se sentait rousse et compacte et … Elle se recula à peine contre le mur. La femme continua de parler en entrainant le jeune diamant dans son sillage. Elle parla de l’argent, du titre et de la noblesse de l’homme. Elle ne parlait pas de son sourire, de son humour ou de sa gentillesse.

Victoria se souvenait de la première rencontre avec l’homme. Il avait souri et avait tenté de la calmer. Même quand ils étaient partis de la fête pour rejoindre son frère, il avait été maître de lui-même et avait réussi à la détendre, elle. Elle dont le moindre bruit trop fort ou le moindre mot faisait trembler comme une feuille. Ricardo s’approcha et elle savait déjà ce qu’il allait lui dire. Elle essaya de fendre son visage pour ne pas donner l’impression d’être déçu. Il était normal qu’un homme tel que lui danse et courtise une femme tel que le diamant.

- C’est … … Ce n’est rien, fit-elle mais doutant qu’il puisse l’avoir entendu.

Elle sentait ses yeux la piquer. Elle se sentait affreusement mal et ne savait pas comment supporter les regards sur elle. Personne ne la regarder, ou tout le monde. Elle ne savait pas. Elle papillonna des yeux encore. Elle cru intercepter le regard de la mère de Ricardo mais n’osa pas faire le moindre mouvement avant d’être sûr d’avoir essuyer ses sentiments. « A charge de revanche » avait-il dit … mais elle doute qu’une fois la nuit ayant passer le chiffon sur la soirée, il se souvienne d’elle. Et ça lui faisait mal au cœur sans pouvoir le définir. Elle fit une courbette vers la mère et trouva un moyen de s’excuser pour leur hôte. Il ne restait plus qu’une danse. Cette danse. Avant la fin de la soirée. Mais elle ne se trouvait pas le courage de l’attendre et son chaperon accepta de partir en avance pour éviter la cohue des départs.

*

La nuit avait été affreuse. Une fois seule, après un débrief avec sa sœur et sa belle-mère, elle était partie se coucher. Et elle avait pleuré. Ce n’était pourtant rien, elle avait l’habitude de ce genre de réaction qu’elle suscitait, ou justement pas. C’était juste que, cette fois, elle avait vraiment eu l’impression qu’on la voyait, elle. C’était stupide. Elle aurait dû le savoir.

Se levant de bonne heure, plus que ce que la maisonnée en avait l’habitude, elle trouva Sally, une servante avec qui elle avait une relation presque amicale, qui était en train de recoudre une robe.

- N’aurais-tu pas envie d’une balade à Hyde Park ? proposa la rousse avec un sourire.

Elle utilisait Sally pour ses sorties. La chaperon qui l’accompagnait au bal était trop vieille pour des longues balades et sa mère avait un enfant en train de pousser dans son ventre. Sally était aussi la servante qui ne l’oublierait pas. C’était déjà arrivé. Qu’une personne devant l’accompagner oublie tout simplement pourquoi elle était sortie et rentre sans elle. Sans tache sur sa réputation. On l’oubliait, même pour les rumeurs à colporter. Une fois prêtes, les deux femmes partirent pour une promenade mériter.

- Mademoiselle, fit Sally avec un fort accent français, auriez-vous envie d’un nouveau roman ?

Victoria réfléchit… Elle avait en effet fini la lecture des derniers qu’on lui avait prêtés. Sa maison n’était pas assez riche pour se permettre une bibliothèque excentrique mais Sally, et sa manie de parler avec tout le monde, avait réussi à créer un véritable petit circuit de prêt entre différentes maisons.

- Je … je pense que oui, fit-elle plus détendu et pouvant parler sans bégayer une fois le calme pris. J’ai fini les deux derniers hier et n’est pas eu l’occasion de vous le demander.
- J’irais demander alors.

Sally eut les joues roses et Victoria lui fit un sourire éclata. Sally était amoureuse d’un majordome. Elle ne savait pas la maison de l’homme, mais elle savait qu’il était toujours ravi de rendre service à Sally. La matinée était chaude et Victoria se permit de décaler son chapeau pour apprécier le soleil sur ses joues. Qu’importe ses tâches de rousseurs, ce n’était qu’un détail dans la liste de ses défauts pour trouver un homme. Sa peau, elle, blanche  à la limite de la transparence ne semblait pas subir de conséquence à sa prise de soleil régulière. Elle appréciait simplement le soleil. Alors qu’elle le poussa encore un peu, Sally glapit doucement.

- Ne serait-ce pas Ricardo Brownson là-bas ?

Et Victoria paniqua. N’osant bouger pour vérifier les dires de son amie … Seulement, il n’y avait pas de doute, si Sally le disait, et le monde étant contre elle pour se ridiculiser, alors c’était certainement l’homme qui l’avait fait pleuré toute la nuit « là-bas ».


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Dim 14 Mai - 20:53

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

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Il fallait le reconnaître, Juliette Kirkby était une personne étonnante. Pas du tout ce à quoi il s’était attendu. Après tout, la reine Charlotte avait de l’esprit, elle avait de l’humour, elle avait du goût. Elle n’aurait certainement pas choisi la première empotée venue pour en faire son diamant. Ricardo pouvait sentir le poids des regards qui pesaient sur eux tandis qu’il dansait avec la charmante. La jalousie de ces messieurs qui n’avaient pas eu l’opportunité de danser avec elle. La jalousie des demoiselles auxquelles lui-même n’avait pas proposé de danse. Il s’en ouvrit à la jeune femme qui lui répondit d’un sourire poli. Visiblement, elle n’avait pas le sens de l’humour de sa cavalière de début de soirée.

Ricardo s’en voulut intérieurement. Obligé de faire faux bond comme il avait dû le faire à miss Victoria lui déplaisait grandement. Il avait tenté de jeter un œil dans la pièce tandis qu’il faisait tournoyer sa ravissante partenaire, mais n’avait plus recroisé la jeune femme à la chevelure rousse. Elle aurait dû être plutôt facile à repérer, mais elle semblait avoir un talent particulier à essayer de se faire disparaître en toile de fond. La danse toucha enfin à sa fin. Ricardo salua bien bas la fille de baronnet. Il rejoignit par suite sa mère, à laquelle il offrit un bras pour quitter les lieux.

A peine descendus du cabriolet, sa mère se retira dans ses appartements. Ses deux frères avaient disparu avant même la fin de la soirée. Probablement pour aller passer la deuxième partie de soirée dans un endroit plus festif mais moins convenable. Ricardo n’en avait cure. Qu’ils fassent leur vie. Lorsqu’il passa devant le fumoir, il s’étonna d’y trouver de la lumière. Il toqua. Deux coups brefs. Son père, verre de brandy à la main, avait le regard plongé dans l’âtre et ne leva même pas la tête vers lui. L’aîné des fils Brownson approcha, jusqu’à apparaître dans le champ de vision du duc.

- Tu avais raison, Ricardo, lança le duc sans lever les yeux.
- Père ? S’inquiéta le grand brun.
- Cette expédition pour les colonies, c’était un mauvais investissement.

Ricardo mit quelques instants à remettre les choses dans leur contexte et à comprendre de quoi son père était en train de parler. Ils avaient eu une discussion, quelques mois auparavant, au club. Un illustre nobliau inconnu était venu leur proposer de s’associer à une entreprise maritime qui semblait parfaitement fumeuse au fils Brownson. Celui-ci avait suggéré à son père de refuser de donner suite à une telle absurdité. Les garanties n’étaient pas suffisantes. Le voyage était dangereux, le navire dans un état plus que douteux et son assureur n’offrait que très peu de garanties. Tous les signes d’un mauvais investissement.

- Le navire est perdu en mer, soupira son père. Avec toute sa cargaison.
- Et ? Rétorqua aussitôt le fils, avant de réaliser la véritable implication de ses propos.

On pouvait être sûr que tous les investisseurs de cette opération désastreuse y laisseraient des plumes. Non, il n’avait quand même pas… Le vieil homme contemplait le liquide ambré qu’il faisait tournoyer dans le verre ballon entre ses doigts. L’assureur indigent avait mis la clé sous la porte.

- Combien, père ?

Celui-ci se refusa à répondre. Il se contenta de faire « non » de la tête. Ricardo se dirigea vers le bar et se servit un verre à son tour qu’il vida d’un trait. Il remplit de nouveau son verre.

- Giallo ? Ou Violet House… hasarda Ricardo.
- C’est hors de question, s’empourpra le duc. Ta mère ne s’en remettrait pas.

Ricardo se figea. Si son père y avait mis un montant significatif, alors l’impact financier pour la famille serait non négligeable. D’autant qu’au vu de la gentillesse de ses parents vis-à-vis de la domesticité et de leur réticence à augmenter les loyers de leurs locataires, les nombreuses demeures de la famille ne permettaient pas de soutenir le budget familial. Au contraire, il ne faisait qu’en creuser un déficit qu’il ne savait désormais plus comment éponger, surtout avec ce qui était en train de leur tomber sur le coin du nez. Ricardo déglutit difficilement.

- Mère ?
- Elle n’est au courant de rien. Pas un mot ! S’exclama-t-il, le regard suppliant.
- Mais….
- Pas les maisons. Il faudra trouver autre chose, gronda le patriarche.

Ricardo vida le second verre qu’il reposa avec fracas dans le plateau d’argent et quitta la pièce. Son père était une catastrophe quand il s’agissait de gérer le budget de la famille. C’était pour cela que c’était l’aîné des fils Brownson qui s’occupait du portefeuille de la famille depuis qu’il était en âge de le faire. Avec ses frasques et ses idées loufoques, son père n’était bon qu’à dilapider la fortune qu’il avait pourtant réussi à amasser dans ses plus jeunes années. Et les rares fois où il y mettait le nez, il n’en ressortait rien de bon… la preuve, une nouvelle fois. Mais jamais le désastre n’avait atteint de telles proportions.

Le grand fils parcourut les couloirs et s’enferma dans sa chambre. Les mains posées sur le crâne, il fit longtemps les cent pas à travers la pièce. Pour toute l’affection qu’il avait pour Isabella, il était hors de question de solliciter un quelconque soutien financier à la comtesse. Antonio et elle étaient en train de préparer leur mariage. Ils avaient traversé suffisamment de tourmentes en l’état. Il ne serait pas dit que cette union était une union d’intérêt pécuniaire. Son père refusait de toucher aux maisons et, s’il n’en parlait pas à sa mère, à leur train de vie dans son ensemble.

Le jeune homme ne voyait plus qu’une solution. Son père aimait l’amour. Jamais il n’aurait osé évoquer quelque chose de cet acabit. Mais Ricardo était un homme rationnel qui aimait profondément sa famille. Toutes les unions ne pouvaient pas être faites d’amour et de passion. Ce ne serait qu’un sacrifice de plus sur l’autel de l’amour filial. La fille du diamantaire…

*

- J’ai entendu dire que toutes ces demoiselles seront de sortie à Hyde Park, aujourd’hui, sourit la duchesse.
- C’est vrai qu’il y fait un temps radieux, ma chère, répondit le duc, le nez dans son journal.

Elle posa sur son fils un regard appuyé. Ricardo fit mine de l’ignorer, semblant particulièrement préoccupé par le fond de sa tasse de thé.

- Y a-t-il un souci, Ricardo ? Demanda la duchesse en posant un regard circonspect sur son fils aîné.
- Non, du tout, mère, mentit éhontément le grand garçon.
- Tu sembles… lointain.
- Je vais y aller. Je dois passer au Club ce matin. Une urgence à régler, ajouta-t-il avec un bref coup d’œil en direction de son père. Je viens vous prendre en début d’après-midi pour le parc, si vous le souhaitez.

Ricardo n’avait qu’une parole. L’après-midi venue, ce fût avec sa mère à son bras qu’il évolua à travers les allées fleuries du parc, engoncé dans un parfait costume qui lui valut quelques œillades à la dérobée et des regards plus appuyés de la part de matrones. Il avait désormais une mission. Pas bien compliquée, à en croire sa mère. Après tout, il restait l’un des plus beaux partis de Londres et aucun bruit ne courait pour l’instant quant à la déconvenue de son père et de leur famille. Mais pour combien de temps ? Alors qu’il laissait son regard fureter en quête du diamant – que sa mère ne manquerait certainement pas de repérer avant lui – son regard se posa sur un autre visage familier. Un visage encadré d’une éclatante couronne de cheveux roux. Il s’excusa auprès de sa mère et la quitta quelques instants.

Sourire éclatant aux lèvres, il se posta devant la jeune femme qu’il salua bien bas.

- Miss Victoria. Quel plaisir de vous trouver ici.
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