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LE TEMPS D'UN RP

Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra]

Clionestra
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Clionestra
Lun 15 Mai - 20:55

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra] - Page 2 Y1mj
Crédit : Wiisemary.
Elle allait tomber dans les pommes. Maudissant toutes les femmes qui acté l’évanouissement pour une performance. Victoria savait que si elle ne prenait pas tout de suite une respiration, elle finirait par terre. Sally le comprit alors que l’homme s’approcha d’elles. Sa servante se rapprocha, épaule contre épaule. Une geste bien intime mais qui sauva Victoria de la honte. Le rouge lui monta aux lèvres, son cœur s’accéléra, ses mains tremblèrent mais elle ne s’évanouie pas. Elle avait calqué le mouvement de sa respiration sur celle de Sally et inspirer « pratiquement » normalement. Elle n’avait même pas repensé à remettre son chapeau correctement tant son cœur battait la chamade.

Sally connaissait sa maîtresse, depuis le temps, et l’aida comme elle le pouvait. Quand l’homme arriva, Sally se courba et Victoria suivit le mouvement alors que le rougissement sur ses pommettes ne s’était pas calmé.

- Lord …Lord Brownson, le salua-t-elle en cherchant son air quelque part.

Elle ne se faisait pourtant pas remarquée normalement. Dans sa robe simple d’un vert pâle, Victoria avait l’habitude de se fondre dans le parc sans que personne ne la remarque. Combien de salutations, de sourires, de discussions avaient-elles évités simplement en étant invisible ? Pourtant, Lord Brownson venait de la voir, de venir vers elle et de lui parler. Comme pendant le bal, elle se sentit d’un coup remarqué, là. Elle n’était, certes, peu habitué à ce qu’on la salue mais le plaisir qu’elle ressentait à avoir été remarqué, réellement, fit naître un petit et timide sourire sur son visage.

- Belle… Belle journée, n’est-ce pas ? fit-elle en se souvenait des conversations de base que devait avoir les ladys.

Elle ne sentait pas plus lady que … Rien du tout. Sally avait décalé son épaule, laissant la jeune rousse respirer. Victoria chercha de l’aide de son côté. D’ordinaire, quand on lui parlait, quelqu’un prenait la place. Sa belle-mère, ou son père quand il craignait qu’elle ne dise encore des sottises, ou même sa sœur. Elle ne parlait que peu, mais la panique lui faisait manquer d’air et Brownson pourrait remarquer l’augmentation des respirations qui soulevait sa poitrine. Inspirer. Expirer. Recommencer. Elle ne voulait pas que lord Brownson ne parte mais que pourrait-elle y faire ? Elle n’était rien qu’un visage oubliable avec une conversation clairement haché par les mots qu’elle ne pouvait dire.

- Je … J’espérais … croiser … croiser votre frère pour lui faire changer d’avis, essaya-t-elle en continuant la blague, déjà pas drôle, de la veille, mais … mais j’oubliais … j’oubliais qu’il … il doit être occupé…

Elle rougit encore alors que Sally fronça les sourcils sans comprendre. Victoria ne savait plus où se mettre. Ses mains frottaient sa robe. Elle avait pensé à cet homme toute la nuit. Surtout au fait qu’il l’avait remarqué dans cette salle de bal, qu’il l’avait retrouvé –certes pour annuler leur danse mais tout de même, peu aurait réussie, ou tenter de la retrouver-. Maintenant, il la remarquait ici, dans ce parc où personne n’avait remarqué sa chevelure rousse ou sa robe au couleur printanière. Elle se sentait oppressé à parler à l’homme, mais elle se sentait aussi bien. Parce qu’elle n’avait fait aucun pas pour le rejoindre. Pour une fois, quelqu’un était venu à elle, pour le plaisir de venir à elle.

- Est… ce que vous aimez lire, my lord ? Finit-elle par demander. Ma … ma …. Ma servante doit …. Doit… Elle doit me trouver des … des … des nouveaux textes … et … et je me demandais … demandais ce que vous conseillez…

Sally se sentant apte à expliquer s’approcha en faisant une nouvelle révérence.

- Je gère un réseau de prêt d’ouvrage dans plusieurs maisons londoniennes, my lord, et votre père, le duc, a accepté de faire parti de ce réseau. Si un livre peut-être conseillé et prêté à Milady, je pourrais m’en charger, n’hésitez donc pas à proposer des titres même méconnu.

Victoria écouta Sally et un nouveau sourire se dessina sur son visage. Surtout des ouvrages méconnus. Plus le livre était inconnu de tous, plus Victoria avait l’impression de découvrir un trésor. Elle aimait à parcourir des mots que peu avait parcouru avant elle, et que beaucoup de personnes pourront parcourir plus tard. C’était son petit plaisir coupable.


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Sam 20 Mai - 16:03

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

En savoir plus.


- Charmante journée, lui répondit Ricardo avec un sourire radieux, les mains croisées dans le dos.

La vérité était qu’il avait passé une nuit bien courte et agitée, et qu’il ne souhaitait qu’une chose, pouvoir être libéré des obligations avec sa mère pour retourner s’occuper d’affaires autrement plus pressante. Néanmoins, il lui fallait admettre qu’il était plaisant de retrouver un visage si sympathiquement familier.

La rousse s’essaya à un nouveau trait d’humour et Ricardo ne put que retenir un pouffement. La jeune femme semblait être dans une curieuse posture qui mêlait malaise et trait d’esprit.

- Si vous persistez dans cette idée, je crains que votre invitation ne finisse par s’égarer, mademoiselle Victoria, rétorqua Ricardo sur le même ton.

Ce n’était en rien une menace, bien au contraire. Il tentait simplement à son tour de poursuivre la boutade. Il espérait que le large sourire aux dents blanches qu’il affichait ne laissait aucun doute sur la question. Il savait que l’humour n’était pas son fort. C’était plutôt celui d’Antonio, justement. De Louis, également, qui était capable de très belles sorties. Ils avaient de sûr de bien plus grands talents rhétoriques que lui et un sens de la répartie très à-propos.

Un petit silence s’installa, que la jeune femme brisa alors en changeant de sujet. La jeune femme bégayait. Il l’avait déjà constaté la veille, lorsqu’il lui avait parlé pendant la soirée, mais avait mis cela sur le compte de l’inconfort. Se pouvait-il que ce soit une pathologie ? Si c’était le cas, cela pouvait expliquer que la jeune femme ait du mal à trouver chaussure à son pied. Nombreux étaient ceux qui n’avaient aucune compassion pour le moindre défaut identifié chez une possible prétendante. Si c’était le cas, cela peinait quelque peu Ricardo. Elle avait visiblement un beau nombre de qualités. Il eût été dommage que ce défaut particulier éclipse celles-ci. Il s’efforça de ne pas y prêter attention et de poursuivre comme si de rien n’était. D’autant que le sujet qu’elle évoquait était de nature à inspirer Ricardo. Elle était charmante et elle avait de l’éducation.

Quant à lui, la littérature l’enthousiasmait. Plus encore, la poésie l’exaltait. Il était tout particulièrement amateur de poésie médiévale, où verbe et mélodie procédaient d’un élan unique, élégamment intriqués par les virtuoses.

- Si vous goûtez la poésie, vous devriez apprécier les « chants d’innocence » de William Blake. Ils ont été publiés tout récemment et j’ai cru comprendre qu’il avait lui-même illustré ses textes. J’en ai un exemplaire, si le cœur vous en dit.

Les poèmes de ce recueil portaient sur l’état d’innocence de l’enfance, même si certains d’entre eux se confrontaient à la dure réalité du monde pour certains. Ces poèmes étaient mieux chantés que lus, mais l’ouvrage illustré était en soi un bel objet.

- Vous connaissez certainement Alexander Pope, particulièrement connu pour avoir traduit Homère. Néanmoins, avez-vous jamais lu « l’épître d’Héloïse à Abélard » ?

Le tragique récit d’un amour impossible condamné à finir dans la douleur. Mais en avait découlé un magnifique poème de Pope.

- « Dans ce sombre désert, paisible solitude,
Séjour de l’innocence et de la quiétude,
Où mon âme et mes yeux vers le Ciel élancés,
Ne peuvent nuit et jour le contempler assez,
Qui peut venir troubler ma retraite profonde ?
Loin des plaisirs bruyants et des erreurs du monde…
»

Ricardo s’arrêta. Il se laissait emporter et cela devenait inapproprié. Il n’était pas en train de faire la cour à sa jeune femme, et lui réciter de la poésie pouvait laisser trompeur quant à ses intentions à son égard. Il toussota pour se redonner contenance et reprit.

- Toutes mes excuses, je crois que je parle beaucoup trop.

Le comte lança un regard par-dessus son épaule. Au loin, sa mère lui fit un léger signe de son éventail. L’interlude commençait à se prolonger et commençait à prendre des allures d’’incartade. Il savait que sa mère ne lui pardonnerait pas que la situation s’éternise. Surtout, et bien qu’à contrecœur, il avait encore d’autres chats à fouetter pour aujourd’hui.

Le grand brun se courba poliment, comme pour prendre congé.

- Que votre servante passe chez nous récupérer les opus, mademoiselle Victoria. Ou bien… peut-être pourrais-je vous les porter moi-même ? Avec l’accord de vos parents, évidemment, s’empressa-t-il d’ajouter.
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Sam 20 Mai - 20:44

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

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Il avait pouffé. C’était étrange. Tout le monde dans la bonne société dirait que pouffer n’était pas quelque chose qui se faisait … Pourtant, la jeune femme étira ses lèvres dans un sourire bienveillant et heureux. Ricardo Brownson avait pouffé, parce qu’elle, elle avait fait un trait d’humour. Et cela lui faisait plaisir. Cela gonfler le cœur et rendait l’esprit plus serein. Peut-être devrait-elle simplement faire plus souvent de l’humour ? Elle ne serait pas comment. Elle n’avait jamais réussi. L’homme avait un … un aura qui lui donnait envie d’essayer. Parce que l’homme la voyait, tout le temps, tous les jours. Lui, il pouvait voir à travers elle, ce qu’elle était vraiment, dans son âme. Puis, elle réalisa, écarquilla les yeux et se figea en regardant l’homme.

- Mon … mon invitation ?

« Son » quoi ? Il avait dit cela pour faire de l’humour. Elle ne pouvait le voir autrement. Elle mit sa main devant sa bouche pour cacher son trouble et sa gêne. Bien sûr. De l’humour. L’humour était quelque chose qu’elle n’expérimentait que peu comme un ping pong. Elle le jouait plus comme des phrases qui se forment dans son esprit mais ne s’exprime pas à voix haute. Elle décida de faire, de nouveau, une blague à voix haute et choisi ses mots avec soin.

- Si … si je reçois une invitation… c’est que … que j’aurais échoué…

Elle fit un claquement de ses mains pour suivre son idée. Et mince, signifier ce geste alors qu’elle rougit à nouveau. Pourquoi son humour était toujours meilleur dans sa tête ? Elle rougit encore. Sally fit un sourire rassurant. Elle sourit aussi à l’homme quand il lui parla de poésie. Elle aimait les mots. Elle nota mentalement les propositions de l’homme avant de relevé les yeux. Victoria aimait les mots et les bons mots alors quand l’homme lui clama un poème, ce ne fut pas un regard énamouré d’une jeune fille qu’il pouvait observer dans ses prunelles, mais celui, plus simple et honnête d’une femme attentive et réfléchit. Elle lui fit un sourire.

- C’est … c’est très beau. Continuez de … de parler, je vous en pris.

Elle n’avait pas la prétention de croire que Ricardo puisse lui avoir clamé un poème pour lui faire la cour. D’ailleurs, si l’idée avait traversé l’esprit de l’homme et de Sally, cela n’effleura pas une seconde la rousse. Pas plus quand l’homme lui proposa de venir avec les ouvrages. Elle ne ressentait qu’une euphorie sincère à pouvoir lire quelque chose de beau. A pouvoir quelqu’un lui réciter quelque chose de beau. Elle aimait la voix de Ricardo et en profiter simplement avec bienveillance et calme. La proposition de l’homme ne la fit par rougir. Parce qu’elle voyait bien que ce n’était pas une proposition de cour, juste le plaisir de la conversation pour un livre.

- Avec plaisir ! fit-elle avec un sourire éclatant, je n’aurais malheureusement rien à vous prêté en échange, je le crains, mais je ferais en sorte d’apporter des cookies.

Elle n’avait rien dit pour ses parents. Nul doute que sa belle-mère, bien qu’enceinte jusqu’aux yeux, serait ravi de savoir une personne aussi connu dans sa demeure. Son père, lui, n’aimait point avoir de personne chez lui. Bons ou mauvais partis, il n’aimait point laisser des hommes, surtout des nobles, entré dans sa demeure. Heureusement, son père était occupé pour les prochaines semaines et n’avaient rien à dire. Victoria pourrait faire passer cela pour de l’amitié, ce qu’elle espérait en réalité, et sa belle-mère n’en dirait rien. Elle le savait.

- Venez quand vous voulez, invita-t-elle enfin, je serais ravie. Merci.

Elle s’inclina doucement et lui fit un signe de la main quand il se retrouva au loin. Un sourire sincère, mais pas charmeur. Juste heureux. Son sourire n’avait pas à mission de draguer, flirter ou charmer, ce n’était qu’un sourire. Elle remit son chapeau après la disparition de l’homme et rentra chez elle pour expliquer la situation à sa belle-mère. Bien sûr, l’expliqua-t-elle avec ses mots simples. Sa belle-mère demanda s’il y avait de l’espoir d’un mariage, Victoria rigola. Non. Il n’y en avait pas. Aucun espoir pour que l’homme s’intéresse à elle de cette manière. Mais il y avait de grande chance pour qu’ils soient amis. Sa belle-mère en convient et accepte l’idée en promettant de ne pas faire la « mère coureur de mari pour sa fille ». Elle n’avait pas promis de ne rien dire pour montrer les bons côtés de sa fille, juste de ne pas être lourde. De plus, Katherina savait le projet de son mari de marier Victoria à un noble écossais qu’elle m’aime détester. Elle ne voulait pas que sa fille, même si ce n’était que par le cœur, ne vive ce genre de chose.

Plus tard, Victoria repensa à son « merci ». L’homme ne devait pas comprendre pourquoi elle l’avait remercié. Ce n’était pas le fait de venir qui lui valait sa gratitude, c’était le fait de le vouloir. Personne ne l’obliger à venir, comme personne ne l’avait obligé la veille à danser avec elle. Certes, il avait décommandé la dernière valse pour aller avec le diamant, mais qu’espérait-elle ? Non… Non, elle savait que la danse, cette entrevue et le fait de venir lui porter des romans n’étaient point une demande d’une mère pour qui elle inspirait de la pitié. C’était un envie, un désir, une lubie peut-être ? Mais qu’importe. L’homme n’était pas dicté par la pitié et elle sourit en s’enfonçant dans son fauteuil pour regarder le monde extérieur.

- Victoria, fit Katherina en s’approchant, j’aurais une surprise pour toi.
- Pour moi ?
- Oui, j’ai décidé d’augmenter ta dot ! fit-elle avec fierté, bien qu’elle baissa le ton pour ne pas que toute la maisonnée soit au courant.
- Mais … non. Pourquoi feriez-vous cela ? Je le refuse !
- Ecoutez-moi bien jeune fille, fit la femme en mettant son doigt devant ses yeux, une des closes du contrat avec votre père était que je puisse convenir de ma fortune comme je le décide. Je suis plus intelligente que mon joli minois, et j’ai plus d’argent que votre père ne le pense. J’ai une source de revenu dont vous ignorez tout.

Une source de revenu inconnue ? Que pouvait-elle être ? Sa belle-mère sourit.

- Mais cette dot ne sera augmentée que si j’ai la certitude que votre mariage est un mariage d’amour, tout comme pour votre sœur et celle de mon enfant. Je voulais simplement que vous le sachiez. Pour moi, le diamant depuis des années, c’est vous.

Elle lui embrassa le front et s’éclipsa en expliquant avoir mal aux pieds. Sa belle-mère l’aimait comme une mère aimait une fille. Si Victoria ne se souvenait plus bien de sa mère, ou de la couleur de ses yeux, elle savait que sa belle-mère était un ange. Qu’importe que la couleur de ses yeux soit marron ou bleus. Elle savait qu’elle pouvait tout lui dire. Le soir, sa sœur vient de mettre dans son lit avec elle. Et elles parlèrent d’Histoire, d’amour et de poésie. Eleanor demanda à sa sœur l’homme parfait, selon la rousse. Victoria répondit simplement quelqu’un qui l’aime. Pour Eleanor ce n’était pas assez. Si elle était aimé par un homme méchant qui lui faisait du mal ? Victoria haussa les épaules. Elle doutait d’être aimée un jour. Sa sœur s’endormit dans ses bras, et pour la seconde fois d’affilé, elle pleura.


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Dim 21 Mai - 15:29

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

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Toute la tribu des Brownson était réunie au grand complet pour dîner, en présence de la future addition à la famille : Isabella. Assise à la droite du duc et aux côtés de son futur époux, la comtesse était en face de Ricardo qui, depuis quelques temps, ne s’asseyait plus immédiatement aux côtés de sa mère. Cette dernière passait un peu trop de temps en compagnie de Lady Canberra qui, à son humble avis, déteignait regrettablement sur elle.

- Alors, mon cher, sourit Isabella à son adresse. Le diamant de la saison, rien que cela. Avez-vous pu rencontrer miss Juliette au parc ?
- Elle n’était pas là aujourd’hui, répondit sobrement Ricardo, piquant quelques légumes dans son assiette pour s’éviter de lever les yeux vers sa voisine d’en face.
- Probablement occupée par ailleurs. J’ai cru comprendre qu’elle était assez convoitée, poursuivit la brune sur le même ton gentiment moqueur.
- Ce n’est pas grave, tu iras lui rendre visite demain, interjeta sa mère depuis l’autre bout de la table.
- Non, pas demain, rétorqua Ricardo du tac au tac.

Puis, réalisant qu’il avait été plutôt sec dans sa réponse, le grand brun se reprit.

- Avec tout le respect que je vous dois, mère, j'ai déjà des obligations demain.
- Des obligations ?
- Oui, des obligations, mère. Des engagements bien plus sérieux que ce type de broutilles, s'emporta-t-il en lâchant bruyamment ses couverts dans son assiette.

Il se retourna vers son père auquel il adressa un regard qui ne laissait aucunement place au doute. Il lui en voulait. Il lui en voulait de l’avoir mis dans une telle situation et d’être trop occupé par son égoïste plaisir pour se rendre compte que ce serait – une fois encore – à son fils aîné d’en payer les pots cassés. Son père se targuait de traiter son personnel de maison bien au-delà de sa condition usuelle, de n’approuver que les unions d’amour. Mais qui pouvait se permettre de tels luxes ? Quelqu’un qui en avait les moyens. Et en cet instant précis, le duc de Colorshire n’en avait en réalité plus les moyens. Tout ceci, tout ce qui était autour d’eux, pouvait disparaître en un claquement de doigts. Et son père n’avait pas que des amis. Quand le bruit commencerait à courir, la famille aurait des problèmes bien plus sérieux.

Surtout, plus que cela, Ricardo en voulait à sa mère. Elle l'avait déjà fait se comporter comme un malotru vis-à-vis de Victoria Sullivan au bal. Il était hors de question qu'il recommence. Il s'était engagé à lui rendre visite pour lui déposer les livres, c'était bien ce qu'il comptait faire. La visite galante à la blonde, et très certainement le mariage qui en découlerait à terme quand il trouverait le courage d’aller jusque-là, pourrait bien attendre un peu. Pas trop. Il ne fallait pas qu’il la laisse filer entre ses doigts. Mais on n’était pas – du moins le souhaitait-il du fond du cœur – au jour près.

- Le comte a raison, duchesse, intervint alors Isabella, radieuse comme toujours, aux côtés d'Antonio.

Elle venait au secours de son ami, et impertinente comme elle savait l'être. Ricardo lui en sût gré. Avec son caractère bien trempé,  son frère et elle formaient un couple parfait. Tempétueux, parfois, mais parfait. Ricardo se remémora l'époque où sa mère avait voulu le mettre, lui, en couple avec elle. Ricardo adorait Isabella, c’était un fait, mais il l’aimait comme on aimait un membre de sa famille ou un ami proche. Sa préférence allait aux femmes avec des caractères plus doux. Il voulait une épouse plus posée, qui soit facteur d’apaisement et de sérénité au sein du foyer. Oh, pas une plante verte pour autant. Il ne voulait ni d’une gourgandine ni d’une potiche écervelée. Mais il ne souhaitait pas non plus que chaque jour soit une confrontation.

Peu importait en réalité ce qu’il souhaitait, car son destin était désormais tout tracé. Séduire Juliette Kirkby, la demander en mariage, et espérait qu’elle serait un parti que sa famille et elle jugeraient suffisamment intelligent. Un comte, fils aîné d’un duc. Pour un simple baronnet, la voie royale pour accéder à la pairie et assurer un bel avenir à sa descendance. A ce niveau-là, Ricardo n’était pas inquiet.

- Ricardo fera envoyer des fleurs à mademoiselle Juliette demain sans faute, entendit-il Isabella répondre à sa place.

Belle et intelligente, et diplomate quand elle le souhaitait. Elle lui adressa un sourire qu’il lui retourna pauvrement. Le sang battait encore dans ses tempes. Il reprit ses couverts et opina silencieusement du chef. Il ne prononça plus un mot jusqu’à la fin du repas.

Lorsque le dîner prit fin et que ces messieurs rejoignirent enfin les dames au salon après le traditionnel arrêt au fumoir, Isabella prit Ricardo à part.

- Ricardo, je commence à vous connaître. Que se passe-t-il ? S'éleva la voix de la splendide brune.

Le grand brun ouvrit la bouche et la referma. Il ouvrit une nouvelle fois la bouche, mais n’eut pas le temps de prononcer un mot.

- Inutile de le nier, l'interrompit-elle en levant un doigt pour l'arrêter. Quelque chose vous tracasse.

Il était hors de question que le comte s'épanche sur les difficultés financières de la famille Brownson. Ce n’était qu’une déconvenue à laquelle il trouverait lui-même une solution. Une solution qui n’impliquerait certainement pas la future épouse de son frère, aussi proches soient-ils.

- De menus désagréments.
- Menus ? Rétorqua la brune, une pointe de sarcasme dans sa voix.
- Pas tout à fait menus, mais rien qui ne doive préoccuper qui que ce soit. Surtout pas vous.

Sans père ni mari, seule héritière du titre et de tout ce qui y était rattaché, la comtesse gérait elle-même l’entièreté de son patrimoine. Tout le foncier des Cunningham, les domaines, les revenus de ses locataires, les biens financiers. Elle gérait également l'ensemble des mondanités d'usage, pour entretenir comme il se devait de bonnes relations avec l’aristocratie londonienne. Masculine comme féminine, désormais. Elle échangeait autant avec les lords sur des sujets des plus sérieux qu’avec des ladys pour discuter de toilettes et de modiste. Si Antonio l'aidait un peu, Ricardo était bien placé pour savoir que ce n'était pas le point fort de son frère. Ce qui faisait d'elle, entre les préparatifs du mariage et la gestion du tout-venant, une femme désormais très occupée.

- Ah, je dois également passer voir mademoiselle Victoria demain, ajouta Ricardo sur le ton de la confidence. J'ai promis de lui apporter quelques ouvrages pour le « réseau de prêt d’ouvrages » dont elle a apparemment confié la charge à l’une de ses servantes. Voudriez-vous m'accompagner ? Elle serait ravie de vous voir, j’en suis convaincue.
- C'eût été avec bonheur, mais je crains que mon agenda ne soit déjà surchargé. J'ai déjà tellement d'engagements, soupira la brune. Mais je serais ravie de pouvoir contribuer de quelques ouvrages de ma propre collection, s’enthousiasma-t-elle.

*

Ricardo ajusta son gilet et vérifia le nœud de sa cravate une ultime fois avant de se présenter à la porte du baron Sullivan. Un valet de pied le fit entrer et le guida jusqu’au salon. Sa pile de livres noués ensemble par un long ruban sous le bras, Ricardo fit les cent pas dans la pièce, en attendant la demoiselle qu’on était allée informer de l’arrivée d’un invité.
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Dim 21 Mai - 19:43

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

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- Mademoiselle, fit le majordome en s’approchant du boudoir dans lequel la rousse était en train de broder en chantonnant.
- Oui ?

Victoria sourit avant que l’homme ne tend une carte à Katherina. La femme prit la carte qui lui était offerte ainsi avant de forcer les sourcils. Victoria ne s’occupait rarement des invités de la petite maisonnée. Elle n’était pas celle que l’on venait voir. Jamais. Il n’y avait pas de « quoi que » ou de « sauf quand ». Non. On ne venait pas la voir et Victoria avait tellement ancré cette vérité dans sa pensée qu’elle en fut surprise quand sa belle-mère l’interpella.

- Victoria, Lord Brownson est là pour te voir, apparemment.

Eleonor, jeune fille de douze ans, se leva d’un bond en disant vouloir voir le célibataire le plus couru de Londres dans son salon avant que quelqu’un n’arrive à l’attraper. Victoria était dans une robe blanche avec d’épais tissus pour éviter toute transparence. Ses épaules étaient dénudées et ses cheveux ne ressemblaient à rien. Katherina obligea sa plus jeune fille à s’occuper des cheveux de sa sœur, pour faire au moins un chignon simple mais beau à son ainé. Katherina mit plus de temps encore pour arriver dans le salon. Elle marcha doucement, portant une main à son ventre, une main contre les murs. Elle souffla plusieurs fois comme un buffle. Elle avait parfois l’impression d’avoir trois ou quatre enfants dans le ventre. Aucune autre femme enceinte ne lui avait paru plus énorme que ce qu’elle ne l’était en l’état. Elle arriva dans le salon en essayant de ne pas respirer trop bruyamment, demandant à faire venir une collation, thé et petit biscuit.

- Prenez les biscuits de Victoria, elle en a fait ce matin, reprit-elle avant d’arriver, Lord Brownson, je suis ravie de vous voir chez nous. Je me permets de m’assoir.

Elle avait toujours une main sur son ventre et essaya de s’assoir avec sa dignité bien que son ventre ne lui permet que peu de chose.

- Victoria arrive bientôt, Milord. Je l’ai envoyé se faire coiffer par sa sœur.

Elle se rendit compte qu’elle parlait trop. Victoria lui avait prévenu qu’il allait venir… Elle avait promis de ne rien faire. Parce qu’elle n’en avait pas le droit. Cependant, elle ne se doutait pas de l’intimidation qu’elle ressentirait à voir un homme de ce rang dans son humble et minuscule salon. Victoria arriva enfin. Avec un chignon simple qui était remonté sur sa tête et sa robe blanche … Katherina trouvait sa belle-fille magnifique. Surtout son sourire simple et clair qu’elle fit alors qu’elle posa les biscuits sur la table et qu’un employé amena le thé.

- Lord Brownson, fit-elle avec une révérence alors que son sourire se reprit, je suis ravi de vous voir !

Elle jeta un regard à l’homme. De la gratitude. Il pouvait lire la joie de le voir, et cela n’avait rien à voir avec la course au mari. La jeune femme était simplement heureuse de le voir et elle remarqua tout de suite les livres qu’il avait avec lui. Elle avait envie de s’approcher, d’en lire les titres du bout des doigts et de se mettre à les ouvrir pour se délecter de chaque nouvel ouvrage. Elle remonta ses yeux vers Ricardo. Et elle sourit.

- Vous …voulez … en parler ? dit-elle alors en se souvenant qu’elle ne devrait pas être si heureux ou si à l’aise.

Elle n’était qu’une personne de bas d’étage. Elle n’était que fille de baron. Même pas la fille de la douanière. Lui était au-dessus … Mais … mais là, elle l’avait oublié. Elle se remit à sa place bien que ses yeux étaient en paillette. Sa belle-mère de l’autre côté du salon était en train de s’éventer, caressant son ventre doucement alors qu’elle regardait vers l’extérieur. Ne s’occupant pas de Victoria. Même si elle aimait sa fille, elle savait que sa fille ne risquerait pas sa réputation. Elle avait totalement confiance en elle.


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Sam 10 Juin - 14:49

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

En savoir plus.


La première personne à rentrer dans la pièce derrière le valet fut une dame que Ricardo ne connaissait pas mais dont il identifia sans aucun mal qu’il s’agissait de la maîtresse de maison. Il savait que le baron attendait l’arrivée imminente de ce qu’il espérait être le futur héritier de sa lignée et de ses titres. Or, la dame qui venait de pénétrer dans la pièce était si gironde qu’elle en avait du mal à se mouvoir.

- Baronne, la salua respectueusement Ricardo en se courbant bien bas.

Voyant la difficulté avec laquelle elle se déplaçait, le grand brun se précipita auprès de la maîtresse de maison et lui offrit élégamment son bras, pour qu’elle y prenne appui. Elle commença par refuser, mais voyant qu’il insistait – sa mère l’avait bien éduqué –, elle céda finalement et se laissa accompagner jusqu’au fauteuil qu’elle lui indiqua. Elle chassa finalement son bras avec le sourire rayonnant des femmes ainsi épanouies pour y prendre place, aussi gracieusement que cela lui était permis par sa condition, par ses propres moyens. Lorsque la lady Sullivan eut pris place, Ricardo s’installa à son tour sur un canapé voisin, posant la pile de livres à ses côtés dans l’attente de l’arrivée de la demoiselle. Fallait-il faire la conversation à sa belle-mère ?

Ricardo n’eut pas à patienter bien longtemps. La porte s’ouvrit de nouveau, cette fois-ci sur Victoria. Dans une robe blanche qui soulignait plus encore le flamboyant de ses cheveux, elle lui fit l’effet d’une vision angélique. Ricardo en oublia presque de se lever, béat qu’il se retrouva face à elle. Il se releva d’une traite et la salua à son tour. Il en était encore ébaubi de l’avoir trouvée si charmante qu’il lui fallut quelques instants pour se reprendre.

- Le plaisir est mien, mademoiselle Victoria, lui répondit-il avec un sourire non feint.

Il accompagna la jeune femme qui alla s’installer un peu plus à l’écart de sa belle-mère qui semblait totalement se désintéresser d’eux. Ricardo connaissait très bien les règles. Il n’était pas convenable d’entretenir une jeune femme non mariée sans la présence d’un chaperon dans la pièce. Lequel chaperon leur laissait l’espace de se parler en prétendant ne pas s’intéresser à la conversation alors que, dans la plupart des cas, ledit chaperon n’en perdait pas une miette. Le grand brun n’en avait cure. De toute façon, il n’avait aucune intention de formuler des propositions indécentes à la jeune femme. Il ne la courtisait d’ailleurs pas et sa visite était loin de faire partie du grand jeu des parades amoureuses. Il s’agit d’une simple visite de courtoisie à une personne dont il appréciait la compagnie. Était-il trop tôt pour escompter qu’il puisse la considérer comme une amie ?

Lorsqu’elle fut assise, il en fit de même en face d’elle, posant dans un premier temps les livres à ses côtés sur la banquette. Elle fut la première à reprendre la parole. Ricardo réalisa soudainement qu’il était parfaitement idiot d’avoir posé les livres là alors qu’il était venu les lui présenter. Il s’empressa de récupérer le tas d’ouvrage et le posa sur la table basse qui les séparait. Il en dénoua rapidement le lien et poussa les opus dans sa direction.


- Je vous ai apporté les quelques ouvrages dont je vous avais parlé au parc. Pour votre réseau de prêt, je veux dire.

Ricardo était mal à l’aise. Ce n’était pas souvent que cela lui arrivait, lui qui n’avait pourtant habituellement aucune difficulté à s’exprimer en public. Pourtant, là, face à cette jeune femme, pour parler d’ouvrages qui lui tenaient à cœur, il cherchait ses mots.

Comme pour se redonner contenance, le grand brun prit la théière sur la table et en remplir deux tasses à la moitié. Il compléta la sienne d’un nuage de lait et d’un peu de sucre, et touilla la mixture. Il reposa la petite cuillère dans la soucoupe et plaqua ses doigts contre la porcelaine brûlante. La chaleur du contact l’aida à remettre ses idées au clair et la longue gorgée qu’il en prit à s’éclaircir la voix.

- J’allais oublier, reprit-il alors en posant la tasse dans la soucoupe. La comtesse Cunningham a été enchantée par l’idée lorsque je lui en ai parlé. Elle a décidé d’y contribuer également par quelques ouvrages de sa propre collection.

Ce disant, il lui désigna dans la pile d’ouvrage ceux qu’Isabella lui avait remis.
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Lun 12 Juin - 1:37

Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra] - Page 2 Y1mj
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Victoria sourit, de ce sourire si simple qui la caractériser souvent comme « simplette » aux yeux des autres dames. Elle pensait plutôt qu’elle était simple. Elle était loin d’être complexe et pleine de contradiction. Elle n’aimait pas la foule, elle était discrète, elle aimait lire et elle ne supportait pas le bruit que faisaient les canards le matin. C’était des petites choses simples. Elle ne pouvait en parler qu’à trois personnes. Sa sœur, sa belle-mère et Sally. Cependant, les trois connaissaient l’amour de Victoria pour tous les styles de littérature. Si elle n’avait pas été une femme, elle serait professeur, nulle doute, ou alors connu par le monde pour la quantité d’ouvrage qu’elle pouvait connaître. Mais elle était une femme. D’une famille certes noble mais si petit et peu riche que cela lui aurait été impossible d’être plus que cultivé. Elle ne s’en formaliser pas. La littérature était son plaisir caché dont personne n’en s’entretenait jamais avec elle, sauf les trois personnes qui comptent. C’était aussi pour cela qu’elle avait créé avec Sally le réseau de prêt. Pour que le plus de personne possible puisse avoir des ouvrages intéressants à lire. Elle sourit vers les livres. Approchant sa main pour en toucher la couverture avec envie.

- Je vous en remercie, fit-elle en une phrase alors qu’elle rougit en enlevant sa main, grâce à vous… vous… vous … Des … personnes qui ne peuvent pas … pas … pas lire … le pourront.

Parce que le réseau allait au-delà, pour les prêts, de la simple noblesse manquant de richesse. Il y avait aussi les employés qui pouvaient le demander. Sally avait fait cette demande en mettant tout cela en place, et Victoria n’y voyait pas d’inconvénient tant que les livres étaient bien traités. Et elle adorait voir des livres passer de mains en mains. Ils ne restaient jamais « parfaits ». C’était le risque à prêt un même livre à plus d’une douzaine de personne. De la pâtissière à la noblesse en passant par un palefrenier voulant apprendre un poème à clamer. Elle remercia l’homme pour le thé, se surpris qu’il lui serve ainsi sans pourtant en émettre un commentaire.

Normalement, les femmes devaient servir le thé. Pourtant, l’homme lui avait mis assez de quantité dans la tasse pour qu’elle en rajoute à son convenance ce qui lui plaisait sans même sembler dérangé par l’acte. Elle se souvient alors des quelques fois où elle avait dansé avec Antonio Brownson. Une chose qu’il disait souvent, c’était que certaines choses l’agacer, et agacer ses frères… Sauf qu’il était le seul à l’avouer à qui veut l’entendre. Elle sourit en s’approchant, mit du lait, et seulement du lait mais en grosse quantité, dans son thé, et observa les livres offerts par la comtesse.

- Oh, fit-elle d’abord en les observant puis, comme d’ordinaire, elle se mit à rougir, mais … mais …je … je n’ai rien pour elle.

Pour l’homme non plus, d’ailleurs. Rien pour les remercier de leur cadeau. D’ailleurs … Devait-elle renvoyer une lettre de remerciement à la comtesse ? C’était ce que ferait une bonne noble, non ? Mais avait-elle seulement un papier d’assez bonne qualité pour se permettre l’envoie d’une telle missive … et son père n’allait-il pas détester l’idée qu’elle lui envoie une lettre ? Bien qu’elle doute qu’une lettre de sa part n’intéresse la comtesse. Pour qui se prenait-elle ? Comment pourrait-elle trouver un cadeau à Lord Brownson ou à la Comtesse alors qu’elle n’était rien qu’une petite noble.

- Vous … vous … vous pourrez la remercier de ma part, dit-elle alors qu’elle se dit qu’une lettre aurait été ridicule en réalité.

Elle observa les ouvrages. Elle aimait les livres comme certains aiment la broderie. Sa main sur une couverture, elle avait l’impression d’en sentir la chaleur de son ancien propriétaire. Que cela soit l’homme ou la femme, les deux étaient nobles et bons. Et elle avait l’impression de pouvoir le sentir.

- Lequel… lequel… Vous me conseillez de lire en premier ? reprit-elle en approchant la tasse de ses lèvres avant de réaliser qu’elle avait oublié de le remercier pour le thé, Merci de m’avoir servi, Milord. Votre frère m’avait dit qu’il aimait à se servir lui-même mais je ne savais pas que c’était de famille.

Et là, elle ne parlait pas d’Antonio, mais d’un des jumeaux qui lui avait dit cela. Ou qui l’avait dit à quelqu’un en ignorant totalement qu’elle pouvait être là, dans un coin. Elle était oubliable, il ne fallait pas l’oublier, et elle pouvait donc apprendre plein de chose sur tout le monde. Si elle se souvenait bien, c’était Louis qui avait avoué préférer se servir lui-même de façon à mettre justement assez de liquide pour en rajouter ce qui lui plaisait. Elle sourit en reposant sa tasse sur la table. Un sourire heureux. Rien de plus. Pas de pression de mariage avec elle. Elle n’oserait même pas y penser. Elle. Ce qui n’était clairement pas le cas de sa belle-mère qui ne louper rien de l’échange malgré l’envie qu’elle sentait de s’assoupir un peu.


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Sam 1 Juil - 18:35

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

En savoir plus.


Tout en regardant la jeune femme parler, Ricardo se demandait comment il avait pu à ce point ne pas remarquer sa présence pendant tous ces évènements mondains où leurs routes s’étaient pourtant croisées. De ses propres dires, elle avait l’habitude de « faire tapisserie ». Elle était discrète. Elle n’était pas de celles que l’on invitait danser. Mais lorsque l’on prenait la peine de lui parler – si on prenait la peine –, on ne pouvait que constater que la jeune femme était bien éduquée. Bien sûr, il fallait passer outre les évidentes difficultés d’élocution de la rousse. Il savait que ses pairs n’étaient pas des plus tolérants en la matière. Il soupira intérieurement.

La voix de Victoria le rappela à la réalité. Il sourit à la réflexion de la jeune femme. Les Brownson passaient pour une famille d’hurluberlus. Où l’on traitait aimablement sa domesticité et on apprenait à se servir le thé soi-même pour ne pas les sur-solliciter inutilement.

- Voyez-vous, c’est que nous avons reçu la même éducation, s’amusa-t-il simplement.

Contrairement à Antonio, Ricardo n’en faisait pas un sujet de fierté particulier. C’était un état de fait. Et un vrai gentleman ne se vantait pas de ses manières devant une dame… d’autant plus quand lesdites manières pouvaient lui être reprochées comme étant des entorses à l’étiquette et la bienséance. L’aîné de la fratrie passait beaucoup de temps à jongler entre les curiosités de leur éducation familiale et ce que la pairie jugeait acceptable. Il fallait dire que les titres de la famille aidaient beaucoup en la matière. Et le futur Duc, bien que peu pressé de récupérer ce titre, ne faisait pas exception à la règle.

- Lequel lire en premier ? Répéta-t-il à haute voix, pensif, quand elle l’interrogea sur les livres qu’il lui avait apporté.

Il étala les différents ouvrages sur la table basse qui les séparait.

- En toute honnêteté, concernant les choix de la comtesse – à laquelle il est entendu que je ne manquerai pas de relayer vos remerciements, mademoiselle Victoria –, je ne saurais que trop mal vous conseiller.

Il ne connaissait aucun des ouvrages que son amie lui avait fait suivre. Il reconnut toutefois dans le lot un magnifique livre illustré sur Florence dont il lui semblait se rappeler que c’était un cadeau d’Antonio. « Je n’en ai plus besoin, maintenant », lui avait-elle dit avec un sourire de connivence. La comtesse avait eu l’occasion de visiter Florence et y avait découvert tout un pan de sa famille auquel elle comptait, de ses propres dires, rendre visite bien plus régulièrement. C’était donc de bon cœur qu’elle voulait partager cet ouvrage avec « ceux qui n’auraient pas eu l’opportunité de voir cette si splendide cité ». Un sourire souleva le coin des lèvres du grand brun en repensant à cet échange.

- Cet ouvrage-là est superbement illustré. Etes-vous déjà allée à Florence, mademoiselle Victoria ? Si ce n’est pas le cas, il ne manquera pas de vous y transporter. Florence est une ville absolument magnifique, poursuivit-il.

Il ne poussa pas le sujet plus avant. Les aristocrates n’appréciaient généralement qu’assez peu de se faire compter des histoires de villes lointaines et de voyages « exotiques » quand eux-mêmes avaient le plus grand mal du monde à quitter leur confort londonien. Pour d’autres, ils n’avaient pas le luxe de pouvoir s’offrir des résidences secondaires un peu partout en Europe… luxe que la famille Brownson risquait bientôt de perdre, s’il ne parvenait pas à l’empêcher. Il sentit une boule se former dans sa gorge à cette simple pensée.

- Celui-là, reprit-il pour changer le sujet, tout en lui tendant un livre à la couverture de cuir et aux enluminures dorées. Le récit de Tristan et Iseult, un grand classique de la littérature courtoise médiévale. Une réédition de la version de Thomas d’Angleterre remplie d’illustrations sous la forme d’enluminures de ses scènes les plus marquantes.  A défaut d’être original par son contenu, c’est une très belle pièce à admirer.
Clionestra
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Dim 2 Juil - 15:16

Victoria
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→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
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→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
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→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
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Elle sourit à l’homme. La même éducation, elle pouvait le voir. Ce n’était pas seulement dans leurs manières peu communes, bien que cela soit un début. Elle avait dansé avec tous les fils Brownson, et elle pouvait dit qu’il y avait plus de noblesse, et de douceur, en eux que dans la plupart des badauds qui se vante d’être irrésistible. Ce n’était pas leur famille qui faisait cet effet, quoi que si dans une certaine mesure, c’était leur aura. Quelque chose qui les entoure et qui crie qu’ils sont des bonnes personnes. Ils avaient dansés avec elle, et même si elle n’avait pas fait une impression intarissable dans leurs esprits, -ce qu’elle peut comprendre- ils avaient fait plus d’effort que la plupart. Peut-être, aussi, était-ce à cause de sa propre réaction face à eux. Elle n’essayait pas de les draguer ou leur parler de mariage. Elle était éloignée de ça. Elle n’oserait même pas le penser … alors danser avec elle, c’était plus une pause dans l’atmosphère pesante des mariages qu’autre chose. Alors, elle se dit qu’il y a plus que l’éducation. Ou était-ce l’éducation quand on était traité par un père et une mère aimante ? Cela était fort possible aussi. Elle sourit encore.

Son sourire était si facile avec cet homme. Il venait naturellement. Ricardo ne pouvait même pas deviner que ce sourire dont elle le gratifié était rare. Rare pour les autres. Pas pour sa famille. Voilà pourquoi sa belle-mère était en train de se faire des plans sur la comète… Elle, elle ne voyait que l’homme comme un ami attentif, et elle avait tellement besoin d’un ami. Elle remonte ses yeux vers lui et sourit, encore, mince. Une femme de bonne famille ne devait-elle pas être avare de sourire ?  Passer pour mystérieuse et tout le touintouin ? Bon, pour cette fois, et comme de toute façon elle était si mystérieuse qu’on l’oublie, elle décida de ne pas se prendre la tête.

- Je n’y … n’y … n’y suis jamais allé, avoua-t-elle, je n’ai … eu… eu..eu qu’un voy… voyage en France avant que ce… cela…la ne devienne dangereux mais je n’ai pas eu l’honneur d’aller en Italie. Je ne manquerais pas de le regar… regar… regarder ailleurs. J’adore rêver de voyage, vous …y… y… y… y êtes déjà allé ?

La France, terre en combat contre les anglais. Son père s’y rends pour faire une trahison contre la couronne. Ce que Victoria ignore, bien sûr. Mais elle sait n’avoir jamais eu l’occasion d’aller ailleurs qu’en France. Elle ne sait pas, elle, que la famille de Browson avait une maison en France et en Italie, en plus de celle de Londres. Elle n’avait jamais réellement regardé les possessions des gens pour leur parler. La plupart se vanter de leur bien, elle les écoute et sourit poliment. Elle n’avait pas besoin de savoir pour apprendre à connaître quelqu’un. Cet homme était une nouvelle personne pour lui. Et bien qu’elle sache qu’il sera un futur noble, elle n’en avait pas la pression avec lui. Elle s’approcha du livre qu’il lui propose, évite ses doigts comme la bienséance l’exige et analyse ce nouvel ouvrage.  

- Une histoire d’amour ? demanda-t-elle en feuilletant les pages avant de tomber sur une des illustrations en question. Les histoires d’amour ne sont jamais originales mais c’est si beau. Pensez-vous que votre frère écrira son histoire avec la comtesse ? Je sais qu’il aime à lire et à parler d’ouvrage, je me dis qu’il pourrait l’écrire ?

Elle se fige. S’arrête. Regarde l’homme et rougit. Quand elle se sentait à l’aise, elle ne bégayait plus. Et elle avait arrêté de bégayer quand elle s’était mise à parler de livre, d’histoire d’amour et de tout le reste. Elle le regarde. Cet homme la voyait. Elle. Et elle était si honoré et ému qu’elle perdait même sa timidité pour une espèce de nonchalance qu’elle ne ressentait même pas. Elle fit un sourire doux. S’excusant malgré elle d’être si … quoi ? Elle. D’être si, elle. Elle ne devrait pas être si volubile et voyante. Elle ne le méritait pas et la rougeur de ses joues ne pourrait s’effacer aussi simplement. Elle regarde le livre. Elle ne demandait pas une histoire d’amour originale, elle. Juste de l’amour.


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Dim 2 Juil - 16:52

Ricardo Brownson
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

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Immanquablement, la question sur Florence ne manqua pas. Ricardo grimaça intérieurement. Il ne se voyait pas lui parler de Giallo quand la propriété même de cet exceptionnel bien de famille était à ce point sur la sellette. La simple pensée lui fit l’effet d’un coup de poignard. Bon gré, mal gré, il fallait impérativement qu’il accepte de s’intéresser au diamant de la saison. Il détestait être cet individu. Cela allait contre toutes ses croyances et ses valeurs. Les valeurs que lui avaient inculquées ses parents. Le mariage d’amour. Pourtant si rare dans leur société.

Et si ses parents se méprenaient ? Si l’amour n’était pas nécessairement quelque chose qui vous tombait dessus ? L’amour n’était pas que passion et chimie. Il voulait croire que l’amour pouvait se cultiver. Alors dans ce cas, un mariage, même arrangé, pouvait produire de l’amour. Il ne voulait pas croire qu’aucun des couples qui l’entouraient n’avait pas trouvé à s’aimer, au fond. En tout état de cause, il lui en faudrait s’en convaincre, parce que c’était le chemin sur lequel il était parti pour s’engager. Parce qu’au-delà de l’amour courtois, l’amour, le vrai, était pour lui celui qu’il vouait à sa famille.

Le grand brun s’éclaircit la gorge avant de répondre.

- J’ai eu la chance de m’y rendre à plusieurs reprises. Le Duomo di Firenze et le Palazzo Vecchio ne sont quelques-uns des trésors de la cité. Vous en verrez quelques superbes illustrations dans cet ouvrage. Vous avez visité la France, vraiment ? S’étonna-t-il alors. Quelles régions avez-vous eu la chance de visiter ?

Sa famille avait une maison en France, également. A laquelle ses parents portaient moins d’attachement qu’à leur villa italienne, mais c’était un lieu qui plaisait beaucoup à Ricardo. Parce que la chaleur n’y était pas étouffante – à ses yeux – une plus grande partie de l’année. Pour son calme, aussi. Et surtout parce que ses frères n’y vouaient pas la même passion. Ce qui voulait dire qu’il pouvait s’y exiler plus aisément s’il voulait du calme et de la sérénité. Sans compter qu’elle était beaucoup plus proche que Giallo, et qu’il était possible de s’y rendre plus régulièrement. Possiblement une autre victime collatérale des frasques de son père.

Ricardo regarda la jeune femme tourner avec délicatesse les pages de l’ouvrage qu’il avait choisi de lui présenter. Il releva à quel point ses mains étaient fines. Lorsqu’elle reprit la parole, le grand brun ne put s’empêcher d’éclater de rire. Écrire un roman sur l’histoire d’Antonio et d’Isabella ? En voilà une bien curieuse idée…

Oh. Elle était sérieuse, réalisa-t-il alors. Il la vit rougir et se sentit instantanément horriblement gêné. C’était un manque de délicatesse flagrant de sa part. Il ne souhaitait pas qu’elle s’imagine qu’il se moquait d’elle.

- Je vous prie de m’excuser. Je ne cherchais aucunement à me moquer de vous. C’est que je n’imagine pas particulièrement Antonio écrivain. Un lecteur invétéré, ça, c’est certain.

Il fit une pause pour y réfléchir.

- Quant à lady Isabella, je ne suis pas convaincu qu’elle apprécie que ses histoires de famille ne finissent dans un roman. Whistledown en a tristement suffisamment fait étalage dans son torchon, ajouta-t-il, une once de mécontentement dans la voix.

Ricardo but une nouvelle gorgée de thé. Il en profita pour rassembler ses idées. Au fond, quand on y pensait rationnellement, à froid et sans tenir compte du fait qu’il s’agissait de la vie de proches à lui, leur histoire aurait eu un certain intérêt à être racontée.

- A bien y réfléchir, vous auriez peut-être raison, en réalité, reprit-il, un léger sourire aux lèvres. Et vous ne connaissez pas le quart de toute cette histoire…
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Quand deux âmes s'appellent, l'Univers entend leur murmure et conspire à les rapprocher [Clionestra]
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