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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Clionestra
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Clionestra
Jeu 7 Juil - 16:00
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma) K4vl

Elle. Jeune fille de bonne famille avec une relation conflictuelle, bien que caché, avec son père. Trouvant un journal intime de sa défunte mère, écrit en italien mais ne sachant pas le parler.

Lui. Dernier fils de la famille, qu'il aime de tout son coeur. Rêvant pourtant d'évasion et d'aventure loin de Londres et des prétendantes. Sachant parler plusieurs langues, dont l'italien.

Eux. Réuni, autour d'un mystère, d'une chasse aux trésors.
Eux. Réuni, simplement pour une aventure
Eux. Réuni, pour le meilleur et pour le pire

Remake de Bridgerton


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Clionestra
Jeu 7 Juil - 16:08

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio Giordono Brownson, le dernier fils de la grande famille des Brownson, duc de Colorshire, observait les femmes à marier d’un œil absent. Ses trois frères, présents aussi, observaient la foule avec le même flegme. L’envie d’être ici avoisiné les zéros. Peut-être même était-ce plus proche d’un nombre négatif. Ses frères, comme lui, observaient leur mère en train de parler, énergiquement, avec d’autres mères. Elle n’avait rien envie de moins que de marier ses quatre fils. Antonio soupira. Il n’avait que 21 ans. Ses frères avaient, respectivement, 24 ans, 24 ans et 26 ans. Le plus vieux était celui qui était le plus souvent attrapé par les femmes pour un mariage. Le meilleur parti de la famille. Celui qui héritera des terres, du domaine, de tout. Les jumeaux, bien que ne se ressemblant que grâce à leur couleur de cheveux comme pour l’ainé, étaient des soldats. Ils étaient aussi reconnus pour leur prouesse que pour leur tête de canaille.

Antonio n’avait pas l’autorité de son ainé. Il n’avait pas non plus l’espièglerie des jumeaux. Si on devait lui donner un caractère cela serait le calme. Bien sûr sa famille, unie et bien heureuse, savait qu’il couvait en lui une énergie telle que peu en connaissait… Mais pour cela, fallait-il qu’il se sente à l’aise avec la personne. Loin de lui l’envie de montrer son enthousiasme s’il n’était partagé qu’avec une personne ne voulant pas de ce genre de rebondissement.

C’était aussi pour cela que sa mère évitait de lui choisir une femme pour le moment. Peu de femmes pourraient supporter sa manière de s’isoler pour vivre ses propres aventures. Il avait besoin d’une compagne de voyage, d’une femme qui désire chercher, fouiner, mettre sa tête dans l’océan pour en goûter la fraicheur. Aucune des femmes de ce bal n’attira son attention.

- Ricardo, les jumeaux, Antonio, venez donc ici un instant, leur demanda leur mère d’une voix qui n’acceptait aucun refus.

Deux frères avaient un prénom italien et deux autres français … Dépends d’où ils étaient nés. Leur père aimait dire que c’était surtout d’où ils avaient été conçus, mais aucun des frères ne voulaient entendre ça. Les quatre hommes se déplacèrent comme un seul homme pour s’approcher d’elle. L’entourant comme des barrières de protection. Les jumeaux étaient imposants. Bien plus grand que leur petit frère. Antonio soupira quand sa mère commença à présenter les femmes à marier. Il observa rapidement les « femmes possibles » bien qu’aucune ne fasse battre son cœur pour leur beauté. Oh, elles étaient belles, toutes, mes aucunes ne pouvaient surpasser son envie d’évasion. L’Italie. Lorsqu’il entendit un prénom italien, il eut une bulle de reconnexion avec ce monde.

- Pardonnez-moi mère, qu’avez-vous dit ?
- Isabella Cunningham. Une très bonne partie. Bien que je croie que son père fait parti de la liste de votre père.

La liste de leur père était une liste de famille en conflit avec leur père. Leur père n’était pas le genre à accepter certaines choses, pourtant évidente dans la société. Leur père détestait par exemple le « devoir conjugal » des femmes. Une obscure raison à cela qu’Antonia préféra oublier en secouant la tête. Il observait la jeune femme.

Il laissa un regard vers le reflet de lui qu’il pouvait voir dans l’opulence de la salle. Son frère ainé avait fourni un effort considérable. Il avait trouvé une redingote bordeaux qui lui scied à merveille. C’était évident que les femmes se retournent sur son passage. Sans être un cliché, quand un habit allait parfaitement à une personne, homme comme femme, ça forçait l’admiration. Et Ricardo, avec ses muscles dures, sa taille et son regard vif d’un bleu océan avait de quoi se faire remarquer. Les jumeaux avaient revêtu leur habit de soldat. Ni plus, ni moins. L’effort avait été minimal, et Antonio se demandait même s’il s’était coiffé avant d’arriver. À la vue de l’épis qu’avait Charles en haut de son crâne, il en doutait. Lui avait un costume gris simple. Il lui allait comme un habit pouvait aller à une personne lambda. Il n’avait même pas les yeux bleus de ses frères. Ses frères avaient les yeux bleus très claire. Lui avait juste des yeux marrons, avec un contour bleu. Il soupira. Sa mère les invita, comme un ordre, à aller demander des danses aux jeunes femmes qu’elle venait de mentionner. Etant donné qu’il n’avait écouter que le prénom d’Isabella, il se courba pour s’excuser et s’approcha de la jeune femme.

- Lady Cunningham, dit-il en se courbant comme le voulait absolument toutes les convenances qu’il n’appréciait guère, m’accorderiez-vous cette danse ?

Il se devait, normalement, de demander au chaperon de la jeune femme, et il entendit le glapissement de sa mère lui prouvant qu’elle remarqua ce qu’il faisait. Cependant, il en avait cure pour le moment. Observant l’inconnue, qu’il connaissait cependant de nom, il attendait sa réponse en lui proposant sa main. Oh, nul doute que dans les esprits des plus manipulateurs, on disait qu’il courrait après la jeune femme pour avoir un titre. Après tout, une fois ses frères mariaient et avec un enfant, ou plusieurs, il lui serait impossible d’obtenir un titre. Il n’en voulait pas de ce titre. Il pouvait être responsable, mais il n’en avait pas non plus l’envie. Son frère ainé lui avait donné une demeure, qui lui appartenait donc sans l’ombre d’un doute, et Antonio n’y allait que très rarement. Trop rarement.


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Asma
Jeu 7 Juil - 18:00

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


La présentation à la reine avait été un véritable calvaire. Mais pourquoi fallait-il qu’elle fasse partie des débutantes cette année ? Cela faisait déjà plusieurs saisons qu’elle arrivait à passer sous les radars, mais cette saison, sa tante, sachant son frère veuf et sans femme, avait décidé qu’il n’était plus apte à s’occuper seul de l’avenir de sa fille unique. Il lui fallait un mari. Il fallait donc qu’elle fasse ses débuts dans la société, et pour cela elle avait besoin d’une présence féminine pour l’accompagner. Qui de mieux que la sœur de son père qui, ô chance, avait également sa propre fille à marier cette année ?
Isabella se retrouva donc, contre sa volonté, à devoir prendre part à cette triste farce qu’était la « saison ». Surtout, ne pas se faire remarquer. Ne pas faire de vague. Elle était un beau parti, certes. Dans la « dot » d’Isabella venait non seulement une grande fortune, mais aussi un titre de comte pour quiconque l’épouserait. C’était trop de risque d’attirer l’attention. Le pire qui pourrait lui arriver, par-dessus le marché, aurait été que la reine s’entiche d’elle et en fasse son diamant de la saison. Elle ne le souhaitait pas le moins du monde. L’attention, les courtisans. Elle ne souhaitait qu’une chose : se faire oublier.

La tante Harriett l’avait presque tirée par le bras pour la faire entrer dans la salle. Elle avait d’ailleurs trébuché sur ses propres pieds en entrant, se rattrapant de justesse, mais faisant preuve d’assez de maladresse pour s’attirer un regard désapprobateur de la reine. Ça, au moins, c’était gagné. Elle pouvait ravaler sa salive.
Mais voilà qu’il fallait remettre le couvert le soir-même pour le premier bal de la saison. Dans un monde idéal, elle aurait sûrement été ravie de jouer à se faire courtiser, trouver un beau et noble prétendant, à la hauteur de son rang. Mais la réalité était que de rang, elle n’en avait aucun. Et à l’homme qui souhaiterait l’épouser, elle n’apporterait que malheur et disgrâce. Ça, son père le lui avait bien fait comprendre. Elle n’hériterait jamais rien de lui. Et si elle avait le malheur de trouver une union matrimoniale, il s’assurerait que son époux la haïrait jusqu’à la fin de ses jours lorsqu’il révélerait le scandale qui lui ferait perdre son nom et ses titres. Qu’avait-elle fait pour mériter tant de haine de la part de celui qui se faisait appeler son père ? Elle l’ignorait.

« La baronne Albemare, lady Isabella Cunningham et lady Ornella Albemare ».

Engoncée dans sa robe dont le corset était bien trop serré, Isabella suffoquait. Cette saison s’annonçait longue et éprouvante. A l’inverse de toutes ses « concurrentes », le but pour elle ne serait pas de trouver un mari mais de tous les faire fuir. Pour cela, il lui fallait se rendre détestable. Particulièrement détestable, vu le prix que ces messieurs espéraient gagner en contrepartie.

A son poignet, son carnet de bal commençait à se remplir à toute vitesse. Elle ne prenait même pas la peine de retenir les noms et les titres lorsqu’ils se présentaient. Elle n’en avait cure. Son esprit ne cessait de revenir au carnet. Le mystérieux carnet qu’elle avait trouvé dans un débarras au dernier étage de la demeure familiale. Le carnet dans lequel se trouvait son nom. Le carnet qu’elle avait tenté de feuilleter, mais en vain. Tout était écrit en italien, et les seules langues étrangères qu’elle avait apprises étaient le français et le grec ancien. Pour ce que ça lui servirait de parler le grec ancien. Ce n’était pas comme si elle risquait de rencontrer Hercule ou Midas. Encore que, le dernier aurait peut-être été en mesure de l’aider à sortir de cette mauvaise passe…. Ou de la transmuter en une superbe sculpture en or, pour la postérité. Isabella gloussa, s’attirant un regard de travers de Lady Bradford et ses trois potiches de filles.
Un énième prétendant se présenta à elle, celui-là ne prenant même pas la peine de se présenter à la baronne, sa chaperonne. Isabella le gratifia d’un regard stupéfait, puis redressa le menton, se donnant l’air particulièrement hautain.

- Il est d’usage de s’adresser à madame ma tante pour les présentations, mylord.

Une pause. Ladite baronne opina du chef, comme pour conforter son propos.

- Et puis vous arrivez un peu tard, mon carton est déjà rempli, mentit-elle éhontément. D’ailleurs, je vous prie de bien vouloir m’excuser, ajouta-t-elle avec un sourire doucereux et une courte révérence, tout en prenant la poudre d’escampette à travers la foule.

De nouveau, elle sentit une bouffée d’angoisse l’envahir. Elle s’arrêta devant le buffet et se servit un verre de jus de fruit qu’elle vida d’un trait, maudissant intérieurement quiconque avait interdit que l’on serve de l’alcool à ce bal. Elle déploya son éventail, qu’elle battit furieusement pour essayer de se donner de l’air. Elle ne rêvait que d’une chose. Retourner dans sa chambre et récupérer le carnet qu’elle avait caché sous son lit. Elle serait bien avancée. Il lui fallait un traducteur.

Une idée lumineuse s’empara d’elle. Et si, parmi tous ces imbéciles heureux en quête de mariage s’en trouvait un, de préférence un peu moins imbécile que les autres, qui parlait italien ? Non, c’était une idée absurde ! Elle ne savait même pas ce qui était écrit dans ce carnet. Et s’il y avait des choses compromettantes ? Et si c’était vraiment sa mère qui l’avait écrit ? Alors on apprendrait qu’elle était la fille d’une simple domestique, et tout serait perdu. En même temps, si elle se mariait, elle gagnait quelques années de répit, mais à la mort de son père, ce serait de toute façon échec et mat.

- Lady Isabella, vous permettez ?

La brune se retourna pour se retrouver face au fils du baron d’Aster, auquel elle avait, comme l’indiquait son carton, accordé la prochaine danse. Si elle ne comptait pas activement participer à la saison, elle ne pouvait néanmoins pas causer de scandale en refusant de danser avec les prétendants qui s’étaient inscrits sur son carnet de danse sous le regard approbateur de la tante Harriett. Poussant un long soupir intérieurement, mais faisant bonne figure, elle lui tendit gracieusement sa main gantée et se laissa entraîner sur la piste de danse pour une polka.

- Avec plaisir, lord Aster.

Au rythme rapide de la musique, et entraînée par son partenaire qui avait au moins le mérite de ne pas lui marcher sur les pieds, elle tourna et virevolta, sa robe de plumetis opaline flottant avec légèreté autour d’elle. Et pourtant, toujours elle continuait à avoir l’impression de suffoquer.

- Êtes-vous déjà allé en Italie, mylord ?

Ainsi, de danse en danse, passant de la polka au quadrille, de valse à la mazurka, et de retour au quadrille, elle évolua de bras en bras, égrenant les partenaires dont les noms figuraient sur sa carte, priant qu’il n’en reste bientôt plus. Aux uns et aux autres elle avait essayé de demander à qui connaissait l’Italie, à qui avait appris à parler l’italien, peut-être. Mais elle n’avait à faire qu’à une belle brochette d’incultes qui ne savaient rien d’autre que réciter de la poésie sans intérêt ou déblatérer sur les richesses de leur famille et lui raconter leur généalogie depuis le moyen-âge.

- L’italien ? Mais quelle curieuse question, lady Isabella ?

Encore râpé.

- Que voulez-vous, lord Brandon, j’ai toujours rêvé de visiter Florence, mentit-elle en papillonnant des yeux.
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Jeu 7 Juil - 23:09

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

Crédit : Wiisemary.
Il s’était fait rabrouer. Loin de se sentir froissé, comme aurait pu l’être la plupart des hommes … on ne touchait pas l’égo d’un mâle … Antonio avait sourit et hochait la tête simplement. Il n’avait de toute façon aucune envie de danser ce soir … Il voulait retourner en Italie. Il voulait partir sur un bateau, un cheval, une calèche et allait découvrir quelque chose de nouveau. Il sourit donc, pas le moins du monde blessé par la réponse sec de la jeune femme.

- Je n’aime pas suivre les règles, mais si cela vous dérange, je ne recommencerais pas. Peut-être.  

Les jeunes femmes, voulant courtisées les fils Brownson, savaient bien peu de chose sur eux. Ils savaient juste que leur manière, gentleman, discret, courtois étaient une raison de les connaitre. Ils dépaysaient. D’ailleurs, il n’y avait pas, ou peu, de rumeurs sur leur libertinage. Ils n’étaient pas des Don Juan. Ils étaient charmants, certes, mais pas du tout le genre égocentrique. Leur mère en était très fière, ventant leur mérite bien mieux que le ferait ses fils d’eux-mêmes. Il sourit.

- Tant pis pour moi, reprit-il en regardant la jeune femme et non sa tante encore.

Quand elle passa à ses côtés, il reprit cependant, assez bas pour qu’elle seule puisse entendre.

- Si jamais ma mère vient vous rabattre les oreilles sur notre danse, veuillez bien lui dire que j’ai essayé, mais que je suis arrivé trop tard pour avoir votre main.

Et il la laissa partir. Il n’avait absolument aucune envie de la poursuivre … ou de poursuivre la main de qui que ce soit… Il n’avait aucune envie de se marier. Il avait même envie de dire, maintenant et jamais. Le mariage serait triste pour la femme qui serait avec lui. Oh, elle serait bien traitée… mieux que la plupart d’ailleurs. Il ne comptait pas imposer le devoir conjugal, il ne comptait pas imposer des apprentissages. Ni à sa femme, ni à ses filles s’il en avait. Cependant, du haut de son jeune âge il n’avait pas encore envie d’y penser. Il partit à la bibliothèque. Endroit magnifique, méritant bien plus son attention que la haute société londonienne.

Charles, lui, s’amusait bien. Il n’avait pas le sérieux ou le calme de ses frères. Et lui et Louis avaient toujours été de service. Leur mère disait les femmes a qui il devait proposer des danses. Des femmes qui n’avaient pas l’habitude d’être invité. Leur mère était le genre de femme que personne ne venait voir pendant les bals. Une laisser pour compte. Et elle avait toujours mis un point d’honneur à ce que ses fils aillent voir les femmes délaissées. Ce soir, c’était Charles et Louis de service donc. Il avait dansé avec une jeune femme très discrète. Trop discrète. Beaucoup beaucoup trop discrète.

Charles enchaina les danses. Il voyait au loin Louis. Il faisait sa tête des mauvais jours. Charles pouvait deviner que quelqu’un lui avait demandé s’il avait déjà tué quelqu’un. La réponse était oui. Charles aussi en avait déjà tué. Mais, étrangement, on pouvait toujours la question à son jumeau mais jamais à lui… à croire qu’il faisait plus peur. Il n’avait pourtant rien pour l’intimider. Bah, ils feront du sport en rentrant, certainement avec Ricardo qui avait aussi sa tête des mauvais jours.

Alors qu’il dansait, sans vraiment faire attention qui passait dans ses bras, une phrase le reconnecta à la réalité. La jeune femme qui avait refusé la main de son frère. Les jumeaux n’aimaient pas qu’on pense que son frère ne mérite pas une danse. Il n’était « que » le quatrième. Voilà ce qu’ils entendaient souvent. Cependant, Antonio ne prenait rien mal, comparé à Charles et Louis qui étaient un brin plus susceptible. Charles observait la jeune femme un instant pendant leur duo. Il avait bien envie de redorer le blason de son frère. Ainsi, n’hésita-t-il pas un instant.

- Vous savez mon frère revient justement d’un voyage en Italie. Je suis sûr qu’il aurait pu vous en parler si ses manières étaient un brin plus …

Il chercha un terme. Il comprenait que les manières de son frère étaient … non voulu dans cette société, mais souvent on préférait cette manière qu’il avait de dépasser des règles de bienséant qui n’avait pas lieu d’être. Ses autres frères le faisaient aussi, mais ils avaient moins l’art et la manière qu’Antonio. Antonio était, sur ce fait bien précis, bien plus proche de leur père que les trois frères. Il abandonna de finir sa phrase, préférant partir sur autre chose.

- Il doit être à la bibliothèque en ce moment. Cherchant la prochaine langue à apprendre. Ce fou nous offre toujours des livres, dans la langue du pays qu’il visite, dans l’espoir que nous apprenions la langue. Nous avons peut-être une demeure en Italie, mais nous n’en avons ni le sang, ni la langue comparée à lui.

Les frères soupçonnaient qu’Antonio leur offrait des livres pour qu’il puisse avoir une quantité d’ouvrage disponible dans chaque demeure de la famille. Il en offrait souvent, trop souvent, et il n’y avait aucun doute que, dans la bibliothèque de leur hôte, se trouve un livre qui aurait été apporté, offert, prêté par Antonio à un moment ou à un autre dans leur vie. Il sourit à la jeune femme alors que la danse prenait fin. Il se courba lentement.

- Désirez-vous que je vous mène à lui ? Cela évitera que d’autres courtisans essaient de vous empêcher d’épancher votre curiosité … et cela me sauverait de la prochaine danse ce qui serait, je l’avoue, un bonheur.


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Ven 8 Juil - 7:37

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Dans le mouvement du quadrille, Isabella quitta momentanément son partenaire du moment et se retrouva face à un grand gaillard aux yeux bleus en tenue d’officier. Sans doute pensait-il que le charme de l’uniforme ferait son effet sur ces dames. Et vu les regards insistants qu’ils s’attiraient de toutes parts, cette stratégie semblait plutôt lui réussir. Un emploi qui apportait une certaine forme de stabilité, une reconnaissance de la nation, et un indéniable statut de meneur d’hommes.  La perspective de mourir dans la gloire au champ d’honneur, en laissant derrière lui veuve éplorée et pupilles de la nation. Très peu pour elle. Mais apparemment, ce destin potentiellement tragique semblait avoir un charme romanesque pour les plus jeunes de ces dames. De façon réaliste, il y avait de grandes chances qu’il finisse ses jours au fond de son lit d’une crise de goutte des suites d’un abus de brandy au boudoir de ces messieurs.

- D’Italie, dites-vous ? L’interrompit-elle impoliment, avide d’en savoir plus.

Alors que le pas de danse la ramenait au centre de la piste à Lord Brandon, par une habile pirouette, Isabella poussa la partenaire de l’homme qui venait de lui parler dans les bras de son propre cavalier, l’accompagnant d’un souriant :

- Lord Brandon, Miss Gracie Northman. Lord Brandon est un grand amateur de poésie lyrique du XIIème siècle. Vous devriez vous entendre à merveille, Gracie.

Elle reprit la main que lui tendait le jeune homme en uniforme, l’air hilare. Il ne semblait pas lui en vouloir le moins du monde de l’avoir ainsi séparé de sa partenaire. Pour tout dire, il avait même l’air… soulagé ?

- Je m’excuse, mais je ne crois pas avoir saisi votre nom, lord..., reprit-elle à son attention, en secouant d’un geste évocateur le poignet sur lequel pendait son carnet de bal.
- Brownson.
- Ah, vous êtes l’un des quatre fils du duc de Colorshire, n’est-ce pas ?

La réputation sulfureuse du duc le précédait. Il avait visiblement le talent de dire à ces messieurs et dames à leur face des choses déplaisantes. Et malgré tout, lui et sa famille continuaient à être de tous les raouts. Il était duc, difficile de ne pas l’inviter, d’aussi désagréable compagnie puisse-t-il être. Et il était dans les grâces de leurs royales majestés, ce qui aidait grandement. En tout cas, le père d’Isabella ne l’appréciait guère, de ça, elle en était certaine.

- En personne. Charles, pour vous servir, mademoiselle.
- Très bien, Lord Charles Brownson. Vous me disiez que votre frère, qui parle italien, est à la bibliothèque ? Pourriez-vous me mener à lui, je vous prie ?

La musique touchant à sa fin, elle s’écarta d’un pas pour le saluer comme de convenance, puis posa sa main gantée sur le dessus du bras qu’il lui offrait élégamment, en bon gentleman qu’il était. La duchesse était certainement à féliciter pour la qualité de l’éducation qu’elle avait prodigué à ses fils.

- Votre frère sait-il que le bal a lieu dans la salle de réception et non la bibliothèque, badina-t-elle, jubilant intérieurement de peut-être voir enfin une lumière au bout du tunnel qu’était le problème qui la préoccupait actuellement.

Un peu moins imbécile que les autres ? Ne pût s’empêcher de penser intérieurement la jeune femme, son cœur s’emballant non à la perspective de rencontrer un homme, mais à celle de trouver quelqu’un qui pourrait l’aider. Son chevalier servant poussa une porte. Dans la semi-pénombre de la pièce se découpait la silhouette de dos d’un homme. Brun. Plutôt jeune. Seul.

L’information percuta Isabella de plein fouet. Accaparée par ses pensées, elle ne réalisait que bien tard la situation incommodante dans laquelle elle était en train de se placer. Elle s’apprêtait à se rendre seule, sans chaperon, à deux pas d’une salle remplie de tout ce qui se faisait de la plus haute aristocratie londonienne, dans une pièce où se trouvait un homme qu’elle ne connaissait pas, avec pour toute compagnie un autre homme qui n’était ni un membre de sa famille, ni un proche de confiance. Ne pas faire d’esclandre. Pas de scandale. Et surtout, surtout, ne pas se mettre dans une situation qui la forcerait à se marier. Isabella s’arrêta net sur le seuil de la porte, lâchant le bras qui lui avait été prêté. Le rouge lui monta à la figure.

- Milord, je suis désolée, mais je… je…

Elle manquait de nouveau d’air. Saleté de soirée. Son regard passa du Brownson à ses côtés à celui qui lui faisait encore dos dans la pièce. Semblant comprendre le motif de sa détresse, le prévenant jeune homme alpaga dans le couloir une malheureuse domestique qui passait par là.

- Vous voilà témoin de moralité, déclara-t-il avec un sourire éclatant à la jeune fille en retirant le plateau qu’elle tenait d’entre ses mains. Vous veillerez que l’honneur de mademoiselle Cunningham reste sauf en toutes circonstances, conclut-il en la poussant dans la pièce.

Jetant un coup d’œil circulaire à l’ensemble des protagonistes en présence, Isabella se laissa convaincre d’entrer. Le petit tumulte qu’ils venaient de provoquer par leur arrivée semblait avoir attiré l’attention du frère dont elle ne connaissait d’ailleurs pas le nom. Elle se retourna vers Charles pour qu’il fasse les présentations, mais le larron s’était déjà éclipsé. Le maudissant intérieurement, elle baissa la tête et fit une courte révérence.

- Lord Brownson. Monsieur votre frère me dit que vous parlez ita…. Vous ?! Ne put-elle s’empêcher de s’exclamer en reconnaissant là le malotru qui, non content de l’avoir invité à danser en dépit de toutes les convenances, s’était ensuite permis de lui demander de parler à sa mère. Elle ne connaissait même pas son nom. Le toupet qu’il avait eu !

Elle fit une pause, regardant autour d’elle. La pauvre domestique, qui ne savait pas trop où se mettre, était restée près de la porte. Se sentant néanmoins investie d’une mission d’importance vitale, elle ne lâchait pas la fille du comte des yeux.
Son cerveau commença à relier les petits points entre eux. Donc le malpoli de ce début de soirée était l’un des quatre fils du duc de Colorshire, et sans la connaître, lui avait le plus naturellement du monde demandé de dire à sa mère, la duchesse de Colorshire, qu’elle l’avait rabroué. Rien que ça. Mais bien sûr. Isabella cherchait à sauver sa réputation, pas à la détruire. Par contre, s’il avait osé formuler une telle requête, cela voulait peut-être dire qu’il n’avait pas beaucoup plus envie d’être là qu’elle. Un peu moins imbécile que les autres ?
La jeune femme était en train d’élucubrer. Il n’était possible de tirer aucune conclusion de deux phrases échangées au hasard de la foule avec un inconnu. Le temps de se redonner bonne composition, elle reprit la parole, d’un ton posé et ferme.

- Je me suis laissée entendre dire que vous connaissiez l’Italie, milord.
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Ven 8 Juil - 10:32

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

Crédit : Wiisemary.
Antonio était plongé dans un ouvrage de contemplation des montagnes enneigées du sud de la France. L’ouvrage n’avait pas de dessins ou de peintures, ce qui était d’une tristesse infinie, mais l’auteur arrivait à transmettre à travers les mots la beauté du paysage. Il était déjà, souvent, allé en France. Leur mère avait après tout accouché/conçu les jumeaux dans ce pays. Il avait été évité que leur père avait acheté une petite demeure près de Paris. Loin de Versailles cependant, évitant ainsi la cour du roi et leur paon. Si la famille Brownson n’aimait pas les mœurs ici, celles de France n’avaient en rien à rougir pour leur stupidité. Ou l’inverse justement. Les deux étaient idiotes sans réussir à comprendre l’idiotie.

La demeure Giallo -jaune en italien mais le running gag de la famille marron, duc de coleurshire continuait de les faire rire- avait au moins le mérite de se retrouver au cœur d’une ville tranquille. A côté de Florence, sans être en son centre, Giallo permettait une tranquillité nouvelle et une absence de prise de tête confortable. Il avait bien envie d’y retourner, prétestant qu’il avait oublié quelque chose de Ô combien important dans la demeure.

Il soupira en passant les mains tranquillement sur les mots, les pages, et les descriptions de cet auteur. Pourquoi diable s’imposait-il toujours la bonne société et leurs règles ? Pour sa mère. Son père serait d’accord avec lui de partir voyager n’importe où et d’y élire domicile définitivement. Seule leur mère aimait Londres, qui pourtant n’était pas tendre avec une femme. Aller comprendre. Il entendit son frère parlait, mais releva à peine la tête pour l’observer. Il avait pris un témoin de moralité, et donc il devait avoir une femme à son bras. Il soupira. Même ça, c’était tout de même incroyable. Comme si les hommes sautaient sur les femmes seules dés qu’ils en avaient l’occasion. Le pire ? C’étaient les femmes qui étaient ensuite fautive dans l’histoire, de quoi se retourner le cerveau. Il finit par observer la Lady Isabella et son frère disparu.

Traquenard. Traître. Faux-frère.

Voilà la pensée du plus jeune alors qu’il observait tranquillement la jeune femme et son chaperon. La jeune servante avait été honteusement utilisé par son grand frère. Il avait voulu faire venir une femme seule avec lui, la moindre des choses aurait été de rester… puis son cerveau se souvient que les convenances n’auraient pas réellement accepter un homme comme chaperon. Foutues règles.

- Moi, répondit-il simplement en haussant les épaules. Après tout, il était bien lui, non ?

Il s’approcha de la domestique, ne l’ayant pas salué à la différence de la lady à ses côtés. Il se baissa et embrassa sa main comme il l’aurait fait pour une dame de bonne famille. Un sourire et un clin d’œil plus tard, il avait réussi à la faire s’assoir à une table pour qu’elle puisse être plus à l’aise. Les serviteurs n’avaient pas vraiment le droit de faire autrement, sauf si on leur donnait la permission, et lui, il lui donnait. Quand la jeune femme parla de l’Italie, il releva la tête vers elle, on pouvait lire l’amusement dans son regard. Donc, il n’était pas digne de lui demander une danse sans sa tante à ses basques, mais parler d’évasion avec un chaperon nouvellement obtenu oui. Et on disait qu’il était mal élevé. Il lui montra le sofa d’une main et il s’assit sur le fauteuil en face, laissant entre eux une table ainsi que le livre qu’il était en train de lire.

- Je connais l’Italie. Même mieux que ça, j’aime l’Italie. Je vais souvent à la demeure Giallo pour respirer un grand air. Que voulez-vous savoir ?

Parce que si la jeune femme risquait sa réputation, qui aurait été sauve avec Antonio, pour parler de l’Italie, c’était qu’elle avait des questions particulières à poser. Plusieurs femmes lui avaient posés des questions sur la mode, mais il ne pensait pas qu’Isabella puisse avoir ce genre de réflexion. Puis, il pencha la tête sur le côté, une lumière naissant dans son esprit.

- Auriez-vous des questions à me poser sur la famille de votre mère ? Je me souviens d’avoir entendu dire que la comtesse était d’origine italien. Je n’ai pas fait de recherche, mais si tel était le cas, je pourrais demander à des amis là-bas pour moi ?

Ce n’était qu’une hypothèse, mais après tout, n’avait-il pas voulu une danse avec elle, simplement parce que son prénom avait une consonnance italienne. De plus, le fait d’avoir été rabroué, ce qui était un fait, lui avait permis de s’échapper. Il ne voyait pas pourquoi la jeune femme aurait refusé de dire la vérité à sa mère, mais bon, il ne comprenait pas tout de la bienséance, on avait déjà fait ce constat. Il se releva alors qu’une servante passa devant la porte ouverte de la bibliothèque.

-  Excusez-moi, mademoiselle, dit-il sans hésiter sur la politesse, pourriez-vous nous apporter du thé et des petits biscuits ?

Ils étaient britanniques, ou ils ne l’étaient pas… et il avait envie d’un thé. Il ne demanda pas si la jeune femme en voulait, simplement car il était évident que le thé et les biscuits étaient pour deux. La servante disparue et il sourit alors à Isabella de son sourire éclatant. Moins charmant que ses frères, il n’en restait pas moins admirablement mignon quand il le voulait, et ça malgré lui.


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Ven 8 Juil - 11:11

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Plongeant la jeune noble dans l’embarras, l’intéressé, loin de venir la saluer à son tour alla faire un baise-main à la domestique ! À la domestique. Mais qu’est-ce que c’était que cet hurluberlu ? Et cette farce, qui n’avait pas grand-chose de comique. Une sombre pensée traversa alors l’esprit d’Isabella. Valait-elle vraiment mieux qu’une domestique ? Au fond, n’en était-elle pas une, elle aussi, simplement déguisée en petite nobliote ?

La gorge soudainement serrée, elle s’installa sans un mot sur le canapé que lui indiqua son interlocuteur, prenant soin d’ajuster soigneusement sur ses jambes les pans du jupon de satin et de plumetis de sa robe de fête. Une mascarade. Un imposteur. Voilà ce qu’elle était, au fond. La prise de parole du jeune homme la sortit du tourbillon de ses noires pensées. Une villa en Italie. Si seulement elle avait la chance d’avoir une maison loin, si loin de son père, pour s’évader….

- La famille de ma mère ? Oui. Enfin, non. Je veux dire oui.

La jeune femme commençait à se mélanger les pinceaux. Ils ne se connaissaient même pas. Qu’avait-il entendu sur son compte ? Que savait-il de sa mère ? Comment se pouvait-il que… ? Mais bien sûr, quelle idiote. La comtesse, il parlait de la comtesse. D’ailleurs, comment n’y avait-elle pas pensé avant ? Lady Valentina était elle aussi d’origine italienne. Se pouvait-il que son père ait eu une liaison avec l’une de ses suivantes personnelles ? Ce ne serait ni la première ni la dernière fois que l’on entendait parler d’un Earl qui aurait troussé une domestique de son épouse. Mais en faire passer l’enfant pour celui mort-né de son épouse perdue en couches ? Glauque. Lugubre, morbide, dérangé. Le néant s’ouvrit de nouveau sous elle, menaçant de l’aspirer dans un maëlstrom terrifiant. Elle sentit ses jambes devenir cotonneuses. Heureusement qu’elle était assise. Elle s’empara de son éventail, qu’elle battit pour se donner de l’air, encore. Respirer. Oublier le sang qui battait contre ses tempes. Respirer. Ralentir le rythme de son cœur. Revenir à réalité.

Heureusement pour elle, son moment d’absence avait dû passer inaperçu, son interlocuteur étant tout occupé à… commander un thé ?! Quel toupet ! Il faisait comme s’il était chez lui ! S’installant dans la bibliothèque de son hôte, réquisitionnant une domestique et se commandant un thé. Elle ne savait pas comment tournait la maisonnée du duc de Colorshire, mais cela devait être un sacré numéro, si tous les hommes de la famille étaient du même acabit. Pauvre duchesse.

- Vous allez nous causer des ennuis, milord, ne pût s’empêcher de le réprimander Isabella en murmurant furieusement.

Elle avait repris du poil de la bête. Suffisamment pour se rendre compte que tout ceci était une très mauvaise idée. Dans quelle galère était-elle en train de s’embarquer ? Sa situation était déjà assez délicate pour ne pas en plus qu’elle se mette à côtoyer ce qui semblait être à lui seul un nid à problèmes. Elle se leva de son siège, faisant mine de vouloir prendre congé. Puis se rassit. Il lui fallait des réponses. Il lui fallait des réponses, et vite. Et elle ne pouvait aucunement faire confiance aux précepteurs de son père. Ni à qui que ce soit d’autre de sa propre maisonnée. Qui savait ce qu’elle allait pouvoir découvrir dans ce maudit carnet ? Elle se releva une nouvelle fois. C’était une idée idiote. Tout cela était une idée idiote. Elle était certaine de passer pour une folle face à son interlocuteur, mais il serait facile de mettre tout cela sur le compte de la fatigue, ou de la frivolité d’une jeune débutante encore mal à l’aise avec la société dans laquelle elle entrait tout juste. Bref, elle se trouverait bien une excuse. Mais en même temps, elle était dévorée par le besoin de savoir.

- Venez me voir chez moi, demain, déclara-t-elle, péremptoire, avant de lui tourner le dos.

Elle fit volte-face.

- Ceci n’est PAS une invitation à me faire la cour, ajouta-t-elle en le pointant d’un index accusateur. Simplement, venez.

Une pause.

- S’il vous plaît, ajouta-t-elle d’une petite voix.

Sentant alors le rouge lui monter violemment aux joues, elle lui tourna le dos pour quitter la pièce.
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Ven 8 Juil - 11:44

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

Crédit : Wiisemary.
Il ne comprenait pas les gens. Clairement, sorti du cadre de sa famille, père mère frère, il avait un mal fou à se mettre à la place des autres. Louis y arrivait bien mieux que lui. Souvent, son père le défendait en mettant cela sur sa jeunesse. Il avait 21 ans, maintenant, on ne pouvait plus parler de jeunesse. Non, s’il ne comprenait pas les gens, c’est qu’il ne les aimait pas. L’agacement de la société que tout le monde accepte était difficile à accepter pour lui. La jeune femme noble, comme tout le monde, avait fait cette moue délicieuse d’incompréhension qui suivait souvent les manières d’Antonio. Pourtant, il l’avait déjà salué, pourquoi le prendre mal ? Bah. Il s’en fichait. Que les gens prennent mal ses actes ou ses paroles ne l’empêcherait pas de dormir sur ses deux oreilles.

Il n’était pas non plus un goujat, loin de là, et bien qu’il essayât de deviner l’intérêt de la jeune femme pour son humble personne, -elle était une héritière, il était le dernier fils, rare était les affiliations de ce genre dans la société actuelle-, il ne la pressa pas quand elle eu besoin de respirer. Il était tranquille. Oh, il aurait préféré être en pleine visite d’une forêt en Allemagne, mais il ne pouvait pas tout avoir. Ici, il était tout de même bien plus au calme que dans la salle de bal. Il l’observa. Il allait s’attirer des ennuis ? En demandant du thé ? Il eu un froncement de sourcils. Ce n’était pas logique ce qu’elle racontait. Il était ici en tant qu’invité… Qu’un invité ne puisse commander du thé aurait été très mal vue pourtant ? En tout cas, dans sa demeure.

Il la vit se lever outrer, puis se rassoir, désabusé. Il y avait une maladie mentale, bien qu’à l’époque peu de personne accepter l’existence de ce genre de maux, qui parlait de ne jamais savoir quoi faire et de se retrouver à avoir deux pensées incohérentes…un peu comme si Louis et Charles fusionnaient en un corps. La jeune femme lui rappelait cela. La bipolarité ? Ou un autre mot comme cela. L’ordre fut lancé, et il ne lui répondit pas. Il pencha à nouveau la tête sur le côté.

Donc… elle demandait à un homme, qu’elle avait rencontré à un bal, de venir le lendemain de ce dit bal chez elle … mais elle ne voulait pas qu’il lui fasse la cour. Savait-elle que les lendemains de bal étaient justement pour que les hommes intéressés montrent leur intérêt ? Il observa la servante d’un œil, avait-elle compris elle ? Vue le visage froncé, non. Super. Il devait aller voir la femme la plus folle de Londres, pour aucune raison particulière. Il finit par sourire à la jeune femme et lui proposait de la ramener à son travail. Il fallait bien que quelqu’un explique l’absence de la domestique. La femme s’occupant des employés était pour la disputer, on ne fricotait pas avec les invités…mais quand elle vit Brownson, elle sourit. La famille Brownson était plus appréciait des employés que par les hommes de la haute, et ça leur allait très bien.

- Dites-moi, qu’apporte-t-on à une femme lorsqu’on veut la voir, mais ne pas lui faire la cour ? demanda-t-il alors.

L’employée, pauvre victime de son frère, lui donna plusieurs idées. Venir les mains vide, un lendemain de bal, était une honte … et ça avec ou sans société Antonio trouvait que cela ne se faisait pas. Cependant, venir avec des fleurs donnerait certainement un mauvais signal à la jeune femme. Interdiction de lui faire la cour. Elle l’avait demandé, bien qu’il aurait été plus aisé de le prétendre …

*

Le lendemain, il était devant la demeure des Cunningham. Il se demandait un instant s’il serait seul. Il n’avait vu personne, mais aussi était-il le début de la journée. De plus, si la jeune femme avait montré son côté lunatique à un autre, il avait dû fuir en toute hâte loin d’elle. Il aurait peut-être dû aussi. Pourquoi était-il ici ?

Il entendit à nouveau la voix de la jeune femme lui dire « S’il vous plaît ».

Ah. Voilà. Il était faible, c’était la raison de sa présence dans le salon de Cunningham. Il avait eu l’impression que derrière l’ordre, moins respectueux que ce qu’il avait pu faire lui-même, se trouvait une demande impérieuse, importante, douloureuse. Et Antonio, bien que possédant des défauts qui ne faisait pas de lui le fils Brownson favori, ne savait pas dire non à quelqu’un qui en avait le besoin.

C’était ainsi. Il n’arrivait pas à supporter la souffrance, la tristesse, la solitude, tout comme l’injuste, l’intolérance, la violence, et autres méfaits. Il pensa un instant à sa mère. Tellement heureuse que son fils puisse courtiser une jeune femme qu’elle avait tenu à lui choisir la couleur de son rendez-vous. Il était ainsi en redingote bleu sombre qui faisait apparemment ressortir le peu de bleu qu’il avait dans ses prunelles. Ses cheveux avaient été coiffés, mais le chemin jusqu’ici les avait rendus indisciplinés à nouveau. Il ne pouvait rien y faire, mais au moins n’avait-il pas d’épi.

On l’avait prévenu que Lord Cunningham n’était pas là. Bien. Il n’était pas là pour se prendre la tête avec cet homme que son père déteste lui-même. Il peut se faire sa propre opinion, mais son père ne mettrait personne dans sa liste sans une bonne raison. Il se trouvait dans le salon, il était resté debout et se tenait à la fenêtre, un livre à la main. Lisant tranquillement grâce à la lumière de l’extérieur qui filtrait par les fenêtres. Il était là tôt. Après tout, elle ne lui avait pas donné d’heure. Il pouvait patienter le temps qu’elles se préparent, elle et sa tante.

Il avait pris des fleurs malgré tout, coincé sous son bras alors qu’il lisait. Sa mère aurait fait une maladie s’il n’avait pas au minimum fourni des fleurs. Avec les fleurs, il y avait un petit paquet rectangulaire. Un livre sur Florence vu par un noble italien. Les descriptions étaient belles, et les quelques dessins d’une qualité rarement égalé dans ce genre d’ouvrage. C’était son cadeau « je ne suis pas en train de te faire la cour ». Non. Il était juste curieux. C’est ça. Juste curieux. Il n’avait pas du tout senti le besoin de la jeune femme. Il n’avait pas du tout été poussé par l’impression qu’il DEVAIT venir. Non. C’était juste de la curiosité. Voilà. Rien de plus. On lui proposa du thé pour attendre, ce qu’il accepta, en espérant tout de même que le thé n’arrive avant la jeune femme, il n’avait pas pris de repas ce matin.



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Ven 8 Juil - 12:33

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


- Lord Brownson pour vous dans le petit salon, mademoiselle.

Perchée sur le rebord de la fenêtre de sa chambre, Isabella referma le livre qu’elle avait entre les mains, incrédule, et posa le bout de muffin qu’elle avait entre les doigts dans son assiette. Alors comme cela, il était venu ?

La veille, Isabella avait quitté la bibliothèque telle une tornade pour retourner à la salle de bal et était tombée nez à nez sur Charles Brownson, en grande conversation avec une femme, qui n’était autre que la duchesse de Colorshire, sa mère. A la dame, elle avait fait une grâcieuse révérence et l’avait saluée d’un « Votre Grâce ». Au garçon, elle s’était contentée de lancer un regard noir et de le gratifier d’un glacial, « Au plaisir, Lord Brownson ».
Elle n’avait pas vu le regard interloqué que la mère avait échangé avec son fils. Elle n’avait pas non plus vu sa cousine Ornella qui lui faisait de grands signes de la main. Pas plus qu’elle n’avait vu le malheureux prétendant qui lui tendait la main pour obtenir d’elle la danse qu’elle lui avait promise plus tôt dans la soirée. Comme dans un nuage de coton, elle avait traversé la pièce, salué le plus respectueusement possible ses hôtes pour la soirée et quitté les lieux par la première calèche.

A peine rentrée, elle avait tout de même fait passer la consigne à son portier de laisser prioritairement passer l’intéressé, qu’elle devait voir pour une affaire « de la plus haute importance ». Pour la maisonnée, cela ressemblait à un caprice de jeune débutante, ce qui ne lui avait valu rien de plus qu’un regard attendrissant de sa gouvernante et de Crawford, le portier. Elle tenait à lui éviter de faire la queue à l’occasion du désespérant rituel de réception des prétendants qui viendraient tout cet après-midi parader comme des paons et lui raconter leurs supposés exploits et hauts-faits. Au fond d’elle-même, elle était à peu près certaine qu’avec sa prestation au bal, il avait dû conclure qu’elle était folle à lier et à fuir, et que jamais elle ne le verrait mettre un pied dans sa demeure. Malgré tout, elle avait secrètement prié qu’il accède tout de même à sa requête. Mais jamais elle n’aurait imaginé qu’il se présente chez elle à la première heure.

Sa tante était allée emmener sa cousine chez la modiste ce matin, pour lui refaire une garde-robe pour la saison. La jeune Ornella, dans une ultime poussée de croissance, s’était découvert une charmante gorge, qui faisait qu’elle ne rentrait désormais plus dans le bustier de la plupart de ses robes. Tant mieux pour elle. Ainsi que pour ces messieurs qui auraient le plaisir de la courtiser. Au moins la vue leur serait-elle agréable. Ce fût donc Miss Eldridge, l'intendante, qui ferait office de chaperon pour la matinée, sa femme de chambre ayant exceptionnellement accompagné pour l'occasion Ornella et sa mère.

Sa tenue « d’apparat » n’étant prévu que pour la foire de l’après-midi, Isabella était vêtue d’une simple robe empire aux motifs floraux, et ses boucles châtains, retenues simplement par un peigne à l’arrière de sa tête, retombaient en une cascade folle sur ses épaules et dans son dos. Elle avait repoussé d’un geste agacé sa servante quand celle-ci avait proposé de prendre le temps de la coiffer et mieux l’apprêter pour recevoir. Elle ne souhaitait pas risquer de décourager son invité de rester si elle mettait une éternité à descendre. C’était déjà en soi un miracle qu’il soit bien là.

- Lord Brownson, vous ici ! S’exclama un peu trop joyeusement Isabella à la vue de ce dernier, en rentrant dans la pièce.

L’intéressé, déjà installé dans un fauteuil, se redressa immédiatement à son entrée dans la pièce. Isabella ne put s’empêcher de constater qu’il était parfaitement charmant, tout de bleu vêtu. Ne restait qu’à savoir ce qu’il allait réussir à faire pour l’irriter aujourd’hui. Aller faire une bise à Miss Eldridge qui était rentrée derrière elle et partie se caler dans un coin à l’autre extrémité de la pièce, reprisant studieusement un napperon ? La vieille célibataire en ferait une attaque d’apoplexie.

- J’espère ne pas vous avoir fait trop attendre, milord. Je vois qu’on vous a apporté du thé et des biscuits, ajouta-t-elle avec un sourire moqueur en s’approchant.

Elle se fendit d’une courte révérence. Il se courba pour la saluer en retour, et lui tendit les présents qu’il avait apporté pour elle. Isabella prit le tout, et tendit le bouquet à un valet en lui demandant aimablement d’aller chercher une vase pour les fleurs. Pour ce qui était du paquet, avec l’accord de son invité, elle l’ouvrirait plus tard. Elle se contenta de le poser sur la table qui les séparait.
La jeune femme ne souhaitait pas perdre de temps en mondanités. Elle avait joué cartes sur table dès la veille. Elle ne l’avait pas convié pour une sérénade. S’assurant que la gouvernante était toujours le nez à son ouvrage, et pour s’assurer de lui faire dos, elle contourna la table et vint s’asseoir sur le même canapé que le jeune homme, à une distance respectable. Elle tendit un bras derrière le lord et, se penchant ainsi vers lui, réalisa qu’il sentait également délicatement bon. Elle tira de sous un coussin un carnet à la couverture de cuir souple, visiblement ancien, et s’empressa de retrouver sa position initiale. Elle posa l’objet avec une infinie délicatesse sur ses genoux, et s’éclaira la gorge.

- Je vais avoir besoin de vos services, lord Brownson. Mais d’abord, j’ai besoin que vous me promettiez deux choses, commença-t-elle, très solennelle. Une : ce que je vais vous confier doit rester un secret absolu. Je sais que nous ne nous connaissons pas vraiment, mais puis-je faire confiance à votre honneur de gentleman, pour que, quoi que vous puissiez voir et apprendre, aucune autre âme qui vive ne le découvre jamais ?
Deux : Promettez-moi que jamais, ô grand jamais, vous ne me ferez la cour. Ceci est un arrangement d’intérêt, pas une parade nuptiale.

Une pause. Prenant une grande inspiration, elle lui tendit le carnet. Le retenant du bout des doigts, elle répéta.

- Promettez.

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Clionestra
Ven 8 Juil - 13:12

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

Crédit : Wiisemary.
Antonio avait attendu patiemment. Passant de la fenêtre au fauteuil. Il était l’invité ici. Et bien que la jeune femme se fût outrée du fait qu’il demandait du thé à ses hôtes, il en avait fait de même. Curieux, oui mais il ne changerait ses manières pour rien au monde. Encore moins pour une femme étrange dont il soupçonne une double personnalité. Il fut un sourire au chaperon, mais la vieille dame ne le regardait même pas. Les domestiques avaient tellement l’habitude de ne pas mériter la salutation des nobles qu’ils ne s’en offusquaient même plus, quelle tristesse.

- En effet, je me suis permis d’en demander. Une discussion, bien que privé ou étrange, doit toujours se faire avec thé et biscuit pour adoucir l’ambiance, ne trouvez-vous pas ?

Parce qu’il avait faim aussi. Ainsi, même si la jeune femme se moquait-il de cela, il n’en dirait rien de plus. Elle lui avait demandé de venir, ce qui était en soit l’information importante de leur rencontre. Il avait, bien sûr, dit cette phrase après l’avoir salué comme il se doit. Il ne l’avait pas vu avant, comme pour le bal … et bien que leur séparation date de moins de 10 heures, il fournissait un effort. Il prit un biscuit pendant que la jeune femme faisait son manège. Ainsi proche, il remarquait que la jeune femme avait un visage parfait. Il n’y avait ni impureté, ni trace, ni disproportion. Si une belle femme devait être décrite, et là on parlait que physiquement, la description de la jeune femme serait parfaite. Il l’écouta parler en machant tranquillement son biscuit, son ventre émit un audible, mais doux, bruit de contentement. Il l’écouta jusqu’au bout. Il leva le bras pour attraper le livre mais ne le tira pas vers lui.

- Pour ce qui est d’un secret absolu, je serais une tombe, sauf avec vous et les personnes avec qui vous me direz de partager ce secret. Je suis peut-être un grand bavard, mais je sais taire les choses, surtout quand cela semble vous touchez à ce point… commença-t-il accompagné d’un sourire.

Il n’y avait pas mille émotions qui faisait qu’une femme, inconnue, demande à un homme, inconnu, de lui rendre un service, connu lui, ainsi. Le secret devait avoir de l’importance pour ses émotions et il pouvait le comprendre. Ce secret devait toucher un point sensible au point où elle passe pour une folle. C’était clairement intrigant … et si la seule méthode pour comprendre ce secret était de le taire, alors il se tairait.

- Sauf si taire ce secret amènerait à votre trépas, cependant. Je ne sais pas la teneur du secret, mais si c’est votre vie ou une explication, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de préféré votre survie. Je ferais en sorte de subir les conséquences de cet acte, seul. Je vous en fait le serment

Dans le sens où si le secret parle, par exemple, de trahison à la cour, il ne la mettrait pas dans le milieu. Il dirait qu’il était seul, et ainsi le lien entre le secret et la jeune femme serait sauf. Bien sûr, pour le moment il ne connaissait pas la teneur du secret. Il sourit ensuite.

- Pour le second point, je ne pense pas pouvoir m’empêcher de badiner avec vous. Cependant, si mon intérêt devient plus profond, je promets de ne pas vous faire la cour et de vous le dire simplement de la plus simple des manières.

Ne jamais dire  "Fontaine, je ne boirais pas de ton eau". Il ne pouvait pas savoir s'il ne ressentirait rien pour elle à l'avenir. Il était sincère et simple. La jeune femme devait avoir compris depuis le temps. Faire la cour était un acte que tout le monde pouvait faire, sans émotion. Il promettait de ne pas le faire. Ne pas badiner serait plus compliqué, il aimait bien flirter avec plus ou moins de sentiments avec les femmes. Il mit cependant une nuance en plus. Faire la cour pouvait se faire sans sentiment. Si des sentiments plus profonds devraient naître en lui, poussé par la curiosité qu’il ressentait déjà, il ne voulait pas ne pas pouvoir lui dire.

- Cela vous convient-il ? dit-il en remontant le livre qu’il tenait tous les deux encore.

Il fallait d’abord valider les termes du contrat avant de passer à plus non ? D’ailleurs, il observa la jeune femme, puis le livre… pourquoi lui ? La réponse se trouvait certainement dans les pages de ce qu’elle lui tendait, mais il aimerait bien qu’elle lui dise, elle.

- Je promet en tout cas de faire mon maximum pour vous aider avec les moyens que j’aurais à ma disposition. Je vous en donne ma parole.

Et la parole d’un Brownson ne pourrait jamais être remis en doute. Leur famille était connu pour être très loyal aussi, bien que trop sincère parfois pour leur propre bien.  



May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
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