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LE TEMPS D'UN RP

A frôler les nuages, on finit dans les patates [PV Arthécate]

Edward
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Edward
Jeu 10 Aoû - 17:32

Elias
J'ai 36 ans et je vis à Bourg-Jet, Royaume de Chiron. Dans la vie, je suis Officier Pilote de Thermoplaneur dans l’Armée Volante et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, mais le devoir avant tout.

Patriote et professionnel, j’aime avant tout que les choses soient bien faites, avec honneur et respect. La guerre, c’est déjà assez sale comme ça ! Je suis, malgré tout, profondément humaniste mas également déterminé.

Oh ! Je suis navré, je me suis laissé berner par les apparences… Et je suis désolé pour votre situation…

Gravenhaven… Eh merde ! Un fiasco comme je n’en avais que rarement vécu depuis que j’étais dans l’armée.
J’avais dirigé l’escadron de reconnaissance et nous avions localisé trois cibles militaires prioritaires. Deux au nord et une à l’est de la ville. Ces trois cibles étaient à plus de vingt kilomètres de la ville, mais l’état-major, n’avait pas voulu tenir compte de nos recommandations d’envoyer des escadrons de bombardiers chevronnés du fait de la proximité des habitations. Vingt kilomètres lorsque vous êtes à 6000 mètres d’altitude, cela nécessite de la précision pour ne pas commettre d’erreur.
Hélas, le colonel avait décidé d’envoyer de jeunes équipages à peine sortis de formation. La couverture nuageuse basse ajoutée à l’inexpérience et les bombes avaient été lâchées en plein sur la ville.
Un fiasco ayant couté la vie de nombreux civils et n’ayant rien fait de plus qu’attiser, à juste titre, la haine de nos ennemis.
Naturellement, j’avais été ulcéré par la décision de mon supérieur et, plus encore, par le résultat et j’étais passé à deux doigts de la cour martiale pour insubordination. Cependant, déterminé, j’étais remonté plus haut encore et le colonel avait été finalement relevé de ses fonctions.
En revanche, même si j’étais innocent dans la catastrophe, je ne pouvais pas raconter cela à Héléna… Cela ne ferait que remuer le couteau dans la plaie et n’arrangerait en rien nos relations.
Pourtant, m’excuser me démangeait.

Je préférais écouter le peu d’informations personnelles qu’elle me donnait, reconnaissant ne pas être fermière et, même, peu efficace dans le domaine.
Je lui lançais un regard entendu.

Les plantes ont tendance à mourir chez moi, bien plus lorsque je m’en occupe que lorsque je suis absent d’ailleurs. Je n’irai pas juger de vos talents sur ce point.

Elle se montra attentive à mes précisions et me corrigea sur le nom d’un patelin après avoir définitivement écarté l’idée d’utiliser mon argent. Je hochais alors la tête, compréhensif, des raisons évoquées.
Finalement, c’est lorsque je lui dis qu’elle avait réponse à tout que j’eus, sans doute, la réaction la plus naturelle et spontanée, le fait de me pointer un fusil sur le front mis de côté, depuis que j’avais atterri dans ses patates.
Je ne retenais pas mon sourire, franchement amusé, tout en confirmant d’un mouvement de tête.

Absolument ! Vous êtes une madame je-sais-tout ! Gloussais-je, me reculant en me protégeant de mon bras.

Cela dit, j’en suis bien heureux !

Ayant son accord, je confirmais ses restrictions d’un hochement de tête avant de claudiquer vers l’extérieur. Je m’arrêtais sur le pas de la porte, profitant de la brise nocturne sur ma peau alors qu’elle faisait onduler mes vêtements. Un frisson me fit vibrer de la tête aux pieds avant que je me déplace, m’éloignant du bâtiment vers le sud. Je ne fis que quelques dizaines de mètres avant de m’asseoir sur l’herbe, masqué par un buisson. Personne d’autre que ceux présents dans la maison, soit Eric et Héléna, ne pouvaient ainsi me voir. Je bourrais ma pipe et l’allumais avant de m’allonger pour fumer en contemplant le ciel étoilé.
Je ne l’avais pas remarqué, mais le chien était assis seulement quelques mètres derrière moi, à m’observer.

Arthécate
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Arthécate
Jeu 10 Aoû - 17:55

Héléna Rosenberg
J'ai 30 ans et je vis à Ashaam, petit village au sud de Gravenhaven, capitale du Grand empire sudique. Dans la vie, je suis herboriste et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à la guerre qui s'éternise, je suis veuve et je le vis plutôt mal. Je vis dans une petite maison de campagne avec mon fils Éric et notre chien Pallfall, que nous surnommons Pall.

Informations supplémentaires ici.


Décidément, plus le temps passait et plus je détestais cet homme… Pourquoi donc ? Et bien déjà parce qu'il s'agissait d'un ennemi de mon pays. En soi, cela devrait être suffisant bien que ce ne fut la seule. Je détestais l'avoir chez moi, de devoir le cacher pour éviter de terminer au bout d'une corde. Je détestais sa nonchalance et l'habitude qu'il avait pris de se montrer aussi familier avec moi. Et par-dessus tout, je détestais sa foutue gentillesse qui me donnait, chaque jour un peu plus, envie de vomir.

Ne voulant plus avoir à lui parler pour la soirée, je le laissais donc prendre "l'air" et faire comme s'il était chez lui. Pour ma part, je m'occupais de ranger ce qui, il n'y avait pas si longtemps encore, était mon atelier. Ranger les différents bocaux sur les étagères, les trier, les étiqueter représentait pour moi un moment de calme, de paix. Cela me détendait, du moins, c'était le cas auparavant… Aujourd'hui, tout m'agaçait profondément. Depuis quelques jours, je souffrais de vives douleurs à la mâchoire. Je n'en connaissais pas la raison… Du moins, jusqu'à ce que je réalise qu'en réalité ces dernières étaient constamment serrées, crispées… En somme, je subissais ma colère continuellement contenue. Encore une chose que je pouvais ajouter à ma liste de "je déteste".

Lasse, je désertais le cellier et regagnais mon domicile sans réellement me préoccuper de Hélias et de sa liberté retrouvée. Qu'il se fasse prendre, qu'il prenne la fuite ou qu'il vienne me tuer, en cet instant, je n'en avais plus rien à faire. Je voulais simplement retrouver le calme… la paix… Ernest… Il me manquait tellement… Atrocement…

Maman… Est-ce que tout va bien ? me lança une petite voix depuis la porte entrebâillée de ma chambre.
Je vais bien… Tu peux retourner te coucher mon chéri.
Tu pleurs encore à propos de papa ?
Je me dirigeais vers la porte et l'ouvris totalement afin de rassurer mon petit garçon.
Non, tu vois bien que je ne suis pas en train de pleurer, lui dis-je tout en désignant mon visage dépourvu de larmes.
D'accord, bonne nuit maman.



Edward
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Edward
Jeu 10 Aoû - 19:03

Elias
J'ai 36 ans et je vis à Bourg-Jet, Royaume de Chiron. Dans la vie, je suis Officier Pilote de Thermoplaneur dans l’Armée Volante et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, mais le devoir avant tout.

Patriote et professionnel, j’aime avant tout que les choses soient bien faites, avec honneur et respect. La guerre, c’est déjà assez sale comme ça ! Je suis, malgré tout, profondément humaniste mas également déterminé.

Au bout d’un moment, le bruit de la porte de la maison qui se ferme me tire de ma contemplation. Le chien ayant rejoint sa maitresse, je ne saurais jamais qu’il était resté là tout du long.
J’avais rejoint “mon” cellier en m’aidant de mon bâton après avoir éteint ma pipe pour me coucher.
La blonde n’avait plus desserré les lèvres après que je lui ai dit qu’elle était une je-sais-tout. L’avais-je vexé ? Le moins que l’on puisse dire, c’était qu’elle ne m’aimait pas. Si j’essayais d’arrondir les angles pour que m’avoir à sa charge ne soit pas une purge permanente, je devais admettre que le fait qu’elle n’outrepasse pas le fait que j’étais un ennemi me peinait.
Qu’à cela ne tienne, j’étais déterminé à faire de mon mieux.

Le sommeil ne daignant pas venir, je profitais de cette première nuit sans être enfermé pour me rendre à la remise, de l’autre côté du bâtiment principal. Une fois à l’intérieur, je trouvais une petite lanterne à batterie et je me lançais dans l’inspection de l’auto. Elle avait parlé d’un vieux modèle et semblait prévoir qu’elle ne nous permettrait pas de faire plus d’un quart de notre trajet si j’en croyais sa carte.

Une Shaam 933 ! Chouette voiture ! Murmurais-je pour moi-même. Si je n’avais pas d’auto moi-même, j’étais un mordu de mécanique, comme une grande partie des personnels de l’armée volante ou mécanisée. Aussi, je faisais partie de ceux qui lisaient sans relâche les revues automobiles ou aériennes. Faisant partie d’un club de restauration de machines, qu’elles soient industrielles, civiles, automobile ou autres, j’avais un certain nombre d’heures de mécanique à mon compteur.

Aussi, je passais une partie de la nuit occupé. Nettoyer et dégraisser le moteur, nettoyer les bougies et le carburateur, changer l’huile et resserrer le câble de frein, réviser le faisceau électrique et déboucher un des injecteurs de carburant, tout cela m’avait pris un certain temps, surtout avec un seul bras réellement utilisable. Heureusement, sur ces vieux modèles, tout est extrêmement facile d’accès.
Ceci fait, j’étais retourné dans le cellier où le sommeil m’emporta immédiatement.
Nul doute qu’Héléna aurait une surprise en démarrant cette auto.

Le lendemain matin, n’y tenant plus, je dus faire part d’un autre problème à la jeune femme. Quelque chose qui me devenait insupportable.
Mon hygiène.
Sans doute était-elle trop gentille pour me dire que cela sentait mauvais dans le cellier, mais je ne supportais plus mon odeur corporelle. Cela faisait une semaine que j’étais ici, mais prêt d’une semaine et demie que je n’avais pas pu me laver.

Bonjour Héléna ! Où pourrais-je me laver s’il vous plait ? Navré de vous déranger encore, mais là, je ne tiens plus…

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Jeu 10 Aoû - 20:09

Héléna Rosenberg
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Bonjour Héléna ! Où pourrais-je me laver s’il vous plaît ? Navré de vous déranger encore, mais là, je ne tiens plus… m'avait-il lancé si subitement que j'en sursautais presque.

Euh…

Il n'était pas raisonnable d'envisager le moindre bain avec tous ces bandages et ses pansements. En revanche, peut-être pouvais-je lui fournir une bassine est du savon.

Je vais vous apporter le nécessaire… bredouillais-je en refermant la porte un peu trop précipitamment à mon goût.

Je retournais donc à l'intérieur et demandais à Eric de faire chauffer de l'eau tandis que je préparais une bassine ainsi que le nécessaire de toilette. Je récupérais également quelques vêtements propres sans réellement regarder ce que j'attrapais dans l'armoire. Une fois que tout fut près, je le lui apportais dans le cellier. Oh, bien-sûr, j'avais bien conscience qu'il lui serait bien difficile de se débrouiller seul mais il ne fallait pas trop m'en demander… Hélias restait un homme et l'aider à sa toilette était tout bonnement au-dessus de mes forces.

Ceci fait, je pus reprendre mon travail… Enfin, en théorie puisque, ce matin-là, j'avais prévu de m'occuper de l'entretien de la voiture.

Bon sang ! m'écriais-je en constatant que tout avait déjà été nettoyé ou réparé… Ce sale petit… je ravalais le reste et jetais ma clé à molette sur le sol. J'étais hors de moi … Comment avait-il osé toucher à MA voiture.

D'un pas précipité, je regagnais le cellier dont j'ouvris la porte à la volée. Je me fichais bien à présent qu'il soit occupé, qu'il soit habillé ou non. J'enrageais intérieurement.

De quel droit avez-vous touché à mon automobile au juste ? pestais-je, ivre de colère. Pensiez-vous que j'étais incapable de le faire moi-même peut-être ?

Et cette fois, sans que je ne puisse la retenir, la gifle partie.





Edward
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Jeu 10 Aoû - 21:23

Elias
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Après une lutte démentielle contre une chemise et un pantalon, je m’étais finalement débarrassé de mon sous-vêtement. Ceci fait, j’avais déplié les vêtements propres qu’elle m’avait apportés, découvrant une jupe verte et une chemise marron. J’arquais un sourcil en me demandant si elle se moquait de moi ou si elle avait été distraite.
Bah ! Un mélange des deux ne me surprendrait pas vraiment.

J’étais occupé à me frotter à l’eau chaude et au savon, prenant garde à mouiller le moins possible mes pansements et autres bandages. Ayant terminé le bas, j’avais enroulé une des deux serviettes autour de ma taille, par habitude et par courtoisie… Au cas où !
Justement, alors que j’en étais à me savonner le torse, la porte semblait bondir de ses gonds dans un baroufle fantastique.

Je sursautais pour découvrir une Héléna rouge de colère et la haine débordant du regard. L’accueillant dans une parfaite confusion et une sincère surprise, une forte inquiétude me traversait, sans que je sache ce qu’elle avait à me reprocher d’aussi grave. Je n’avais trahi aucune de mes promesses, n’échangeant même pas avec son fils.

Finalement, la lumière se fit alors qu’elle hurlait que je n’avais pas le droit de toucher à sa voiture. Elle en venait à suggérer que j’avais imaginé son incapacité à s’en occuper et, tandis que je me cramponnais à ma serviette de ma main valide, j’étais happé par la rage de ses pupilles.
De fait, je ne vis pas le coup venir.

Je me mangeais une gifle monumentale qui devait peser pour ce dernier affront, mais également pour tout ce qu’elle n’aimait pas en moi depuis le début. La gifle résonna dans ma mâchoire jusque dans ma cervelle et, toujours partiellement privé d’une jambe, elle me fit chanceler.
Si je pus saisir la table de justesse, ma serviette, elle, ne supporta pas le choc et s’envola vers le sol.

J’étais sonné et demeurais interdit un bref instant. Finalement, malgré tous mes efforts pour être le moins pénible possible, rien de ce que je pouvais dire où faire ne semblait lui permettre de voir en moi un homme et non simplement un ennemi.
Du coup, c’est moi qui explosai à mon tour, nu comme un vers.

JE VOULAIS VOUS RENDRE SERVICE ! MERDE !

Je me frottais la joue qui, à coup sûr, portait la marque de sa main.

Je suis un connard d’ennemi, je sais ! Je vous mets en danger, je sais ! Vous me haïssez, je sais ! Je ne vous ai forcé à rien, alors arrêtez de me faire payer votre choix !

Furieux, je pris mon bâton et la jupe avant de prendre la direction de la porte.

Je suis un fardeau pour vous depuis plus d’une semaine, je sais ! Sifflais-je arrivé à sa hauteur. Alors j’ai voulu alléger votre liste de tâches, en imaginant que vous auriez pu passer ce temps avec votre fils. Je pensais avoir montré ma bienveillance et mon honnêteté, mais à l’évidence, je ne même pas un homme pour vous, juste un salopard de chironnais ! Parfait ! Alors merci pour tout et adieu !

Je tournais les talons pour faire face à la porte dans l’optique de partir mais c’était sans compter une petite tête blonde qui me fixait de son regard inquisiteur.

S’il te plait Eric, pousse-toi !

Non ! Si vous partez, vous mourrez et je ne veux pas que vous mouriez !

Allons bon !

De un, je ne suis qu’un vilain ennemi, alors, de deux, laisse-moi passer !

Non !


Non, à quoi ? Demandais-je, surpris.

Non au deux !

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Jeu 10 Aoû - 22:14

Héléna Rosenberg
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Quand avais-je ressenti une telle colère auparavant ?

Durant mon enfance peut-être ? Non… Pas même lorsque Wilfried avait jeté ma poupée préférée dans le lac.
Quand Violette Wittenheim s'était amusée à démonter la montre que je venais de fabriquer ? Non… Même pas là.
Quand j'ai découvert les ruines qui, juste avant le bombardement, constituaient encore ma maison… Non plus…
À l'annonce de la disparition d'Ernest ? Celle de sa mort peut-être ?

Non…

Je connaissais la tristesse aussi bien que sa grande sœur la détresse. Le malheur et son acceptation faisaient partie intégrante de ma personnalité, de même que la persévérance et la détermination qui me permettaient de laisser tout cela de côté… Mais la colère n'avait jamais fait partie de l'équation… Jamais… Ou peut-être que si finalement, même si je ne l'ai, au fond, jamais laissé s'exprimer.

Je me tenais à présent devant un homme totalement nu qui se tenait la joue que je venais de frapper de toutes mes forces. Ma main, douloureuse, agissait comme un deuxième cœur bouillant, palpitant au creux de ma paume…

Est-ce que je venais vraiment de cogner un homme ? Un homme blessé qui plus est ?

Oui…

Et je l'écoutais gronder à son tour bien que je restais là, totalement étourdie comme si… Comme si je n'étais pas vraiment là. Il hurla un bon coup puis prit le chemin de la sortie… S'il voulait partir… Et bien qu'il le fasse…

Mais, évidemment, Éric était là pour l'en empêcher… Je me retournais, lentement pour mieux observer le regard sombre de ce petit bout d'homme qui ressemblait tant à son père…

Éric…soupirais-je avant d'ajouter d'une voix douce. Tu sais que ce n'est pas ton père, n'est-ce pas ?

Au fond, je le savais depuis le début … Ils avaient pratiquement le même âge, faisaient le même travail. L'un pour l'armée d'un empire, l'autre pour celle du royaume ennemi. Le pire dans la perte d'Ernest c'est que personne ne nous avait laissé voir son corps… Le deuil ne pouvait se faire correctement… Ce qui était vrai pour moi l'était d'autant plus pour cet enfant…

Hélias… Je suis désolée, vraiment… Je n'aurais pas dû vous… gifler…

Il avait pris pour tous les autres. Pour tous ceux qui m'avaient arraché quelque chose de précieux et que je ne reverrai jamais.

Si vous voulez partir… Je le comprendrais tout à fait… Néanmoins, Éric a raison. Si vous partez maintenant, vous serez mort dans moins de vingt-quatre heures… lui dis-je en lui tendant … une chemise marron ? Bon sang, mais où avais-je la tête ? Vous ne devriez pas avoir à prendre pour les gens de votre peuple qui prennent les décisions…


Edward
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Jeu 10 Aoû - 22:52

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Ce gamin et son éternel argumentaire implacable…
J’aurais été dans un autre état d’esprit, j’aurais sans doute ri, mais là, sa mère avait dépassé les bornes.
Refusant de toucher l’enfant, ne serait-ce que pour l’écarter du chemin, je fermais les yeux pour essayer de me calmer. J’avais peut-être été un peu trop brutal dans mes propos et je regrettais d’avoir ainsi crié sur cette pauvre femme qui trimait depuis une semaine pour me soigner.
Oui, j’étais sincèrement en colère contre elle, mais je n’avais pas à exploser ainsi. Après tout, c’est moi qui suis tombé chez-elle, non l’inverse.
Je suis pilote, officier, bon sang ! Le sang-froid c’est notre engrais ! Qu’est-ce qu’il m’avait pris ?

Alors que j’allais ouvrir la bouche, une voix s’éleva, celle d’Héléna. À sa question à Eric, j’ouvrais grand les yeux pour les poser sur l’enfant qui, de son côté, les baissa.
Putain, je viens de prendre une seconde gifle !
La tristesse des enfants, c’est mon point faible, et cela, à toujours été.
Je me tournais vers la mère qui, à ma grande surprise, me présentait ses excuses. Elle alla même plus loin en confirmant les dires de son fils sur mon espérance de vie, me tendant la chemise marron, que je ne pouvais saisir puisque j’avais déjà mon bâton.
Je m’ancrais dans le regard d’Héléna.

J’accepte vos excuses Héléna. Je conçois que vous soyez à bout et rongée par la peur, aussi, je vous pris d’excuser mon emportement. Vous faites beaucoup pour moi, tous les deux, je n’ai pas le droit de me montrer ingrat.

Et faire des excuses le cul à l’air, ça se fait ça ? Hum !

Partir maintenant serait une insulte au temps et à l’énergie que vous m’avez consacré, aux risques que vous prenez. Je reste Eric ! Annonçais-je à l’adresse du petit. Sauf si ta mère continue d’essayer de m’habiller en fille ! Lançais-je d’un ton sérieux, mais avec une étincelle de malice dans le regard.

Ohlalala ! S’exclama l’enfant avant de détaler, surement pour me trouver des habits plus convenables.

Nos nations sont en guerre Héléna, mais je ne suis pas votre ennemi.

Lâchant bâton et robe, je lui tendais la main.

Un cessez-le-feu ? Proposais-je. Je n’allais pas lui demander une “amitié” ou une “paix”, il fallait rester réaliste.

Arthécate
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Jeu 10 Aoû - 23:35

Héléna Rosenberg
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Nos nations sont en guerre Héléna, mais je ne suis pas votre ennemi, me dit-il finalement avant de me tendre la main… Et de se retrouver totalement nu devant moi puisque plus rien ne dissimulait son… intimité. Un cessez-le-feu ?

Euh… Hélias… bredouillais-je aussi gênée qu'amusée par cette situation pour le moins… rocambolesque. Je suis d'accord pour un cessez-le-feu, bien-sûr… Mais… Euh… Vous êtes nu. Peut-être devrions-nous attendre avant de nous serrer la main… Elle peut encore vous être utile pour cacher… Ça, dis-je en désignant ses attributs masculin que mon cher mari aimait appeler le "service trois pièces." Éric va probablement revenir avec des vêtements masculins… Nous pourrons en discuter plus tard…

Je quittais le cellier et regagnais mon domicile… Tout le long, je me retins de rire pour ne pas gêner le soldat qui, à coup sûr, m'aurait entendu… Néanmoins, je me promis intérieurement que, la prochaine fois que j'aurai à gifler quelqu'un, je m'assurerai d'abord qu'il soit décemment vétu.

Arrivée chez moi, je me lançais dans la préparation du déjeuner… Cette fois, je demandais à Eric d'inviter Hélias à se joindre à nous…

Tenue correcte exigée, lui lançais-je, railleuse.
D'accord, je lui dirais.



Edward
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Jeu 10 Aoû - 23:59

Elias
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Patriote et professionnel, j’aime avant tout que les choses soient bien faites, avec honneur et respect. La guerre, c’est déjà assez sale comme ça ! Je suis, malgré tout, profondément humaniste mas également déterminé.

Devant la délicatesse de la situation qui avait tout de même faillit mal terminer, ma nudité, même si j’en étais conscient, avait rapidement été relégué en arrière-plan.
Aussi, la joue qui n’avait pas reçu de gifle se mit à rougir instantanément lorsque Héléna bafouilla. Elle semblait à l’équilibre entre la gêne et l’amusement, moi-même ne sachant pas trop où me situer.
Toujours est-il que je baissais la main vivement pour masquer ce que, de toute façon, elle avait sans doute largement déjà vu.

Hum ! Je… Certes !... Faisons cela dans cet ordre… Bredouillais-je avant qu’elle ne prenne congés.

Si ce moment, gênant, avait un mérite, c’était bien celui d’avoir métamorphosé la jeune femme. Arrivée dans une sombre colère, la voilà qui partait en tentant de contenir un fou rire.
Je repoussais alors la porte pour ramasser la jupe et finir ma toilette.

Lorsque Eric revient me voir, j’avais malgré tout enfilé ce vêtement afin d’être présentable. En revanche, deux choses me prirent complètement de court.
La première, c’était que c’était Eric, et non sa mère, qui venait me voir avec des habits plus adéquats.
La seconde, ce fut notre échange.

Je… Ta mère sait que tu es là Eric ?

Oui, bien sûr !

Mais… Enfin, je ne dois pas t’approcher ou te parler, alors je suis surpris !

Faudra vous y faire, vous mangez avec nous !

Pardon ? M’exclamais-je, les yeux ronds.

Maman vous invite, mais elle exige une tenue correcte ! Je crois qu’elle vous trouve moche !

Ah ! Euh ! Oui, naturellement ! Je… Merci pour les habits et… à tout de suite alors !

Je m’habillais aussi rapidement que possible, sans m’étaler parterre, cherchant un sens à toute cette affaire. J’avais proposé un cesser-le-feu, mais je n’avais pas imaginé un instant qu’Héléna m’inviterait à venir dans sa maison.
J’étais perplexe !
Une fois habillé d’un pantalon rouge, d’une tunique verte (merci pour le choix des couleurs Eric…) et chaussé de pantoufles, je boitillais sur mon bâton en direction de leur maison, pas véritablement à l'aise dans mes vêtements. Étourdit comme sa mère, le petit avait légèrement oublié de m'apporter un sous-vêtement.
J’étais autant intrigué par cette invitation qu’anxieux de passer la porte.
C’était à un point tel qu’il me fallut trois tentatives avant de frapper.

Arthécate
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Arthécate
Ven 11 Aoû - 8:24

Héléna Rosenberg
J'ai 30 ans et je vis à Ashaam, petit village au sud de Gravenhaven, capitale du Grand empire sudique. Dans la vie, je suis herboriste et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à la guerre qui s'éternise, je suis veuve et je le vis plutôt mal. Je vis dans une petite maison de campagne avec mon fils Éric et notre chien Pallfall, que nous surnommons Pall.

Informations supplémentaires ici.


À partir de ce jour, Hélias fut autorisé à rentrer dans la maison. Je lui installais un lit dans l'ancien bureau d'Ernest se trouvant au rez-de-chaussée...La porte comprenait un verrou qui pouvait se fermer de l'évêché, pour la nuit. À plusieurs reprises, je les avais volontairement laissé seuls, Éric et lui, même si je ne m'absentais jamais longtemps. Néanmoins, quand vint le jour de me rendre à la capitale afin de rencontrer le fameux faussaire, je n'eu guère d'autre choix que de faire confiance au soldat. Gravenhaven avait tant changé depuis le début de la guerre. Certains quartiers n'existaient plus… D'autres avaient subi de grandes modifications autant sur leur aspect que sur l'emploi des divers bâtiments qui s'y trouvaient. Il était même devenu difficile de s'y retrouver. Beaucoup de réfugiés venus du nord avaient trouvé refuge dans cette cité pourtant toute aussi meurtrie que le reste du pays.

D'après le papier que je tenais en main, je devais me rendre dans le centre, dans une rue étrangement banale… Moi qui pensais naïvement qu'il me faudrait descendre dans les bas quartiers… L'homme, un certain Mark Eriksen, était âgé d'une quarantaine d'années à peine. De ce que je compris, il était issu d'un mariage entre une mère Chironnaise et un père Sudique. Lors de la grande purge ayant conduit bon nombre de ressortissants étrangers à la frontière, sa mère avait fait partie de la grande migration. Étonnamment, il ne me posa aucune question concernant la fabrication de ces faux papiers.

– Hélias Neumann.
Je vous demande pardon ?
– Ce sera son nom. Il est né le 20 septembre 1889 à Aulen, y'a rien de plus au sud. Mécanicien. Avec ça, plus de soucis.
Oh, d'accord… Merci beaucoup.

Je lui remis une somme plus que raisonnable en échange de ces fameux papiers. Arrivée chez moi, je ne pus m'empêcher de vouloir comparer ces faux documents avec les miens… L'illusion était vraiment parfaite, sans doute parce que ce Mark Eriksen travaillait autrefois dans l'administration.

Voilà pour vous, dis-je à Hélias en lui remettant les papiers. Tâchez de ne pas les perdre. Nous pourrons partir dès demain, si vous vous en sentez capable.

Ses plaies étaient, pour la plupart, déjà cicatrisées. Les fractures nécessitaient encore quelques semaines de repos, mais elles se trouvaient en bonne voie de guérison. Il pouvait très bien se déplacer tant qu'il utilisait une canne. Je supposais d'ailleurs qu'il ne souffrait plus puisqu'il ne me demanda plus de lui préparer d'antalgiques.

Quoiqu'il en soit, monsieur Neumann, vous êtes en règle à présent. Nous n'avons plus qu'à inventer une histoire.



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