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LE TEMPS D'UN RP

“Don’t try threatening an Alpha. They don’t like it.” (avec Léolyne)

Léolyne
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Léolyne
Mar 9 Avr - 1:49
Même si la famille se scindait en deux meutes distinctes, elle restait suffisamment liée pour que Gretel ressente la peine de sa mère à travers leur lien ténu. Elle y avait toujours été la plus sensible, sans doute parce qu'elle était la plus proche d'Amara après Gahel -et cela s'expliquait sans doute par sa grande ressemblance de caractère avec sa génitrice. Une étrange sensation lui fit des nœuds à l'estomac : quelque part dans leurs esprits, les triplés avaient leur propre espace doté de trois portes, une pour chacun d'eux. Gretel laissait toujours la sienne grande ouverte, Angel la fermait sans la verrouiller, et celle d'Hazel était généralement barricadée dans tous les sens. Cela étant depuis toujours, personne n'avait trouvé à y redire. La louve se retrouvera mentalement téléportée dans cette pièce alors qu'elle percevait un message sur la porte d'Hazel, Angel apparut peu après.

"Je suis désolée de n'avoir rien dit."

Sur le moment ils ne comprirent pas son message, mais Bran ne tarderait pas à les éclairer.


Hazel n'avait pas tout à fait dit la vérité lorsqu'elle affirmait être la seule personne au courant pour le Marrok, Asriel était de confidence également. Le jour où les esprits avaient révélé ce terrible secret à la coylouve, celle-ci s'était effondrée dans les bras de la démone, incapable de trouver une solution à son problème. Elle voulait parler sans pouvoir le faire, considérant qu'elle n'était pas celle qui devait révéler les choses. Elle ne pouvait pas impliquer ses sœurs ou son frère dans cette histoire de peur qu'Amara les rejette ; elle ne craignait pas sa déception. Elle aimait sincèrement sa mère, mais elle était davantage la fille du Serpent que celle de ses propres parents. Elle pouvait vivre en sachant qu'Amara la détestait ; et son père le comprenait. C'était sans doute pour cela qu'elle était plus proche de lui enfant, il était un coyote vénérant entre autre l'esprit associé, il acceptait tout ce qu'elle avait à lui offrir sans jamais attendre plus, contrairement à la louve qui ne vivait que pour sa famille. Hazel vivait pour tout un tas de choses sans distinction, si bien qu'elle ne privilégiait pas nécessairement ses proches aux esprits ou à l'équilibre des mondes. Asriel était à part, Asriel ne vivait que pour elle-même et ne devait rien à personne, elle pouvait se permettre de se confier à elle sans risque. Lorsqu'Amara ne rentra pas le soir même et que Gretel avoua qu'elle la sentait triste, évoquant au passage le message de sa jumelle, elle sut que la vérité avait éclaté.

Un appel téléphonique provenant de la maisonnée Cornick confirma les craintes de la louve : quelque chose s'était passé entre lui et sa mère, et celle-ci décidait de s'isoler seule en forêt. Ne pas savoir la mettait dans une terrible colère -envers celui qui avait blessé sa mère, envers sa soeur qui lui avait caché quelque chose d'important- que rien ne put apaiser hormis quelques messages échangés avec une jeune demoiselle rencontrée quelques temps plus tôt. Elle voulait comprendre, s'assurer que tout aller bien, mais elle ne contrôlait rien et cela la rendait folle. Hazel refusa de répondre à ses questions et se contenta de dire qu'Amara avait besoin de temps et qu'elle lui expliquerait tout dès son retour.

De son côté, Bran rongea son frein pendant vingt quatre heures en se demandant quoi faire. Il n'était pas homme à demander de l'aide facilement, et celui qui aurait pu le conseiller était en mission avec ses deux fils et deux omégas incontrôlables. Il se méfiait toujours d'Hazel mais avait une pensée tendre pour Anna, qui le confrontait sans crainte dès qu'elle le jugerait nécessaire. Cela le décida à communiquer avec elle dès lors qu'ils seraient sains et saufs auprès de lui. Lorsque, quelques temps plus tard, le téléphone sonna en affichant un numéro inconnu, Bran su d'instinct de qui il s'agissait. Il eut à peine le temps de répondre qu'Amara lui balançait un lieu et une heure de rendez-vous, signe qu'elle avait commencé à digérer toutes ces informations.

"Je serai là à 19 heures tapantes."



Il fut évidemment à l'heure le jour j. Bran venait de passer une semaine plutôt stressante entre le voyage en terres ennemies et l'agitation de Leah qui avait compris que quelque chose se tramait. Lui qui comptait discuter avec Anna d'abord se retrouva à tout expliquer à Leah de façon succincte, déclenchant évidemment les foudres -méritées- de sa compagne. Peu importait ce qu'il pensait d'elle, Bran s'en voulait et le loup griffait son esprit pour tenter de prendre sa place et implorer le pardon de sa compagne qu'il avait trahie. Leah ne méritait pas cette douleur supplémentaire, néanmoins il ne comptait pas se mettre à ses genoux pour l'apaiser. Elle l'accepterait ou non, et la suite était indéterminée. Elle qui aimait tant faire de longues sessions shopping dans les villes alentours n'avaient pas quitté la maison depuis son aveu et lui se retrouvait cloîtré dans son bureau pour garder un semblant de calme, jusqu'à ce que l'heure du rendez-vous approche. Il s'était vêtu d'un simple jean et d'un t-shirt noir ample un poil trop grand pour lui, lui donnant l'apparence d'un étudiant de fac qui ne faisait aucun effort vestimentaire. Il s'en fichait, il luttait déjà pour garder le contrôle et n'avait pas à se préoccuper de ces choses-là. Il se présenta au restaurant en donnant le nom de sa fille et se surprit de penser si facilement à elle de cette façon alors que Charles était... toujours Charles avant d'être autre chose. Un soupir lui échappa alors qu'il songeait qu'elle n'aurait pas eu une meilleure vie auprès de lui.
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Lun 15 Avr - 21:17

Amara
Kwanita-Nahele

J'ai 108 ans et je vis à Aspen Creek, pour le moment. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai perdu l'amour de ma vie récemment, et je ne compte pas perdre mes enfants maintenant.

→ Fille de Tasha et Bran (mais l'ignore pour son père)
→ Petite fille de Sierra
→ A perdu ses pouvoirs chamanique il y a 15 ans, quand elle est devenu louve.
→ A quatre enfants. Hazel, Gretel, Angel et Gahel.
→ A quatre frères. Samuel et Charles par Bran (qu'elle ignore avoir). Will (par sa mère et un père inconnu) et Caleb (adopté par sa mère)
→ Se teint en rousse.
→ Louve de couleur sable avec les extrémités un peu plus foncé.
→ Dominante, protectrice, fatigué et triste, méfiante et têtue.

Elle pense que les esprits doivent être vénérés et que le Marrok n'a aucun droit sur les loups. Elle a suivit Joël dans son cirque ou elle faisait infirmière et comptable. Elle a eu ses quatre enfants, les triplets et Gaëlle.
Il acceptait trop vite. Ce stupide géniteur acceptait trop vite ses ordres. Il était un loup. Un dominant. Un alpha qui se pensait au-dessus des esprits, et pourtant il acceptait tout de suite de venir. Et comment faisait-elle pour s’énerver encore s’il acceptait de manière si abrupte. Se pouvait-il qu’il voulait, réellement, être son père ? Mais pourquoi ? Cela serait stupide que de vouloir être son père, elle qui n’en voulait plus depuis qu’elle avait compris qu’elle n’était qu’une enfant indésirée, alors qu’il avait… Charles. Elle eut une pensée pour son frère. La famille avait toujours été un pilier de sa psyché. Puisqu’elle avait été privé d’une mère aimante, elle l’était devenue. Elle avait des frères oubliés qui ne s’occupaient pas plus d’elle que d’eux-mêmes. Elle avait fait en sorte que ses enfants s’aiment. Elle avait fait en sorte d’être l’opposé dans sa famille de ce qu’elle avait vécu. Et maintenant… Elle savait qu’une fille devrait aimer sa mère. C’était pour ça que la distance d’Hazel auprès d’elle la faisait tant souffrir. Parce qu’elle voulait être aimée par ses enfants, qu’ils puissent avoir confiance en elle. Qu’ils l’aiment parce qu’elle était un exemple. Elle finit de mettre sa tête sous l’eau, puis ses mains. Elle tremblait. Son collègue avait été digne de confiance. Même si elle dormait chez lui, il n’en avait dit mots à leur travail et ne posait pas plus de question. C’était un homme doux et bon. Et un garçon qu’elle aurait eu envie d’avoir comme fils. En plus de son fils, s’entend. Parce que même si elle se sentait trahit, et malaimé, elle ne renierait jamais ses enfants. Elle soupire alors qu’elle se prépare. Elle avait fait un effort, un peu après l’appel à Bran. Envoyant un message à ses enfants. « Ne vous inquiétez pas ». C’était elle. Son mari, lui, aurait fait en sorte de dire des grands mots rassurants, il aurait prit avec humour et distance. Il aurait réussi à faire comprendre qu’il n’était ni en colère, ni triste, ou l’inverse, il aurait montré sans honte ses émotions se fichant pas mal que l’on comprenne ses sentiments. Mais Amara n’avait pas le droit. La tristesse n’était pas un sentiment qu’elle devait laisser dévaler son esprit. Sa mère n’aimait pas les pleurnichardes. Sa grand-mère non plus. La faiblesse n’était pas dans « son sang ». Elle remit ses poignets sous l’eau et essayant de contenir la bile qui lui remonter l’estomac. Elle serait fière, forte… et elle-même. Elle ne se laisserait plus manipulé par ceux de son sang pour la seule raison que ses veines transportent une partie d’ADN en commun. Et bien sûr, cette pensée fut balayée par un rire. Elle pouvait aimer au-delà de toute raison. Elle pouvait aimer, accepter, apprécier, des personnes qui n’avaient rien à voir avec son sang. Alors… Une image se fit dans son esprit, net et précis comme si c’était la seule qui puisse compter : Charles. Elle avait de la compassion pour Charles. Parce que son père, leur père, n’arrivait pas à faire ce qu’elle-même faisait. Pardonner à la personne qui a tué son âme sœur. Charles l’avait toujours bien traité, et n’était pas comme son père, fermé aux esprits. En ça, Amara pensait Charles supérieur à Bran, sans le moindre doute. Elle s’était habillé d’un jogging simple, d’un débardeur qui mettait en évidence les muscles qu’elle possédait sur son dos et de basket. Elle arriva à l’heure. Dans la voiture, elle avait pensé à être en retard pour le plaisir d’avoir le contrôle, avant de réaliser que la réaction était enfantine. Ce qu’elle n’avait jamais été. On lui dit que son « ami » était déjà là. On leur donna une table loin de tous. Elle observa les gens. Sa louve se sentait plus apaiser au milieu de la foule. Parce qu’elle savait, les deux savaient, que leur envie de protéger dépasserait toujours l’envie d’essayer de tuer Bran. Elle s’assit en face de lui. Elle baissa les yeux, mais ne fit pas l’effort que sa tête soit plus basse que la sienne. Il allait devoir accepter certaines choses. Déjà, elle ne le verrait jamais comme son supérieur. Elle pourrait faire semblant, elle pouvait subir la dominance, mais elle ne le ferait pas de bonne grâce si elle pense qu’il a tort. Et comme il pense être supérieur aux esprits, il a tort mais c’était un autre débat. Ensuite… Elle avait besoin de savoir ce qu’il voulait d’elle pour savoir comment elle était censée le considérer. Si c’était comme son père, et l’idée lui fait naître une pensée ironique et cruelle dans son esprit, il allait avoir du mal à continuer à lui donner des ordres comme un alpha. Sa grand-mère lui avait assez écrasé l’âme pour ça. Elle allait ouvrir la bouche avant que la dernière phrase qu’ils ont échangée (avant l’appel) lui revient à l’esprit « Personne ne m'a jamais donné de raisons de m'améliorer jusqu'à présent. ». Elle se demande un instant si sa qualité principale n’allait pas devenir une malédiction. On la connait pour son côté protectrice, parfois trop. Et elle pense à nouveau à Charles. Elle se tait. Sa louve grogne dans son esprit pour lui dire de le mordre, d’être cruel, de lui faire du mal. Comme il lui en a fait. Sa louve voulait se venger. Mais Amara, bien qu’en colère, savait que ça ne lui apporterait rien. Même si sa mère, qui l’avait ignoré en tant qu’enfant, venait à mourir, elle n’en ressentirait aucun soulagement. Même pas une petite pointe. Elle se sentirait vide. Elle sait qu’elle aura perdu quelqu’un. Elle lâcha un soupir alors qu’on leur apporte la carte. Elle laisse Bran choisir, après tout qu’importe ce qu’il prendra, elle avait fait et elle restait dans le poisson. Elle le regarde, sans défi dans le regard, toujours un peu de colère, mais aussi une profonde réflexion. Elle n’était pas un être de colère. Même si elle aimerait. Elle le savait. Elle en revenait toujours à la femme qui avait tué son mari et vivait pourtant dans sa famille. Elle n’était pas une personne qui se laisser guider par la colère. Même si elle avait des centaines d’heure de colère contre son père, et une centaine d’autres pour Bran…. Et encore plus si on les fusionne. Elle posa une question qui lui brûler les lèvres, lui prenait la tête, et l’empêchait d’être tout à fait serein dans sa colère, ou tout à fait serein, tout court.

- Vous voulez vous améliorer, qu’elle dit en le regardant dans les yeux cette fois, j’aimerais savoir l’étendu de ce désir. Est-ce seulement pour moi ?

Ou aussi pour Charles. Oh, il y avait des centaines d’autres questions qui lui brûlent les lèvres. Ce qu’il attend d’elle. Pourquoi lui avoir dit. Qu’est-ce qu’il a foutu pendant tant d’années. Pourquoi il a pas tout simplement pris ses loups de forces pour partir au lieu de violer sa mère. Ou d’autres. Mais le visage de Charles la première fois où elle la rencontré s’impose. Si elle devait souffrir, et elle souffrait rien qu’à le regarder, elle ne pouvait pas le faire que pour elle. Elle était venue dans la ville du Marrok pour ses enfants. Elle laissait ensuite ses enfants partir et voler de leurs propres ailes, ce qui la tue. Amara avait même pensé à se laisser mourir, une fois qu’ils seront tous partis loin d’elle. Mais… Si elle pouvait aider encore une personne avant de rejoindre son époux ? Si elle pouvait rendre la vie de Charles, son frère, plus belle ? Elle avait plus de facilité à accepter que Charles puisse être son frère que Bran puisse être son père.


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Lun 22 Avr - 21:00
Bran était arrivé en avance pour leur rencontre, vêtu d'une tenue passe-partout histoire de ne pas se faire remarquer. Il ne détestait rien de plus -sorcières mises à part- que de paraître inhumain, il escomptait d'ailleurs à ce qu'on le corrige lorsqu'il ne se comportait pas "de la bonne façon". Mercy était sans doute celle qui s'appliquait le plus à lui faire remarquer ses erreurs de comportement, surtout lorsqu'il avait quelque chose à lui reprocher... Judicieusement placé dans le restaurant, il laissait son regard errer sur les clients pour se vider l'esprit, les étudiant discrètement pour voir comment réagir. Il corrigea sa posture, trop rigide par rapport au lieu dans lequel il se trouvait, et se permit d'écouter quelques conversations. Hormis trois commerciaux occupés à parler affaires, tous les sujets étaient assez légers, voire grivois pour la plupart d'entre-eux. Parfois Bran regrettait l'efficacité de son ouïe, incapable d'éprouver le moindre plaisir. Il n'aimait pas spécialement les humains, et encore moins dans ces moments-là.
Amara était arrivée pile à l'heure, le Marrok eut la délicatesse de ne pas dire qu'il appréciait. Il s'était contentée de la saluer et de l'inviter à s'installer sans rien ajouter, c'était à elle de briser la glace. La carte en mains, il choisit évidemment une viande saignante en guise de plat, puis il croisa les bras sur la table en dardant ses prunelles dorées sur sa fille. Sa fille, bon sang. Il y pensait si facilement, et cela le déroutait à chaque fois... Après de longues minutes de silence, la louve finit par parler. Elle ne mâchait pas ses mots, c'était peu de le dire. Le loup attendit que leurs repas soient servis et qu'il ait pris une première bouchée de son faux-filet avant de répondre, précédant sa tirade d'un long soupir.

"Il y a quelques années la fille adoptive du Maure, la sorcière Mariposa, a infiltré les liens de la meute. Elle... Elle nous contrôlait tous les deux, et elle escomptait bien tuer son père et toute la meute au passage. Elle a libéré le Berseker, elle l'a lâché face à Charles et sa compagne. Cette situation était déjà arrivée par le passé, avec Samuel... C'est quand j'ai dû affronter mon fils que j'ai pu me libérer de l'emprise de la sorcière Cornick et nous sauver tous les deux."

Une nouvelle bouchée de viande suivie d'une fourchette de pommes de terre.

"Quand Mariposa a lâché le monstre devant Charles, j'ai pensé nous allons nous en sortir, elle a fait une erreur, jamais je ne pourrais faire de mal à mon propre fils. Si Anna n'avait pas été présente, Charles serait mort et j'aurais sans doute perdu les pédales ; Asil ou Samuel auraient dû me tuer... Enfin, s'ils avaient survécu. Nous n'en avons jamais parlé, et je crois que... Charles s'en accommode simplement. Il a été élevé par son grand-père amérindien et en a les coutumes, il ne demande jamais plus que ce qu'on est prêt à lui donner. Je ne suis pas sûr qu'il le désire. Je n'ai jamais réussi à faire mon deuil, aujourd'hui encore, et ce n'est pas faute d'essayer. Et tant que je n'y arriverais pas, je ne serais jamais meilleur pour lui."

Elle est généreuse. Ça ne venait pas de lui, ni de sa mère, il se demandait bien d'où elle tenait ça, mais elle avait transmis cette valeur à ses enfants. Elle était tout ce qu'il ne serait jamais : un bon parent.

"Charles n'a pas besoin d'une meilleure version de moi-même pour être heureux, et honnêtement... la seule personne qui importe vraiment à ses yeux, désormais, c'est Anna."
Clionestra
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Mar 23 Avr - 22:09

Amara
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→ Fille de Tasha et Bran (mais l'ignore pour son père)
→ Petite fille de Sierra
→ A perdu ses pouvoirs chamanique il y a 15 ans, quand elle est devenu louve.
→ A quatre enfants. Hazel, Gretel, Angel et Gahel.
→ A quatre frères. Samuel et Charles par Bran (qu'elle ignore avoir). Will (par sa mère et un père inconnu) et Caleb (adopté par sa mère)
→ Se teint en rousse.
→ Louve de couleur sable avec les extrémités un peu plus foncé.
→ Dominante, protectrice, fatigué et triste, méfiante et têtue.

Elle pense que les esprits doivent être vénérés et que le Marrok n'a aucun droit sur les loups. Elle a suivit Joël dans son cirque ou elle faisait infirmière et comptable. Elle a eu ses quatre enfants, les triplets et Gaëlle.
Ce qui l’agace. Elle ne dit rien, laisse le temps au temps, mais il l’agace. Peut-être parce qu’il est le marrok. Peut-être parce qu’il est son père. Peut-être parce qu’il ne répond simplement pas à ses questions. Dans tous les cas, elle était agacée et le cachait mal. En réalité, elle n’essayait même pas de le cacher. On ne pouvait pas être le Marrok sans apprendre à supporter des loups qui sont agacés par sa présence. Même si elle était sa fille. Alors, elle laisse le temps de trouver comment répondre et elle s’agace. Elle finit par faire un petit bruit de bouche, qui agaçait son mari. C’était ce genre de moment où, prenant une respiration, il s’approchait d’elle dans le lit pour rejoindre ses bras. Puis, il lui caressait une partie du corps à découvert en lui demandant d’exprimer ses pensées à voix haute. Sans s’énerver. Juste en énonçant les faits qui avaient fait naître ce bruitage. Elle ferma les yeux, écoutant le Marrok mais imaginant son mari. Il serait là. La main dans la sienne, en train de lui caresser la main. Parfois, elle espérait qu’elle ne rêve pas. Qu’il soit là. En fantôme. Et même si c’était égoïste, elle garderait l’esprit à ses côtés pour lui donner de la force. Elle avait besoin de cette force. De cet homme. Pour ne pas mettre la tête de son « père » dans son assiette.

- On est toujours plus heureux avec un parent qui en vaut la peine, fit-elle par dire les dents crispés. L’amour de sa famille compte, même si c’est différent.

Elle voyait sa meute comme une famille, mais elle savait qu’elle avait tort de faire ainsi. Elle le savait, mais ce n’était pas grave. Dans son esprit, elle pouvait voir deux liens différents. Le lien qui était celui de la meute, celle qui servait pour les combats, les dominances et tout ce qui tournait autour de la bête. Mais il y avait aussi les liens humains, du sang et de la famille (qui n’était pas forcément de sang). Il y avait les liens qui n’étaient pas logique. Qui ne subissait pas la logique des loups. Elle savait être plus faible que Gretel. De plus en plus, elle le savait. Pourtant, même si sa fille était plus dominante, elle ne supporterait pas de la voir affronter le moindre danger. Qu’importe que sa fille puisse l’assommer en un ordre. Qu’importe qu’Hazel soit lié aux esprits. Le lien de l’amour comptait plus que le lien de la meute. Il compterait toujours plus. Et Charles, même s’il n’en avait pas besoin pour vivre, serait forcément plus heureux si son père devenait ce qu’il aurait dû être. Un père. Alors, elle comprenait ce que voulait dire le Marrok sur son fils, mais elle n’était pas d’accord. Et puis…

- N’étais-je pas parfaitement heureuse sans savoir qui tu étais ? finit-elle par marmonner plus pour elle que pour lui.

Il prenait le fait que son fils n’avait pas besoin de son amour comme acté. Pourtant, elle n’en avait pas besoin non plus. Elle savait très bien qui elle était. Elle savait ce qu’elle voulait. Elle connaissait assez bien ses défauts, surtout en rapport à ses enfants. La seule personne qui faisait naître en elle de la colère, pure et forte, était l’idée de son père. Et maintenant, il était là, lui demandant d’être un meilleur père mais sans vouloir l’être pour tous ses enfants. Elle n’y comprenait rien. Elle finit par remonter à nouveau ses yeux vers lui, inconsciente que sa louve pouvait se lire à l’intérieur de ses prunelles.

- Si vous devez devenir mon père, sachez que je serais la sœur de mon frère. De mes frères.

Autant dire que, sauf s’ils réagissent comme ses frères de l’autre côté du monde, elle était le genre de personne protective. Elle préférait se battre contre la menace, même si sa fille était plus puissante. Et si elle finissait par aimer ses frères, alors ça sera la même chose. Elle ne laisserait pas le choix à ces hommes. Et pas une seule petite seconde, pas même une micro, elle se dit qu’eux aurait pu avoir envie de la protéger, elle. Ce n’était pas dans l’ordre des choses. Elle se recula dans son siège.

- Maintenant, il faut me dire ce que vous attendez de moi. De vous aider à vous rendre meilleur, ok. Je vous offre tous mes défauts, mais ça signifie aussi supporter chaque fois que j’aurais envie de vous frapper pour stupidité, sans mettre le filtre de la meute.

Quand la famille débarque, la meute n’existe plus. Le marrok pouvait être les deux à la fois. Il pouvait être le gros méchant marrok stupide qui se pensait au-dessus de tout, et un père. Bordel de merde. Un père. Elle tremble à nouveau à l’idée alors qu’elle ne sait pas du tout comment supporter tout ça. Elle ne pouvait pas le voir comme son père… mais si c’était pour ses frères… et puis… Il fallait juste qu’elle lui apprenne, non ? Une fois que le Marrok sera un père, et un grand-père, elle pourra réfléchir aux sentiments qui la font vibrer, elle.


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Léolyne
Dim 28 Avr - 18:38
Elle est plus humaine que louve. Pour Bran, qui se rappelait à peine du temps où il n'était encore qu'un homme parmi tant d'autres, c'était assez inédit. La plupart de ses congénères -à l'exception d'Anna, peut-être- étaient trop âgés pour réfléchir de cette manière, et ce genre de discours, bien que partagé par quelques êtres de sa connaissance, ne faisait pas écho chez lui. L'amour de la famille comptait, oui, mais il ne passait pas avant la meute. Jamais. Tout bon Alpha devait choisir ceux qui dépendaient de lui quoiqu'il en coûte lorsque la situation l'exigeait, sinon il ne méritait pas sa place et serait remplacé. En outre, quand l'une des causes principales de notre malheur est notre propre mère, difficile d'entendre complètement ce qu'Amara lui disait. Bien sûr qu'on était plus heureux avec un parent qui en valait la peine mais, parfois, nous étions aussi plus heureux avec d'autres personnes que les gens avec qui nous partagions notre sang. Si Bran était moins poli et moins impliqué, il répliquerait que l'une de ses filles n'étaient pas de cet avis. L'indépendance d'Hazel était aussi frappante que la détresse de sa génitrice à ce propos, il aurait été inconvenant de mettre ça sur le tapis. Pas aujourd'hui, en tout cas.

"Je pense que si, malheureusement tu es venue quérir mon aide, et je me suis retrouvée obliger de te révéler ce secret, il pencha légèrement la tête, attentif. J'ai considéré que puisque tu finirais par l'apprendre, il valait mieux que cela vienne de moi. C'était soit cela, soit attendre que quelqu'un remarque nos similitudes et qu'une rumeur se répande... Et cela serait arrivé, parce que ça a déjà commencé."

Après tout, Mercy avait su reconnaître un Cornick en la personne de Sherwood Post, quand bien même personne n'imaginait qu'il y ait pu en exister encore d'autres hormis le Marrok et ses fils. Bran avait vu la louve d'Amara et surtout deux de ses triplés transformés ; sa fille partageait la teinte dorée de son pelage et ses enfants avaient hérité de la pointe de queue blanche si caractéristique. En outre, le métissage amérindien, bien que différent de celui de Charles, donnait des ressemblances évidentes pour qui s'y intéressait un peu. Leah s'y intéressait. Tag également, même s'il n'était pas assez idiot pour faire valoir son opinion... Quant à Anna, qui était bien trop intelligente pour son esprit vieillissant, n'en parlons pas. Charles avait fini par poser quelques questions, plus intrigué par le comment qu'autre chose. Jamais Amara n'aurait pu vivre ici sans finir par connaître leurs liens de parenté.

"D'une certaine manière, je m'en doutais, un semblant de sourire étira ses lèvres.Mais le caractère de ton oméga n'est pas tombé du ciel, elle ressemble beaucoup à son oncle... Charles restera sans doute très distant malgré tes nombreux efforts. Sa vie, elle n'est que pour Anna. Quant à Sam hé bien... Il peut se montrer étouffant, il ne faut pas hésiter à le recadrer."

Doux euphémisme que de qualifier Charles de distant. Il avait beau partager une certaine complicité avec son aîné il n'en était pas moins Charles, le bourreau du Marrok et l'enfant de Femme-Geai-Bleu. Un enfant des esprits, lui aussi. Nouvelle bouchée de viande suivie d'une longue rasade d'eau. Bran ne quittait pas Amara des yeux, sans que son loup ne s'affole face à son manque de respect. Il se contenta de la fixer droit dans les yeux jusqu'à ce qu'elle détourne le regard, incapable de faire autrement.

"Les choses ne fonctionnent pas exactement comme ça, tu devrais le savoir. Fille ou pas, mon loup ne tolérera pas que tu te montres irrespectueuse ou que tu me défies sans cesse, c'est dans ma nature et je n'y peux rien. La meute est ma famille et ma responsabilité, tu ne peux pas mettre son équilibre en péril."

Dans d'autres circonstances, il aurait bien pu lui faire la morale, s'étonner qu'elle se comporte de façon aussi... immature alors qu'elle était louve depuis quelques années déjà. Et puis il se souvenait d'où elle venait, du fait qu'elle n'avait pas vécu avec des loups mais des coyotes depuis sa transformation, et qu'elle devait encore apprendre. Il pouvait être patient, mais elle devait comprendre certaines choses.

"Pour être honnête, je n'attends rien de particulier de ta part, Amara. Je pense que j'aimerais simplement... apprendre à mieux te connaître, pour commencer."
Clionestra
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Clionestra
Mar 14 Mai - 13:06

Amara
Kwanita-Nahele

J'ai 108 ans et je vis à Aspen Creek, pour le moment. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai perdu l'amour de ma vie récemment, et je ne compte pas perdre mes enfants maintenant.

→ Fille de Tasha et Bran (mais l'ignore pour son père)
→ Petite fille de Sierra
→ A perdu ses pouvoirs chamanique il y a 15 ans, quand elle est devenu louve.
→ A quatre enfants. Hazel, Gretel, Angel et Gaëlle.
→ A quatre frères. Samuel et Charles par Bran (qu'elle ignore avoir). Will (par sa mère et un père inconnu) et Caleb (adopté par sa mère)
→ Se teint en rousse.
→ Louve de couleur sable avec les extrémités un peu plus foncé.
→ Dominante, protectrice, fatigué et triste, méfiante et têtue.

Elle pense que les esprits doivent être vénérés et que le Marrok n'a aucun droit sur les loups. Elle a suivit Joël dans son cirque ou elle faisait infirmière et comptable. Elle a eu ses quatre enfants, les triplets et Gaëlle.
Elle le regarde un instant. Elle observe ses traits sans le moindre défi. Bran et son loup devaient avoir confiance qu’elle ne faisait que réagir à ses mots. Il avait parlé de similitudes. Sauf la forme de leur loup, il n’y en avait pas. Et encore, les triplets auraient pu être remarqués. Elle, elle faisait toujours en sorte de repousser ses transformations et de le faire seul. Peut-être est-ce son mari qui se retrouverait à être le fils de Bran, bien avant elle. Parce que sauf ça… Elle réalise quelque chose qui la marque, la fige et lui fait battre le cœur plus vite, elle n’avait jamais vue le Marrok sourire. Pas le sourire qu’on donne pour donner un ordre, pour faire son arrogant ou s’excuser… non. Elle n’avait jamais vue le Marrok étirait simplement les lèvres dans un besoin évident de partager le bonheur. Et ça la marque comme un coup de massue derrière le crâne. Elle l’observe et ne dit rien de plus alors que son regard continue d’errer sur les muscles de ses mâchoires. Aurait-il la même fossette sur la joue s’il venait à sourire ? Elle eut un sourire, pour essayer de partager le geste avec son paternel.

- Je n’ai jamais reçu d’amour étouffant, ça me changera.

Ni de ses parents, donc… ni de sa grand-mère… ni de ses enfants. Même son mari avait toujours eu un amour très sain, protecteur mais jamais étouffant. Oh, elle ne doute pas de l’amour qu’il lui avait porté… mais, ça pourrait la changer, de voir une personne réagir comme si elle était vraiment en danger, même si elle pouvait se défendre. Cette idée l’a fit sourire, passant au dessus de l’idée que Charles pourrait être comme sa fille. Elle s’en doute. Elle a l’habitude. Mais ça n’empêche pas qu’elle allait essayer et vouloir être un atout pour Charles… tout comme, même si sa fille avait son indépendance ancré au cœur, Amara continuerait de vouloir mettre sa vie au milieu des dangers qu’elle encourt. Bien qu’elle savait qu’Asil le ferait pour elle… une réaction de maman, ça se contrôle pas. Elle poussa un long soupir quand il l’obligea à détourner les yeux.

- Tu sais qu’on peut se disputer avec mes enfants, sans que le loup n’entre en jeu ? Parce qu’ils sont conscients que ce n’est pas une histoire de dominance. Parfois.

Sa louve, en tout cas, le savait. Si elle se disputait souvent avec Gretel en ce moment, c’était parce qu’elle voulait être la dominante, son loup s’énervait… mais elle avait passé des années à être la mère avant d’être la louve dominante…. Et si la louve savait qu’elle devrait admettre l’autorité de Bran, Amara n’en avait aucune envie. Parce que, certes Bran était plus dominant qu’elle, mais elle n’avait pas gagné son respect, ni en tant qu’alpha, ni en tant que père. Elle eut un frisson. Si son géniteur voulait être son père, il allait devoir réaliser qu’il ne le pouvait pas sans un petit effort. De son côté aussi, pour différencier les moments « familiaux » des moments « lycans ». Elle soupire. Il ne veut rien d’elle que la connaître ? Elle s’enfonce dans son siège. Elle ne pouvait pas lui présenter la véritable Amara sans être parfois… incontrôlable ? Plus exactement, sa louve.

- Je déteste être une louve, qu’elle balance simplement bien qu’il avait dû le deviner, je déteste que mon mari soit mort, je déteste l’univers et parfois, même si je sais le bien fait qu’ils font et leur importance, je déteste les esprits. Je suis une boule de haine que j’ai entourée de tout ce qui me reste : l’amour pour les autres. C’est ce qui me fait rester en vie, ce qui m’empêche de rejoindre le seul homme qui a réussi à me faire croire en l’avenir, et un avenir où on m’aimerait pour ce que je suis. Pas pour ce que mon sang pourrait apporter.

Elle remonte les yeux vers lui, fixe un instant ses yeux, mais repart à l’analyse de son visage sans le moindre défi. Elle se bloque sur la zone de sa joue où la fossette pourrait ou ne pourrait pas apparaître. Elle devait faire rire Charles et Samuel aussi. Elle avait besoin de faire rire les gens, même à ses dépends. Sa louve était silencieuse, elle, au fond de son esprit. Elle se faisait oublier. Amara n’avait juste jamais compris que, tout comme elle, sa louve espérait être aimée encore. Parce que depuis la mort de son époux, la louve n’avait été aimée par personne. Ni par ses enfants, encore moins Gretel, ni même par elle-même. La louve se faisait petite pour éviter de devoir être haï par un autre, et elle laissait la main à l’humaine.

- Réponds-moi honnêtement Bran, pourrais-tu m’aimer un jour, ou deviendrais-je simplement une « responsabilité » ressenti parce que ton loup est trop dominant pour laisser ce qu’il pense lui appartenir loin de lui ?


I'm born again.
I'm on the mend
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