Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Can't Get You Out of My Head (avec Rein)

Rein
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Crédits : © IU

Univers fétiche : Fantasy, ACOTAR, HP, Hunger Games, ANGST, tragédie, romance, slow burn, ennemies to lovers...
Préférence de jeu : Femme
Valise 2
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Rein
Dim 9 Juin - 23:40

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Douglas Berrygreen possédait des dons d'acteur hors normes. Eurydice Hodges mettait au défi quiconque à la recherche d'un mari de ne pas succomber à ses charmes. Il était tendre, d'une gentillesse à toute épreuve et sa galanterie était sans pareille. N'importe quelle jeune fille à mariée tomberait amoureuse de lui en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Eurydice, elle, n'était ni à la recherche d'un mari, ni une jeune fille à marier.

"Un jour." répéta-t-elle en levant les yeux au ciel. "J'attendrai vos preuves, Douglas." Car il bluffait, n'est-ce pas ? Quelles preuves pouvait-il avoir pour lui affirmer qu'il était épris d'elle depuis des années ? C'était ridicule.

Douglas était un beau jeune homme, il possédait le charisme propre aux Berrygreen, bien qu'encore un peu trop jeune pour exploiter son plein potentiel. Eurydice frissonna en le sentant si proche d'elle et blâma la brise estivale. "Vous êtes bien le seul homme de toute l'Angleterre à me trouver belle." confessa-t-elle, quelque peu blessée par sa propre remarque. Howard Berrygreen l'avait dépossédé de tellement de choses... La confiance en soi en faisait partie. "J'étais bien plus jolie avant d'avoir dix-huit ans..." Elle soupira et secoua la tête. Tout cela appartenait au passé, il était inutile de ruminer, n'est-ce pas ?

Pourtant, malgré toutes les louanges que Douglas lui chantait, Eurydice ne pouvait s'empêcher de douter. Pourquoi elle, et pas une autre ? Pourquoi la défigurée au lieu de la jolie ballerine sans cicatrices, ni traumatismes ? Pourquoi l'écorchée vive alors qu'un électron libre n'était pas loin ?

Ils n'étaient pas faits l'un pour l'autre. Dieu ne serait pas aussi cruel avec un jeune garçon en pleine fleur de l'âge. Elle sursauta en l'entendant parler du planétarium et des cours de dessin dont elle lui avait parlé, mais hocha la tête timidement. Douglas oublierait vite, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.

Eurydice rougit de plus belle en l'entendant affirmer qu'il avait parfaitement conscience de ce qu'impliquait être l'amant d'une femme. "Vous m'attendiez ?" souffla-t-elle, estomaquée. "Douglas, je doute fort que vous saisissiez le sens réel de vos mots. Vous ne me donnerez rien du tout. Gardez cette fougue qui vous habite pour votre future épouse." Jamais, ô grand jamais, Eurydice ne laisserait Douglas allait aussi loin avec elle. Il se fourvoyait complétement sur elle, quand bien même il était sincère. Elle n'avait pas grand-chose à lui offrir. Non, elle n'avait RIEN à lui offrir, car sa virginité demeurait son bien le plus précieux et elle la protégerait jusqu'à ce que Dieu la rappelle à Lui.

Elle bloqua toutes les images de Douglas, parsemant son corps de baisers, et expira longuement pour se calmer. Elle prendrait un bain en rentrant et peindrait toute la nuit s'il le faut pour ne plus penser à ça.

Eurydice lui adressa un sourire satisfait devant sa capitulation et elle ne peut s'empêcher d'admirer la prestance avec laquelle il s'incline devant elle. Ce jeune homme ferait des ravages dans quelques mois, loin de l'odeur de lavande d'Eurydice et du kiosque aux lucioles.

Son baiser contre sa joue meurtrie la fige et elle recule d'un pas en posant une main dessus. Douglas Berrygreen lui avait chastement baisé la joue et cela n'aurait rien dû éveiller en Eurydice. Pourquoi donc avait-elle un timide sourire sur les lèvres, dans ce cas ? Douglas ne vit jamais ce sourire troublé que lui avait adressé son aimée, et c'était tant mieux.

Eurydice entra dans l'immense salle de réception à la suite de la baronne qui faisait barrage entre elle et Douglas pour préserver leur réputation. L'agitation était palpable, fortement palpable, et il régnait une atmosphère étrangement tendue. Kyle Stanford, récemment nommé double duc, s'avança vers eux d'un pas plus que pressé et Eurydice s'inclina respectueusement devant lui. "Monsieur le duc." bafouilla-t-elle, extrêmement mal à l'aise à l'idée d'être vue en compagnie d'un homme aussi important. Elle gratifia Douglas d'un regard ahuri et ses sourcils se froncèrent doucement. C'est elle ?

Ses yeux se posèrent sur Douglas, puis sur Kyle qui toisait ce dernier comme s'il lui annonçait qu'il allait devenir père. Elle rougit affreusement quand le double duc la gratifia d'une révérence bien trop polie et secoua la tête. "Je vous en prie, monsieur le duc, relevez la tête, vous m'accordez bien trop d'égards..."

Lady Sariol s'était éclipsée et la fête semblait terminée.

Un autre baiser chaste de Douglas, sur sa main cette fois-ci, ramena toute l'attention d'Eurydice sur ce dernier. "Douglas, je vous en prie, cessez donc..." souffla-t-elle, embarrassée face au sourire bien trop étiré de Kyle Stanford. Son cœur se serra en le voyant ainsi courbé sur ses mains, comme s'il chérissait chaque parcelle de sa douce avant une longue et douloureuse séparation. Eurydice lui pressa lentement les doigts pour le rassurer, comme lorsqu'il avait été enfant, mais ça, elle ne s'en souvenait pas. "Prenez soin de vous, Douglas."

Ils ne se reverraient jamais, Eurydice en était persuadée.

Seule dans les couloirs à la recherche d'Helen et Celeana, la jeune femme s'égara dans l'immense demeure des Berrygreen. Elle n'avait aucunement le sens de l'orientation et ce manoir lui était totalement inconnu. Elle était passée devant un nombre incalculable de portes jusqu'à ce qu'une immense double porte ne l'interpelle. Eurydice s'était approchée lentement en espérant enfin déboucher sur l'extérieur du manoir, mais une voix tremblante d'extase d'une jeune femme lui fit prendre ses jambes à son cou. Non, derrière cette double porte ne se cachait pas la sortie, mais la bibliothèque dans laquelle deux amants s'aimaient passionnément.

Eurydice tomba nez à nez avec une domestique brune aux taches de rousseurs et cette dernière lui indiqua la sortie en séchant des larmes qui n'avaient de cesse de couler le long de ses joues. Elle lui offrit son mouchoir en signe de réconfort et la remercia pour son aide avant de retrouver Helen et Celeana.

-

Eurydice Hodges s'en était donc retournée dans son éternelle routine. Jonglant habilement entre les tâches que lui imposaient la gestion de ses terres, ses cours aux enfants du bas de l'échelle et ses soirées solitaires à peindre.

Plusieurs fois, elle s'était surprise à penser à Douglas Berrygreen et elle avait peint leur danse romantique sous tous les angles possibles. Chaque dessin finissait sa route dans la cheminée, Eurydice paniquant en se surprenant à penser au jeune homme et à la manière dont il avait embrassé sa joue. Non, non, non.

Au bout de deux semaines, Eurydice avait fourré dans un vieux tiroir de nouvelles esquisses de sa soirée romantique, qu'elle n'avait pu se résoudre à brûler, et Douglas semblait se mouvoir dans son esprit, peu à peu, en un souvenir lointain.

Un des seuls domestiques travaillant encore au service de la famille Hodges lui apporta une lettre sur un plateau d'argent et elle cilla en reconnaissant l'emblème des Greenberry qui ornait la cire scellant l'enveloppe. Son cœur s'emballa sans qu'elle le veuille et elle ouvrit l'enveloppe à la hâte.

[...] L'homme qui vous aime, mais surtout pas en secret,
Douglas Berrygreen

Elle sourit et ses doigts caressèrent le filigrane du papier onéreux, repassant sur chacun des mots que Douglas lui avait écrits. Eurydice n'eut de cesse de relire la lettre, encore et encore, jusqu'à ce que son cerveau soit en capacité de la lui réciter. Elle tira un dessin enfantin de l'enveloppe et serra ce trésor contre son cœur.

On lui apporta du papier à lettre, une plume flambant neuve et de l'encre dont la couleur rappelait étrangement la lavande.

Quand Eurydice trempa la plume dans le liquide couleur lilas, elle s'immobilisa. Quelle faute allait-elle commettre là ? Elle ne pouvait tout de même pas alimenter les fantaisies d'un garçon qui n'était même pas encore en âge d'assister à un bal ! Elle secoua la tête et recula hâtivement, comme si s'éloigner de tout ça lui donnerait un peu moins envie de répondre à Douglas.

Cinq mois, pensa-t-elle. Non, Douglas Berrygreen ne pouvait pas être sérieux. Rien ne se passerait dans cinq mois et cette lettre était probablement le résultat d'un ennui profond en attendant ses débuts. Elle conserva la lettre dans une boite en acajou dont elle était la seule à détenir la clé et la rangea sous son lit, au cas où.

Au cas où, deux semaines plus tard, par exemple, Douglas Berrygreen lui enverrait une nouvelle lettre. Eurydice, assise dans son atelier, regardait le sceau des Berrygreen d'un air atterré. Ce n'était pas possible, si ?

[...]Je ne suis pas une luciole, et encore moins une fée.
Votre pour toujours,
Douglas Berrygreen

Elle gloussa en lisant cette nouvelle déclaration et son regard parcourut une grande attention la page qui contait les légendes que l'on prêtait aux lucioles. Ce soir-là, elle dessina une douce forêt, bercée par les rayons de la lune, où lucioles et fées dansaient en harmonie.

4 mois, pensa-t-elle un soir où elle n'arrivait pas à trouver le sommeil. Elle ne voulait pas attendre avec anticipation la prochaine lettre de Douglas Berrygreen. Non, elle ne devait pas.

Un mois passa et Eurydice s'était appliquée à ne pas écrire une seule lettre à Douglas afin qu'il abandonne face à son silence. Pourtant, un beau matin, on lui fit parvenir une nouvelle lettre sertit du sceau des Berrygreen. Douglas... soupira-t-elle, partagée entre la joie et la consternation.

Mon Eurydice,
Vous me manquez,
Je me permettrais de vous envoyer encore des lettres, une par mois, jusqu’à ce que vous me répondiez que je dois arrêter… Mais alors, vous m’aurez répondu et mon cœur sera rempli de joie et d’allégresse.
[...] penser à moi,
Je vous aime,
Douglas

Eurydice demanda à ce que l'on accorde une attention toute particulière aux fagots de lavande que Douglas lui avait envoyés. Lorsqu'ils furent séchés, elle les glissa sous son oreiller et respira cette douce odeur toutes les nuits.

Un nouveau mois, une nouvelle lettre de Douglas.

Mon Eurydice,
[...] J’espère vous revoir bientôt. Je ne vous ai pas vue pour le bal des Lockwood, ni même pour ceux des Finnegan. Vous m’avez manqué, maintenant que je vous ai retrouvé.
Mon cœur bat pour vous,
Douglas

Eurydice observa l'aquarelle avec un avis critique digne d'une vraie professionnelle. Rose Berrygreen était talentueuse et Douglas, lui, manquait clairement de technique. Son choix des couleurs était intéressant, mais beaucoup trop criard compte tenu du paysage que dépeignait l'aquarelle. La jeune femme ria et serra la lettre contre son cœur. "Mon cœur bat pour vous." répéta-t-elle avec un sourire timide, allongée sur son lit. "Douglas..." murmura-t-elle, le cœur lourd et ses doigts se resserrèrent autour du papier à lettre.

Elle commençait à prendre dangereusement goût à de telles marques d'affection. Elle commençait à penser à lui beaucoup trop souvent. Elle perdait le contrôle.

Il ne restait qu'un mois avant la majorité de Douglas et Eurydice demandait chaque jour à son majordome s'il y avait du courrier. Elle se leva d'un bond lorsqu'il entra avec un sourire ému, un plateau en argent dans la main. L'enveloppe était plus épaisse qu'à l'accoutumée et elle la soupesa avec un air suspect.

Confortablement installée dans un fauteuil en face d'une immense baie vitrée, elle commença sa lecture.

Mon amour,
Mon père est mort.
[...] Je vous invite officiellement à mon anniversaire.
[...] Vous pouvez venir avec des amies ! N’hésitez pas.
Je vous en conjure... Je sais que vous lisez mes lettres et que vous avez reçu les fleurs que je vous ai envoyées, toutes les semaines. Venez. Laissez-moi danser avec vous encore. Je vous en supplie. S’il faut que je rentre dans le monde, je veux être à vos bras.
Je vous aime toujours.
Venez et je vous montrerai les étoiles, en tout bien, tout honneur
Douglas, l’homme qui vous aime toujours [...]

La nouvelle de la mort de Howard Berrygreen lui coupa le souffle et elle ne put s'empêcher de demander confirmation auprès de son amie Helen. "Les circonstances sont floues, Eurydice, mais Howard Berrygreen est bel et bien mort et enterré." Pourquoi demander confirmation à son amie alors que Douglas, fils du duc, était le plus à même à savoir si son père était mort ou non ? Elle n'en avait aucune idée. Elle avait besoin de l'entendre de vive voix et elle ne pouvait décemment pas se rendre chez les Berrygreen pour demander confirmation à Douglas.

Elle se sentait légère, libérée d'un poids qui pesait sur ses épaules depuis trop longtemps, et elle passa son après-midi entière à relire les quelques lignes de Douglas, encore et encore.

Elle jeta un coup d'œil aux pots de fleurs qui ornaient désormais sa véranda. Le majordome, sur ordre de sa maîtresse, accordait une attention toute particulière à chacun d'entre eux. La lavande séchée finissait toujours sous son oreiller et Douglas enivrait ses rêves au fur et à mesure que son anniversaire approchait.

Elle irait, en tout bien, tout honneur, pour le remercier pour ses délicates attentions et afin de lui présenter Celeana.

Oui, elle le devait, car elle ne pouvait pas penser à lui comme elle le faisait.

-

Le jour du 18ᵉ anniversaire de Douglas Berrygreen, Eurydice arriva dans une robe en mousseline couleur lavande. Ses cheveux blancs étaient tressés sur le haut de son crâne et lâchaient ensuite, dans ses tresses, de minuscules brindilles de lavande décoraient ses cheveux telle une couronne de fleurs.

Celeana, en face d'Eurydice, dans la calèche les menant à bon port, portait du blanc et Helen, à ses côtés, portait du jaune. La jeune sœur de son amie était si excitée d'être invitée — non – à l'anniversaire de Douglas Berrygreen qu'elle avait commandé une toute nouvelle garde-robe uniquement pour cette occasion. Douglas n'avait pas quitté ses pensées depuis leur danse il y a cinq mois. Helen lança un regard suspect à Eurydice qui était trop bien habillée pour une simple chaperonne et cette dernière tourna la tête, embarrassée par ce regard plein de sous-entendus.

Celeana poussa un cri d'exclamation quand la calèche pénétra le domaine du Angel Palace et Helen siffla, impressionnée.

Au loin, nul domestique, mais Douglas lui-même, rayonnant. Le cœur d'Eurydice s'emballa et elle se maudit de ressentir des papillons virevoltaient au creux de ses reins. Elle ne pouvait pas, elle ne devait pas.

Le cocher ouvrit la porte de la calèche, non sans une révérence envers Douglas et Helen fit signe à Eurydice de descendre la première. Elle avait un air diablement amusé sur le visage. Celeana trépignait d'impatience en se recoiffant, ne prêtant aucune attention à ce qu'il se passait pour le moment.

Eurydice glissa une main timide dans celle de Douglas et entreprit de descendre les quelques marches qui la séparaient du jeune homme. Ses talons se prirent dans sa robe et elle trébucha en avant.

Tel un ange tombé du ciel, Eurydice atterrit pile entre les bras de Douglas en étouffant un cri. Elle leva un regard ahuri devant sa déclaration et bafouilla. "J-Je suis navrée, milord." Car oui, Douglas était un lord, désormais. Il était majeur et faisait son entrée dans la société. "Ma maladresse me perdra." Elle s'éloigna non sans lui adresser un regard gêné face à cette déclaration soudaine.

Helen retint Celeana, qui voulait descendre pour présenter ses vœux à Douglas, et lui intima de rester en retrait, observant la scène qui se déroulait devant elle avec des yeux brillants.

Eurydice glissa sa main sous le bras que Douglas lui offrait et le suivi jusqu'à l'intérieur de la demeure. Elle n'était pas à l'aise à l'idée de passer une après-midi entière avec autant de beau monde. Elle ne se sentait pas légitime et encore moins à sa place. Elle chuchota d'un air timide avant qu'ils n'entrent. "Je vous souhaite un joyeux anniversaire, Douglas." Ils étaient entièrement seuls dehors, Helen et Celeana avaient filé avant eux à l'intérieur, on ne savait comment.

Elle rougit devant son air ravi et détourna le regard. Ce garçon aurait sa mort sur la conscience s'il continuait de l'éblouir avec son air niais. Elle toussa pour se donner contenance et tira une petite boite de sa pochette à main. "J'espère que cela vous plaira, je les ai choisis spécialement pour vous." confessa-t-elle, pivoine.

HRP - Je pensais à des boutons de manchette, mais si tu as une autre idée, je suis preneuse ♥ Il est bien trop tôt pour qu'elle lui offre un autoportrait, mouahahah
Clionestra
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Univers fétiche : Fantastique
Préférence de jeu : Les deux
CLIONESTRA RANG GAGNE
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Clionestra
Lun 10 Juin - 16:26

Douglas
Berrygreen

J'ai 17 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
Douglas faisait un sourire ravi, joyeux et simplement adorable en posant son regard sur la jeune femme à ses côtés. Elle était si belle, si magnifique que la voir lui tomber dans les bras, littéralement, créa en lui des sensations de bonheur volcanique. L’amour qu’il ressentait pour elle était tout à la fois. Un amour tendre, simple, comme la rivière silencieuse qui coulait le long de sa montagne, mais aussi puissant comme la lave qui y déferle et détruit tout sur son passage, et agité comme une tempête en pleine mer. Chaque fois qu’il y pense, il remarque qu’il avait pour cette femme tous les amours possibles. Comment pouvait-elle encore croire qu’il ne l’aimait pas sincèrement ? Chaque fois que ses yeux se posent sur une chose, il pouvait en faire une comparaison à ses sentiments. Et elle dans ses bras, il savait que ses sentiments étaient encore plus visibles sur son visage. Il sourit et se penche pour chuchoter à l’abri des oreilles indiscrètes.

- Ne vous excusez pas, vous avoir dans mes bras est mon plaisir.

Il laissa des valets venir s’occuper des deux autres invités, bien qu’il fit une révérence pour les deux jeunes femme avant d’embarquer son ange. Il était à deux doigts de partir sans la moindre politesse mais il ne voulait pas que les amies de son ange puissent le taxer d’impoli. Les deux jeunes femmes furent conduites à leur chambre, une pour deux car il n’y avait pas assez de place pour faire la fine bouche dans cette demeure. Il souriait et la remercia avant qu’il ne la voit sortir un cadeau.

Il prit la boîte, présent de son aimé, et décida qu’il en gardera le tout comme le plus précieux des trésors… Qu’il mettra avec le châle blanc qu’il avait gardé de ce jour béni des Dieux où il avait rencontré son ange pour la première fois. Il avait laissé son livre, mais il aimait à savoir qu’elle avait quelque chose de lui, même si couteux et rare, et qu’elle lui avait laissé quelque chose. Plié proprement, posé dans une boîte dans un coffre dans sa chambre aux étoiles, cette preuve de son amour n’avait jamais été embêtée par la poussière ou la saleté. C’était son trésor. Et ceci allait le rejoindre. Il ne l’ouvrit pas pour le moment. Il souriait simplement.

- Il est de coutume dans ma famille d’offrir un cadeau aux autres pour son anniversaire. Quand j’étais petit, je ne comprenais pas pourquoi… Maintenant, je comprends…

Il avait envie de la couvrir de cadeau, alors qu’ils montaient lentement les marches de l’escalier, il fronça les sourcils un instant.

- Mademoiselle, où est votre chaperon ?

Il avait entendu d’une femme que parfois les vieilles filles devenaient les chaperons des jeunes car il n’y avait plus de risque à prendre. Il écarquille les yeux, rougit, et refuse tout simplement l’idée qu’elle puisse être ainsi sans surveillance. Pas qu’il ferait quoi que ce soit,  il avait trop d’amour pour elle pour tenter quoi que ce soit, mais bien parce ça ne se faisait pas. Il fit appeler une servante qui lui sourit de toutes ses dents. Elle venait de chez Kyle et avait appris à lire et à écrire, aimant cette bande de joyeux chenapan comme une mère, d’ailleurs elle en avait l’âge.

- Madame, pourriez-vous être le chaperon de cette jeune dame et demander à vos filles de l’être pour les deux dans la chambre aux roses ?
- Avec plaisir, Milord.
- Appelez-moi Douglas, de grâce, fit-il en rougissant.

Alors, avoir dix-huit ans, oui. Avoir du Milord par toutes les personnes qui l’appelaient petit singe ou sale môme, non. Il n’aimait pas l’idée qu’on lui donne du Milord, surtout que c’était son frère qui avait le titre… Bien que Kyle avait un petit cadeau dans ce sens pour lui. Mais c’était un autre secret. La coutume voulait que l’on offre des cadeaux pas l’inverse ! Il se tourna vers Angel Palace, qui n’était pas à lui mais qui, comme son nom l’indique, avait été baptisait par lui. Il fit un sourire, la boîte dans les mains alors qu’il rentra enfin pour remonter l’escalier principal. Il y avait trois étages, en plus du rez-de-chaussée. Douglas se tourne vers la jeune dame.

- Milady…, je dois faire un aveu, je vous ai préparé une chambre spéciale, mais celle-ci est… petite, plus que la plupart, mais a un charme inoubliable de nuit et est muni de tout le confort requis. Si elle ne vous convient pas, promettez-moi que vous me préviendrais.

Il fit un sourire et remonta le second escalier. Ici, c’était normalement le quartier des employés. Il y avait les chambres des servantes, peu habité ici et préféré vivre chez eux en dehors, ainsi qu’une nurserie qui n’ait plus utilisé depuis le départ de Douglas de cette dernière. Il fit le chemin jusqu’à la chambre au fond du couloir et lui ouvre, suivit du chaperon.

Sa chambre était petite, en effet, loin du faste que l’on pourrait retrouver dans les chambres du premier étage. Cependant, le lit était fait d’une édredon d’un bleu ciel, les oreilles, du même ton, était gros et sentait la lavande. Il y avait sur le côté des grosses caisses carrés qui avaient été poussé pour faire de la place, ainsi qu’un bureau, en face du lit, et un paravent. Si la jeune femme voulait un bain, il lui faudra aller dans une autre chambre. Douglas rentre dans la pièce, qui même sans feu était illuminé comme s’il se trouvait dehors, et se place sous l’énorme vélusque qui faisait la taille du lit, lui-même. Il tira dessus et elle pouvait voir plusieurs fenêtres sur le plafond qui montrait le ciel calme.

Elle ne le sait pas, mais il y avait aussi un escalier sur le côté pour se rendre sur le toit, là où il dormira lui, étant donné qu’il n’y avait plus une place de libre dans la bâtisse pour se coucher, et pourrait lui nettoyer la fenêtre avant son coucher.

- Si la lumière de la lune dérange, il suffira de me demander, milady, précisa la femme qui les suivait, je sais comment permettre de diminuer la luminosité.

Elle montra d’une main des tissus que l’on pouvait tirer habillement pour rendre plus ou moins de contraste au ciel, elle le fit même en tirant sur la couleur lavande et laissant la pièce dans un joli filtre lilas. Douglas rougit, promptement, alors qu’il n’avait jamais montré sa chambre ainsi. Il n’y avait rien qui laissait voir que cette chambre était normalement occupé toutes les nuits, il avait tout nettoyé, lui-même de fond en comble. Parce qu’il espérait que cette pièce plairait à son ange, même si le toit était plus bas que l’énorme place qu’avait les autres et que les fenêtres, que l’on pouvait ouvrir en biais en plus de pouvoir les ouvrir en entier, étaient … originales ? Il jouait avec son cadeau en rougissant et en défit le ruban avant de paniquer. Il ne comptait pas perdre le moindre présent ! Il fit un regard pour savoir s’il pouvait l’ouvrir et le fit avant de trouver les deux bijoux, un ange et une étoile. Et il eut un sourire ravi.

- Mince, fit-il alors, j’aurais voulu vous voler un baiser pour votre présent mais je vous ai donné un chaperon.
- Je peux me tourner, Douglas.

Il rit quand la servante se tourna, faisant mine de vérifier la poussière avant que Douglas ne se penche pour embrasser la joue de la jeune femme avec une douceur inouïe.

- Merci, je les chérirais à jamais.

La servante avait à nouveau l’attention sur eux. Il allait parler à nouveau quand un bruit retentit dans la maison.

- DOUGLAS PETIT SINGE RAMENE TON CUL !
- Qui l’a invité, lui ? soupire Douglas mais d’une manière fausse avant de sourire.
- Votre frère.
- DOUGLAS ! POURQUOI CE N’EST PAS MOI QUI DORS DANS LA CABANE ??
- Milady, je dois vous laisser vous installer, un animal me demande.

Bien qu’il venait de le traiter de petit singe… et si la jeune femme avait feuilleté le livre qu’elle avait gardé, elle avait dû y trouver une lettre d’un inconnu, pour un inconnu, qui disait d’offrir cette référence à son petit singe. Logan l’avait dit à Benedict pour lui offrir. Il baisa la main de la jeune femme avant de porter son cadeau à son cœur.

- Le plus beau que j’ai reçu, Milady.

Et il la laissa après avoir prévenu que le repas commencerait à midi. Il retrouve Brodie McCammon, écossais de moitié mais en kilt en entier, dans le hall d’entrée. Douglas avait dû faire des choix. Il n’avait que dix chambres ici. Trois chambres étaient prises par les employés de maison dans l’étage numéro 2, avec celle d’Eurydice. Dans la nurserie, il y aura les deux frères à Kyle. Il ne restait plus cinq chambres. Une était prise par Helen et Celeana. Une par Benedict et sa femme. Une par Kyle et une pour  sa future femme, n’étant pas marié, ils ne pouvaient pas dormir ensemble. Une pour Brodie. Comme c’était un anniversaire sans pression, il n’avait pas calculé les célibataires et les femmes / hommes mais cela tomberait plus… Logan, célibataire aussi, allait venir avec sa meilleure amie Lauren (//que tu dois jouer normalement, mais on pourra changer le prénom). Douglas comptait demander à Eleonor si elle acceptait de partager sa chambre avec Lauren, et Logan irait dormir avec Brodie dans la seconde chambre. Ce qui laissait Douglas et Ethan sans lieu pour dormir. Il suffirait simplement d’une chambre en plus, mais les pièces étaient agencés ainsi. Quatre chambres au second étage, plus la nurserie, cinq chambres au premier, et des salons, bureau et bibliothèque au rez-de-chaussée. Ainsi, Douglas comptait dormir sur le toit et son frère irait dormir dans la cabane construite dans le grand chêne à côté. Ethan aimait le silence et la quiétude d’être loin de tout le monde et les deux frères pourront se changer et se laver dans une des pièces attribués à leurs amis… Sauf que Brodie comptait apparemment mettre en branle l’organisation. Ou simplement Ethan, d’ailleurs. Il arriva et lui tendit une lettre. C’était une lettre de la part du duc de Whistledown qui précise venir avec sa femme aux réjouissances. Douglas baragouina un violent commentaire.

- J’irais dormir avec mes frères, fit Kyle qui s’était arrêté assis sur les escaliers pour regarder Douglas dans le désarroi, personne ne comptait l’aider à organiser quoi que ce soit, c’était son bizutage de la majorité. Cela permet de libérer une chambre pour Stefan.
- Je ne le connais même pas…
- Tu as demandé d’inviter le cercle, fit valoir Brodie en lui tapant sur l’épaule, on est tous là pour te faire entrer dans le cercle !
- Je te hais.
- Dis-toi que ce n’est que deux jours pour Logan, et le duc de Whistledown, ensuite ils repartiront et on pourra finir la semaine, précisa Kyle.
- Et lui, il part quand ? demanda Douglas avant que Brodie ne l’encercle de ses bras.
- Je pars dans quatre jours, mon grand singe préféré, et si tu es sage, on se réveillera tôt pour aller faire une séance d’escalade, demain !
- Y a intérêt !

Il finit par réaliser quelque chose une fois toute cette situation rattrapé. Il n’avait pas du tout de cadeau pour Madeleine et Stefan, et le repas devait commencer dans deux heures. Il remonta quatre à quatre les marches pour trouver la jeune femme de tous ses désirs dans le couloir.

- Mademoiselle, pourrais-je avoir votre concours pour une aide ? fit-il essoufflé. Il se trouve que deux personnes en plus viendront pour le week-end, et je n’ai préparé nul cadeau pour eux. Donc une jeune femme, pourriez-vous m’accompagner au marché, non loin d’ici, pour m’aider à trouver une idée. Et je vous assure que vous serez revenu avant l’heure du repas et dûment chaperonner.

Si elle ne voulait pas… il irait tout seul. Mais l’idée de devoir courir après un cadeau alors qu’il pourrait la charmer de tout son talent le dérange prodigieusement. Dans le marché, au village, tout le monde le connait comme le médecin des femmes, bien qu’il soigne aussi les hommes quand il connait le problème, il avait aidé à mettre plus d’enfant au monde, depuis l’âge de dix ans, que la plupart des médecins. Il attendit sa réponse. Elle le savait donc, puisqu’il lui avait dit au début, que chaque personne ici présent pour son anniversaire aller repartir avec un cadeau… mais la jeune femme ne pouvait même pas imaginer le cadeau qu’il comptait lui faire… Il avait mis dix ans à le trouver, pour lui, mais préfère lui offrir, à elle. En espérant que ce geste lui plaise.


HRP - Je propose héhé, que demain Benedict propose d'aller pique-niquer au matin à côté de la montagne, et étrangement proche de là où Brodie et Douglas seront en train de faire les singes avec une maîtrise parfaite :gaa: torse nu :y:


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Lun 10 Juin - 19:21

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Au moment où Douglas Berrygreen se pencha à l'oreille d'Eurydice Hodges, cette dernière rougit furieusement. Elle bafouilla, une main sur la joue pour dissimuler sa gêne et recula d'un pas. Le sourire de Douglas ne trahissait rien d'autre qu'un bonheur à l'état pur et ses yeux étincelaient, Eurydice l'observa un instant avant de détourner le regard, pivoine. Son souffle lui chatouilla l'oreille et elle inspira brusquement. "M'avoir dans vos bras est un plaisir..." répéta-t-elle machinalement, embarrassée. Elle lui était littéralement tombée dans les bras et il en semblait absolument ravi. "Tout cela n'a aucun sens..." chuchota-t-elle pour elle plus que pour lui.

Eurydice ne pouvait pas avouer à Douglas qu'elle était prompte à trébucher depuis que Howard Berrygreen, son défunt père, l'avait privée de son œil gauche. Elle ne voyait pas bien et souffrait de migraines ophtalmiques à force de trop solliciter son seul œil encore valide. De fait, elle essayait de voir le gros des choses et de ne pas trop s'attarder sur les détails. En résultait des chutes fréquentes à cause d'un nombre inexact de marches, par exemple, ou d'une distance mal évaluée, mais aussi simplement d'un grand état de fatigue.

L'ange aux cheveux argentés posa un regard curieux sur Douglas lorsqu'il se saisit de son présent. Elle avait passé un temps fou à parcourir les bijouteries de Londres  afin de lui trouver des boutons de manchette dignes de lui et de son rang. Quand elle eut fait le tour de toutes les boutiques, insatisfaite, elle fit le choix de faire faire ces bijoux sur-mesure. Cela lui avait coûté une petite fortune, mais elle était persuadée que Douglas saurait être comblé par cette attention si particulière. L'ange, pour elle, les étoiles, pour lui, en souvenir de cette belle soirée qu'ils avaient passée ensemble. C'était aussi une façon pour Eurydice de lui dire merci et qu'il ne fallait plus qu'ils se revoient après ça. Cette soirée resterait un magnifique souvenir, rien de plus.

Elle cilla en attendant l'habitude qu'avaient les Berrygreen et eut un sourire attendri. "Je suis navrée, je l'ignorais, mais je n'aurais pas une autre occasion de vous offrir ce présent, Douglas. J'espère que vous comprenez et me pardonnez."  Sa prise autour du bras de Douglas se resserra lorsqu'ils montèrent les escaliers, car elle avait peur de retomber et de l'entrainer dans sa chute.

Elle tourna un regard surpris dans sa direction lorsqu'il lui demanda où était son chaperon. "Mon chaperon ?" répéta-t-elle, incrédule. "Je n'ai nullement besoin de chaperon, Douglas, je ne suis pas ici dans le but d'être courtisée. Par ailleurs, je suis aussi ici en qualité de chaperonne pour la sœur cadette de mon amie Helen, Celeana." Elle ria et lui adressa un regard espiègle. "J'ai entendu dire que vous aviez valsé ensemble, il y a quelques mois." Elle avait aussi entendu dire que Douglas s'intéressait à la sœur de son amie - à cause d'une rumeur de Mickäel MacAlister, qui n'avait pas voulu croire Douglas quand il lui parla de sa fascination pour Eurydice. Mais cela, elle l'ignorait.

Il rougit et elle se penche vers lui pour l'observer, un air espiègle sur le visage. "Le simple fait de mentionner Celeana fait battre votre cœur, Douglas ?" Elle ria, mais s'arrêta en entendant Douglas interpeller une domestique afin qu'elle lui serve de chaperon. "Je n'ai nullement besoin de chaperon." insista-t-elle d'un air borné. "Les vieilles filles ne sont plus chaperonnées, Douglas. Vous devriez le savoir maintenant que vous avez officiellement fait vos débuts dans la haute-société." Il ne l'écouta pas et elle leva les yeux au ciel. Elle ne s'obstina pas outre mesure, par respect pour lui, après tout, elle était chez lui, pour son anniversaire, pour lui.

Son visage s'inclina doucement vers la domestique en un signe de reconnaissance et ils entrèrent dans la maison de campagne des Berrygreen. Elle s'arrêta en même temps que lui, et l'écouta patiemment. "Une chambre ? Spéciale ?" répéta-t-elle avant de se tourner complétement vers lui en levant les mains en l'air pour qu'il l'écoute. "Attendez un instant, Douglas !" Elle semblait paniquée et ses joues étaient aussi rouges que des pivoines. "Je ne peux décemment pas séjourner ici, avez-vous perdu l'esprit ? Je rentrerai à Londres dès ce soir  !" Avait-elle mal lu son carton d'invitation ? Était-il spécifié que les invités séjourneraient sur place ? Elle n'en avait aucun souvenir. Elle lança un regard vers la calèche qui l'attendait dehors. "Je n'ai prévu aucun bagage..."

Douglas ne l'écoutait pas ou, du moins, il n'entendait que ce qu'il voulait. Eurydice le suivit en tentant de le raisonner, et la domestique derrière elle riait. Il s'arrêta devant une porte reculée et elle trébucha contre son dos à force d'essayer de suivre sa cadence effrénée. Elle rougit avant de maudire Howard Berrygreen entre ses dents.

Douglas ne broncha pas, loin de là, et il lui ouvrit le passage afin qu'Eurydice puisse pénétrer dans la chambre dont il avait tant loué les mérites. La jeune femme entra d'un air penaud et observa la pièce en silence. Son œil la fit souffrir face à l'éclatante lumière qui baignait la place et elle étouffa une exclamation en remarquant les fenêtres au plafond. Elle rejoignit Douglas à la hâte, manqua de trébucher, mais se rattrapa à son bras avant de lever un visage émerveillé sur les vitres au-dessus du lit. "Par tous les saints..." souffla-t-elle. "C'est..." Elle n'avait pas assez de mots dans son vocabulaire pour exprimer ce qu'elle voulait. Eurydice posa sur Douglas un regard brillant. "Les étoiles doivent être magnifiques vues d'ici."

Doucement, elle posa une main sur la joue de Douglas afin qu'il tourne son visage vers elle et elle déposa un baiser sur sa joue. "Merci, Douglas." souffla-t-elle, émut et sensible au fait qu'il se soit souvenu de leur conversation dans le labyrinthe. La bienséance exigea d'elle qu'elle fasse un pas en arrière après ce geste affectueux et elle leva de nouveau son regard au ciel. Les rayons du soleil la baignèrent d'une douce lumière lavande et elle cilla. Elle adressa un sourire ravi à la domestique devant son habile tour de main et hocha la tête en la remerciant.

Douglas, pivoine, joua avec son cadeau avant d'en finalement défaire le ruban. Eurydice l'observa avec attention et l'encouragea d'un geste du menton afin qu'il l'ouvre. "Allez-y, Douglas, je vous en prie." Le sourire du jeune homme découvrant son présent la bouleversa et elle rougit affreusement en entendant son désir de lui voler un baiser. "C-Ce ne serait vraiment pas convenable !" insista-t-elle en secouant la tête d'un air paniqué.

La domestique trouva soudain un immense intérêt à épousseter le paravent qui trônait dans la chambre et Douglas se pencha vers Eurydice. Elle eut un mouvement de recul, gênée, et son dos se heurta contre une des poutres en bois ornant le lit à baldaquin, la stoppant dans sa course. Elle bafouilla devant l'air assuré du jeune homme et ferma les yeux quand il posa ses lèvres sur sa joue. Un délicieux frisson lui parcourut l'échine et elle s'empourpra de plus belle. "C-Ce n'est pas grand-chose, je vous assure..." Elle posa une main sur son cœur dans l'espoir de le calmer et sourit timidement à l'homme un peu trop proche d'elle. "Joyeux anniversaire, Douglas."

Une voix d'homme tonitruante sembla faire trembler le cœur même de la maison et Eurydice sursauta en se rapprochant du corps de Douglas, anxieuse. Elle avait horreur des cris.

Douglas ne sembla nullement surpris par ces hurlements d'Eurydice le regarda, curieuse. "Attendez-vous encore des invités ?" Elle fit un pas en arrière afin de lui laisser de l'espace, mais Douglas attrapa délicatement sa main pour y déposer un baiser. Elle s'empourpra et détourna le regard. Il était adorable. Son cœur n'y survivrait pas.

"Tout le plaisir est pour moi..." souffla-t-elle en le regardant s'éloigne, la main qu'il venait d'embrasser suspendue dans les airs.

La chaperonne improvisée se retira en même temps que son maitre avec un sourire, mais non sans s'incliner au préalable. Eurydice se laissa tomber sur le lit en serrant sa poitrine, les joues rouges. "Vous êtes un homme dangereux, Douglas Berrygreen..." murmura-t-elle en caressant le dos de sa main.

Son regard se posa sur la vue imprenable que lui offraient les fenêtres au plafond et elle n'eut hâte plus que d'une seule chose : que la nuit tombe pour contempler les étoiles.

Elle somnola, bercée par le chant des oiseaux et le calme de la campagne.

Quinze minutes plus tard, elle quittait la chambre parfumée à la lavande avec un doux sourire sur le visage. Elle espérait pouvoir se promener un peu avant que le repas ne commence. Douglas accouru jusqu'à elle et Eurydice fit un pas en arrière pour éviter une douloureuse collision. "Douglas, que vous arrive-t-il ?" questionna-t-elle, inquiète. Elle lui prêta une oreille attentive et ses épaules se détendirent en entendant sa requête. "Par tous les saints, j'ai bien cru qu'il était arrivé malheur..." souffla-t-elle avant de glousser timidement. "Je vous accompagnerai volontiers, j'allais justement aller me promener dans les alentours." Elle lui attrapa délicatement le bras en hochant la tête. "Pourrions-nous marcher le long de la rivière bordant votre demeure jusqu'au marché, plutôt que d'emprunter une calèche ?" Eurydice espérait découvrir de petites pépites cachées dans le coin, le genre de paysages dignes d'être retranscrits sur toile.  "Oh." Elle s'arrêta lorsqu'ils mirent le pied dehors. "J'ai une condition à émettre pour notre sortie au marché." dit-elle en le regardant par-dessus son épaule. "Pas de chaperon." asséna-t-elle avant de reprendre son bras et de se diriger vers une allée jonchait de fleurs aux mille et une couleurs. "J'ai horreur d'être surveillée." confessa-t-elle alors qu'ils quittaient définitivement le Angel Palace.
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Lun 10 Juin - 20:11

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
→ Il adore l'escalade et la natation.
Il avait dansé avec qui ? Il se souvient pas du tout, ni d’une autre femme de toute façon, une fois que son ange personnel était rentré dans sa vie. Ainsi, il y avait de forte chance pour qu’il ne reconnaisse même pas cette personne si elle se trouvait en face de lui, à l’instant. Il l’avait observé à ce moment là, droit dans les yeux, pour lui avouer ce manque d’attention.

- Je ne sais pas de qui vous parler, mais je n’ai que vous qui fassiez battre mon cœur. Et quoi que vous pensiez, vous êtes une jeune femme que je compte courtiser, c’est pour cela qu’il faut un chaperon.

Même si ce chaperon n’était autre qu’une femme qui lui devait un service et qui savait, comme presque toutes les femmes dont il avait eu une conversation avec, qu’il était pris de corps et d’âme par le souvenir de son ange. Quand la jeune femme va comprendre que tout le monde, dans ce village, déjà, mais aussi dans les personnes qu’il a aidées, de la prostituée à la femme d’un prince, sait qu’il l’aime, rougirait-elle ? Parce qu’il avait envie de lui dire mais il se doute que la nouvelle ne soit bien reçue pour le moment. Elle ne se souvient même pas de lui, ne se doute même pas que son amour dure depuis dix ans déjà. Il n’avait fait qu’un sourire rassurant pour son histoire de bagage avant de déclarer que « tout problème possède sa solution ». Il n’y avait rien à craindre, mais les deux sœurs avaient-elles bien pris des affaires pour la semaine, comme écrit sur le carton d’invitation ? Il était certain qu’Helen avait répondu resté pour les cinq jours avec sa sœur et Eurydice. Il allait devoir lui demander confirmation, mais de toute façon, il est trop tard, alors il était passé sur l’information en cherchant une méthode pour qu’elle ne soit pas gêné pendant la semaine. S’il pouvait la garder, il le ferait ! Foi de lui.

Cela allait être le plus bel anniversaire de tous les temps, et cela même si Brodie allait lui casser la tête avec son surnom de singe. Heureusement, il savait que demain matin, avant que tout le monde ne se réveille, en théorie, il sera sur le versant de la montagne et pourra rabattre son caquet à son gorille d’ami. Il était le petit singe, mais il n’avait pas appris à monter tout seul. Benedict avait bien essayé de lui trouver une activité moins dangereuse, mais l’escalade était plus son dada que les dadas, et pourtant il adorait faire de l’équitation, c’était pour dire. Seulement, l’équitation se faisait partout quand l’escalade sur montagne se faisait qu’en des lieux spécifiques. Ici. Si seulement Angel Palace pouvait être à lui ! Il aimait tout de cette demeure. Chaque brique. S’il pouvait, il ferait en sorte de changer toutes les chambres en planétarium et en faire un endroit plus cosy que jamais. C’était aussi pour ça que la requête de la jeune femme le fit sourire.

- Avec plaisir, j’adore m’y baigner quand c’est l’été ! Petit je m’amusais à aller dans son lit pour me laisser glisser.

Et oui, il y avait des rapides et des chutes mais le petit Douglas était le genre à savoir faire. Il aimait ça aussi. Un petit singe. Il regarde la jeune femme quand elle demande de ne pas prendre chaperon.

- D’accord, mais alors je risque de vouloir vous embrasser encore. Sur la joue. Les joues. J’aime vos deux joues d’un même amour.

Il avait bien vue, à son regard paniqué et à sa réaction, qu’elle avait peur d’un baiser sur les lèvres. Il ne sait pas qui avait fait naître une telle angoisse dans son cœur, mais il le tuerait bien. D’ailleurs, les trois frères ne portaient pas de noir. Quiconque les verrait penserait qu’ils n’ont perdu personne… alors même que Benedict était devenu duc et qu’il régentait avec une main de maître tous les soucis que leur père avait laissés derrière lui. Il se déplaça doucement et il lui laissa le temps de flâner en silence. Une fois la première maison arrivée, cependant, cela ne fut plus possible. Une petite fille de six ans sauta d’une balançoire avant de s’approcher de Douglas.

- Doudou ! Doudou ! cria-t-elle avant de se jeter dans ses bras et d’essuyer la morve qui lui coulait du nez sur son bas.

Douglas se pencha pour arriver à sa hauteur et essuya ce nez d’un mouchoir avant que la petite ne se mette à pleurer en faisant des hoquets discontinus de tristesse. Elle tenait derrière son dos une poupée qu’elle écrasait de ses doigts potelés.

- Allons, Sophia, que t’arrive-t-il ?
- Tu es grand maintenant ! finit-elle par dire, et tu as brisé le cœur de Sally !
- Oh, fit-il en déposant une main sur le cœur, je suis désolé. Qu’ai-je donc fait ?
- Elle est grande, elle aussi, elle pourrait être ta femme ! Et tu ne veux pas d’elle ! Il paraît que la femme de ta vie est apparue dans ta vie et que tu l’as invité chez toi ! Et tu n’as pas invité Sally.

Douglas eut un regard amusé vers la jeune femme à ses côtés. Exactement. Allez savoir comment une enfant aussi jeune avait pu l’apprendre. Son frère avait du balancer la nouvelle… ou Brodie. Brodie était incapable de tenir sa langue, surtout avec un verre dans la main. Et même si ce verre est rempli de rien ! Il caressa les cheveux de l’enfant avec douceur, malgré la morve qui avait coulé et sa saleté d’enfant des champs, Douglas n’hésitait pas à la toucher pour la consoler. Comme un ange avait fait pour lui à une époque lointaine.

- Comment je pourrais me faire pardonner pour Sally ?

La petite réfléchit avant de faire un hochement de tête.

- Il faut que tu l’embrasses.
- D’accord ! Je vais l’embrasser ! Et ensuite, elle ne m’en voudra plus ?
- Non. Mais il faudra lui faire un bisou.
- Je lui en ferais même deux ! proposa Douglas.

La petite ramena sa poupée devant elle et se mit à lui caresser les cheveux.

- Tu as vue Sally, Doudou il a dit qu’il allait te faire DEUX bisous. Deux. Et elle tendit la peluche aussi sale qu’elle pouvait l’être en étant tenu par une petite fille pendant des années.

Douglas prit la peluche avant de faire un regard vers Eurydice et embrassa une joue, puis l’autre, comme une promesse de lui faire la même chose dès qu’elle arriverait à être un peu plus à l’aise avec ça. Douglas sourit et rendit la poupée difforme à la petite qui sauta en l’air.

- Merci ! Sally est contente maintenant. Et elle dit qu’elle a attend que tu l’aides à mettre mon enfant au monde.
- Pas tout de suite, hein Sophia !
- Je veux être enceinte comme maman, comme ça tu sortiras mon bébé comme tu m’as sorti moi.
- Je ne peux t’aider à accoucher que si tu as… au moins dix-huit ans, comme moi aujourd’hui !
- DIX-HUIT ANS ? Mais c’est dans l’éternité ! Je serais morte d’ici que j’ai dix-huit ans.

Et la gamine repartit en trombe en criant à sa mère qu’elle voulait avoir dix-huit ans tout de suite pour avoir un bébé. Douglas sourit avant de se relever, essuyant la morve, enfin, sur son pantalon avant de sourire à Eurydice.

- Je comprends le sentiment de vouloir grandir le plus vite possible pour atteindre quelqu’un. J’espère qu’elle aura autant de chance que moi.

Et il rit doucement avant de s’approcher et de voler un bisou, sur la joue, pour repartir l’air de rien. Après tout, elle aussi, elle l’avait embrassé sur la joue alors même qu’il ne s’y attendait pas. Et elle ne pouvait pas deviner qu’à l’instant où ses lèvres s’étaient posé sur lui, il était encore tombé amoureux d’elle. Il la voulait. Et il serait même prêt à la corrompre dans l’espoir de lui faire des tendres baisers tous les jours. Ouais, Douglas en était au point où, si elle ne voulait jamais faire l’amour, il l’accepterait tant qu’elle était sa femme et qu’il pouvait se réfugier dans ses bras. Plus loin, il y avait le marché qui était sentable, audible et même visible, mais il ne repartit pas tout de suite. Il fit un rapide calcul et finit par avancer pour rejoindre un premier magasin. Très simple, la coutrière était une femme mince et élancé, et il l’avait aidé avec une histoire de vaginisme médicale. Il lui sourit.

- Bonjour, est-ce que tu aurais au moins sept robes que tu pourrais adapter à cette magnifique femme qui m’accompagne ? demanda-t-il sans préambule.

La couturière regarda la jeune femme et fit un sourire entendu, comme chacun le faisait quand ils réalisaient la personne aux côtés de Douglas. Elle ne cilla pas sur la cicatrice, bien trop heureuse pour Douglas. Elle fit même le même geste que Kyle, cachant un sourire d'une main avant de se reprendre (// ce geste :y: )

- Venez avec moi, nous allons voir ça.

Et Douglas s’assit, attrapa un programme de course et le feuilleta. Avant de préciser.

- Je paie. Et plein tarif. Si tu me fais encore une ristourne, j’irais me fournir à la concurrence !

La couturière leva les yeux au ciel. Benedict n’était pas le seul à faire des menaces en l’air, parfois. Une fois qu’Eurydice aura de quoi s’habiller une semaine, il irait au marché chercher quelque chose pour les deux nouveaux arrivant. D’ailleurs.

- Je n’ai pas eu le temps de voir avec Helen et sa sœur, mais il semblerait que les deux aient pris des affaires pour la semaine, elles n’ont pas du remarqué que vous n’avez pris aucun sac en pensant que vous étiez au courant. Si jamais, Logan Lockwood et Stefan Whistledown repartent, eux, dans deux jours au lieu des cinq, ils pourront vous ramener à Londres.

Mais il priait pour qu’elle refuse cette proposition. Déjà, parce que Stefan risque de faire la gueule s’il était coincé dans une calèche avec sa femme désireuse de lui faire des gâteries et une inconnue dont il se fou éperdument (mais ça, Douglas ne le sait pas), et en plus parce qu’il ne voulait tout simplement pas qu’elle parte. Il voulait qu’elle reste, même après les cinq jours. Malheureusement, il était bien trop honnête pour ne pas lui dire qu’elle avait un plan de repli si elle le désire.


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Sam 15 Juin - 17:05

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Celeana semblait n'avoir jamais existé aux yeux de Douglas, c'était là l'évidence même qui ressortait du jeune homme alors qu'il affirmait à Eurydice n'avoir aucun souvenir de la jeune femme. L'ange à la chevelure argentée cilla à ses propos et s'empourpra devant un tel malentendu. "Grands dieux, je vous présente toutes mes excuses, Douglas. La société laissait entendre que vous étiez épris de Celeana Minnegan..." bafouilla-t-elle en jetant un regard confus vers la demeure dont ils s'éloignaient. "C'est là la raison même de sa venue ici. La pauvre enfant est éprise de vous depuis la valse que vous avez partagée au bal." confessa-t-elle en se maudissant d'avoir écouté les on-dit. Les rumeurs l'avaient tant blessé auparavant, elle, mais voilà qu'elle croyait aveuglément aux bruits de couloir qui pouvaient arranger ses affaires ? Pas si sûr. Douglas et Celeana. Celeana et Douglas. Son cœur se serra à cette pensée et elle effectua une tendre pression sur le bras de Douglas pour s'assurer qu'il était bien là avec elle. Pourquoi avait-elle besoin d'être rassurée ? Elle fronça les sourcils, confuse. Tout cela n'avait aucun sens.

"Soyons amis, Douglas, et oubliez cette idée saugrenue de me faire la cour, je vous en prie." s'entêta-t-elle tandis que ses joues virèrent au rouge. "Mon domaine tombe en ruine et je suis criblée de dettes depuis la mort de mon père. Ma mère préfère batifoler avec ses amants et jouer le peu que nous possédons aux jeux d'argent." avoua-t-elle sans honte. Peut-être cela suffirait-il à le décourager ? "Notre mariage ne vous apporterait rien." conclut-elle pour clore le sujet.

Ils marchèrent le long de la rivière sous un soleil éclatant. Les oiseaux chantaient et le bruit de l'eau coulant le long des ruisseaux laissait peu de place au silence. "J'adorerais m'y baigner, moi aussi." confia-t-elle sans autre arrière-pensée que la chaleur étouffante de cette après-midi. Elle n'avait rien à enfiler pour se rafraîchir dans l'eau, de toute manière. "Vous semblez être un grand sportif, Douglas. C'est admirable. Je dois bien avouer que je n'ai aucune endurance physique." sourit-elle en l'observant du coin de l'œil. Le jeune homme n'avait pas une once de gras superflu sur son visage, et encore moins au niveau de son cou. Eurydice ne descendit pas plus son regard. Oui, elle s'interdisait de regarder autre chose que son visage.

"Mes joues ont déjà reçu bien trop d'attention de votre part. Ce n'est pas convenable." gronda-t-elle toujours avec douceur. Son esprit lui imposa l'image de Douglas lui volant un baiser de ses lèvres et elle détourna le regard loin de lui, embarrassée à l'idée même que ses traits trahissent cette vision fugace.

Au loin, une petite demoiselle pas plus haute que trois pommes s'amusait seule sur une balançoire. Elle cria en apercevant le fils du duc et sauta de sa place d'un geste vif pour courir vers eux. Eurydice lâcha juste à temps le bras de Douglas afin qu'il y cueille l'enfant. Elle sourit tendrement en reculant de quelques pas afin de ne pas interférer dans cette jolie réunion.

L'enfant, prénommée Sophia, pleurait à chaudes larmes dans les bras du jeune homme. Eurydice cilla face à cette réaction inattendue. "Sally ?" répéta-t-elle malgré elle en battant des cils pour chasser sa stupeur face à cette nouvelle rivale qui se présentait à elle. Elle écouta avec attention et voir Douglas poser une main sur son cœur affola le sien. Il semblait profondément désolé.

Elle pourrait être ta femme !

Eurydice détourna la tête un instant, ahurie. Douglas Berrygreen était décidément un homme convoité, y compris par des femmes ne possédant aucun titre de noblesse. L'idée que nombre de femmes se précipitent à son bras la fit tiquer, mais elle ne dit rien, incapable d'accepter ce sentiment de jalousie qui dévorait son être.

[...] Tu ne veux pas d’elle ! Il paraît que la femme de ta vie est apparue dans ta vie et que tu l’as invité chez toi !


L'ange aux cheveux d'argent s'empourpra avant d'encadrer ses propres joues de ses mains. "Par tous les saints..." murmura-t-elle, profondément choquée par les mots de la jeune demoiselle. Le regard amusé de Douglas croisa le sien et elle lui tourna le dos, troublée. Elle était incapable de le regarder. Son cœur battait la chamade et des papillons — non, des lucioles — virevoltaient dans son bas-ventre.

"Comment je pourrais me faire pardonner pour Sally ?
- Il faut que tu l’embrasses.
- D’accord ! Je vais l’embrasser ! Et ensuite, elle ne m’en voudra plus ?
"

Eurydice fustigea Douglas du regard, interloquée par sa déclaration. "Vous allez embrasser cette femme ?" murmura-t-elle, estomaquée par ce revirement de situation. S'était-il réellement joué d'elle depuis le début ? Les nobles de la haute société allaient-ils tous sortir des buissons pour se moquer d'elle ?

Elle allait se détourner de lui pour retourner au manoir, le cœur meurtri, mais la petite fut plus rapide. L'enfant ramena devant elle une vieille poupée de chiffon pour lui caresser la tête. Eurydice cilla devant la vision de Sally, la poupée de chiffon de Sophia. "... Oh, seigneur."

Elle aurait juré sentir le sang affluer jusqu'à ses joues quand Douglas baisa délicatement le visage de la poupée en l'épiant. Elle prit une profonde inspiration pour se calmer, mais sa poitrine n'avait de cesse de s'agiter.

Sophia s'enthousiasma devant le spectacle que lui offrait Douglas. "Mettre son enfant au monde ?" répéta la jeune femme, visiblement confuse, mais aussi horrifiée à l'idée qu'une enfant si jeune sache déjà ces choses-là. Eurydice savait que la vie était beaucoup plus dure pour les enfants des champs et que peu de visions leur étaient épargnées. On ne les protégeait pas aussi bien que les enfants de la haute société. Douglas parla de l'aider à accoucher beaucoup plus, lorsque Sophia serait adulte, et Eurydice pencha légèrement sa tête de côté, confuse tandis que Sophia partait en pleurant vers sa maman. "Vous aidez les femmes à donner naissance, Douglas ?" bafouilla-t-elle, pivoine. "Pourquoi faites-vous cela ?" l'interrogea-t-elle.

Eurydice sortit un mouchoir propre de son corset avant d'épousseter le pantalon du jeune homme. "Un gentleman ne peut décemment pas se balader avec de telles tâches sur le pantalon, Douglas." rouspéta-t-elle avant de lui tendre le mouchoir pour qu'il termine de s'essuyer. "Vous comprenez le sentiment de vouloir grandir le plus vite possible pour atteindre quelqu'un ?" répéta-t-elle avant de lever un regard vers lui. "Nous sommes-nous donc rencontrés lorsque vous n'étiez qu'un enfant ?"

Il rit et lui embrassa la joue avant de repartir. Elle n'avança pas à sa suite immédiatement, elle observa cet homme de dos et rougit en apercevant sa nuque dénudée. "Vil garnement..." chuchota-t-elle, une main posée sur la poitrine avant qu'il ne se retourne vers elle pour lui tendre son bras. Elle accepta volontiers et le suivit sans faire d'histoire, perdue dans la contemplation du village.

Ils entrèrent dans une échoppe et Eurydice cilla devant les étoffes qui se présentaient à elle. Elle tapa doucement l'épaule de Douglas pour le faire taire et secoua la tête pour lui signifier son refus. "De grâce, Douglas." Elle lança un coup d'œil gêné à la femme devant elle et s'empourpra en entendant la manière dont il la couvrait d'éloges. Elle s'arrêta net après un instant et le regarda, hagard. "Sept robes ? Avez-vous perdu la raison ? Je n'en ai nullement besoin !" Elle allait défaillir. Elle n'avait pas les moyens de s'offrir autant d'habits et elle n'en ressentait aucunement l'envie. La couturière lui attrapa le bras pour l'attirer dans l'arrière-boutique, les yeux brillants devant la beauté inhabituelle qui se présentait à elle. "Nous allons la sublimer davantage, si cela est seulement possible, milord !" s'égosilla-t-elle joyeusement. "Vous le ferez tomber à la renverse, vous avez ma parole, milady." Un clin d'œil complice de la couturière la fit s'empourprer davantage. "Loin de moi l'intention de... !" Le sourire de la femme s'élargit en attendant Douglas et elle leva les yeux au ciel. "Nous allons lui clouer le bec, ma jolie, faites-moi confiance."

Elle proposa à Eurydice d'essayer des tonnes de robes dans des couleurs tout aussi différentes les unes des autres. Bleu anthracite, lavande, rouge carmin, vert pomme, jaune bouton d'or... Toutes les déclinaisons y étaient : allant du jaune orangé au rouge violacé, puis du violet bleuté au jaune verdâtre. L'ange aux cheveux argentés ne savait plus où donner de la tête et toutes ses couleurs lui agressaient fortement l'œil. "J'ai toute confiance en votre avis d'experte, madame." souffla-t-elle tandis que la couturière lui faisait enfiler un corset qui rehaussait encore plus son opulente poitrine. "De grâce, choisissez donc les sept robes pour moi, je vous en prie." Ravie, la femme s'exécuta non sans suggérer à Eurydice d'essayer une dernière robe.

"Nous avons ici vos sept robes, milord !" s'écria la couturière avant qu'Eurydice ne ressorte de l'arrière-boutique. Drapée dans une robe en mousseline blanche, découvrant ses épaules et son dos, elle ressemblait à un ange tombé du ciel. "Celle-ci est offerte par la maison, milady, on croirait presque que je l'ai faite pour vous." Eurydice secoua la tête fortement, visiblement embarrassée. "Non, je ne peux pas accepter... Je vous en prie, laissez-moi au moins vous régler celle-ci..." La tenancière leva un doigt en l'air pour la faire taire gentiment. "Taratata ! Vous me ferez bien assez de pub au marché, mais aussi dans la haute société ! Je compte sur vous, milord, pour la sortir tous les jours ! Et n'oubliez pas de dire le nom de ma boutique à qui veut bien l'entendre, surtout !" Eurydice s'empourpra et cacha son visage dans une main sous la gêne qu'elle ressentait face à tant de cadeaux de la part des deux jeunes gens. Elle n'entendit pas la cloche attelée à la porte d'entrée qui annonçait un nouveau venu.

"Eurydice ?" questionna soudain une voix masculine qu'elle ne connaissait que trop bien. La jeune femme releva un visage confus avant de rencontrer le regard ahuri de Mickaël MacAlister. "... Mickaël." souffla-t-elle alors, horrifiée en voyant le sourire mauvais qui était en train de naitre sur la paire de lèvres qu'elle avait tant embrassé dans le passé.
Clionestra
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Clionestra
Sam 15 Juin - 19:27

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
→ Il adore l'escalade et la natation.
… Quand avait-il dansé avec Celeana Minnegan ? D’ordinaire, bien que son cœur et ses pensées soient pris par son ange, il arrivait à se souvenir des danses et des femmes avec qui il danse. C’était une question de respect qu’il devait à la gente féminine et à leur peur. Chaque femme avait peur d’un homme et l’appréhension de n’être qu’une poupée, ou pire, un mannequin invisible une fois ramené autour de la zone de danse… Donc, d’ordinaire, il fait attention à toutes les femmes avec qui il est, montrant de la courtoisie et de la gentillesse à toute sans réellement faire de préférence. Alors… Il n’avait aucun souvenir. Peut-être en étant plus attentif la prochaine qu’il verrait la jeune femme. Il n’avait pas envie de lui faire mal au cœur pour une mauvaise idée qu’elle avait pu se faire… Aussi, depuis qu’il avait vue son ange, il avait oublié tout le reste et ne vivait plus qu’à ses dépends. Il laissa donc cette énigme pour plus tard.

- Je ne vous aime pas pour votre domaine, ni vos dettes, encore moins pour votre mère. Je ne vous aime certainement pas parce qu’un mariage doit me rapporter quelque chose. Bien que cela soit le cas. Un mariage avec vous, ma chère, m’apportera le bonheur.

Et Sally avait empêché qu’il puisse embrasser sa joue encore. Il avait envie de l’embrasser, tout le temps, de cette manière diablement naturelle qu’il avait de tout faire. Et il voulait lui faire comprendre que chaque argument qu’elle aurait contre leur relation pouvait être démonté par lui dans un sourire. Il avait de l’argent, merci Benedict d’être accro aux mathématiques et d’avoir réussi ce tour de main… et Logan de lui avoir permit d’apprendre tellement de chose sur la médecine tout en lui présentant des patients. Il ne voulait pas s’occuper des nobles, Douglas. Que des femmes. Mais il pouvait aussi s’occuper des hommes le cas échéant parce que ses expertises étaient toujours plus nombreuses. Il se spécialisait dans les femmes mais pouvait arrêter une hémorragie, ou même remplacer une épaule dans sa jonction. Des choses qui peuvent aussi arriver aux femmes, donc importante à savoir. Pendant sa discussion avec Sophia, il nota qu’il devait l’emmener se baigner, et trouver de quoi, donc… Il avait aussi sentit cette tension, presque jalouse, qui émanait d’elle contre cette pauvre poupée malmenée, et ça l’avait fait sourire de toutes ses dents. Rien n’était perdu si un chiffon avait le droit à une telle réaction. Peut-être allait-il demander à Celeana de continuer à montrer un intérêt pour lui, dans le but de faire réagir la jeune femme ? C’était une idée à creuser. Sophia partit avec sa poupée et il sourit à la question. Aux questions.

- J’aide Logan dans son travail, souvent. Et j’aide les femmes quand je le peux. Je trouve ahurissant qu’autant de femmes meurent en mettant au monde, alors qu’il y a bien une époque où le terme de « médecin » n’existait même pas…pourtant, nous sommes là.

Logan avait annoncé une théorie intéressante sur la plupart des femmes qui perdait leur enfant. Pour lui, certaines femmes ont tellement mis des corsets « tôt » que leur corps s’était formé différemment. La cage thoracique s’était affaissé et n’avait pas eu le temps de reprendre sa place adéquate pour laisser à un enfant la place. C’était en tout cas une des théories, qui ne pouvait pas être totalement écarté vue les différentes expériences qu’il avait eu avec Logan.

- Sophia est un bébé arc-en-ciel, continua-t-il d’expliquer, c’est comme cela que l’on appelle un bébé qui arrive après une fausse couche. C’est pour apaiser les parents que l’on a mis en place ça avec Logan. L’idée que l’on puisse considérer un enfant « mort-né » qu’ainsi, mort, nous semblait injuste pour les parents endeuillés. Alors, on surnomme les bébés décédés de bébé étoile, qui sont directement reparti dans les cieux, et les suivants d’arc-en-ciel.

Il finit par papillonner des cils et revenir au temps présent d’un sourire rassurant.

- Je fais cela car, comparer à beaucoup de charlatans et d’hommes pseudo médecin, je sais que je prendrais cas de l’état de l’enfant comme de la mère et que je ferais mon possible dans le respect de son corps et ses sentiments.

Les médecins ne faisaient pas attention aux femmes. Ils arrachaient parfois le bébé de force pour aller plus vite, parce que pousser prenait trop de temps, blessant parfois la mère et le bébé dans le même mouvement. Avec Logan, si un accouchement devait durer deux jours, alors il durera deux jours, et par l’enfer ils feront leur maximum pour que les deux survivent. Pour le moment, ils n’avaient pas perdu de mère, sauf Mia sa nourrice donc, mais un certain nombre de bébé. Mais ils n’avaient jamais tendu un enfant, même mort, à sa mère sans l’avoir laver et préparer comme il se doit pour diminuer l’horreur que pouvait ressentit la mère.

- Quand nous nous sommes rencontrer, continua-t-il avec ce petit sourire charmant, j’étais forcément bien plus jeune que maintenant, or ne dit-on pas qu’un garçon devient adulte qu’à ses dix-huit ans ?

Oui, il laissait le suspens mais son sourire doux énonçait qu’il aimerait qu’elle se rappelle sans qu’il ne le fasse. Il l’aimait depuis cette époque là. Il lui avait même dit. Si seulement elle pouvait se rendre compte de la porter de son amour. Et de la durée de celui-ci. S’il avait passé dix ans à l’aimer, sans la voir et connaître son nom, pouvait-elle imaginer la durée de son amour en la voyant tous les jours ? Cela ne pourrait qu’aller crescendo.

Dans la boutique, il la laisse faire sa vie et fait totalement confiance à la modiste qui avait, elle le sait, une grande marge de manœuvre avec Douglas. La famille Benedict n’était pas le genre à faire dans la dentelle et l’apparat, sauf pour Rose qui avait toujours eu le droit au meilleur. Douglas pensait à sa sœur… allait-elle venir ? Ou lui envoyer une lettre ? Faisait-elle réellement la tête à ses frères, ou le faisait-elle croire en comprenant la raison de cet exil ? Douglas savait que sa grande sœur lui manquait terriblement, mais il savait aussi qu’il n’aurait pu la protéger de leur père. Et il fit un sourire en feuilletant le prospectus. Il était mort ce salopard, le monde ne pouvait que tourner dans son bon axe maintenant ! Il prit le temps de revenir sur tout ce qu’il savait de la femme de son cœur. Plus il la connaissait, plus il l’aimait. C’était la peur de ses frères, qu’il l’avait idéalisé depuis tellement de temps qu’elle ne soit en réalité rien de plus qu’un souvenir modifiait par Douglas pour sa santé mentale. Mais non. Eurydice était encore mieux que ses souvenirs ou ses désirs. Elle était parfaite. Et il l’aimait toujours, de cet amour si doux. Il posa le programme sur le côté quand la couturière dit avoir finit et il se leva avant de ciller devant la jeune femme. Elle était… parfaite. Son souffle se coupa alors qu’il posa son regard sur elle et il su, à nouveau, qu’elle était un ange tombé du ciel. Il ne sait pas qui lui avait brulé les ailes, et Dieu était bien con d’avoir laissé faire ça, mais il le savait. Elle n’était pas une simple humaine, elle était au-dessus de ce monde et son aura l’irradiait et l’illuminait comme une bougie dans une nuit noire. Comme une étoile. Il fit un signe de tête pour dire que, oui, il la sortirait en société, tous les jours, pour qu’elle puisse voir de ses propres yeux l’admiration de ses paires. Même si Douglas savait que tout le monde était con, en réalité, et ne comprenait pas la beauté de cette femme incroyable… il fallait leur prouver qu’ils avaient tort. Et lui aussi, était tellement obnubilé par la beauté si immaculée de la jeune femme qu’il n’entendit pas la cloche.

Mais quand le prénom de sa belle sonna, et que la réponse suivit de la jeune femme de cette même manière familière, il sentit la dague acérée de la jalousie et de la souffrance. Mais, ce sentiment ne resta qu’un instant avant de surprendre la lueur d’effroi et de peur dans le regard de son aimé. Il se tourna. La présence de Mïckael le dérange prodigieusement.

- Petit singe, salua-t-il avant de se raviser, je veux dire Lord Berrygreen. Tu ne dois plus te faire appeler ainsi maintenant.
- Ce surnom a toujours été pour mes amis, répliqua-t-il les dents serrés.
- C’est bien pour cela que je l’utilise. Nous sommes amis.

PAS. DU. TOUT. C’était écrit sur le visage dubitatif de Douglas. Il n’avait jamais aimé ce type. Peut-être parce qu’il sentait bien que c’était un homme qui allait devenir comme son père ? Il ne pourrait pas le dire. Mickael regarda à nouveau Eurydice avec une fausse douceur dans les prunelles, il connaissait aussi ça de son père, avant de laisser passer la lueur critique et malsain qui lui allait bien mieux au teint.

- Je suis venu pour ton anniversaire.
- Je ne le fête pas en grande pompe.
- Mais, fit-il avec un regard mauvais, tu ne sembles pas porter le deuil, je croyais alors qu’une partie de campagne avait été organisé.
- Une partie pour les amis, reprit-il en appuyant sur le dernier mot.

Il ne préférait pas parler du deuil qu’il devait ressentir, il était trop heureux pour cacher son bonheur face à la disparition de son paternel. D’ailleurs, l’enterrement avait été fait en petit comité pour que les frères puissent continuer à sourire de contentement sans risque de commérage. Il était tellement heureux, son père mort, son ange dans sa vie, qu’il ne remarquait même pas le tutoiement de l’homme.

- Tu es majeur maintenant, tu ne devrais pas sortir avec les vieilles filles surtout aussi frivole et désespérée.

Douglas faillit bien s’étouffer avec sa salive tant la rage venait de se faire sentir dans son corps. Il observa l’homme d’un regard mauvais. Il venait de l’insulter de toutes les manières possibles, mettant en doute sa vertu. Il se mit entre la jeune femme et lui, la protégeant de son dos.

- Excusez-vous pour l’insulte, dépourvue de tout fondement, que vous venez de dire, ou je vous en colle une devant témoin, ragea-t-il.
- Oh. Mais j’ai des preuves, mon cher. Eurydice Hodges a été ma dulcinée pendant presque la moitié d’une année. Je l’ai possédé et ravi.

Et alors que la rage se faisait dans son esprit face à cette pourriture qu’était Mickael, cette dernière phrase le stoppa et même la couturière émit un petit rire annonciateur de la suite, tout en prenant la main de la jeune femme. Douglas se mit à rire. Ce n’était pas qu’un simple rire, mais un rire puissant, proche du fou rire et de la folie.

- Oh, mon dieu., essuya-t-il les larmes de soulagement et de joie qui passait ses paupières sous le rire tout en se tenant les côtes. S’il fallait me prouver votre connerie une fois de plus, vous venez de réussir. Vous aviez l’occasion d’aimer cette femme, de l’avoir que pour vous, et vous l’avez laissé partir ? Vous êtes si stupide que j’ai bien peur que votre haleine ne me rende aussi bête.

Il se tourna vers Eurydice et fit un tendre sourire en se délectant quelque peu de la surprise manifeste sur le visage de Mikael. Eurydice était son ange. Il avait été prêt à être son amant, alors qu’elle était mariée à un homme à qui elle aurait dû faire des enfants. Croire qu’il pouvait ne plus l’aimer car elle avait offert son corps à un autre, c’était sous-estimer son amour pour elle !

- Venez, ma chère, allons trouver les cadeaux que nous sommes venu chercher, nous avons tout ce qu’il faut de cette boutique. MacAlister, si je vous revoie proche de ma propriété, je n’hésiterais pas à vous confondre avec un faisan. Vous avez eu votre chance et l’avez très certainement perdu d’une manière pitoyable.

Il prit la main de la jeune femme, qui ne semblait pas réellement à l’aise, ce qu’il pouvait comprendre et la fit sortir. Une fois dehors, il trouva un lieu un peu proche du lac, qui se trouvait derrière le village, et à l’égard, au milieu des lavandes. Il posa sa main sur sa joue doucement et en caresse la peau.

- Allez vous bien ? Que puis-je faire pour vous ?


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
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Rein
Sam 15 Juin - 21:52

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Elle ne pensait plus à Celeana Minnegan et à la danse qu'elle avait partagée avec Douglas. Quant aux déclarations de Douglas sur son envie d'un mariage entre eux ou encore ses douces explications sur la médecine, tout cela était loin. En revanche, elle avait eu une tendre pensée pour les bébés arc-en-ciel et les bébés étoiles lors de ses essayages dans l'arrière-boutique. Cela lui avait déchiré le cœur. Elle se demanda ce qu'elle ressentirait face à la perte de son enfant et son cœur se serra douloureusement. Elle imagina ensuite la peur mêlée au bonheur d'apprendre une autre grossesse après le deuil et elle pria silencieusement pour toutes ses étoiles endormies bercées par de doux arc-en-ciel.

Mais à la vue de Mickaël MacAlister sur le palier de la porte de la modeste échoppe de village... Son esprit s'était comme embrumé et toutes ses pensées s'étaient envolées. "Mickaël." répéta-t-elle par habitude avec de détourner le regard, le regard voilé d'une tristesse évidente. Elle recula d'un pas en cachant ses mains derrière son dos afin qu'il n'en perçoive pas le tremblement et attendit en silence qu'il daigne s'en aller. Elle sursauta en l'entendant tutoyer un lord et lui adressa un regard outré face à un tel manquement envers l'étiquette. Quel imbécile. Douglas ne semble nullement impressionné par l'homme devant lui et Eurydice l'en félicite silencieusement. Douglas était le digne héritier de ses frères, droit, loyal et sans peur aux yeux du monde.

Eurydice sentit la panique l'envahir lorsque Mickaël affirma être ici en qualité d'ami proche de Douglas et elle eut la nausée en l'entendant dire qu'il s'était spécialement déplacé pour l'anniversaire du jeune lord. Elle ne pouvait définitivement pas supporter l'idée de passer cinq jours entiers avec lui. Elle secoua la tête lentement, dans un refus catégorique, silencieux, les yeux clos. Son atelier et ses élèves lui manquaient terriblement.

L'enflure mentionna l'absence de deuil notable chez Douglas et Eurydice avança d'un pas, profondément outrée par son manque de délicatesse. "Mickaël !" s'indigna-t-elle alors que la couturière elle-même adressait un regard assassin au jeune noble. Leurs yeux se croisèrent enfin et elle recula d'un pas. Ses yeux brillèrent de tristesse devant si peu d'égards de sa part et elle détourna le regard face à ses insultes. Douglas s'interposa entre eux et Eurydice attrapa un pan de sa chemise entre ses doigts, tremblante. Elle n'était plus seule, son ami était là, à ses côtés, prêt à la défendre.

Le jeune homme alla jusqu'à menacer Mickaël et Eurydice cilla devant le ton rageur qui secouait sa voix. "Douglas..." souffla-t-elle, bouleversée que quelqu'un s'indigne du traitement qu'on lui infligeait. Helen mis à part, cela ne lui était encore jamais arrivé. Son défunt père lui-même n'avait exprimé aucune colère face à l'agression que Howard Berrygreen avait fait subir à sa fille. Le duc ne s'en était pourtant nullement caché devant ses parents, prétextant l'avoir châtié justement pour son impudence. Ils avaient pris l'argent et son père avait préféré sombrer dans l'alcool avant de se suicider plutôt que de défendre l'honneur de son unique enfant. Une larme coula le long de la joue d'Eurydice et elle colla son front contre l'omoplate de Douglas. Même ainsi, tendue sur la pointe des pieds, il la cachait entièrement et pas un seul de ses cheveux ne dépassait. La jeune femme ne remarquait que maintenant à quel point Douglas était plus grand qu'elle. Elle rougit à l'idée qu'il l'encadre aussi bien de sa stature avant que Mickaël ne vienne tout gâcher.

Je l'ai possédé et ravi.

Elle fronça les sourcils avant que l'un d'eux ne se relève. Non, il n'avait jamais rien possédé d'autre que ses lèvres et sa virginité était parfaitement intacte. Elle cilla, stupéfaite face à de tels mensonges, et se demanda bien quelles preuves il pouvait donc avoir. Douglas éclata d'un rire tonitruant et franc, proche de l'hystérie, et Eurydice eut un mouvement de recul devant cette explosion inattendue.

Vous aviez l’occasion d’aimer cette femme, de l’avoir que pour vous, et vous l’avez laissé partir ?

Eurydice devient pourpre et le sourire tendre de Douglas fit battre la chamade à son cœur. Elle le regarda, surprise, et le laissa la guider hors de la boutique. En passant devant Mickaël MacAlister, elle s'arrêta néanmoins, stoppant Douglas dans sa course tandis que son regard glacial rencontrait celui de feu son courtisan. "Quelles preuves as-tu donc ?" questionna-t-elle d'un ton venimeux. Il se renfrogna et recula. "Comme tu es laide..." Elle hocha la tête pour confirmer ses dires. "En effet, je suis repoussante depuis bien des lunes." Elle le repoussa d'un coup d'épaule qui le fit grincer des dents. "Mais alors, comment un homme aussi séduisant que toi aurait-il pu éprouver un désir tellement ardent pour une fille comme moi qu'il m'aurait possédé et ravi à même son lit ?" Il cilla visiblement, embarrassé et honteux d'être ainsi mis face à ses mensonges. "Tu as essayé de me déshonorer, Mickaël, mais je ne t'ai jamais cédé, n'importe quel médecin pourra aisément en attester, ne l'oublie pas." Il écarquilla les yeux et bafouilla avant de partir en courant. "Laideron !"

Eurydice soupira en quittant la boutique après s'être excusée devant la couturière pour cet affligeant spectacle. Elle n'osait pas regarder Douglas en face. "Douglas, je... Je vous sais gré d'avoir pris ma défense contre cet horrible personnage. Personne ne m'avait encore jamais défendu ainsi, pas même mon propre père." Elle ressentait le besoin de se justifier, pourquoi ? "Je vous assure que ma vertu est intacte, c'est même mon bien le plus précieux." confia-t-elle à voix basse. "Après mon accident, j'ai failli rentrer dans les ordres pour consacrer ma vie à Dieu. Je me préserve depuis, car j'y songe encore aujourd'hui — bien que mes cours d'art me manqueraient terriblement." Elle y songeait néanmoins beaucoup moins depuis que Douglas avait débarqué dans sa vie, il y a quelques mois. Mais ça, en revanche, jamais, elle ne le lui avouerait. Elle sourit à cette pensée intime qui n'appartenait qu'à elle. "De grâce, n'allez pas imaginer de moi que je suis une femme de petite vertu… J'en serais bouleversée." Elle cueillit un brin de lavande qu'elle huma longuement et ses muscles se relaxèrent enfin. Elle n'avait pas remarqué à quel point Mickaël l'avait tendu. Son visage était serein, désormais et quelque peu nostalgique. "Un jour, j'ai écouté et consolé un enfant qui était terrifié par le sang. Je venais tout juste d'avoir 18 ans, je n'avais pas encore été agressée." Elle n'entra pas dans les détails concernant la peur panique que l'inconnu avait ressentie devant les premières menstruations de sa sœur aînée, mais elle attribua le bon motif à ses cicatrices. Oui, elle avait été agressée par le duc de Berrygreen, mais ça aussi, elle ne pouvait décemment pas le lui avouer. "En partant, cet enfant a oublié ce livre qui ne m'a jamais quitté depuis." Elle sortit le minuscule ouvrage d'entre sa poitrine et son corset et le présenta à Douglas sans honte. "Entre les pages, il y avait de la lavande disséminée un peu partout, pouvez-vous en percevoir les résidus ?" Elle eut un sourire attendri. "Je ne sais pas pourquoi, mais la lavande est devenue ma fleur favorite à compter de ce moment et je n'ai jamais cessé de porter ce parfum depuis ce jour." Elle posa un regard apaisé sur le lac et replaça une mèche de ses cheveux argentés derrière son oreille d'un air légèrement embarrassé. "Oh, veuillez m'excuser, je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. Nous devrions nous hâter à la recherche de ces fameux cadeaux pour vos invités, l'horloge tourne."
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Clionestra
Sam 15 Juin - 23:17

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
→ Il adore l'escalade et la natation.
Chaque insulte que MacAlister avait rajoutée sur la jeune femme était notée dans son carnet mental de la haine. Il allait garder cette sensation pour plus tard. Pour le moment, cet homme lui faisait plus pitié qu’autre chose. Il avait de la peine pour lui, qui avait pu s’approcher d’une femme si parfaite et pure que l’aura continue de briller même après des tourments inimaginables. Cette femme qui pense que son apparence, son âge, ses dettes, son domaine en friche et même sa mère pourrait la rendre impropre à être aimé par lui. Même sa virginité n’était pas en ligne de compte. Il voulait être son amant. Il voulait être son époux. Il voulait être son mari. Il voulait être l’homme qui la protège et la soutient. Parce qu’il n’y avait pas de place pour sa propre lumière, mais il s’en accommodera très bien. Il pourrait être n’importe qui pour elle. Il savait sa force, comme quand elle avait répondu et mit mal les mensonges de Mickael. Cette femme n’avait besoin de personne pour briller, alors il serait simplement le verre protecteur de la flamme ardente qu’elle était. Elle était plus coloré et lumineuse que le monde le pensait en voyant ses cheveux. Il passe son regard à nouveau sur ce visage qu’il aime tant. Sa gratitude le désarçonne.

- C’est tout à fait normal, Eurydice, fit-il avec un sourire sincère et tout bonnement adorable.

Il adorait qu'elle utilise son prénom. Il l’aime tellement que son cœur chavire à chaque fois qu’il pose un regard sur elle. Son cœur bat plus fort et il meurt à l’idée de ne jamais pouvoir l’embrasser à cause d’une peur… D’une peur causé par Mickael ? Il ne le sait pas, mais il sent que la jeune femme avait peur d’un simple baiser et ne voulait pas lui voler, pas tant qu’elle n’accepterait pas ce vol, en tout cas. Il lui fit un nouveau tendre sourire en touchant la zone entre son gant et sa manche d’une main sans gant.

- Je remercie donc Dieu qui vous a empêcher de rejoindre ses rangs jusqu’à aujourd’hui, pour que je puisse avoir l’occasion de vous retrouver.

La seule chose qu’il pouvait donner à Dieu, c’était qu’Il lui avait offert des frères et une sœur qui frisent la perfection, il arrivait à Rose de ronfler pas si parfaite donc, et elle. Cette femme, ange tombé du ciel. Dieu lui avait laissé l’occasion de la retrouver et de pouvoir lui ouvrir les portes d’une relation saine et clairement amoureuse. Il continua de lui toucher le bras dans une délicatesse simple.

- Je sais qui vous êtes, Eurydice, et rien chez vous ne peut être petit. Votre cœur est le plus grande de tous. Votre âme est douce mais imposante et touche les gens autour de vous. Vous êtes loin, si loin, d’être repoussante comme vous semblez le croire. Ni à l’époque, ni maintenant. Je ne vois que la pureté en vous. Je ne croirais jamais que vous puissiez autre chose qu’une partie du Divin qui foule cette Terre.

Il la regarde. Cela lui trottait dans la tête depuis qu’elle avait osé le dire dans la boutique. Qu’elle était repoussante. Il n’était pas repousser. Pas repousser pour un sous. Au contraire. Il était un moustique attiré par la lumière. Il était le papillon attiré par la fleur. Il était l’abeille attiré par le cœur d’une fleur. Il était Douglas attiré irrévocablement par Eurydice. Il la laisse partir de ses doigts et l’écoute. Quand elle commence à parler, il relève un regard vers elle et écarquille les yeux avant de cacher son expression derrière un mouvement de son visage. Elle était en train de parler de lui. Et elle ne le réalisait même pas…

MAIS elle se souvenait de lui ! Même si ce n’était que comme un enfant terrifié par le sang ! Ce n’était pas grave. Elle se souvenait de lui, alors devait-elle se souvenir de la fin de leur discussion. De l’amour qu’il avait promis de lui porter et de son surnom. Elle ne semblait pas avoir fait le lien. Douglas, quand il se regardait dans la glace, n’avait pas l’impression d’être si différent que d’ordinaire. Il n’avait pas l’impression d’être bien différent que ce garçon, ne le reconnaissait-elle vraiment pas ? Avait-il tant changé ? Il prit le livre et un sourire attendrit apparu. Le livre semblait en très bonne état. Dans le même état que quand il l’avait laissé sur le banc. Y avait-il toujours la lettre à l’intérieur ? Il se le demande bien. La lettre était dans les plies de la reliure, là où Douglas l’avait laissé pour ne jamais perdre les mots de son ami pour son frère. Il porta le livre à son nez et il sourit en se rappelant de la raison de cette écrasante présence de lavande à l’intérieur.

- Le livre devait sentir mauvais à l’origine, et il a dû penser que serrer ainsi de la lavande lui permettrait de moins le sentir.

On le sentait presque plus. Il allait devoir le dire à Benedict. Doucement, il ouvrit le livre et feuilleta les quelques pages comme à l’époque… Quand Benedict lui avait offert, il avait tellement aimé passer et repasser sur les pages des fleurs les plus jolies. Il y avait là des dessins fait simplement et les vertus de chaque plante. Elle veut repartir, mais il ne peut pas. Il ne le désire plus. Elle était là. Son ange. « Mademoiselle, je vous aime ! » avait été les derniers mots qu’il lui avait dits. Et il n’avait pas hésité à lui dire encore. Il prit le livre et arriva à la dernière page, là où la troisième de couverture se trouver. Il ouvrit complètement l’ouvrage pour en pousser une place dans lequel était glissé un petit mot. Il y était encore et il le prit avant de le tendre à la jeune femme. Dessus, il savait ce qu’il y était écrit, surtout la fin, en tout cas. « Dit au petit singe de continuer à être lui-même. Un jour, il irradiera le monde ».

- Je n’ai jamais cessé de vous aimer, Eurydice, depuis ce jour et à jamais, vous êtes la seule femme à mes yeux, mon ange.

Elle savait, maintenant, qu’il aidait à accoucher des femmes, qu’il s’intéressait à leur maladie et à leur bien être, elle savait déjà qu’il avait peur du sang mais voulait apprendre tout ce qu’il faut des femmes pour leur apprendre à leur tour. Elle savait tout maintenant. Il ne savait plus quoi faire pour lui prouver son amour… et quelque chose dans son esprit s’arrête alors que la jeune femme prend connaissance du mot.

- Et puis merde, souffla-t-il en se rapprochant pour lui prendre les hanches et la rapprocher de lui jusqu’à ce que leurs lèvres se touchent.

Il l’embrasse. Il ne force pas mais propose doucement avec sa langue de s’enflammer ensemble. Il l’aime. Il l’aime tellement qu’il pourrait en mourir. Il était le plus loyal des hommes. Il n’avait jamais regardé une autre femme qu’elle. Il n’avait jamais pensé à une autre femme qu’elle. La famille Berrygreen était la plus loyale de toute… et fidèle même dans un amour déraisonné comme celui-ci. Il l’aimait et il voulait qu’elle soit sa femme pour toujours. Son ange rien qu’à lui. Dieu. Elle allait rester cinq jours avec lui. Il voulait qu’à la fin de cette partie de campagne, elle est acceptée d’être courtiser… voire même sa femme pour pouvoir lui prouver son amour encore et encore. Quand il cru entendre des voix, il se recula d’elle, laissant la distance voulue et vérifia la présence –mais surtout l’absence- de témoin. Il sourit encore.

- Lorsque vous accepterez d’être ma femme, je refuse que cela soit à cause d’une situation compromettant, mon amour. Je vous aime et cela pour toujours. Vous êtes mon ange. Je vous courtiserais, et je ne compte pas m'excuser pour tous les baisers que je pourrais vous voler, sur vos joues comme sur vos lèvres. Jamais.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
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Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.
Le cœur d'Eurydice battait la chamade. Ce n'était pas revoir Mickaël MacAlister qui l'avait tant troublé, bien qu'il soit un personnage des plus exécrables. Non, son cœur battait pour Douglas et Eurydice ne pouvait accepter que ce jeune homme prenne ainsi possession de ses jardins. Son sourire la fit furieusement rougir et elle recula d'un pas, effrayée par la contradiction de ses propres sentiments.

Il ne pouvait pas. Non, il ne devait pas la regarder ainsi. Comment pouvait-il l'aimer au point de vouloir l'épouser ? Pourquoi la désirer aussi respectueusement alors qu'elle n'avait connu qu'agressions, manipulations et faux-semblants ? L'ange à la chevelure argentée cilla en l'entendant la glorifier une nouvelle fois, ses doigts frais touchèrent son poignet dénudé et elle s'empourpra. "Douglas..." Elle porta une main à sa joue dans l'espoir de calmer la chaleur qui l'irradiait.

Eurydice remercia Dieu silencieusement, elle aussi, et sa raison se moqua doucement d'elle.

Les doigts de Douglas ne quittèrent pas sa peau et elle l'observa avec attention, le rythme des battements de son cœur n'était décidément pas prêt de ralentir. Eurydice secoua la tête pour désapprouver Douglas, pivoine. "Vous me tenez en trop haute estime, Douglas. Je ne suis pas aussi angélique que vous semblez le croire." bafouilla-t-elle. Elle n'était qu'une simple humaine, mais lui la vénérait telle une déesse. Elle observa ses traits d'un œil critique. Des traits si fins étaient rares chez un homme, mais Douglas avait tout du parfait Adonis. Eurydice conclut qu'il serait le plus apte d'eux deux à poser comme modèle. Elle l'imagina allongé sur le canapé molletonné en velours carmin de son atelier. Là, recouvert d'un simple drap blanc, bercé par les rayons du soleil descendant tandis qu'elle le dessinait. Par tous les saints, non. Non, non, non. Elle eut un mouvement de recul et détourna son visage, mais où diable avait-elle la tête ?

Elle avait eu besoin de distraire son esprit embrumé, et le champ de lavande qui s'étendait autour d'eux était la distraction parfaite pour cela. Lorsqu'elle prit le brin de fleur entre ses doigts pour le humer, cela lui rappela le souvenir de cet enfant apeuré, qui avait laissé derrière lui un livre : son trésor. Il ne l'avait jamais quitté depuis et Eurydice en avait pris le plus grand soin. Aussi, elle l'avait montré à Douglas. Oui, elle avait eu assez confiance en lui pour lui dévoiler ce secret, car elle avait le sentiment qu'il ne se moquerait pas de son attache si particulière pour cet ouvrage.

Douglas eut d'abord une expression indéchiffrable sur son visage quand Eurydice tendit le livre dans sa direction. Il le feuilleta et un sourire tendre releva la commissure de ses lèvres. Elle l'observe avec un sourire, rassurée qu'il n'éclate pas du même rire moqueur dont il avait gratifié Mickaël MacAlister. Il huma la couverture avant de reprendre la parole. "Oh." cilla-t-elle avant de lever la tête vers le ciel d'un air songeur. "C'est une possibilité, en effet. Les enfants ne trouvent pas le même réconfort que nous dans de telles odeurs." Eurydice avait toujours adoré l'odeur des livres, qu'ils soient neufs ou vieux. Douglas feuillette les pages avec fascination, attirant l'œil de l'ange à la chevelure d'argent lorsqu'il atteint la troisième de couverture. "Mmh ?" Elle penche la tête sur le côté, intriguée, tandis que ses cheveux blancs tombent en cascade sur sa poitrine, jusqu'au creux de ses reins.

Là, dissimulée entre la couverture et un espace qu'elle n'avait jamais remarqué depuis toutes ces années, se trouvait une lettre encore parfaitement conservée. Elle cilla, émerveillée par sa trouvaille, avant de lui offrir un sourire resplendissant. "Douglas ! Mais comment avez-vous su ?" Elle accepta la lettre de ses deux mains avec un hochement de tête empli de gratitude.

Dis au petit singe de continuer à être lui-même. Un jour, il irradiera le monde.

Elle rit doucement avant de lui montrer le surnom que l'on avait attribué à l'enfant de ses souvenirs. "C'est incroyable, voyez vous-même, ce surnom est identique à celui que vous-" Douglas l'arrête doucement et Eurydice relève un visage ahuri vers lui.

Je n’ai jamais cessé de vous aimer, Eurydice, depuis ce jour et à jamais, vous êtes la seule femme à mes yeux, mon ange.

"Depuis ce jour ?" répéta-t-elle machinalement, comme à son habitude. "Que voulez-vous dire, Douglas ? Je ne comprends pas." fit-elle en secouant la tête, pivoine face à ses nouvelles déclarations qui la prenaient toujours de cours. Elle l'observa du coin de l'œil, embarrassée. Alors, son iris bleu descend sur le livre que tient Douglas entre ses doigts et remonte jusqu'à son visage. Son cerveau semble faire la connexion au bout de quelques secondes et elle blêmit à vue d'œil.

Dis au petit singe de continuer à être lui-même.
Douglas ! Petit singe, ramène ton cul !
Mon ange ! Mon ange ! Tu dois sauver ma sœur !
Mademoiselle, je vous aime !
Je vous aime, milady, depuis toujours, et jusqu'à mon dernier souffle, je vous aimerais.
Je suis ravi de vous revoir enfin.
J'ai toujours voulu que vous me regardiez comme un homme.
Je vous aime depuis toujours, et un jour, je vous en donnerais la preuve.

Les mains de Douglas s'emparent de ses hanches pour l'attirer à lui alors même qu'elle ouvrait la bouche pour parler. "Douglas-" L'adonis avale son propre nom du bout des lèvres et les yeux de l'ange s'écarquillent face à cette délicieuse intrusion. Elle pose ses mains sur son torse et tente de le repousser faiblement, sans grande conviction, son souffle se mêlant au sien quand elle lui murmure. "Nous ne pouvons pas-" tente-t-elle de le raisonner avant que sa langue ne lui fasse perdre pied. Il prend possession de sa bouche et elle pousse un gémissement plaintif, mais content contre ses lèvres. Non, ils ne pouvaient pas. Ils ne devaient pas. Il se sépara d'elle à regret avant de scruter les environs. Eurydice était fébrile, elle tenait sa poitrine en haletant doucement, les joues pivoine. Elle lui adresse alors un regard brûlant voilé d'incompréhension face à cette fougue inattendue.

Douglas se tenait là, devant elle. Il était l'enfant qu'Eurydice avait consolé tandis qu'elle avait à peine quitté l'enfance. Comment avait-elle pu ne pas faire le lien plus tôt ? Elle l'observait, le voyait enfin réellement et le reconnaissait sans mal. Il y a dix ans, il lui avait exprimé un amour enfantin qu'elle n'avait pas pris au sérieux. Heureusement, car cela aurait été profondément malsain. Mais Douglas ne l'avait jamais oublié. Il avait grandi pour devenir un beau jeune homme et n'avait eu de cesse de penser à elle. Elle, la jeune femme qui avait écouté ses peurs sans le juger, pas la hideuse vieille fille aux horribles cicatrices. "C'est vraiment toi..." murmura-t-elle entre deux souffles, sidérée à l'idée qu'il ne l'ait jamais oublié.

Lorsque vous accepterez d’être ma femme, je refuse que cela soit à cause d’une situation compromettante, mon amour. Je vous aime, et cela, pour toujours. Vous êtes mon ange. Je vous courtiserais, et je ne compte pas m'excuser pour tous les baisers que je pourrais vous voler, sur vos joues comme sur vos lèvres. Jamais.

Elle s'approcha avant de lui caresser la joue pour s'assurer qu'il était bien là. Ses lèvres étaient encore gonflées de leur premier baiser. "Douglas." Elle lui sourit tendrement, mais réfuta ses propos, troublée. "Comment peux-tu... Pourquoi..." cilla-t-elle en secouant la tête, incrédule. Elle fit un pas en arrière afin que personne n'interprète mal leur proximité. Avec un sourire désolé, elle lui offrit le livre. "Tiens, j'ai toujours nourri l'espoir de te le rendre, un jour." Ils ne devaient plus parler de cet amour qu'il lui portait, car elle sentait ses défenses céder face à chacune de ses attaques.

Être sa femme, son amour, son ange... Qu'il la courtise et lui vole des baisers... Ils ne pouvaient pas. Ils ne devaient pas. Elle devait partir au plus tôt et ne plus s'autoriser à le revoir. Jamais. Elle inoculerait ses sentiments grandissants pour lui et les enterreraient profondément sous terre pour ne plus jamais les déterrer. "Je repartirai avec le duc de Whistledown dans deux jours, Douglas." annonça-t-elle en pressant d'un geste affectueux ses mains entre les siennes. "L'heure tourne, nous devons nous hâter à la recherche de présents pour vos invités. Il serait impoli d'arriver en retard à votre propre fête d'anniversaire, Douglas."
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Hier à 17:36

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
→ Il adore l'escalade et la natation.
Il aimait la surprendre. Peut-être que dans leur futur vie ensemble, parce que futur il y aura, ça sera le maître mot de leur relation. La surprendre toujours par une nouvelle chose, une nouvelle information, un nouveau cadeau. Il avait tellement envie de rejoindre Angel Palace tout de suite pour lui offrir son cadeau. Il voulait lui offrir et l’embrasser en l’aidant à comprendre l’étrange présent, un des deux présents. Il avait tellement hâte. Il aimait la surprendre, surtout quand elle avait comprit qui il était, enfin, dans une moue de compréhension totale. Il aimait la surprendre vue son visage quand il l’avait embrassé. Et la surprise d’avoir aimé. Il n’avait jamais embrassé personne, de toute sa vie… mais ce n’était pas grave, il avait appris. Et Brodie avait eu raison. L’écossais disait que la langue suivait le chemin du cœur et du besoin. Et que si Douglas aimait tant cette femme, alors ses gestes seront instinctifs. Ce qui avait été le cas. Il l’avait embrassé comme il le voulait, demandant une entrée pour jouer de leur muscle. Il avait pu la caresser, de sa langue, cette douche bouche. Tout avait été fait sans y penser. Ou plutôt, en ne pensant qu’à profiter. Et c’était la preuve, à nouveau, qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Il lui fit un nouveau sourire, remplit de tout le bonheur qu’il ressentait en son cœur.

- C’est moi, souffla-t-il en laissait tout de même prendre le temps de respirer.

Il se dit un instant qu’il ne devrait pas lui laisser le temps de réfléchir. Si elle prenait le temps de poser les choses, alors elle risquerait de faire le calcul de leur différence d’âge et de rajouter une idée saugrenue pour les repousser l’un de l’autre. Elle avait si peur d’être aimé totalement et complètement qu’elle en réfutait l’idée avec toute la force de son esprit. Mais Douglas était plus fort. Il ne combattait que rarement, il n’aimait pas la violence, mais la jeune femme valait qu’il se retrousse les manches et qu’il donne un uppercut réel à ses pensées parasites. Lui et elle. Elle et lui. C’était évident comme le jour et la nuit. Il lui rendit le livre.

- Vous me le rendrez, mon ange, quand nous aurons une bibliothèque rien qu’à nous pour y présenter nos trésors. Comme votre châle que je garde toujours avec moi et que je ne compte vous rendre que quand vous m’appartiendrez tout autant.

Oui, il fit un sourire à la fois adorable et déterminé en posant ses yeux sombre sur son doux visage. La jeune femme ne réalisait même pas la proportion de son amour pour elle. Elle croit qu’un livre offert pourrait lui faire oublier qu’il l’aime ? Il l’aime depuis si longtemps que c’était incrusté dans ses veines, son sang de coulait que pour l’aimer encore plus et à force, il était sûr que son cœur avait été marqué de son nom, et cela avant même de l’apprendre. Quand elle le repousse, il fit un sourire.

- Donc, je n’ai plus que deux jours pour que vous acceptiez que mon amour soit sincère, affirma-t-il en faisant une petite pression sur les mains de la jeune femme. Je peux y arriver. Je pensais devoir vous laisser un peu souffler, mais puisque le temps m’est compté…

Il s’approche à nouveau et embrasse sa joue la plus abimé d’une caresse adorable avant de redescendre vers ses lèvres et d’y déposer un baiser tout aussi doux.

- Si mes baisers vous dérangent réellement, giflez-moi, c’est la seule manière qui puisse me repousser, souffla-t-il sur ses lèvres avant de caresser à nouveau sa peau pour se reculer, en gardant une main dans la sienne. Et continuez de me tutoyer, de grâce.

Lui-même ne le fera que quand elle acceptera sa cours. Une femme plus vieille pouvait tutoyer un adolescent à peine adulte sans que cela soit suspect. S’il le faisait alors il y avait un risque différent et il ne comptait pas obliger la jeune femme en mettant à mal sa réputation. Il allait l’aimer. Il allait lui faire toucher le ciel de son amour. Il allait lui rendre son monde merveilleux, même s’il devait construire un palais de ses mains, même s’il devait tuer le roi, même s’il devait annihiler le monde. Il allait la rendre heureuse. Et il sourit. Il se recule donc et sourit.

- Mon plus beau cadeau, je l’ai reçu en votre présence, mon ange. Je suis déjà l’homme le plus heureux du monde de respirer le même air que vous, de pouvoir vous toucher, vous parler, je vais me faire une place dans votre cœur et je n’y bougerais plus.

Doucement, il la prit par la hanche avec douceur pour la faire sauter une grosse plaque de boue sur le sol. Il la garde clairement un peu trop longtemps dans ses bras, hume son odeur.

- J’aime l’odeur de la lavande. Elle sied à ce qui est le plus important. J’adore vous sentir. Je sais quand vous rentrez dans une pièce. Je l’ai tout de suite su au bal, j’ai su que vous étiez là. Mon ange.

Il la lâche avec un petit sourire avant de se reculer doucement. Il prend sa main pour la glisser sur ses bras pour la ramener devant un antiquaire. Il se fit plusieurs fois appelé par des femmes dans la rue, dont une qui vient lui poser une question en rougissant pour lui parler d’un mal que souffre sa fille pendant ses règles. Il lui dit les plantes à donner dans un tel cas avant d’ouvrir la porte de la boutique. Elle était grande et remplit de choses diverses et variés. Il adorait cet endroit.

- Oh ! Monsieur Douglas, fit un homme trapu avec un ventre proéminent et un bras en écharpe, est-ce que vos cadeaux ne vous ont pas donné entière satisfaction ?
- Ne vous en faites pas, je sais que mes cadeaux plairont. D’ailleurs, il se penche vers l’homme pour faire un secret, cette dame doit en ouvrir un bientôt, vous savez, la commande spéciale, ne gâchez pas la surprise.

L’homme comprit et posa sur Eurydice un regard doux et compréhensible. Ouais, tout le monde savait que Douglas n’aimait que son ange. Il laissa la jeune femme regarder pour trouver ce qui pourrait intéresser le duc Whistledown et sa femme pendant que le vendeur lui posa des questions sur son bras qu’il avait soigné. Il suivit du regard la jeune femme, prêt à lui payer absolument tout ce qu’elle désire dans la boutique, d’un coup il réalise, il se tourne vers l’homme.

- Est-ce que votre femme a encore de ce tissu extensible pour faire un maillot de bain ? Pour mon ange.

L’homme sourit et parti demandé à sa dulcinée pendant que Douglas revient vers elle avec un sourire. Il se mit derrière elle et souffla à son oreille en murmurant.

- Un maillot de bain, pour deux jours. Je pourrais vous voir ainsi et vous embrassez dans l’eau pendant que le monde nous appartient. Demain. Dans la journée. Après le repas. Je vous kidnapperais.

Et il embrassa sa joue avant de se reculer comme s’il n’avait rien fait.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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