Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Can't Get You Out of My Head (avec Rein)

Rein
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Univers fétiche : Fantasy, ACOTAR, HP, Hunger Games, ANGST, tragédie, romance, slow burn, ennemies to lovers...
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Rein
Dim 7 Juil - 1:27

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.

Can't Get You Out of My Head (avec Rein) - Page 6 Df119d4a51d43b3aceed29d5e56db0ebd5daac7b

Mh ? Pourquoi diable souriait-il ainsi ? Eurydice l'ignorait, mais les battements affolés de son cœur ne se calmèrent guère quand Dieu lui adressa un rictus particulièrement énigmatique. Oh, elle n'aimait pas ça. Son instinct lui criait qu'un tel sourire n'annonçait rien de bon — aussi magnifique soit-il. Avait-il deviné que son ange était fâché ? Pourquoi ne venait-il pas la saluer en premier, d'abord ? Eurydice se renfrogna en feignant d'être occupée, réarrangeant le matériel et alignant des tableaux qui étaient déjà parfaitement rangés, tandis que Douglas s'affairait à présenter ses hommages à chaque élève du cours. Bordel, cela l'agaçait terriblement. L'ange, semblable à un démon dominé par la rancune, toisa d'un regard noir chacune des demoiselles qui daignaient s'extasier devant son bel Adonis.

Son nez se retroussa, et quand ses yeux croisèrent ceux de Douglas juste avant qu'il ne salue Celeana, elle détourna vivement la tête en levant les yeux au ciel. Venait-il de baiser sa main ? Pourquoi faisait-il cela ? Lady Celeana. Ces simples mots enveloppèrent son cœur dans un épais manteau de noirceur. Pour quelle raison ne l'appelait-il pas Lady Eurydice, elle aussi ? Ses poings se serrèrent devant l'expression ravie de cette jeune fille qu'elle avait pourtant vu grandir. Eurydice savait pertinemment quel couple magnifique ils formeraient s'ils se laissaient tous deux une chance. "Vous nous avez terriblement manqué ces derniers jours, milord. Je me suis horriblement langui de votre présence." Oh, si les yeux d'Eurydice avaient pu tuer...

Pour le bien de tous, il était grand temps de commencer la leçon.

L'ange avait royalement ignoré Dieu alors qu'il posait pour le reste de l'humanité. Que pouvait-elle faire face à l'admiration qu'il suscitait en ses élèves ? Une œuvre d'art était faite pour être appréciée et vue de tous. Leurs regards se croisèrent systématiquement. Ils étaient irrésistiblement attirés l'un et l'autre. Leur magnétisme était presque palpable et une certaine tension régnait dans l'air. Eurydice en avait parfaitement conscience. C'était exactement à ce genre de danger auquel Douglas faisait référence deux jours plus tôt.

Sa chaleur l'irradia alors qu'elle triait les pinceaux propres, par taille, pour s'occuper l'esprit et elle s'immobilisa sans prendre la peine de se retourner pour lui faire face. Vous avez un collier particulièrement joli. Son corps se raidit à ses mots. Il avait donc remarqué. Que dirait-il s'il savait qu'il ne l'avait jamais quitté depuis qu'il le lui avait offert ? Elle avait dormi et s'était baignée avec ce foutu collier autour du cou, tout ça pour qu'il baise les doigts de Celeana deux jours plus tard. Elle croisa les bras sur sa poitrine, irritée. "C'est un ami bien trop généreux qui me l'a offert, rien de plus." cracha-t-elle un peu malgré elle. Les affres de la jalousie d'une femme étaient au mieux fascinantes, au pire terrifiantes.

Mon ange. Oh, non. Les mains d'Eurydice s'accrochèrent au rebord de la table pour se redonner un peu de constance. Épousez-moi. Pivoine, elle lui adressa un regard quelque peu mauvais par-dessus son épaule. "Demandez donc à Celeana. Voyez comme elle s'impatiente." pestiféra-t-elle d'un ton particulièrement acerbe. Un de ses sourcils se souleva en une interrogation silencieuse quand il lui répondit par un sourire carnassier. Oh-oh. La façon dont le tissu de sa cravate serpente autour de sa nuque pour l'en libérer l'hypnotise, comme toutes les autres. "Enlever le haut ?" répéta-t-elle dans un murmure. "Nous ne faisons pas de nu, Lord Berrygreen. Vous le savez." prévint-elle avant de ramasser sa cravate ainsi que sa chemise qui trainait à même les bâches protégeant le sol.

Quand l'ange se redressa en soupirant, elle remarqua finalement le silence qui était tombé dans l'atelier. La jeune femme cilla en regardant ses élèves tour à tour avant de reporter son attention sur Douglas. Non, elle ne pouvait pas se permettre de laisser le souvenir de Howard revenir les hanter maintenant. Elle ne le permettrait pas. Après s'être assurée que Douglas allait bien en lui adressant un regard entendu, elle prit sur elle de ne pas fondre sur lui pour le couvrir de baisers réconfortants. Oui, elle embrasserait les ailes brisées de l'Adonis. Plus tard. Peut-être. Parce qu'il l'agaçait toujours un peu, malgré tout.

Celeana fit un pas en avant mais Eurydice la devança en l'arrêtant dans sa course. "Reprenez vos places, mesdemoiselles. Nous ne devons pas abuser du temps de Lord Berrygreen." Les élèves obéirent, et l'atmosphère tendue redevint cordiale et enjôleuse en moins de temps qu'il n'en faut pour signer un tableau. Certaines demandèrent à Douglas de tomber le bas, et Eurydice leur administra une gentille tape à l'arrière du crâne en guise de réprimande. "Concentrez-vous davantage sur vos travaux." Les jeunes femmes firent la moue en se renfrognant, moue que Douglas effaça d'un simple sourire.

-

Le cours prit fin une heure plus tard — laps de temps durant lequel Eurydice fit de son mieux pour tirer ses élèves vers le haut avec ses conseils, tout en évitant soigneusement le regard ardent de Douglas, bien qu'un sourire narquois trouvait grâce sur ses lèvres de temps à autre. Pourquoi se sentait-elle si fière qu'il la dévore ainsi des yeux ? La réponse était pourtant si simple.

Susan, une jeune veuve de 25 ans pas du tout éplorée, fut la dernière à quitter l'atelier. Celeana était déjà partie, furieuse qu'Eurydice ne l'ait pas autorisée à rejoindre Douglas plus tôt. Susan, donc, s'assit sur le divan dans lequel Douglas était étalé en bavassant avec lui, non sans lui avoir offert un verre d'eau. L'ange les observa du coin de l'œil, ramassant les travaux sans même y prêter attention.

Oh, il y eut des rires, une douce caresse de la jeune femme le long du bras de Douglas et elle essuya même la sueur qui perlait légèrement de son front avec un mouchoir qu'elle sortit de son corset. Eurydice n'aimait pas ça DU TOUT. Elle croisa les bras en levant un sourcil agacé vers Douglas. Susan sortit une invitation de son corset, qui semblait cacher quantité de choses, et elle l'encouragea à venir au bal qu'elle organisait le weekend prochain dans la demeure de son défunt mari. "Je crains que Lord Berrygreen ne soit déjà pris, ce soir-là." interrompit Eurydice en se maudissant aussitôt pour son intervention. Cela avait été plus fort qu'elle, car le regard de Douglas la perturbait au plus haut point. Il fallait que Susan parte au plus vite. Cette dernière lui adressa un regard dédaigneux, qui ne fit pas ciller Eurydice pour autant. Au contraire, elle la toisa de la même lueur. "Vous semblez bien sûre de vous, Eurydice." Grands dieux, les femmes étaient effrayantes quand elles se battaient pour obtenir l'attention d'un homme, mais Eurydice n'avait pas besoin de se battre pour avoir toute l'attention de Douglas. "Mademoiselle Hodges." corrigea-t-elle. "Et qu'est-ce qui vous permet d'affirmer avec autant d'aplomb l'absence de cet adorable jeune homme à mon gala de charité, mademoiselle Hodges ? Cette conversation n'a rien à voir avec vous." s'impatienta la jolie veuve.

L'ange prit place aux côtés de Douglas, l'inondant de sa lumière réconfortante et bienfaitrice. Sans le toucher, cependant. Susan était bien plus proche physiquement de lui que ne l'était la divine créature. "Demandez donc à Lord Berrygreen ce qu'il préfère, Susan." déclara-t-elle avec un sourire narquois, aussi simplement que 2 + 2 = 4. "Partager votre couche, car c'est là votre but premier, inutile de le nier." La veuve s'empourpra, faussement outrée. "Ou bien..." L'ange couvrit les épaules de son dieu avec un drap, chose qu'elle aurait dû faire bien plus tôt pour le protéger de cette affreuse harpie. "... Les bras de sa maitresse ?" questionna-t-elle dans un murmure à l'intention de Douglas. Susan pouvait bien s'étouffer avec son carton d'invitation.

Le message était on-ne-peut-plus clair, non ?

Il ne dépendait plus que de Douglas de tirer les conclusions appropriées.
Clionestra
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Clionestra
Dim 7 Juil - 11:47

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.
« Un ami ». Oh. Il n’avait rien d’un ami pour Eurydice Hodges se fit-il la réflexion pour la millième fois. Un ami n’avait pas envie de la renverser sur le canapé pour l’embrasser au milieu de public. Un ami n’avait pas envie de lui clamer des poèmes jusqu’à voir un sourire sur ses lèvres et qu’elle se penche pour l’embrasser, -puisqu’un poème se clamerait forcément avec lui à genoux devant elle. Il n’était pas « QUE » un ami, dirait-il dans ses pensées. Et il voulait plus. Il voulait être le tout, la compilation gagnante de tout ce qu’elle désirait, même dans les rêves fous qu’elle ignore même avoir… quoi que ? Depuis qu’il lui disait l’aimer et vouloir l’épouser, avait-elle finit par en rêver ? D’une étreinte romantique avant un « oui » soufflé contre ses lèvres, puis d’une cérémonie, mains dans la main, devant Dieu et la famille pour lui jurer la fidélité, la protection, l’amour inconditionnel. Il ne dirait jamais « jusqu’à ce que la mort nous sépare », parce qu’il était conscient que même la mort ne peut les séparer. Si elle devait mourir, il la suivrait. Pas qu’il ferait la moindre action pour, non. Douglas savait que si la jeune femme venait à mourir, son cœur se briserait avec une telle force que la vie le quitterait. Alors, pas de « la mort nous sépare » qui tienne entre eux. Ainsi, dans les catégories qu’il voulait atteindre, il avait réussi à être modèle et ami… et il ne prenait pas du tout la réflexion de la jeune femme comme un pique, bien au contraire. Il était ra. vi. Personne ne pouvait lui enlever son bonheur d’être quoi que ce soit de plus pour sa douce ange.

MAIS.

Il voulait plus. Il voulait qu’elle le désire dans toutes les catégories. Amant et époux compris. Donc. Une fois torse nu, où il eut le contrôle de ne pas faire remarquer qu’il n’y avait rien de bien indécent dans sa tenue, puisqu’il se baignait ainsi et escaladait ainsi… mais cela, il n’y avait que Eurydice pour le savoir, il reprit sa place alors que son esprit tourné à plein régime. Il avait trouvé quantité d’idées pour avoir son ange entre ses bras, malheureusement aucune ne prends en compte sa réputation, et quelques unes oublient aussi un peu douloureusement le consentement. Il n’était pas être à blesser, mais une idée n’était rien d’autres qu’une idée, et il se demandait vraiment sur le désir d’Eurydice pourrait s’ouvrir telle une fleur au soleil s’il l’attrapait quand elle passait à côté de lui pour la mettre à califourchon sur lui. Ses cheveux détachaient et caressant son buste devraient être une raison pour se damner, une sensation d’absolue plénitude. Il pensa à Brodie. Son ami, fier d’être un libertin clairement trop avide de sensation, lui avait avoué qu’il faisait souvent le même rêve. Une fille, dans un champ bordé de rose et de jasmin, qui lui monte dessus alors que le soleil est au zénith. Il ne voit pas son visage à cause de la clarté, mais elle le pousse sur le sol, et elle l’embrasse. Brodie lui avait avoué que cette scène était à la fois érotique, la femme étant nue, mais aussi plein d’une douceur et d’une caresse dont il ne comprend pas la porter. Douglas pensait que le mot qu’il cherchait était « romantique », mais l’écossais se couperait la langue avant de l’accepter.

Une fois le court finit, et ses rêves éveillés ayant été stoppé que par la bienséance, il avait hâte d’attraper la jeune femme sur ses genoux pour l’embrasser de tout son saoul jusqu’à ce qu’elle abdique, enfin, et soit sa femme. Elle devait accepter qu’elle soit sa femme. Elle était son inconnue dans le champ. Il lui souriait toujours alors que Susan vint lui parler à la fin du cours. Il avait bien remarqué que, plus que son caractère, la jeune femme avait eu un particulier intérêt pour son corps et ses muscles. Même jeune, il était bien bâti et ne comptait pas arrêter sa croissance en si bon chemin. Il aimait bien l’attraction presque magnétique qui faisait vibrer les femmes à son contact. Pourtant, celle dont le magnétisme était le plus important était aussi celle qui se défendait le plus contre ce courant. Il parlait fort, avec Susan, il la faisait rire. Il était conscience que la veuve voulait s’amuser avec lui, et non pas qu’elle posait son cœur entre eux comme le ferait Celeana. Il rit et envoyait un regard provocateur à son ange qui le regardait comme si elle allait le manger par vengeance.

Oui. Vient à moi. Je t’en supplie.

Alors qu’il avait souvent eu ce genre de supplique, pour une fois, la jeune femme s’approcha de lui pour se poster à côté de lui. Trop encore, mais il se surprit à la voir… quoi ? Son cœur s’arrêta de battre alors que sa respiration se fit plus difficile. Que faisait-elle ? Et puis, la fin le pétrifia d’un sourire qu’il ne pouvait contenir. Oh. OH. Ok. OK. Il essaie de calmer son esprit alors que son visage était totalement vers la jeune femme et qu’il ne voyait plus qu’elle. Il n’y avait plus qu’eux. Il entendait à peine la voix de l’autre femme, dont la tout de suite il serait incapable de trouver le prénom, dire qu’elle (en parlant de son ange) ne devait pas être ridicule. Ridicule de quoi ?

Son analyse se fit alors que la jeune femme (son ange, pas l’autre) risquait sa réputation à dire ce genre de chose… et qu’il ne voulait vraiment pas se marier avec elle pour une histoire de réputation. Il enlève ses mains avec une douceur simple avant de se tourner vers Susan.

- Je pense que je dois avoir une discussion avec Mademoiselle Hodges, fit-il alors qu’il se lève pour remettre le châle de Susan sur les épaules et l’aider à prendre congé.
- Oui. Il ne faudrait pas qu’elle entache votre réputation de son délire, répondit la femme avec une vilénie telle sur le visage que Douglas ne pu qu’en rire. Je ne voulais pas… partager votre couche, mais une rumeur avec moi serait plus juste, et moins ridicule.
- Ne vous en faites pas. Je verrais si je peux me libérer du temps pour votre gala, il se trouve en effet que j’avais quelque chose de prévu, je vous tiendrais au courant.

Une fois la porte fermait derrière Susan, il la verrouilla et s’approcha de son ange toujours assise sur le canapé. Il n’attendait pas et fondu sur ses lèvres pour l’embrasser. Il la fit même se coucher pour pouvoir la dominer de sa taille et approfondir le baiser. Il l’embrasse, il la vénère de ses lèvres alors que sa langue kidnappe celle de son ange dans une danse langoureuse. Il s’enfouie en elle, il se gorge de ses gémissements qu’il aspire. Il n’avait pas répondu à l’invitation de la veuve et laissa même l’enveloppe tomber sur le sol alors qu’il passa sa main dans les cheveux de la jeune femme pour en enlever les épingles et défaire les mèches. Il voulait qu’elle le caresse de sa chevelure. Il rêvait de sentir son corps dans le sien, alors qu’elle bougeait des hanches et que ses cheveux caressent son torse. Cette position, ou une autre, tant qu’elle jouissait pour lui. Il posa à nouveau sa main sur ses hanches, mais cette fois-ci, il n’enleva pas sa main et la glissa dans son dos. Il l’attrapa et la releva pour qu’il se retrouve assis, elle sur lui, en amazone. Il pose sa tête sur son épaule.

- Mon ange, épouse-moi. Laisse-moi être l’homme le plus heureux du monde.

Il ne savait pas si elle était sérieuse mais son érection était si palpable qu’il ne pouvait cacher la joie que l’idée avait éveillée en lui. Il remonta les yeux vers les prunelles de la jeune femme. Il voit son âme. Il avait toujours pu la voir, mais aujourd’hui, cette âme était totalement dirigée vers lui. Il passe la main sur sa hanche et à nouveau, il la fit glisser… mais cette fois-ci, il glissa les doigts sous le lacet du corset pour toucher… sa peau. Elle n’avait qu’une robe sur elle. Il caressa cette peau. Doucement.

- Mon amour, continua-t-il conscient qu’il voulait lui faire l’amour mais que ce n’était toujours pas ça qu'il devait faire. Je suis à toi. Pendant le cours, tu as dit que tu me voyais bien dans une autre posture mais j’ai compris que ce n’était que pour toi.

Elle se leva et accepta. Pendant le cours, elle avait été dans le sens d’une de ses élèves qui le comparer aux œuvres de Malakai Sentor, un homme connu pour avoir fait une série de tableau nommé « Etude d’un homme nu ». La série présentait des hommes dans des actions banales, telles que changer une roue, mais totalement nus. La peinture était faite telle une caresse sur les corps et la nudité des hommes ne dérangeait pas réellement. Alors, quand elle se leva, il savait qu’elle voulait la posture de sa position préférée. Il l’avait vu, sauf qu’elle avait habillé son modèle dans sa version qu’il avait vu au loin. Sans attendre, il enleva le bas, se déshabillant totalement pour plier les affaires. La différence entre lui et les œuvres de Malakai ? Son érection totalement bandait qui ne demandait qu’un peu d’attention. Il se retourna alors qu’elle ne le regardait pas encore et s’occupait de préparer sa toile. Il était là, le plus vulnérable des hommes, soumis à son regard. Il eut un sourire et l’idée de lui faire l’amour le fit palpiter encore.

- Je trouve injuste, dans ce genre de moment, que seuls les modèles soient ainsi dévêtu, ne voudrais-tu pas te mettre à l’aise, toi aussi ? J'aimerais revoir l'auréole de tes seins.

Il n’avait toujours pas oublié sa poitrine colorée et quémandeuse, ni la toison entre ses jambes qui ne demandait qu’une attention. Il s’assit dans la position qu’il avait vu et porte son regard sur elle quand elle se retourne. Son désir toujours palpitant pour elle. Il n'avait -réellement- pas compris qu'elle parlait de le laisser habiller, mais il pouvait être nu pour elle. Il préfèrerait être nu pour qu'elle est un peu moins froid. Surtout que sa présence réchauffer jusqu'à son âme.
Cette position : :

Le poème de Brodie:


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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Rein
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Rein
Dim 7 Juil - 19:33

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.

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Qu'avait-elle osé dire ? Était-elle devenue complétement folle pour que la jalousie la pousse à prendre de telles initiatives dans ses déclarations ? Eurydice Hodges, devenir la maitresse de Douglas Berrygreen ? L'hideuse balafrée, l'amante d'un dieu vivant ? Son sang se glaça dans ses veines en entendant Susan éclater d'un rire presque hystérique tant cette idée lui paraissait saugrenue. Évidemment. N'importe qui aurait ri. Qui pourrait croire pareilles inepties ? L'ange ne dit rien, profondément blessée que le monde continue de la réduire à ses cicatrices. Cela n'arrêterait donc jamais ? Elle se sentait lasse et fatiguée d'exister dans ces moments.

Je pense que je dois avoir une discussion avec mademoiselle Hodges. Eurydice baissa les yeux. Ses mains tremblaient contre ses cuisses. Elle ne put s'empêcher de penser que, peut-être, Douglas avait joué avec son cœur tout ce temps. Uniquement dans le but de la faire souffrir. Comme Mickaël. Le cas échéant, pourquoi l'appelait-il mademoiselle Hodges d'une manière aussi détachée ? Parler ? À quel sujet ? Ne devrait-il pas crier à la terre entière que son ange acceptait d'être sa maitresse ? Oui. Il ne faudrait pas qu’elle entache votre réputation de son délire. Avait-elle déliré tout ce temps ? Ne s'étaient-ils pas embrassés ? D'instinct, ses doigts se portèrent sur le collier qu'il lui avait offert. Non, celui-ci était bien réel. Alors, le kiosque aux lucioles l'était tout autant, et tout ce qui s'ensuit aussi. Je ne voulais pas… partager votre couche, mais une rumeur avec moi serait plus juste, et moins ridicule. Eurydice ferma les yeux et détourna son visage, honteuse.

Oui, l'ange était ridicule.

Douglas la raccompagna à la porte comme tout bon gentleman. Eurydice entendit le cliquetis du verrou et elle eut à peine le temps de tourner son regard sur Douglas qu'il bondit sur elle pour lui ravir ses lèvres. Il n'y avait absolument rien de chaste dans ce nouveau baiser qui rappelait délicieusement à l'ordre les lucioles fuyant son bas-ventre quelques secondes plus tôt. Tout était bien réel. Les mains de l'ange trouvent naturellement leur place dans les mèches lumineuses de Dieu. Elle l'attire à elle, ou il la pousse sous lui. Elle ne sait pas vraiment, quelle importance ? Il n'y avait plus que lui. Il n'y avait plus qu'eux. Quand sa langue vint à sa rencontre, elle l'accueillit en la caressant de la sienne. Comme il le lui avait montré, elle suçota sa langue. Ses dents taquinèrent sa lèvre inférieure de temps à autre, le temps qu'elle reprenne une goulée d'air, il ne lui permettait pas plus de toute façon. Il lui dénoua les cheveux, lui arrachant des soupirs qui quémandaient bien plus de contact que cela. Elle lui donnait tout ce qu'elle était en capacité de lui donner.

Douglas était libre de relever ses jupons pour la posséder à même ce canapé couvert de peinture. Elle en mourrait d'envie, trop enivrée d'un désir qu'il était le seul à faire naître en elle. Elle brûlait pour lui, mais voulait brûler avec lui. Il le fallait. Il ne pouvait plus en être autrement. Elle hoqueta contre ses lèvres quand il la souleva pour l'asseoir sur lui. Ils étaient tous deux à bout de souffle.

Mon ange, épouse-moi. Laisse-moi être l'homme le plus heureux du monde. Oh. Elle faillit lui dire oui. Un instant, elle pensa que s'il positionnait son érection à même son intimité, elle céderait à tous ses caprices pour qu'il la pénètre. Et ce n'était pas bien du tout. "Non..." souffla-t-elle avec le peu de raison qu'il lui restait. Elle embrassa ses lèvres avant de les descendre le long de son menton. "Je serai ta maitresse et rien d'autre." Il lui faisait perdre la tête. Sa langue traça la définition de sa mâchoire et ses doigts contre sa peau la transportèrent un peu plus. Mon amour. Elle gémit et ses cuisses tremblèrent contre lui. Il put certainement sentir le désir qu'il éveillait en elle, étant donné vers où pointait son érection.

Je suis à toi. "Oui." balbutia-t-elle, pantelante. "Je sais que tu m'appartiens." ajouta-t-elle avant qu'il ne continue. Pendant le cours, tu as dit que tu me voyais bien dans une autre posture, mais j’ai compris que ce n’était que pour toi. L'ange cilla, l'esprit trop embrumé pour capter directement à quoi son dieu faisait allusion. Ah, oui, les paroles d'une de ses élèves lui revinrent difficilement à l'esprit. Elles l'avaient toutes deux comparé à un modèle digne des œuvres de Malakai Sentor. Artiste dont les nus étaient si artistiques que la nudité masculine ne surplombait en rien l'intégralité de l'œuvre, bien au contraire. Ses œuvres étaient si saisissantes que l'on oubliait très facilement que le modèle était dans le plus simple appareil.

Eurydice hocha la tête à la demande de l'Adonis, ravie de pouvoir immortaliser son dieu en toute intimité. Elle se redressa après lui avoir baisé longuement les lèvres. Ses épaules étaient comme libérées d'un poids énorme en acceptant finalement l'amour débordant qu'elle ressentait pour Douglas. Le simple fait de pouvoir l'embrasser quand elle le désirait suffisait à rendre son monde plus chatoyant.

Elle serait sa maitresse pour le restant de ses jours.

Ainsi, l'ange s'éloigna afin de rassembler le matériel nécessaire à sa future toile. Il pouvait bien rester torse nu, cela ne suffirait pas à la détourner de l'élan artistique qu'elle ressentait. Elle ne l'entendit pas se défaire de son pantalon, bien trop occupée à choisir les nuances dominantes qu'elle voulait pour son tableau. Après un temps, elle décréta que les couleurs du crépuscule lui scieraient à merveille.

Je trouve injuste, dans ce genre de moment, que seuls les modèles soient ainsi dévêtus. Ne voudrais-tu pas te mettre à l’aise, toi aussi ? J'aimerais revoir l'auréole de tes seins. Eurydice rit tendrement en secouant la tête, ses mèches argentées tombant en cascade dans le creux de ses reins. "Il me faut rester concentrée, voilà pourquoi je ne peux décemment pas me déshabiller maintenant." Les bras chargés de tubes et de pinceaux en tout genre, la jeune femme se retourna finalement vers lui pour lui faire face. "Ton envie de revoir ma poitrine peut att- Dieu Tout-Puissant !" Sa voix était montée de quelques octaves tant la surprise avait été grande. Elle cilla en ancrant ses talons dans le sol. L'ange dut se faire violence pour ne pas laisser son regard vagabonder sur une zone particulièrement tendue de son dieu. Les lucioles dans son bas-ventre virevoltaient dangereusement, menaçant de s'échapper par tous les pores de sa peau. "Rhabille-toi immédiatement." ordonna-t-elle doucement, les joues pivoines. Mais Dieu était d'humeur taquine, car il prétexta avoir horriblement chaud en faisant une moue absolument adorable. Oh, elle allait lui donner horriblement chaud s'il continuait à jouer ainsi avec le feu. "Rhabille-toi, Douglas, ou je ne réponds plus de rien." supplia-t-elle en se renfrognant. Ses pieds la forçaient déjà à se rapprocher de lui.

Alors, ne réponds plus de rien.



La succube lui adressa un sourire narquois, l'air innocemment angélique, avant de reculer jusqu'à la porte. En fredonnant, elle réarrangea sa robe et ses cheveux, essuya ses mains sur son tablier et déverrouilla la porte. Oh, le temps qu'il reprenne ses esprits et se rhabille... Elle serait déjà loin. Avec un dernier coup d'œil par-dessus son épaule, Eurydice le gratifia d'un sourire malicieux.

"Passez une excellente soirée, Lord Berrygreen." L'ange s'inclina respectueusement en gloussant avant de se retirer dans les rues bondées de Londres pour y disparaitre.  Elle venait de vivre l'expérience la plus sensuelle de toute sa vie, et elle avait adoré ça.

Oui, être la maitresse de Douglas Berrygreen était l'évidence même.
Clionestra
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Dim 7 Juil - 20:33

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Anglette. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme l’équitation, surtout, mais aussi les jeux d’équipe comme le football.



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Dim 14 Juil - 12:36

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.

Can't Get You Out of My Head (avec Rein) - Page 6 Df119d4a51d43b3aceed29d5e56db0ebd5daac7b
Était-elle bonne actrice ? Avait-il cru à son assurance ? Sur le chemin du retour, n'importe quel passant aurait pu voir le rouge incandescent qui assiégeait le visage de la jeune femme. Eurydice le savait, elle avait fui après avoir vu à quel point Douglas Berrygreen pouvait fondre sous ses doigts. S'abandonnerait-elle à lui de la même manière s'il la touchait comme elle l'avait fait ? Si de la vapeur avait pu sortir de son crâne, cela aurait été certainement le cas. Elle ne pouvait pas le nier. Non, elle ne pouvait PLUS le nier. Douglas l'attirait comme un aimant. Elle le voulait plus que tout et cette attirance, ce magnétisme lui faisait atrocement peur. L'ange qui n'avait jamais connu que le froid de la solitude. L'ange à qui l'on avait coupé les ailes. L'ange qui s'était résolu à ne plus croire en l'amour. L'ange qui n'avait plus foi en l'homme. L'ange qui avait finalement rencontré son créateur.

Son regard s'arrêta sur la vitrine d'une modiste où une jeune femme essayait sa robe de mariée. Son propre reflet, hideux, la salua et elle blêmit. Il était hors de question qu'elle marche vers l'autel au bras de Douglas avec ce visage, mais elle ne pouvait pas se l'arracher. Ils s'aimaient, tous deux le savaient, mais Eurydice ne pouvait se résoudre à embrasser ce bonheur que l'univers lui offrait. Alors, elle serait sa maitresse. Oui, la jeune femme se fit la promesse de n'être que sa maitresse. Elle applaudirait, dans le fond de l'église, en regardant la mariée rejoindre son bel Adonis et, après avoir honoré sa femme, il viendrait la retrouver. Oui, c'était mieux que rien et dans l'ordre des choses. Bien mieux, même. Si elle ne méritait pas d'être la femme de Douglas Berrygreen, elle pouvait se gorger d'être sa maitresse, car elle savait que son cœur ne battait que pour elle et cela l'emplissait d'une fierté indescriptible. Ainsi, comme convenu depuis longtemps dans son esprit, elle ne se marierait pas. Jamais. Elle attendrait patiemment que Dieu décide de la rejoindre dans son lit — et il viendrait, elle en avait l'intime conviction.

Le désir l'avait enivré dans son atelier. Douglas, nu, au milieu de ses œuvres. Douglas, gémissant sans honte sous ses caresses. Douglas, suppliant de pouvoir la toucher. Douglas, jouissant pour elle, grâce à ses mains habiles. Tous ces souvenirs de ce doux moment étaient délicieux. Il lui manquait déjà. Elle accueillit la pluie avec un soupir d'extase et remercia Dieu de tenter d'apaiser le feu ardent qui brûlait en elle. Le bruit assourdissant de la pluie tonitruante cachait sa respiration saccadée et elle fut reconnaissante que personne ne remarque l'état de perdition dans lequel elle se trouvait. Ses yeux se posèrent sur ses mains tachées de peinture. Elle les observa un instant avant de les retourner et la pluie lava certaines traces pas assez épaisses pour résister à l'eau. En y repensant, elle n'arrivait pas à se reconnaitre. Depuis quand était-elle l'esclave de ses plus bas instincts ? Depuis quand écoutait-elle ses pulsions ? Elle avait été en proie au désir, mais aussi à la luxure. Non, elle avait été en proie à quelque chose de bien plus grand et de bien plus noble. Elle le savait. Un sentiment si puissant et au-delà de toute raison qu'une rupture avait eu lieu en elle, la poussant à agir sans réfléchir. L'amour.

L'ange grimaça de douleur et elle haleta en se tenant la poitrine, en proie à la culpabilité. Comment ne pas tomber amoureuse d'un homme comme Douglas Berrygreen ? Un sanglot lui échappa, elle l'étouffa avec sa main. Ils ne pouvaient pas. Non. Le pauvre allait en ressortir meurtri, moqué et répudié de tous. Eurydice l'aimait trop pour lui infliger pareilles souffrances. Elle ne supporterait pas de le voir blesser. Alors, elle ne devait pas espérer plus que ce qu'elle lui avait promis. Sa maitresse, et rien d'autre. Un sourire ironique naquit sur ses lèvres tandis qu'elle levait son regard bleuté vers le ciel rosé parsemé de nuages. Ses larmes et sa faible vision ne rendaient pas du tout hommage à la beauté de ce spectacle.

Elle soupira en reprenant son chemin jusqu'à sa demeure. Douglas Berrygreen était un vilain garnement. Il avait réussi à percer ses premières défenses, mais elle protégerait son cœur de ses futurs assauts. Elle se conditionnerait à n'être que sa maitresse.

Rien de plus.

-

Eurydice, par réflexe, accéléra le pas jusqu'à son bureau en remarquant que sa mère et son imbécile de mari élisaient toujours domicile chez elle. Étrange. Cela ne signifiait pour ainsi dire qu'une seule chose qui se confirma rapidement. Sans surprise, sa mère s'était encore servie dans le coffre de la famille. Il ne restait pour ainsi dire que des clopinettes, même s'il n'avait jamais été très rempli à l'origine. Alors, l'ange se laissa tomber sur sa chaise, abattu. Cette situation ne pourrait pas durer éternellement. Il fallait payer les employés. Le manoir tombait en ruine et aurait eu bien besoin de travaux. Mais surtout, il y avait les dettes de jeu. Les créances et les huissiers. Ils finiraient par la mettre à la porte. Elle n'aurait plus de toit sous la tête et serait obligée de vivre sous les ponts. Que ferait-elle quand la faim la rattraperait ? Finirait-elle comme toutes ces femmes que l'on utilisait comme des objets ? Sa mère lui avait déjà dit pouvoir tirer un bon prix de sa virginité, même si son visage gâchait un peu la donne. Eurydice avait blêmi, puis sa mère avait parlé de mariage avec un vieil homme extrêmement riche. La condition était qu'Eurydice lui donne des héritiers. L'homme était âgé de 70 ans. À l'époque, elle avait refusé, bien entendu, mais si jamais on la mettait à la rue... et que cette union était la dernière solution ? Ou l'enchère de sa virginité au marché noir ? Un frisson d'horreur la traversa et elle enlaça ses épaules pour calmer ses tremblements. Que dirait Douglas s'il apprenait tout ça ?

Il lui fallait se calmer.

-

L'ange demanda à ce qu'on lui fasse couler un bain. Sa mère, décrétant qu'elle n'avait plus rien à faire ici, embarqua son maigre butin sous le bras avant de filer à l'anglais. Bon débarras.

Le calme revenu dans la modeste demeure, Eurydice se glissa dans l'eau bouillante. La vapeur drapait la pièce d'un épais manteau de brouillard. La jeune femme relâcha son crâne vers l'arrière jusqu'à le laisser reposer contre le rebord de la baignoire, puis elle ferma les yeux. Au cours de ses réflexions dans le bureau, l'idée d'épouser Douglas Berrygreen ne lui avait jamais effleuré l'esprit. Elle réfutait l'idée même d'être un jour sa femme. Par amour, déjà, mais aussi par obligation. Jamais. Quelle femme amoureuse imposerait à son aimé un titre aussi peu glorieux ? Des dettes, des employés impayés et un manoir mal entretenu. Non, Eurydice ne pourrait jamais demander une chose pareille à Douglas. Elle ne voulait pas qu'il l'assume. Tout ceci était son fardeau, sa croix personnelle. Elle mourrait de honte devant les Berrygreen s'ils voyaient les dépenses qu'ils devaient effectuer pour sortir la tête de l'ange de la boue. Elle mourrait de honte devant le regard circonspect de Benedict et Ethan Berrygreen. Elle mourrait de honte de voir, un jour, le doute dans les prunelles de Douglas quand l'amour céderait la place à la pitié.

"Non. Tout, mais pas ça." souffla-t-elle en secouant lentement la tête. Alors, elle se hissa hors de l'eau pour aller verrouiller la porte de la salle de bain. En replongeant dans la baignoire, son esprit s'embruma pour mieux se gorger du moment intime qu'ils avaient partagé, chassant ses mauvaises pensées pour quelque chose de bien plus agréable.



Ils ne pouvaient pas.

Doucement, elle le déshabilla, et vu que Douglas ne lui refusait jamais rien, il la laissa faire jusqu'à ce qu'elle l'invite à prendre place derrière elle pour se nicher entre ses cuisses, au creux de ses bras puissants. Son dos contre son torse, elle enveloppa son corps de ses mains, reposant sa tête contre son épaule. Elle rit en réalisant que, oui, elle avait bien vu de la peinture au niveau de son pubis. "Je suis désolée." souffla-t-elle en gloussant. "Je ne pensais pas qu'une telle quantité de peinture pouvait être aussi tenace sur le corps." Elle se tourna à peine pour le regarder et parsemer sa mâchoire de baisers. "Je ne pensais pas que tu viendrais me retrouver si vite." ajouta-t-elle avec un sourire narquois.

Elle faillit lui dire qu'elle l'aimait, mais elle ne le fit pas.

À la place, elle lui adressa un sourire timide et un regard débordant d'affection et d'amour.
Clionestra
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Clionestra
Dim 14 Juil - 14:47

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme la natation et l'escalade.
Douglas profitait de cette humidité qu’il sentait à l’intérieur même du bain de la jeune femme, tout conscient qu’il était que c’était sa faute. Il sourit avec fierté. Qui ne serait pas fier de rendre son ange, la femme de sa vie, son unique amour depuis dix ans, en train de se faire un plaisir solitaire en marmonnant son prénom. Tout le monde serait fier. Il rit à son questionnement. Oh la petite.

- Tu aurais pu voir le spectacle, si tu étais resté auprès de moi un peu plus, taquina-t-il alors qu’il s’amusait de ce corps sous ses doigts.

Oui. Elle aurait pu voir, sentir, faire, apprécier. Elle aurait pu tout lui faire et pas grand-chose. Même si elle avait dû rester à côté de lui, sans rien dire, il aurait été heureux. Le fait est qu’il ne pouvait se passer de la jeune femme, même pas une seconde. Pour lui, toutes ses considérations stupides contre leur mariage n’étaient rien que des pécadilles. Elle avait peur de ce que la société dirait de lui ? Qu’est-ce qu’il en avait à faire, lui, s’il était l’époux de la femme qui faisait battre son cœur ? Elle avait peur de l’état de sa maison ou de ses finances. Pareillement, il s’en fiche. Et Benedict faisait flipper avec sa manière de récupérer de l’argent… surtout depuis qu’il avait commencé à reprendre d’une main habile tous les contrats de son père. Les Berrygreen devaient être la famille la plus riche, si on prenait en compte chaque enfant et leur bien commun. Si on rajoutait à cela la dot des femmes qui venaient rejoindre la famille, ou les biens des hommes qui s’y accolaient… la famille pourrait certainement faire la guerre à l’Angleterre et en sortir victorieux…. S’il n’y avait pas Kyle pour changer les pensées et amener son oncle, le roi, à changer ses pensées quand quelque chose était trop stupide. D’ailleurs, son autre oncle devait revenir dans les mois à venir et Kyle avait hâte. Douglas n’y pensait cependant pas, alors qu’il caressait la jeune femme. Il n’y avait qu’elle dans ses pensées. Il se laissa porter pour tomber sur elle, dans la baignoire, mouillant ses habits mais s’en fichant pas mal. Le fait est qu’il pouvait l’embrasser et qu’elle en demandait toujours plus, alors même que ses doigts continuèrent son œuvre. La jeune femme s’ouvrait à lui, s’amusait de lui. Elle le voulait. Et de cela aussi, il était fier.

Il profitait de ce corps, de cette demande si douce et si forte. L’action pouvait être contestée par les Hommes. Douglas savait qu’un bon nombre de personne pouvait trouver cela malsain, mauvais, contre Dieu et autres conneries… mais il se demandait comment la sensation du corps de la jeune femme contre lui pouvait être négative. Il savait ce qu’il allait aimé, dans leur relation intime, cette douceur et ce désir qui n’avaient aucune limite, aucune frontière. Il se laissa déshabiller, il envoya même ses habits trempé sur le sol. Il lui donnerait tout. Il lui prendrait tout. Sauf sa virginité. Parce que tant qu’elle ne l’aimera pas, il était hors de question de lui prendre sa vertu. Il l’aimerait de son cœur et de ses mains. Il la laisserait toucher son désir et s’y amuser… mais il ne laisserait pas faire plus. Parce qu’il refuse de lui prendre une vertu qu’il désire d’une manière bien plus officielle. Il l’aimait. Elle l’aimait. Mais l’acte de l’amour était trop intense.

Si la jeune femme ne voulait pas se marier avec lui pour une raison différente, elle avait peur de l’église, elle préférait attendre un an pour faire des fiançailles longues ou autres choses, il serait déjà en elle en train de lui faire l’amour frénétiquement. Mais non. Elle refusait le mariage en entier, dans son entièrté. Tant qu’elle n’aura pas compris que son amour pour elle était telle qu’il ne pourrait vivre sans qu’elle ne soit sienne, il allait devoir continuer à lui demander. Il fallait qu’elle l’accepte, en entier, pour pouvoir montrer aux restes du monde leur parfaite harmonie. De plus, il savait qu’en lui refusant le mariage, elle lui donnait aussi la possibilité, à lui, de se marier avec une autre. Et il n’aimait pas ça. Elle croyait encore qu’il fut possible QU’IL se marie. Non. C’était elle ou personne d’autres.

Une fois déshabillé, il prit place derrière elle et il l’enroula dans ses bras pour la serrer contre son cœur. Il l’aimait tellement qu’il ne savait même pas comment survivre à cet assault de sentiment pur et intense. Il embrasse sa nuque doucement, sans désir apparent simplement un baiser d’un amour à un autre, chaste et tranquille. D’ailleurs, là il était bien tranquille dans ses bras, son cœur se calmait que pour virevolter de bonheur.

- Ce n’est pas grave, cela m’a permit d’être certain que je n’ai pas rêvé. Tu te doutes que je rêve souvent de toi, peinture ou pas. Alors, avoir la preuve que j’ai pas simplement tout imaginé était utile pour mon petit cœur.

Il posa sa tête sur son épaule après qu’elle ait encore dit le sous estimé. Il raffermit sa prise et la plaque contre lui. Il avait ses mains sur son ventre mais ne comptait pas la caresser. Il avait une main sur la sienne et emmêlé leur doigt. Il se sentait bien là. Il n’y avait rien d’autres à faire que respirer le même air que celui de la jeune femme, que d’en profiter.

- Je t’aime, tu sais ? Je ne désire pas seulement ton corps, mais ton cœur, ton nom, tes journées. Être parti présente dans ta vie, tous les jours. C’est moi qui devrais m’excuser. Je suis un lourd qui insiste, mais tu es la seule chose que je ne peux m’empêcher de vouloir, et tant pis si ça fait de moi un être malsain.

Quand une femme dit « non », c’est « non ». Il le sait. Il le sait grandement et il était partisan de couper les bourses à la manière de la stérilisation des moutons pour ceux qui considéré un « non » comme un « oui »… Mais Douglas n’était-il pas dans cette catégorie aussi ? Puisqu’il avait fait le choix qu’il allait la houspiller jusqu’à ce que son « non », soit un « oui ». Il se sentait un peu coupable, mais il savait ne pas pouvoir s’en empêcher. Être sa maitresse ne serait jamais suffisant. D’ailleurs, être sa femme non plus. Il faudrait qu’elle soit officiellement considérée comme son unique amour par tout Londres, l’Angleterre, voire le monde. Caressant ses doigts doucement, il reprit la parole :

- Tu connais le poème « Cendrillon » ? souffla-t-il en continua ce moment tout doux. Le poème fait, à peu de chose prés, ceci : « Tu es le soleil de ma vie, mon seul phare à l’horizon. Sans toi, je suis sûr de toucher les bas-fonds. Belle dans ta force, ton courage et ta détermination, comment pourrais-je tenir la comparaison ? Je rêve d’un regard, d’un sourire, d’une étreinte dans la nuit. Pour cet honneur, je pourrais même crier ou danser sous la pluie. Tant que tu m’appartiens même après minuit. »

Il bouge pour la prendre dans ses bras plus fort, pour se souder à elle, se retrouver contre elle. Il posa des lèvres sur sa joue.

- Ne t’enfuis pas comme Cendrillon. Reste auprès de moi. Sois ma femme et aimons-nous pour que je puisse respirer sans avoir peur de te voir disparaître. Eurydice, je t’aime tellement que mon cœur ne sait parfois plus comment réagir pour exprimer ce qu’il pense de toi.

Il aurait dû tuer son père. Il aurait du faire à son père ce qu’il avait fait à son ange. Il sortit la main de l’eau pour tourner la tête de la jeune femme et que ses lèvres rentrent en contact avec sa cicatrice.

- Tu es la raison pour laquelle je suis qui je suis. Dès que j’ai eu huit ans, je savais que je ne serais que tiens, mais je refuse de te prendre ta vertu si tu n’es pas mienne en retour, de toutes les manières possibles. Désires-tu réellement me refuser ta main ? J'ai le temps, cela dit, pour te faire changer d'avis.

Il l’a dit… il n’accepte pas son « non »… et il pense qu’il doit la prévenir qu’ils n’allaient pas aller jusqu’au bout de l’acte sexuel. Il le refuse. Son appareil reproducteur au repos, puisque trop solicité dans la journée, n’avait pas besoin d’être utiliser. S’il l’aimait, c’était pour tout, pour le cœur de la jeune femme, surtout.

- Je vais devoir redoubler d’ardeur pour que tu m’aimes, au point que tu te décides enfin à prendre mon nom et à descendre l’aller de l’église pour me rejoindre. Je ne suis juste pas sûr que l’euphorie de ton « oui », prononcé à l’église puisse me contrôler. Je t’embrasserais, héhé. Parce que je t’aime.

Et il ponctua cela d'un nouveau baiser sur sa joue avant de se remettre derrière elle dans leur câlin si chaste et mignon. Il posa à nouveau sa tête sur son épaule et s'amusa de leurs mains liés. Ouais. Il l'aimait. Il pourrait en mourir.


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Mer 17 Juil - 21:28

Eurydice Hodges
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis enseignante en art et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je m'y suis habituée.

- Fille unique, son père était un baron pingre et sa mère, une femme volage
- Elle a un don et une passion pour la peinture et le dessin
- Elle est passionnée d'astronomie
- Elle a toujours entretenu une relation très distante avec ses parents
- À 18 ans, elle rassura un jeune garçon terrorisait par la vue du premier saignement menstruelle de sa grande sœur
- Quelques mois plus tard, à un bal, le père du même garçon la défigura et la châtia quand elle lui fit l'affront de refuser ses avances
- Suite à cela, elle perdit l'usage de son œil gauche et sa joue droite garde une brûlure rouge vive depuis
- L'assaillant a grassement payé ses parents pour acheter leur silence face aux séquelles de leur fille
- Ses cheveux sont devenus blanc suite à son traumatisme
- Le père d'Eurydice n'a jamais supporté sa lâcheté et a sombré dans l'alcoolisme avant de se pendre
- Sa mère s'est remariée et a quitté la demeure familiale peu de temps après
- Elle se réveille parfois la nuit à cause de douleurs fantômes
- Elle enseigne l'art à des enfants défavorisés et gagne son pain en dépit de son statut noble
- Elle gère seule les maigres terres de son défunt père
- Aujourd'hui vieille fille répudiée et moquée par la haute société, sa vie se retrouve chamboulée quand Douglas Berrygreen, le jeune garçon désormais tout juste adulte, se présente à elle pour la courtiser.

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Les battements de son cœur ne voulaient pas ralentir. D'un côté, elle était heureuse d'être simplement dans ses bras. Mais de l'autre, doucement, la réalisation des limites qu'ils n'arrêtaient pas de franchir tous les deux s'insinuait dans son esprit et cela l'effrayait. Ses doigts avaient effleuré son corps. Elle en avait apprécié les courbes, elle avait savouré le grain de sa peau sous la pulpe de ses doigts... et elle s'était délectée du désir dont il avait joui sans honte. Elle avait beau être plus âgée que lui, elle avait craqué. Douglas Berrygreen était apparu dans sa vie et avait tout chamboulé. Il avait déraciné son cœur pour l'entretenir dans son propre jardin. Chaque jour, il l'arrosait d'amour et un magnifique bourgeon était né. Eurydice avait conscience qu'elle ne devait pas l'autoriser à éclore. Jamais. Mais comment lui résister ? Lui, cet espiègle garnement qui semblait avoir réponse à tout ? Lui, qui proclamait que chaque problème avait sa solution ? Oh, l'ange savait qu'il aurait balayé d'un simple revers de main ses inquiétudes sur les dettes de sa mère et l'état de son manoir délabré. Après tout, la piètre réputation d'Eurydice ne l'avait pas découragé de lui faire la cour et de lui voler des baisers.

Tu aurais pu voir le spectacle, si tu étais resté auprès de moi un peu plus. L'ange avait secoué la tête, les joues pivoines. Elle n'aurait pas pu résister à l'envie de le toucher. Elle l'aurait aidé à se soulager à chaque fois, assise sur ses cuisses, jusqu'à ce qu'il demande grâce. Cette idée lui plaisait bien, mais elle ne le lui dirait jamais. Dieu merci, elle avait réussi à partir en s'évitant bien des ennuis.

C'était un sentiment étrange, mais Eurydice savait être à sa place dans les bras de Douglas Berrygreen. Leurs corps se rejoignaient à la perfection. Ils se complétaient et ne semblaient faire qu'un. Elle eut un sourire à cette pensée avant de se nicher plus encore contre lui. L'ange pouvait sentir les battements du cœur de son amant et leur peau-à-peau l'électrisait autant qu'il la détendait. Tout son corps était relaxé, en partie grâce aux endorphines libérées après ce moment sensuel qu'il avait partagé, mais surtout grâce à la présence de Douglas à ses côtés. Elle se surprit à murmurer. "J'aimerais que cet instant dure à jamais." La chaleur de l'eau ne l'irradiait pas autant que celle de son aimé. Il n'y avait que lui. N'y avait-il toujours eu que lui ? Non. Contrairement à Douglas, qui avait pensé à elle et l'avait attendu pendant 10 ans, Eurydice avait continué sa vie de jeune femme sans l'avoir en tête. Elle ignorait si le destin y était pour quelque chose ou si Dieu les avait toujours prédestinés ensemble. Elle ne saurait le dire.

Les baisers de son Adonis lui arrachent de doux frissons, et elle rit en le sentant resserrer son étreinte autour d'elle. Ses doigts caressèrent ses avant-bras sans même réellement y penser. Elle avait besoin de le sentir et de garder contact avec lui de n'importe quelle manière — comme lui. "Tu n'as plus besoin de rêver de moi, Douglas. Je suis là." souffla-t-elle en relâchant juste assez sa tête en arrière pour caresser son cou du bout du nez. Elle respira lentement son odeur. "Je te l'ai dit. J'accepte de devenir ta maitresse. Tu as gagné, obstiné que tu es. Tu n'as plus besoin d'imaginer." rit-elle en parsemant sa peau de chastes baisers. "Tu es libre de venir chez moi dès que tu le souhaites et pour aussi longtemps que tu le désires."

Il raffermit sa prise autour de ses épaules et elle hoqueta. L'une de ses mains accueillit la sienne entre sa paume avant qu'elle ne baise ses doigts. Plus que l'ébauche de sexe qu'ils avaient partagée, elle chérissait cette douceur. Je t'aime, tu sais ? "Je le sais." souffla-t-elle, les joues rouges. Je ne désire pas seulement ton corps, mais ton cœur, ton nom, tes journées... Elle l'écouta en silence, mais son corps se raidit imperceptiblement à sa demande implicite. "Douglas..." murmura-t-elle avant de prendre une profonde inspiration. "Mon cœur t'appartient, en doutes-tu encore ?" demanda-t-elle sans détours. Ils passaient presque la majeure partie de leur temps ensemble. Son cœur battait pour lui. "Mes journées, mon existence, mon âme, ma vie entière, mon corps... Tout cela t'appartient à toi et à toi seul." Sa main libre attira le bras de son aimé pour qu'il la serre davantage contre lui. "Être ta maitresse ne m'empêche nullement de ne me consacrer qu'à toi. Je ne me marierai avec personne, je t'appartiendrai et je t'attendrai ici chaque fois que tu le désires." Il ouvrit la bouche pour protester, mais elle le coupa d'un baiser. "Je ne peux pas t'épouser. Je n'en ai pas le droit." Là encore, elle le coupa d'un baiser, plus langoureux cette fois, juste pour lui embrumer l'esprit. "Accepte que je sois ta maitresse, et seulement ta maitresse, car le mariage ne changera rien à ce qu'il y a entre nous, Douglas. Je ne veux pas m'engager avec toi."

Ses doigts répondirent à ses caresses et l'Adonis changea de sujet pour parler à son ange d'un poème qu'Eurydice ne connaissait que trop bien. Elle sourit en le récitant au même rythme que lui, leurs voix résonnant à l'unisson en parfaite harmonie. Ces vers correspondaient parfaitement à ce qu'elle ressentait pour lui. Il était le soleil de ses nuits, son phare dans l'horizon brumeux. Elle avait touché les bas-fonds, avant lui, et le perdre à tout jamais suffirait à la faire retomber dans les abysses. Elle le regarda du coin de l'œil, lui, son dieu. Beau dans sa force, son courage et sa détermination. En effet, comment pourrait-elle tenir la comparaison ? Elle ne le méritait pas. Son étreinte la fit presque fondre en lui et elle l'accueille en un délicieux frisson. "Mes yeux n'existent que pour te voir, Douglas. Mon sourire éclaire mon visage uniquement lorsque tu entres dans mon champ de vision. Mes bras, eux, ne pourront jamais éteindre un autre homme que toi. Il est plus de minuit, et pourtant, je suis toujours là, tu vois ?" Ses lèvres embrassèrent sa joue meurtrie et elle tourna la tête vers lui, non pas pour éviter son baiser, mais pour un cueillir un second de sa bouche. "Je ne m'enfuirai pas, Douglas." souffla-t-elle contre ses lèvres. "Jamais." Avec une douceur infinie, elle caressa sa bouche de la sienne. "Je refuse d'être loin de toi, mon aimé, mais je ne peux être ta femme. Tu dois prendre une femme qui ne ruinera pas ta famille, Douglas. Une femme que la société accepte comme étant digne de ton rang et qui sera à même de porter tes enfants. Ne t'inquiète pas, car je resterai à tes côtés et je ne te repousserai jamais."

Il effleura sa cicatrice du bout des lèvres et l'ange se raidit en gémissant de douleur. C'était une douleur fantôme, son corps pleurait encore les morceaux de chair que Howard Berrygreen lui avait arrachés. La nuit, parfois, elle se réveillait avec la sensation que le fer chauffé à blanc était encore en train de lui brûler la peau. Alors, elle était terrifiée à l'idée de voir Howard surgir de l'ombre pour la meurtrir à nouveau. Ces nuits-là, l'ange était incapable de se rendormir tant elle tremblait sous la douleur qu'elle croyait ressentir.

La voix de Douglas, salvatrice, la tira de son cauchemar éveillé pour l'attirer dans la lumière. "Aurais-tu été si différent si nous ne nous étions pas rencontrés cette fameuse journée ?" questionna-t-elle en penchant la tête sur le côté avec un air confus. "Quelqu'un d'autre que moi t'aurait consolé et rassuré, j'en suis certaine." Elle se renfrogna en entendant la suite de son discours. "Je suis tienne - en tant que maitresse." contra-t-elle doucement en lui adressant une moue adorable. "Penses-tu que ton refus de me prendre ma vertu puisse me pousser à changer d'avis ? Au point de te céder ma main ?" fit-elle, l'air bougon. Elle refusa d'écouter la petite voix narquoise nichée au creux de son esprit, car cette pensée l'avait déjà traversé plus tôt. Oui, si Douglas lui demandait de l'épouser en étant sur le point de la posséder — ou même en train de la posséder - ; Eurydice se savait capable de dire oui à tous ses caprices uniquement pour qu'il n'arrête jamais la fusion de leurs corps. Serait-il à même de s'arrêter, si elle refusait ? La torturait-il jusqu'à ce qu'elle lui cède ? Désires-tu réellement me refuser ta main ? Elle lui embrassa la joue en fronçant les sourcils avant de hocher la tête frénétiquement.

Je vais devoir redoubler d'ardeur pour que tu m'aimes. Elle l'aimait déjà, pourtant. Au point que tu te décides enfin à prendre mon nom et à descendre l'allée de l'église pour me rejoindre. L'espace d'un bref instant, elle le vit devant l'autel, plus beau que jamais. Oh, elle ne doutait pas qu'il serait rayonnant de la voir descendre jusqu'à lui. Elle pensa même qu'il pourrait pleurer de joie d'avoir enfin réussi à conquérir son ange. Ses frères seraient comblés de voir leur cadet au summum du bonheur. Tout le monde serait heureux... Cette pensée lui plut, mais elle la garda pour elle. "Eurydice Berrygreen..." chuchota-t-elle, plus pour elle-même que pour lui. Elle secoua la tête en soupirant. Très vite, elle substitua sa propre apparence pour une jeune femme plus jolie et noble. Voilà qui était mieux, même si déchirant. Ce couple-là, factice, semblait bien plus approprié qu'Eurydice Berrygreen. Une telle association était impossible. L'Adonis continua ses divagations. L'entendre être aussi enjoué et confiant à l'idée qu'ils se marieraient un jour la sidérait. Elle avait envie de pleurer, elle, tant ce rêve lui paraissait hors d'atteinte. Elle serra ses mains entre les siennes. "De grâce, Douglas, tais-toi..." Ses mèches argentées lui brouillèrent la vue tandis qu'elle secouait la tête. "Il n'y aura pas de mariage entre toi et moi. Jamais." conclut-elle avant d'attirer son visage à elle pour l'embrasser.

"Je commence à avoir froid." souffla-t-elle contre ses lèvres avant de sortir de l'eau. L'ange s'enveloppa dans une serviette après en avoir tendu une plus large à son bel Adonis. Elle rit en lui séchant les cheveux sous un linge propre, les ébouriffant au passage. "Est-ce que... tu veux passer la nuit ici ?" demanda-t-elle, les joues rouges. Il n'y avait aucun sous-entendu, elle le voulait simplement à ses côtés. Pour toujours. "Je n'ai pas beaucoup de domestiques, mais ils sauront tenir leur langue. Ils me sont fidèles, sans que je sache vraiment pourquoi." Elle n'avait même pas de quoi les payer certains mois. Pourtant, ils restaient. Son regard innocent plongea dans celui de Douglas. "J'aimerais beaucoup que tu restes à mes côtés, Douglas." Ses cheveux tombèrent en cascade sur ses épaules tandis qu'elle penchait la tête sur le côté en l'interrogeant des yeux. "Dis-moi oui, s'il te plait ?"
Clionestra
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Clionestra
Jeu 18 Juil - 0:56

Douglas
Berrygreen

J'ai 18 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en médecine et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis amoureux d'un ange et je le vis plutôt mal tant qu'elle m'aimera pas en retour

→ Dernier fils du duc de Berrygreen.
→ Il est jovial, charismatique, marrant et enthousiasme. Ainsi qu’un peu enfantin.
→ Il a peur de son père et ne supporte pas la violence qui le renvoie à l’époque où il a vue son frère se faire frapper.
→ Il a une peur du sang
→ Pourtant, il aimerait être médecin, spécialisé dans l’accouchement et les saignements des femmes.
→ Sa nourrice est mort quand il avait 6 ans en accouchant dans leur manoir dans une marre de sang
→ Il est très têtu et n’hésite pas à faire plusieurs kilomètres pour trouver une réponse à une question.
→ Il n’hésite pas à dire ce qu'il pense. Il a toujours été protégé par ses frères, et il le sait.
→ Il aime tous les sports non violent. Comme la natation et l'escalade.
Elle n’avait pas compris. Et il fit une adorable moue en retroussant le nez vers la jeune femme. Ce n’était pas assez. Il n’y aurait jamais assez. Il comptait bien venir chez elle, si elle n’oubliait pas de laisser une fenêtre ouverte qu’il n’avait jamais été doué pour crocheter les serrures, il comptait l’embrasser et la vénérer comme elle le mérite… mais il ne voulait plus que cela soit « aussi longtemps que tu le désires ». Mais pour toujours. Là, encore, la jeune femme lui laissait le choix de terminer leur relation ainsi, sans être ensemble, comme s’il pouvait se lasser et partir. Et cela le rendait mécontent. Il ne voulait pas partir. Il n’y avait pas d’aussi longtemps qui tienne avec lui. C’était pour toujours. Il la voulait tous les jours. Il la voulait à chaque instant. Il voulait qu’elle l’empêche de partir quand il fera semblant de s’en aller, il voulait qu’elle le séquestre s’il faisait mine de partir, qu’elle le piège de ses baisers, qu’elle le corrompre. Eurydice, en ces mots « aussi longtemps que tu le désires », lui prouvait à nouveau qu’elle n’avait pas compris la teneur de leur amour. Il la tenait. Il ne pouvait plus parler. Son cœur avait reprit un rythme lent de la tristesse qui coule et s’immisce. Il n’allait rien lâcher. Jusqu’à ce que ses mots deviennent « Tu es chez toi, chez moi, puisque c’est chez nous, et pour toujours ». Il cacha son visage dans son cou.

Le cœur de la jeune femme lui appartenait peut-être, mais elle refusait toujours de prendre le sien comme sa possession. Le cœur de Douglas ne lui appartenait plus depuis très longtemps. La jeune femme en était la propriétaire légitime. Il écouta encore cette stupidité de raison. Elle refuse de se marier avec quiconque, même avec lui… Et encore une fois, elle dit que ce sont que ses désirs qui comptent. Elle le dit. Mais Douglas voulait plus.

- Je veux plus. Et je te veux totalement, est-ce si mal ? souffla-t-il simplement avant de secouer la tête pour embrasser sa joue. Je suis désolé, je ferais tout pour toi, sauf abandonner.

Il pourrait tout faire, il pourrait mourir… mais il ne pourrait pas abandonner l’idée qu’elle soit sienne. Elle disait ne pas en avoir le droit ? Mais elle en avait le droit ! Et elle pensait encore que ce n’était que ses décisions qui comptaient. « que tu le désires ». Cela allait le rendre fou. Il ne comprenait pas comment lui faire comprendre que ce n’était pas ça. Il ne voulait pas être celui qui peut venir comme un propriétaire et la possédé. Il n’était pas un protecteur et une maitresse ! Il l’aime ! Il l’aime comme il n’avait jamais aimé personne ! Il ne voulait pas simplement la voir comme une femme qu’il garderait « sous le coude » comme le faisait Brodie avec ses innombrables partenaires ! Il déclare un poème pour essayer de lui faire comprendre ce que ses mots étaient, -de toute évidence-, trop faible pour faire comprendre. Elle continua à dire qu’elle l’aime. Mais elle sous-estimait encore son amour, à lui, pour elle. Quand elle parla de prendre une femme, en chaque terme, il se tend de manière perceptible et lâche un :

- C’est toi ou personne !

Il allait devenir fou ! Comment lui dire que ce n’était pas comme ça ! Déjà, Eurydice l’aime pour sa douceur et sa manière de voir les choses. Comment pourrait-il se sentir à l’aise de tromper « sa femme » avec Eurydice ? Cela signifie bien qu’elle pense leur relation, et son amour pour elle, finissable ? Comment pouvait-elle encore imaginer ça ? Tendu, il la tenait et essayer de trouver quoi dire de plus pour que cette entêtée comprenne.

- Je te fais un serment, Eurydice… La seule fois où je serais devant l’autel sans toi, ça sera parce qu’on me donne les derniers sacrements.

Ouais. Parce qu’il sera mort, on devra mettre son cercueil ouvert devant l’autel, et il sera seul. Il était hors de question que pour une autre raison, il soit le sujet de sacrement par un prêtre. Il la tient. Il pouvait mourir seul. Il pouvait vivre seul. Mais il n’irait certainement pas se marier si c’était pas avec la femme qu’il aime. Et bordel de couille ! C’était elle la fille qu’il aimait depuis des années. La femme pour qui il comptait rendre cocu un homme ! Douglas savait que le cercle avait des principes. Brodie, même lui, les tenait pour la plupart. On ne couche pas avec une femme mariée, sauf si on compte la sauver de son époux. S’il était l’époux en question, il serait un monstre que de se marier alors que son cœur et son corps était à une autre. Il calma son cœur. Il n’abandonnerait pas. Bordel, elle croit encore que c’était possible alors que non. IL allait l’épouser ELLE. Et même s’il devait se faire du mal pour ça. D’un coup, il pensa à toutes les fois où Benedict avait fait en sorte de se blesser pour les autres, pour Eli, pour eux… et il frissonne pendant qu’Eurydice était dans son propre cauchemar. Douglas venait de comprendre. Et il devait des excuses à son frère.

- Tu es mienne, pour le moment qu’en tant que maîtresse mais toujours vertueuse, et un jour tu seras mienne totalement, reprit-il en la caressant pour la garder dans ses bras. Et pour te répondre, je pense que je serais sensiblement le même. Je ne serais peut-être pas puceau, cependant. J’ai gardé ma virginité pour toi mais nombres de mes cobayes m’ont proposés leurs services.

Il rit un peu en se rappelant Wanda, une prostituée qu’il appréciait mais qui n’appréciait particulièrement pas les hommes. Elle et lui, c’était une amitié solide qui allait jusqu’à la regarder pendant l’acte. Ce que Brodie a toujours refusé, le vilain, même si c’était avec Wanda d’ailleurs ! Bref. Il n’avait pensé qu’à Eurydice dans ce monde et aucune envie charnelle n’était jamais arrivé jusqu’à son esprit avant la jeune femme et son corps si délicieux. Il l’aimait. Il sourit à la jeune femme de cette moue de canaille qu’il faisait.

- Je peux me taire, pour le moment, mais je n’abandonnerais pas. Tu es la seule que je désire.

Il préfèrerais mourir que se marier à une autre. Même si c’était pour sauver le monde, ou pour éviter une guerre, il s’en ficherait pas mal. Il n’y avait que son ange. Il avait été élevé par ses frères, pour qui le mariage était d’une importance capitale et ce qui en découle. Pour les trois, la vertu devait être aussi chez les hommes dans une moindre mesure. En tout cas, on ne pouvait pas demander à une femme d’être vierge si soit même nous ne le sommes pas. Douglas avait toujours pensé ainsi. Lui, il allait s’en ficher que la jeune femme qu’il aime n’est plus d’hymen, mais il allait lui donner son décalotage… qui était une manière trop scientifique de voir l’art et le moment de confiance absolue. Et ce moment se ferait en même temps, et juste après le mariage (ou légèrement avant, il n’était pas à une journée prés). Il la laisse se lever, la regarde d’en bas alors qu’elle sort de l’eau. Elle était sienne. Et elle sera sienne devant Dieu, sinon il allait en mourir. Il finit de se sécher.

- Je passerais la nuit où tu le désires, mon ange. Je suis tout à toi.

Il finit de se sécher avec son sourire de canaille renouvelé. Jamais il ne lui dirait qu’elle l’avait profondément blessé à croire encore qu’il était le décisionnaire de cette amour. Et qu’il pouvait arrêter un jour… ou même en vouloir une autre. Il finit par rejoindre la chambre de la jeune femme, emmitouflé dans une serviette alors que ses affaires en boules se trouver dans ses mains. Il rentre dans ce terrain conquis. Elle lui avait autorisé sa couche, mais pas la place dans le lit. C’était compliqué dans son cœur. Il pend ses affaires dans un coin, il ferme à clé et fait un nouveau sourire mutin. Il l’attrape tout de suite dans ses mains, la fait tourner avant de la coincer entre ses mains pour l’embrasser tendrement et chastement.

- Eurydice, je t’aime, souffla-t-il contre ses lèvres avant de la soulever dans ses bras pour la porter dans le lit, poussant ainsi les tissus qui séparer leur cœur.

Elle rit de se traitement, et ce son apaise son âme, il la pousse dans le lit et la tient toujours dans ses bras avant de s’endormir contre elle. Il lui dit à nouveau « je t’aime » avant qu’elle ne sombre, et en profite pour lui murmurer qu’elle serait sa femme dans son sommeil. Le visage déchiré de douleur qu’elle fit en réponse ne lui plu pas. Il n’y avait aucune bonne raison qu’elle continue de refuser sa main. Aucune. Toutes ses raisons étaient parce qu’elle ne le pensait pas assez amoureux ? Comment lui prouver alors ? Il la tenait dans ses bras et s’endormit.

Il se réveilla avant elle, une idée stupide en tête. Il avait vue ce qu’il voulait dans le couloir. Il se rhabilla alors que le soleil n’avait même pas commencé à remonter à sa place. Il attrapa un bouquet de lavande et de rose qui se trouvait dans l’aller, (un qu’il avait envoyé d’ailleurs), et revient dans la chambre. Son ange dormant du sommeil du juste. Il savait devoir partir pour ne pas inquiéter les serviteurs, ni la jeune femme. Sa vertu était plus importante de sa vie. Ne voulant pas fouiller la chambre, il ne pouvait laisser un mot… alors, il déplia les roses pour en prendre les pétales et décrocha les clochettes de lavandes pour les porter autour d’elle, dans le lit. Elle était magnifique. Il ferma à nouveau la porte à clé pour que personne ne puisse la voir dans ce simple appareil et sa pureté, et il sauta par la fenêtre utilisant à peine une main. Comme s’il pouvait mourir en sautant de la chambre de son aimée.

*

Dans la semaine, il reprit le même schéma. Il n’eut plus de rapprochement physique notable, sauf des baisers et des caresses sur le torse l’un de l’autre. Douglas ne voulait pas lui prendre sa vertu et faisait attention. Pour Eurydice ? Peut-être avait-elle compris que si elle lui offrait sa première fois, alors elle lui disait un « oui », dont elle ne pourrait plus jamais revenir en arrière ? Dans tous les cas, il continua de sauter par sa fenêtre pour la rejoindre dans sa chambre. Parfois, il se cachait derrière la porte et attendait qu’elle referme. Parfois, il venait tôt, et y était avant elle. Parfois, c’était elle. Il aimait tous ses moments. Et tous les matins, avant les premières lueurs de l’aube, il sautait par la fenêtre et disparaissait comme lors de leur première nuit ensemble. Il laissait des roses qu’il cachait, ou des chocolats, ou juste une marque quelque part. Il avait même gravé subtilement sur sa brosse à cheveux un E + D = A. Il aimait l’idée qu’elle pense à elle dans sa chambre, et dans ses bras. Si elle se faisait du bien après son départ, elle ne lui dit pas.

Dans la semaine, il porta un présent un peu plus gros que les autres. Il l’avait caché sous le lit pendant la nuit et le déposa à sa place sur le matelas avant de partir. Elle avait été invité, comme bon nombre de personne qui préféré les bals à un deuil familiale, à un bal pour sa majorité. En réalité, c’était Tomas Lockwood qui, non content de vouloir faire une fête, avait envie de montrer sa future femme en même temps que proposer un anniversaire au frère d’un ami. Le fait est que Tomas et Brodie se rencontrer souvent, sans histoire de coucherie. Ils étaient deux hommes pratiquants la salle de boxe avec une acidité déconcertante et appréciant se faire fracasser le nez par son adversaire. Aller comprendre !

Bref. Il y avait un bal pour ses dix huit ans, organisé par Tomas Lockwood avec pour thème : La couleur du ciel.

Douglas avait alors trouvé une magnifique robe pour son ange. Une robe qu’il avait fait confectionner chez lui, en expliquant les mensurations de la jeune femme à la coutrière. Il connaissait son corps dans les moindres proportions et savait qu’elle lui irait parfaitement.

La robe était une magnifique robe d’un tissu bleu étoilé (genre comme ça mais n'hésite pas à tout dire). La couleur du ciel, en pleine été dans un lieu comme Angel Palace. Il y avait une ceinture simple qui faisait tenir le tissu contre le corps, et permette de faire remonter la poitrine sans avoir besoin de l’usage d’un corset. La double épaisseur permettait de mettre deux sortes de constellation. La robe était divine, allant à une ange. Il savait que le bal était ce soir, il l’embrassa sur le front.

- Sois ma femme, souffla-t-il.

Et quand il vu à nouveau cette expression de souffrance, il embrassa ses lèvres avec douceur.

- Ce n’est pas impossible mon amour.

*

Il était là, droit dans ses chaussures et tellement impatient que son corps tanguait d’avant en arrière. Il disait bonjour à tout le monde, mais refusa toutes les insinuations pour danser. « J’ai déjà promis ma première danse », disait-il simplement. Il était habillé dans un sombre bleu, avec la couleur de la première couche qui composer la robe de la jeune femme. Sa cravate était dans l’autre. Il était une constellation dans la grâce et l’élégance. Personne ne pouvait le trouvait trop paillette car c’était subtile et simplement parfait pour la soirée.

Il finit par partir quand il sentit la lavande. Il se sentit heureux et fendit la foule pour arriver au même moment que la jeune femme apparu au milieu de la salle. Il lui attrapa la main et l’emmena avec une douceur parfaite sur la piste de danse.

- Mademoiselle Hodges ! Votre couturière a utilisé les restes de votre robe pour ma cravate, nous sommes donc parfaitement assorti et il serait logique que vous soyez ma partenaire pour cette soirée.

BEAUCOUP avait choisi une couleur bleue ciel pour les présenter, ou une couleur du ciel en pleine nuit : noir. Ils étaient les deux seuls dans une couleur plus « voie lactée » que tous les autres. Ils étaient parfait l’un et l’autre. Il avait gracieusement payé l’orchestre pour faire la chanson la plus longue de leur répertoire pour sa première danse, et ils n’oublient pas. Douglas, dans sa simplicité, dansa avec son aimé, lui dit qu’il l’aimait en des termes côtés. Il lui dit qu’il avait toujours aimé la lavande. Il lui dit que le monde était mieux dans l’eau, tout de même, entre autre. Avant de se séparer, il lui murmura doucement.

- Dans dix minutes, dans la bibliothèque tout au fond du couloir de droit, tu ne pourras pas le manquer, il y a un énorme cerf empaillé à demi « encastré » dans le mur.

L’ancien propriétaire de la maison avait fait empailler un cerf. Il avait mis le cerf « au galop » et avait mis la tête et la moitié du corps d’un côté, et le reste de l’autre côté. Tomas, trouvant cela particulièrement moche, avait déjà caché le côté « arrière » par un grand rideau pour ne pas gâcher le reste de la pièce. Douglas finit la danse parla encore et s’éclipsa. Il finit par se rendre dans la pièce en question, en passant par la fenêtre ouverte du cabinet d’aisance où tout le monde l’avait vue rentrer par l’extérieur. Il attendit dans la bibliothèque. Quand la porte s’ouvrit, il attira la jeune femme, fit un nouveau tour à la jeune femme… il adorait la faire tourner sur elle-même pour l’attraper dans ses bras et l’embrasser. Ce qu’il fit, avec toujours la même douceur.

- Eurydice, je t’aime, souffla-t-il contre ses lèvres avant de rire. Et tu es la plus belle femme du monde.

Il la prend dans ses bras, touche son corps pour lui faire naître des chatouilles, ils n'allaient pas faire des papouilles intimes maintenant, mais il avait envie de la faire rire aux éclats. Il adorait ce son si incroyable, ce doux bruit à ses oreilles. Il la voulait tous les jours... Il la voulait toutes les heures. Il était hors de question qu'elle ne soit que sa maitresse. Il fallait qu'elle soit sa femme. Il le fallait. Pour sa vie.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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