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LE TEMPS D'UN RP

L'aube du monde [ft. Sebi]

Asma
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Asma
Jeu 30 Juin - 20:50
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

L'aube du monde [ft. Sebi] Medievalport

Sauraï, princesse d'un royaume lointain, doit être mariée au roi Mareck, qu'elle n'a encore jamais rencontré. Elle embarque donc pour un périple afin de partir à la rencontre de ce dernier.

@Sebi210

Contexte provenant de cette recherche
Asma
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Asma
Jeu 30 Juin - 20:50

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
En savoir plus.



Agrippée à la barre du boutre, Sauraï leva les yeux lorsqu’un grand froissement se fit entendre au-dessus de sa tête. La voile latine tomba brusquement de toute sa hauteur. Selon une chorégraphie si souvent répétée, les marins l’affalèrent, puis replièrent la toile avec dextérité tandis que d’autres en nouaient les extrémités. D’autres encore préparaient les aussières en vue de leur arrivée à quai.
Au-dessus de leurs têtes, les mouettes tournoyaient depuis quelques temps déjà, accompagnant leur approche jusqu’au port. Laissant ses pensées errer, Sauraï s’imagina l’espace de quelques instants à la place de ces oiseaux immaculés. La traversée en boutre avait pris plusieurs semaines mais, les dieux ayant été cléments, la mer avait été belle. Qu’en aurait-il été si elle avait pu voler jusque-là ? Cela aurait-il pris aussi longtemps ? Aurait-on pu imaginer qu’un jour, tel l’Icare des mythes anciens, l’homme puisse lui aussi voler pour traverser le monde ? Le boutre se serait fait nef volante – une « aéro-nef » ? -, et ce serait non pas dans un port en eau, mais dans un port des airs – un « aéro-port » ? – que la princesse aurait pu arriver sur cette terre.... A cette image abracadabrantesque, la princesse éclata d’un rire cristallin. Elle avait parfois une imagination débordante. L’une de ses suivantes, à proximité, haussa un sourcil, avant de rapidement reporter son attention sur l’étonnant spectacle qui s’offrait à leurs yeux.
Envel, ou du moins le peu qu’elles en voyaient pour l’instant, n’avait rien de commun avec ce que la princesse et sa suivante avaient pu connaître auparavant. C’était la première fois, pour l’une comme pour l’autre, qu’elles traversaient les mers, et surtout qu’elles allaient poser le pied sur un autre continent. Son père, qui avait un talent inné pour les histoires, et qui était déjà venu à plusieurs reprises en ces lieux, lui en avait vaguement brossé le portrait. Mais ces derniers mois, il avait refusé de lui en parler de nouveau, ni de lui en donner le moindre détail, pour ne pas lui « gâcher la surprise ». Et grande était la surprise !
Toutes sortes de créatures se bousculaient sur les quais encombrés du port, de tous âges, de toutes tailles et de toutes sortes de couleurs. Certains vêtus d’étoffes luxueuses et bariolés, d’autres de toiles plus grossières, d’autres encore de robes sombres. Des caisses débordantes de marchandises de toutes sortes passaient de bras en bras, ou évoluaient posées dans des charrettes tirées par de tous petits chevaux aux grandes oreilles. Elle apprendrait plus tard qu’il s’agissait de mules. Les mûmaks avaient disparu, avec eux les charmeurs de serpents, mais on trouvait d’autres sortes de personnages étranges, et comme tout endroit de vie, son lot de bonimenteurs, de charlatans, et de coupe-bourses. Certaines choses étaient immuables....
Tandis que le boutre finissait ses manœuvres d’accostage, Sauraï s’approcha de l’un des deux gardes qui l’avaient accompagnée pour la traversée, s’adressant à lui dans sa langue natale.

- Tu te rappelles des instructions de mon père, Nabû. Afin d’éviter d’attirer plus d’attention sur nous que nécessairement, nous nous séparerons à notre descente à terre. Tu auras la lourde charge de veiller sur nos biens les plus précieux.
- Vous êtes notre trésor le plus précieux, ma princesse, l’interrompit celui-ci avec la plus grande diligence.

La princesse de Zeyn Ed-dîn prit les deux mains de son protecteur entre les siennes.

- Fidèle Ichâm. Tes mots flattent mon cœur, mais tu connais ta mission. Charge-toi de mener les présents de mon père au bon roi d’Envel, comme il en a été convenu. Va en paix dans ton cœur et ne te soucie pas trop pour moi.

Loin de déstabiliser ni d’outrer Sauraï, l’idée de traverser cette terre étrangère de façon incognito la réjouissait au plus haut point. D’une part, cela lui permettait de faire durer un peu plus le plaisir de sa liberté, avant de retrouver le monde des obligations et des devoirs. Surtout, cela donnerait l’occasion à la belle du désert de découvrir ses futures terres, mais également pourquoi pas d’entrer en contact avec ce qui allait devenir son peuple pendant le voyage, de s’essayer à la langue nouvelle qu’elle avait passé plusieurs années à apprendre, avant même de savoir qu’elle serait destinée à ce trône.... Et ce, même si elle devait garder son identité secrète. D’une nature curieuse, Sauraï n’était que trop peu pressée de se claquemurer au sein d’un palais aseptisé.

Quelques silhouettes encapuchonnées apparurent au pied du navire. Sauraï s’apprêta mais fût arrêtée d’une main ferme par Ichâm. De part et d’autre de la coupée de fortune, ce dernier et son interlocuteur échangèrent quelques gestes étranges, jusqu’à ce que son garde finisse par opiner du chef. La princesse emboîta le pas de sa suivante qui la précédait, et s’arrêta à ces côtés. Cette dernière prit la parole.
- Chefan Amira Sauraï Ed-dîn, Shamash abna’thu. ghabas raña, saban fi male’kh, tsarki qirith na sabra rijal. Voyez venir son altesse royale la princesse Sauraï Al-Din, reprit-elle en traduisant ses termes dans la langue d’Envel, faisant lourdement rouler les « r » de ses mots, fille de Shamash, soleil de l’orient, prêtresse sacrée...

Sauraï lui fit un signe de la main légèrement agacé, pour lui faire poliment comprendre d’abréger tous ces salamalecs. Il serait bien temps de faire tout ce cérémonial lorsqu’elle serait face au roi auquel elle était promise. La pauvre suivante s’interrompit. Elle en aurait rougi, si sa complexion d’ébène n’avait rendu la chose impossible.

- Je suis Sauraï, déclara calmement la jeune femme, avec un accent qui trahissait ses origines. Vous devez me conduire au roi Mareck.

Une légère interrogation résonna dans la dernière phrase de la princesse. Sauraï ne savait rien de celui qui devait faire d’elle son épouse. Etait-il seulement aimable ? Serait-ce un rustre ou quelqu’un d’éduqué ? La traiterait-il avec respect ou comme un simple « trophée « ? Maintenant qu’elle était vraiment là, les questions se bousculaient dans son esprit et elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine appréhension. Elle fit de son mieux pour n’en laisser rien paraître.
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Ven 1 Juil - 0:13

Valil
Luggia

J'ai 24 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis capitaine de la garde du roi Mareck et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire,le travail ne me laissant pas le temps pour ces âneries.

Grand et au corps athlétique Valil est une machine de combat entraîné depuis son plus jeune âge a la carrière des armes. Portant toujours sa cuirasse d'acier il est armé de sa lourde épée et ne s'en sépare jamais. Loyal et courageux sont les deux mots le décrivant le mieux. Si une mission lui est confiée il est prêt a l'accomplir jusqu'au bout,jusque dans la mort. Et ses nombreuses cicatrices peuvent le prouver.
Voilà maintenant quatres bonnes  heures mais qui lui semblait bien plus, une éternité aurait-il dit que Valil attendait dans un silence des plus complet. Autour de lui et de sa troupe s'affairaient les marchands,les crieurs,les pêcheurs,les marins et tous ces voyageurs venant de loin et de moins loins . Mais eux, impassibles, n'attendaient qu'une seule chose.

Ce pourquoi ils étaient là personne autour d'eux ne s'en serait douté un instant. En fait ils devaient escorter une princesse. Rien que ça.

Lui,Valil Luggia,capitaine de la garde rapprochée du roi escorter une gamine. N'y avait t'il pas plus important a faire ? Le roi n'aurait t'il pas pu se marier avec une princesse du continent ? En fait le capitaine n'était pas très enchanté de la mission qu'il avait sur les bras, et bien sûr ce n'était là qu'un euphémisme.

Il était entièrement perdu dans ses pensées quand un de ses hommes vint lui annoncer que le navire de l'intéressée venait d'arriver au port. Levant la tête il le vit en effet.  

Aussitôt prenant la tête de ses hommes, dans une marche ferme il se mit en marche afin d'accueillir comme il se devait la promise de son roi, et donc au final sa future reine.

Car il pouvait penser beaucoup de mal des évènements auxquels il était mêlé il n'en manquait pas moins qu'il était pointilleux sur les rangs et la noblesse. Et que si il n'aimait pas le fait d'accueillir une gamine il saurait faire preuve de respect envers le sang royal qui coulait en ses veines.

Aux mots de la femme, qu'il interpreta comme une annonce il fit une large révérence, ce que ses camarades ne manquerent pas d'imiter. Relevant la tête il vit une jeune femme interrompre cette acclamation,de  ce qu'il comprit être sa courtisane. Puis elle se présenta,par elle même,simplement. C'était donc elle ? La promise du roi ? Il prit la parole,le ton solennel.

-Salutation noble et gente dame. Bienvenue en Evelin, permettez moi de me présenter. Je me nomme Valil Luggia,capitaine de la garde du roi. C'est un honneur pour moi de me tenir devant vous en ce jour béni des dieux.

Tout en prononçant ce protocole d'accueil, peut-être un peu a contrecœur il ne put s'empêcher d'observer cette étrangère venue de si loin. Elle semblait,ressemblait plutôt,à un joyaux au milieu de ce tas de boue qu'était les êtres se remuant tout autour. Son air royal, et pourtant point orgeuilleux avait de quoi imposer le respect. Et pour le moins c'est ce qui se fit tout autour puisque désormais tous les yeux étaient rivés sur l'invitée du royaume.

-Mais je vous en prie ne restons pas là. Si vous voulez bien me suivre

Il fit signe a la princesse d'emboîter son pas et lui désigna du doigts un carrosse affrété pour le voyage.

-Nous avons de la route a faire. Installez vous confortablement je vous en prie., prononça t'il lui ouvrant la porte.
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Dim 3 Juil - 16:54

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
En savoir plus.



Se concentrant du mieux qu’elle pouvait, elle écouta la réponse que lui fit son interlocuteur, mais force fût de constater qu’il n’était pas aussi facile de comprendre celui-ci que le précepteur avec lequel elle avait appris la langue. Elle comprit néanmoins dans les grandes lignes qu’il lui souhaitait la bienvenue, et qu’il se nommait Valil Luggia. Il lui fit signe de le suivre, et après un coup d’œil furtif à Ichâm, qui ne la lâchait pas du regard, une main vissée sur le pommeau en corne incrusté de pierres semi-précieuses de son sabre damassé, elle lui emboîta le pas.

Un florilège d’odeurs contradictoires envahit ses narines, un mélange de saumure et d’algues fermentées, auxquels se mêlaient l’odeur du poisson – plus ou moins frais – des épices qui quittaient les cales des navires pour rejoindre de grands entrepôts, des légumes variés, et par instants un relent d’œuf pourri. Le lieu grouillait de vie, et ce n’était qu’en raison de la présence de la garde venue la chercher que les marins et autres badauds sur le quai ne la bousculaient pas et faisaient l’effort de les contourner.

Ils s’arrêtèrent devant un étrange véhicule, qui ressemblait à une chaise à porteurs, mais avec de grandes roues de bois et de métal à la place des domestiques. Elle en avait vu plusieurs représentations dans l’un des nombreux ouvrages de son précepteur. Le nom lui en échappait en cet instant. Voyant le capitaine de la garde lui en tenir la porte, la princesse se figea. Elle savait qu’une petite journée de route les séparait du château. Avec cet engin, le trajet se ferait certainement moins rapidement, et en raison de la marée, le navire avait dû attendre jusqu’à tard dans la matinée avant de pouvoir rentrer dans le port. Sauraï avait d’ailleurs passé de longues heures sur le pont à contempler les premiers rayons du soleil se poser sur la côte et sa cité littorale, puis progressivement l’inonder de son aura.
Ce que cela signifiait, c’était qu'ils n'arrivaient pas avant le lendemain matin, car il y avait de grandes chances que l’on prévoit un accueil en grandes pompes à son arrivée au château. Il ne serait donc pas acceptable que la jeune promise arrive au milieu de la nuit. Tout cela, son père et Ichâm le lui avaient expliqué. Cela faisait partie du protocole. Dit autrement, elle avait devant elle un peu plus d’une demi-journée et une nuit avant de rejoindre réellement ce qui serait sa nouvelle vie. Sa nouvelle vie de reine.

- Noble chevalier, grâce soit rendue à votre sollicitude et à celle de votre seigneur, mais j’ai passé près d’une lune à bord du navire que vous voyez derrière moi. Sous peu, et vous ne l’ignorez point, je serai soumise à de nouvelles… obligations ?

Elle se tourna vers sa suivante, qui était aussi sa traductrice, comme pour vérifier que ce qu’elle disait été bien compréhensible. Celle-ci lui adressa un petit oui de la tête, l’encourageant d’un sourire à poursuivre.

- Comprenez que je souhaite profiter de cette opportunité qui m’est offerte pour voir de mes yeux cette contrée qui sera désormais la mienne. En accord avec mon… abwa ? ajouta-t-elle en adressant ce dernier mot à sa suivante. Cette dernière lui souffla un mot à l’oreille. … avec mon chaperon, nous souhaitons vous proposer ceci.

La jeune femme fit quelques gestes discrets de la main droite. Un des suivants de sa propre garde personnelle s’écarta, laissant apparaître une autre jeune femme qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, si ce n’était pour son visage, lequel était recouvert d’un fin voile qui en dissimulait les traits.

- Voici Aïa. Aïa est Sauraï.

C’était une ruse vieille comme le monde, mais elle avait déjà maintes et maintes fois fait ses preuves. La suivante prenait la place de la princesse, et pour un temps, la princesse se faisait la suivante. Ne pouvant à la fois surveiller sa protégée et superviser le suivi de la caravane qui constituerait la royale dot de la promise, Ichâm approuvait le subterfuge. Par contre, rien ne disait que le capitaine envellien verrait les choses de la même façon.
Au fond de son regard brilla la lueur enfantine de la faveur coupable que l’on demandait. Un regard enjôleur, qui avait l’air de dire « s’il vous plaît ».

- Je vous promets de ne pas vous causer d’ennui, sire Valil.
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Dim 3 Juil - 17:57

Valil
Luggia

J'ai 24 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis capitaine de la garde du roi Mareck et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire,le travail ne me laissant pas le temps pour ces âneries.

Grand et au corps athlétique Valil est une machine de combat entraîné depuis son plus jeune âge a la carrière des armes. Portant toujours sa cuirasse d'acier il est armé de sa lourde épée et ne s'en sépare jamais. Loyal et courageux sont les deux mots le décrivant le mieux. Si une mission lui est confiée il est prêt a l'accomplir jusqu'au bout,jusque dans la mort. Et ses nombreuses cicatrices peuvent le prouver.
Le chevalier attendait, s'impatientant, tenant la porte de bois ornée de fleurs, que monte a bord du carrosse sa majestée princière. Mais quelle surprise ! Au lieu de cela elle décida de lui adresser la parole...

Et pour dire quoi ? Par les dieux c'étaient absolument impensable. Comment pouvait-elle seulement penser a une chose pareille ? Ou du moins espérer qu'il dise oui a une telle proposition ?

Et ce sosie ne changeait rien a la question, aussi ressemblant qu'il soit. Que croyais donc ces étrangers ? Pensait il pouvoir  venir ici et commander en maître ? Si jamais son altesse le roi Mareck apprenait une chose pareille le châtiment serait terrible pour le capitaine.

Alors,la fixant dans les yeux un instant il leva le regard au ciel et s'exclama, retirant son casque, dévoilant son visage balafré où se lisait des centaines de combats.

- Votre altesse. Je ne puis accepter une chose pareille. Je suis chargé de votre surveillance et je dois vous mener dès demain matin au château. Imaginez qu'il vous arrive quoi que ce soit. Moi je n'ai pas de sosie pour prendre ma place sur l'échafaud.

Il mima a ce moment une pendaison. Tirant la langue sur le côté, expirant bruyamment Cela l'impressionerait peut-être ?

Il avait joué la carte de la franchise mais voir la déception qu'il provoquait chez cette gamine lui déplaisait. Cependant sa loyauté était a toute épreuve dans les petites affaires, alors combien plus dans les grandes ? Faisant fi de ses sentiments qui lui criaient de céder aux innocents caprices de la jeune femme il continua.

- Écoutez. Je comprend votre volonté de découvrir votre futur domaine. Comme celui d'assouvir votre curiosité. Mais ce que vous me demandez là s'apparente à une haute trahison. Aussi je vous demanderez de monter au plus vite. Ne faisons pas attendre le cochet plus longtemps. Nous devons arriver à l'auberge avant la tombée de la nuit car parcourir les routes tardivement est trop dangereux, même pour la garde royale.

En effet les brigands ne manqueraient pas de s'attaquer a un convoi. Et les brigands n'étaient pas ce qui manquaient.

L'invitant de nouveau a prendre place il attendait qu'elle se soumette a cette injonction. Il était hors de question de perdre plus de temps sur ce quai empestant le poisson.

Surtout qu'ils étaient exposés aux regards des badauds et autres curieux. Et puis de ce qu'il avait appris dans sa carrière chaque minute a rester sur place augmentait les risques pour la sécurité, le risque que quelqu'un de malintentionnés découvrent l'identité de la cible a escorter.

-Je vous en prie allons-y. Ne m'obligez pas a devenir désobligeant avec vous.
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Dim 3 Juil - 23:16

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
En savoir plus.



Un léger rictus étira le coin des lèvres de Sauraï. Le pauvre homme ne savait malheureusement pas encore à qui il avait à faire. Le port altier, l’exotique beauté, dont le sang de générations de dompteurs de créatures sauvages lui coulait dans les veines, s’avança vers le carrosse sans une parole. Elle était pourtant loin d’avoir dit son dernier mot.

Sauraï était une jeune femme sérieuse, parfaitement au fait de son rang et de sa place. Elle ne comptait aucunement par ses actions couvrir sa famille d’opprobre. Elle ne souhaitait pas non plus causer l’exécution de ce pauvre chevalier. Elle espérait d’ailleurs, si on devait en arriver à cette extrémité, que son futur époux lui donnerait son mot à dire sur le sujet. Néanmoins, elle ne comptait pas non plus renier ce qu’elle était au plus profond d’elle-même en exécutant docilement un ordre qu’elle contestait. Après tout, elle serait bientôt la reine de ce chevalier, et il devrait se plier au moindre de ses désirs. Alors même que ses pensées résonnaient dans son esprit, elle se rappela que la condition de la femme n’était pas aussi avantageuse en Envel qu’à Zeyn ed-dîn.

Les longs pans de la ceinture de soie de sa tunique d’un camaïeu orange flottèrent derrière elle, lui donnant l’apparence à la fois majestueuse et fugace d’un phénix prenant son envol. Nahima, sa fidèle traductrice et duègne, et Aïa, son « double », lui emboîtèrent le pas, et vinrent la rejoindre à l’intérieur du véhicule hippomobile. La porte se referma aussitôt derrière elles, et quelques instants après, une secousse brutale leur indiqua que le cortège commençait à s’ébranler.

La jeune princesse écarta un pan du lourd rideau de velours pour regarder ce qui se passait à l’extérieur.

Elle referma le rideau et se réinstalla au centre de la banquette qu’elle occupait seule, ses deux compagnonnes de voyage s’étant assises en face d’elle. Un pan de sa longue tunique s’écarta légèrement, révélant l’extrémité du pommeau de la lame courte glissée dans sa jambière de cuir. Elle rajusta sa tenue, avant de focaliser son attention sur ses mains.

Elle ferma les yeux, cherchant à visualiser plus précisément ce qui l’intéressait. Frottant lentement les paumes de ses mains ouvertes aux doigts écartés l’une comme l’autre, elle commença à murmurer des paroles qu’elle seule comprenait.

- Tsarki qirith na sabra rijal, répéta sa suivante dans un souffle, avec un petit sourire de connivence. « Prêtresse sacrée des Sept Sages », disait la formule qu’elle avait interrompue un peu plus tôt, à l’occasion des présentations. Quiconque était familier avec la religion de son royaume savait que les prêtresses, bénies des dieux, étaient douées de magie. Descendante de djinns, les femmes de la lignée royale étaient aussi des ensorceleuses, réceptacles d’une puissance ancestrale et élémentaire, maîtrisant la force de l’air et la magie des tempêtes. Sauraï aurait aimé dire qu’à ce jeu-là, elle faisait partie des puissants. Mais la réalité était que jamais elle n’oserait ne serait-ce qu’imaginer rivaliser avec ce qu’était la maîtrise des arcanes dont disposait son arrière-grand-mère paternelle, grande parmi les grandes devant les Éternels. Elle en savait toutefois suffisamment pour le modeste projet qu’elle avait en tête.

Une brise s’éleva autour du cortège en mouvement, d’abord douce et légère, puis fraichissant progressivement, pour se faire bourrasques. Aïa écarta un tout petit pan du rideau, jetant un œil à l’extérieur.

- Sasa ! Lança-t-elle à voix basse.

Sauraï concentra l’énergie qu’elle était capable de conjurer et infligea un nouveau coup de boutoir au véhicule, qui fit une embardée telle qu’il fût poussé dans une ornière sur le bord de la route où vint se ficher l’une de ses roues, faisant résonner la structure d’un grand craquement de bois sonore. L’attelage stoppa net, provoquant un hennissement de mécontentement de la part des deux chevaux qui tractaient l’engin.

La brune beauté du désert cessa aussitôt ses incantations et, se composant une attitude d’étonnement feint, elle passa la tête par une fenêtre du carrosse et s’exclama :

- Messire, que se passe-t-il ? Un souci ?
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Sebi210
Mar 5 Juil - 12:01

Valil
Luggia

J'ai 24 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis capitaine de la garde du roi Mareck et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire,le travail ne me laissant pas le temps pour ces âneries.

Grand et au corps athlétique Valil est une machine de combat entraîné depuis son plus jeune âge a la carrière des armes. Portant toujours sa cuirasse d'acier il est armé de sa lourde épée et ne s'en sépare jamais. Loyal et courageux sont les deux mots le décrivant le mieux. Si une mission lui est confiée il est prêt a l'accomplir jusqu'au bout,jusque dans la mort. Et ses nombreuses cicatrices peuvent le prouver.
Le capitaine fut soulagé de voir la jeune noble monter dans le carrosse sans faire d'histoire. Peut-être n'était elle pas la capricieuse fille élevée dans la soie qu'il s'était imaginé finalement ? Peut-être pouvait elle faire preuve de sagesse de temps à autre ?

Laissant monter tous ce petit cortège dans le véhicule il en ferma la porte. Puis montant a cheval il galopa en avant du convoi, faisant signe au cochet de démarrer.

-Allez on y vas !


Le conducteur prit acte de cet ordre et s'exécuta rapidement. La petite troupe se mit en marche. Le carrosse au milieu. Le capitaine et un de ces hommes a l'avant et deux a l'arrière.

L'avancée se faisait dans un silence complet. Un silence total, seul s'entendaient les grandes roues de bois rouler sur le chemin de cailloux accidenté par endroits faisant secouer le véhicule entier. Ce silence était de coutume. Valil n'était pas un homme très social, ni avec ses troupes ni avec personnes d'ailleurs. Et au lieu de perdre son temps en balivernes il préférait bien plus admirer le paysage se dessinant devant eux. Bien qu'ils connaissaient ces forêts épaisses il ne pouvait s'empêcher de les admirer a chaque fois, d'en respirer les senteurs se dégageant de ces arbres centenaires.

Le bruit des bruissement de feuilles le sortit cependant de ses pensées. Une soudaine brise légère, inhabituelle se mettait a souffler, puis peu a peu laissa place a un vent impetueux, accompagné de véritables bourrasques telles que  sans qu'il ai le temps de réagir son cheval se cambra manquant de le faire chuter a terre.

-Messire !


Fut le cri de detresse du pilote du carrosse qui ne put retenir le véhicule qui partir arreter sa course sur le bas côté dans un boucan terrible de craquements de bois et d'hennissement des chevaux.

Puis le calme plat se fit de nouveau tout autour d'eux.

-Mais que...Kasha! Murik! Allez voir comment va ce foutu cochet et son foutu carrosse !


Ordonna t'il dans un hurlement terrible au deux chevalier de l'arrière du convoi.

Jetant le pied a terre il se dirigeait vers la porte dans le but de vérifier l'état de la jeune femme, quand la princesse lui adressa la parole.

Un souci ? Elle ne savait pas si bien dire

- Votre majesté vous n'avez rien ? Remercions le ciel. Une véritable tempête s'est abattue sur nous. Vous n'avez rien entendu ? Le carrosse est allé se ficher en dehors du chemin. Je crains le pire...

Il s'apprêtait a continuer lorsque l'un des gardes partis inspecter le carrosse l'appela, l'air affolé.

- Capitaine ! On a un problème ! La roue du carrosse s'est brisée !

Ni une ni deux le jeune officier courut voir sur les lieux ce qu'il en était. En effet, sous le choc la roue de bois s'était separée de l'essieu et désagrégée en plusieurs morceaux.

Saisissant le cochet par le col il lui adressa la parole, plein d'une colère noire, ses yeux remplis de fureur.

- Ne peut tu pas regarder la route manant ? Ho tu as de la chance que la princesse n'ai rien imbécile heureux...Sans quoi je t'éventrerais sur place tu m'entend ? Peut tu réparer cela ?

- Je n'ai rien pus faire. Le vent était bien trop fort...Je n'ai jamais vu une chose pareille...Sire...Sire personne ne peut réparer une telle cassure. Il nous faut une roue neuve...

- Et où veut tu que l'on en trouve une ici espèce d'incapable ?

Il était fou de rage. Comment pouvais t'il desormais atteindre l'auberge avant la nuit ? C'était peine perdue... Tant pis, c'était décidé,il ferait le reste de la route à cheval et tacherais de récupérer un carrosse au hameau le plus proche.

Se dirigeant vers la princesse il s'adressa a elle, l'invitant a descendre du carrosse desormais inutilisable.

- O noble dame. Je crains que le carrosse ne soit fichu. Nous devons continuer le reste de notre chemin a cheval.  Je ne vois pas d'autres solutions.

Retourner au port ne serait qu'une perte de temps et le temps jouaient justement contre eux. Il s'approcha de son cheval et s'apprêta a aider la belle a y monter.

- Vous êtes déjà monté a cheval ?
Asma
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Asma
Mar 5 Juil - 13:43

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
En savoir plus.



Ne pas rire, ne pas sourire, rester au-dessus de tout cela. Sauraï excellait dans l’art des faux-semblants. Intérieurement, elle trépignait, sautait, virevoltait. Elle jeta un regard autour d’elle, comme pour s’assurer que les deux femmes qui l’accompagnaient n’avaient rien. Elle y avait été peut-être un petit peu fort sur la dernière poussée. En tout cas, le réseau était atteint comme elle l’avait espéré. Le carrosse était inutilisable, et ils seraient bien obligé de lui proposer une alternative pour poursuivre le voyage.
Sentir l’air frais sur son visage, voir le monde. Elle ne demandait rien de plus. Il ne s’agissait que d’assez modestes ambitions, somme toute. Elle ne cherchait pas à fuir les noces à venir, ni à échapper à ses obligations. Elle souhaitait simplement voir le monde. Tout lui était si étranger. Rien que ces arbres. La vue de cette resplendissante forêt, où les rayons du soleil jouaient avec le feuillage des arbres qui ne les laissait passer que selon son bon vouloir. Le bruissement des feuilles, le craquement des branches. Un paradoxe de silence et d’explosion des bruits de la nature…. Lorsque l’on prenait la peine de les écouter.
Pour l’instant, ce que l’on entendait, surtout, c’était le coche pester, des soldats maugréer, et tout le brouhaha du cliquetis des armures et des armes des hommes qui s’agitaient en tous sens. Ils semblaient énervés, mais également quelque peu nerveux. Cette nervosité étonna la jeune métisse. Quelque chose lui échappait certainement, mais elle ne savait pas quoi. Après tout, il s’agissait de guerriers, et qui plus était, lourdement armés. Ces hommes avaient-ils vraiment quelque chose à craindre.

Sauraï descendit du carrosse et étira ses muscles telle un félin. Elle ne savait pas bien comment certaines personnes pouvaient accepter de ne se déplacer que par ce moyen de locomotion. C’était hautement inconfortable.

Même s’il lui parlait toujours aussi respectueusement, elle pouvait sentir poindre l’agacement dans la voix du sire Luggia. Elle venait de donner du fil à retordre au chevalier. Mais quelque part, il eût mieux valu qu’il évite de contrarier une princesse, qui plus est sa future reine.
Sans un mot, un petit sourire mystérieux rivé aux lèvres, elle s’avança vers le cheval que lui indiquait le preux chevalier, frottant doucement les poils soyeux du bout de son nez pour le laisser prendre connaissance de son odeur. Telle une ombre, Aïa apparût à ses côtés et s’interposa entre Valil Luggia et sa princesse.

- Pas homme toucher princesse, s’interposa-t-elle, l’air menaçant, en roulant lourdement les « r ».

Contrairement à Nahima, la duègne, Aïa maîtrisait bien moins la langue que les deux autres femmes ici présentes. Elle savait néanmoins très bien faire passer ses messages. Gratifiant le pauvre bougre d’un regard noir, elle fit la courte échelle à sa jeune maîtresse. Sauraï prit appui sur ses doigts entrelacés, et d’une gracieuse et souple pirouette, monta à califourchon sur le cheval. Elle savait que ce n’était pas la tradition dans cette partie du monde. Les femmes – quand elles montaient à cheval - pratiquaient plutôt la monte en amazone. Mais la jeune femme n’était pas encore empesée dans sa tenue d’apparat, et qui plus est, cette selle, toute masculine qu’elle était, n’était pas prévue pour l’occasion.

Pour toute réponse, et par rodomontade, elle émit deux petits clics sonores. Sa monture se mit au pas. Elle emmena tout doucement les rênes vers la gauche, la bête suivant le mouvement pour faire un petit cercle autour du chevalier avant de s’arrêter devant lui. La jeune femme admira intérieurement le dressage de l’animal qui le rendait si réactif à ses ordres. Était-ce le sire Luggia qui avait dressé lui-même sa bête ? Ou bien avaient-ils du personnel dont c’était la tâche de le faire pour les autres ? Chez elle, la relation entre l’homme et le cheval était quelque chose de très particulier. Chaque homme – et chaque femme – dressait lui-même son cheval. Les chevaux grandissaient à l’état sauvage. C’était une sorte de rite de passage, d’aller choisir son cheval, ou plutôt de le laisser choisir son humain, puis de le dresser, progressivement, sans agressivité, jusqu’à atteindre une forme de rapport fusionnel avec sa bête.

- Oui, je pense pouvoir me débrouiller, Messire, répondit Sauraï avec un sourire bienveillant. Je vous remercie de me faire ainsi don de votre monture.
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Mar 5 Juil - 17:17

Valil
Luggia

J'ai 24 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis capitaine de la garde du roi Mareck et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire,le travail ne me laissant pas le temps pour ces âneries.

Grand et au corps athlétique Valil est une machine de combat entraîné depuis son plus jeune âge a la carrière des armes. Portant toujours sa cuirasse d'acier il est armé de sa lourde épée et ne s'en sépare jamais. Loyal et courageux sont les deux mots le décrivant le mieux. Si une mission lui est confiée il est prêt a l'accomplir jusqu'au bout,jusque dans la mort. Et ses nombreuses cicatrices peuvent le prouver.
Le capitaine lui tendit la main afin de l'aider a monter quand il fut surpris par l'interuption soudaine et brutale d'une des servantes de la princesse. Comme ces dames pouvaient êtres susceptibles...En fait il fut même assez vexé par cette réaction qu'il trouva disproportionné. Pour qui se prenait cette misérable ? Il savait bien qu'un homme de son rang n'avait pas a entrer en rapport étroit avec une femme de sang noble mais là on ne comptait que la faire monter a cheval...Pas l'amener a danser...

Il s'écarta donc sans cependant oublier de manifester son mécontentement par un long soupir et laissa faire les dames. La montée de la princesse a cheval ne manqua pas d'impressionner le chevalier. Les jeunes femmes qu'ils connaissaient, d'Evelin, ne savaient pas monter a cheval, ou du moins pas avec une telle grâce étourdissante. Il en siffla d'admiration.

-Et bien je vois que vous vous en sortez très bien. Tant mieux,nous ne serons pas ralenti.

Il s'approcha de son cheval et lui caressant la crinière poursuivit.

- Elle s'appelle "Znama", c'est une bonne jument. Elle est fière et orgueilleuse, parfois têtue mais est très intelligente. Peut-être la plus intelligente du royaume. Je vous la confie. Veillez sur elle car elle, elle veille sur vous.

Montant sur un des chevaux de ses hommes, le dernier disponible, il s'adressa a eux.

-Bon, toi et Manim vous venez avec nous.  Kashi je te laisse avec le cochet et les suivantes de sa majesté, nous n'avons pas assez de cheval pour amener tout le monde. Retournez sur vos pas et réparez le carrosse. Nous nous allons tenter d'atteindre le hameau. Si nous ne le pouvons nous dormirons a la belle étoile.

Il fixa malicieusement la princesse en prononçant ses mots et reprit a son intention.

- Bon et bien si vous voulez voir du paysage vous allez être servie. Znama a l'air de beaucoup vous appréciez. On y vas a votre rythme. Hue !

Il parti au trot, restant aux côtés de la jeune femme. Veillant sur ses gestes bien qu'il n'avait rien a y redire. Ses deux gardes ouvrait la marche.

Après avoir chevauché un instant dans le silence il lui adressa la parole, sur un ton cordial, afin de rendre le voyage moins long, surtout pour elle qui ne devait pas être habitué a ses longues chevauchées.

- Comment trouvez vous le paysage de votre futur royaume, majesté ? Est-ce aussi beau que vos lointaines contrées ? Cela doit être étrange pour vous d'être si loin de chez vous ?

Le soleil commençait déjà a entamer sa chute dans le ciel après être monté a son zenith, jouant avec les ombres des branches qui s'allongeait tels des créatures terribles, les oiseaux ci-et-là prenaient leurs envols à leurs passages. Il lui semblait qu'ils étaient ici perdus, chevauchant vers le néant, tels des aventuriers en un monde inconnu...Il inspira un bon coup, comme pour fixer ce moment dans sa mémoire. Il se sentait bien ici. La nature était le seul endroit ou il se sentait vraiment être lui.

Il se hasarda a une question plus personnelle tandis que le cortège prenait a droite sur un chemin en pente.

- Avez vous déjà rencontré sa Majesté votre futur époux avant cette rencontre ? C'est un brave roi. Et puissant. Votre vie sera surement semblable a ces contes de fées qu'on lit aux enfants.
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Mar 5 Juil - 20:32

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
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Était-ce un message subtil, que le chevalier essayait de lui faire passer, en parlant ainsi de sa jument ? Si c’était le cas, le capitaine de la garde avait une finesse d’esprit et un sens de l’humour plus aiguisé que Sauraï aurait bien voulu lui accorder en première intention. Quoi qu’il en soit, il semblait sérieusement être attaché à son animal, et pour cela, il gagnait en estime aux yeux de la princesse étrangère.

Dans son caprice, ce que la brune à la crinière bouclée n’avait pas anticipé, c’était qu’ils repartiraient moins nombreux, et que ses deux suivantes faisaient partie des personnes qui resteraient derrière. Sans surprise, le regard de Nahima s’assombrit à l’annonce de cet état de fait par le chevalier.
Sauraï se doutait de ce que pouvait penser sa duègne. Quelles que soient les manières de cet étrange pays, de là où elles venaient, une jeune zeynate ne se déplaçait jamais sans un chaperon dûment approuvé par un parent de ladite jeune fille ou son tuteur légal. En l’espèce, c’était Ichâm qui assurait la fonction de tuteur pour le voyage, et qui avait délégué, pour ce dernier tronçon de trajet, la tâche à Nahim. La caravane les talonnait, de quelques heures à peine. Ichâm rejoindrait certainement sous peu la malheureuse épave du carrosse qu’elle allait abandonner – sans aucun regret. Mais en attendant, il était inenvisageable de laisser la jeune promise – à un roi, pour couronner le tout – seule avec un homme, et cætera, et cætera. Elle vit sa suivante s’empourprer et s’apprêtait à protester. Elle s’empressa de la couper, d’une voix ferme mais calme, dans sa langue natale. Elle n’avait pas besoin de faire profiter de tout l’échange à l’assemblée présente en ces lieux.

- Je sais ce que tu vas me dire, ma chère Nahima. Mais Ichâm m’a confiée à la garde de cet homme. Si tu n’as pas confiance en moi, tu auras confiance en mon protecteur. Que le doigt de la sagesse des Sept se pose sur ton front et que ton esprit s’apaise. Mon honneur sera sauf, et je rejoindrai mon promis comme convenu aux premières heures du jour demain matin. Quant à Aïa et toi, je vous retrouve ce soir. Soit en paix. Il ne m’arrivera rien.

Ou du moins l’espérait-elle sincèrement, sinon quoi elle ne donnait pas cher de sa peau si cela revenait aux oreilles de son père.

- Fière, têtue et intelligente, répéta-t-elle dans sa langue natale en caressant alors l’encolure de sa monture. Toi et moi devrions bien nous entendre, Znama.

Sur ces mots, elle lança la jument au trot. Luggia vint se mettre à sa hauteur. Ils avancèrent ainsi un long moment, en cadence et dans le calme. Au doux rythme du « pataclop, pataclop » des sabots des chevaux, Sauraï se délectait en silence du paysage, et cela lui suffisait. La forêt laissa la place à des plaines, de petites collines et une campagne vallonnée, avant de replonger dans un nouveau sous-bois. Une ou deux fois, elle crût apercevoir des silhouettes sombres. Probablement quelque animal sauvage qu’elle ne connaissait pas encore. La nature était verdoyante, la végétation opulente. Parfois, au loin, on pouvait apercevoir le filet de fumée d’une cheminée d’une chaumière isolée. A d’autres moments, le dense couvert végétal limitait la visibilité au strict nécessaire.
Le soleil continuait, imperturbable, sa course céleste au firmament. Au bout d’un certain temps, qu’elle n’aurait su véritablement qualifier, Luggia lui adressa une nouvelle fois la parole. Le chevalier taiseux était-il d’humeur badine ? Se pouvait-il que l’épisode du carrosse lui soit enfin passé pour qu’il décide d’engager la conversation de la sorte ?
Peu importait le motif, Sauraï fut agréablement surprise de le savoir de meilleure composition.

- C’est magnifique, mais très… différent, commença Sauraï, s’exprimant posément pour éviter de trébucher sur les mots comme sur les cahots d’une route. Du sable. Beaucoup de sable. Du désert, des rochers. Et au milieu, un miracle. De l’eau, de la vie. Ma terre est une terre d’extrêmes. Les hommes et les femmes qu’elle forge ont en eau la puissance du désert, et l’équilibre de l’eau sans laquelle nous ne sommes rien. Nous rendons grâce à la nature pour ses bienfaits, et nous savons de quoi nous lui sommes… redevables.

Elle fit une pause, momentanément perdue dans ses pensées.

- Ici il y a l’abondance. Et pourtant votre terre respire une certaine forme de violence viscérale. Comme s’il y avait assez pour tous, mais que malgré cela, ce n’était pas suffisant. Vous comprenez ?

Moins à l’aise avec cette langue qui n’était pas la sienne, Sauraï avait un peu de mal à exprimer clairement ses idées. Elle espérait simplement que ce qu’elle racontait n’était pas trop incompréhensible pour son interlocuteur. Il y avait le sujet de la langue, mais aussi celui de l’émotion qu’elle ressentait, qu’il lui était difficile de traduire en mots.
Elle était toujours en train de ruminer ses pensées quand la nouvelle question du chevalier la prit quelque peu par surprise.

- Non, je n’ai pas encore eu ce plaisir, répondit-elle avec un sourire sincère.

Personne ne l’avait forcée à accepter son mariage. Son père le lui avait proposé, mais l’avait laissée libre de sa décision. Sauraï savait ce qui était attendu d’elle et de son rang, et surtout, il lui semblait que c’était politiquement la plus sage des choses à faire pour son royaume. Pour ce qui était de l’amour, elle faisait partie de ces gens qui étaient convaincu que l’amour pouvait naître progressivement, sans nécessairement ressentir un « coup de foudre ». Pour l’immense majorité, il se construisait au fil du temps, à mesure que l’on apprenait à se connaître, à s’apprécier, puis à s’aimer. Le coup de foudre au premier coup d’œil, c’était le genre de balivernes que l’on servait aux jeunes filles dans les contes, justement.

- Je ne crois pas aux contes de fées, messire. Avez-vous d’ailleurs déjà réalisé que les contes de fées s’arrêtaient généralement au mariage des protagonistes, sire Valil ?

Sauraï hésita quelques instants avant de reprendre la parole.

- Vous me dites que c’est un roi brave et puissant. Est-ce un homme bon ?
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