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Beloved
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allo

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Johan Müller
J'avais 31 ans au moment de ma mort et je vivais dans une petite ville, de Djibouti. Dans la vie, j’étais médecin humanitaire et je m'en sortais bien, je n'y pensais pas en général. Sinon, à cause de mon boulot trop prenant, j’étais célibataire et je vivais pas trop mal.

+ Il a été adopté à l'âge de sept ans alors qu'il tentait de survivre dans un orphelinat en Estonie + Il a grandi en Suisse, à Genève + Il s'est engagé dans l'humanitaire dés qu'il a eu son diplome de médecin anesthésiste, réanimateur. C'était important pour lui de venir en aide aux plus pauvres, comme on lui était venu en aide + Il était trop occupé par son travail pour prendre le temps de construire une vraie relation + Il est mort lors de l'attaque de son dispensaire


Daniel Bederov :copyright:️ bazzart

Je l'écoutais parler, sirotant ma tasse de café en silence. Il semblait vraiment sincère et regretter les jugements qu'il avait porté dans le passé. Je pouvais bien lui donner une chance. Après tout il était sensé être mon âme soeur. Si on était ensemble, c'était qu'on pouvait s'entendre un minimum ensemble. Mais être un couple, ça j'en doutais de plus en plus. Il faudrait que je questionne Janet à ce sujet, voir même Mickael. Est ce qu'Oliver pouvait être mon âme soeur sans que... sans qu'on soit en couple tous les deux? Je pouvais très bien passé l'éternité sans sexe. Enfin... j'avais déjà passé une bonne partie de ma vie sur terre en temps que célibataire. Me mettre avec quelqu'un, passer du bon temps et faire autre chose que bosser et aider les autres, ça n'avait jamais vraiment été ma priorité. Mais je ne savais pas pourquoi, je ressentais un petit pincement au coeur à l'idée de ne pas pouvoir connaitre ça. A ce qu'Oliver et moi, ne soyons que des amis et que jamais je ne puisse avoir la chance de connaitre l'amour véritable. Ca n'avait pas été ma priorité mais... je commençais à me dire que j'avais peut être eu tord de ne pas en profiter tant que je le pouvais.

Je hochais doucement la tête alors qu'il me parlait de faire une activité à deux, pour apprendre à se connaitre. Il n'avait pas tord. Et ça me ferait du bien d'apprendre à être un peu plus oisif aussi. Je découvrais tout ça en arrivant ici. Je n'avais jamais appris à prendre du temps pour moi. On avait nos travers tous les deux et pourtant la vie avait décidé qu'on était des personnes assez bien pour venir au bon endroit.

- On pourrait aller se balader un peu. J'ai entendu des personnes dire qu'il y avait des randonnées sympa à faire. On peut se prendre un pique nique et aller déjeuner quelque part en pleine nature. Au bord du lac je pense.

On pourrait discuter tout en marchant. On pourrait profiter de la vue, se détendre au milieu de la nature. Ca me semblait une bonne idée pour passer un moment ensemble et discuter.

Je terminais mon café, attendant sa réponse. Il ne me semblait pas vraiment être du genre à faire des randonnées en pleine nature mais bon.. il m'avait promis de faire des efforts.



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Maddy'n
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Oliver Kõva
J'avais 32 ans au moment de ma mort et je vivais à Tallinn, en Estonie. Dans la vie, j’étais serveur et je m'en sortais mal, obligé de flirter avec l’illégalité pour vivre. Sinon, à cause de mon sale caractère, j’étais célibataire et je suppose que peu de gens regrette ma disparition.

+ Il s’est enfui de chez lui à 18 ans, fuyant ses parents qui le battaient. + Il enchainait les petits boulots pour vivre, notamment ceux de serveurs. + N’arrivant pas à s’en sortir, il a passé un peu de drogue, mais n’en a jamais consommé. + Il n’a jamais vraiment réussi à se sentir intégré où que ce soit. + Il se moque des gens trop intelligents, trop sérieux, mais en réalité, il se sent en position de détresse face à eux. + Il a tendance à justifier ses mauvais choix par son enfance difficile. + Il a prit mille fois des résolutions pour changer, qu’il n’a jamais tenues. + Il est mort renversé par une voiture.


Theo James :copyright:️ Sweet Disaster
Ça aurait été le comble qu'il refuse ma proposition après la scène qu'il m'avait faite hier, mais on ne savait jamais. Après tout, rien ne l'empêchait de changer d'avis. Il pouvait très bien renoncer à faire preuve de souplesse et de bienveillance avec moi ou décider de devenir mon pire cauchemar. Après tout, me faire retomber dans mes pires travers ne semblait pas si difficile. Même si je n'étais pas aussi violent ou agressif que sur terre, être altruiste ou bienveillant me demandait encore de la réflexion, des efforts, ce qui ne devrait pas être le cas si j'étais une bonne personne. Comme lui, comme les autres dans ce quartier. Mais je pouvais essayer de le devenir. Je ne savais pas si ça changerait quelque chose si on venait à découvrir la vérité sur moi, mais ça me donnerait meilleure conscience. Et puis ça rendrait ma présence moins insupportable pour Johan. Lui n’avait pas mérité de passer l’éternité avec un abruti comme moi à ses côtés.

Sa proposition de faire un pique-nique ne m’enchante qu’à moitié, trouvant cela encore un peu trop intime pour moi, mais je ne pouvais pas refuser. « Va pour une balade et un pique-nique près du lac alors. Janet ! » J’appelle la jeune femme ‘pas une femme’ pour nous aider à préparer le nécessaire, notamment le déjeuner. Des petits hors d'œuvre, des sandwichs, bref des choses simples à manger sur place. Je me tourne vers Johan pour le questionner, savoir si ça lui convenait. « Il y a des choses que tu ne manges pas ? Auxquelles tu es allergique ? » Je marque un moment de réflexion réfléchissant à ma propre question. Est ce qu’on pouvait être malade ici ? Avoir des allergies ? Si Johan n’avait pas eu la gueule de bois en buvant, je suppose qu'aucun mal physique ne pouvait vraiment nous toucher. Si ? J’étais confus. « T’étais vraiment bourré hier ou ce genre de choses ne peuvent plus nous arriver ici ? » Je n’arrivais pas à le déterminer et il n’était pas question d’essayer pour le découvrir par moi-même. « Tu penses qu’on peut aimer des… aliments qu’on détestait sur Terre ? » J’avais failli dire ‘choses’, mais j’avais peur qu’il pense que je faisais référence à sa sexualité ou ce genre de chose et que cela provoque un quiproquo sur mes intentions et rendent ma promesse de faire des efforts malhonnête.

On continue de rassembler tout le nécessaire avec l’aide de Janet, ce qui rend la préparation de notre journée très rapide. « Je pense qu’on a tout. On a plus qu’à se préparer et y aller. » S’habiller en conséquence, prendre de bonnes chaussures, et je suppose que ça serait suffisant.
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Beloved
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Johan Müller
J'avais 31 ans au moment de ma mort et je vivais dans une petite ville, de Djibouti. Dans la vie, j’étais médecin humanitaire et je m'en sortais bien, je n'y pensais pas en général. Sinon, à cause de mon boulot trop prenant, j’étais célibataire et je vivais pas trop mal.

+ Il a été adopté à l'âge de sept ans alors qu'il tentait de survivre dans un orphelinat en Estonie + Il a grandi en Suisse, à Genève + Il s'est engagé dans l'humanitaire dés qu'il a eu son diplome de médecin anesthésiste, réanimateur. C'était important pour lui de venir en aide aux plus pauvres, comme on lui était venu en aide + Il était trop occupé par son travail pour prendre le temps de construire une vraie relation + Il est mort lors de l'attaque de son dispensaire


Daniel Bederov :copyright:️ bazzart

J'attendais sa réponse, me demandant bien ce qu'il allait choisir. Au premier abord j'aurais dit que les randonnées et les pique nique ce n'était pas vraiment son truc. Je l'imaginais plus comme un gars de la ville que comme quelqu'un aimant se perdre dans la nature. Je pensais même qu'il allait refuser. Mais je savais aussi qu'il m'avait promis de faire des efforts, d'essayer de faire un pas avec moi. Ca serait compliqué pour lui de tenir sa promesse et de refuser la première proposition que je lui faisais. Et comme je m'y attendais il accepta, non sans un air assez... résigné sur son visage. Tant pis, moi j'avais bien besoin d'une petite balade, de prendre le temps de flaner dans la nature. Cela faisait beaucoup trop longtemps que je n'avais pas fait ça.

Je l'aidais à préparer, ou plutôt à choisir ce qu'on voulait pour notre pique nique et laisser Janet nous le préparer. Ca avait quand même plutôt du bon ce côté là. Je secouais doucement la tête alors qu'il me parlait d'allergie. Je n'en avais jamais. En fait j'étais même en parfaite santé avant de mourir.

Je laissais échapper un petit rire à la question de mon état d'ivresse de la veille.

- Si si j'étais bourré. Et je dois avouer que j'étais plus content de réussir à me saouler, j'avais peur que ça ne soit pas le cas. De ne pas pouvoir m'oublier dans l'alcool...

Hier soir je voulais tout oublier. Oublier le fait que mon âme soeur était dégoutée par moi, que j'étais enchainé à lui pour l'éternité, que je ne pourrais jamais véritablement connaitre l'amour vu que celui qui était sensé m'aimer ne le faisait pas.

- Et je suis encore plus heureux de voir que je n'ai pas la gueule de bois.

Nouvel éclat de rire de ma part. Ca c'était un des mauvais côtés de l'alcool qui ne me manquait pas du tout pour le coup. On était morts donc en toute logique on ne pouvait pas être malade. Je me demandais cependant si on pouvait encore se blesser. Que se passerait il si l'un de nous se faisait décapiter? On était mort on ne pouvait pas mourir une deuxième fois quand même? Notre tête se recollait elle d'elle même? Berk... je préférais ne pas y penser en fait. C'était un peu trop dégueulasse comme idée.

Je l'écoutais parler, méditant ses interrogations, un peu moins dégoutantes que les miennes.

- Je ne pense pas que nos gouts changent. J'aime toujours autant mon café le matin. Je pense que ce qu'on aimait reste toujours, pareil pour ce qu'on n'aimait pas. Mais c'est comme tout dans la vie, nos gouts peuvent évoluer avec le temps.

Il s'était rattrapé pour ne parler que des aliments mais j'avais bien deviné l'autre question qu'il sous entendait. Etait il possible qu'il change d'avis un jour? Qu'il puisse se mettre à aimer les hommes? Je préférais ne pas trop y croire pour le moment. Je ne voulais pas être déçu si cela n'arrivait jamais.

Je me rendis dans ma chambre pour enfiler une confortable tenue de randonnée. J'enfilais ensuite l'un de nos deux sacs avec le repas avant de le rejoindre pour me mettre en route. Il faisait beau, un soleil radieux, comme tous les jours, le chemin était magnifique. Je profitais comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps.

- Dis moi... c'était ton genre de faire des rando avant?

Je lui fis un petit sourire avant de continuer.

- Je suis sur que non. Alors dis moi, c'était quoi ton truc?


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Maddy'n
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Oliver Kõva
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+ Il s’est enfui de chez lui à 18 ans, fuyant ses parents qui le battaient. + Il enchainait les petits boulots pour vivre, notamment ceux de serveurs. + N’arrivant pas à s’en sortir, il a passé un peu de drogue, mais n’en a jamais consommé. + Il n’a jamais vraiment réussi à se sentir intégré où que ce soit. + Il se moque des gens trop intelligents, trop sérieux, mais en réalité, il se sent en position de détresse face à eux. + Il a tendance à justifier ses mauvais choix par son enfance difficile. + Il a prit mille fois des résolutions pour changer, qu’il n’a jamais tenues. + Il est mort renversé par une voiture.


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Donc c’était bel et bien possible d’être bourré ici. Je ne savais pas vraiment si c’était une bonne nouvelle ou non pour moi. J’avais plutôt tendance à avoir l’alcool mauvais sur Terre, alors l’idée que ça puisse se voir ici risquait de mettre en péril ma place. Ce qui était bien dommage, car se bourrer allégrement sans avoir à craindre la gueule de bois le lendemain était le rêve de tout un âge qui passait bien trop de temps à sortir. Et j’aurais d’ailleurs adoré découvrir ça. Que ce soit sur Terre ou ici, c’était vraiment un rêve devenu réalité. Dommage que j’ai à faire preuve de maîtrise de moi-même et de mes tares. « Tu m’étonnes. Tous les fêtards sur Terre ne rêvent que de ça. Finalement, le bon endroit mérite sa réputation. » La possibilité de se noyer dans l’alcool sans être malade comme un chien le lendemain, c’était vraiment le bonheur.

Je suppose donc qu’il n’était pas possible pour nous d’être malade d’une quelconque façon. Que ce soit à cause d’un coup de froid ou d’une intoxication alimentaire. En même temps, ce genre de chose ne manquait probablement à personne et devait soulager grandement les hypocondriaques. Pas de virus, pas de bactéries. Je ne pensais pas en être capable, mais finalement, je commençais à vraiment me passionner pour cet endroit et son fonctionnement.  Ne manquait plus que je me passionne pour ses résidents et peut-être que je pourrais embrouiller suffisamment les esprits pour ne plus attirer l’attention. Il resterait Johan, mais je pense qu’avec du temps, je finirais par trouver une solution avec lui.

Chacun dans sa chambre à se changer pour se préparer, je me demandais comment ça se passait chez d’autres. Est ce qu’il y en avait d’autres pour qui ce lien était difficile à accepter ? A apprivoiser ? Est ce que certains avaient embrassé cette relation immédiatement ou au contraire la tendance était un peu plus dans la réserve ? Si Johan voyait que d'autres rencontraient aussi des difficultés, peut-être qu'il serait plus patient avec moi. Je secoue la tête. Ce n'était pas le moment de réfléchir ainsi. C'était à moi de faire des efforts avec lui avant tout. Je lui avais promis. Même si je ne savais pas depuis quand je tenais mes promesses.

Je redescends dans le salon dans lequel il me rejoint après quelques minutes. Et on se met en route. Chacun un sac sur le dos, on avance tranquillement, sans réelle pression ou objectif. Je suppose qu’on s’arrêterait lorsqu’on trouverait un endroit où s'installer qui nous plairait. Le trajet est l’occasion pour lui de me questionner, d’en savoir plus sur moi, et suite à notre discussion un plus tôt, je me décide à lui répondre le plus honnêtement possible. « Pas du tout. Je n’en faisais jamais. Mais j’aimais bien aller marcher le long des plages. Ou nager. Nager c’est mon truc si tu veux tout savoir. C’est sûrement pour ça qu’on a une piscine. » J’avais remarqué que tout le quartier n’en possédait pas, c’était sûrement quelque chose de spécifique à nous. « Et toi ? C’était quoi ton truc alors ? Le tourisme ? T’as dû pas mal voyager avec tes missions. T’as pu en profiter un peu ? »
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Beloved
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J'avais vu juste. Ce n'était pas vraiment son genre de se balader comme ça en pleine nature. Mais j'étais surpris de l'entendre parler de balade en bord de mer. Je n'aurais pas cru qu'il puisse faire quelque chose de ce genre. Pour la piscine je comprenais un peu mieux en effet. Je m'étais dit qu'il était là pour faire joli avec la maison. Ca ne me dérangeait pas. J'aimais bien l'idée de pouvoir aller nager et me détendre au bord de l'eau. Ce n'était pas vraiment quelque chose que j'avais pris le temps de faire de mon vivant mais j'en profitais désormais. J'apprenais à prendre le temps d'apprécier la vie maintenant que j'étais mort, ce qui était assez ironique.

Je secouais la tête en lâchant un petit rire quand je l'entendis parler de ce qui pouvait être mon truc. Le tourisme... ça n'avait jamais vraiment été le truc de mes parents. On allait toujours aux même endroits pendant les vacances. L'éternel même chalet pour skier l'hiver. Et la même villa en Sicile l'été pour profiter de la plage. Ce n'était pas vraiment eux qui m'avaient donné le gout du voyage. Et en vérité si j'avais été bosser à l'autre bout du monde ce n'était pas pour l'envie de voyager mais plutôt pour celle de venir en aide aux peuples moins favorisés que moi.

- Ce n'était pas vraiment mon truc non le tourisme. Je n'ai jamais eu le temps d'aller visiter les villes dans lesquels j'allais bosser. Il y avait beaucoup trop de travail pour ça.

Je ne pouvais pas me permettre d'être oisif et de faire du tourisme. Il y avait tellement de personnes à qui venir en aide. Les petits dispensaires dans lesquels je travaillais étaient toujours saturés. Je n'avais pas de repos. Quand j'avais un peu de temps je le mettais à profit pour aller chercher du matériel médical, m'occuper des enfants de la région.

- Mon truc c'était mon boulot. J'y passais toute ma vie.

Je n'avais eu que ça mais qu'est ce que j'avais pu aimer cette vie.

- Ca me manque. J'ai l'impression de tourner en rond ici, de ne pas toujours savoir quoi faire. Je n'ai jamais appris à juste... trainer... profiter. J'essaye d'apprendre moi aussi tu vois.

Je lui fis un petit sourire.

- Je suis loin d'être parfait. Mais bon, on n'est pas des mauvais gars. Sinon on ne serait pas ici.

C'était ce que je me répétais pour me rassurer. C'était ce que je me disais pour Oliver aussi. Il n'était pas un mauvais gars. Ce n'était pas sa faute s'il avait été élevé ainsi. Parce que si ça avait été vraiment un pur connard, il ne serait jamais venu au bon endroit.

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+ Il s’est enfui de chez lui à 18 ans, fuyant ses parents qui le battaient. + Il enchainait les petits boulots pour vivre, notamment ceux de serveurs. + N’arrivant pas à s’en sortir, il a passé un peu de drogue, mais n’en a jamais consommé. + Il n’a jamais vraiment réussi à se sentir intégré où que ce soit. + Il se moque des gens trop intelligents, trop sérieux, mais en réalité, il se sent en position de détresse face à eux. + Il a tendance à justifier ses mauvais choix par son enfance difficile. + Il a prit mille fois des résolutions pour changer, qu’il n’a jamais tenues. + Il est mort renversé par une voiture.


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Pas le tourisme. Le travail. Décidément, on n'avait vraiment rien en commun, lui et moi. Pour sûr que si j’avais été médecin et que j’avais eu les moyens de quitter le pays d’une quelconque manière, le travail n’aurait pas été ma priorité. Jamais. Mais bon, les médecins, ils faisaient ça avant tout par vocation, envie d’aider les autres. Parce qu’ils étaient altruistes, ce que je n’étais pas. Ce dont je ne suis pas sûr que j’aurais été même si la vie ne m’en avait pas autant fait baver. Ma conversation avec lui avait remis en doute ce genre de pensées. Celles avec lesquelles je me consolais, en me disant que c’était normal si j’avais merdé de mon vivant, que c’était parce que mes parents ne m’avaient pas aidé, qu’ils avaient raté mon éducation et que tout était de leurs fautes. Des excuses avec lesquelles je m’étais bercé, créant une douce illusion pendant des années avant que Johan ne la remette en cause. À juste titre, surement, mais maintenant, j’allais devoir trouver autre chose pour justifier être un abruti. Même je devais m’efforcer avant tout de ne pas l’être. « Et t’as pas l’impression d’être passé à côté de plein de choses comme ça ? A tout le temps travailler ? » Je pouvais comprendre, que pour lui le travail pouvait être prenant, passionnant, mais est-ce qu’il n’avait pas loupé un tas de choses à vivre ainsi ? Comme j’en avais loupé des tas à vivre comme un con. « Pourtant c’est pas les activités qui manquent. Mais tu peux sûrement demander à Michaël de travailler. Certains le font. Enfin, pas comme médecin, mais si tu veux te trouver une nouvelle vocation, c’est peut-être le moment. » Certains continuaient de pâtisser ou de cuisiner dans le quartier, je suppose que ceux pour qui c’était vital pouvaient continuer à s’occuper ainsi. C’était loin d’être mon cas, mais quelque part, plus Johan s’occupait, moins je l’aurais sur le dos. On était gagnants tous les deux.

On marche pendant de longues heures, ou en tout cas ce qui me paraît l’être, suivant le chemin qui se dessine à travers les collines vertes du quartier. C’était quand même incroyablement bien pensé, tout ce paysage autour du quartier, nous laissant de quoi nous promener et profiter de la nature. Je repère un plateau et quitte le chemin de terre, traversant l’herbe verte pour me laisser tomber dedans un peu maladroitement. « Je pense qu’on sera très bien ici pour faire une pause. » J’aurais bien dit que j’avais faim, mais l’endroit rendait ce genre de manque tout à fait raisonnable, donc ce n’était jamais vraiment une façon de nous alerter sur le temps qui passait ou nos besoins. Je défais mon sac à dos et étend une grande toile de tissus sur laquelle nous asseoir, même si mes fesses étaient déjà dans l’herbe. Mais ce n’était pas si grave, après tout, je n’avais jamais vraiment été précieux ou trop soucieux de mon apparence. « Alors ? Nouvelle passion pour la randonnée maintenant ? » Je questionne Johan alors qu’il prend place à côté de moi. Les paysages étaient sublimes, et même moi je pouvais y prendre goût à ces nouveaux plaisirs, même si je trouvais l’absence d’un point d’eau naturel dommage. « Mais sinon, t’en fais pas, je suis sûr que tu te trouveras de nouvelles passions dans les prochains temps. Et puis avec toutes les nouvelles personnalités du voisinage, je pense que beaucoup ne tarderont pas à essayer d’initier du monde à de nouvelles activités. Genre des clubs de lecture, de peinture ou que sais-je. »  
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Beloved
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« Et t’as pas l’impression d’être passé à côté de plein de choses comme ça ? A tout le temps travailler ? »

Ca c'était LA question. Je n'avais pas eu l'impression de passer à côté de ma vie quand j'étais encore vivant. J'adorais mon travail. C'était même plus qu'un travail pour moi, c'était une vraie passion. C'était même devenu toute ma vie. J'étais heureux de ma vie comme elle était. Alors maintenant que je me trouvais avec autant de libre, tellement de possibilités d'être oisif, de juste profiter de loisirs sans avoir à me mettre au service des autres, je me sentais... démuni.

Alors je me contentais de hausser vaguement les épaules pour chasser ce sujet de discussion. Ca me mettait mal à l'aise. Je n'avais pas vraiment l'impression d'avoir raté ma vie. J'avais dévoué ma vie aux autres. J'avais traversé des moments difficiles mais j'avais aussi vu les sourires, la joie, l'espoir que j'avais pu apporter aux autres. Ca n'avait pas de prix tout ça. Peut être que je passais pour un coincé, un bourreau de travail qui n'avait pas de vie, mais je l'aimais comme elle était ma vie.

Je hochais la tête avant de m'installer avec lui dans l'herbe. Je souris à sa remarque sur une possible passion pour la randonnée.

- Pourquoi pas? C'est plutôt agréable.

Mais je savais déjà que je ne pourrais pas partir faire des randonnées seul. J'avais besoin de me sentir accompagné. J'avais envie de partager tout ça avec quelqu'un. L'idée de pouvoir avoir une âme soeur à mes côtés avait changé quelque chose en moi. Je commençais à me dire que, merde, la vie était quand même plus agréable si je pouvais la partager avec quelqu'un à mes côtés.

Je commençais à manger, souriant légèrement en écoutant ses paroles. Je me permis même un petit rire en l'entendant parler de club de lecture ou de peinture.

- Pour la peinture je vais passer mon tour. Je suis vraiment trop nul en dessin. Club de lecture je ne sais pas... pourquoi pas.

J'attrapais un des sandwichs et commençais à le manger tout en réfléchissant à ce qu'il venait de me dire.

- Je crois qu'il y en a qui organisent des ateliers cuisine en ville. Ca pourrait être sympa d'y aller non? Ca nous permettrait de voir du monde et d'essayer de nouvelles choses.

Je n'avais jamais pris le temps d'apprendre à cuisiner dans mon ancienne vie alors je me disais que ça pourrait être agréable. Je commençais à m'emballer avant de me rendre compte de ce que j'avais fait. On n'était pas des âmes soeurs lui et moi. Il avait du y avoir une erreur. Nous n'avions rien à faire ensemble. Il était là. On essayait de passer du temps pour apprendre à se connaitre, mais je sentais bien à quel point il se forçait. Alors là avec ma proposition j'avais clairement le sentiment d'abuser.

- Désolé. Je ne voulais pas... enfin... je testerais ça tout seul ne t'en fais pas. Ne te sens pas obligé de venir.

Ca serait moins agréable mais je devrais me faire à l'idée. J'allais passer l'éternité seul.



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Oliver Kõva
J'avais 32 ans au moment de ma mort et je vivais à Tallinn, en Estonie. Dans la vie, j’étais serveur et je m'en sortais mal, obligé de flirter avec l’illégalité pour vivre. Sinon, à cause de mon sale caractère, j’étais célibataire et je suppose que peu de gens regrette ma disparition.

+ Il s’est enfui de chez lui à 18 ans, fuyant ses parents qui le battaient. + Il enchainait les petits boulots pour vivre, notamment ceux de serveurs. + N’arrivant pas à s’en sortir, il a passé un peu de drogue, mais n’en a jamais consommé. + Il n’a jamais vraiment réussi à se sentir intégré où que ce soit. + Il se moque des gens trop intelligents, trop sérieux, mais en réalité, il se sent en position de détresse face à eux. + Il a tendance à justifier ses mauvais choix par son enfance difficile. + Il a prit mille fois des résolutions pour changer, qu’il n’a jamais tenues. + Il est mort renversé par une voiture.


Theo James :copyright:️ Sweet Disaster
Installé dans l’herbe, j’ai presque envie de m’allonger et de rester ici pour les prochaines heures, prendre un bain de soleil. C’était tentant. Même si on avait la terrasse et la piscine pour cela, ce n’était pas pareil que d’être au milieu de la nature. La mer et les plages allaient définitivement me manquer avec le temps, mais peut-être qu’il y avait un moyen d’y passer une journée de temps à autre, en demandant à Janet. Quelque part, cet endroit semblait un peu fermé pour le paradis. Ce n’était pas vraiment ce que j’avais imaginé. Et en même temps, heureusement que je n’avais pas trop imaginé à quoi ressemblerait la vie après la mort, parce que sinon, je pense que j’aurais peut-être été un peu déçu avec tous ces gens sérieux et bien meilleurs que moi, à tous les niveaux. Mais quand je pensais à l’enfer que je venais d’éviter, c’était tout à fait acceptable. Une perfection relative en soit, mais quand même.

Nos provisions déposées entre nous, je le taquine sur la découverte d’une nouvelle passion. Pour ma part, je pourrais passer l’éternité à me contenter du minimum, sans regretter de ne pas avoir de travail ou d’activité quotidienne. Cette vie, simple, sans but particulier, me convenait, à moi, après des années à lutter contre tout et n’importe quoi. A priori, pas d’activité artistique pour Johan, ce qui n’était pas plus mal. Je n’y connaissais rien, et s’il venait me demander mon avis, c’était certain qu’on ne réussirait jamais à vraiment s’entendre lui et moi. Le champ des possibles semble se réduire doucement dans son esprit, pour quelque chose de plus simple, utile, avouons-le, même s’il semblait quand même avoir du mal à imaginer une activité sans moi. Et je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. Qui ne voudrait pas passer du temps avec son âme-sœur en sachant qu’il en possédait une ? Moi, mais parce que j’étais un cas à part. Je n’étais pas supposé être là, et je savais - ou je l’avais décidé - que Johan n’était pas mon âme-soeur. « Arrête Johan, c’est exactement ce que tu voulais dire, et t’as le droit. Je t’interdis pas de vouloir passer du temps avec moi, comme je ne vais pas te dire non à chaque fois par simple esprit de contradiction. Je veux juste pas que… » Qu’il se fasse de fausses idées entre nous et espère qu’on aurait un jour une éternité de couple comme si tout était normal. « … Qu’on soit sous pression tout le temps à cause de ça toi et moi. » Parce qu’il serait déçu en plus de ma façon d’être en couple le pauvre garçon. « Mais si tu me promets que ça ne sera pas un atelier spécial vegan, alors je veux bien t’accompagner. Et si personne ne juge notre cuisine. J’ai pas envie d’entendre certains se vanter d’avoir déjeuner dans les plus grands restaurants du monde ou je ne sais quoi. » Je les voyais déjà, celles et ceux comme Jessica qui se vanteraient d’avoir déjà goûté la meilleure cuisine du monde et que rien ne serait jamais aussi bon.

Sandwich entre les mains, je croque un morceau et me rends compte à quel point ils sont délicieux. Rien n’était donc mauvais ici ? Avec un peu de chance, ça rendrait un peu plus acceptable mes talents de cuisinier. « D’ailleurs, autant te prévenir, j’ai jamais été très bon en cuisine. Je me suis toujours contenté de préparer les plats les plus simples au monde. Mais l’avantage c’est que je sais faire des pâtes parfaitement al dente. Et je ne suis pas un trop mauvais commis non plus. J’ai au moins appris ça sur Terre. » A défaut de ne pas avoir appris bien d’autres choses comme la tolérance ou la bienveillance. Ce dont je commençais à prendre conscience ici.

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Beloved
Beloved
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allo

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Johan Müller
J'avais 31 ans au moment de ma mort et je vivais dans une petite ville, de Djibouti. Dans la vie, j’étais médecin humanitaire et je m'en sortais bien, je n'y pensais pas en général. Sinon, à cause de mon boulot trop prenant, j’étais célibataire et je vivais pas trop mal.

+ Il a été adopté à l'âge de sept ans alors qu'il tentait de survivre dans un orphelinat en Estonie + Il a grandi en Suisse, à Genève + Il s'est engagé dans l'humanitaire dés qu'il a eu son diplome de médecin anesthésiste, réanimateur. C'était important pour lui de venir en aide aux plus pauvres, comme on lui était venu en aide + Il était trop occupé par son travail pour prendre le temps de construire une vraie relation + Il est mort lors de l'attaque de son dispensaire


Daniel Bederov :copyright:️ bazzart

Et voilà encore une autre claque en pleine gueule. J'avais déjà le sentiment de marcher sur des oeufs avec lui. Je savais déjà que tout ce que je pouvais dire pouvais être mal interprété mais là c'était encore pire. Il me confirmait qu'il prenait mal tout ce que je disais. La moindre de mes paroles anodines était mal prise. Ce n'était pas seulement comme si il était gêné par le fait que son âme soeur soit gay. Il semblait clairement me détester. Et je ne savais même plus comment faire pour tenter d'arranger les choses.

Je restais dans mon coin, mâchonnant mon sandwich tout en l'écoutant. Je ne comprenais plus rien. Il m'envoyait sur les roses quand je lui parlais, me disant clairement qu'il ne comptait pas passer tout son temps avec moi. Et à l'entendre, il avait même l'air de sous entendre que moins de temps il passait avec moi et plus ça l'arrangeait. Puis ensuite il se remettait à me parler de cet atelier cuisine. C'était vrai qu'il avait eu l'air super emballé à l'idée de passer du temps avec moi... Vu comme il en parlait il n'avait pas l'air d'avoir envie d'y aller tout court.

- J'ai jamais appris à cuisiner de ma vie. Je vivais chez mes parents pendant mes études donc je ne faisais rien. Puis quand j'ai quitté la maison pour avoir mon appart. Je me faisais toujours livré. Mais je n'y suis pas resté longtemps. Peut être deux ou trois mois, le temps de faire les démarches pour partir en humanitaire. Dans le camp je n'étais jamais le préposé à la cuisine. Je faisais même cramer des pâtes.

Je ris légèrement avant de me taire rapidement. Je parlais de moi, comme si ça pouvait l'intéresser d'entendre parler de ma vie. J'étais certainement entrain de m'enfoncer davantage. Il devait me prendre pour un sale petit bourgeois, pourri gâté, qui vivait aux crochets de ses parents et n'avait rien fait de sa vie. L'écart entre notre deux vies devait lui sembler immense. Lui il avait du toujours se débrouiller par lui même et moi... moi j'avais eu la chance d'être adopté par une famille extraordinaire. Sans eux j'aurais certainement fini plus mal que lui j'en avais conscience.

Je finis par soupirer avant de croquer dans mon sandwich. Je réfléchis un instant avant de parler.

- Laisse tomber c'était une mauvaise idée cet atelier. Je suis sur que ça sera plein de gens gonflants qui seront soit beaucoup trop parfait en cuisine et adoreront le montrer. Soit ce seront des nuls comme moi qui se sont fait servir toute leur vie.

Je lui fis un petit sourire avant d'enchainer.

- Tu as raison. On n'est pas obligé de passer tout notre temps ensemble.

J'allais lui foutre la paix et me résoudre à l'inévitable. Mon âme soeur me détestait. Je ne vivrais jamais heureux pour toujours avec ma moitié. L'éternité aussi seul que je l'avais été sur terre... même plus seul que je ne l'avais jamais été. Ca ressemblait plus à l'enfer qu'au paradis pour moi.

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Maddy'n
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Oliver Kõva
J'avais 32 ans au moment de ma mort et je vivais à Tallinn, en Estonie. Dans la vie, j’étais serveur et je m'en sortais mal, obligé de flirter avec l’illégalité pour vivre. Sinon, à cause de mon sale caractère, j’étais célibataire et je suppose que peu de gens regrette ma disparition.

+ Il s’est enfui de chez lui à 18 ans, fuyant ses parents qui le battaient. + Il enchainait les petits boulots pour vivre, notamment ceux de serveurs. + N’arrivant pas à s’en sortir, il a passé un peu de drogue, mais n’en a jamais consommé. + Il n’a jamais vraiment réussi à se sentir intégré où que ce soit. + Il se moque des gens trop intelligents, trop sérieux, mais en réalité, il se sent en position de détresse face à eux. + Il a tendance à justifier ses mauvais choix par son enfance difficile. + Il a prit mille fois des résolutions pour changer, qu’il n’a jamais tenues. + Il est mort renversé par une voiture.


Theo James :copyright:️ Sweet Disaster
Finalement, le picnic avait été un échec. Si la balade en elle-même avait bien commencé, le reste de la journée avait enchaîné les désillusions. On arrivait définitivement pas à se comprendre, ni à s’entendre, et la tension entre nous semblait avoir fait son retour de la pire façon qui soit. Ce qui ne m’arrangeait pas. Parce que s’il commençait à se poser les bonnes questions, à douter de moi, alors il risquait de rapidement me percer à jour, ce qui pourrait entraîner des conséquences désastreuses. Enfin, pour moi parce que lui… Lui serait sûrement libéré du fardeau que je représentais dans sa vie. Ou plutôt sa mort… Bref ! J’étais clairement dépassé par la situation. Je n’avais aucune vocation ou envie de lui faire du mal ou de continuer à lui imposer cette situation bancale entre nous, mais en même temps, je n’avais pas d’autre choix. Je ne pouvais pas le laisser se faire de fausses idées, ce qui serait sûrement plus cruel que d’avouer la vérité.

On ne s’est quasiment pas parlé les jours suivants, se contentant de se tolérer, comme si on était deux colocataires. Cette situation m’emmerdait, mais peut-être que c’était mieux ainsi, pour nous deux. Jusqu’à ce que le destin s’en mêle à nouveau. Invitation de Jessica pour une soirée, afin de marquer l’anniversaire de je-ne-sais-plus-trop-qui. Là encore, on était loin de mon activité favorite, mais je n’avais pas le choix. Je devais aussi me lier au quartier pour que Michael ne se pose pas non plus de questions sur moi. Même si ça promettait d’être d’un ennui mortel. La première fois, ça s'était révélé un peu intéressant parce que Johan avait accepté de mener l’enquête sur les gens qui nous entouraient pour bitcher ensuite avec moi, mais vu la catastrophe que cela avait causé le lendemain, je doute qu’il accepte de recommencer ce soir. J’allais donc devoir me comporter en adulte, dans mon costume de pingouin, et ce, toute la soirée.

J’ajuste mon nœud papillon dans le miroir de la salle de bain. Finalement, tout cela me paraissait être beaucoup d'efforts. Peut-être que je devrais avouer la vérité à Michael, trouver une solution durable, dans laquelle je n’avais pas à lutter constamment, faire semblant. Je ne sais pas, j’en avais juste marre de réfléchir. Je voulais juste une soirée à ne plus réfléchir, à pouvoir être moi. Une fois prêt, je descends dans le salon pour attendre Johan. Je ne sais pas vraiment si on arriverait à donner le change en publique, mais si on arrivait séparément, c’est sûr que ça soulèverait des questions. « Prêt ? » Que je lui demande lorsqu'il se montre enfin.
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