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Jusqu'à la fin de nos jours.. [PV MonkeyMama]

MonkeyMama
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Sam 20 Aoû - 15:49

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?
James n’avait pas de réaction. Etait-ce bon signe ? Est-ce qu’il était totalement anesthésié ? Shooté par les médicaments ? Miles espérait qu’on lui mettait une dose de cheval. Il en avait besoin. Cette histoire d’y retourner, ça ne lui plaisait pas du tout. Et il fallait croire que sa réaction n’avait pas du tout plu à James puisque ce dernier exigea qu’on le mette dehors. Devant l’infirmière qu’il venait d’appeler… et William au passage. Finalement, si, il avait encore le pouvoir de le faire partir. Miles n’y avait pas pensé et ce n’était pas son genre de ne pas anticiper toutes les possibilités d’une situation. Il s’en voulait. Il n’allait même pas avoir l’occasion de s’expliquer… Quoi qu’il n’avait de toute façon pas grand chose à dire. Il voulait être là. Juste être là. Avec lui. Près de lui. Sa mâchoire se crispa alors que l’infirmière lui demandait à son tour de partir. S’il s’écoutait, il aurait jeté cette foutue infirmière par la fenêtre et peut-être qu’il aurait fait suivre William avec. Il n’arrivait pas à le faire, il n’arrivait pas à tourner les talons et retourner à sa petite vie comme si de rien n’était. Il était resté là, abasourdi, alors que James lui demandait de dégager une fois de plus. Finalement, il ne trouva la force de bouger que lorsque James s’était mis à hurler en le fixant droit dans les yeux. Ce regard… Miles ne l’avait jamais vu dans cet état. C’était choquant. Assez choquant pour lui donner l’impulsion dont il avait besoin pour partir. « Très bien. » qu’il finit par dire d’une voix claire et maitrisée, signe qu’il avait enfilé son masque. Il s’était tourné vers l’infirmière, puis William, en leur adressant un signe de la tête avant de quitter la chambre. Pendant un moment, il s’était imaginé rester à l’hôpital quand même. Il continuerait d’avoir des nouvelles, c’était ce dont il avait le plus besoin : savoir que James se portait bien. Mais l’égo et la colère prirent le dessus. Il attendit simplement que l’infirmière qui s’occupait de James soit disponible pour l’informer que ce dernier souhaitait toujours se faire du mal et il quitta les lieux.
Et le retour à la réalité fut fracassant. D’abord, Miles dut s’occuper de Jenny à qui il avait fallu sortir un tas de bobards suivi d’un paquet d’excuses dont il ne pensait pas un mot. Puis le reste… Miles s’était attendu à subir un véritable assaut de la presse et des médias mais il ne s’était pas attendu à ce que ce soit si difficile à vivre. Tout le monde voulait son avis, des détails, sa version des faits, alors qu’il n’avait lui-même pas du tout envie d’en parler. C’était une véritable torture que de ressasser encore et encore le moment le plus terrible de toute son existence. Mais il l’avait fait. Avec un peu moins d’habilité que d’habitude, certes, mais il s’en était bien sorti. Même cette histoire de vidéo n’avait pas été si problématique puisque son responsable de communication avait réussi à maitriser la fuite contre une coquette somme.
Enfin, c’est ce qu’il pensait. « Verser du fric, ok… Mais m’empêcher de me présenter ces cinq prochaines années ? C’est impossible. Ça ruinerait ma carrière. » Seul dans son bureau avec son responsable de communication, Glen se prenait la tête entre ses mains. « Cette vidéo pourrait tout aussi bien enterrer votre carrière aussi. » Glen se pinça les lèvres et releva la tête, piqué au vif. « Et pourquoi ça ? » La question était sincère : il n’avait toujours pas regardé cette foutue vidéo. « Eh bien… Vous savez. On pourrait croire que… » Glen l’arrêta d’un geste de la main. Il savait ce qu’on pourrait croire. « Attendez qu’il vous relance et refusez leur offre. Avec un peu de chance, ça nous laissera le temps de nous préparer. » Glen avait vu la crainte dans le regard de son collaborateur. « Ça va aller. » qu’il avait tenté de le rassurer : « J’ai juste besoin de monter une bonne histoire. » Et de regarder cette putain de vidéo.
Or, à chaque fois que Miles avait voulu le faire, il en avait été incapable. Revoir James, c’était trop dur. Ça faisait trois mois qu’il désespérait à avoir des nouvelles. Il fallait qu’il le prévienne. C’était l’excuse qu’il s’était finalement trouvée pour se pointer chez lui. Il aurait très bien pu lui dire par SMS. Mais non. Avec une bonne dose de mauvaise foi, il saura faire croire que c’était le bon prétexte pour qu’ils se voient. Il était un peu nerveux de l’autre côté de la porte à attendre que James ouvre. Si seulement il pouvait l’accueillir comme il l’aurait fait avant. Le réconfort de leur relation lui manquait terrible. Il lui manquait terriblement tout court.  
Jeorgie
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Jeorgie
Sam 20 Aoû - 21:57

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


Les premières semaines après son réveil avaient été difficiles. Déjà, parce que sa dernière rencontre avec Miles n'avait pas été des plus agréables, mais également parce que les douleurs physiques et mentales le mettaient à terre. Par chance, Will avait été là pour lui. Il ne l'avait pas lâché d'une semelle. Ménage, repas, même parfois un peu d'aide pour s'habiller les premiers temps. Il ne pourrait jamais le remercier pour tout ce qu'il avait fait. Puis, petit à petit, James avait fini par se remettre sur pied, du moins physiquement. Il n'avait reprit le travail qu'un mois plus tard, pas encore tout à fait en forme mais bel et bien capable de travailler de ses mains.

Pendant ces trois longs mois, il avait refusé tout ce qui pouvait venir de Miles. Les appels, les messages, les lettres.. peu importait. Il effaçait tout sans même les lires. Il n'en avait pas envie. Ça ne lui faisait que plus de mal.  Il ne lisait même plus les journaux de peur de tomber sur un article, une photo... Puis, il y a quelques semaines, alors qu'il était venu faire un check up à l'hôpital, il percuta un médecin dans un couloir. Henry. Son sourire lui plut instantanément et il se surprit même à sourire à son tour. Il s'excusa platement pendant de longues secondes, avant que l'homme lui propose de lui payer un café pour sa pause. Spontané, c'est comme ça qu'il était. James accepta après une brève hésitation. La première pensée qui lui était venue avait été la suivante *Et si Miles le découvrait... *. Cependant, avec celle-ci, tous les mauvais souvenirs de son accident et du reste avaient suivi et il s'était senti stupide. Miles se fichait pas mal de lui, de ses sentiments et de son mal-être ''passager''.... pourquoi s'inquièterait-il de savoir qu'il prenait un café avec un autre homme ?

Un café, puis deux, puis trois... jusqu'à ce que James avoue qu'il sortait d'une relation difficile et qu'il n'était pas prêt à entamer quelque chose. C'est là qu'Henry se montra des plus compréhensifs. Il patienta. Encore et encore. Les sorties au bar (sans alcool pour James) et les diners au restaurant se succédèrent, jusqu'à ce fameux soir où il le ramena chez lui. Henry fût tendre et attentionné... il ne le brusqua pas et se montra doux. Il lui fit l'amour sensuellement et James en oublia Miles l'espace de quelques minutes. Rien ne pouvait égaler la passion qu'ils avaient l'un pour l'autre.. mais ce genre de moments, Miles ne lui avait jamais accordé. James s'était attendu à ce qu'il se rhabille après avoir tiré son coup, mais il n'en fit rien. Il lui demanda au contraire, s'il pouvait dormir chez lui.

Après des mois et des mois sans affection aucune, surtout pas de la part de Miles, James accepta et passa la nuit la plus reposée de ces derniers temps.

Puis, les soirs s'enchaînèrent à leur tour, jusqu'à ce que ça devienne quotidien. Ça lui faisait un bien fou même s'il était conscient de tenter de réparer son coeur dans les bras d'un autre homme que Miles. Il le méritait. Il méritait quelqu'un comme Henry qui faisait attention à lui, qui lui donnait de l'attention, du temps...  c'est ce qu'il se répétait sans cesse. Malgré tout, il avait toujours le nom de Miles gravé dans la poitrine et il était incapable de ne pas y penser. Même s'il ne l'avouerait jamais à Henry, il restait celui qui prenait toute la place... encore. N'aurait-il donc jamais de répit ?

Ce soir-là, Henry et lui avaient passé la fin de la journée ensemble. Ils n'avaient pas vraiment joué aux petits chevaux, mais bel et bien passé tout leur temps dans les draps frais de James. ... C'est alors que la nuit commençait à tomber qu'on frappa à la porte. Il venait à peine de sauter dans un jogging, torse nu, tandis qu'Henry sortait de la douche. James entendit une blague du fond de l'appartement et un rire lui échappa alors qu'il ouvrait la porte. Malheureusement, il perdit rapidement son sourire quand son regard se posa sur l'obsession de ses pensées. Une pierre tomba dans le fond de son estomac et il avala difficilement sa salive. Il ne riait plus.

« - Qu'est-ce que tu fous ici ?? » demanda-t-il la voix descendu d'un ton.

Il n'eut pas le temps de répondre qu'un homme se présenta près de James. Celui-ci passa la main dans son dos et se pencha pour lui offrir un baiser sensuel que même s'il avait voulu James n'aurait pas pu esquiver sous la surprise.

« - Bébé, on m'attend au bloc, je dois y aller.. on s'appelle demain matin ? » dit Henry tout naturellement était très loin de savoir qui était celui qui trônait dans l'encadrement de la porte.

James lui sourit et hocha la tête incapable de parler. Henry salua sympathiquement Miles en le contournant pour s'échapper vers l'ascenseur. Pour le coup, le mécanicien n'avait pas prévu ce scénario... déjà parce qu'il ne s'était pas attendu à ce que Miles vienne frapper à sa porte, mais aussi parce qu'il avait fallu que ce soit à un moment où Henry était là. Ils ne sortaient officiellement ensembles que depuis deux semaines, et même si James ne le voyait pas encore comme son petit ami, il aimait passer du temps avec lui. Il se sentait vivant... tout le contraire de sa relation avec Miles.  
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Dim 21 Aoû - 14:08

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?
Le coeur de Miles battait la chamade. Et s’il n’ouvrait pas ? Et s’il ouvrait mais qu’il lui refermait la porte directement au nez ? Et s’il lui collait son poing dans la figure à nouveau ? Oh oui, Miles avait définitivement pensé à un tas de scénarios pendant les quelques secondes où il avait attendu qu’on lui ouvre mais il n’avait assurément pas pensé à ça. Il n’avait pas eu le temps d’ouvrir la bouche qu’un homme était arrivé et s’était approché de James pour l’embrasser. Embrasser son James. Avec passion. Avec envie ? Son sang n’avait fait qu’un tour. C’était qui ce Dieu vivant ? Comment est-ce qu’on pouvait être aussi ridiculeusement attirant ? Le sol se dérobait sous ses pieds et pourtant Miles était resté parfaitement immobile, spectateur impuissant de la scène d’amour. Bébé. Bébé ?! Il pouvait vomir là ? Et il était attendu au bloc ? Alors quoi, il sauvait des vies en plus d’être physiquement parfait ? C’était presque pire que de voir James se faire faucher par cette voiture il y a trois mois. A vrai dire, Miles avait l’impression de se faire écraser lui aussi. Par un bus. Conduit par un mec trop beau pour être vrai qui, enfin, s’en était allé. Pour autant, Miles n’avait pas réussi à esquisser le moindre mouvement pendant quelques secondes. Tout se bousculait dans sa tête. Ça faisait trois mois qu’il se sentait coupable à crever et qu’il faisait tout son possible pour joindre James. Trois mois qu’il souffrait le martyr pendant que James se tapait mister Univers ? Mais quel enfoiré ! Un sourire carnassier s’installait progressivement sur le visage de Miles à mesure que la colère en lui grandissait. « Bien le bonsoir, James ! » qu’il s’était exclamé sur un ton faussement enjoué. Il avait envie de le secouer comme un prunier. Comment est-ce qu’il avait pu lui faire ça ? « Ravi de voir que tu vas bien. » Et c’était bien sûr faux. Il aurait préféré le voir se morfondre, comme lui le faisait. Il n’avait jamais imaginé la possibilité que James puisse un jour se tourner vers un autre. Jamais. Pour des raisons de bienséance, il aurait toléré une femme… Mais un autre homme ? Il sentait la bile remonter jusque dans son oesophage, c’était écoeurant. « Tu vois finalement, j’avais raison. C’était bien qu’une mauvaise passe. Il t’aura fallu quoi… Trois mois, pour effacer vingt ans ? Félicitations ! C’est ce qu’on appelle retomber sur ses pattes rapidement ! » Miles bouillonnait de rage, si bien qu’il s’était engagé dans l’appartement de James sans même s’en rendre compte. Et c’était pire. Il avait l’impression que l’endroit criait le sexe absolument partout. Il virait totalement parano. Mieux valait qu’il ne rentre pas dans sa chambre parce que cette fois, c’était sûr, il rendrait son repas. Il en avait même oublié pourquoi il était venu. « Tu sais quoi ? Je suis vraiment content que tu t’envoies en l’air avec monsieur Monde parce que je vais peut-être pouvoir dormir la nuit sans être réveillé par la putain de vision de ton accident maintenant ! » Ah, ça y est, il se souvenait pourquoi il était venu. « Ou peut-être pas parce que ça va bientôt faire le tour de la presse à scandale. Peut-être même que ça ira outre-mer. Pense à prévenir, ton… bébé. » Et, pour preuve de ce qui l’avançait, il avait sorti son téléphone flambant neuf de sa poche. Quelques manipulations plus tard, il le brandissait sous le nez de James avec l’aperçu de cette scène qui les ramenait trois mois en arrière. Miles ne l’avait toujours pas vu.
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Dim 21 Aoû - 16:07

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


James entrouvrit la bouche, d'abord incapable de parler. Est-ce qu'il venait réellement de lui reprocher de s'être trop vite remis de lui ? Non mais il se foutait de sa gueule ? ... Pendant vingt ans, il n'avait pensé qu'à lui, tout le temps, s'oubliant complètement.. et là, alors qu'il recevait enfin un peu de considération et de tendresse, il le lui reprochait ? Le monde tournait à l'envers ! C'était une blague si énorme qu'il avait du mal à l'avaler. Quel culot.

« -  Parce que tu t'attendais à quoi après tout ce que tu m'as fait ? ... Que je continuerais à t'attendre à genoux la bouche ouverte... que je pleurerai toutes les nuits en attendant que tu daignes m'accorder un peu de ton précieux temps ? » Cracha-t-il venimeux. « - T'as du culot de te pointer ici et de me reprocher d'essayer de me relever après ce que tu as osé me dire ! ... non mais, je n'en reviens pas... POUR UNE FOIS, en vingt ans, je pense un peu à moi, à ce qui me fait du bien... et tu es là, toujours aussi égoïste à ne penser qu'à ta gueule ! »  

Il lâcha un rire mauvais... la bile au fond de la gorge. Il n'en revenait pas. Comment avait-il pu devenir un homme aussi odieux ? Où était le Miles dont il était tombé amoureux qui le considérait encore comme un homme et non comme un putain de gigolo. Il était jaloux... non mais c'était le comble de tout. Après les horreurs qu'il lui avait dites... sa misérable tape sur l'épaule et tout le reste. Il était jaloux ? Il avait le goût de pleurer de rage... cette colère sourde en lui ne faisait que bouillir un peu plus le sang dans ses veines alors qu'il paradait dans son salon sans même avoir attendu une permission pour entrer. Quand il lui parla de presse à scandale et tout le reste... James hocha la tête lentement, une grimace tordant son visage. Alors c'était ça... Monsieur avait peur d'être éclaboussé par cette vidéo où on les voyait presque s'embrasser avant qu'il ne se jette sous la voiture.

Encore une fois, il n'était venu que pour sa putain de réputation et il osait lui reprocher d'essayer de l'oublier. Il ne posa pas un regard sur le téléphone et claqua la porte de son appartement. Il avait envie de boire... alors qu'il n'avait pas touché un verre depuis trois longs mois. Pourquoi espérait-il encore au fin fond de ses entrailles que Miles le considérait encore... qu'il l'aimait, au moins comme un ami ? La souffrance refit surface aussi vivement qu'elle l'avait percuté en même temps que la voiture.

« - Je me disais bien que ça ne pouvait pas être pour moi... » dit-il presque déçu, en s'allumant une cigarette, ce qu'il n'avait jamais fait dans sa vie avant il y a quelques semaines. « - Je me fous de cette vidéo... mais j'imagine que ta précieuse réputation est en jeu... qu'est-ce que tu attends de moi ? Tu veux que j'aille dire à la presse que je t'ai harcelé ? Que je me suis jeté sur toi ? Que Monsieur Montgomery est blanc comme neige ? » Il s'avança vers lui, se fixant à quelques centimètres de son visage, le regard assombri par la douleur. « Ou peut-être que je pourrai leur dire à quel point te prenais ton pied en me baisant quand bon te semblait... peut-être même que je pourrai leur dire que tu me payais pour ! »

Il expira un rire sec avant de se détourner pour tirer sur sa cigarette. Il n'aurait jamais osé lui faire du tord comme ça, et c'était sûrement ça le pire dans tout ça. Il était encore trop bon envers lui...

Un long silence s'installa entre eux, pendant lequel James s'assombrit. Il posa son regard sur l'extérieur, observant Brooklyn recouvert par le manteau de la nuit. La douleur dans sa poitrine était telle qu'il avait du mal à ravaler ses larmes. Il n'avait plus envie de se battre contre Miles et pour ses sentiments. Le message était assez clair comme ça. Il ne voulait pas de lui... et il ne voulait pas non plus qu'il se guérisse dans les bras d'un autre. Qu'était-il censé faire alors ?

Sa voix fût plus fragile qu'il ne l'aurait souhaité.

« - Parfois, je me demande quand est-ce que tu as arrêté de me considérer comme un être humain avec des sentiments... » Il souffla la fumée de sa cigarette vers la vitre, lui tournant encore le dos, incapable de le regarder. « - Tu veux savoir le pire ? ... C'est que même si Henry est tout ce que je pourrai mériter dans la vie, il n'est pas toi... même si je donnai tout ce que j'ai pour que ce soit le cas... »

Accablé par le mal qui envahissait tout son corps, il fût incapable d'exprimer la colère et la rage qu'il avait eu pour lui quelques minutes plus tôt. Il était fatigué, épuisé même de devoir se justifier... d'être le seul à exprimer réellement ses sentiments et son attachement.

« - Qu'est-ce que tu attends de moi, au juste Miles ? » demanda-t-il finalement se tournant vers lui. « - Si je ne peux être avec toi et que je n'ai pas non plus le droit d'essayer d'avoir une vie normale ? Qu'est-ce que tu me laisses ? ... hein ? ... Quelques baises par-ci, par-là ? »

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Dim 21 Aoû - 16:48

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

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Après tout ce qu’il lui avait fait ? Miles écarquilla les yeux. D’accord, leurs retrouvailles s’étaient mal passées. Il avait sans doute été très maladroit. Mais avant ? Il n’avait jamais eu la sensation de lui faire du mal… Au contraire. « Non. Tout ce que j’imaginais, c’est que tu ne me remplacerais pas par Action Man en personne. » Oh, bon sang, même quand il avait envie d’insulter ce type, il n’arrivait qu’à le complimenter. Fallait-il vraiment qu’il trouve plus beau que lui en plus ? La jalousie lui dévorait littéralement les entrailles. « A ce qui te fait du bien… » qu’il répéta en ricanant, mauvais, alors qu’il n’arrivait pas à s’ôter de la tête l’image mentale de James forniquant avec un autre. Et James s’alluma une cigarette sous le regard médusé de Miles. Mais qui était ce mec, bordel ?! L’odeur le fit reculer d’un pas. Il aurait adoré lui retirer des mains et la jeter par la fenêtre mais quelque chose lui disait qu’il ferait mieux de lui laisser le réconfort de la nicotine. Miles essuya ensuite un tas d’accusation toutes plus odieuses que les autres. Oh, s’il n’était pas de si mauvaise foi, il verrait sans doute pourquoi James pouvait être amené à penser comme ça. Mais la mauvaise foi chez Miles, c’était un muscle qu’il entretenait extrêmement bien. James s’était avancé, entamant un duel de regard entre les deux anciens amants. « Te payer pour ? C’est quelque chose que tu envisages ? C’est parfaitement faisable. » Et Miles était comme ça. Piqué là où ça faisait le plus mal, il n’hésitait pas à renvoyer l’ascenseur. Impitoyable. Redoutable. « Autrement, ne t’embête pas à mentir pour moi. Je voulais juste te prévenir pour… » Miles avait enfin quelque chose de positif à dire mais les mots avaient subitement du mal à sortir. A croire qu’il s’étonnait lui-même à chaque fois qu’il était bienveillant. Il inspira. « … pour t’éviter le choc. Crois-le ou non. Je voulais pas que tu découvres ça du jour au lendemain. » Et c’était la plus stricte vérité. L’idée de l’inciter à donner une version erronée des faits ne lui avait même pas traversé l’esprit. « Je peux rien faire pour l’arrêter. Mais puisque tu t’en fous, j’imagine que je suis venu ici seulement pour avoir le bonheur d'apprendre que tu allais de l’avant. » Ok, ça, ce n’était pas tout à fait vrai. Il pouvait empêcher cette vidéo de sortir. Mais Miles n’allait quand même pas avouer qu’il avait fait un choix stratégique concernant sa carrière. Un silence s’installa. Un long silence. Miles en profita pour contempler James -ou plutôt son dos-, cet homme qui lui manquait tant. Et qui continuait de terriblement lui manquer. Il ne le reconnaissait plus. Ce n’était pas si compliqué avant. La colère le quittait petit à petit pour laisser place à une triste abyssale. Quand James reprit la parole, Miles manqua de sursauter. Pourtant, son ton avait changé. Il ne semblait plus si en colère lui non plus. Juste… las. Le politicien médita sur les paroles de son ami avant d’enfin prendre la parole : « Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu réduis ça systématiquement à une bête histoire de cul ? Je veux dire… 20 ans, James. Ça peut pas tenir qu’à ça. Je pensais… Je pensais qu’on était amis. » Amis. Oui. Bien sûr. Des amis qui couchent ensemble. Miles avait réussi à s’en persuader tant il ne supportait de voir la vérité en face : il tient à James bien plus qu’on ne tient à un simple ami. Il déglutit. « C’est quoi une vie normale au juste ? C’est déjà pas normal ce qu’on faisait mais dans la sphère privée, c’était gerable. Mais au grand jour ? Aux yeux de tout le monde ? » Miles plissa le nez. « Mon propre père me ferait assassiner. » Peut-être qu’il exagérait… Ou peut-être pas. L’argent, le pouvoir, ça faisait faire des choses incroyables. « Et tout ce que j’ai toujours rêvé d’accomplir tomberait à l’eau. » Il haussa les épaules avec un sourire triste. « Alors peut-être bien que t’as raison, peut-être que je te laisse pas grand chose mais… » Parler lui coutait tellement. Exprimer ses sentiments aussi platement, ce n’était vraiment pas son truc. « … mais c’est pas qu’une histoire de baise, je peux pas te laisser penser ça. » C’était si peu mais Miles avait l’impression d’avoir déplacé une montagne. D’ailleurs, il soupira. C’était plus facile d’être en colère et de débiter des saloperies.
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Jeorgie
Dim 21 Aoû - 17:39

James MacMillan
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Pourquoi il réduisait ça à de la baise ? Mais... ce n'était pas lui qui réduisait ça à une simple histoire de cul, mais bien Miles. Ne se rendait-il pas compte qu'il n'avait fait que prendre sans jamais lui donner ? Oubliait-il toutes les nuits où il était parti juste après ''cette fameuse baise'' pour ne pas qu'on pense qu'ils étaient plus que des amis. Ça n'avait jamais été de l'amitié, encore moins de la baise. Il l'aimait à en crever depuis vingt-ans et il était simplement incapable de le voir ou de l'accepter. Voilà où était le problème. Il s'approcha de lui à nouveau.. gardant tout de même une distance raisonnable.

« - Mais c'est bien ça le problème, Miles... » dit-il la gorge nouée. « - Pour moi ça n'a jamais été qu'une simple histoire de baise... » Il se passa une main dans les cheveux écrasant sa cigarette qui commençait à le dégoûter. « - Tu as ét... tu es le premier amour de ma vie... celui avec qui j'ai fait ma première fois, mon meilleur ami, mon univers... » Il repose ses yeux dans les siens, alors que toute colère à disparu et que dans sa gorge une boule gonfle à mesure qu'il parle. « - Je n'ai jamais voulu que ton bien... je ne voulais pas me mettre en travers de tes ambitions et de tes projets parce que je t'aimais... mais admets-le ! On s'est perdus là-dedans ! »

Les larmes menaçaient de couler à tout moment et il avait de la misère à avaler sa salive.

« - Tu t'es contenté de prendre ce dont tu avais besoin au final... et je t'ai laissé faire, parce que je pensais que de toute façon, je n'aurai jamais plus que ça... c'était malsain et ça l'est encore ! » Il baissa son regard, la langue sèche et la salive solidifiée. Il avait le sentiment d'avaler des pierres une à une depuis quelques minutes. « - En rentrant, y'a deux mois, je me suis imaginé longuement nos retrouvailles... j'avais envie de tout te dire, je voulais attendre que tu sois prêt à me faire une place à tes côtés, à le dire au monde entier... je pensais réellement qu'il y avait une chance pour qu'on puisse enfin se sentir libres de vivre cette relation pleinement... »

Oui, il avait eu espoir. Sans réellement savoir d'où ça sortait après vingt ans... peut-être parce que le manque qu'il avait ressenti jusqu'à son retour avait été immensément trop insupportable à vivre. Peut-être parce que leurs échanges épistolaires n'avaient fait que l'illusionner sur ce qui l'attendait en revenant. Même si Miles n'avait jamais été expressif dans ses mots, il pensait avoir su lire entre les lignes... pour finalement découvrir que non. La réalité l'avait percuté en plein visage aussi violement que tout le reste.

« - Comment tu penses que je l'ai vécu quand je l'ai vu ? ... Tu vois, ce que tu ressens maintenant, à cause d'Henry, ... multiplie-le par vingt ans d'espoir et d'attentes... » Il grimaça douloureusement, n'osant plus le regarder dans les yeux. Malgré tout, il ne bougea pas, gardant la proximité qu'il avait engagé. « -  Elle n'a beau être ''qu'une femme'' à tes yeux... tu lui donnes tout ce que je n'ai jamais osé te demander... t'imposer... même si avec elle, tout est faux, elle a tout le reste... les restos, les sorties publiques, l'attention... et le pire, tu vois, c'est qu'elle, elle a le droit de passer ses nuits entières avec toi et le loisir de se réveiller à tes côtés... »

Il avala cette fois un rocher de la taille du Kentucky. Ça pouvait paraître idiot. Complètement débile, même. Mais quand il se souvenait de toutes ces fois où il avait été délaissé après leurs ébats... ça lui retournait les entrailles. Voilà pourquoi il avait toujours pensé que ce n'était qu'une question de baise entre eux,.. parce que Miles ne lui avait jamais fait croire le contraire. Il ne lui avait dit que tout ça comptait pour lui. Il avait été conscient de son père, de ses idées sur l'homosexualité et de tout le reste... et c'est bien pour ça qu'il ne l'avait jamais forcé à quoi que ce soit... mais, il n'avait jamais rien su de ce qu'il pensait réellement de leur relation au fond.

Il releva légèrement la tête, n'osant toujours pas le regarder dans les yeux.

« - Pendant toutes ses années, je me suis oublié, Miles... je n'ai toujours pensé qu'à ton image, à ta famille et à toi... J'avais peur de te perdre si je t'imposais mes sentiments... et regarde ce que ça a donné ? J'avais entièrement raison... » Il déglutit difficilement pour ravaler ses larmes. « - Je suis épuisé..  » Ses yeux se remplirent de larmes qu'il ne laissa pas couler. « - J'ai bientôt quarante ans et je... je n'ai rien... je vis dans un appartement minable en colocation, je travaille comme un acharné pour une paye de misère et je mens comme un arracheur de dent à un mec qui pourtant me fait oublier quelques fois que je ne suis pas un moins que rien.. »

Il grinça des dents, les mâchoires serrées et les larmes coulèrent silencieusement sur ses joues, douloureuses. Il se sentait faible, las et stupide...  
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Dim 21 Aoû - 18:31

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?
Il n’y avait pas que le regard des autres qui était problématique pour Miles. Son propre regard sur la situation comptait au moins autant. Et ce n’était pas normal. Peu importe combien il aimait ça ou même combien il aimait James. Ce n’était tout simplement pas normal. Les mecs normaux ne faisaient pas ça. Tant que ça restait secret, il arrivait à le compartimenter du reste de sa vie. Ça existait et en même temps… ça n’existait pas. Ça ne regardait que lui… qu’eux. Et ça avait toujours été les règles du jeu sauf que là, d’un coup, James rêvait d’autre chose. Sous le choc des révélations de James, Miles sentait son estomac se tordre dans tous les sens. Il n’avait jamais eu mal de toute sa vie, à l’exception faite du moment où James avait tenté de se suicider. « Mais… » Où étaient tous les beaux mots de Miles ? Il savait en faire des discours pourtant. Il était capable de charmer toute une audience à renfort de grandes phrases et de belles paroles. Mais là, il n’avait rien en stock. Pas un mot. Il se sentait soufflé. « Les gens comme nous ne sont jamais libres de vivre quoi que ce soit pleinement… » qu’il avait murmuré, presque inaudiblement. C’était dit. Il le pensait. Être différent, c’était affreusement compliqué. Est-ce qu’il était prêt à affronter toutes les problématiques que son orientation sexuelle pouvaient engendrer ? Absolument pas. Pas nécessairement par lâcheté… Mais parce qu’il était persuadé qu’il vivrait bien plus heureux caché. La dynamique, de sa perspective, n’était pas si mauvaise. Pas parfaite, c’est vrai. Il aurait aimé rester des fois, il aurait aimé plus que quelques moments volés et ce même s’il était incapable de se l’avouer. Mais c’était impossible. Très habilement, James fit appel à l’empathie de Miles. Il s’était alors senti comme ça en apprenant pour Jenny ? Le politicien ne l’avait pas anticipé. Lui-même n’accordait que très peu d’importance à cette union. Ce n’était qu’une formalité, presque un accessoire dans sa panoplie de l’homme politique parfait. Jamais il n’aurait pu imaginer que James le prenne de cette façon. Et ils n’en avaient de toute évidence jamais parlé. Est-ce que ça aurait changé quelque chose de toute façon ? Miles savait que non. Son ambition ne connaissait aucune limite. « On pourrait sortir ensemble, tu sais. En tant qu’amis. Et je pourrais peut-être… m’arranger pour être plus disponible. » Et c’était au final tout ce qu’il avait à lui offrir : un compromis à base de peut-être. Sa gorge s’était serré, l’émotion était dure à contenir. Il détestait cette manière qu’avait James de le toucher au plus profond de son être. Et d’un autre côté, jamais il ne se sentait aussi vivant que lorsqu’il était près de lui. « Je suis désolé. » qu’il articula distinctement alors qu’il observait les larmes qui coulaient sur les joues de James. Sa main se posa naturellement sur son épaule, puis sur sa nuque qu’il entreprit de caresser avec tendresse. Leur proximité lui manquait, l’envie de le consoler était réelle. « Je suis vraiment désolé. » qu’il répéta alors que son autre main venait chasser toutes ces vilaines larmes. « J’aimerais te promettre ce monde dont tu rêves tant mais… » Miles ferma les yeux puis inspira. « Il n’existe pas. » A contre-coeur, il s’écarta. « Pas encore. J’y travaille… J’essaye. Mais ça implique des sacrifices. Comme celui de donner mon nom à une femme dont je me fous complètement. » Rire triste, on pouvait entendre un tremolo dans sa voix qui menaçait de se briser à tout moment. « Ou de perdre la seule chose qui ait réellement du sens dans ma vie. » qu’il avait rajouté, plus bas cette fois alors qu’il avouait à demi-mot ce qu’il ressentait vis-à-vis de James.
Jeorgie
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Jeorgie
Dim 21 Aoû - 23:16

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


« - Bien sûr que si, Miles... d'autres hommes le font de nos jours et ils sont heureux... regarde-toi ! Penses-tu réellement que tu seras heureux avec elle le reste de ta vie ? Penses-tu que tu pourras dormir la nuit après toutes ses années de mensonges ? » demanda-t-il presque suppliant.

Ces mots lui faisaient mal. Pourquoi n'arrivait-il pas à comprendre, à voir, que tout ça finirait par le détruire... qu'il ne pourrait pas vivre de mensonges jusqu'à avoir un pied dans la tombe. Était-ce comme ça qu'il voulait vivre sa vie ? Il ne comprenait pas. Ils avaient déjà tant partager.. et en même temps, tellement peu. Pourquoi refusait-il de voir la vérité en face ? Il parvenait à voir où était le problème à présent... c'était Miles et les idées que son père lui avait toujours mis dans la tête. Il voyait tout ceci comme quelque chose de mauvais, de malsain... bien au-delà de leur relation. ... m'arranger, peut-être... Voilà ce qu'il voulait lui offrir comme vie. Celle où il serait l'homme caché dans le placard, paradant avec sa femme et ses futurs enfants non désirés auprès du monde. Il ne voulait pas de ça... il s'acceptait lui. ''Je suis désolé'' Il sentit sa main venir se poser sur son épaule, remontant rapidement sur sa nuque et même s'il l'avait voulu, il fût incapable de reculer... de s'écarter. Il était tendre... et c'était tout ce qu'il avait envie et besoin de sentir de sa part. Malheureusement, ces mots étaient le contraste perpétuel de ce qu'il faisait.

« - Ne dit pas ça, j't'en prie... »

Sa gorge se noua douloureusement. Bien sûr que ce monde pouvait existait. C'était possible, réalisable... il devrait simplement le lui accorder. S'il avait du sens dans sa vie, il fallait qu'il se batte pour lui prouver que tout était bien réel et qu'ils avaient le droit à ce bonheur tous les deux. Ses mains chaudes sur ses joues lui faisaient un bien fou mais elles le quittèrent bien trop tôt. Il ne l'avait pas touché depuis des mois de cette façon et c'était presque trop beau pour être vrai. Il approcha son visage lentement, son nez frôlant sa bouche puis l'arrête du sien et ses mains trouvèrent refuge sur son torse, s'agrippant à la chemise parfaitement repassé qu'il portait.

« - Si tu m'aimes, peu importe comment... accorde-moi ce monde pendant deux jours... » souffla-t-il près de ses lèvres, les caressant de son souffle chaud. « - Barrons-nous de cette ville dans le fin fond de la forêt... rien que tous les deux... je veux vivre ça au moins une fois... après, tu pourras décider de ce que tu veux, je l'accepterai... »

Deux jours, ça semblait ridicule... mais il mourrait d'envie de l'avoir enfin pour lui seul, loin de tout. Loin de la ville, de la politique, de cette femme et du reste. Ses lèvres impatientes se posèrent alors sur sa bouche pour la première fois depuis un an et demi (presque) et si ce baiser fût au départ doux et chaste... ça ne resta pas le cas longtemps. L'Urgence, le désespoir, il le fit reculer jusqu'au mur de son entrée se collant avec envie contre son corps pour le maintenir. Ca lui avait manqué au point où il en oublia de reprendre son souffle. Ici, ils ne risquaient rien.

Sa langue retrouva la sienne avec gourmandise et ses mains parcoururent son corps comme s'il le découvrait pour la première fois. Il se fichait pas mal des boutons de sa chemise qu'il venait d'arracher en tirant sur les pans de son vêtement. Sa bouche était envieuse de sa peau, de ses lèvres... et il descendit bientôt dans son cou pour le dévorer y mêlant sa langue et ses dents. Il avait envie de le marquer, de le faire se sentir vivant... de lui prouver que ÇA c'était tout ce dont ils avaient besoin dans la vie. Être tout les deux, comme depuis qu'ils étaient petits... deux contre le monde entier...
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Lun 22 Aoû - 14:28

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?

Miles secoua la tête en signe de désapprobation. Il n’y croyait pas. Est-ce qu’un seul couple homosexuel de ce pays pouvait se targuer de n’avoir jamais subit aucune discrimination que ce soit ? Il savait bien que tout serait différent. Sans compter qu’il s’était fait déjà un nom dans la sphère publique. Ça ferait scandale. Ils seraient suivis… Traqués dans le moindre petit restaurant auquel ils se rendraient juste pour quelques clichés de leur couple. Avec Jenny, il avait au moins la tranquillité de ne pas intéresser la presse. C’était classique. Logique. Quant à savoir s’il était capable de dormir la nuit malgré tous ces mensonges ? Miles s’en sentait étrangement capable. Peut-être qu’il se trompait, peut-être que ce n’était pas jouable sur toute une vie. En attendant, il était tellement persuadé de faire les bons choix que ça ne le dérangeait pas. Il dormait la nuit. Enfin, ça, c’était avant de réaliser le mal qu’il avait causé à James. C’était avant qu’il ne se réveille au moins une fois par nuit en cauchemardant le moment pourtant bien réel où James se jetait sous une voiture. « J’ai jamais prévu d’être heureux avec elle… Ni tout court. » qu’il confessa tout bas, gêné par sa propre confidence. C’était presque le pire dans son ambition personnelle : elle ne le rendrait pas heureux et il le savait. C’est comme si Miles avait fait une croix sur le bonheur à partir du moment où il avait compris qu’il était différent. Était-ce à force d’entendre ses parents prétendre que les gens comme lui ne le méritaient pas ? Ou parce que le bonheur impliquait un lot de sacrifices qu’il n’était pas prêt à faire ? S’il avait un psy, ça aurait été un bon sujet de discussion. Mais Miles n’en avait pas et même si ça avait été le cas, il ne se serait jamais confié. A personne. Le seul être à qui il disait toute la vérité -ou presque- c’était James. Lui seul pouvait le voir sans son masque. Il n’y avait que James qui avait le droit à sa tendresse. Cette même tendresse dont il essayait de l’envelopper pour tarir ses larmes. Et il n’avait pas imaginé ce que ces simples gestes pourraient provoquer. Il s’était senti foudroyé sur place quand James s’était agrippé à sa chemise, rapprochant un peu trop dangereusement ses lèvres des siennes. Il jouait à quoi ? Ça ne pouvait pas arriver. Pas maintenant alors que monsieur Muscle venait tout juste de sortir d’ici après avoir très certainement trop usé de cette bouche qui tentait tant Miles. Le politicien eut toute la peine du monde à comprendre ce qui sortait des lèvres de James qu’il fixait pourtant avec attention. Si tu m’aimes… Un frisson le parcourut. Est-ce qu’il l’aimait ? Est-ce que c’était ça l’amour ? Miles se figea. Est-ce que c’était une faveur qu’il lui demandait ou un ultimatum qu’il lui posait ? Miles avait du mal à réfléchir tant il devait se concentrer pour s’empêcher de sauter sur James. Finalement, ce dernier le délivra de la tentation en y cédant en premier. Ce qu’il était bon de le retrouver. Ses lèvres sur les siennes, ses mains sur son corps… Le cœur de Miles battait la chamade et, cette fois, pour une bonne raison. Ce brave Henry était loin, déjà oublié pour ce qui était de Miles qui n’en tenait finalement aucune rigueur. Il aurait pu si facilement se perdre dans ce moment et éviter de répondre à la proposition de James. Prendre ce qu’il y avait à prendre comme il l’avait toujours fait. « James… » qu’il avait soufflé entre deux gémissements de plaisir. Les baisers dans son cou allaient le rendre fou. « James… juste deux secondes… j’arrive pas à penser. » qu’il avait dit, le souffle court, alors qu’il décollait de ses deux mains James de son corps. Partout où il l’avait touché, il avait la sensation d’avoir été brulé. Il n’avait qu’une envie : fondre à nouveau sur ses lèvres. Mais il devait être sûr. Il ne pouvait pas s’accorder ça sans être sûr de pouvoir lui accorder ce qu’il demandait d’abord. Des sales coups, il ne pouvait pas en faire impunément à son ami de toujours. Ses yeux plongés dans ceux de James, Miles réfléchissait. Péniblement, il reprenait son souffle. Ça n’avait été que l’affaire de quelques secondes avant qu’il ne dise : « Quand ? » Et avant même d’attendre la réponse, il avait repris là où ils s’étaient arrêté en l’attirant à lui par l’élastique de son jogging.
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Lun 22 Aoû - 15:36

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


« James… » l'entendre prononcer son prénom ne fait que l'encourager à lui donner ce qu'il veut réellement. Sa bouche dans son cou devient avide de sa peau et il le dévore lentement. Mais, une fois encore, Miles lui demande de s'arrêter, ne parvenant pas à réfléchir. Un sourire en coin naît sur ses lèvres et il se laissa repousser légèrement. Par chance, sa décision ne demande que quelques secondes et il lui demande ''Quand'' ... Il n'a pas le temps de répondre que déjà, la main de son meilleur ami s'agrippe à son jogging pour l'attirer de nouveau à lui. Un frisson parcourt son abdomen et il se laisse envahir par le désir. Ses lèvres retrouvent les siennes alors que ses mains se chargent déjà de lui retirer sa chemise abîmée. Henry n'est plus qu'un lointain souvenir... il a oublié, tout oublier. Rien n'est comparable à Miles... personne. Un seul regard de sa part peut parvenir à le faire frissonner, personne n'en est capable autant que lui. Son torse déjà nu depuis l'arrivée de son amant, il se colle au sien, appréciant la chaleur brûlante de sa peau contre la sienne, plus fraîche.

« - Ce soir. Invente un mensonge... » souffle-t-il entre deux baisers sur la peau délicate de son cou.

Ce n'est pas négociable. Il se fout de la manière dont il s'y prendra mais il sait qu'il saura y faire. Il ne veut pas attendre... n'a pas envie de lui donner la chance de se rétracter. Ses dents éraflent son épaule, sa clavicule... et ses mains caressent son corps comme si elles souhaitaient pouvoir s'en souvenir dans le noir. Il descend ses baisers jusqu'à un premier mamelon sur lequel il passa sa langue taquine et désireuse. À cet instant, plus rien ne pourra l'arrêter. Il a eu envie de faire ça pendant des mois... passant ses nuits à fantasmer sur des photos envoyées, ou d'anciens messages. Cette fois, il était prêt à tout pour lui faire comprendre que c'était ça qui le rendait heureux dans la vie...et qu'il en avait besoin. Il tomba un genou à terre, ses doigts habiles déjà en train de détacher la boucle de sa ceinture. Sa bouche continua d'embrasser son abdomen chaudement de chaque côté de ce mince trait de poils qui se perdait sous l'élastique de son boxer.

« - Tu sais qu'elle ne fera jamais ça aussi bien que moi.. » provoqua-t-il en relevant ses yeux vers lui.

Sa langue traîna sur le tissu de son sous-vêtement, avant qu'il n'embrasse à pleine bouche son membre au travers. Il était déjà en érection et ça ne pouvait être plus satisfaisant pour James. Il le désirait encore, quoi qu'il ait pu se passer entre eux. De toute façon, il en était certain, ils ne pourraient jamais réellement trouver mieux que l'autre. Ils avaient fait leur première fois gauchement comme des adolescents timides... et depuis, ils avaient appris ensembles. James le connaissait par coeur, il savait où le toucher pour que son corps entier s'embrase. Il espérait que Miles se rendrait compte de ça... de ce à quoi il renoncerait s'il décidait de vivre dans le mensonge.

« - J'en ai rêvé toutes les nuits... »

Sa voix n'était audible que par lui. Il l'observait avec un désir sans nom tout en glissant ses doigts sous l'élastique de son boxer pour le descendre en même temps que son pantalon de costume. Voilà pourquoi il aimait le sexe avec Miles... parce qu'il avait le contrôle. Il le rendait faible, vulnérable et il le possédait pleinement dans ces moments-là. Son sexe érigé sous les yeux, il ne perdit pas une seule seconde pour y glisser sa langue, ne prenant même pas le temps d'attendre de l'avoir complètement libérer. Le goût de sa peau lui avait terriblement manqué... presque trop. Il avait le sentiment de retrouver ses sens après des mois de vie sans saveurs. Il n'avait jamais fait ça à Henry... parce qu'il le connaissait à peine... mais avec Miles, c'était une des choses qui l'excitait le plus.

Quand il le prit entièrement entre ses lèvres, il réprima un sourire. Miles était à lui, entièrement sous son contrôle. Il le rendrait fou jusqu'à ne plus être capable de respirer s'il le fallait...
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