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LE TEMPS D'UN RP

Jusqu'à la fin de nos jours.. [PV MonkeyMama]

MonkeyMama
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MonkeyMama
Jeu 18 Aoû - 8:26

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?
Miles avait bien failli basculer dans la colère. Rares étaient les personnes qui parvenaient à le faire sortir de ses gongs. Peu de gens avaient accès à ses émotions. D’ailleurs, qui à part James avait déjà eu le droit d’apercevoir qui il était vraiment ? Sa future femme ? Au secours. Bien sûr que non. Elle était bien la première à qui il mentait. Et il le faisait si bien qu’elle ne se douterait jamais de ce qui se jouait dans le toilettes de cette salle de réception hors de prix qu’ils avaient pris pour en mettre plein la vue à leurs invités. Pourtant, pour Miles, ce qui se jouait ici était d’une importance capitale. Il avait passé une année horrible loin de son meilleur ami, loin de son seul repère dans cette vie de mensonges qu’il s’était construite. Et le perdre à nouveau était terrifiant. Lui faire du mal l’était presque encore plus alors la colère du politicien s’était effacée pour laisser place au plus sincère des concernements. C’était la première fois qu’il le voyait comme ça. Toutes ses années, il avait pensé leur relation claire. Il n’aurait jamais pu se douter que James en souffrait ou peut-être qu’il n’avait pas voulu le voir. Cette fois, il n’aurait pas le choix : il allait voir. James parlait. Enfin. Il disait des mots qu’il n’avait jamais entendu, des mots qui lui faisaient l’effet d’un coup de poing en plein estomac. Il manquait d’air. aime à en crever… Ces quelques mots repassaient en boucle dans l’esprit de Miles, sa tête bourdonnait sous le poids de cette révélation. Mais qu’est-ce qu’il était sensé répondre à ça ? S’il avait été question de mentir, Miles aurait probablement été parfait. Rassurant. Aimant, sans doute même. Il savait faire ça. Après tout, il avait bien fait croire à une femme pour qui il ne nourrissait aucune passion qu’il l’aimait à la folie. Mais là ? C’était bien trop réel, ça le touchait bien trop fort. Le parfait automate qu’il était connaissait le bug du siècle. Il avait bien tenté d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose mais, finalement incapable d’émettre le moindre son, il l’avait refermé. Il eut alors tout le loisir d’écouter le reste du discours de James. Il avait l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Il tombait de sept étages et sans parachute. Et cette douleur dans sa poitrine… Il était en train de crever, là, non ? Qui pouvait supporter une douleur pareille ? Est-ce que c’était comme ça que James se sentait lui aussi ? James pleurait et lui il était là, hébété, incapable de faire ou de dire quoi que ce soit. Feindre d’avoir des sentiments, c’était bien plus facile que d’en avoir réellement. « Je… J’en savais rien. Je t’assure. » Il s’était approché, une envie irrépressible de le prendre dans ses bras pour empêcher ses larmes de couler. « Si j’avais su, jamais je… » Il s’arrêta net. Il n’allait quand même pas lui mentir. Qu’il sache ou pas ne changeait rien. Ce qu’il y avait entre eux, c’était tout ce qu’il pouvait lui offrir. Il n’avait simplement jamais envisagé qu’il y ait plus. C’était impossible. Sa famille. Sa carrière. Son déni. Et alors qu’il passait enfin ses bras autour de James pour mieux accueillir sa tristesse, il entendit derrière eux la porte des toilettes s’ouvrir. Putain. Putain. Putain. Miles ferma les yeux, puisant en lui la force de remettre son masque alors qu’il avait encore James dans les bras. « Tout va bien ici ? » que le nouvel arrivé avait demandé après quelques secondes. Il devait certainement trouver la situation étrange et il aurait raison. Le trou dans le mur, deux hommes qui se prennent dans les bras, cette drôle d’atmosphère… Il se passait quelque chose ici. « Je crois que ça va mieux, merci. » que Miles avait fini par s’exclamer en se redressant et en s’écartant de James après lui avoir gentiment tapé l’épaule. Il avait retrouvé son sourire éclatant d’hypocrite de première alors qu’il se tournait vers son invité. « Tout va bien. Juste un petit malaise, je crains que les bulles du champagne me soient montées un peu trop vite à la tête… » Si c’était crédible ? Miles espérait que s’il avait l’air convaincu, ça suffirait. Ça expliquait son cocard… Mais ça n’expliquait pas les larmes de James. Si James pouvait sourire derrière, ça aiderait, mais il n’était pas certain qu’il ait seulement envie de l’aider sur ce coup-là. « Bien messieurs, je vous laisse… Le devoir m’attend. » que Miles avait renchérit alors qu’un silence gênant s’était installé dans la pièce. Il n’avait pas été crédible. Bordel de merde, il n’avait pas été cru. Sans même un dernier regard derrière lui, il quitta enfin les toilettes regagna la réception. A l’intérieur, c’était la panique. Il avait peur pour sa carrière, pour les rumeurs qui allaient courir après cette soirée. Plus que tout, il avait peur de perdre définitivement James. A l’extérieur ceci dit, il n’était que sourires et courbettes. Il était à sa place… Et il ne s’y était jamais senti aussi mal.
Jeorgie
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Jeorgie
Jeu 18 Aoû - 9:24

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


Son étreinte dura une demi-seconde. Instant où James eu encore l'espoir qu'il abandonne tout pour lui. Que maintenant que ses sentiments étaient mis à nu... il accepte et cède. Son parfum l'envoûta dans une première inspiration, puis, l'odeur de sa peau.. familière. Il eut à peine le temps de fermer les yeux pour en profiter que déjà, tout était fini. Un homme entra dans les toilettes pour demander si tout allait bien et Miles... redevint Miles. Il le repoussa et lui tapocha l'épaule, comme s'il venait de lui parler de son chien mort... puis, aussi vite qu'il s'en était venu, il trouva la porte et disparu dans la foule de sa putain de soirée de fiançailles.

L'homme jaugea longuement James qui lui fit un signe de tête comme pour dire '' Qu'est-ce que tu m'veux ? '' et il ouvrit le robinet pour se passer un peu d'eau sur le visage. Une demi-seconde. C'est l'attention à laquelle il avait eu droit de la part de Miles. Une demi-seconde et tout s'était envolé en fumée, comme si rien ne s'était passé dans les toilettes luxueuses de cette réception. À présent, il regardait son reflet pathétique dans le miroir, le cœur en miettes, piétiné un peu plus par celui qu'il aimait encore malgré tout. Ses entrailles étaient en feu... comme sa poitrine qui se serrée douloureusement. Voilà ce qu'il méritait apparemment... une tape dans l'dos et un abandon.

L'homme avait fait sa p'tite affaire et il s'était lavé les mains silencieusement. James ne lui avait accordé aucun regard, pas même une parole... une excuse, une explication. Il ne devait rien à personne à présent. Il venait d'avouer ses sentiments à celui qu'il aimait et, celui-ci s'en était aller reprendre sa petite vie auprès de sa fiancée Alibi. Quel merveilleux tableau. Il n'était que cette partie immergée de l'iceberg qu'on ne voit pas... il représentait vingt ans de prostitution sentimentale et malsaine. Un rire douloureux lui échappa. Pathétique. Voilà ce qu'il était. C'était dire, il venait de rompre une année de sobriété à cette foutue soirée... et la seule chose à laquelle il pensait, là, tout de suite,... c'était de boire jusqu'à en oublier sa propre existence.

Peut-être qu'il aurait été plus simple de se foutre en l'air en bas d'un pont...

Il resta de longues minutes dans cette salle de bain. Ses questions avaient eu des réponses. Pas forcément celles qu'il aurait aimé avoir mais... une réalité à laquelle il devait arrêter de s'accrocher. Miles était parti pour vivre cette vie de famille parfaite et hétéronormée dont il rêvait pour sa carrière. Dans quelques mois, elle lui ferait un enfant et il serait alors coincé. La simple idée qu'elle avait la chance de se réveiller chaque matin à ses côtés lui donnait envie de vomir. Rares avaient été les fois où il était parvenu à le retenir jusqu'au petit déjeuner, ou même post-coït. Toujours la même foutue excuse. ''Ça serait pas bon qu'on me surprenne a sortir de chez toi après y avoir passé la nuit...''

Il ferma les yeux quelques secondes et tenta de se redonner un minimum de contenance pour aller traverser la salle de réception. Il sécha son visage, ses mains et replaça sa chemise. Il réenfila sa veste de costume et attrapa sa cravate pour la fourrée dans sa poche. Quand il passa la porte des toilettes, la douleur contracta ses entrailles, lui donnant la nausée de plus belle... Il se concentra sur son objectif : La porte de sortie et ne fit pas attention au reste. William apparût alors dans son champ de vision.

« - Hey vieux... wow.. ça va ? Qu'est-ce qui se passe ? » s'inquiéta-t-il devant la mine désespérée de son colocataire.

« - Je rentre. »

Son ton était à peine audible, mais ferme. Will fronça les sourcils devant son attitude et il décida de l'accompagner.

« - Attend, laisse-moi t'appeler un taxi, tu peux pas rentrer comme ça.. »

Il sortait déjà son téléphone pour appeler une entreprise de taxi, le laissant poursuivre sa marche de la honte jusqu'à la sortie de la salle. Il n'aimait pas ça. Surtout de savoir qu'il avait bu alors que son jeton trainait encore au fond de sa poche de costume. Ce n'était pas normal... qu'est-ce qui pouvait le mettre dans un état pareil. Il décida de prévenir Miles par politesse dès que son appel fût passé.

« - Mmh-mmh... je m'excuse, Miles, je peux te parler une minute ? »

Il attendit que l'homme se détache de son petit groupe d'amis avant de dire juste pour lui.

« - Écoute, James va prendre un taxi, je sais pas ce qu'il a, je pense qu'il a pas du digérer le buffet... » dit-il sans savoir que Miles était à l'origine de ce malaise. « - Si ça ne te dérange pas, je vais le suivre... » Il hésita, mais pensant que Miles était au courant, poursuivi. « - Je crois qu'il a bu.. je sais pas ce qu'il lui arrive, il était sobre depuis un an et deux mois maintenant... »
MonkeyMama
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Jeu 18 Aoû - 14:19

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?
Miles avait quitté les toilettes où il avait retrouvé James mais une partie de lui y était resté. La partie de lui qui avait une âme visiblement. Son comportement était revenu à la normale. Il donnait à tout le monde sa petite explication sur le bleu qu’il avait sous l’œil, y ajoutait même une petite note humoristique qui ne manquait pas de faire son effet. Les gens s’inquiétaient pour lui, proposaient d’appeler les secours pour qu’il se fasse soigner et il les persuadait qu’il allait très bien à grand renfort de sourires tous plus faux les uns que les autres. La vérité, c’est qu’il n’allait pas bien du tout mais ça n’avait rien à voir avec son œil. Il s’inquiétait terriblement, oui, mais pas à son sujet. Il s’inquiétait pour James. La manière qu’il avait eu de le quitter avait été affreuse. Miles avait l’habitude de faire des choses à la morale douteuse mais partir de cette façon, dans un ultime mensonge, était indéniablement la pire de toutes. La seule qui le faisait souffrir. Existait-il un remède pour un coeur brisé ? Dans l’instant présent, il faisait ce qu’il fallait pour sauver les apparences mais il mourrait d’envie d’aller le retrouver. Il pourrait peut-être le persuader d’accepter leur relation telle qu’elle avait toujours été ? Cette séparation d’un an avait déjà été douloureuse mais l’idée de le perdre définitivement l’était encore plus. Il avait beau stimulé son cerveau pour trouver une solution viable, il était trop bouleversé pour monter un quelconque plan en plus d’être occupé dans des conversations qui ne l’intéressaient pas. Ce qu’il aurait aimé pouvoir troquer son costume d’homme politique pour se glisser dans celui, plus confortable, d’un homme plus lambda. Mais il était qui il était, un Montgomery en l’occurrence. Un homme qui ne sert pas ses passions mais son ambition. Putain mais il l’aimait… À en crever. C’est ce qu’il avait dit. Il l’aimait et tout ce qu’il avait été capable de faire en retour c’était un pauvre câlin avant de tourner les talons. Il n’était pas juste un connard… Il était carrément le roi des connards. « Miles, chéri… Tout va bien ? » Mon Dieu, sans qu’il s’en rende compte il avait décroché de la conversation futile dans laquelle il était. « Oui. Pardon. Je suis un peu sonné encore, je crois, mais ça va. Plus de champagne pour moi ce soir. » Sourire contrit mais poli, les gens acquiescent autour de lui en signe de leur compréhension et Miles exulte de l’intérieur. Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à être toujours aussi sympathiques à son égard ? Ne voyaient-ils pas qu’ils s’adressaient à un menteur ? C’était grotesque. James lui manquait. « Karen était en train de nous dire qu’elle connaissait un excellent traiteur pour le mariage… » Miles s’était crispé sur le verre d’eau qu’il avait en mains. Le mariage. S’il y a bien une chose dont il n’avait pas envie de parler, c’était bien du mariage. Et ça ne faisait aucun sens puisqu’ils étaient à sa fête de fiançailles. Ça n’aurait pas du se passer comme ça. « Un traiteur pour le mariage. Mais oui. Génial. Laisse-moi donc sa carte… » qu’il souffla à l’attention de ladite Karen alors que sa future femme lui lança un regard de travers. Elle devait le trouver drôle… changé. Et elle mettrait sans aucun doute ça sur le compte de son petit malaise vagal. Heureusement -ou pas-, le colocataire de James était venu le sauver de ce mauvais pas en l’arrachant à cette discussion. « Excusez-moi. » que Miles glissa à l’attention de ses interlocutrices en s’éloignant. Est-ce qu’il était au courant ? Est-ce qu’il allait lui dire qu’il était le pire des salauds ? Rien de tout ça. Il se faisait du soucis pour James. Et cette histoire de sobriété… D’où ça sortait ça encore ? Pourquoi est-ce qu’il se sentait aussi à côté de la plaque ? « Ça te dérange si j’essaye de lui parler avant ? Deux minutes. T’as qu’à demander à ma fiancée de te raconter comment on s’est rencontré en attendant. C’est son histoire préféré. » qu’il lui proposa, stratagème qui n’avait pour but que de l’éloigner d’une vérité qu’il n’était pas prêt à divulguer. D’un pas pressé, il s’était dirigé vers la sortie le plus discrètement possible. James était là, sur le trottoir, l’air lugubre. « James ! Attends. S’il te plait. » qu’il le héla de loin en accélérant le pas pour arriver à ses côtés.
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Jeorgie
Jeu 18 Aoû - 18:42

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


L'air frais lui fit fermer les yeux alors qu'il levait le nez vers le ciel. La nuit avait étendue son manteau étoilé mais il ne ressentit pas le besoin de l'observer cette fois. Les mains le long du corps, il attendit sagement la voiture que William avait appelé... même si l'envie de rentrer chez lui ne l'enchanté pas. Qu'allait-il pouvoir faire ? Boire ? ... il n'y avait jamais d'alcool à l'appartement, en accord avec son ami. Pleurer ? ...À quoi bon. Ça ne changerait rien à la situation. Miles ne viendrait pas le consoler. Il n'en avait rien à foutre. La ''tape'' sur l'épaule tournait en boucle dans ses pensées. Après toutes ses années d'amitié, d'amour... c'est tout ce à quoi il avait eu droit après avoir été enfin honnête avec lui-même. Il songea que s'il s'était contenté de ravaler ses sentiments, de profiter de la soirée comme tout le monde, rien de tout cela ne serait arrivé. Peut-être même que Miles l'aurait rejoint à son appartement dans la nuit. À ce moment précis, malgré tout ce qu'il avait pu faire ou ne pas faire... dire ou ne pas dire... il avait envie d'être dans ses bras. Humer son odeur familière, caresser sa peau et s'endormir au rythme de sa respiration... Pourquoi n'arrivait-il pas à le haïr, même après tout ça ? Tout aurait été plus simple s'il avait été capable de le détester...

« James ! Attends. S’il te plait. » Sa voix. Son prénom. Il jeta un œil derrière lui pour le voir venir dans sa direction. Il accéléra même le pas pour ne pas le manquer, par crainte qu'il disparaisse et ... malheureusement pour lui, le cœur de James se gonfla d'espoir. Pourquoi serait-il sorti à sa recherche si ça n'avait pas été pour le retenir, pour lui dire qu'il abandonnait tout le reste ? Un sourire se glissa sur ses lèvres rougis par les morsures de stress qu'il leur imposait depuis quelques minutes. À son tour, il s'élança vers lui avec un enthousiasme erroné. Ses mains formèrent une coupe autour de son visage et il approcha sa bouche de la sienne. Illusion. Faux-espoirs. Si dans son esprit il s'imaginait que Miles était venu s'excuser... le reconquérir, il n'en était rien. Ses deux larges mains se posèrent sur ses épaules pour l'éloigner de lui, regardant de chaque côté comme s'ils avaient commis un crime en plein rue. C'est là qu'il réalisa, alors que ses lèvres avaient à peine eu le temps de frôler les siennes. Il n'était pas sorti pour lui.. du moins, pas pour lui avouer qu'il avait tout laissé en plan pour partir avec lui.

L'alcool et le désespoir avaient simplement fait en sorte qu'il s'accroche à la moindre parcelle d'espoir qu'on pouvait lui donner pour ne pas sombrer. Celle qui l'aurait sûrement empêché de... James se dégagea des mains de Miles, les yeux embués par les larmes et le cœur en cendre. Cette fois, c'était plus que ce qu'il pouvait supporter. Il recula d'un pas regardant vaguement du coin de l'œil et c'est là que la solution lui parvint sans le moindre effort. Les phares d'une voiture s'approchaient à quelques mètres. Il n'avait pas réellement prévu ou même songé que la mort serait son seul moyen de soulager cette douleur lancinante dans sa poitrine. Mais, sur le moment, elle semblait tellement plus douce que n'importe lequel des regards de Miles.. n'importe laquelle de ses caresses. Il le fixa de nouveau dans les yeux, pour la dernière fois et la gorge nouée... il souffla douloureusement...

« - Je vais te faciliter la tâche, Miles. »

Il esquissa un sourire à peine perceptible et fit un pas de plus en arrière, descendant du trottoir. La voiture qui avait continuée sa route semblait avoir attendue qu'il finisse de faire ses adieux... et en l'espace de quelques secondes, elle le percuta violemment. Son corps, telle une poupée de chiffon, vola dans les airs, retombant lourdement sur le capot avant de rouler dans la rue comme un poids mort et inerte. Ce qui arriva ensuite, il n'en eu jamais conscience... mais, son heure n'était pas venue.
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Jeu 18 Aoû - 21:44

Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?
Miles avait l’impression de vivre un cauchemar éveillé. Il en savait désormais beaucoup trop. Concernant James, il avait toujours préféré l’ignorance. Il avait volontairement évité de se poser des questions, il avait ignoré certains signes qui auraient pu lui mettre la puce à l’oreille. Il l’aimait. Il refusait et rejetait cette réalité. Eux deux, ce n’était pas de l’amour. Impossible. C’était forcément quelque chose d’autre et Miles préférait d’ailleurs ne pas trop y penser. Peu importe qui il était quand ils se retrouvaient seuls, ça ne devait pas empiéter sur le reste de sa vie. Il ne pouvait tout simplement pas se le permettre. Et d’un autre côté, il ne se voyait absolument pas vivre sans lui. Il avait déjà peiné à tenir une année loin de lui, se consolant avec leurs lettres, mais toute une vie ? Ce n’était pas envisageable non plus. Miles se sentait coincé. Au pied du mur. Sans possibilité de l’escalader. Sa tête fulminait. S’il passait encore une heure ou deux à se torturer les méninges comme ça, il n’était pas certain de pouvoir assurer le reste de cette soirée qui n’était qu’une vaste mascarade. Le colocataire de James lui apporta l’impulsion qu’il fallait pour faire ce qu’il avait eu envie de faire depuis qu’il avait quitté ces foutues toilettes : retrouver James. Il ne savait pas ce qu’il allait lui dire ou même ce qu’il pouvait faire mais il savait qu’il avait envie d’être avec lui. Et l’envie était réciproque puisque l’homme avait foncé sur lui avant d’essayer de retrouver ses lèvres. S’embrasser ?! En pleine rue ?! Devant la salle de réception qui accueillait la fête donnée en l’honneur de ses fiançailles ?! Mais il déraillait complètement. Surpris, Miles l’avait arrêté de ses deux mains sur ses épaules. Paniqué ensuite, il avait regardé autour de lui s’il y avait des témoins. Tout dans cette soirée était un fiasco. Miles se rendait compte qu’il ne suffisait que de quelques minutes pour compromettre le travail de toute une vie. James s’écarta, l’air plus brisé que jamais. Le coeur de Miles se serra : il n’avait aucun moyen d’alléger sa peine. « Le prends pas comme ça… » qu’il murmura alors qu’ils avaient retrouvé une distance raisonnable. Ce qui avait suivit, Miles n’aurait jamais pu le voir venir. Il n’eut même pas le temps de demander comment il allait s’y prendre pour lui faciliter la tâche que James était descendu du trottoir pour faire la rencontre fracassante d’une voiture. James. Son James. Virevoltant dans les airs comme s’il n’était qu’une plume transportée par le vent. Ce même James qui, en une fraction de seconde, retomba sur le capot et roula par terre. « NON ! » qu’il avait hurlé en s’élançant sur la route, incapable de voir s’il courait lui-même un quelconque danger. Comme s’il avait pu le rattraper. Le bruit de l’impact résonnait encore dans sa tête, ses oreilles sifflaient de la plus douloureuse des manières. « Appelez les secours ! APPELEZ LES SECOURS ! » qu’il hurlait sans même savoir à qui il s’adressait. Il tremblait de tout son être alors qu’il se jetait genoux en premier au sol auprès de son meilleur ami. Il n’avait pas vu le bouchon que l’accident avait déjà crée, ni même la moitié de ses convives qui était sortie de la salle alertés par le bruit. Il ne voyait que James, baignant dans son sang, inerte. « Je t’en supplie, fais pas ça… Me fais pas ça… Me laisse pas. » Il s’était penché sur lui, à la recherche de son souffle. Il était encore là. Il avait alors commencé à pleurer comme il ne l’avait jamais fait, agrippé à la chemise de son ami. « Me laisse pas. » qu’il avait répété alors qu’un torrent de larmes s’était écrasé sur le torse de James. Miles n’était sorti de cet état que lorsque les secours étaient arrivés, les suppliant de le sauver. C’était tout ce qui comptait à ce moment-là : qu’on lui sauve la vie. Rien d’autre. Mais il ne tenait pas la vie de James entre ses mains. Ou, en tout cas, il ne la tenait plus. Ce dernier était parti dans une ambulance, toujours inconscient. Miles avait fini par être écarté de la route par un policier qui était venu sécuriser le périmètre, un autre lui demanda sa version des faits. Il n’était pas foutu d’aligner un mot. Il n’était d’ailleurs même pas capable d’entendre un seul mot qu’on lui adressait. Tout ce qu’il entendait, c’était le bruit de crissement des pneus et le bruit qu’avait James en retombant sur le bitume. Encore et encore. Avec ces quelques mots qu’il se rejouait encore et encore : Je vais te faciliter la tâche, Miles. Le politicien n’avait plus eu de réaction. Même quand Jenny était arrivée auprès de lui pour lui demander ce qu’il s’était passé, il avait été incapable de lui dire quoi que ce soit. Son regard restait fixé dans les vide, il était plongé dans un choc si profond qu’il ne semblait même plus avoir conscience de ce qui se passait autour de lui. Il avait atterrit dans une voiture sans même savoir comment. « Ça va aller. On va rentrer à la maison. Tu vas pouvoir te reposer. » Doucement, il revenait à lui. Jenny était à côté de lui, il était dans un taxi. « Non. Emmenez-moi à l’hôpital. » Il sentit une main sur sa cuisse, celle de sa fiancée. « On ne peut rien faire pour ton ami, tu ferai mieux de rentrer et… » D’un geste sec, il retira la main de Jenny de sa cuisse et la coupa net dans ses recommandations. « Non. Je vais à l’hôpital. » Il ne remarqua pas les yeux de sa compagne qui s’étaient embués de larmes. Il se pencha vers l’avant et s’adressa au chauffeur à travers le rétroviseur : « J’ai été clair ? Vous m’emmenez à l’hôpital. » Après quelques secondes de silence, le chauffeur acquiesça. Miles se jeta contre le dossier de la banquette arrière. J’arrive, qu’il pensa tout bas à l’attention de James.
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Jeorgie
Jeu 18 Aoû - 23:47

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


« - Il a eu de la chance... des côtes fêlées dont une cassée, une fracture de la jambe droite et un traumatisme crânien... » Expliqua le médecin qui avait prit James en charge. « - Si la voiture avait été plus vite, les conséquences auraient pu être plus grave... maintenant, l'important c'est qu'il se réveille rapidement... plus il mettra de temps à reprendre conscience et plus son état empirera... »

Il adressa un regard de soutien aux gens présents dans l'attente d'un verdict et retourna à son poste. En effet, James avait eu de la chance. Ce dont il n'avait pas eu réellement conscience, lui avait finalement sauvé la vie. Si cette femme n'était pas en train de se ralentir pour se garer près de la salle de réception, elle aurait pu lui arracher la vie. Pourtant son corps avec été fauché.. il avait été propulsé dans les airs, puis sur le sol... oui, mais l'impact n'avait pas été aussi grave qu'il aurait pu l'être par chance. Tout ce que Will, qui avait lui aussi prit un taxi pour l'hôpital et Miles pouvaient faire, c'était attendre.

Dans son inconscience, James ne s'était jamais senti aussi bien. Comme pour apaisé sa douleur, son cerveau avait fait en sorte de transformer le dernier souvenir qu'il portait en lui. Il se revoyait alors s'élancer vers Miles, lui souriant... ses mains posées sur son visage et ses lèvres rencontrant enfin les siennes, comme il en avait rêvé depuis une année entière. Enfin, ils étaient réunis. Dans son esprit, Miles se fichait qu'on les voit, au contraire, il était fier de le montrer au monde et de tomber le masque. Les flashs crépitaient autour d'eux,.. les journalistes, les hommes et les femmes de la réception. Miles le serrait contre son corps avec tendresse et fermeté et il se fichait pas mal de ce qui les entourait. Il se fichait encore plus de cette femme qu'il ignora alors que James l'entendait hurler et faire une scène. La scène switcha et comme il en avait eu terriblement envie, James fût enfin blottit contre le flanc de son amant. Sa chaleur, son parfum... tout était là. Il ne ressentait plus aucune douleur, ni aucune colère. Il était enfin serein.. apaisé.

Mais, de l'extérieur, ce n'était pas l'image que son corps renvoyait. Des hématomes recouvraient pratiquement l'entièreté de son corps. Son flanc était violacé à cause de ses côtes fêlées et son souffle était irrégulier. Il était sous oxygène et sa jambe droite avait été plâtrée du talon jusqu'au dessus du genou. Ce n'était pas beau à voir, et en même temps, tout ça aurait pu être tellement pire.

Il resta dans l'inconscience une journée et demie, ce qui selon les médecins étaient encourageant. À son réveil, la première chose qu'il fût capable de prononcer.. fût le prénom de l'homme qu'il aimait.

« - Miles... »

Il bougea à peine, tentant d'ouvrir les yeux difficilement. La lumière était aveuglante et il avait des maux de tête terrible. La douleur reprenait le dessus sur tout le reste. Il avait quitté son lit, les bras de son meilleur ami et même ses baisers. Il reprenait toute la situation en pleine face avec une violence aussi frappante que la voiture qui l'avait renversé.

« - Non.. » geint-il en comprenant qu'il avait survécu. « - Non... »

Il porta ses mains à son visage, grimaçant de douleur. Un sanglot lui échappa du fond de la gorge presque aussitôt. Nonn. Il ne voulait pas de cette vie-là. Cette vie où Miles ne l'aimait pas. Ou il le repoussait... ou tout avait toujours plus d'importance qu'eux. Nonn... Les douleurs semblaient provenir de partout. Le visage crispé à cause de la lumière et continua de geindre sa souffrance en se tortillant dans ses draps. Cette réalité était beaucoup trop... Impossible pour lui de la supporter. C'est là qu'il se rappela ses derniers instants. Le rejet... la voiture... ces derniers mots...
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Miles Montgomery
J'ai 37 ans et je vis à Manhattan, USA. Dans la vie, je suis représentant à la chambre des Etats-Unis et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

But you know that when the truth is told that you can get what you want or you can just get old, you're gonna kick off before you even get halfway through, when will you realize... Vienna waits for you ?
Miles se sentait n’être que l’ombre de lui-même. Quelle valeur aurait sa vie si James ne s’en sortait pas ? La réponse lui nouait la gorge. Elle ne vaudrait plus rien. Il perdrait l’unique vérité de son existence. Sa vie ne serait plus qu’un ramassis de mensonges et de manipulation sous couvert de son ascension politique. Ça le terrifiait. Il revoyait la scène. Encore et encore, incapable de trouver le bouton stop qui pourrait le soulager de cette effroyable vision. A l’hôpital, William était déjà là. Miles s’était contenté d’un vague signe de la tête. Il n’était pas question d’engager la conversation avec lui et il l’avait bien fait comprendre. Il n’aurait pas la force de raconter ce qu’il s’était passé, encore moins de faire semblant d’être le Miles que tout le monde connait. Ça avait déjà été un miracle pour lui de prononcer le nom de James à l’accueil et d’être escorté jusqu’à cette salle d’attente. Et dans une salle d’attente, on attendait. Chaque minute de cette attente était interminable. Miles se sentait impuissant. Il avait fait semblant un tas de fois de prier. Aller à l’église quand on est un homme politique américain, c’est quasi-obligatoire. C’était la première fois qu’il y mettait tout son coeur. C’était également la première fois qu’il avait besoin d’un miracle. Un putain de miracle, s’il te plait Seigneur. Merci. Tout l’énervait. Son téléphone qui ne cessait de vibrer, la manière qu’avait la femme assise en face de lui de mastiquer son chewing-gum… Il était tendu et prenait sur lui pour ne pas exploser. Tant bien que mal, il ignorait toutes ces stimulations extérieures pour se concentrer sur la guérison de James. Après plusieurs heures, un médecin vint enfin leur donner des nouvelles. Les nouvelles n’étaient pas particulièrement bonnes mais elles n’étaient pas catastrophiques non plus puisque James était vivant. Toujours inconscient mais vivant. L’enjeu était maintenant qu’il se réveille vite. Combien de temps est-ce qu’on pouvait passer dans le coma sans que ça ne devienne dramatique ? Miles avait de suite sorti son téléphone, précieux outil de communication et d’information, pour chercher cette information sur Google. Et il trouvait tout et n’importe quoi, ça avait eu le don de l’énerver encore plus qu’il ne l’était déjà. Soupirant, il daigna enfin regarder qui cherchait à le joindre aussi désespérément depuis tout à l’heure. A sa grande surprise, ce n’était pas Jenny mais son responsable de communication. Des dizaines d’appels, presque autant de messages sur son répondeur, et une bonne vingtaine de SMS. Comme s’il avait besoin de ça maintenant. Miles était prêt à les ignorer quand il eut l’aperçu d’une vidéo dans ses SMS. Pas n’importe quelle vidéo. Miles avait tout de suite reconnu la scène. Pas parce qu’il l’avait déjà vue mais parce qu’il l’avait vécue. Il n’avait pas besoin de la mettre en route pour comprendre. Ça avait été filmé. Le sang de Miles n’avait fait qu’un tour. Il s’était toujours arrangé pour ne pas faire de vague, pour que personne n’ait jamais rien à exploiter contre lui, et maintenant… il y avait cette vidéo. FAIS-LA DISPARAITRE, qu’il avait envoyé en lettres capitales à son responsable de communication avant d’envoyer valser son téléphone d’un geste rageur contre le mur. Juste au dessus de la dame qui n’avait pas la décence de mastiquer son putain de chewing-gum correctement. Tout le monde dans la salle d’attente le regardait, interloqué. Il pétait les plombs. Pour la première fois depuis longtemps, il ne maitrisait plus rien. « Mastiquez la bouche ouverte ou crachez-moi ce chewing-gum à la con ! » qu’il vociféra à l’attention de la macheuse de gomme sans ménagement. « Et regardez donc ailleurs, y’a rien à voir ! » qu’il avait continué de s’emporter avant de voir la sécurité s’approcher. Oh non, il n’était pas question qu’on le sorte de cet hôpital. Il comptait bien y rester. Aussi longtemps qu’il le faudra. « Tout va bien messieurs. Juste un petit trop plein d’émotions. Mes excuses. » Il avait levé les deux mains en l’air en signe d’innocence et de bonne foi avant de se lever d’un coup pour rejoindre le distributeur le plus proche. Un café ne lui ferait pas de mal, une nuit blanche l’attendait. Barres chocolatées, café dégueulasse, c’était comme ça qu’il avait survécu pendant un jour et demi sans téléphone à l’hôpital. Il avait bien fini par s’assoupir  plusieurs fois, assis dans la salle d’attente, mais il s’était toujours rapidement réveillé du même cauchemar. C’était James qu’il lui disait qu’il allait lui faciliter la tâche… avant de se jeter sous une voiture. Arriverait-il seulement à dormir correctement à nouveau un jour ? Une journée et demi, c’est ce dont James avait eu besoin avant d’enfin se réveiller. Dès que le médecin leur avait annoncé que James était réveillé, Miles s’était mis au garde à vous. C’était lui le premier, il avait trop besoin de le voir. Il avait du un peu forcer pour avoir l’autorisation mais il avait fini par avoir accès à sa chambre. « Salut. » qu’il avait murmuré en se postant au pied de son lit. Il était dans un piteux état et c’était de la faute de Miles. Le coeur de ce dernier se serra sous le poids de la culpabilité. « Comment tu te sens ? » Qu’est-ce qu’il espérait entendre au juste ? Qu’il pétait la forme ? Tout ce temps qu’il avait passé à attendre ne lui avait pas permis de trouver quoi dire quand il le verrait enfin.  
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Ven 19 Aoû - 15:06

James MacMillan
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« -  Salut. »

Sa voix lui parvint faiblement du pied de son lit, mais il ne le regarda pas. Elle lui faisait mal. C'était douloureux de l'entendre... de revenir à cette réalité. Il n'avait pas envie d'être ici. Il ne voulait pas subir un nouveau rejet de sa part. Sa poitrine était en feu et il sentait son coeur s'emballer légèrement, d'ailleurs, les machines qu'il avait branché un peu partout le trahissaient. ''Comment tu te sens'' ... à quoi s'attendait-il comme réponse ? Est-ce qu'il y avait une bonne réponse à cette question d'ailleurs ? Il s'était jeté sous les roues d'une voiture pour ne plus avoir à souffrir de sa présence et le fait qu'il soit à son chevet était incompréhensible.

« -  Laisse-moi.. » Supplia-t-il d'une voix éraillée, ses yeux fixés sur le mur d'en face.

Il avait le sentiment qu'on l'avait arraché à la mort. Qu'il avait eu la chance de goûter à un morceau de paradis et qu'on le ramenait en enfer. La douleur était omniprésente... que ce soit physique ou mentale. Il n'avait aucun répit. Et en même temps, il devait supporté l'idée que Miles l'avait fait agir. Qu'il l'avait vu se mettre sur le chemin de cette voiture. Qu'il était conscient que son geste avait été pour mettre fin à ses jours. Il y avait une sorte de honte dévorante dans le fait qu'il soit là, dans cette chambre d'hôpital, à l'observer comme un miracle.

Mais, il ne s'en alla pas.
Le silence s'installa alors pendant de nombreuses minutes avant qu'il ne finisse pas souffler... dans des paroles à peine audibles, juste pour lui.

« - Va-t'en... tu n'as plus rien à faire ici. Elle t'attend pour jouer ton rôle. »

Son ton était épuisé, las et empli d'une souffrance indescriptible. Les mains crispées sur les draps de son lit, il continua de fixer le mur d'en face. La perspective d'un avenir lui donnait la nausée. Il avait le sentiment que jamais il ne pourrait trouver la paix intérieure avec cette histoire. Cette année avait été difficile à supporter... Il avait voulu s'éloigner de lui, mais au final, il n'était devenu qu'une obsession encore plus importante. Ses lettres avaient été les seules choses auxquelles il se raccrochait à l'autre bout du monde... et il avait imaginé tellement de fois leurs retrouvailles. Malheureusement dans son esprit, jamais il n'avait imaginé tout ça. Qu'elle prenne sa place... qu'elle obtienne la vie qu'il aurait mérité à ses côtés. Ça n'avait plus d'importance. La seule chose qui restait dans un coin de sa tête, c'était la sérénité qu'il avait ressenti de l'autre côté... et l'envie d'y retourner.

Vingt ans... on dit que l'amour peut rendre fou, il l'était sûrement devenu. D'ailleurs, il n'avait pas manqué de remarquer qu'on l'avait attaché au lit afin qu'il ne puisse pas se faire de mal en se réveillant. Miles leur avait sûrement dit qu'il s'était jeté sous la voiture... ou alors, la conductrice... peu importait.

« -  J'y retournerai... » souffla-t-il finalement.

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Ven 19 Aoû - 20:54

Miles Montgomery
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Voir James sur ce lit d’hôpital était effroyablement douloureux. Miles se sentait plus coupable que jamais. C’était de sa faute. Il se vantait de vouloir changer le monde, quel homme altruiste ! Lui qui n’était même pas capable d’empêcher son ami le plus proche de se foutre en l’air. Il ne s’était jamais senti aussi petit qu’ici, dans l’espace confiné de cette chambre d’hôpital. Quand James le supplia de le laisser, il soupira. Non, il était hors de question qu’il aille où que ce soit. Qu’est-ce qu’il allait faire de toute façon ? Lui coller un autre pain ? Se lever et le foutre dehors ? Il n’en avait pas la capacité… par sa faute. Il secoua la tête, refusant sa requête. S’il était mal de le voir dans cet état, il était avant tout soulagé de le voir tiré d’affaire. Ou presque. Il parlait, il ne semblait rien avoir oublié de ce qui lui était arrivé et c’était sans doute bon signe. Quoi que. Une petite amnésie n’aurait-elle pas joué dans sa faveur ? Mon Dieu, il se dégoutait. Même dans ce genre de circonstances, il était capable de ne penser qu’à ses propres intérêts. Le silence s’était installé entre eux, Miles était incapable de dire un mot. James lui redemanda alors de s’en aller et Miles secoua la tête une nouvelle fois. Il avait envie de chialer comme il l’avait fait sur son corps inanimé la veille. De soulagement cette fois. « Qu’elle m’attende alors… » qu’il articula difficilement, sa voix légèrement modifiée par les larmes qu’il venait de ravaler. Jenny était le cadet de ses soucis. Il lui avait déjà dit : elle n’était qu’une femme. Des femmes, Miles en connaissait un tas. Mais des James ? Il ne connaissait que lui. Il était le seul qui comptait vraiment et, paradoxalement, il ne pouvait rien faire pour lui. Il s’apprêtait à poser sa main sur celle de James quand ce dernier lui fit une confidence qui le glaça. Il y retournerait. Il y retournerait ?! Le geste de recul fut immédiat, comme s’il venait de se bruler. « Retourner où, James ? » qu’il gronda, en proie à une colère sans précédent. Il ne comprenait pas que ça ne lui facilitait en rien la tâche ? Que s’il crevait, il crèverait de douleur lui aussi ?! Encore faudrait-il qu’il lui dise et, évidemment, ce n’était pas dans ses projets. Parler de ses sentiments, quels qu’ils soient, ce n’était pas le genre de Miles. Pour autant, il n’arrivait pas à maitriser la colère que cette confidence lui causait. « Il est hors de question que tu attentes à tes jours à nouveau, tu m’entends ? » Miles, l’autoritaire. On reconnaissait bien là l’homme à la vie un peu trop facile qu’il était et qui n’avait pas l’habitude que les choses n’aillent pas dans son sens. S’énerver sur un mec qui n’arrive probablement plus à bouger le petit orteil, c’est ridicule. Il fallait croire que Miles s’en était rendu compte puisqu’il s’écarta pour aller regarder par la fenêtre. La contemplation du paysage ne l’avait pas calmé. Par contre, il s’était rendu compte qu’il n’était pas en colère contre James… mais contre lui-même. Après quelques secondes de réflexion, il s’était retourné sur celui qu’il considérait comme son meilleur ami. « Si t’avais une bonne raison, à la rigueur… Mais tu vas quand même pas te foutre en l’air pour un mec comme moi. Tu vaux bien plus que ça. » Son ton s’était radouci bien que la colère qu’il ressentait envers lui-même restait entière. « C’est qu’une mauvaise passe. Tu vas surmonter ça, te remettre sur pieds, et on va pouvoir aller de l’avant. » On, qu’il disait. Comme si un « on » était encore envisageable, comme s’il refusait de comprendre que James y mettait un terme si les choses n’évoluaient pas.  
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Jeorgie
Sam 20 Aoû - 2:51

James MacMillan
J'ai 36 ans et je vis à Brooklyn, Amérique. Dans la vie, je suis Mécanicien Aéronautique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt pas bien.


« C’est qu’une mauvaise passe... » La gorge de James se serra douloureusement. Même maintenant, dans cette chambre, il trouvait le moyen de ridiculiser ses sentiments pour lui. Une passe. Une passe ne dure pas vingt ans. Encore moins une vie. Il avait cependant raison sur un point, comment avait-il pu tenté de se foutre en l'air pour un mec comme lui. Son meilleur ami, la moitié d'un tout... et pourtant celui qui le mettait plus bas que terre alors qu'il pensait ne pas pouvoir tomber plus bas. Dans son esprit, ce fût plus clair encore que de l'eau de source... Miles se foutait complètement de ce qu'il pouvait ressentir. Il ne faisait pas le moindre effort pour se mettre à sa place. Encore moins pour essayer de comprendre. Il resta silencieux.. le coeur en cendre et humide de larmes. Sa main trouva le bouton d'urgence et il appuya dessus. Si lui ne pouvait pas bouger, il fallait que quelqu'un le sorte de là... qu'il l'éloigne de sa vue... de ses pensées. Il ferma les yeux jusqu'à entendre la porte s'ouvrir et une infirmière accourir à son chevet, William sur ses talons. Elle s'approcha pour lui demander ce qu'il voulait et il lui dit, les dents serrées et une colère sourde dans la voix.

« - Foutez le dehors. »

La jeune femme l'interrogea du regard et elle comprit rapidement qu'il s'agissait de l'homme qui se trouvait à ses côtés. Elle entrouvrit la bouche, surprise et en même temps, un peu intimidée.

« - Monsieur... je vais devoir vous demander de sortir, où je devrais faire appel à la sécurité de l'hôpital... » dit-elle en se redressant, gênée.

Elle savait qui il était, et en même temps, elle ne faisait que son métier. Will dans un coin de la pièce fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi James tenait à ce que Miles quitte la chambre. Ils étaient meilleurs amis... qu'est-ce que tout ça voulait dire ? James tenta de se redresser dans ses oreillers mais un geignement de douleur lui tira une grimace. Ses côtes le faisaient atrocement souffrir. Tout dans cette foutue vie, dans cette foutue pièce le faisait souffrir. Il avait envie de crever. Sur le champ.

« - Dégage d'ici... » cracha-t-il entre ses dents.

Son visage encore tordu par la douleur. Néanmoins, il prit le temps de le regarder droit dans les yeux, le fixant comme s'il avait pu le tuer sur place. Dans son regard, la déception, le désespoir et la douleur... Miles venait de rompre quelque chose en lui, et il n'était pas encore certain de savoir quoi.

« - CASSE-TOI BORDEL ! » hurla-t-il finalement, la voix éraillée.

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