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 Voir le monde de ses yeux est mille fois mieux que n’importe quel rêve (ft Mad Max)

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Azylth
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Nephtys est l'héritière directe du titre de Pharaon, possédé par son père, le Pharaon Akhonatep Ier. En âge de se marier, elle s'apprête à se rendre au sud de son royaume pour rencontrer celui qui règnera à ses côté jusqu'à ce que la mort les sépare. C'est la première fois qu'elle peut sortir de son palais où son père la garde enfermée contre son gré. "Pour la protéger", c'était ce qu'il lui disait à chaque fois qu'elle le suppliait de l'emmener dans les villes de la capitale. Mais Nephtys a hâte de sortir et de découvrir le monde. Et alors qu'elle s'apprête à franchir la porte de son palais luxueux, une anomalie spatio-temporelle l'arrache aussi soudainement que violemment à la réalité. Plongée dans un monde dont elle ne connait rien, Nephtys se retrouve alors bien loin de chez elle...

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Nephtys

de la Lignée du Serpent à Tête Bleue

J'ai 17 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis la princesse héritière et je m'en sors parfaitement bien. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais ce n'est que la carapace que je me suis forgée pour pouvoir contrer ma solitude et la pression que je ressens au quotidien. je suis la princesse héritière. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.


Nephtys était terriblement excitée ! Ça y était ! Le jour qu’elle attendait depuis un peu plus d’un mois avec une grande impatience était enfin arrivé. Pour la première fois depuis bien des années, père l’autorisait à quitter l’enceinte du palais d’Ankmar, la capitale du Royaume de Soleil. Et pour trois jours en plus ! La Grande Crise qui sévissait dans toutes leurs terres avait débuté lorsqu’elle avait 7 ans. Et ce n’était seulement que 10 ans après qu’on observait une nette amélioration des conditions de vie des plus pauvres, notamment dans les villes du nord comme Patarbémis qui n’avaient pas de réelles ressources à exploiter à part leurs terres agricoles près du grand fleuve de corail qui traversait leur royaume. Après toutes ces années, la maladie et la sécheresse qui avaient frappé leur peuple semblaient régresser et le blé ainsi que les lentilles, les fèves, les dattes et les caroubes poussaient à nouveau en abondance. Avec cette amélioration des conditions de vie au nord, le peuple commençait à se calmer petit à petit et leur fureur contre le Pharaon Akhonatep Ier, son propre père, tombait avec le temps. C’est pourquoi Nephtys pouvait enfin sortir de l’enceinte étouffante de son palais. Cela faisait très longtemps qu’elle n’avait pas vu le monde extérieur, une dizaine d’années. Et cela remontait à si longtemps qu’elle ne se rappelait même plus à quoi ressemblaient les rues de la capitale. Nephtys se promettait que, lorsqu’elle serait à son tour sur le trône, elle sortirait aussi souvent qu’elle le souhaiterait.

La jeune femme avait eu 17 ans quelques semaines plus tôt et elle n’ignorait pas que ce voyage d’affaire qu’entreprenait son père, et elle-même grâce à ses supplications, avait pour but de lui trouver un Pharaon parmi la haute noblesse du royaume. Et Nephtys savait que son principal prétendant était Khaemt de la lignée des Îles du Sud, fils de Khaïr de la lignée des Îles du Sud et de Dadjet de la lignée de Dionezite, un de ses cousins très éloignés. La lignée des Îles du Sud était particulièrement riche car elle contrôlait tout le commerce maritime et la plupart des chariots d’approvisionnement terrestres. Situés à la pointe Sud du Royaume du Soleil, sur une île riche et fertile, ils pouvaient exporter leurs céréales, leurs fruits et leurs légumes tout au long de l’année et il fallait dire qu’ils s’étaient enrichis avec la famine qu’avait causé la Grande Crise. Certains jugeaient que c’était mal et qu’ils devraient partager leurs richesses avec les villes pauvres du Nord, mais ceux qui prononçaient de telles paroles étaient tous simplement jaloux selon Nephtys. A présent, la lignée des Îles du Sud était la deuxième lignée la plus influente du continent, après la sienne, la lignée du Serpent à tête bleue. C’était son arrière-grand-père, Ankmar, qui avait choisi leur symbole. Issu d’une classe modeste, son père était vendeur de chevaux sous le règne de la lignée des Rois Guerriers. Tous complètement fous à cause de la consanguinité, ils avaient massacré leur royaume en faisant absolument n’importe quoi, en déclenchant des guerres juste pour tromper leur ennui et en demandant toujours plus à ceux qui travaillaient dur sous le soleil écrasant et sous l'œil des dieux en personne. Ankmar avait levé une armée dans l’ombre et avait massacré le dernier Pharaon de cette lignée dérangée. Puis il avait pris place sur le trône, traquant les fugitifs de cette même lignée pour les saigner jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul. L’immense tatouage de serpent qui s’enroulait tout autour de son corps, de même que la couleur bleue, couleur du dieu Amon, avait inspiré leur emblème. Leur serpent protecteur était représenté sur un fond blanc, avec un corps doré, des yeux bleu saphir et une écaille bleu clair centrée sur le dessus de la tête, en forme de losange. Après sa mort, la capitale avait pris le nom d’Ankmar. Son arrière-grand-père était un véritable modèle et Nephtys était fière d’être sa descendante directe.

Lorsque Nephtys arriva près du temple du Râ, situé à l’autre bout du palais et des grands et luxuriants jardins d’Ankmar, elle était légèrement essoufflée. Elle portait une robe verte courte ornée d’attaches dorées qui mettait en valeur ses longues et fines jambes à la peau caramel/cuivrée et ses grands et beaux yeux ambrés qu’elle tenait de sa mère. Presque tout le bord de ses oreilles était orné de plusieurs bijoux dorés, chacun d’entre eux ayant une valeur inestimable. A son cou pendant un croix d’Ankh en or blanc, qui avait la valeur d’une petite île à elle toute seule. Les longs cheveux d’un ébène saisissant de la première princesse du royaume descendaient jusqu’à ses reins et étaient tressés sur presque toute leur longueur. Quelques centimètres, au bout, avaient été laissés libres pour être joliment bouclés. Ses yeux couleur fauve et doré étaient brillamment mis en valeur par une couche de mascara noir et ses joues étaient réhaussés d’une touche de fard brun pour la rendre encore plus belle. Comme seul accessoire, elle avait un petit sac noir en bandoulière qui contenait ses affaires pour trois jours, rapetissés par les prêtresses de Râ pour qu’elles rentrent toutes dans ce petit espace. C’étaient les seules prêtresses de la capitale à posséder le don. Nephtys aussi possédait le don, mais n’était pas très forte comparées à celles qui habitaient le temple au bout des jardins. La dernière chose qu’elle portait sur elle était un cobra, un véritable serpent enroulé autour des épaules. C’était son gardien depuis que la Grande Crise avait commencé. Inquiet qu’il lui soit fait du mal, son père avait commandé aux prêtresse de Râ de faire deux serpents protecteurs pour sa sœur et elle. Ces gardiens avaient un corps de métal, aux couleurs du symbole de leur lignée. Un corps façonné dans l’or, des yeux taillés dans de véritables saphirs et une écaille en turquoise en forme de parfait losange incrustée au centre de leur tête. Puis les prêtresses y avaient inséré un esprit de serpent. Un esprit qui contrôlait le corps, qui pouvait le durcir à tout moment, cracher le venin terriblement mortel qu’il contenait, et tout ça grâce à l’énergie du soleil qui venait frapper le métal précieux qui les constituait. Le sien s’appelait Tjuha. Et leur lien était tout simplement fusionnel, sans aucun jeu de mots.

Une petite partie de leurs esprits restait en permanence collée l’une avec l’autre, leur permettant d’échanger des pensées, des odeurs, des sons, des mots, des sentiments et même la douleur sans qu’ils n’aient besoin de se voir ou de se toucher physiquement. C’était ça le don : avoir un esprit flexible et pouvoir contrôler l’énergie du soleil grâce à leur volonté. Les mots qu’ils récitaient lorsqu'ils étaient en action servaient à guider cette volonté, pour qu’elle ne s’égare ni ne perde en intensité. Ce n’était pas réellement l’énergie du soleil qu’ils contrôlaient avec. Mais l’énergie du soleil que leurs corps, qui avaient muté au fil des siècles, absorbait tous les jours. Leur propre énergie en fin de compte. La magie avait un prix, comme n’importe quelle autre chose en ce monde. Être trop exigeant dans cette discipline signifiait la mort. Car une fois que la volonté commençait à manipuler l’énergie vitale, on ne pouvait plus l’arrêter. Et lorsque toute l’énergie s’était transformée en action, ou en objet, le corps devenait froid comme les pierres du désert la nuit. Mort, inanimé.

La seule raison pour qu’une personne aussi peu douée qu’elle soit née avec le don était soit dû au hasard, soit dû aux prêtresses. Comme tous les enfants des lignées les plus riches, Nephtys avait été modifiée génétiquement alors même qu’elle était dans le ventre de sa mère. Ils vouaient tous un culte à la beauté. Être beau pour ressembler à leurs dieux. Et jouer avec les gènes des bébés alors même qu’ils n’étaient pas nés pouvaient leur assurer des traits fins, de grands yeux colorés, des proportions idéales… un bel avenir en somme. Et les prêtresses de Râ avaient fait un boulot monstrueux : Nephtys était parfaite. Sûrement la plus belle femme du royaume, d’après son humble avis. Enfin, rien de bien étonnant pour une princesse. Mais elle pensait que les prêtresses avaient également réussi à lui refiler le don, inscrit dans son ADN. C’était une véritable prouesse parce que c’était quelque chose de particulièrement complexe à effectuer si elle avait bien compris. Voir même impossible. Mais elle n’allait pas s’en plaindre. En plus d’être sublime, elle possédait une force dont la plupart des mortels n’avaient même pas idée. Et ça faisait du bien à son égo.

Nephtys avisa Tau près de l’entrée du temple, l’apprentie de Sabah, la future Grande Prêtresse après la retraite de son mentor. Le caractère de Tau était légendaire, tout comme celui de la princesse. Chacune de leurs rencontres étaient quelque peu… électrique. Mais aujourd’hui, Nephtys était tellement heureuse qu’elle en oublia de lancer des piques à la prêtresse.
- Je suis venue pour les pierres, lui annonça-t-elle.
- Je sais, maugréa Tau qui se dirigea vers le côté extérieur du temple pour en faire le tour. Nephtys la suivit. Il lui fallait absolument des pierres pour le voyage. C’étaient de petits réceptacles d’énergie solaire que le corps pouvait absorber lorsqu’il était épuisé. Mais évidemment, Nephtys avait trouvé une utilisation détournée de ces pierres et Tau, qui le savait parfaitement, rechignait à les lui donner car elle considérait que la princesse gâchait tout simplement la précieuse énergie qu’elle mettait tant de temps à récolter. Cette fois-ci, elle était obligée de céder et même si elle n’approuvait pas, c’étaient les ordres de Pharaon.
Alors qu’elles arrivaient devant l’imposante machine qui servaient à capturer les rayons du soleil pour les enfermer dans les précieuses pierres translucides, composée d’une grande loupe opalescente, Nephtys sautillait d’impatience. Elle récupérait ses pierres, qui servaient de carburant à elle et à Tjuha, son serpent gardien, puis elle courait rejoindre son père à l’entrée du palais. Elle allait partir à Khasaïpet, elle avait hâte !

Sans faire attention à Tau qui s’était arrêtée, elle lui fonça dedans la tête la première.
- Hé !, commença la princesse, prête à engager l’une de leurs éternelles disputes.
Mais Tau la fit taire en levant sa main, signe que quelque chose n’allait pas. Nephtys se tut immédiatement. Le silence soudain fit accélérer son cœur et la certaine tension qu’elle sentit tout à coup lui bloqua même la respiration. Ses oreilles se bouchèrent sans aucune explication. Quelque chose n’allait pas, mais vraiment pas. Une soudaine sensation oppressante vint enserrer ses poumons, et le malaise grandit jusqu’à ce que Nephtys se mette à paniquer. Devant elle, Tau était complètement immobile, fixant quelque chose qu’elle même ne parvenait pas à voir.
- Tau…, haleta-t-elle en proie à l’angoisse. Il y a quelque chose…
Tau ne répondit pas, les yeux tournés vers ce même point invisible.
- Réponds-moi !
A nouveau, seul le silence lui répondit. Nephtys essaya de faire demi tour. Tant pis pour les pierres, elle voulait partir d’ici. En un instant, toute sa joie s’était évaporée pour ne laisser place qu’à un grand malaise. Elle avait du mal à croire que tout ça soit passé aussi vite.
- J’ai créé… J’ai créé... , commença Tau d'un ton lointain, inaccessible. C’était elle qui avait placé la loupe face au soleil le matin même. J’ai créé quelque chose…
Sa voix lointaine était à la fois craintive et terriblement curieuse. A ce moment-là, Nephtys la détestait encore plus que d’habitude, parce qu’elle ne faisait rien pour aider sa future reine. Consciente que s’emballer à propos d’un “quelque chose” était parfaitement stupide, la princesse essaya de se raisonner et parvint à bouger légèrement ses mains et ses doigts. Si son corps ne lui répondait plus, peut-être qu’avec un peu de magie… Ses mains et ses bras s’illuminèrent d’une aveuglante lueur blanche/dorée qui se fondit dans le cuivre de sa peau au niveau de ses coudes. Nephtys les sentait, ces petites particules de soleil qui vrombissaient sous sa peau, la puissance qu’elles lui accordaient. Quoi que soit cette chose, elle allait la frapper un coup, histoire de pouvoir s’enfuir.


Un sinistre craquement retentit dans le petit bois qui contournait l’arrière du temple et Nephtys vit enfin la chose dont Tau parlait juste avant. Son cœur s’emballa dans sa poitrine tandis que ses bras retombaient mollement le long de son corps. L’Univers lui-même semblait s'être déchiré devant elle. Une faille s’ouvrait dans l’espace, juste devant la loupe, écartant la réalité sur un espace noir, vide et froid qui étrangement, ne faisait pas si peur que ça. Il était juste hypnotisant et la princesse, les yeux plongés dedans, avait juste la vague impression qu’il était dangereux. Dans ses oreilles, le bruit horrible résonnait encore et encore, jusqu’à ce que la voix de Tau ne vienne la faire violemment sursauter :
- Stop ! Éteins ça !
Nephtys ne comprit pas. Quoi ? Tout ce qu’elle aperçut avant de se sentir puissamment attirée vers la faille fut le regard terrifié de Tau dans lequel elle pouvait évidemment discerner une pointe d’admiration pour sa création involontaire. Nephtys la détestait. Et elle la détesta une dernière fois avant qu’un douloureux flash noir vienne lui couper la vue.

C’était une place piétonne assez fréquentée en milieu de matinée. Les passants se promenaient, leurs chaussures claquant sur les pavés gris et rose pâle. Une journée comme toutes les autres en somme et personne n’aurait pu se douter qu’une brèche se trouvait là, à quelques centimètres du sol, invisible aux yeux de ceux qui ne possédaient ni don, ni sixième sens. Quand la faille noire se matérialisa dans ce même craquement sinistre que celui qu’avait entendu Nephtys au même instant, dans un autre monde, le ciel se couvrit instantanément de nuages noirs. La lumière disparut un instant, rendant encore plus visible cette ouverture béante vers le néant dont les bords scintillaient d’un mauvais éclat rouge comme une plaie purulente. Un coup de tonnerre à en briser les vitres des voitures retentit dans la ville, assourdissant les passants pour au moins quelques poignées de secondes. Durant ces quelques instants, ce fut une véritable scène de l’apocalypse. L’atmosphère devint soudain prenante et glaciale, les poumons aux alentours commencèrent à se bloquer, les cœurs à paniquer, les mains et les jambes à trembler. Et ce ne fut que lorsque la princesse fit son entrée dans cette nouvelle dimension, sombre et angoissante, que les sensations oppressantes commencèrent à disparaître. Juste le temps de quelques secondes, elles avaient empli les corps aux alentours, suffisamment pour ne pas être oubliées mais bien trop rapidement pour que les gens se demandent s’ils n’avaient pas tout simplement rêvé. Nephtys tomba, roula, s’arrêta sur le sol. La brèche se referma rapidement dans un sifflement avant de disparaître aux yeux des mortels. Le ciel se dégagea aussi rapidement qu’il s’était couvert. Les passants clignèrent juste un instant des yeux avant que tout ne redevienne comme avant, comme s’il ne s’était rien passé.

Quand la sensation de posséder un corps lui fut rendue, ce fut dans la douleur. Nephtys s’écrasa par terre avec tant d’élan qu’elle roula sur plusieurs mètres, ressentant chacun de ses os, chacun de ses muscles avec tant de violence qu’elle en eut à nouveau le souffle coupé. A moitié consciente, elle se sentit ralentir, puis finalement s’arrêter sur le côté, le visage caché par les cheveux. Elle ne savait pas ce qu’il venait de se passer et les échos du craquement résonnaient encore dans sa tête, l’empêchant de penser à autre chose qu’à l’horreur de la faille, Tau et ses expériences dangereuses et la douleur partout dans son corps. Incapable de tenir plus longtemps, Nephtys sombra dans l’inconscience le temps de quelque minutes.

Références:
 


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Elias Wayland
J'ai 22 ans et je vis à Detroit, Etats-Unis. Dans la vie, je suis policier ainsi que pilote de course à mes heures perdues et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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The angry, the empty, the lonely, the tricked. We are all museums of fear.

Audacieux et persévérant, Elias est un homme qui ne recule que rarement face à l’adversité ou la difficulté pour parvenir à ses fins. Il croit à la justice. Et à l’égalité. Ses parents lui ont inculqué des valeurs qu’Elias chérit et s’efforce chaque jour de suivre. Seulement, son tempérament belliqueux, combiné à un sarcasme et une impétuosité incontrôlable, lui fait parfois défaut et l’écarte de temps à autre de cette voie qui lui est destinée depuis sa naissance.

Il rêve beaucoup, Elias. C’est un gamin un peu trop distrait, qui aime le calme de son esprit...autant qu’il se délecte de l’adrénaline qui court dans ses veines lorsque le danger rôde près de lui. Serviable, il aime se rendre utile, et fuit autant que possible l’impuissance. Mais on lui reproche parfois d’être sans attache, d’être trop instable, trop...solitaire. Imprévisible. Seulement, Elias est bien trop borné, et arrogant, pour changer de comportement.




D’un œil attentif, Elias scrutait les volutes de fumée qui s'échappaient de sa cigarette, se fondant paisiblement dans l’atmosphère. A ses côtés, Leon dévorait avec un enthousiasme débordant son steak saignant et ses frites bien huilées, à croire que son estomac criait famine depuis une éternité, quand son dernier repas remontait à une heure. Le policier jeta un regard à sa montre. Trente minutes s’étaient écoulées depuis qu’ils avaient quitté le commissariat pour prendre leur pause du midi. Ce qui signifiait qu’il ne lui restait plus que trente minutes de tranquillité, avant qu’il ne retrouve l’austérité et la rudesse de son supérieur, qui semblait lui vouer...un certain mépris, quand Elias était pourtant l’un des meilleurs éléments du département de police de Détroit. Fougueux et borné. Mais il avait l’âme d’un soldat et ne fuyait que rarement face au danger. Le sang d’un capitaine de l’US Navy et d’une commissaire coulait dans ses veines, Elias Wayland était prédestiné à cette profession avant même de savoir marcher.

Peut-être était-ce par jalousie que le sergent Ronald Hopkins s’évertuait à ne lui montrer aucun signe d’amabilité. La jeune recrue ne s’était à vrai dire jamais réellement posée la question et une part de lui se moquait éperdument de la réponse. Ce n'étaient pas les quelques remarques amères d’Hopkins et ses sourires dédaigneux qui l’inciterait à s’écarter de la voie qu’Elias souhaitait poursuivre depuis son enfance. Aucun obstacle ne le pousserait à rebrousser chemin. Un Wayland n’abandonnait pas. Jamais.

Basculant légèrement sa tête en arrière, il exhala tranquillement un nuage nocif dont la couleur cendrée jurait avec l’arrière-plan turquoise du ciel. Son petit frère lui avait pourtant conseillé d’arrêter de fumer comme un pompier, mais la nicotine était pour lui une source de détente, qui parvenait toujours à s’écouler dans ses muscles et à détendre son être...même s’il n’oubliait pas que ses poumons mourraient un peu plus à chaque nouvelle cigarette. Son regard se perdait dans l’immensité bleuâtre recouvrant Detroit. Environné par les bruits incessants des moteurs, des éclats de voix et rires, des mâchonnements de Leon qui surpassaient presque les klaxons, Elias se sentait...étreint par un voile de sérénité. Son corps n’était pourtant pas au repos.

Ses veines frétillaient d’impatience. Son cœur palpitait plus rapidement que d’ordinaire. Et il ressentait le besoin de...marcher, ou de courir. C’était comme s’il n’arrivait pas à tenir en place...comme si son corps se languissait d’un événement, lui rappelant alors les exaltantes sensations qu’il éprouve avant le départ d’une course. Oui, c’est ainsi qu’il se sentait. Sur un champ de courses, au volant d’une voiture. Mais ces impressions-là...lui étaient familières et Elias se délectait de chacune d’entre elles. L’adrénaline l’apaisait autant qu’elle l’enivrait. C’est pourquoi il ne se sentait pas à l’étroit dans son corps, comme tout être humain normalement constitué. Le policier vivait toujours comme s’il était lancé dans un véritable marathon contre la montre...au plus grand dam de son coéquipier, qui s’efforçait de lui rappeler qu’ils avaient tout le temps du monde.

Sous son regard, l’azur du ciel se ternit brusquement. Une masse de nuages sombres s’amoncela aussitôt, recouvrant alors le bleu si éclatant et limpide, plongeant ainsi la ville dans une obscurité soudaine. Profonde. Et presque...oppressante. Un éclair zébra le ciel, rapidement suivi d’un grondement sourd. Leon sursauta, relevant enfin les yeux de son assiette. “ C’est quoi ce bordel ?”demanda-t-il, tandis qu’Elias demeurait...impassible, fixant la couche grisâtre qui les surplombait. Tout son être absorbait cette pression qui s’était mise à vibrer dans l’air, si bien qu’il sentît toutes ses cellules frissonner d’appréhension en réponse, lui prodiguant presque l’impression qu’il allait imploser. Il étudiait aveuglément la voûte, sourd au son strident qui perçait ses oreilles. Il ressentit à peine le souffle glacé qui balaya la ville...avant de s’étioler. Brutalement. La lumière du bleu réapparut alors. La sensation d’engourdissement se dissipa...et Elias s’extirpa aussitôt de sa torpeur. Il fronça les sourcils, réalisant que son téléphone sonnait.

Leon haussa les épaules, avant de replonger le nez dans son assiette. Le policier glissa sa main dans sa poche et en ressortit son cellulaire, son air légèrement désorienté s’accentuant lorsqu’il lut le nom du contact. “ Sergent ?”décrocha-t-il, attirant ainsi le regard de Leon, une lueur interrogatrice s’allumant dans ses yeux. “ Bien, on arrive.”Elias raccrocha et se leva, incitant son camarade à l’imiter, tous deux affichant cette même expression...d’hésitation. “ ‘Faut qu’on le retrouve sur la Grande Place, il dit que c’est...urgent.”La voix du policier parut semer davantage la confusion chez Leon, aussi ce dernier s’empressa-t-il de terminer sa viande et d’enfiler sa veste. Ils payèrent en coup de vent, avant de filer en direction de la place, une myriade de questions envahissant leurs esprits...Sans qu’aucune ne vienne franchir la limite de leurs lippes.

Une fois garés, ils sautèrent presque hors du véhicule pour rapidement trottiner jusqu’à la foule de policiers qui s’était rassemblée non loin d’eux. Le Sergent Ronald Hopkins les accueillit d’un hochement de tête, avant de leur expliquer brièvement la situation, semblant lui-même dévoiler une certaine confusion dans son timbre assuré. Elias croisa les bras sur son torse. Il ne croyait pas un traître mot de ce qu’insinuait son supérieur. Absurde, voilà le mot qui s’imposait à lui. Absurde et impossible. Pourtant, le sergent n’était pas homme à s’adonner à la fantaisie...aussi l’officier décida-t-il de réduire au silence ses pensées, qu’il finirait sans aucun doute par regretter s’il les prononçait à voix haute. “ Wayland, vous êtes chargé de la surveiller, au cas où elle se réveillerait…”Cette fois-ci, un éclair d’indignation traversa les yeux bruns d’Elias. Surveiller une demoiselle évanouie ? Quel ennui. “ Pourquoi moi m’sieur ?”se hasarda-t-il à demander, se démenant pour paraître...entièrement neutre, quand bien même Ronald braqua sur lui son regard mordant. “ Parce que les autres officiers ont autre chose à faire que de surveiller une donzelle fanatique de l’Egypte. Elle est dans un camion de pompier, ils l’emmènent à l’hôpital pour lui faire des examens.”

Sur ces mots, le Sergent se retourna, signe que la conversation était terminée et qu’il n’attendait aucune objection de la part de l’officier...ce que ce dernier se garda bien d’émettre. Sous le regard amusé de Leon, Elias se dirigea vers ce fameux camion. Un urgentiste était assis à l’intérieur, complètement captivé par la silhouette allongée sur un brocart. L’officier grimpa dans le petit habitacle, s’armant de tout son courage pour affronter ce périple dépourvu d’intérêt...lorsque ses iris s’arrêtèrent sur la jeune femme, évanouie. Elias se figea. Jésus. C’était la créature la plus jolie qu’il eut jamais contemplée. Sa peau basanée lui rappelait la couleur du miel, tant pour sa couleur que pour la douceur de son apparence. Sa longue chevelure, d’un noir scintillant et profond, encadrait un visage aux traits délicats et fascinants, dont les lèvres pleines et rosées attirèrent inconsciemment l’attention du policier. Et ses yeux...dissimulés derrière ses paupières et une rangée épaisse de cils sombres, Elias ne pouvait que s’interroger sur leurs teintes. Étaient-ils d’un azur glacial ? Ou d’un brun cuivré ? Ou peut-être ses prunelles étaient-elles deux somptueuses pierres de jade ?

Sa curiosité grandissant, ses yeux poursuivirent leur inspection, quittant alors ce joli minois pour descendre le long d’un corps...Manifestement très exposé, pour la saison. Et, en remarquant son accoutrement verdoyant, Elias comprit enfin le sens des paroles de Ronald ; “ donzelle fanatique de l’Egypte”, avait-il prononcé... Ah, oui, elle était certainement une de ces cosplayeusesqui s’adonnait à faire le buzz sur la toile, rien de plus. Elias s’installa en face de l’urgentiste, lequel avait dorénavant son attention rivée sur l’écran de son téléphone. Il laissa échapper un soupir discret. Les portes du véhicule se refermèrent, avant que le moteur ne gronde et que le camion se mette à vaciller légèrement, signe qu’ils s’étaient lancés sur la route. L’officier appuya le derrière de son crâne contre la paroi derrière lui, gardant un œil sur la demoiselle immobile. Se retrouver à faire le vigile, c’était bien sa veine…



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    you remind them what hell looks like
    Remember what you must do when they undervalue you, when they think your softness is your weakness, when they treat your kindness like it is their advantage. You awaken every dragon, every wolf, every monster that sleeps inside of you...and you remind them what hell looks like when it wears the skin of a gentle human.+ aeairiel.
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Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais ce n'est que la carapace que je me suis forgée pour pouvoir contrer ma solitude et la pression que je ressens au quotidien. je suis la princesse héritière. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.



La première chose que Nephtys sentit lorsqu'elle émergea fut un mouvement général désagréable qui lui donnait l'impression d'être sur un bateau. Evidemment, elle n'avait jamais mis les pieds sur un bateau, mais elle avait lu des histoires qui en parlaient, qui décrivaient la houle de la mer du Sud qui faisait tanguer les pirogues de droite à gauche au gré des courants marins. Ce n'est qu'après quelques courtes secondes qu'elle comprit qu'elle n'était pas dans un bateau. Pas de vent frais, pas de cris d'oiseaux côtiers, pas l'odeur typiquement iodée qu'on pouvait sentir une fois à bord des navires en roseau. Rien, à part une senteur industrielle qui lui piquait le nez et la trachée, qui lui donnait envie d'éternuer. C'est que qui alluma la petite alarme clignotante dans son cerveau. Sans avoir retrouvé totalement ses esprits, Nephtys ouvrit les yeux et darda son regard ambré vers le plafond du camion. Est-ce qu'elle était enfermée ? Un coup d'œil à gauche, ainsi qu'à droite lui apprit que oui. Il y avait des murs de tous les côtés, elle était prise au piège dans un endroit qui sentait bizarre et qu'elle ne reconnaissait pas.

Une lueur de panique s'installa dans ses yeux et la princesse se redressa d'un seul coup en position assise, manquant bien de se casser la gueule à cause de sa tête qui tournait encore. Il fallait dire qu'elle s'était sentie cogner durement le sol tout à l'heure. D'ailleurs, ça faisait combien de temps ? Ou était-elle ? Et pourquoi n'y avait-il pas Tau avec elle ? Nephtys jeta un regard circulaire à l'intérieur du camion, puis un autre, sentant son angoisse monter en flèche. Elle ne voyait pas d'issue de secours et son lit de fortune continuait à bouger sous elle. Pire encore. Il y avait des gens avec sa personne. Des garçons qui l'avaient regardé dormir. Qu'est ce que penserait son père de tout cela s'il venait à l'apprendre ?!

Tant pis pour son père, elle s'en inquièterait quand elle serait sortie de là. La princesse jeta un regard complètement perdu au premier type, puis offrit le même air égaré à l'autre. Qu'est ce qu'elle faisait là ? Une deuxième question plus importante fit accélérer son cœur à son maximum. Où était son gardien ?! Nephtys agrippa les bords de la civière pour se stabiliser, tellement fort que ses articulations blanchirent. Sa tête se mit à tourner dangereusement lorsqu'elle envisagea l'idée d'être complètement seule. Sans son serpent protecteur, elle était perdue, totalement démunie face au monde extérieur dangereux et mortel dont son père lui parlait souvent. Nephtys jeta un nouveau coup d'œil dans l'habitacle, cherchant frénétiquement Tjuha des yeux. Elle aperçut son sac un peu plus loin, celui qu'elle devait amener à Khasaïpet, mais pas de serpent. Elle scruta tous les recoins possibles du camion de son regard ambré, ignorant totalement les deux hommes avec elle. D'abord son serpent, tout le reste après.

Ce n'est qu'après avoir regardé trois fois dans tous les sens que Nephtys le trouva. Les premières secondes, elle crut qu'elle allait s'évanouir de soulagement mais le léger malaise passa. Le gardien avait repris sa forme et sa place initiale, c'est à dire un bracelet en forme de serpent aux couleurs de son emblème, enroulé tout le long de son bras gauche, de son coude à son épaule, ou presque. Nephtys expira lentement, un peu plus apaisée qu'auparavant, et laissa ses traits se radoucir un peu. Son index frôla la tête du bijou, orné d'une écaille en turquoise, avant de suivre simplement les mouvements sinueux et circulaires de son corps autour de son bras. Tjuha n'était certes pas réveillé, mais il était là.

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Elias Wayland
J'ai 22 ans et je vis à Detroit, Etats-Unis. Dans la vie, je suis policier ainsi que pilote de course à mes heures perdues et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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The angry, the empty, the lonely, the tricked. We are all museums of fear.

Audacieux et persévérant, Elias est un homme qui ne recule que rarement face à l’adversité ou la difficulté pour parvenir à ses fins. Il croit à la justice. Et à l’égalité. Ses parents lui ont inculqué des valeurs qu’Elias chérit et s’efforce chaque jour de suivre. Seulement, son tempérament belliqueux, combiné à un sarcasme et une impétuosité incontrôlable, lui fait parfois défaut et l’écarte de temps à autre de cette voie qui lui est destinée depuis sa naissance.

Il rêve beaucoup, Elias. C’est un gamin un peu trop distrait, qui aime le calme de son esprit...autant qu’il se délecte de l’adrénaline qui court dans ses veines lorsque le danger rôde près de lui. Serviable, il aime se rendre utile, et fuit autant que possible l’impuissance. Mais on lui reproche parfois d’être sans attache, d’être trop instable, trop...solitaire. Imprévisible. Seulement, Elias est bien trop borné, et arrogant, pour changer de comportement.




Son pied gauche frappait sporadiquement le sol. Sa main droite tapotait rapidement la surface de sa cuisse. Ses yeux fixaient la silhouette inanimée sur le brancard. L’ennui le taraudait, si bien qu’Elias priait intérieurement pour que ce calvaire s’achève rapidement. À l’intérieur du véhicule, assis à attendre que les minutes filent, il se sentait opprimé, comme un oiseau se languissant de liberté condamné à être enfermé dans une cage. Il voulait être à l’extérieur. Sentir l’air frais effleurer son visage. Être en action, bouger, faire fonctionner tous les muscles de son être. La tâche à laquelle il était assigné le privait de tout ça. A son plus grand dam. Sa jambe continuait de frétiller, à l’instar de ses phalanges couturées de cicatrices. Tout son corps semblait tressauter...jusqu’à ce qu’un mouvement attire son attention. Léger. Discret. Mais le policier le remarqua, freinant aussitôt les gestes de son être. Les paupières de la jeune femme venaient de se relever, révélant des iris ambrés, voilés par...l’angoisse ? Son buste se redressa brusquement, incitant le secouriste à en faire de même.

Elias ne remua pas. Il se contentait d’étudier la scène de son regard serein et impassible, quoi que légèrement ébranlé par ce halo de désarroi qui auréolait les prunelles de la demoiselle... Prunelles affolées qu’il croisa rapidement avant que celles-ci ne reprennent leur...Fouille. Puis ses mains vinrent caresser le fascinant et somptueux bracelet, lequel représentait le corps d’un serpent, ceignant une partie de son bras gauche. L’infirmier s’approcha de l’étrangère, une lueur de compassion illuminant ses yeux. “ Mademoiselle, vous avez fait une chute. Vous vous êtes...cogné la tête. Il faut que vous restiez allongé.”décréta t-il, refermant une paume apaisante sur l’épaule de la jeune femme. “ Nous n’allons pas tarder à arriver à l’hôpital...on va vous faire quelques examens, pour vérifier si vous n’avez pas de traumatisme crânien.”

Le policier croisa les bras sur son torse, jetant de temps à autre quelques coups d'œil par le hublot à sa droite. Les rues défilaient rapidement. Les immenses immeubles de Detroit s'alignaient jusqu’à perte de vue, se mariant aux nombreux magasins pourvus d’affiches tapageuses, enrichissant de grandes vitrines clinquantes. Les citoyens s’entassaient sur les trottoirs. Tout comme les automobiles sur la route. L'effervescence de Detroit égalait sans aucun doute celle de New-York. N’en déplaise à certains, Elias appréciait l’agitation incessante de sa ville natale, car ce désordre lui était familier, et surtout vivifiant. “ Nous n’allons pas tarder à arriver à l’hôpital, mais vous devriez vous rallonger pour finir le reste du trajet. ”avança-t-il rapidement pour agrémenter les paroles du secouriste, tournant son visage en direction de la demoiselle et posant sur elle un regard dénué d’émotions...ou presque. La lassitude ternissait subtilement la couleur havane de ses iris.




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    Remember what you must do when they undervalue you, when they think your softness is your weakness, when they treat your kindness like it is their advantage. You awaken every dragon, every wolf, every monster that sleeps inside of you...and you remind them what hell looks like when it wears the skin of a gentle human.+ aeairiel.
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Nephtys

de la Lignée du Serpent à Tête Bleue

J'ai 17 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis la princesse héritière et je m'en sors parfaitement bien. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais ce n'est que la carapace que je me suis forgée pour pouvoir contrer ma solitude et la pression que je ressens au quotidien. je suis la princesse héritière. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.



Une main vint se poser sur son épaule. Elle était terriblement froide comparée à sa température corporelle à elle, qui avoisinait les 43 degrés, et Nephtys sursauta avant d'amorcer un mouvement de recul. Personne ne touchait la fille d'Akhonatep. Personne. Et surtout pas de simples... manants ? A bien les observer ils ne ressemblaient pas aux hommes qu'elle croisait dans les couloirs du palais, maîtres ou esclaves. Trop habillés et surtout, terriblement pâles. L'homme qui avait osé la toucher prétendait qu'il allait l'emmener à l'hôpital mais c'était surtout lui qui paraissait malade tellement il avait peu de couleurs. L'autre devait sûrement s'y rendre aussi, vu la pâleur de son épiderme.

Cependant, l'annonce de son possible traumatisme crânien l'angoissa un peu plus qu'elle ne l'était déjà et la princesse porta une main à son front pour sonder sa peau du bout de ses doigts. Pas de blessures apparentes, c'était déjà ça. Nephtys ne comprenait toujours pas très bien où elle se trouvait, et tout était allé bien trop vite pour qu'elle arrive à suivre mais... Elle savait que les prêtresses de Râ ne seraient pas là pour la soigner. Et s'il arrivait malheur à l'héritière de Pharaon, elle était sûre que la colère des dieux s'abattrait sur ce royaume. Autant leur éviter de tous mourir dans d'atroces souffrances et les accompagner se faire soigner. Du moins, pour l'instant. Alors, toute docile, Nephtys hocha doucement la tête et se rallongea, les yeux rivés sur le plafond, essayant d'ignorer les affreux mouvements de... là où elle se trouvait.

- Quand-est ce que je pourrai rentrer au palais ?, demanda-t-elle d'une petite voix tremblante et aigue en fixant toujours le plafond pour réprimer son angoisse. Tout dans la situation lui indiquait que le palais était déjà bien loin, même si elle ne savait toujours pas pourquoi. Une terrible vague de peur balaya ses pensées et Nephtys posa à nouveau une main sur son bracelet. Elle aurait peut-être dû se dire que ça aurait pu être pire, mais elle était bien trop focalisée sur sa petite personne pour voir la situation de cette façon.

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J'ai 22 ans et je vis à Detroit, Etats-Unis. Dans la vie, je suis policier ainsi que pilote de course à mes heures perdues et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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The angry, the empty, the lonely, the tricked. We are all museums of fear.

Audacieux et persévérant, Elias est un homme qui ne recule que rarement face à l’adversité ou la difficulté pour parvenir à ses fins. Il croit à la justice. Et à l’égalité. Ses parents lui ont inculqué des valeurs qu’Elias chérit et s’efforce chaque jour de suivre. Seulement, son tempérament belliqueux, combiné à un sarcasme et une impétuosité incontrôlable, lui fait parfois défaut et l’écarte de temps à autre de cette voie qui lui est destinée depuis sa naissance.

Il rêve beaucoup, Elias. C’est un gamin un peu trop distrait, qui aime le calme de son esprit...autant qu’il se délecte de l’adrénaline qui court dans ses veines lorsque le danger rôde près de lui. Serviable, il aime se rendre utile, et fuit autant que possible l’impuissance. Mais on lui reproche parfois d’être sans attache, d’être trop instable, trop...solitaire. Imprévisible. Seulement, Elias est bien trop borné, et arrogant, pour changer de comportement.



Pour seule réponse, les doigts filiformes de la demoiselle vinrent effleurer son crâne. Elias ne parvenait pas à détourner le regard de sa silhouette, le moindre de ses mouvements lui paraissaient si... Aériens, légers, graciles. Même le geste infime de ses phalanges lui sembla élégant. Il osa dériver les yeux, les laissant se promener le long de son corps...avant de jurer intérieurement et de s’indigner contre son propre comportement, dénué de respect et de professionnalisme. Seulement... l’image de ses jambes basanés et fuselées resta imprimée dans son esprit lorsque le hublot captura son intérêt. L’officier de police s’efforça alors de se remémorer le bijou en forme de serpent qui ornait le bras de la jeune femme, réalisant que le matériau dans lequel il était taillé possédait le même éclat flamboyant que l’or véritable. Quant au textile de son déguisement, la qualité ne lui rappelait aucunement celle des vêtements que l’on achetait à bas-prix. Non. Ce n’était pas une tenue trouvée dans le magasin du coin. Le déguisement qu’elle portait...devait avoir coûté une fortune, tant il était réaliste.

Elias se détendit légèrement lorsque la jeune femme se rallongea docilement sur le matelas. La dernière chose qu’il souhaitait...était d’affronter une jolie enquiquineuse entêtée. Il croisa les bras sur son torse, rassuré. Son rôle était simple : surveiller la demoiselle, lui poser ensuite quelques questions, s’assurer de son bien-être puis...il pourrait retrouver le commissariat. Aussi fascinante soit-elle, le policier tenait à s’éloigner de cette petite créature au plus vite parce qu’il y avait des choses bien plus importantes à faire à Detroit, que chaperonner une cosplayeuse.

Le secouriste se rassit également. Un silence agréable retomba alors dans l’étroit habitacle chancelant, poussant Elias à fermer un œil pour profiter du bercement irrégulier du camion...lorsqu’une voix si délicate, aussi fragile qu’un vase s’apprêtant à se briser, résonna doucement près de lui. La surprise et la confusion s’entremêlèrent sur son visage. Il croisa rapidement le regard de l’homme installé face à lui, qui affichait un air similaire au sien. Le palais ? De quoi diable parlait-elle ? Soit le choc qu’elle avait subi était plus sévère qu’il ne le pensait...soit elle était réellement une de ces fanatiques, qui se croyait...à vrai dire, Elias ignorait ce qu’elle pouvait prétendre être. La question de la jeune femme plana longuement dans l’atmosphère, sans qu’aucun mot ne viennent lui faire écho pour offrir une réponse. L’officier de police s’était muré dans le silence. Peut-être était-ce un symptôme du traumatisme crânien ? Peut-être...mais son timbre avait reflété une telle angoisse, qui ne pouvait qu’indiquer que la demoiselle était entièrement convaincue par ses propos...ce qui semait davantage le désordre dans l’esprit des deux Américains.

“ Le...palais ? ”répéta le secouriste, un sourire discret et hésitant sur son visage. “ Tout va bien se passer mademoiselle, ne vous en faites pas.”Le bringuebalement du véhicule cessa et le bruit du moteur s’atténua, signe qu’ils étaient, sans aucun doute, arrivés à destination. “ Bien, nous sommes arrivés. Nous allons vous emmener en salle d’examen et si tout va bien...vous serez relâché d’ici demain ou ce soir, suivant les résultats. ”Sur ces mots, l’homme se leva et poussa les portes du camion. Une vague de lumière pénétra brusquement à l’intérieur, brûlant fugacement les rétines d’Elias, avant que ses yeux ne s'habituent à la clarté de l’extérieur. Il sauta hors de la camionnette puis s’écarta du passage afin de ne pas encombrer le personnel hospitalier. Le brancard fut doucement descendu. Le policier fourra les mains dans ses poches et suivit de loin le petit attroupement qui conduisait la patiente...à travers le dédale des couloirs de l'établissement. À l’instar d’une myriade d’êtres humains, il haïssait plus que tout l’environnement dans lequel il était plongé. Ses murs grisâtres à perte de vue, cette odeur froide des médicaments, le silence inconfortable...l’endroit lui arrachait presque des frissons de malaise.

Il s’installa sur un petit siège, lequel faisait face à la chambre dans laquelle la jeune femme avait été emmenée. Comme Elias s’y attendait, on lui avait prié de patienter avant de poser ses maudites questions et on lui avait affirmé qu’un membre du personnel viendrait le chercher, lorsque la demoiselle serait apte à subir son petit interrogatoire. Sa jambe retrouva son agitation. Ses doigts également. Son pied frappait tranquillement le carrelage lactescent du lieu. Sa tête bascula lentement en arrière, et son regard vira doucement vers la pendule, maudissant alors les aiguilles qui glissaient avec une lenteur extrême sur le disque au teint blafard.




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Nephtys

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J'ai 17 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis la princesse héritière et je m'en sors parfaitement bien. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

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Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais ce n'est que la carapace que je me suis forgée pour pouvoir contrer ma solitude et la pression que je ressens au quotidien. Je suis la princesse héritière. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.



Un silence oppressant suivit sa question et Nephtys n'osa pas détacher son regard du plafond. Pourquoi ne parlaient-ils pas ? Pourquoi la réponse mettait autant de temps a venir ? Elle avait l'air trop blessée pour y retourner ? Pourtant, elle ne se sentait pas si mal que ça si on faisait abstraction de son angoisse.
Au bout de quelques secondes qui lui semblèrent interminables, un des deux hommes lui donna une réponse. Elle pourrait rentrer ce soir. Ou bien demain. Les mots de l'urgentiste furent comme un coup de marteau dans l'estomac. Ce soir ? Ce serait déjà trop tard, son père partirait sans elle... Et elle pourrait dire adieu aux Îles du Sud.

Nephtys s'apprêtait à se redresser sur un coude pour leur dire que ce n'était pas possible, qu'elle voulait retrouver la sécurité de son palais MAINTENANT. Mais elle n'en eut pas le temps. Son lit cessa de bouger et le bruit du moteur qu'elle entendait en fond sans le savoir s'arrêta. Les portes du camion s'ouvrirent et contrairement aux deux autres, les yeux de Nephtys ne fut absolument pas affectés par le soudain éblouissement. Mais ils s'écarquillèrent de stupeur quand elle vit de quoi était composé le monde extérieur.
Soit son père lui mentait depuis le début sur leur royaume, soit ses soupçons se confirmaient et elle n'était plus chez elle. D'où la réponse évasé de l'urgentiste. Les questions cessèrent de se bousculer dans sa tête pour ne laisser la place qu'à cette dernière : où était-elle ? A présent redressée sur le coudes, elle ne reconnaissait rien de ce qu'elle voyait. Rien n'était familier ou rassurant et son cœur battait si fort qu'il couvrait tous les autres sons. Beaucoup trop choquée pour continuer à regarder, Nephtys se rallongea dans un état second et fixa le plafond qui défilait sous ses yeux jusqu'à ce que son lit de fortune s'arrête enfin. Elle ne savait pas où, ni pourquoi. Sa main droite s'était agrippée de toutes ses forces sur son bracelet serpent, seule chose familière qui l'avait suivie jusque dans cet enfer.

Nephtys était absolument terrifiée. Trop pour bouger correctement ou pour parler. Elle réalisait seulement maintenant qu'elle devait sûrement être en danger. Une nation ennemie l'avait peut-être capturée ? Ca aurait pu être rassurant si l'endroit en question ressemblait effectivement à une nation ennemie. Ici, ça ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait jamais pu voir, ou même lire, dans toute son existence. Et puis, il faisait froid. Comparé aux 50 degrés du désert, ce climat là n'était pas approprié aux mutants comme elle. Le soleil trop peu puissant de ce monde n'arrivait pas à nourrir ses cellules correctement et elle en ressentait déjà les effets, à moins que ce ne soit dû à son quasi état de choc.

Quelques heures plus tard, ils en avaient presque fini avec elle. Nephtys avait d'abord pensé à leur poser des questions mais était au final restée silencieuse tout du long, se laissant manipuler comme une poupée articulée. Elle ne tenait pas à ce que ces individus aient la moindre information sur elle. Et elle était également trop perturbée pour parler. La princesse était assez intelligente pour savoir que personne ne pourrait répondre à ses questions, même pas Tau ou le reste des prêtresse de Râ. Alors elle garda sa bouche bien fermée et, emmurée dans son mutisme et sa peur, le temps de l'examen avait semblé durer des journées entières.

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J'ai 22 ans et je vis à Detroit, Etats-Unis. Dans la vie, je suis policier ainsi que pilote de course à mes heures perdues et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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The angry, the empty, the lonely, the tricked. We are all museums of fear.

Audacieux et persévérant, Elias est un homme qui ne recule que rarement face à l’adversité ou la difficulté pour parvenir à ses fins. Il croit à la justice. Et à l’égalité. Ses parents lui ont inculqué des valeurs qu’Elias chérit et s’efforce chaque jour de suivre. Seulement, son tempérament belliqueux, combiné à un sarcasme et une impétuosité incontrôlable, lui fait parfois défaut et l’écarte de temps à autre de cette voie qui lui est destinée depuis sa naissance.

Il rêve beaucoup, Elias. C’est un gamin un peu trop distrait, qui aime le calme de son esprit...autant qu’il se délecte de l’adrénaline qui court dans ses veines lorsque le danger rôde près de lui. Serviable, il aime se rendre utile, et fuit autant que possible l’impuissance. Mais on lui reproche parfois d’être sans attache, d’être trop instable, trop...solitaire. Imprévisible. Seulement, Elias est bien trop borné, et arrogant, pour changer de comportement.



Bon sang, les heures tournaient si lentement...chaque seconde lui semblait être encore plus longue que la précédente. Tout autour de lui, le personnel de l’hôpital s’agitaient dans les couloirs, et, environné par le bruit incessant des roues de leurs chariots crissant sur le carrelage, Elias n’avait qu’une envie ; sortir d’ici. Et sentir le vent frais balayer son visage. Seulement, l’officier de police ne voulait pas contraindre une infirmière à perdre du temps afin de le retrouver. Aussi resta-t-il à sa place, sur le siège étroit et grinçant de la clinique. Il jeta de temps à autre un regard à l’écran de son téléphone, mais l’absence de notification ne servit qu’à amplifier son ennui. Mais c’était la dernière ligne droite. Bientôt, il pourrait retourner au commissariat et s’atteler à de véritables tâches, digne de ses capacités et surtout, de sa volonté. Il pourra enfin abandonner cette odeur...Réfrigérante, et oppressante, qui flottait dans le couloir.

Un énième coup d'œil à la pendule. Un soupir s’échappa de ses lèvres, avant qu’il ne se lève pour s’acheter un café à la machine plantée au fond du corridor. Un gobelet fumant entre les mains, Elias reprit le chemin inverse. Le parfum caféiné caressait ses narines, dissipant ainsi les effluves du lieu, à son plus grand soulagement. Il retrouva le banc inconfortable qui lui servait de chaise, lorsqu’un infirmier s’arrêta à sa hauteur, lui indiquant aussitôt que les examens de la demoiselle étaient complétés. Une vague de soulagement le traversa. Pendant un instant, il avait bien cru que la mort l’emporterait avant qu’il ne puisse ne serait-ce que poser une seule question à la jeune femme. Il remercia l’employé puis se dirigea vers l’entrée de la chambre devant laquelle il patientait depuis une éternité. Elias poussa doucement la porte, puis pénétra à l’intérieur. “ Rebonjour. Vous avez l’air...d’être en forme.”clama-t-il calmement, en posant son regard sur la patiente, dont les jolies jambes étaient dorénavant recouvertes par le blanc immaculé du drap.

Il s’empara d’une chaise, prenant garde à ne pas renverser son graal, puis s’installa près du lit. Son visage était fermé, mais le brun éclatant de ses iris rendait son expression plus chaleureuse...qu’il ne le pensait. Son regard croisa celui de la jeune femme. Ses yeux étaient...encore plus beaux qu’Elias ne l’avait imaginé. D’un doré aussi flamboyant que le bracelet qu’elle portait, le camaïeu orangé de ses prunelles lui prodiguait l’impression de nager au milieu d’un véritable brasier. Il cilla. Parmi les flammes, il pouvait identifier...un semblant d’angoisse, qui l’ébranlait plus que de raison. A quoi bon s’obstiner à ruminer sur l’origine de cette peur ? Ce n’était, jusqu’à preuve du contraire, pas ses affaires et la limite de son travail s’arrêter à comprendre la raison de son apparition sur la grande place. “ Je vais vous poser quelques questions...mais ne vous inquiétez pas, je serais bref.”Elias extirpa un carnet de sa poche, tout en prenant une gorgée de son breuvage.

Il déposa son verre sur la petite table de chevet, puis attrapa un stylo. Le policier baissa ensuite le regard en direction des feuilles vierges, la pointe de son crayon appuyée contre le papier. “ J’ai besoin de votre nom, prénom, âge et date de naissance...ah, et j’ai failli oublié. Avez-vous un proche, à contacter, en cas de...Situation comme celle-ci ?”demanda-t-il, avec une voix qui se voulait...dynamique. Elias voulait clore cet entretien au plus vite et sortir définitivement de sa mémoire les prunelles mielleuses qu’il contempla de nouveau, en relevant les yeux.




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INSCRIPTION : 21/04/2021
ÂGE : 20
RÉGION : Aquitaine
CRÉDITS : /

UNIVERS FÉTICHE : Fantasy/Romance/Historique/City
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Nephtys

de la Lignée du Serpent à Tête Bleue

J'ai 17 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis la princesse héritière et je m'en sors parfaitement bien. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais ce n'est que la carapace que je me suis forgée pour pouvoir contrer ma solitude et la pression que je ressens au quotidien. Je suis la princesse héritière. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.



Les personnes qui s'étaient occupées d'elles étaient parties et à présent elle se retrouvait seule. Elle n'avait pas grand chose, et même si le choc lui avait fait mal, elle ne s'en tirerait qu'avec un bleu. Nephtys pensait commencer à élaborer un plan pour partir de cet endroit sordide et puant où elle commençait à perdre la chaude et exotique odeur du désert qui lui collait à la peau, lorsque la porte s'ouvrit à nouveau. Assise dans son lit, la couverture sur les jambes, la princesse releva des yeux légèrement fatigués sur l'homme qui commençait à prendre une chaise pour s'installer avec elle. Le manque de soleil, élément vital pour une mutante comme elle, commençait déjà à se faire ressentir et le jeune femme sentait sa tête commencer à tourner doucement, l'incitant à se coucher et à s'endormir au plus vite pour récupérer des forces. Mais Nephtys n'écouta pas l'appel du sommeil et préféra jeter un regard méfiant sur le type qui avait à présent sortit un carnet de sa poche.

Elle se souvenait de l'avoir rapidement vu dans la chose de métal qui les avait amenés ici. A part la teinte maladive de sa peau et sa barbe, il avait l'air d'avoir le physique d'un habitant du désert.
- Je vais vous poser quelques questions...mais ne vous inquiétez pas, je serais bref.
Nephtys ne put s'empêcher de plisser les yeux et ses mains commencèrent à tripoter nerveusement le bracelet serpent qu'elle tenait à présent dans les mains.
- J’ai besoin de votre nom, prénom, âge et date de naissance...ah, et j’ai failli oublier. Avez-vous un proche, à contacter, en cas de...situation comme celle-ci ?

Nephtys resta parfaitement silencieuse quelques secondes, le dévisageant sans grand intérêt. Mais ce n'était qu'une façade. A l'intérieur de sa tête, son cerveau tournait à plein régime pour essayer d'opter pour la meilleure solution : celle qui la ramènerait au plus vite chez elle sans devoir dévoiler les secrets de son royaume. Ses yeux se baissèrent sur ses doigts caramel qui suivaient interminablement le corps fait de métal précieux, s'attardant parfois sur les saphirs finement ciselés de ses yeux.
- Je ne répondrai pas à vos questions, finit par déclarer la princesse d'une voix lasse. Je veux juste que vous me rameniez chez moi.
Ses iris ambrés remontèrent pour se planter dans ceux de l'homme. S'il refusait d'accéder à sa royale requête, Nephtys devrait employer une force de persuasion qu'il était loin de s'imaginer.

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