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 L'honneur des jures-guerre (feat. Cheval de Troie)

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Houmous
Houmous
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Eliwood
J'ai 19 ans et je vis à Fort-Davokar, en Erebor. Dans la vie, je suis un jeune Jure-Guerre et je m'en sors à peu près. Sinon, de part mes voeux, je suis célibataire et je n'ai pas le choix.

Jeune Jure-Guerre, je ne connais pas mes origines. J'ai toujours vécu dans Fort-Davokar et j'attends de trouver ma véritable cause...


Kingdom come deliverance


Alors que je me mis un peu à l’écart pour surveiller les alentours tout en regardant sa séance avec Torke, Rheya vint à me rejoindre pour faire de même. Je restais tout de même attentif car les champs de tir dans la cour s’avéraient régulièrement être le théâtre d’accidents tragiques malgré les mesures de sécurité qui pouvaient être mises en place par les maitres d’armes. A bien y regarder, d’ailleurs, les maitres archers s’occupaient plus volontiers d’autres élèves que Torke de par son talent naturel, ce qui faisait qu’il avait toute la latitude nécessaire au fait de s’entrainer avec elle dans son coin. Je souris un peu en me disant qu’ils devaient se sentir mal à l’aise à l’idée d’entrainer quelqu’un qui dépasserait sans mal leurs talents sous quelques années…

- C’est une chose merveilleuse que Son Altesse se trouve une passion nouvelle qu’elle se choisisse par elle-même. Au château, elle était tout à fait effacée et rasait les murs en présence de ses frères et sœurs. Elle n’avait pas d’envie réelle de faire quoi que ce soit et ne manifestait pas une volonté ou un goût particulier pour ce qui faisait partie de l’enseignement des choses de la Noblesse. Voir qu’elle trouve son chemin dans une situation si complexe comble mon cœur de joie, m’expliqua-t-elle avec une pointe d’émotion dans la voix.

- Je vous comprends… Il n’est pas toujours facile pour quelqu’un de son statut d’avoir la liberté nécessaire à se réaliser tel que l’on souhaite. Qu’elle fasse de ces contraintes une opportunité est la preuve d’une certaine force de caractère. Avec quelqu’un comme elle à la tête du Royaume, l’Ordre pourra prendre un peu de repos et se concentrer sur sa tâche en ce qui concerne Davokar.

- Quelle sagesse dans vos mots ! Vous êtes bien jeune pour parler comme un vieux sage… Votre nom est Eliwood, c’est cela ? demanda-t-elle avant de recevoir réponse positive. Eliwood, puis-je vous soumettre une requête ? Elle vous paraitra énorme et ridicule assurément mais je voudrais tout de même vous la soumettre. Seriez-vous prêt à vous charger d’Althéa dans le cas où je viendrais à mourir ?

Je me tournais alors vers elle en fronçant les sourcils. Sa requête me semblait tellement hors de propos qu’elle me choqua. Comment pouvait-elle penser déjà à se trouver un remplaçant alors qu’elle venait à peine d’arriver dans le Fort ? Je vis à son regard et son expression neutre qu’elle ne plaisantait nullement. Je restais un instant sans parler avant de lui rappeler simplement que j’en avais déjà fait le serment et que pour nous, notre parole avait une valeur sacrée. Je lui certifiais une fois de plus que je ferai tout ce qui était en mon pouvoir pour la protéger et la servir. Face à cela, son expression s’adoucit légèrement et cette bonne femme hocha un peu de la tête avant de regarder à nouveau dans la direction de sa maitresse.

- Que pensez-vous d’elle, jeune Eliwood ? Je sais que ma maitresse est une femme à l’ascension éminemment noble mais elle n’en reste pas moins humaine. Je voudrais recueillir votre avis complètement libre de toute pression extérieure pour pouvoir être rassurée, insista-t-elle d’un air neutre et invitant à une introspection.

Quand je la voyais maladroitement prendre en main l’arc sous les explications précises de mon compère, comme une noble qui prendrait plaisir à se dépayser en jouant à être une femme du peuple, j’avais un léger pincement au cœur. Elle n’avait absolument pas eu à se battre pour se retrouver ici et son parcours avait quelque chose de dérangeant dans ces lieux où tous étaient égaux sous les cieux. Moi-même, je n’avais jamais excellé dans le maniement de la moindre arme et de fait, ma place parmi les frères de bataille ne m’avait jamais été assurée.

- Je pense qu’elle manque de personnalité et qu’elle n’est encore rien, répondis-je finalement dans une franchise qui la surprit. Elle peut devenir une personne importante qui changera le destin de ce pays mais elle n’est que la graine de cette figure centrale. Comment elle se développera, les choix politiques qu’elle fera et les valeurs qu’elle choisira de porter haut façonneront notre avenir probablement. Les autres membres de sa fratrie sont si concentrés les uns sur les autres qu’ils ne remarquent pas encore sa présence dans l’échiquier. C’est là notre chance de ne pas voir un Baal victorieux qui fait sombrer plus encore notre peuple dans le chaos et la destruction…

Je sentis son regard peser sur moi un long moment avant que l’ambiance ne se détende. Elle avait l’air d’avoir apprécié l’analyse que je faisais de la situation et me remercia d’avoir accepté de la prendre à ma charge. Elle partit peu de temps après, visiblement incommodée par le froid glacial du vent qui fouettait la cour. Je me concentrais sur la novice alors qu’elle tirait à proximité de la cible pour la première fois. Jusqu’ici, elle n’avait soit pas réussi à bander correctement l’arc ou à tenir la flèche de sorte qu’elle parte en lâchant la corde alors c’était déjà un premier pas. Mon ami avait été bien inspiré de lui donner un de nos arcs d’entrainement plutôt que le sien car elle n’aurait jamais été capable de l’utiliser. Celui que Torke maniait était en effet un arc très particulier qui lui avait été donné pour honorer son talent parmi ses pairs. Chaque année, le champion du tir avait le droit de porter la Relique du frère Aurèle. Peu de choses étaient connues de lui mais son arc, qui datait des premières générations de frères archivistes était réputé comme étant sacré et doté de sa propre volonté… Torke n’était pas le seul à avoir été béni de ce type de possession. Ivan, le jeune frère sur les épaules duquel reposaient de nombreux espoirs déjà, était le porteur d’une épée courte portée par Hildilau lui-même. D’autres encore avaient droit à des marques honorifiques de ce type mais je n’en faisais pas partie. L’épée, qui était le domaine dans lequel je me sortais le moins mal, ne m’avait pas permis de me démarquer…

Cela me rappelait certains de mes premiers souvenirs dans l’Ordre. Notamment, comment j’avais décidé de suivre la voie des batailles et avais commencé à essayer de marcher dans les pas d’un frère honoré appelé Io. Je ne devais pas avoir vécu plus d’une huitaine d’hivers à l’époque mais l’image de celui qu’on appelait alors « le Maitre d’escrime » se marqua de manière indélébile dans mon esprit. Ce n’était pas un homme à la prestance particulière mais il dégageait un quelque chose d’intriguant de par sa posture et ses mouvements. Le maitre était un homme silencieux et calme qui s’adonnait à la musique dans son temps libre sur un instrument à cordes à la sonorité légère au lieu de parfaire sa maitrise de l’arme. On ne le voyait que rarement au Fort car il partait souvent en mission et prenait plus de temps que nécessaire chaque fois, trainant sur les routes et s’entrainant dans les forêts, les montagnes et les plages. Lorsqu’il rentrait, il avait pour habitude de s’excuser largement auprès des autres enseignants et de nous donner une leçon seul qui durait plus longtemps qu’à l’accoutumée. Il ne donnait que rarement des conseils techniques précis et nous soufflait des réflexions philosophiques et complexes que nul ne comprenait réellement… pas même les plus grands escrimeurs de l’Ordre, ce qui était parfois sujet à des moqueries dans son dos. Les mots énigmatiques qu’il disait sur le fait de ne faire qu’un avec l’épée et les différentes intentions avec lesquelles la manier pour lui faire revêtir différents aspects dans un duel me restaient encore en tête contrairement aux autres disciples. C’était un homme pour lequel j’avais une très grande estime et auquel il m’arrivait souvent de penser. Depuis qu’il avait disparu de manière inexplicable, j’avais lu encore et encore les quelques traités qu’il avait rédigé dans sa chambre. Peut-être que la lecture de ses notes de recherche sur l’essence de l’escrime m’avaient ralenties dans mon étude des Codex de base mais ils m’avaient surtout permis d’être remarqué par le premier frère Séverin alors qu’il n’était qu’un maitre d’armes. Son accès à un plus grand statut après la mort du premier frère de l’époque n’avait pas forcément voulu dire pour moi que j’avais gagné ma place parmi les frères de bataille mais que j’avais gagné la chance d’être réellement entrainé pour pouvoir tenter ma chance dans les meilleures conditions.

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
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Althéa C. Reinhart
J'ai 17 ans et je vis à Erebor. Dans la vie, je suis une princesse royale et je m'en sortais plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je n'ai pas le temps ni l'envie de penser à l'amour.

Je m'appelle Althéa Cassiopée Reinhart, je suis la fille du roi Urus et de la reine Safia d'Erebor. Je suis la dernière de ma fratrie, j'ai deux frères et deux sœurs ainées. Vivre dans une fratrie de cinq n'est pas facile tous les jours. Mes parents n'ont pas beaucoup de temps à me consacrer puisque je n'accèderai jamais à un poste important. Je ne serais qu'une simple princesse toute ma vie sauf si je fais un bon mariage. À l'inverse, mon frère ainé est promis à devenir roi un jour, mon second frère à l'épauler, mes sœurs à le conseiller et à lui trouver une épouse. Chacun a son rôle à jouer dans le bon fonctionnement de notre royaume. Tout le monde, sauf moi. Enfin, ça, c'est ce que je croyais.




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Je dois admettre que c'est bien plus difficile qu'il n'y parait ! Mais j'y arriverai ! Déjà, il ne me fallut pas longtemps pour réussir à bien le positionner et à décocher une flèche. Flèche qui s'est tout de suite écroulée à mes pieds mais tout de même, j'ai saisi le fonctionnement. Je sens un torrent d'excitation m'envahir, l'idée que je puisse être bonne à quelque chose d'autre que la valse, la harpe ou la bienséance est nouveau pour moi et tellement jouissif et gratifiant. J'ai l'impression de me redécouvrir. C'est peut-être bête, mais je ne sais pas si toutes ces personnes qui m'entourent ont déjà ressenti la sensation de n'avoir aucune raison d'exister. De n'avoir aucun contrôle sur sa vie ou sur son destin car que l'on soit là ou non ça ne changera absolument rien pour personne... Je me suis toujours sentie ainsi. Pourquoi me serais-je intéressée à quoi que ce soit puisque personne ne s'intéressait à moi ? Parfois, dans mes moments de détresse, je croyais que même Rheya se moquait bien de mon existence ou non, après tout elle est au service de la couronne, s'occuper de moi est un devoir plus qu'un plaisir. J'en étais venue à me dire qu'elle ne m'aimait pas vraiment mais qu'elle était chargée de le faire..... Mais cette période est loin derrière moi. Je ne veux y penser, je ne veux plus être ce fantôme invisible qui hantait les murs du palais. Je me veux me sentir utile à quelque chose, me sentir exister tout simplement.

Maintenant que le vent se lève, j'ai plus de mal à décocher une flèche plus loin que le bout de mes pieds. Après plusieurs minutes d'essais infructueux, je commence à perdre patience.

"Je ne comprends pas ! Je tends la corde comme il faut et mes bras sont correctement positionnés. Alors pourquoi est-ce que je n'y arrive toujours pas !"

Je fronce les sourcils en sentant toute ma confiance en moi s'envoler rapidement. Je me mordille la lèvre, maintenant prise de doute. Et si je suis seulement en train de me ridiculiser ? Je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille en baissant la tête. Mais c'était sans compter sur mon instructeur qui lui ne se démonte pas et garde le sourire.

"Allons princesse, vous n'espériez tout de même pas être aussi habile que moi en seulement un jour ? Même après plusieurs années, Eliwood ne m'arrive toujours pas à la cheville, alors ne vous inquiétez pas, ça va finir par rentrer."

Je souris, me sentant un peu rassurée. Seulement, j'ai l'impression qu'il pense que c'est un jeu pour moi ou un passe-temps pour tuer l'ennuie. Non je suis bien déterminée à faire l'arc mon principal moyen de défense. Je ne veux laisser personne mourir pour moi sans me battre. Je vais leur montrer. Une fois que le vent se calme, je reprends mon entrainement où il s'était arrêté. Torke est très pédagogue même s'il est aussi intransigeant. Il se montre pointilleux, insistant et rigoureux mais sait aussi me motiver, me féliciter ou m'encourager. C'est un bon précepteur et je me fais une note mentale pour me rappeler de le complimenter.

Le cours durant peut-être deux heures ou deux heures et demie, je ne sais pas. En tout cas, le soleil était sur le point de se coucher quand Torke finit par me dire.

"Bon, ça suffira pour aujourd'hui princesse. Ne vous épuisez pas, vous n'apprendrez pas plus vite."

J'hoche la tête même si j'aurais voulu continuer de m'entrainer. Un rapide coup d'œil autour de moi m'informe que nous sommes quasiment seuls. Je n'avais même pas remarqué.

"Oui, nous ferions mieux de rentrer avant que tout le monde ne s'inquiète de mon absence."

Je fais déjà suffisamment tache dans le décor, j'ai envie que ma présence les dérange le moins possible.

Alors que Torke m'escorte jusqu'à l'intérieur du bâtiment principal, mon regard cherche à droite et à gauche. Je me demande où est-ce qu'il peut être.

"Vous cherchez quelque chose princesse ?"

Je rougis légèrement tout en tentant de paraitre détachée.

"Je...Je cherche.......Rheya... je voudrais lui faire part de mon entrainement."

Dis-je en évitant soigneusement son regard ce qui ne manque pas de le faire sourire. Je n'ai pas trouvé le courage de lui dire que je voulais vraiment voir. C'est stupide, je ne sais pas pourquoi j'ai hésité et surtout pourquoi j'ai menti.

"Je vois. Et bien je pense que vu l'heure, vous ne tarderez pas à la voir sortir de notre salle d'étude."

Dit-il avec un grand sourire qui se voulait plein de sous-entendu. Mince. M'aurait-il percé à jour ? Bien sûr que je ne veux pas voir Rheya, enfin si, mais pas tout de suite, d'abord j'aurais voulu dire à Eliwood tout ce que j'ai appris durant mon premier cours. Rouge de honte, je rentre dans son jeu.

"Je...Merci. Je vais de ce pas à sa rencontre, peut-être à plus tard sinon à demain, pour une nouvelle leçon si vous le voulez bien."

Légère révérence puis je m'en vais en direction de la salle d'étude. À peine arrivais-je dans le couloir que je vois plusieurs... frères ? en sortir. Ils me saluent tous poliment et je voudrais pouvoir leur dire de ne pas le faire à tout bout de champ, ce n'est pas la peine, ce n'est que... moi. Je ne suis pas Baal ou Claudia. Mais je n'en fis rien, je me contente de leur rendre leur salue de façon légèrement mal à l'aise puis le voilà enfin. Un immense sourire se dessine sur mes lèvres alors que je me place devant lui, excitée comme une puce.

"Eliwood ! Enfin vous êtes là ! Je voulais vous parler de ma première leçon qui je pense s'est très bien passée !"

Je le suis dans le couloir qui se vide rapidement, j'imagine que tout le monde va aller faire un brin de toilette avant de passer à table.

"J'ai un service à vous demander..... Pouvez-vous me trouver une tenue plus.... appropriée à l'environnement et à mes futurs entrainements ?"

Je n'ai pas envie qu'il me fasse de sermon sur le fait que je sois une princesse, aussi j'ajoute rapidement.

"Si je vous le demande à vous c'est parce que je n'ai pas envie que Rheya me rappelle qu'il est inconvenant pour une personne de mon rang de porter autre chose qu'une robe bla bla bla"

J'agite mes mains pour l'imiter en souriant, pourtant c'est vrai, c'est exactement ce qu'elle me dirait. Je triture ensuite mes doigts alors que nous arrivons à un croisement, à gauche je regagne mes appartements.

"Alors, est-ce que je peux compter sur vous pour me trouver cette tenue ?"

Je le regarde sans ciller. Confiante, déterminée. Je suis fière d'avoir le sentiment qu'une nouvelle moi est née. Je me sens pousser des ailes, si bien que je me demande comment je vais réussir à trouver le sommeil cette nuit.



***


Après avoir fait ma toilette, Rheya m'aide à me changer pour qu'on puisse rejoindre les autres pour manger. Je n'ai aucune envie de manger toute seule, c'est bien trop triste et puis ça me rappellerait le château. Ici au moins, tout le monde mange ensemble, ils discutent, rient, se chamaillent, se racontent des histoires. Même si personne ne me parle vraiment, je suis contente de pouvoir partager leur bonne humeur et leur bonne ambiance. C'est quelque chose de totalement nouveau pour moi, ils ont l'air si unis, si soudés, c'est vraiment ce qui se rapproche le plus d'une vraie famille. En comparaison, ma famille est froide, distante, on pourrait être de parfait inconnu les uns pour les autres que ça ne changerait strictement rien.

"Tout est à votre convenance, votre Altesse ? Le jeune Eliwood remplit-il bien sa mission ?"

Me demande un homme que je ne connais pas et qui est âgé. Je ne l'avais pas encore croisé, aussi, poliment je lui souris et hoche la tête.

"Merci de vous soucier de mon bien-être mais ne vous inquiétez pas, je suis entre de bonnes mains. Tout se passe très bien et j'apprécie chaque instant passé à vos côtés."

Il hoche la tête, nous échangeons des banalités puis il s'en va. Le diner se poursuit rapidement avant que tout le monde ne regagne le confort de son lit. Pour ma part, je n'ai pas sommeil, comme je le présentais, je décide d'enfiler une cape pour faire une petite promenade digestive. Entre ma chambre et la sortie, j'ai eu six propositions d'escorte, quatre mises en garde et trois "je ne pense pas que ce soit une bonne idée" mais je les ai envoyés paitre, je veux seulement marcher quelques pas, je n'irais pas me perdre dans la forêt. Je ne vais même pas quitter la zone d'entrainement. Je veux juste profiter un peu de l'air frais, admirer les étoiles et marcher un peu.

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J'ai 19 ans et je vis à Fort-Davokar, en Erebor. Dans la vie, je suis un jeune Jure-Guerre et je m'en sors à peu près. Sinon, de part mes voeux, je suis célibataire et je n'ai pas le choix.

Jeune Jure-Guerre, je ne connais pas mes origines. J'ai toujours vécu dans Fort-Davokar et j'attends de trouver ma véritable cause...


Kingdom come deliverance


Profitant de l’entrainement de la jeune princesse par mon ami, je m’en retournai à mes devoirs de frère. J’avais le souvenir que Séverin m’avait fait part de conseils, lors de notre dernière rencontre, quant à l’escrime. Je me dépêchai donc d’aller dans la grande bibliothèque pour étudier, sur l’un des exemplaires du codex, une botte que je n’arrivais pas bien à réaliser ou à comprendre. Les mouvements décris étaient aussi complexes qu’on pourrait le supposer et il s’avérait que les visualiser pouvait paraitre impossible sur la base de simples descriptions cryptiques. En prenant réellement le temps, je pus comprendre un peu mieux que je positionnais incorrectement mes pieds, ce qui causait un déséquilibre dans ma posture et m’empêchais d’utiliser à bon escient ma force dans la frappe à proprement parler. Je me gardais à l’esprit d’essayer mes nouvelles déductions lors du prochain entrainement libre, le soir même. Le fait qu’un des archivistes allume une chandelle et prenne une loupe pour continuer ses enluminures me fit remarquer que du temps avait dû passer. Tout absorbé que j’étais par mes lectures, je n’avais pas pris attention au départ de nombre de mes camarades étudiants. Je rangeais donc rapidement le codex pour pouvoir retourner aux côtés de celle que je devais protéger.

Il ne me fallut pas longtemps pour la retrouver. A peine à la sortie de l’office ancien, une troupe s’était formée autour de la jeune demoiselle. Encore une fois, je remarquais avec déception que Torke était déjà parti en lui indiquant simplement où me trouver. J’eus un léger soupir en me disant qu’encore une fois, on évitait une catastrophe mais de manière inadéquate. Il fallait que j’insiste à nouveau auprès de lui pour qu’il suive de plus près la jeune femme quand elle n’était pas avec moi. A ce que j’avais compris des indications du premier frère Séverin, il craignait même que l’un d’entre les membres de notre communauté puisse attenter à la vie d’Althéa. Je me précipitai donc auprès d’elle en bousculant quelques-uns de mes frères et en m’excusant aussitôt pour mon grossier empressement. A peine me vit-elle que son expression de malaise se changeait en un sourire radieux. Je m’approchai à grands pas et la félicitai pour son premier entrainement et son entrain certain autour de la démarche.

- Excellent ! Torke est très doué à l’arc alors j’étais certain qu’il vous inculquerait les bases de l’exercice à la perfection. Passé un certain point, il s’agira plus pour vous de prendre le temps de vous entrainer dans de longues périodes pour vous améliorer mais pour le moment, avoir des bases théoriques semble être un bon point de départ. Rheya, votre servante, m’a fait part du fait qu’elle était agréablement surprise de votre implication…

Elle enchaina en me faisant part de son souhait de pouvoir recevoir des vêtements d’entrainements plus similaires à ceux des jeunes frères, ne tenant pas compte de ma remarque concernant sa nourrice. Je pris le temps d’y réfléchir un peu avant de donner une réponse et il était vrai que ce n’était certainement pas bienséant mais le fait qu’elle passe plus inaperçu dans la foule des nôtres pouvait avoir ses avantages. De toutes manières, à voir sa détermination dans son regard, il n’y avait aucun doute qu’elle obtiendrait gain de cause d’une manière ou d’une autre alors autant gagner du temps en répondant par l’affirmative directement. Je pris le temps de réfléchir à ce qui pourrait être fait pour la satisfaire mais le mieux était encore d’aller voir un frère intendant qui puisse lui faire un habit sur mesure dans des matériaux un peu moins bruts que ceux que nous revêtions. Je lui expliquais donc que j’allais voir avec certaines de mes connaissances mais qu’il allait certainement falloir qu’elle me donne ses mesures dans un premier temps.

Après cela, il fut venu le temps de l’entrainement aux armes du début de soirée. C’était sur le poignard ce soir-là que nous devions nous concentrer, un cours considéré comme plutôt aisé par les plus jeunes et bien plus complexes pour ceux qui avaient déjà eu à l’utiliser dans une situation concrète. Il s’avérait que pour prévaloir dans un combat au couteau, il fallait soit harceler un long moment son adversaire, soit l’atteindre à des points vitaux rapidement. De même, si l’opposant était armé d’une épée, ou pire, d’une lance, il pouvait être impossible de l’atteindre sans être blessé. Si les plus jeunes pensaient à cela comme l’une des armes les plus simples, ils n’avaient cependant pas complètement tort car elle s’avérait relativement facile à prendre en main mais la courbe de progression était si lente et sa compréhension parfaite si ardue que peu d’entre eux ne pourraient un jour saisir la complexité qui se cachait derrière.

Au bout de nombreux mouvements de moulinets et un passage remarquable, une fois de plus, d’Ivan face à un mannequin dans lequel il lui trancha dans un mouvement presque sinueux, l’artère fémorale et le tendon d’Achille, nous fûmes autorisés à aller procéder à nos ablutions. Les plus anciennes des recrues, telles que mes amis et moi-même, passèrent en premier, dans la pièce située sous nos baraquements, à l’eau chaude. Un ingénieux système de canalisation permettait aux frères intendants de chauffer un circuit d’eau qui leur permettait de cuisiner tout en préparant les bains du bastion. La détente et le réconfort après une froide journée étaient incomparables et, bien souvent, nous passions quelques minutes sous la cascade d’eau presque brûlante pour relâcher tous nos muscles avant de nous rhabiller et d’aller rejoindre la salle de banquet. Les maitres archivistes qui s’étaient succédés avaient tous eu l’intelligence de conserver les soirées en guise de moment de détente pour les frères. Cette bouffée d’air frais salutaire rendait toutes les journées plus supportables.

Ainsi, les voix étaient déjà hautes dans la salle quand nous arrivions et certains avaient déjà commencé à dévorer leur pitance du soir. Dans une tourmente de railleries amicales, je me joignais à la table d’honneur pour me mettre aux côtés de la princesse Althéa et échangeai des banalités avec elle et quelques frères honorés. Nous avions tous plus ou moins des aprioris sur ces guerriers venus de l’extérieur au clan et recrutés sur la seule base de leur maitrise surprenante des arts de la guerre. Nous les pensions trop prétentieux, parfois alcooliques ou lubriques, trop écartés de notre mode de vie en définitive mais il s’avérait que des personnalités hautes en couleur se cachaient derrière ce mercenariat décomplexé. L’ambiance autour de cette tablée n’avait rien à envier aux autres et je ris probablement plus que je n’oserais l’avouer à mes amis.

De la même manière qu’Althéa, je n’allais pas me coucher directement après le diner. En règles générales, les plus jeunes ronflaient déjà depuis un long moment alors que je m’entrainais encore sur des mannequins à l’escrime. Ce soir ne fit pas exception, aussi étais-je en train de frapper encore et encore le bois avec une arme d’entrainement alors que je la vis arriver. Je m’arrêtais donc dans mon exercice, reprenant mon souffle fortement en épongeant la sueur avec un linge resté non loin.

- Vous n’êtes pas couchée, princesse ? Quelque chose vous tracasse-t-il ? demandai-je en venant à sa rencontre.

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