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 L'honneur des jures-guerre (feat. Cheval de Troie)

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Houmous
Houmous
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RÉGION : Grand Est
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Eliwood
J'ai 19 ans et je vis à Fort-Davokar, en Erebor. Dans la vie, je suis un jeune Jure-Guerre et je m'en sors à peu près. Sinon, de part mes voeux, je suis célibataire et je n'ai pas le choix.

Jeune Jure-Guerre, je ne connais pas mes origines. J'ai toujours vécu dans Fort-Davokar et j'attends de trouver ma véritable cause...


Kingdom come deliverance


Alors que je me mis un peu à l’écart pour surveiller les alentours tout en regardant sa séance avec Torke, Rheya vint à me rejoindre pour faire de même. Je restais tout de même attentif car les champs de tir dans la cour s’avéraient régulièrement être le théâtre d’accidents tragiques malgré les mesures de sécurité qui pouvaient être mises en place par les maitres d’armes. A bien y regarder, d’ailleurs, les maitres archers s’occupaient plus volontiers d’autres élèves que Torke de par son talent naturel, ce qui faisait qu’il avait toute la latitude nécessaire au fait de s’entrainer avec elle dans son coin. Je souris un peu en me disant qu’ils devaient se sentir mal à l’aise à l’idée d’entrainer quelqu’un qui dépasserait sans mal leurs talents sous quelques années…

- C’est une chose merveilleuse que Son Altesse se trouve une passion nouvelle qu’elle se choisisse par elle-même. Au château, elle était tout à fait effacée et rasait les murs en présence de ses frères et sœurs. Elle n’avait pas d’envie réelle de faire quoi que ce soit et ne manifestait pas une volonté ou un goût particulier pour ce qui faisait partie de l’enseignement des choses de la Noblesse. Voir qu’elle trouve son chemin dans une situation si complexe comble mon cœur de joie, m’expliqua-t-elle avec une pointe d’émotion dans la voix.

- Je vous comprends… Il n’est pas toujours facile pour quelqu’un de son statut d’avoir la liberté nécessaire à se réaliser tel que l’on souhaite. Qu’elle fasse de ces contraintes une opportunité est la preuve d’une certaine force de caractère. Avec quelqu’un comme elle à la tête du Royaume, l’Ordre pourra prendre un peu de repos et se concentrer sur sa tâche en ce qui concerne Davokar.

- Quelle sagesse dans vos mots ! Vous êtes bien jeune pour parler comme un vieux sage… Votre nom est Eliwood, c’est cela ? demanda-t-elle avant de recevoir réponse positive. Eliwood, puis-je vous soumettre une requête ? Elle vous paraitra énorme et ridicule assurément mais je voudrais tout de même vous la soumettre. Seriez-vous prêt à vous charger d’Althéa dans le cas où je viendrais à mourir ?

Je me tournais alors vers elle en fronçant les sourcils. Sa requête me semblait tellement hors de propos qu’elle me choqua. Comment pouvait-elle penser déjà à se trouver un remplaçant alors qu’elle venait à peine d’arriver dans le Fort ? Je vis à son regard et son expression neutre qu’elle ne plaisantait nullement. Je restais un instant sans parler avant de lui rappeler simplement que j’en avais déjà fait le serment et que pour nous, notre parole avait une valeur sacrée. Je lui certifiais une fois de plus que je ferai tout ce qui était en mon pouvoir pour la protéger et la servir. Face à cela, son expression s’adoucit légèrement et cette bonne femme hocha un peu de la tête avant de regarder à nouveau dans la direction de sa maitresse.

- Que pensez-vous d’elle, jeune Eliwood ? Je sais que ma maitresse est une femme à l’ascension éminemment noble mais elle n’en reste pas moins humaine. Je voudrais recueillir votre avis complètement libre de toute pression extérieure pour pouvoir être rassurée, insista-t-elle d’un air neutre et invitant à une introspection.

Quand je la voyais maladroitement prendre en main l’arc sous les explications précises de mon compère, comme une noble qui prendrait plaisir à se dépayser en jouant à être une femme du peuple, j’avais un léger pincement au cœur. Elle n’avait absolument pas eu à se battre pour se retrouver ici et son parcours avait quelque chose de dérangeant dans ces lieux où tous étaient égaux sous les cieux. Moi-même, je n’avais jamais excellé dans le maniement de la moindre arme et de fait, ma place parmi les frères de bataille ne m’avait jamais été assurée.

- Je pense qu’elle manque de personnalité et qu’elle n’est encore rien, répondis-je finalement dans une franchise qui la surprit. Elle peut devenir une personne importante qui changera le destin de ce pays mais elle n’est que la graine de cette figure centrale. Comment elle se développera, les choix politiques qu’elle fera et les valeurs qu’elle choisira de porter haut façonneront notre avenir probablement. Les autres membres de sa fratrie sont si concentrés les uns sur les autres qu’ils ne remarquent pas encore sa présence dans l’échiquier. C’est là notre chance de ne pas voir un Baal victorieux qui fait sombrer plus encore notre peuple dans le chaos et la destruction…

Je sentis son regard peser sur moi un long moment avant que l’ambiance ne se détende. Elle avait l’air d’avoir apprécié l’analyse que je faisais de la situation et me remercia d’avoir accepté de la prendre à ma charge. Elle partit peu de temps après, visiblement incommodée par le froid glacial du vent qui fouettait la cour. Je me concentrais sur la novice alors qu’elle tirait à proximité de la cible pour la première fois. Jusqu’ici, elle n’avait soit pas réussi à bander correctement l’arc ou à tenir la flèche de sorte qu’elle parte en lâchant la corde alors c’était déjà un premier pas. Mon ami avait été bien inspiré de lui donner un de nos arcs d’entrainement plutôt que le sien car elle n’aurait jamais été capable de l’utiliser. Celui que Torke maniait était en effet un arc très particulier qui lui avait été donné pour honorer son talent parmi ses pairs. Chaque année, le champion du tir avait le droit de porter la Relique du frère Aurèle. Peu de choses étaient connues de lui mais son arc, qui datait des premières générations de frères archivistes était réputé comme étant sacré et doté de sa propre volonté… Torke n’était pas le seul à avoir été béni de ce type de possession. Ivan, le jeune frère sur les épaules duquel reposaient de nombreux espoirs déjà, était le porteur d’une épée courte portée par Hildilau lui-même. D’autres encore avaient droit à des marques honorifiques de ce type mais je n’en faisais pas partie. L’épée, qui était le domaine dans lequel je me sortais le moins mal, ne m’avait pas permis de me démarquer…

Cela me rappelait certains de mes premiers souvenirs dans l’Ordre. Notamment, comment j’avais décidé de suivre la voie des batailles et avais commencé à essayer de marcher dans les pas d’un frère honoré appelé Io. Je ne devais pas avoir vécu plus d’une huitaine d’hivers à l’époque mais l’image de celui qu’on appelait alors « le Maitre d’escrime » se marqua de manière indélébile dans mon esprit. Ce n’était pas un homme à la prestance particulière mais il dégageait un quelque chose d’intriguant de par sa posture et ses mouvements. Le maitre était un homme silencieux et calme qui s’adonnait à la musique dans son temps libre sur un instrument à cordes à la sonorité légère au lieu de parfaire sa maitrise de l’arme. On ne le voyait que rarement au Fort car il partait souvent en mission et prenait plus de temps que nécessaire chaque fois, trainant sur les routes et s’entrainant dans les forêts, les montagnes et les plages. Lorsqu’il rentrait, il avait pour habitude de s’excuser largement auprès des autres enseignants et de nous donner une leçon seul qui durait plus longtemps qu’à l’accoutumée. Il ne donnait que rarement des conseils techniques précis et nous soufflait des réflexions philosophiques et complexes que nul ne comprenait réellement… pas même les plus grands escrimeurs de l’Ordre, ce qui était parfois sujet à des moqueries dans son dos. Les mots énigmatiques qu’il disait sur le fait de ne faire qu’un avec l’épée et les différentes intentions avec lesquelles la manier pour lui faire revêtir différents aspects dans un duel me restaient encore en tête contrairement aux autres disciples. C’était un homme pour lequel j’avais une très grande estime et auquel il m’arrivait souvent de penser. Depuis qu’il avait disparu de manière inexplicable, j’avais lu encore et encore les quelques traités qu’il avait rédigé dans sa chambre. Peut-être que la lecture de ses notes de recherche sur l’essence de l’escrime m’avaient ralenties dans mon étude des Codex de base mais ils m’avaient surtout permis d’être remarqué par le premier frère Séverin alors qu’il n’était qu’un maitre d’armes. Son accès à un plus grand statut après la mort du premier frère de l’époque n’avait pas forcément voulu dire pour moi que j’avais gagné ma place parmi les frères de bataille mais que j’avais gagné la chance d’être réellement entrainé pour pouvoir tenter ma chance dans les meilleures conditions.

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Althéa C. Reinhart
J'ai 17 ans et je vis à Erebor. Dans la vie, je suis une princesse royale et je m'en sortais plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je n'ai pas le temps ni l'envie de penser à l'amour.

Je m'appelle Althéa Cassiopée Reinhart, je suis la fille du roi Urus et de la reine Safia d'Erebor. Je suis la dernière de ma fratrie, j'ai deux frères et deux sœurs ainées. Vivre dans une fratrie de cinq n'est pas facile tous les jours. Mes parents n'ont pas beaucoup de temps à me consacrer puisque je n'accèderai jamais à un poste important. Je ne serais qu'une simple princesse toute ma vie sauf si je fais un bon mariage. À l'inverse, mon frère ainé est promis à devenir roi un jour, mon second frère à l'épauler, mes sœurs à le conseiller et à lui trouver une épouse. Chacun a son rôle à jouer dans le bon fonctionnement de notre royaume. Tout le monde, sauf moi. Enfin, ça, c'est ce que je croyais.




Google


Je dois admettre que c'est bien plus difficile qu'il n'y parait ! Mais j'y arriverai ! Déjà, il ne me fallut pas longtemps pour réussir à bien le positionner et à décocher une flèche. Flèche qui s'est tout de suite écroulée à mes pieds mais tout de même, j'ai saisi le fonctionnement. Je sens un torrent d'excitation m'envahir, l'idée que je puisse être bonne à quelque chose d'autre que la valse, la harpe ou la bienséance est nouveau pour moi et tellement jouissif et gratifiant. J'ai l'impression de me redécouvrir. C'est peut-être bête, mais je ne sais pas si toutes ces personnes qui m'entourent ont déjà ressenti la sensation de n'avoir aucune raison d'exister. De n'avoir aucun contrôle sur sa vie ou sur son destin car que l'on soit là ou non ça ne changera absolument rien pour personne... Je me suis toujours sentie ainsi. Pourquoi me serais-je intéressée à quoi que ce soit puisque personne ne s'intéressait à moi ? Parfois, dans mes moments de détresse, je croyais que même Rheya se moquait bien de mon existence ou non, après tout elle est au service de la couronne, s'occuper de moi est un devoir plus qu'un plaisir. J'en étais venue à me dire qu'elle ne m'aimait pas vraiment mais qu'elle était chargée de le faire..... Mais cette période est loin derrière moi. Je ne veux y penser, je ne veux plus être ce fantôme invisible qui hantait les murs du palais. Je me veux me sentir utile à quelque chose, me sentir exister tout simplement.

Maintenant que le vent se lève, j'ai plus de mal à décocher une flèche plus loin que le bout de mes pieds. Après plusieurs minutes d'essais infructueux, je commence à perdre patience.

"Je ne comprends pas ! Je tends la corde comme il faut et mes bras sont correctement positionnés. Alors pourquoi est-ce que je n'y arrive toujours pas !"

Je fronce les sourcils en sentant toute ma confiance en moi s'envoler rapidement. Je me mordille la lèvre, maintenant prise de doute. Et si je suis seulement en train de me ridiculiser ? Je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille en baissant la tête. Mais c'était sans compter sur mon instructeur qui lui ne se démonte pas et garde le sourire.

"Allons princesse, vous n'espériez tout de même pas être aussi habile que moi en seulement un jour ? Même après plusieurs années, Eliwood ne m'arrive toujours pas à la cheville, alors ne vous inquiétez pas, ça va finir par rentrer."

Je souris, me sentant un peu rassurée. Seulement, j'ai l'impression qu'il pense que c'est un jeu pour moi ou un passe-temps pour tuer l'ennuie. Non je suis bien déterminée à faire l'arc mon principal moyen de défense. Je ne veux laisser personne mourir pour moi sans me battre. Je vais leur montrer. Une fois que le vent se calme, je reprends mon entrainement où il s'était arrêté. Torke est très pédagogue même s'il est aussi intransigeant. Il se montre pointilleux, insistant et rigoureux mais sait aussi me motiver, me féliciter ou m'encourager. C'est un bon précepteur et je me fais une note mentale pour me rappeler de le complimenter.

Le cours durant peut-être deux heures ou deux heures et demie, je ne sais pas. En tout cas, le soleil était sur le point de se coucher quand Torke finit par me dire.

"Bon, ça suffira pour aujourd'hui princesse. Ne vous épuisez pas, vous n'apprendrez pas plus vite."

J'hoche la tête même si j'aurais voulu continuer de m'entrainer. Un rapide coup d'œil autour de moi m'informe que nous sommes quasiment seuls. Je n'avais même pas remarqué.

"Oui, nous ferions mieux de rentrer avant que tout le monde ne s'inquiète de mon absence."

Je fais déjà suffisamment tache dans le décor, j'ai envie que ma présence les dérange le moins possible.

Alors que Torke m'escorte jusqu'à l'intérieur du bâtiment principal, mon regard cherche à droite et à gauche. Je me demande où est-ce qu'il peut être.

"Vous cherchez quelque chose princesse ?"

Je rougis légèrement tout en tentant de paraitre détachée.

"Je...Je cherche.......Rheya... je voudrais lui faire part de mon entrainement."

Dis-je en évitant soigneusement son regard ce qui ne manque pas de le faire sourire. Je n'ai pas trouvé le courage de lui dire que je voulais vraiment voir. C'est stupide, je ne sais pas pourquoi j'ai hésité et surtout pourquoi j'ai menti.

"Je vois. Et bien je pense que vu l'heure, vous ne tarderez pas à la voir sortir de notre salle d'étude."

Dit-il avec un grand sourire qui se voulait plein de sous-entendu. Mince. M'aurait-il percé à jour ? Bien sûr que je ne veux pas voir Rheya, enfin si, mais pas tout de suite, d'abord j'aurais voulu dire à Eliwood tout ce que j'ai appris durant mon premier cours. Rouge de honte, je rentre dans son jeu.

"Je...Merci. Je vais de ce pas à sa rencontre, peut-être à plus tard sinon à demain, pour une nouvelle leçon si vous le voulez bien."

Légère révérence puis je m'en vais en direction de la salle d'étude. À peine arrivais-je dans le couloir que je vois plusieurs... frères ? en sortir. Ils me saluent tous poliment et je voudrais pouvoir leur dire de ne pas le faire à tout bout de champ, ce n'est pas la peine, ce n'est que... moi. Je ne suis pas Baal ou Claudia. Mais je n'en fis rien, je me contente de leur rendre leur salue de façon légèrement mal à l'aise puis le voilà enfin. Un immense sourire se dessine sur mes lèvres alors que je me place devant lui, excitée comme une puce.

"Eliwood ! Enfin vous êtes là ! Je voulais vous parler de ma première leçon qui je pense s'est très bien passée !"

Je le suis dans le couloir qui se vide rapidement, j'imagine que tout le monde va aller faire un brin de toilette avant de passer à table.

"J'ai un service à vous demander..... Pouvez-vous me trouver une tenue plus.... appropriée à l'environnement et à mes futurs entrainements ?"

Je n'ai pas envie qu'il me fasse de sermon sur le fait que je sois une princesse, aussi j'ajoute rapidement.

"Si je vous le demande à vous c'est parce que je n'ai pas envie que Rheya me rappelle qu'il est inconvenant pour une personne de mon rang de porter autre chose qu'une robe bla bla bla"

J'agite mes mains pour l'imiter en souriant, pourtant c'est vrai, c'est exactement ce qu'elle me dirait. Je triture ensuite mes doigts alors que nous arrivons à un croisement, à gauche je regagne mes appartements.

"Alors, est-ce que je peux compter sur vous pour me trouver cette tenue ?"

Je le regarde sans ciller. Confiante, déterminée. Je suis fière d'avoir le sentiment qu'une nouvelle moi est née. Je me sens pousser des ailes, si bien que je me demande comment je vais réussir à trouver le sommeil cette nuit.



***


Après avoir fait ma toilette, Rheya m'aide à me changer pour qu'on puisse rejoindre les autres pour manger. Je n'ai aucune envie de manger toute seule, c'est bien trop triste et puis ça me rappellerait le château. Ici au moins, tout le monde mange ensemble, ils discutent, rient, se chamaillent, se racontent des histoires. Même si personne ne me parle vraiment, je suis contente de pouvoir partager leur bonne humeur et leur bonne ambiance. C'est quelque chose de totalement nouveau pour moi, ils ont l'air si unis, si soudés, c'est vraiment ce qui se rapproche le plus d'une vraie famille. En comparaison, ma famille est froide, distante, on pourrait être de parfait inconnu les uns pour les autres que ça ne changerait strictement rien.

"Tout est à votre convenance, votre Altesse ? Le jeune Eliwood remplit-il bien sa mission ?"

Me demande un homme que je ne connais pas et qui est âgé. Je ne l'avais pas encore croisé, aussi, poliment je lui souris et hoche la tête.

"Merci de vous soucier de mon bien-être mais ne vous inquiétez pas, je suis entre de bonnes mains. Tout se passe très bien et j'apprécie chaque instant passé à vos côtés."

Il hoche la tête, nous échangeons des banalités puis il s'en va. Le diner se poursuit rapidement avant que tout le monde ne regagne le confort de son lit. Pour ma part, je n'ai pas sommeil, comme je le présentais, je décide d'enfiler une cape pour faire une petite promenade digestive. Entre ma chambre et la sortie, j'ai eu six propositions d'escorte, quatre mises en garde et trois "je ne pense pas que ce soit une bonne idée" mais je les ai envoyés paitre, je veux seulement marcher quelques pas, je n'irais pas me perdre dans la forêt. Je ne vais même pas quitter la zone d'entrainement. Je veux juste profiter un peu de l'air frais, admirer les étoiles et marcher un peu.

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J'ai 19 ans et je vis à Fort-Davokar, en Erebor. Dans la vie, je suis un jeune Jure-Guerre et je m'en sors à peu près. Sinon, de part mes voeux, je suis célibataire et je n'ai pas le choix.

Jeune Jure-Guerre, je ne connais pas mes origines. J'ai toujours vécu dans Fort-Davokar et j'attends de trouver ma véritable cause...


Kingdom come deliverance


Profitant de l’entrainement de la jeune princesse par mon ami, je m’en retournai à mes devoirs de frère. J’avais le souvenir que Séverin m’avait fait part de conseils, lors de notre dernière rencontre, quant à l’escrime. Je me dépêchai donc d’aller dans la grande bibliothèque pour étudier, sur l’un des exemplaires du codex, une botte que je n’arrivais pas bien à réaliser ou à comprendre. Les mouvements décris étaient aussi complexes qu’on pourrait le supposer et il s’avérait que les visualiser pouvait paraitre impossible sur la base de simples descriptions cryptiques. En prenant réellement le temps, je pus comprendre un peu mieux que je positionnais incorrectement mes pieds, ce qui causait un déséquilibre dans ma posture et m’empêchais d’utiliser à bon escient ma force dans la frappe à proprement parler. Je me gardais à l’esprit d’essayer mes nouvelles déductions lors du prochain entrainement libre, le soir même. Le fait qu’un des archivistes allume une chandelle et prenne une loupe pour continuer ses enluminures me fit remarquer que du temps avait dû passer. Tout absorbé que j’étais par mes lectures, je n’avais pas pris attention au départ de nombre de mes camarades étudiants. Je rangeais donc rapidement le codex pour pouvoir retourner aux côtés de celle que je devais protéger.

Il ne me fallut pas longtemps pour la retrouver. A peine à la sortie de l’office ancien, une troupe s’était formée autour de la jeune demoiselle. Encore une fois, je remarquais avec déception que Torke était déjà parti en lui indiquant simplement où me trouver. J’eus un léger soupir en me disant qu’encore une fois, on évitait une catastrophe mais de manière inadéquate. Il fallait que j’insiste à nouveau auprès de lui pour qu’il suive de plus près la jeune femme quand elle n’était pas avec moi. A ce que j’avais compris des indications du premier frère Séverin, il craignait même que l’un d’entre les membres de notre communauté puisse attenter à la vie d’Althéa. Je me précipitai donc auprès d’elle en bousculant quelques-uns de mes frères et en m’excusant aussitôt pour mon grossier empressement. A peine me vit-elle que son expression de malaise se changeait en un sourire radieux. Je m’approchai à grands pas et la félicitai pour son premier entrainement et son entrain certain autour de la démarche.

- Excellent ! Torke est très doué à l’arc alors j’étais certain qu’il vous inculquerait les bases de l’exercice à la perfection. Passé un certain point, il s’agira plus pour vous de prendre le temps de vous entrainer dans de longues périodes pour vous améliorer mais pour le moment, avoir des bases théoriques semble être un bon point de départ. Rheya, votre servante, m’a fait part du fait qu’elle était agréablement surprise de votre implication…

Elle enchaina en me faisant part de son souhait de pouvoir recevoir des vêtements d’entrainements plus similaires à ceux des jeunes frères, ne tenant pas compte de ma remarque concernant sa nourrice. Je pris le temps d’y réfléchir un peu avant de donner une réponse et il était vrai que ce n’était certainement pas bienséant mais le fait qu’elle passe plus inaperçu dans la foule des nôtres pouvait avoir ses avantages. De toutes manières, à voir sa détermination dans son regard, il n’y avait aucun doute qu’elle obtiendrait gain de cause d’une manière ou d’une autre alors autant gagner du temps en répondant par l’affirmative directement. Je pris le temps de réfléchir à ce qui pourrait être fait pour la satisfaire mais le mieux était encore d’aller voir un frère intendant qui puisse lui faire un habit sur mesure dans des matériaux un peu moins bruts que ceux que nous revêtions. Je lui expliquais donc que j’allais voir avec certaines de mes connaissances mais qu’il allait certainement falloir qu’elle me donne ses mesures dans un premier temps.

Après cela, il fut venu le temps de l’entrainement aux armes du début de soirée. C’était sur le poignard ce soir-là que nous devions nous concentrer, un cours considéré comme plutôt aisé par les plus jeunes et bien plus complexes pour ceux qui avaient déjà eu à l’utiliser dans une situation concrète. Il s’avérait que pour prévaloir dans un combat au couteau, il fallait soit harceler un long moment son adversaire, soit l’atteindre à des points vitaux rapidement. De même, si l’opposant était armé d’une épée, ou pire, d’une lance, il pouvait être impossible de l’atteindre sans être blessé. Si les plus jeunes pensaient à cela comme l’une des armes les plus simples, ils n’avaient cependant pas complètement tort car elle s’avérait relativement facile à prendre en main mais la courbe de progression était si lente et sa compréhension parfaite si ardue que peu d’entre eux ne pourraient un jour saisir la complexité qui se cachait derrière.

Au bout de nombreux mouvements de moulinets et un passage remarquable, une fois de plus, d’Ivan face à un mannequin dans lequel il lui trancha dans un mouvement presque sinueux, l’artère fémorale et le tendon d’Achille, nous fûmes autorisés à aller procéder à nos ablutions. Les plus anciennes des recrues, telles que mes amis et moi-même, passèrent en premier, dans la pièce située sous nos baraquements, à l’eau chaude. Un ingénieux système de canalisation permettait aux frères intendants de chauffer un circuit d’eau qui leur permettait de cuisiner tout en préparant les bains du bastion. La détente et le réconfort après une froide journée étaient incomparables et, bien souvent, nous passions quelques minutes sous la cascade d’eau presque brûlante pour relâcher tous nos muscles avant de nous rhabiller et d’aller rejoindre la salle de banquet. Les maitres archivistes qui s’étaient succédés avaient tous eu l’intelligence de conserver les soirées en guise de moment de détente pour les frères. Cette bouffée d’air frais salutaire rendait toutes les journées plus supportables.

Ainsi, les voix étaient déjà hautes dans la salle quand nous arrivions et certains avaient déjà commencé à dévorer leur pitance du soir. Dans une tourmente de railleries amicales, je me joignais à la table d’honneur pour me mettre aux côtés de la princesse Althéa et échangeai des banalités avec elle et quelques frères honorés. Nous avions tous plus ou moins des aprioris sur ces guerriers venus de l’extérieur au clan et recrutés sur la seule base de leur maitrise surprenante des arts de la guerre. Nous les pensions trop prétentieux, parfois alcooliques ou lubriques, trop écartés de notre mode de vie en définitive mais il s’avérait que des personnalités hautes en couleur se cachaient derrière ce mercenariat décomplexé. L’ambiance autour de cette tablée n’avait rien à envier aux autres et je ris probablement plus que je n’oserais l’avouer à mes amis.

De la même manière qu’Althéa, je n’allais pas me coucher directement après le diner. En règles générales, les plus jeunes ronflaient déjà depuis un long moment alors que je m’entrainais encore sur des mannequins à l’escrime. Ce soir ne fit pas exception, aussi étais-je en train de frapper encore et encore le bois avec une arme d’entrainement alors que je la vis arriver. Je m’arrêtais donc dans mon exercice, reprenant mon souffle fortement en épongeant la sueur avec un linge resté non loin.

- Vous n’êtes pas couchée, princesse ? Quelque chose vous tracasse-t-il ? demandai-je en venant à sa rencontre.

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Althéa C. Reinhart
J'ai 17 ans et je vis à Erebor. Dans la vie, je suis une princesse royale et je m'en sortais plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je n'ai pas le temps ni l'envie de penser à l'amour.

Je m'appelle Althéa Cassiopée Reinhart, je suis la fille du roi Urus et de la reine Safia d'Erebor. Je suis la dernière de ma fratrie, j'ai deux frères et deux sœurs ainées. Vivre dans une fratrie de cinq n'est pas facile tous les jours. Mes parents n'ont pas beaucoup de temps à me consacrer puisque je n'accèderai jamais à un poste important. Je ne serais qu'une simple princesse toute ma vie sauf si je fais un bon mariage. À l'inverse, mon frère ainé est promis à devenir roi un jour, mon second frère à l'épauler, mes sœurs à le conseiller et à lui trouver une épouse. Chacun a son rôle à jouer dans le bon fonctionnement de notre royaume. Tout le monde, sauf moi. Enfin, ça, c'est ce que je croyais.




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C'est vrai que pour le coup, ils ont tous tellement l'air si gentils et dévoués que je n'aurais jamais pensé qu'un traitre puisse se cacher parmi eux. Ce n'est peut-être pas le cas, mais si ça l'est, je devrais me montrer plus prudente. Enfin, pour l'heure, il n'y a que pour lui que je n'ai d'yeux. Je raconte à Eliwood mon premier entrainement, ce que Torke pense et ce que j'en ai pensé. J'ai adoré ! C'était tellement plaisant de me voir réussir quelque chose, puis le sentiment d'apprendre, de me surpasser, tout ça, c'est juste délicieux. Je me sens vivante. Je n'arrive pas à contenir ma joie ! Et quand Eliwood me parle de ma servante, je rougis comme une tomate. C'est vrai ? Rheya est fière de moi ? Je me mordille la lèvre, soudainement embarrassée. Ce que pense Rheya de moi est vraiment important pour moi. Elle me connait depuis que je suis toute petite, elle a un peu fait de moi ce que je suis aujourd'hui, aussi, lire de la déception dans son regard, c'est un crève cœur pour moi. C'est comme si elle considérait que tout ce temps passés avec moi était du temps perdu.... Mais quand je lis de la fierté dans son regard, mon cœur se gonfle de bonheur et j'ai le sentiment que rien ne peut m'arrêter ! C'est ridicule d'avoir autant d'attachement pour une domestique me dirait vous, mais Rheya est plus que ça pour moi. Ma mère, ma propre mère, à part me rappeler que faire du cheval c'est inconvenant, courir dans les couloirs l'est aussi, tout comme paraitre trop heureuse ou trop triste, elle ne s'est jamais vraiment comportée comme une mère. Alors que Rheya a toujours été chargée de ma toilette, mon éducation, ma sécurité, etc. Elle me bordait le soir, me racontait une histoire, elle me faisait des bisous magiques que je me faisais mal et elle me rappelait que mes frères et sœurs ne sont que des idiots quand ils se moquaient de moi.

"Ah oui ? Vraiment ? Alors c'est décidé, je deviendrais une archère hors pair et Rheya sera encore plus fière de moi !"

Je me sens gonflée à bloc ! J'ai déjà hâte demain pour ma deuxième leçon ! Je pose mes pupilles ambrées sur lui en rougissant légèrement. Je me demande si lui aussi est fier de moi ? Sans doute pas, il doit être encore un peu tôt pour le dire, mais j'y arriverai. Eliwood sera fier de la princesse que je suis en train de devenir, j'en fais le serment.

Je suis enchantée de voir qu'Eliwood est disposé à m'aider à avoir une tenue appropriée ! Au début, je ne pensais pas qu'il accepterait, il a quand même prit le temps de la réflexion, mais finalement, il m'a dit qu'il ferait de son mieux et qu'il aura sûrement besoin de mes mensurations. Parfait ! Je suis toute excitée ! Je n'arrive pas à le cacher et un immense sourire barre mon visage jusqu'à ce que je regagne mes appartements.

Après avoir fait ma toilette, je descends, accompagnée de ma nourrice pour rejoindre les frères afin de partager avec eux leur repas du soir. Je m'assois à la table d'honneur, Rheya à ma gauche, mais le siège à ma droite est encore vide. Faisant mine de rien, je discute et ris avec tous ceux qui trouvent le courage de me parler. Ce n'est pas moi qui les intimide, mais seulement mon statut, du fait que je sois princesse, peut-être même la future reine si j'ai bien compris, certains n'osent même pas me regarder, je trouve ça dommage, car je n'ai aucune envie de connaitre une nouvelle fois la solitude due à mon rang.... j'aime que les frères me parlent, me racontent leurs histoires et aventures ! Mais bon, je comprends ceux qui n'en ont pas le courage. Enfin bon, je ne les écoute que d'une oreille distraite. Mon regard passe sans arrêt de ma table à la porte d'entrée.... comment se fait-il qu'il ne soit toujours pas arrivé... Je me mordille la lèvre en essayant de ne pas y penser, mais Rheya ne perd pas une miette de mon impatience. Sous mes sourires polis, elle comprend tout de suite que j'attends quelqu'un. Elle ne m'en fait pas la remarque, mais je suis persuadée qu'elle a déjà tout compris. Enfin bon, il finira surement par arriver. Je me détends et tente de profiter du repas et c'est pile à ce moment là qu'il finit par s'asseoir à mes côtés ! Je lui souris, un peu plus que je ne le devrais, mais pourtant, je ne lui dis rien. C'est fou, je n'ai pas cessé de guetter la porte pour voir son arrivée et maintenant qu'il est là, je n'ose pas lui adresser la parole. Je poursuis mon repas comme si de rien était, me contentant de sa présence, de son rire et de ses anecdotes. Je passe un merveilleux moment avant de finalement quitter la table une fois le repas terminé.

Une fois dans ma chambre, je tourne en rond, impossible de trouver le sommeil, comme je m'y attendais. Vêtue d'une cape pour me protéger du froid, je finis par quitter le bâtiment pour me retrouver près de la zone d'entrainement. Eliwood y est et s'entraine durement sous mes yeux admirateurs. Je rougis en le voyant s'essouffler, suer et s'entrainer durement. Je suis captivée par son entrainement, il ne me remarque pas tout de suite puis quand il le fait, je lui offre un petit sourire tout en m'approchant de lui.

"Je suis désolée, je ne voulais pas vous déranger dans vos exercices du soir."

Je baisse légèrement la tête.

"Non non, ne vous inquiétez pas. Je n'arrive pas à trouver le sommeil, voilà tout. Je voulais profiter du paysage nocturne. Le ciel est magnifique ce soir et je voulais laisser mon esprit vagabonder tout en l'admirant."

Je souris de nouveau.

"Vous savez, quand je suis arrivée ici, je n'aurais jamais cru que j'allais autant m'y plaire. Je pensais être captive puis tuée dans les jours à venir, mais au lieu de ça, vous faites de moi une nouvelle Althéa et je.... je ne vous en remercierai jamais assez... Vous et vos c....."

Je m'arrête de parler après avoir entendu un bruit suspect.

"Vous....vous avez entendu ?"

Demandais-je à Eliwood tout en me rapprochant de lui par réflexe. Son torse presque collé au mien, je le vois en train de scruter la forêt qui nous entoure alors je fais de même. J'entends des branches se casser et des fourrés bouger puis c'est là que je les vois !

"AAAAAAAAAAAAh !"

Hurlais-je en pointant du doigt en direction des profondeurs de la forêt.

"Je....J'ai vu deux paires d'yeux ! Vou...Vous les avez vu ? Est...Est-ce des intrus ?"

Je reste encore près de lui, tout les sens en alerte, je sais que dans ce genre de situation, je dois lui obéir au doigt et à l'œil mais....Je n'ai pas envie de le laisser seul ici, tout comme je ne veux pas le mettre en danger par ma présence.... Soucieuse de sa sécurité, une main délicate se pose sur son bras, comme pour l'empêcher de foncer tête baissée à leur poursuite.
Alerté par mon cri, un frère qui faisait une ronde non loin, arrive vers nous en courant. Il prend juste une seconde pour constater que je vais bien puis il parle avec mon protecteur. Personnellement, toujours un peu effrayée par la situation, je ne l'ai toujours pas lâché.... Ma main est toujours posée sur son bras et je me réfugie près de lui d'instinct, comme si je savais qu'il n'y a que lui qui serait véritablement en mesure de me protéger.
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Houmous
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Eliwood
J'ai 19 ans et je vis à Fort-Davokar, en Erebor. Dans la vie, je suis un jeune Jure-Guerre et je m'en sors à peu près. Sinon, de part mes voeux, je suis célibataire et je n'ai pas le choix.

Jeune Jure-Guerre, je ne connais pas mes origines. J'ai toujours vécu dans Fort-Davokar et j'attends de trouver ma véritable cause...


Kingdom come deliverance


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Je regardais encore et encore dans la forêt alors que mon cœur se gonflait de lourds pressentiments. La sensation d’être observé est chose commune aux abords de Symbaroum mais l’observation de la jeune héritière avait quelque chose d’inquiétant. « Ceux dont on ne parle pas », les Symbariis, ne se montraient que rarement et encore moins pour simplement jeter un coup d’œil au monde des plaines. Je notai avec attention ces états de fait avant de prendre le temps de la réflexion. Si nous avions à les voir, c’était que la mer d’arbres devait avoir sombré dans un prophétique danger. Ce qui me faisait me poser tant de questions était le fait qu’avec notre proximité géographique, nous serions pris dans la tourmente avec nos voisins champêtres et réciproquement. Le fort des Jure-Guerres était-il la cible d’une future attaque que les Symbariis souhaitaient prévenir ? Le frère d’arme chargé des patrouilles sur ce secteur des murs vint nous trouver pour avoir des réponses quant au cri d’Althéa.

- Dame Reinhardt, tout va bien ? demanda-t-il, suspicieux. Je vous ai entendu crier…
- Frère Jacko, tout va bien, ne vous en faites pas. Elle a vu le peuple de la forêt et je pense qu’elle en a été surprise, expliquai-je avec un air anormalementment lourd.
- Il faut que vous alliez voir le Père Arrandus pour le prévenir dans ce cas. Je vais redoubler d’attention dans ma garde.

Il reprit une surveillance sérieuse alors que nous partions pour les baraquements attenants à la salle commune. Là, des gardes nous demandaient la raison de notre venue et j’expliquai simplement que la Princesse devait rencontrer le Père supérieur pour une entrevue urgente. Après quelques réticences, la permission nous fut donnée de venir lui parler. Le vieillard qui dirigeait les lieux allumait un feu dans sa cheminée alors que nous arrivions et nous fit signe de nous installer à des fauteuils faits de bois sombre et de peaux de cerf. Il nous demanda la raison de notre venue et je lui exposai la situation de manière objective. Il eut un sourire amusé.

- Ma Demoiselle, vous êtes à n’en point douter de sang royal. Nombre sont ceux qui ne peuvent jamais voir le peuple de la forêt même après une vie passée à leurs côtés. On sait que les enfants sont capables de sentir leur présence mais que tous ne sont pas capable de les percevoir correctement. En ce qui concerne les adultes, il est quasiment invariablement impossible de garder cette ouverture d’esprit. Les voir peut être signe de chance ou du contraire. Etant donné de la situation, j’aurais tendance à pencher plutôt pour la seconde option, acheva-t-il plus lourdement. Je vais renforcer la sentinelle et votre garde personnelle. Tu as bien fait de venir me trouver, Eliwood. Je pense que cela nous conforte dans le choix de soutenir la jeune héritière dans la guerre de succession.

Il prit tout de même également le temps de raconter quelques contes sur le peuple de la forêt durant les quelques temps qu’il nous accorda afin de rassurer la jeune femme. Il parla notamment d’enfants des alentours qui disparaissaient dans des circonstances étranges, de traces de pas non humaines et ne rappelant aucun animal que certains fermiers retrouvaient dans leurs champs, de chansons inconnues portées par le vent au travers des arbres. Le folklore local était infiniment riche de la cohabitation cachée avec ce peuple invisible. Nul ne doutait de leur existence à des lieux à la ronde alors même que personne ne les avait rencontrés. Mais les superstitions invitant à ne pas aller se plonger dans la mer d’arbre étaient légions et il fallait bien avouer que peu étaient prêts à braver l’interdit. Il arrivait que des aventuriers en quête de richesse ou menés par une funeste curiosité sautent le pas des premières clairières et passent l’antique porte délabrée aux inscriptions millénaires. Chaque fois que cela arrivait, c’était pour ne pas revenir, d’où son surnom de forêt maudite.

Je repartis avec elle, les épaules lourdes d’une charge indescriptible, la pression d’un danger inconnu et indéfini. Mes souvenirs d’enfance concernant Symbaroum me revenaient à force d’en entendre parler. J’avais été de ces enfants qu’on croyait perdus et que l’on retrouvait après quelques semaines, endormi aux abords des premiers chênes. Mes parents avaient disparus avec moi, la même nuit, mais j’étais le seul à être ressorti. Je n’avais aucune idée de ce que j’avais vu, entendu ou vécu au cœur de Symbaroum. La terreur sourde que je ressentais à observer les branches s’agiter lentement dans le vent saisissait encore aujourd’hui mon cœur d’effroi. Je ne voulais pas communiquer ce sentiment à Althéa mais je me doutai qu’elle s’en rendrait compte à un moment ou un autre et que j’aurais à lui raconter. J’espérais simplement qu’elle ne soit pas elle aussi appelée par les bois et que je n’aurais pas à y retourner.

Je lui souhaitais bonne nuit après l’avoir raccompagnée à sa chambre et pris congé pour aller essayer de m’assoupir. La nuit se passa difficilement, agitée de songes accusateurs et inquiétants. Des images de bataille violente, similaires à celles que je retenais de l’assaut du chariot, me harcelaient. Le silence inquiétant des bois alors qu’inlassablement je m’en approchai, me saisit à la gorge et je me réveillai couvert de sueur, allongé dans la plaine à côté des premiers arbres. Je tentai de tourner les talons et de m’en retourner vers les miens mais les pas me faisaient lentement m’approcher de ce que je souhaitais fuir… Je me réveillai alors réellement, secoué par l’un de mes amis et observé par quasiment tous les jeunes frères, eux-mêmes mis au jour par mes hurlements plaintifs.

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Althéa C. Reinhart
J'ai 17 ans et je vis à Erebor. Dans la vie, je suis une princesse royale et je m'en sortais plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je n'ai pas le temps ni l'envie de penser à l'amour.

Je m'appelle Althéa Cassiopée Reinhart, je suis la fille du roi Urus et de la reine Safia d'Erebor. Je suis la dernière de ma fratrie, j'ai deux frères et deux sœurs ainées. Vivre dans une fratrie de cinq n'est pas facile tous les jours. Mes parents n'ont pas beaucoup de temps à me consacrer puisque je n'accèderai jamais à un poste important. Je ne serais qu'une simple princesse toute ma vie sauf si je fais un bon mariage. À l'inverse, mon frère ainé est promis à devenir roi un jour, mon second frère à l'épauler, mes sœurs à le conseiller et à lui trouver une épouse. Chacun a son rôle à jouer dans le bon fonctionnement de notre royaume. Tout le monde, sauf moi. Enfin, ça, c'est ce que je croyais.




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Mon jeune garde du corps ne prend pas son rôle à la légère, depuis que j'ai vu apparaitre les yeux dans la forêt, il n'a pas cessé de scruter environs jusqu'à ce qu'un garde arrive. Personnellement, je suis restée sagement près de lui en attendant que toute cette histoire soit réglée. J'ai encore des sueurs froides à l'idée que des intrus puissent essayer de nous nuire. Même si c'est le cas, je ne pense qu'ils feraient mieux d'y réfléchir à deux fois, les Jures-Guerre ne sont pas des soldats que l'on sous-estime. Je reste silencieuse pendant l'échange entre les deux hommes, je continue d'écouter la forêt au risque de peut-être percevoir de nouveau quelque chose. Mais rien. Je n'ai rien entendu de plus et je n'ai rien vu non plus. Je frissonne d'inquiétude en marchant aux côtés d'Eliwood alors que nous nous rendons dans les appartements du Père Arrandus.

Notre visite à une heure si tardive souleva bon nombres de questions auprès des gardes, mais nous finîmes par entrer et par nous asseoir. Le Père Arrandus n'avait pas l'air plus inquiet que ça et je ne sus pas dire si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Je suis de plus en plus inquiète, je n'ai aucune envie de mettre qui que ce soit en danger. Est-ce que ce... peuple de la forêt est là pour moi ? Je soupire en écoutant la suite de son récit.

La guerre de succession, alors ça y est, est-ce que je suis officiellement en guerre contre mes frères et sœurs dans le but d'être reine un jour ? Est-ce que je vais devoir faire tout ce qui est en mon pouvoir pour pouvoir porter la couronne un jour ? Et dire que je pensais que jamais, jamais, ô grand jamais, je n'aurais à affronter ce genre de responsabilité. Pour moi, ma vie était toute tracée, Ugo serait roi, Baal son conseiller qui conspire contre lui, Claudia l'alliée de Baal, Léna la seule sur qui Ugo aurait pu compter et moi. La dernière. Celle à qui on ne donne aucun rôle, mais dont on ne peut pas se débarrasser pour autant. Je pensais que j'aurais vécu au château jusqu'à ce que je me marie puis que j'aille vivre dans le château de mon époux.
Cette vie calme est tranquille n'existera jamais.... Si ça se trouve Ugo est mort, Baal est déjà en train de poser ses fesses de traitre sur le trône, Claudia est sûrement en train de jubiler comme une hyène, je n'ai toujours pas eu de nouvelles de Léna qui a disparu et puis il y a moi.... Qui écoute des histoires sur un peuple inconnu et invisible après m'être félicitée d'avoir réussi à tenir un arc pour la première fois de ma vie.... Soupire. Je pense que nos ancêtres doivent être en train de se retourner dans leur tombe.  

J'écoute d'une oreille distraite les récits du Père Arrandus, seulement, quand il parle des enlèvements d'enfants, je me mets à l'écoute avec beaucoup plus d'attention. Je ne sais pas pourquoi mais cette histoire me dit quelque chose. J'ai déjà entendu parler de ces enfants qui disparaissent mystérieusement dans la forêt. Quand j'étais petite, Rheya me racontait ce genre d'histoire et... Je ne sais pas pourquoi mais j'ai souvent fait un rêve étrange. Un rêve où je vois père et mère, complètement paniqués, père me porte entre ses bras alors que je parais faible et inconsciente.

"Es-tu sûr qu'ils pourront nous aider ?"

Demande sans cesse mère dans mon rêve.

"Je l'ignore, mais c'est notre dernière chance, tu as entendu le médecin, elle ne passera pas la nuit."

Je vois ma mère pleurer tout en me caressant les cheveux. Je suis si petite... Dans ce rêve, je ne dois pas avoir plus de trois ans.

"Il faut qu'on fasse quelque chose, Urus, je ne supporterai pas d'enterrer mon bébé..."

C'est bien la première fois que ma mère semble s'intéresser vraiment à moi.

"Nous allons tout essayer, Safia, toute cette histoire ne m'enchante guère à moi non plus. Sans compter que la prophétie a été claire, pour l'avenir du royaume, c'est cinq enfants que nous devons engendrer. Althéa a été suffisamment difficile à concevoir, le médecin dit que tu ne me donneras plus d'enfants. C'est notre seule chance."

Ma mère semblait à la fois furieuse et dévastée. Se rendant compte de la dureté de ses paroles, père pose une main réconfortante sur l'épaule de mère.

"Vos majestés, je suis désolée de vous déranger mais nous devrions accélérer le pas. Je crains pour votre sécurité, ici. Nous ne sommes plus très loin de l'arbre dont nous a parlé l'oracle."

"Tu es sûr qu'ils ne lui feront pas de mal ?..."

"Je l'ignore, Safia, mais pour le mal dont est atteinte notre fille, on m'a dit qu'ils seraient les seuls à pouvoir la soigner."

Dans mon rêve, tout est très sombre, je sens que ma respiration est de plus en plus saccadée, j'ai chaud, terriblement chaud alors que nous sommes au beau milieu de la nuit. Je vois des arbres autour de moi, des arbres immenses et je sens une douce odeur de sucre nous envahir. J'entends le bruit d'un combat à l'épée et puis plus rien. Quand je retrouve un minimum de conscience, je suis entourée d'être étrange dont je n'arrive pas à distinguer clairement la silhouette. Ils chantonnent dans une langue que je ne connais pas avant de poser un pouce sur mon front. C'est mon dernier souvenir, je me réveille sans cesse au même moment. Quand j'ai essayé de comprendre mon rêve, personne n'a jamais voulu répondre à mes questions, personne n'essaye de m'écouter ou de s'y intéresser. Tout le monde préfère me traiter de folle plutôt qu'écouter mon histoire. Au fil des années, j'ai finis par croire que je devais sûrement avoir une araignée dans le plafond et que toute cette histoire provient de mon imagination. Je n'en ai plus jamais reparlé, ni même pensé depuis, jusqu'à aujourd'hui où ce rêve me revient en pleine figure et est bien décidé à ne pas me laisser tranquille. Je sens qu'il va me hanter pendant quelque temps.

Durant toute la visite, je suis restée étrangement silencieuse. En fait, j'ai été plongée dans mes pensées tout du long. Je soupire quand enfin je me rends compte que je marche machinalement, les sourcils froncés. Je triture mes doigts anxieusement avant d'oser partager mes doutes avec la personne en qui j'ai le plus confiance ici exceptée Rheya.

"Vous pensez que... ce peuple... est là pour moi ?"

Bien que cette idée me terrifie, je préfère qu'il soit honnête envers moi et qu'il me dise clairement à quoi je dois m'attendre. En revanche, je ne sais pas si je dois lui parler de mon rêve ou pas. Non je ne devrais pas, je n'ai pas envie qu'il me prenne pour une folle. Je... Non.

"Et s'ils sont là pour moi, alors vous êtes peut-être tous en danger ? Si personne ne les connait, alors ils sont peut-être extrêmement dangereux !"

J'admets que je commence une légère crise d'hystérie, car je me sens submergée par tant de sentiment et d'émotions que tout déborde de ma bouche sans que je puisse faire quoi que ce soit. Je fais les cent pas devant un Eliwood interloqué, je passe une main nerveuse dans mes cheveux toutes les deux minutes, je parais en colère puis inquiète ou alors triste. Mon Dieu, heureusement que je ne peux pas me voir dans cet état !

"Je ne veux pas que qui que ce soi risque sa vie pour moi ! Je pensais naïvement que tout le monde resterait ici jusqu'à la fin de la guerre et que personne ne serait blessé, mais je ne veux pas avoir la mort de quelqu'un sur la conscience !"

Cette fois je suis en colère contre le monde entier, mais comme nous ne sommes que tout les deux alors c'est lui qui prend pour tout le monde.

"Et puis franchement, je serai une reine désastreuse ! Je ne connais rien en politique ou en stratégie militaire, je suis nulle pour exprimer mon opinion et j'ai si peu confiance en moi que je pourrais être manipulée par n'importe qui. Je suis loin d'être l'avenir de ce royaume et vous, vous tous, vous êtes tous prêt à vous battre pour une cause perdue ! J'ai réussi à tenir un arc pour la première fois de ma vie, la belle affaire, ce n'est pas avec ça que je saurais gouverner un royaume !"

Changement de cible, cette fois, je m'en veux à moi-même d'être si impuissante. Je croise les bras sous ma poitrine en évitant son regard pour ne pas me mettre à pleurer lamentablement après cette redescente émotionnelle. Je n'ai pas envie de paraitre faible, ni de lui montrer mes larmes, puis j'ai surtout envie de commencer à être plus forte que ça alors si je n'arrive pas à ravaler mes larmes, c'est que je suis vraiment un cas désespéré.
Petite victoire, je parviens à me calmer et à ne pas laisser de larme couler. Je prends une grande inspiration avant de soupirer. Honteuse, je garde la tête baissée avant de lui présenter mes excuses.

"Je suis désolée... J'ai l'impression qu'à chaque fois que je commence à me faire à... tout ça... quelque chose me rappelle que vous êtes tous prêt à peut-être mourir pour moi et..." Mes yeux croisent rapidement les siens avant de tout de suite retourner sur le sol. "... Ce n'est pas ce que je veux." Je soupire de nouveau. "Je sais que vous êtes tous très bien entrainé, mais bon.... je suppose que c'est dans ma nature d'être inquiète pour les personnes qui m'entourent."

Je tente un léger sourire peu convaincant avant de le laisser me ramener dans mes appartements. Je me sens.... Je me sens tellement de choses à la fois qu'essayer de distinguer chaque sentiment est épuisant. Je lui souhaite une bonne nuit avant de refermer la porte. Je m'assois sur le bord de la fenêtre, le regard plongé dans cette forêt maudite et je repense à tout ça. À mon rêve, à tous ces enfants disparus... Et si mon rêve était un souvenir, alors sont-ils bons ou mauvais ? Et de quel mal est-ce que je souffrais enfant ? Pourquoi mon père devait-il avoir cinq enfants ? Que racontait cette fameuse prophétie ?

Tant de questions sans réponses... Mais s'il y a bien quelqu'un qui peut me renseigner, c'est Rheya. Je n'ai jamais osé lui en parler de peur qu'elle aussi se retourne contre moi et me traite de folle mais, c'est la seule de mon entourage qui puisse encore répondre à mes questions. Rheya est à notre service depuis le jour où ma mère a appris être enceinte, si j'ai été malade, elle doit certainement être au courant. Dès demain, je la confronterais à mon souvenir, car je sais maintenant que ce n'était pas un rêve, mais un souvenir qui me revient en rêve.

Je sors de mes pensées car je me sens observée. Je ne vois rien dans les bois mais.... Je sens qu'on m'observe, j'en suis sûre. Ça me hérisse le poil, aussi je décide de me mettre directement au lit. Le sommeil fut long, très long à arriver et il fut court. Cette nuit, mon rêve me revint de façon bien plus forte et intense que les fois précédente et.... je crois même que quelque chose a changé.
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J'ai 19 ans et je vis à Fort-Davokar, en Erebor. Dans la vie, je suis un jeune Jure-Guerre et je m'en sors à peu près. Sinon, de part mes voeux, je suis célibataire et je n'ai pas le choix.

Jeune Jure-Guerre, je ne connais pas mes origines. J'ai toujours vécu dans Fort-Davokar et j'attends de trouver ma véritable cause...


Kingdom come deliverance


Je n’avais pas su dormir correctement de toute la nuit parmi mes frères et avais finalement décidé de me camper sur le sommet d’une des murailles, emmitouflé dans une couverture, pour scruter plus longuement la courte ligne d’horizon. Les sentinelles passaient de temps à autres, surpris de me voir ici. Je sus que la terreur qui s’emparait de moi à la mention du peuple caché ne m’avait pas lâché malgré le temps passé. A vrai dire, j’avais toujours eu la sensation d’être lié à la sombre forêt et ses arbres millénaires mais à la lueur des événements récents, j’avais la sensation désormais de n’avoir jamais quitté ses clairières. Hypnotisé par une torpeur refusée et une fascination qui tournait à l’obsession, ce qui vint me sortir de mes rêveries fut une main posée sur mon épaule. Un de mes camarades s’assit à mes côtés, couvert lui aussi d’une fourrure pour combattre le souffle dévorant de l’hiver.

- Je me demandais où tu étais… Tu ne dormais plus dans ton lit quand je me suis réveillé et j’ai craint que tu ne sois à nouveau parti pour l’une de tes promenades nocturnes, déclara-t-il.

[color=#ff3300]- Cela faisait longtemps que nous n’avions pas parlé, Ivan… rétorquai-je simplement en occultant son questionnement. Que cherches-tu à obtenir de moi ?

- Eh bien… Quelle manière d’accueillir un frère ! Il n’y a pas si longtemps de cela, nous étions inséparables. Que s’est-il passé pour que tu te détournes de moi ? demanda-t-il sincèrement.

Je ne pris pas même la peine de lui rappeler qu’il s’était battu de manière déloyale dans le duel qui nous avait opposé, quelques mois auparavant. Il avait fait usage de ruse et de subterfuges pour ne pas m’affronter sur le terrain de la force brute et des gestes classiques et c’était ainsi qu’il avait gagné. J’avais été dégoûté de découvrir que mon entrainement acharné n’avait pas suffi à faire de moi le guerrier que j’aurais aimé être et de constater qu’en prenant les choses avec légèreté, il avait réussi à atteindre un meilleur niveau que le mien. Ce qui m’avait plus particulièrement peiné était sa victoire absolue sur chacun de nos frères et que personne ne lui reproche son style non conventionnel d’escrime. Désormais, il portait Aube, une des lames d’Hildilau à son côté, et la gloire d’être estimé comme l’un des combattants les plus prometteurs de la nouvelle génération. De mon côté, j’étais encore et toujours celui qui frôlait un rêve sans jamais l’atteindre. Je ne comprenais d’ailleurs même pas pourquoi on m’avait confié la tâche de m’occuper de la garde de la princesse.

- Est-ce encore au sujet de ce duel ? Je te l’ai déjà dit, Eliwood, tu ne peux pas attendre de tes ennemis de combattre honorablement. Prends cela comme une leçon… Seule importe la vic-

Je me tournai vers lui quand il s’interrompait, persuadé qu’il allait continuer à se rependre en morales douteuses. Il avait les sourcils froncés et se relevait de suite, abandonnant sans le moindre doute son couchage. Il s’élança rapidement en direction d’une des tours d’alerte du bastion. Il me fallut un moment pour me retourner vers la plaine et remarquer que des troupes innombrables faisaient leur arrivée dans les plaines enneigées alentours. On retrouvait des cavaliers en armure étincelante, des cohortes d’archers et de fantassins et même des armes de siège. J’abandonnai à mon tour ma position pour sauter directement de la promenade de ronde sur le toit des quartiers des frères honorés, quelque peu en contrebas. Je descendis sans hésitation sur le balcon des appartements alloués à la princesse et sa nourrisse. Sans cérémonie, j’entrai pour les trouver toutes deux endormies.

- Réveillez-vous vite ! Le château va être pris d’assaut sous peu. Nous devons nous dépêcher !

Rheya s’empressa d’aider la princesse à se préparer pour notre fuite. Je remarquai qu’elle ne prit pas le temps de se préparer de suite, complètement dévouée à sa maitresse, comme toujours. Pour ma part, j’allai regarder dans le couloir pour voir si tout le monde commençait à s’agiter et que personne ne tente d’utiliser la confusion ambiante pour approcher les appartements de ma protégée. Une fois qu’elle fut prête, je la menai jusqu’à la cour où Arrandus donnait ses directives quant à la mise en place des troupes à la protection du fort. Malgré l’inhabitude de l’instant, on voyait bien que tous étaient prêts à se mettre en place et à remplir leur rôle dans la protection des lieux. De nombreux frères de bataille prenaient place sur les murailles ou dans la ville pour préparer la défense. Les herses étaient levées rapidement et les armes distribuées. Des armes exotiques de bataille étaient même préparées pour pouvoir faire face à un premier assaut trop difficile.

- Par Hildilau, vous voici, votre Majesté ! s’exclama le maitre archiviste à notre arrivée. L’ennemi sera bientôt à nos portes… Vous allez devoir vous en aller d’ici pour le moment. Rendez-vous à Oxenfurt et cherchez le frère Io dans les alentours du port. Nous tiendrons le siège comme nous le pourrons et retarderons les mouvements de l’armée qui nous assiège pour vous donner le temps de fuir. Vous ne pourrez faire confiance à personne en chemin excepté à votre garde rapprochée. Eliwood, continue de t’occuper de la jeune héritière au péril de ta vie. Ton premier serment pourrait bien être le dernier alors sois à la hauteur de la tâche qui t’incombe. Choisis quelques autres jeunes frères en lesquels tu as confiance et faites en sorte de la mener jusqu’au terme de son voyage.

- Je ne comprends pas maitre archiviste ! Le maitre Io est encore des nôtres ?

- C’est une longue histoire, Eliwood. Concentre-toi sur ce qui compte pour le moment et il t’apprendra ce que tu as à savoir en temps venu. Hâte-toi de trouver tes amis et partez rapidement. Les frères intendants vous préparent des victuailles et l’équipement qu’il vous faudra. Vous devrez longer la plaine par l’intérieur de Symbaroum. Soyez extrêmement prudent en cours de route et faites que notre sacrifice ne soit pas en vain.

Tout alla très vite à partir de ce moment. J’allai chercher Blake, Corin et bien sûr Torke pour qu’ils nous accompagnent. Je dois avouer avoir toujours eu une confiance absolue en mes amis et en ce moment de grand stress, c’était ce qui m’apparaissait comme le plus censé de les rassembler à mes côtés. J’aurais certainement pu faire appel à des frères plus expérimentés pour remplir cette tâche avec moi mais je devais avouer avoir besoin de cette confiance que je pouvais placer en mes frères. Alors que nous récupérions nos affaires, j’eus un pincement au cœur et me retournai vers la cour, cherchant du regard. Il était là en train d’affuter une dernière fois Aube avec une concentration sans égale dans le regard. Je me mis à marcher dans sa direction en ignorant les questions de mes amis sur ce que je faisais. Je savais qu'il était également des nôtres et qu'il avait plus que prouvé sa capacité à tenir ses serments.

- Ivan. Veux-tu te joindre à nous pour notre mission ? Nous allons protéger la princesse durant son voyage, demandai-je d’un ton solennel en lui tendant la main.

Il prit un long moment à scruter mon regard avant de se saisir de ma main gantée et de la serrer vigoureusement. Le serment était scellé et lui aussi était désormais tenu de faire rempart de son corps de toute attaque qui pouvait cibler la monarque en devenir. Nos regards, plongés l’un dans l’autre, ouvraient vers un début de réconciliation de notre amitié. Bientôt, nous revînmes jusqu’à Althéa. Nous étions cinq et chacun à notre manière nous battrions pour la protéger.

- Votre Altesse, voici la garde qui vous protégera votre chemin. Est-ce que cela vous convient ? demandai-je une fois de plus, cérémonieusement, pour tous les lier à mon serment envers elle de manière indubitable.

Ils s’agenouillèrent tous dans mon dos avant que moi-même je ne le fasse en baissant la tête. Une communauté s’était formée autour d’elle avec un but clair. Nous étions certainement trop jeunes pour comprendre l’ampleur de la tâche qui nous était confiée mais nous savions que de la réussite de notre entreprise dépendait l’avenir de notre Clan et du Royaume tout entier.

Peu après, Rheya vint à la rencontre de celle qu’elle avait élevé.

- Princesse, sachez que ce fut un honneur pour moi de vous servir. Vous devez partir et je ne puis me résoudre à vous ralentir. Je vous promets que tout ira bien et que nous nous reverrons un jour, déclara-t-elle, une larme à l’œil avant de prendre à bras sans cérémonie. Je vous aime comme ma propre fille, ma petite Althéa ! Rendez-moi fière de vous !

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Cheval de Troie
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Althéa C. Reinhart
J'ai 17 ans et je vis à Erebor. Dans la vie, je suis une princesse royale et je m'en sortais plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je n'ai pas le temps ni l'envie de penser à l'amour.

Je m'appelle Althéa Cassiopée Reinhart, je suis la fille du roi Urus et de la reine Safia d'Erebor. Je suis la dernière de ma fratrie, j'ai deux frères et deux sœurs ainées. Vivre dans une fratrie de cinq n'est pas facile tous les jours. Mes parents n'ont pas beaucoup de temps à me consacrer puisque je n'accèderai jamais à un poste important. Je ne serais qu'une simple princesse toute ma vie sauf si je fais un bon mariage. À l'inverse, mon frère ainé est promis à devenir roi un jour, mon second frère à l'épauler, mes sœurs à le conseiller et à lui trouver une épouse. Chacun a son rôle à jouer dans le bon fonctionnement de notre royaume. Tout le monde, sauf moi. Enfin, ça, c'est ce que je croyais.




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"Althéa ? Althéa, ma chérie, nous comptons sur toi."

"Mère ? Mère, où êtes-vous ?"

La brume est si épaisse que je n'arrive même pas à distinguer le bout de mes doigts.

"Mère, s'il vous plaît, je ne sais pas quoi faire..."

J'ai le sentiment qu'elle est encore là, je voudrais tellement qu'elle soit encore là.

"Ma chérie, nous comptons sur toi pour rebâtir Erebor et régner avec grandeur et bonté."

Je la cherche dans la brume, mais je ne la trouve pas et je suis de plus en plus terrifiée.

"Mère... Je... Je ne pourrais jamais être une reine, je ne sais même pas ce que je dois faire... Je... Je n'ai pas les épaules assez solides pour gouverner tout un royaume.... Toutes ces personnes qui compteront sur moi... Mère, j'ai tellement peur..."

Je finis par m'écrouler sur le sol de je ne sais où pour commencer à pleurer sur ma propre faiblesse et lâcheté. C'est que j'ai senti une force me remettre sur mes pieds avant de me parler.

"Althéa... Je sais qu'il se cache en toi des ressources insoupçonnées. Tu vas devenir la future reine d'Erebor et tu sauras redonner sa gloire d'antan au royaume."

"Père ? Restez ! J'ai besoin de vos conseils !"

"Tout ce dont tu as besoin, tu l'as déjà en toi. Althéa, j'ai confiance en toi."

"Père, mère... s'il vous plait... restez avec moi..."

"Nous t'aimons ma chérie."

Je suis réveillée en sursaut par le bruit de la porte et par Rheya qui demande ce qu'il se passe. Je me frotte les yeux et constate qu'ils sont mouillés, j'ai véritablement pleuré durant mon sommeil. Mon rêve paraissait si réel.... Mais je n'ai pas le temps de m'attarder dessus. Ma nourrice me sort du lit en catastrophe, elle m'aide à m'habiller alors que je suis encore en train d'immerger de mon sommeil. Je me sens.... bizarre.... Comme si mon esprit était encore dans cette brume épaisse.

Rheya s'occupe de réunir nos affaires et heureusement que je peux toujours compter sur elle, car dans mon état, je serais bien incapable de faire deux pas toute seule. Ma fidèle compagne me prend le bras et m'entraine avec elle derrière Eliwood qui ouvre la marche.
Au bout de quelques minutes, je commence à me sentir mieux et mon esprit est moins brouillé. J'arrive à aligner deux pensées cohérentes et c'est à cet instant que je réalise l'ampleur de la situation. Une fois dans la cour, tout le monde s'active, des ordres sont donnés dans tout les sens mais de façon très organisée.
Mon Dieu.... C'est la première fois que j'assiste à ça. Tous les compagnons d'Eliwood se sont équipés et sont prêt à affronter l'ennemi... Mon cœur se serre à l'idée qu'ils puissent tous mourir dès aujourd'hui et j'ai envie de hurler jusqu'à ce que tout cela cesse, mais ça n'aurait servi à rien. Sans compter qu'aucun son ne serait sans doute sorti de ma bouche. Mes yeux parcourent toute la cour au ralenti et j'ai l'impression de rêver. C'est le Père Arrandus qui me sort de ce cauchemar. J'avais envie de lui dire "Et vous ? Vous tous ? Que va-t-il vous arriver ?" mais même ces mots n'ont pas voulu sortir.
Je me contente de le regarder avec des yeux écarquillés et de mémoriser tout ce qu'il me dit. Le frère Io près du port de Oxenfurt.

À peine le Père avait il finit de parler que je me retrouvais de nouveau à courir derrière Eliwood. Il était en train de recruter ma garde rapprochée et je fus soulagée de reconnaitre certains visages. Maintenant tous réunis, on récupère les vivres dont nous avait parlé le Père puis on s'assure de ne rien avoir oublié. Instinctivement, je relève mon regard vers Eliwood et c'est là que je le vois regarder en arrière avant de s'en aller rapidement sous les regards interloqués de ses camarades. Je le vois en train de parler avec un de ses frères, leur attitude montrent que leur conversation est sérieuse et tendue, mais leur poignet de main suivis de leur retour ensemble montre que quoiqu'il est pu se passer entre eux, c'est désormais de l'histoire ancienne.
Je papillonne des cils avant de faire mine de me reconcentrer sur les affaires en cours, quand Eliwood prit la parole. Je regarde chacun des hommes prêt à risquer sa vie pour sauver la mienne. Ils se mirent tous à s'agenouiller derrière mon garde du corps qui lui-même baisse respectueusement la tête. Le rouge me monte aux joues. Je suis habituée à toutes sortes de cérémoniale, mais là.... C'est totalement différent. Je ne sais pas. Ça m'a touché en plein cœur.

"Sachez que je vous suis infiniment reconnaissante de votre loyauté et des sacrifices que vous êtes tous prêt à faire pour moi. Je vous serais éternellement reconnaissante et si Eliwood vous a choisi alors je vous accorde toute ma confiance."

Serment ou non, je leur suis reconnaissante du fond du cœur de ne pas me laisser à mon triste sort. Les Jure-Guerre se redressent avant de commencer la marche, c'est là que Rheya me prend le bras pour me mettre légèrement à l'écart, bien que toujours sous la surveillance des compagnons d'Eliwood.

"Qu'est-ce que tu racontes, Rheya."

Mon ton était dur et sans appel. Je crois ne jamais lui avoir parlé avec autant de dureté mais... Je ne comprends pas et n'aime pas ce qu'elle est en train de me dire. Il me faut quelques secondes le temps que j'assimile l'information et machinalement, ma main ne crispe sur son bras dans le but de ne pas la lâcher.

"Non."

"Votre Altesse, il faut partir..."

Je le reconnais, c'est Torke. Je le regarde, mais mon regard est complètement vide, j'ai l'impression que l'on me fait une mauvaise farce.

"Non. Non, non, non."

Je sens le bras du Jure-Guerre m'enlacer pour me faire lâcher prise. Je m'accroche de toutes mes forces en hurlant et en pleurant.

"Non, non, non, non ! Rheya !"

Mais Torke n'eut pas de difficulté à me soulever pour m'éloigner et canaliser ma crise d'hystérie sous le choc. Je m'éloigne dans les bras du jeune homme et je vois Rheya qui me fait un signe d'au revoir en gardant son sourire réconfortant aux lèvres et je continue de pleurer toutes les larmes de mon corps jusqu'à ce qu'elle ne soit plus visible dans le chahut de la cour. Une fois que l'on a quitté le Fort, je commence à me calmer et à pouvoir marcher toute seule.


***


La tête baissée, je reste silencieuse en tenant le rythme des hommes qui m'entourent tout en marchant sans vie. On a marché des heures et des heures et je n'ai pas réussi à mettre quoi que ce soit dans ma bouche. Ni eau, ni nourriture.
Avant le coucher du soleil, les Jure-Guerre décidèrent de bâtir un campement de fortune et je les ai aidés du mieux que j'ai pu, j'ai ramassé du bois pour le feu entre autre. L'un d'entre eux est parti chasser et est revenu avec un lièvre qui n'était pas très épais, mais ça serait toujours une bonne portion de viande qu'il ne fallait pas refuser.
Alors que tout le monde se réunit pour manger, je reste près de ma couchette, assise la tête sur les genoux, le regard triste et dans le vide. Les pauvres m'ont gentiment proposé de me joindre à eux, mais je suis bien trop anéantie pour avoir envie de compagnie ou de manger quoi que ce soit.
Je n'ai pas bougé de ma place durant toute la soirée, si bien, que lorsque le vent s'est levé, je ne l'ai même pas senti. Tout le monde est parti se coucher et là encore, je n'ai rien entendu. J'ai l'impression d'être vide de l'intérieur et que plus jamais je ne pourrais sourire. Je ne cesse de pleurer silencieusement et tout ce que je ressens au fond de moi est négatif. J'ai l'impression que je ne dormirais plus jamais, je ne mangerais plus jamais, je ne sais plus jamais heureuse. Rien. Comme si ma vie était finie, mais sans l'être vraiment puisque je respire encore. Inconsolable. Je comprends vraiment le sens de ce mot que maintenant. Et ce que la nuit va être longue dans cet état, mais ça m'est égal. Toujours vêtue de la robe, tachée et déchirée à cause de la marche, que Rheya avait choisi pour moi durant la fuite, je ne prends même pas la peine de me couvrir. Je ne pense qu'à elle. A celle qui a toujours su être une mère pour moi. Elle me manque tellement.... A chaque fois que j'y pense, les larmes ne cessent de couler, c'est plus fort que moi.... Toutes ses paroles, tout ce qu'elle a toujours fait pour moi.... J'ai l'impression de ne jamais l'avoir aimé à sa juste valeur et j'ai surtout le sentiment de ne plus jamais avoir la chance de lui dire à quel point je l'aime et je lui suis reconnaissante de tout ce qu'elle a fait... Et c'est ça qui me tue le plus.
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Houmous
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Eliwood
J'ai 19 ans et je vis à Fort-Davokar, en Erebor. Dans la vie, je suis un jeune Jure-Guerre et je m'en sors à peu près. Sinon, de part mes voeux, je suis célibataire et je n'ai pas le choix.

Jeune Jure-Guerre, je ne connais pas mes origines. J'ai toujours vécu dans Fort-Davokar et j'attends de trouver ma véritable cause...


Kingdom come deliverance


L’esprit rempli de pensées et de prières pour nos frères restés derrière, nous étions plutôt silencieux, autour de ce feu de camp. Torke avait pris deux lièvres qui gambadaient dans la périphérie de la forêt et nous nous étions empressés de les embrocher et de les préparer sur le feu. J’en avais proposé à notre jeune princesse mais sans succès. Elle s’était murée derrière sa tristesse et n’avait fait guère plus que suivre et pleurer pendant l’essentiel du chemin. A ce sujet, je n’en revenais toujours pas d’avoir découvert un nouveau tunnel pour permettre notre fuite alors que je faisais partie de ceux qui participaient au plus grand nombre de patrouilles. Combien d’autres secrets cachait le vieux maitre archiviste dans l’attente qu’un jour tel que celui-ci n’arrive ?

Un rapide regard levé du civet que je mangeais sans grand appétit me permit de voir que le feu faiblissait lentement… Je me décidai donc à prendre un peu de bois de la réserve que nous avions préparée et de l’ajouter à notre foyer. J’en profitai pour m’asseoir aux côtés d’Althéa et de poser une main sur son épaule pour la sentir commencer à se refroidir fortement. Dans ses robes de demoiselle, elle n’était pas si couverte que nous l’étions et de par sa distance avec les flammes, elle devait subir durement le poids de l’hiver. Je m’empressai de saisir force fourrures pour les plaquer sur son dos jusqu’en haut de son cou et à rester proche d’elle.

- Votre majesté, ne vous laissez pas mourir. J’ai juré de vous protéger et je vous empêcherai de le faire même si je dois y rester. Nous allons traverser la forêt de Symbaroum et atteindre mon maitre Io. Il saura nous aider à libérer les frères qui seront faits prisonniers et votre Rheya. Je vous promets qu’elle s’en sortira aussi, ajoutai-je avec une foi fervente pour la remotiver.

Après un tapotement sur son épaule, je la forçai à gagner la chaleur que nous entretenions à tour de rôle. Je remarquai qu’Ivan la regardait aussi alors qu’il tenait Aube fermement en main. Il devait être en train de prêter silencieusement son serment sur ce qu’il avait de plus précieux, comme le voulait la coutume. Je devais avouer que je ressentais une certaine confiance en notre épopée en sachant le premier des jeunes frères avec nous. Notre quête, aussi désespérée était-elle, débutait néanmoins sous les meilleurs auspices. Peu de temps après les quelques prières du soir, nous partions prendre le repos du juste et nous alternions pour monter la garde, attendant patiemment l’arrivée d’une quelconque menace.

Au lever du jour, je me réveillai lentement et trouvai tout le camp endormi à l’exception de Torke qui nettoyait les restes que nous avions généré, signe indubitable de notre passage récent. Notre fuite dans la nuit l’avait considérablement raccourcie et je devais avouer être fatigué en ouvrant les yeux sur ce nouveau jour. Cependant, tout le monde était là et bien portant. L’essentiel était encore notre sécurité dans ce territoire réputé particulièrement hostile. J’aurais aimé ne pas avoir à traverser la forêt pour pouvoir atteindre notre but mais nous n’en avions clairement pas le choix. Ce n’était qu’une question de temps avant que nous n’ayons des poursuivants et essayer de traverser les plaines attenantes au Fort était au mieux irréaliste. Nous devions nous enfoncer, envers et contre tout sens commun, mais toujours avec la fierté et le courage qui nous animaient.

Musique:
 

Cela faisait quelques heures que nous mettions un pas devant l’autre. La nuit et le froid nous avait bien forcés à avoir de l’appétit et il était tant mieux que nous ayons mangé avant d’arriver sous le couvert des arbres millénaires car la pression était à couper le souffle. A la terreur absolue qu’inspiraient les lieux, seul contrastait le puissant souffle vital de la végétation hors norme. Comme tous, je le crains, je me sentis épié, observé et surtout étranger parmi ces êtres d’un temps jadis. Nos pieds butaient sur les racines tortueuses des marécages dans lesquels nous pataugions lentement mais surement. Toujours, nous nous tournions pour observer tout autour tant les bruits de la faune étaient nombreux. Ici, une créature innommable crapotait dans la vase, une autre, encore inconnue des peuples civilisés, à la cime des arbres et parfois même nous voyons quelque mouvement se dessiner entre les troncs, au loin. Plus nous avancions, plus le doute nous animait. Sortirions-nous jamais de ces lieux que les lumières du Feu Eternel n’illuminaient plus ou serions-nous simplement engloutis par ces arbres gigantesques et leurs racines dansantes ?

Je captai bientôt les regards inquiets de mes camarades dont le stress n’avait de cesse de grimper. Leur bravoure ne leur permettait pas de parler de leurs peurs mais je pouvais la sentir. Poisseuse et dégoulinante, elle s’apparentait de plus en plus à l’humidité qui ruisselait à même la mousse touffue des écorces. Il fallait bien avouer que chaque pierre se faisait de plus en plus traitresse et glissante. Je n’aimais pas être ici. Peut-être plus que les autres, je ressentais le regard des esprits qui s’insinuaient en moi. Ils me susurraient vilement que je n’avais pas ma place ici et qu’après la chance que j’avais eu d’être autorisé à partir, j’étais bien stupide d’être revenu… Je secouais la tête quand j’observai au loin une lanterne vaciller lentement, comme pendue à bâton de marche de quelque pèlerin égaré. Je me tournais sur moi-même, cherchant vainement mes compagnons pour ne trouver que la brume étouffante des marais. « Magie noire ! » me dis-je, tout de go, avant de me saisir de mon épée et de mon écu fermement.

Je courrai autant que je le pouvais, poursuivant cette lanterne, seule source de lumière au milieu de cet océan de ténèbres. Ses déplacements s’avéraient étrangement rapides et efficaces parmi ces arbres. J’aurais certainement dû suspecter quelque chose à ce moment mais la bravoure face au danger était pour moi une manière de me rassurer concernant mes chances de triomphe face à cet ennemi invisible. Le bénéfice de cette course-poursuite fut ma sortie de la mangrove pour un nouveau biome. Je mis le pied sur une terre battue et gorgée d’eau. Toute boueuse qu’elle était, je glissai lourdement dessus jusque sous un amas dense de végétation. C’est grâce à cette maladresse que j’eus la chance de survivre car aussitôt après, deux gigantesques mandibules vinrent se figer dans le sol derrière moi.

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Althéa C. Reinhart
J'ai 17 ans et je vis à Erebor. Dans la vie, je suis une princesse royale et je m'en sortais plutôt bien. Sinon, je suis célibataire et je n'ai pas le temps ni l'envie de penser à l'amour.

Je m'appelle Althéa Cassiopée Reinhart, je suis la fille du roi Urus et de la reine Safia d'Erebor. Je suis la dernière de ma fratrie, j'ai deux frères et deux sœurs ainées. Vivre dans une fratrie de cinq n'est pas facile tous les jours. Mes parents n'ont pas beaucoup de temps à me consacrer puisque je n'accèderai jamais à un poste important. Je ne serais qu'une simple princesse toute ma vie sauf si je fais un bon mariage. À l'inverse, mon frère ainé est promis à devenir roi un jour, mon second frère à l'épauler, mes sœurs à le conseiller et à lui trouver une épouse. Chacun a son rôle à jouer dans le bon fonctionnement de notre royaume. Tout le monde, sauf moi. Enfin, ça, c'est ce que je croyais.




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J’ai l’impression de revivre ce jour funeste. Celui où j’ai dû quitter le château avec Jaylon et Rheya, celui où Jaylon est mort.... Mon Dieu, je n’ai pas envie de revivre ça, je ne veux plus jamais voir qui que ce soit mourir... Surtout pas Rheya, s’Il vous plait, Faites qu’il ne lui arrive rien. Cette idée me rend profondément triste et je me renfrogne sur moi-même en soupirant de chagrin. Je ne sens ni n’entend Eliwood s’approcher, c’est uniquement lorsqu’il pose sa main sur mon épaule que je constate qu’il est assis à côté de moi. Les yeux toujours rivés droit dans le vide devant moi, j’écoute ce qu’il me dit, mais au fond de moi, ce n’est que le néant.

Ses mots me font du bien et je lui accorde un regard, dénué de tout sentiment, mais un regard quand même.

"Vous pensez que je vais y arriver ? Je veux dire, sans être un fardeau pour vous, sans prendre le risque de tous vous mettre en danger ou de vous voir risquer votre vie ? Pouvez-vous me promettre que personne ne sera blessé ?!"

Je sais bien qu’il ne peut pas et c’est injuste de ma part de le mettre dans cette position, j’en ai conscience, mais je dois admettre que sur le moment, je m’en fichais pas mal. Je souffre et j’ai l’impression que rien n’y personne ne pourra y faire quoi que ce soit. Pourtant, au fond de moi, une toute petite et faible voix, me rappelle que je ne dois pas abandonner.
Contre mon gré, je suis Eliwood jusqu’au campement pour me joindre avec les autres, je n’avais pas envie que ma mauvaise humeur les empêche de.... Je ne sais pas, partager un bon moment ? Même si je ne vois pas quel genre de bon moment ils pourraient passer en sachant leur frère prient dans ma guerre fratricide. Je secoue doucement la tête en me disant d’arrêter de broyer du noir, je vais véritablement finir par saper le moral de tout le monde.

Je lève doucement les yeux pour regarder les hommes autour de moi, chacun à son histoire à raconter, chacun a un aspect différent, une personnalité différente, ils sont chacun des individus uniques et pourtant ils s’entendent si bien. Ils se font confiance, vivent ensemble, se battent à côte à côte. En regardant certains échanger des banalités, je pense à tout ça et je pense au fait que je n’ai jamais connu ça avec mes propres frères et sœurs.... J’avoue que pour le coup, je les enviais un peu, mais je me suis consolée en me disant que j’ai de la chance de pouvoir vivre avec eux et de voir de mes yeux ce lien si fort. Après tout, ce n’est pas donné à tout le monde de côtoyer des Jures-Guerre d’aussi près.
Mes yeux continuent d’observer jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent sur celui qui est arrivé en dernier, je me suis sentie gênée de voir qu’il m’observait à son tour alors j’ai vite détourné le regard. Toutefois, je me sens en sécurité à leur côté et je leur dois ma survie, ils ont toute ma confiance et ma gratitude, et ce, pour toujours.
Je me sens moins triste et la fatigue finit donc par me gagner, tant mieux. Je suppose qu’une longue journée nous attend et même si au début j’étais bien partie pour ne pas dormir de la nuit, je suis bien contente que Morphée ne m’ait pas oublié.

Je me lève et salue poliment tous ces hommes valeureux, je leur souhaite une bonne nuit et part me coucher de mon côté.

La nuit fut longue et mouvementée, je me souviens avoir fait un rêve qui m’a beaucoup agité, mais impossible de m’en souvenir pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais mon esprit était si embrumé au réveil que les dernières miettes de souvenir de mon rêve ont vite été balayées. Je m’étire faiblement avant de me lever et de ranger ma couchette du mieux que je peux. Je dois admettre que ce n’est pas encore ça, si bien qu’un frère d’Eliwood et Torke vient m’aider à tout plier et me montre comment ils font pour pouvoir la ranger plus facilement. Je me sens terriblement honteuse de donner l’impression de ne rien savoir faire, non, en réalité, c’est eux qui ont raison, je ne sais rien faire et j’ai honte qu’ils le constatent. Mais aujourd’hui, hors de question de broyer du noir, si je ne sais rien faire alors j’ai tout à apprendre. Voilà, pensée positive.

Je remercie le jeune homme et je me promets à moi-même de faire un sans faute demain matin. J’aide ensuite pour le campement, mais mes gestes sont encore maladroits et timides. Je n’ose pas les aborder et ils n’osent pas me donner des tâches, sans doute à cause de mon rang, mais aussi et surtout à cause de mon inutilité.
Je décide donc de m’éloigner derrière un buisson pour essayer de me rendre un peu plus utile, une fois cachée des regards, je déchire ma robe pour accrocher de pans de tissus autour de mes jambes. Ma tenue ressemble un peu plus à la leur, même si ce n’est pas encore ça, mais au moins, il me sera plus facile de me déplacer. Ma robe ne restera pas accrochée aux buissons et je ne m’emmêlerais pas les pieds, en soit, c’est bien d’y avoir pensé. Pensé positive !

***

Cela fait des heures que nous marchons dans la forêt et j’y sens une ambiance oppressante. Je ne suis pas rassurée, mais je ne me plains pas. Je marche, un pas devant l’autre, je me stoppe quand on me le dit et je reprends la marche quand on me le dit. Je bois quand on me le propose, sinon je ne me plains de rien. J’essaye d’être le plus agréable possible (pensée positive) ou en tout cas, ne pas être plus inutile que je ne le suis.

Plus nous nous enfonçons dans la forêt et plus je suis terrifiée. Je reste si près d’Eliwood que je sens son bras frôler le mien pendant notre marche.

"Je ne reconnais aucune de ces espèces..."

Eux ci ? Suis-je la seule à être aussi fascinée qu’horrifiée de voir ces êtres inconnus ?! Je regarde autour de moi, même les arbres ne me disent rien. Je n’en ai jamais vu de tel au palais ou dans ses alentours. Aucune lumière ne passe et la brume semble éternelle.... C’est un endroit extraordinaire, c’est une certitude. Pourtant, il ne m’est pas totalement inconnu.... je ne saurais dire pourquoi, mais j’ai le sentiment que je suis déjà venue ici alors que ça me semble tout bonnement ridicule.

Nous sommes suivis... Ce n’est pas une hypothèse, mais une certitude, encore une fois, je ne saurais l’expliquer, mais je le sens. Je les entends chuchoter, je sens leur présence, je vois leur spectre dans la brume. J’en suis certaine, les histoires que les Jures-Guerre m’ont raconté sont vraies.
Je n’ai aucune idée de ce qu’ils nous veulent et de pourquoi ils nous suivent. Est-ce qu’ils nous veulent du mal ? Sont-ils fâchés de voir des intrus sur leur terre ?
Pour l’instant ils se contentent de nous suivre et nous d’avancer, mais chaque pas que je fais est de plus en plus lourd, comme si mes jambes devenaient de plus en plus lourdes à chacun de mes pas.

"Cette... Cette forêt me rend étrange... Pas vous ? Je... Je me sens bizarre..."

Je respire calmement en regardant où je mets les pieds tout en me répétant des pensées positives. Malgré tout, je maintiens la cadence, me disant qu’il vaut mieux sortir d’ici au plus vite. Quand je finis par relever la tête, je vois Eliwood s’élancer derrière un point lumineux et mon cœur se met à palpiter. Mon premier réflexe est de vouloir le suivre, mais Torke me retient rapidement par le bras.

"Pas si vite princesse, ne vous inquiétez pas pour lui et ne me forcez pas à m’inquiéter pour vous."

Me dit-il avec un sourire qui se veut rassurant, mais ce qui m’a vraiment rassuré, c’est de le voir prendre la direction qu’avait empruntée Eliwood. Nous partons tous à sa recherche en évitant de nous séparer et de nous perdre dans cette brume mystique.

"Par là !"

"Comment le savez-vous ?"

"Je le sais, c’est tout."

Dis-je avec détermination sans même attendre de réponse, je me dirige dans la direction que je soupçonne être la bonne. Au bout d’un moment Torke m’arrêta et nous intima à tous de faire attention au terrain glissant à tout ce qui serait susceptible de nous faire trébucher.
On se rapproche. Je me sens de plus en plus rassurée, c’est qu’on ne doit pas être bien loin. Pendant que nous franchissons sans doute les derniers mètres qui nous séparent d’Eliwood, j’en profite pour discuter avec celui en qui j’ai le plus confiance après Eliwood : Torke.

"E...Est-ce que vous avez vu quelque chose, vous, avant qu’Eliwood ne s’élance ?"

Il me sourit.

"Et bien que se passe-t-il, quand c’est pour foncer tête baissée à la rescousse de votre chevalier vous savez vous exprimer avec confiance et maintenant que vous allez le retrouver vous vous remettez à douter de vous ?"

Face à mon visage qui s’empourpre, mes lèvres qui se pincent et mon regard fuyant, il ricane avant d’ajouter.

"Non, je n’ai pas vu pourquoi il s’est mit à courir, mais je suppose qu’il devait avoir une bonne raison. Et vous ?"

Je regarde le sol en essayant de me remémorer la scène dans ma tête.

"Une lumière. J... J’ai vu une lumière. Comme si quelqu’un tenait une torche ou une lanterne peut-être, je ne sais plus. Mais il y avait de la lumière, j’en suis certaine et c’est arrivé exactement au moment où j’avais le sentiment d’être suivis..."

Au moment où Torke allait me répondre, des bruits de pas s’approchent de nous, le Jure-Guerre me place derrière lui et un seul regard pour ses camarades suffit à ce qu’ils se mettent d’accord sur la marche à suivre. Ils laissèrent à l’intrus le temps de faire trois pas de plus avant de tous dégainer leur épée. Bien cachée derrière Torke, je prie pour que cette rencontre ne se finisse pas en bain de sang.

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