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 Apocalypse please _ Cheval de Troie

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Callian
Callian
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INSCRIPTION : 13/07/2020
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t4008-pres-du-passe-luisant-demain- https://www.letempsdunrp.com/t4015-mon-carnet-de-bal-_-callian https://www.letempsdunrp.com/t4042-la-galerie-des-masques
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7ei5.pngMise en Situation



Londres. 2020. Rencontre fortuite, rencontre maudite. Pourquoi a-t-il fallu qu'il la croise ? L'archétype de ces fanatiques que l'on se doit de fuir car l'addiction qu'on y trouve est plus entêtante que n'importe quelle autre came ? Pourquoi a-t-il fallu qu'elle le rencontre ? Dans une capitale où des milliers d'âmes ne se trouvent jamais, les écorchures se dévoilent et les blessures se rouvrent. Il y a dans la saveur du hasard un poison qui vous nargue, vous consume, vous étreint. Ils savent que plus rien ne sera jamais une évidence, si ce ne sont les harmonies qu'ils partagent, et cette musique pour laquelle ils survivent. Lui, le rockeur camé, qui se perd dans des ombres où il n'en peut plus de surnager ? Elle, jeunesse moribonde qui déjà aspire à l'hérésie du néant, et qui croit que les rêves morts jamais ne se relèvent ?

Londres. 2020. C'est toi et c'est moi, sur une portion d'un chemin éclectique que nous foulons sans un regard en arrière. Quel sera donc le châtiment réservé à nos crimes dis-moi ?


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James M. Wilde

J'ai 34 ans et je vis à Londres, dans le West End, en Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis un tyran musicien, leader du groupe WILD, enfin, je hante le Viper Room, le nightclub, dont je suis propriétaire. Sinon, grâce à mon foutu caractère et ma très haute opinion de moi-même, je suis une âme volage et je m'en enorgueillis bien souvent, bien que je continue de rechercher ces sensations qui pourraient me délivrer de ma douleur constante.


Passionné. Colérique. Lunatique. Orgueilleux. Cynique. Rêveur. Coureur. Faussement détaché. Impoli. Charismatique. Dépressif. Borderline. Artiste. Actif. Un brin paranoïaque. Rancunier. Addict. Fidèle en amitié pour peu qu'elle se lie.



Apocalypse please _ Cheval de Troie 1542551230-4a9998b1-5fa5-40c1-8b4f-d1c7d8df2f56

_ Il n'aime que le café kenyan ou le thé doré du Tibet
_ Il fume, de manière compulsive, et il aime faire claquer le capuchon de son zippo en argent, patiné par le temps
_ Il a une soeur, Ella, seule jeune femme qui trouve grâce à ses yeux
_ Son père est gestionnaire de grande fortune dans un cabinet reconnu de la City
_ Il tient par sa mère des racines irlandaises, qui lui font apprécier le whisky plus que tout autre alcool
_ Il est le leader d'un groupe, les WILD, reconnu sur la scène mondiale, mais qui a tendance à se faire oublier dernièrement
_ Il possède un nightclub, le Viper Room, au pied d'une tour arrogante, en plein West End, repaire des plus sulfureux
_ Ses deux instruments de prédilection sont la guitare et le piano
_ Ses deux amis de toujours sont Gregory Wells et Ellis Marlowe
_ Il a une moto, une Yamaha noire, aux courbes futuristes
_ Il est presque toujours vêtu de couleurs sombres et porte un bomber en cuir
_ Il a étudié à la Royal Academy of Music, mais n'est jamais venu récupérer son diplôme
_ Il supporte mal le contact quand il ne s'y attend pas, résultante d'un passé qu'il n'évoque jamais
_ Il est cocaïnomane mais se méfie des rivages trompeurs de l'héroïne qui manquèrent de le mener de vie à trépas il y a quelques années
_ Il compose, en permanence, mais dernièrement son inspiration se fait capricieuse
_ Il consomme plus qu'il ne courtise, ses amours sont aussi éphémères que la nuit révolue
_ Il soutient les jeunes groupes en devenir, pour peu qu'il soit convaincu de leur envie de réussir et de leur passion
_ Il se lie difficilement et possède un cercle très restreint
_ Il a une réputation exécrable, appuyée bien souvent par la Une de certains tabloïds depuis qu'il est revenu en Angleterre

Il est tôt ou déjà bien trop tard. Je suis chez Ellen, à dériver langoureusement entre l'apathie et le sommeil que seule l'aube est capable de m'apporter. Derrière les verres fumés des lunettes de soleil, je laisse les échos de la nuit passée se dissoudre dans l'éther, tout autour de moi. Mon téléphone est encore déchargé et je songe aux appels de Gregory qui doivent s'entasser sur la messagerie, comme des bouteilles à la mer qui ballotent gentiment sur les flots, l'image me fait très légèrement sourire, chassant une seconde le mal de crâne qui m'assaille. J'ai disparu hier, comme ça arrive parfois, pour aller chercher dans la nuit d'autres évasions que celles que le Viper sait m'offrir, loin du regard de mes deux complices, et de celui toujours curieux de mes employés. Je me suis égaré dans la naphte d'une boîte au hasard, au milieu d'inconnus qui ne me savaient guère, trop ivres déjà pour seulement s'apercevoir de qui ils côtoyaient. Etait-elle brune, ou blonde ? Existait-elle seulement ? Je perds le fil et le compte, je me souviens des souffles, et puis des brûlures, et du froid juste après. A l'intérieur, plus rien que le silence. Ce foutu silence. Si j'ai abandonné une silhouette féminine, il y a quelques heures de cela, je ne m'en souviens pas. Parfois, oui parfois, la mémoire est absconse. Il faut éviter les mélanges, c'est Marco qui disait toujours cela. J'aurais dû l'écouter.

Ellen, derrière le comptoir de son pub, et ses traits d'Irlandaise farouche, me dévisage avant de me tancer sans aménité :
"Tu m'as tirée du lit, Wilde, pour boire un café, tu l'as maintenant. Alors tu te dépêches de le terminer et tu décampes."
Mon sourire est soudain plus entier tandis que je m'étire sur le tabouret haut, en prenant ostensiblement mon temps :
_ Tu permets ? Je savoure.
"Tu pionces assis, oui."
_ C'est la même chose, Ellen, la même chose.
Je la connais depuis que par hasard, à force de chercher un espresso potable, j'ai poussé la porte de son établissement sans plus vraiment y croire. Sa façon de me bousculer et de ne m'accorder aucune faveur, du moins extérieurement, m'a immédiatement plu et ce pub est l'un de mes favoris. Il n'est pas rare que je la réveille en rentrant de soirée pour qu'elle me prépare mon café à des heures souvent indues...
_ Il est quelle heure ?
"J'ai une gueule d'horloge parlante ? 7h24."
Bon, j'ai encore le temps de traîner. Gregory et moi devons aller auditionner un tout nouveau groupe pour le Viper d'ici 10h. Blondie doit être en train de m'envoyer le quinzième sms depuis qu'il a constaté que j'ai découché, sans doute déjà persuadé que je vais sans honte lui fausser compagnie. J'hésite en vérité.

Je mets bien une bonne demie-heure pour me décider de planter-là une Ellen de plus en plus furibarde, qui devra ouvrir son pub en catastrophe à cause de mes caprices. Dehors, comme bien souvent, il flotte et il fait gris, le ciel blafard semble peser jusque sur mes épaules tendues par le manque de sommeil. Mes lunettes de soleil toujours bien en place, je prends le temps de m'allumer une clope, encore abrité par le auvent vert et je reprends ma marche, rapide, dans les rues du quartier de Fitzrovia, quand sans comprendre ce qui m'arrive, je me fais percuter par une fille, le casque rivé sur les oreilles. Elle manque de me démancher l'épaule, garce. Je pense qu'un humain normal l'aurait laissée filer sans véritablement chercher la confrontation pour quelque chose d'aussi anodin. Mais à cette heure-ci, les rues sont loin d'être bondées, alors j'estime qu'on peut me laisser profiter de mon espace vital sans se jeter violemment sur moi, sauf si c'est en hurlant de frénésie, là, d'accord. Je la retiens par l'épaule, mes doigts osseux qui la forcent à se retourner et puis sous la pluie qui nous nargue, ma clope au bec, et ma voix mal aimable, j'aboie :
_ Un simple pardon, ça vous écorcherait la gueule ou bien ?
Oui, c'est le matin, j'ai mal aux cheveux comme on dit, et franchement j'ai plutôt l'habitude qu'on me laisse la préséance qui m'est due. Putain de jeunesse sans éducation. Ah ! Et c'est moi pense ça ? Bordel, la pente du vieux con est glissante, faut se méfier.


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Cheval de Troie
Cheval de Troie
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INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 25
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Murphy Domhnaill

J'ai 19 ans et je vis à Londres, pour le moment, en Angleterre. Dans la vie, je suis bien des choses, tant que ça me permet de gagner mon pain.Sinon, grâce au fait queje ne crois pas que je puisse être heureuse un jour, je suis une célibataire endurcie et c'est bien mieux ainsi. Comme le dirait l'une de mes héroïnes : "Je ne prends plus aucuns hommes, je les jette."

Apocalypse please _ Cheval de Troie Tenor

Ne vous attendez pas à ce que je vous raconte l'histoire de la pauvre petite Murphy sans famille. Déjà parce que je n'en ai pas envie et ensuite parce que ce serait trop long. Ou trop court. Je n'en sais rien. Je pense que dans les grandes lignes, vous comprendrez assez rapidement mon parcours.
Je suis née à Kilkenny en Irlande, d'une mère prostituée et toxicomane et d'un père violent, absent et en prison d'après les dires de ma mère. En soit, moi ce père, je ne l'ai jamais rencontré. J'ai grandi avec différents beaux-pères dont le dernier en date était complètement perché, il a commencé à abuser de moi de mes 12 ans jusqu'à mes 15 ans que je me barre de chez moi. J'ai vécu dans les rues irlandaises jusqu'à monter clandestinement dans un bateau en route pour l'Angleterre. J'y vis depuis que j'ai 17 ans, j'ai vécu dans les rues et tout ses vices ne sont plus un secret pour moi... J'ai toujours dû lutter pour m'en sortir, depuis le jour où ma mère s'est endormie avec une bouteille de whisky dans les mains pendant que j'étais en train de hurler à plein poumon, si bien que c'est une voisine qui est venue tambouriner à la porte ce qui a réveillé ma mère. Donc bon, j'ai toujours su que je ne pouvais compter que sur moi-même.
Actuellement, je suis stripteaseuse dans un club minable qui a une clientèle encore plus minable. Mais je ne peux pas me plaindre, Bob, le patron, m'a trouvé dans la rue... C'est lui qui a fait de moi une strip et il m'a permis de vivre au-dessus du club dans un appartement miteux. J'ai pour voisins des prostituées, des dealers et des prisonniers en libertés conditionnelles... C'est donc la vie que je mène. Je me défonce pour oublier que je n'ai aucune raison d'exister, que je ne suis que le résultat d'une capote défaillante qui n'a ni rêve ni espoir et dont personne ne voudra. Qui voudrait d'une écorchée jusqu'à l'âme, qui a plus de vodka que de sang dans les veines et qui ne peut pas supporter le monde sans sa musique et ses drogues euphorisantes ?! Personne. Tout le monde vaut mieux que ça. Mieux que moi.
Maintenant, si vous voulez en savoir plus sur moi, invitez-moi à prendre un café et on verra bien.


Ma nuit est enfin finie. J'ai commencé mon service à 21h et j'ai fini à 5h30 du matin. Le temps de nettoyer le club, de me changer tout ça. Je viens à peine de le quitter. Vêtue d'un short en jean noir, de ma paire de Vans usées et d'un t-shirt Metallica bien trop grand pour moi, j'ai l'air encore plus jeune que mon âge. La seule chose qui me trahit, ce sont mes cheveux en bataille et mes cernes d'une nuit trop chargée. Mon sac à dos Harry Potter tombant sur mes fesses, je ne rêve que d'une bonne nuit de sommeil. Mais je n'ai pas le temps, j'ai un rendez-vous important, c'est pour cela que je me traîne dans la rue comme un zombie.

Un joint au bec, je fume tranquillement. Aussi tôt le matin, je sais que je ne risque pas de me faire arrêter et puis depuis le temps, la police de Londres commence à me connaitre. Je soupire en passant devant une vitrine. Je m'y arrête deux minutes le temps de me contempler. Et bhein, j'ai vraiment l'air épuisée. Mes yeux arrivent à peine à rester ouvert, mes jambes flageolent et je n'arrive même pas à me tenir droite.

"Et bhein ma vieille, on dirait que tu sors d'une partouze !"

Me dis-je avant de reprendre mon chemin, ce qui n'est pas tout à fait faux. Des gars sont venu pour célébrer un enterrement de vie de garçon, du coup, avec les filles, on a dû faire quelques show privés. Certains ont choisi de se mettre dans des box privés avec des filles pour pouvoir leur demander tout ce qu'ils veulent tant qu'ils y mettent le prix. Sans me vanter, j'ai pas mal de succès. En même temps, je suis la plus jeune de la bande et celle qui a le moins de limites, alors forcément. Jusqu'à présent, je ne pense pas ne pas avoir réalisé le fantasme de qui que ce soit, du moment que tu n'oublies pas d'allonger les billets. Alors que mes collègues, bien plus expérimentés, n'ont plus envie d'accepter certaines pratiques, elles n'ont pas autant besoin d'argent que moi. Bob a beau être mon patron et mon propriétaire, il n'hésite pas à me faire des saisi sur salaire si je ne paye pas mon loyer à temps. Je n'ai pas d'aide de l'état pour quoi que ce soit, je dois me débrouiller toute seule ! Aussi, il m'arrive de faire des extras en dehors du taf pour joindre les deux bouts. Je le faisais dans la rue, alors je peux continuer maintenant, j'évite seulement d'en parler à Bob, il m'avait fait promettre d'arrêter de.... bosser perso. Il voulait être le seul à se faire du blé sur mon compte, sauf qu'avec moi il est mal tombé. Murphy respecte rarement ses promesses.

Mon casque sur les oreilles, j'écoute de la musique. Une chanson de Wild vient de se terminer pour être suivie par une chanson de System of Down. Je me laisse porter par la musique, par mes souvenirs, par les bruits et les odeurs de la ville. Je ne fais plus attention à ce qui m'entoure et c'est là qu'un passant me rentre dedans. Ou que je lui rentre dedans, peu importe. Franchement, il est bien trop tôt le matin pour que je commence à me disputer pour de la merde. Sans compter, que comme je l'ai déjà dit, je suis connue des services de police alors forcément, quoi que je fasse ou que je dise, c'est Bibi qui va prendre, alors merci mais non merci.

Je me contente d'envoyer un regard noir au passant avant de continuer mollement mon chemin. Je ne lui adresse pas plus d'un regard mais visiblement, ce n'était pas suffisant pour le gars qui me retient par le bras ! Je retire mon casque.

"Non mais ça va pas ! Lâchez moi !"

J'essaye de me dégager de son emprise.

"Z'êtes pas bien, je m'excuse si je veux d'abord, connard !"

Je le regarde de plus près et il avait l'air aussi éclaté que moi mais ce qui me choque, ce n'est pas son état.... c'est son identité ! Je....Je crois que je le connais ! J'ai vu sa photo sur des pochettes d'albums !

"Hey ! Mais.....vous êtes James Wilde ?!"

Ma voix passe de la colère à l'admiration, j'arrive pas à y croire !!! Je viens de me faire bousculer par une star ! Vous imaginez le pourcentage de chance que ça arrive à une paumée comme moi ?! Je suis toute excitée ! Je n'arrive pas à y croire ! Mais d'une autre côté.... Ça ne lui donne pas le droit de me parler comme il veut ou de me retenir contre ma volonté.

"Mr Wilde, avec tout le respect que je vous dois, retirez votre main de moi avant que je vous envoie une patate dans la gueule."

Au moins ça a le mérite d'être clair. J'ai beau être une fan, je ne suis pas prête à me jeter à ses pieds juste parce que c'est une célébrité. Une célébrité sur le déclin d’après les tabloïds. Donc bon. Je le regarde l'air de dire. "Ton heure de gloire est passé Wilde alors soit gentil."


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James M. Wilde

J'ai 34 ans et je vis à Londres, dans le West End, en Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis un tyran musicien, leader du groupe WILD, enfin, je hante le Viper Room, le nightclub, dont je suis propriétaire. Sinon, grâce à mon foutu caractère et ma très haute opinion de moi-même, je suis une âme volage et je m'en enorgueillis bien souvent, bien que je continue de rechercher ces sensations qui pourraient me délivrer de ma douleur constante.


Passionné. Colérique. Lunatique. Orgueilleux. Cynique. Rêveur. Coureur. Faussement détaché. Impoli. Charismatique. Dépressif. Borderline. Artiste. Actif. Un brin paranoïaque. Rancunier. Addict. Fidèle en amitié pour peu qu'elle se lie.



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_ Il n'aime que le café kenyan ou le thé doré du Tibet
_ Il fume, de manière compulsive, et il aime faire claquer le capuchon de son zippo en argent, patiné par le temps
_ Il a une soeur, Ella, seule jeune femme qui trouve grâce à ses yeux
_ Son père est gestionnaire de grande fortune dans un cabinet reconnu de la City
_ Il tient par sa mère des racines irlandaises, qui lui font apprécier le whisky plus que tout autre alcool
_ Il est le leader d'un groupe, les WILD, reconnu sur la scène mondiale, mais qui a tendance à se faire oublier dernièrement
_ Il possède un nightclub, le Viper Room, au pied d'une tour arrogante, en plein West End, repaire des plus sulfureux
_ Ses deux instruments de prédilection sont la guitare et le piano
_ Ses deux amis de toujours sont Gregory Wells et Ellis Marlowe
_ Il a une moto, une Yamaha noire, aux courbes futuristes
_ Il est presque toujours vêtu de couleurs sombres et porte un bomber en cuir
_ Il a étudié à la Royal Academy of Music, mais n'est jamais venu récupérer son diplôme
_ Il supporte mal le contact quand il ne s'y attend pas, résultante d'un passé qu'il n'évoque jamais
_ Il est cocaïnomane mais se méfie des rivages trompeurs de l'héroïne qui manquèrent de le mener de vie à trépas il y a quelques années
_ Il compose, en permanence, mais dernièrement son inspiration se fait capricieuse
_ Il consomme plus qu'il ne courtise, ses amours sont aussi éphémères que la nuit révolue
_ Il soutient les jeunes groupes en devenir, pour peu qu'il soit convaincu de leur envie de réussir et de leur passion
_ Il se lie difficilement et possède un cercle très restreint
_ Il a une réputation exécrable, appuyée bien souvent par la Une de certains tabloïds depuis qu'il est revenu en Angleterre

Je la dévisage et j'ai des injures plein la tête, de celles que l'on réserve à ces courtisanes d'un soir, que l'on malmène, que l'on humilie, que l'on oublie. Minette au visage navré, joli brin de fille engoncé dans son combat contre les insomnies et sa vie pourrie. Je la juge en une seconde, mon regard masqué suit les contours, sans leur donner trop de substance, comme pour nier son existence-même et y apposer mon mépris : sa moue mal aimable, son t-shirt de rockeuse à la petite semaine, son sac à dos de gamine, ses baskets d'ado attardée... Tout ce portait que je ponctue de mon mauvais esprit me la rend désagréable, si ce n'est ce bédo qu'elle a coincé entre ses lèvres charnues, même si pour moi, tout cela survend ces rébellions de lolita qui me font doucement rigoler. J'aurais sans doute éclaté de rire d'ailleurs, si je n'avais pas noté deux détails non négligeables en sa faveur. Sa musique qui crache bien trop fort par ses écouteurs, d'un groupe que je passe au Viper presque systématiquement, quand ce n'est pas le soir d'un live, ainsi que son acharnement à me résister, qui dans mon esprit de dégénéré est comme un irrésistible appel, qui me fait une seconde entêtante appuyer mon emprise sur son épaule un peu plus avidement qu'il ne le faudrait sur une simple inconnue. C'est un écho animal, que je tais rapidement, comme la honte que l'on enfouit sous la placidité de ses traits.
_ La prochaine fois, t'apprendras à regarder où tu fous tes pieds, petite...
J'en suis à maugréer les derniers mots d'une réplique bien sentie, désormais qu'elle m'insulte à son tour quand sa façon de me zyeuter me rappelle bientôt à cette condition qui m'enorgueillis autant qu'elle m'est désagréable. Je la vois, la lueur hystérique qui vient d'empreinter ses prunelles pour les jeter dans la frénésie. Je demeure interdit, le nom éclate, me sort du confort de ce très factice anonymat.
_ Vu ton look de révoltée du dimanche, j'aurais dû m'en douter, putain. Ouais, super, c'est moi, ça enlève rien à notre foutu débat, non ?

Ça y est, l'admiration, la reconnaissance, les palpitations, l'adoration peut-être bien. Dis-moi que tu vas pas te jeter à mes pieds pour t'excuser platement maintenant que tu sais qui je suis, parce que ce serait pire que tout. Et je suis bien servi, sa riposte me désarçonne tout à fait et je la lâche sans même y croire. J'ai un ricanement éloquent, tout en passant mes doigts dans ma cheveux, y foutant un peu plus le souk encore. La mécanique s'enclenche, immédiate, mon mauvais caractère se meut bientôt dans cette ironie légendaire :
_ C'est qu'on mordrait presque...
Je hausse un sourcil qui dépasse de la monture des lunettes de soleil, en me foutant ostensiblement de sa gueule :
_ J'crois que c'est la première fois qu'une de mes fans menace de me péter la tronche, tu vois. D'habitude, c'est pas ce genre de fantasme que j'leur inspire. Mais bon... J'suis ouvert à l'inédit.
Je tire sur le filtre de ma clope, avant de recracher la fumée en hauteur, puis je le tiens entre le pouce et l'index, sans distinction, comme pour abjurer mon éducation :
_ Monsieur Wilde, c'est mon vieux, alors James ça suffira. Pas de petits noms à la con, suivi de petits cris à la con, tu crois que tu vas y arriver ?

Mais y a dans son putain de regard quelque chose que je distingue clairement comme une once de mépris, ce qui me pousse à rester planté-là, comme s'il s'agissait de gagner sur un échange qui pourrait s'avérer entièrement stérile. L'admiration entière de cette petite dinde, qu'est-ce que j'en ai à secouer au fond ? J'ai absolument rien à lui prouver, rien à justifier non plus, ni ma gueule, ni mes airs, ni mes mots. Elle peut aller se faire voir ailleurs si je lui reviens pas. L'on murmure que rencontrer ceux que l'on adule, c'est toujours décevant, et quelque part, je ne peux donner tort à cette sorte d'adage : pour toutes les filles que j'aie sautées, l'image qu'elles se faisaient de moi a été à jamais écornée, pour ne pas dire déchirée. Mais c'est ce que j'ai toujours adoré, ébranler les certitudes jusqu'à les voir vaciller, surtout quand ces certitudes faciles me concernaient.


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Murphy Domhnaill

J'ai 19 ans et je vis à Londres, pour le moment, en Angleterre. Dans la vie, je suis bien des choses, tant que ça me permet de gagner mon pain.Sinon, grâce au fait queje ne crois pas que je puisse être heureuse un jour, je suis une célibataire endurcie et c'est bien mieux ainsi. Comme le dirait l'une de mes héroïnes : "Je ne prends plus aucuns hommes, je les jette."

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Ne vous attendez pas à ce que je vous raconte l'histoire de la pauvre petite Murphy sans famille. Déjà parce que je n'en ai pas envie et ensuite parce que ce serait trop long. Ou trop court. Je n'en sais rien. Je pense que dans les grandes lignes, vous comprendrez assez rapidement mon parcours.
Je suis née à Kilkenny en Irlande, d'une mère prostituée et toxicomane et d'un père violent, absent et en prison d'après les dires de ma mère. En soit, moi ce père, je ne l'ai jamais rencontré. J'ai grandi avec différents beaux-pères dont le dernier en date était complètement perché, il a commencé à abuser de moi de mes 12 ans jusqu'à mes 15 ans que je me barre de chez moi. J'ai vécu dans les rues irlandaises jusqu'à monter clandestinement dans un bateau en route pour l'Angleterre. J'y vis depuis que j'ai 17 ans, j'ai vécu dans les rues et tout ses vices ne sont plus un secret pour moi... J'ai toujours dû lutter pour m'en sortir, depuis le jour où ma mère s'est endormie avec une bouteille de whisky dans les mains pendant que j'étais en train de hurler à plein poumon, si bien que c'est une voisine qui est venue tambouriner à la porte ce qui a réveillé ma mère. Donc bon, j'ai toujours su que je ne pouvais compter que sur moi-même.
Actuellement, je suis stripteaseuse dans un club minable qui a une clientèle encore plus minable. Mais je ne peux pas me plaindre, Bob, le patron, m'a trouvé dans la rue... C'est lui qui a fait de moi une strip et il m'a permis de vivre au-dessus du club dans un appartement miteux. J'ai pour voisins des prostituées, des dealers et des prisonniers en libertés conditionnelles... C'est donc la vie que je mène. Je me défonce pour oublier que je n'ai aucune raison d'exister, que je ne suis que le résultat d'une capote défaillante qui n'a ni rêve ni espoir et dont personne ne voudra. Qui voudrait d'une écorchée jusqu'à l'âme, qui a plus de vodka que de sang dans les veines et qui ne peut pas supporter le monde sans sa musique et ses drogues euphorisantes ?! Personne. Tout le monde vaut mieux que ça. Mieux que moi.
Maintenant, si vous voulez en savoir plus sur moi, invitez-moi à prendre un café et on verra bien.


Non mais je rêve ! Bientôt il va me faire la morale ?! Je le regarde alors qu'il me traite de petite.... Wouah. La carte de la différence d'âge.... Et donc ?! Il s'attend à ce que je m'abreuve de son savoir de sage ? Que je me prosterne à ses pieds en l'inondant de mon respect et de mon admiration ?! Mais mort de rire. J'ai juste envie de le remballer, d'aller faire ma course puis de rentrer chez moi.

"Ouuuuuuh "petite" attention, je ne sais pas si je vais me remettre de cette punchline, papi."

Dis-je en insistant bien sur la fin. S'il veut qu'on parle de notre écart générationnel, pas de soucis, il pourra me raconter comment c'était la guerre pendant que je lui apprendrais à envoyer un mail sur un ordi et pas sur un minitel. Je le regarde avec provocation car être arrogante c'est ce que je sais faire de mieux. Et c'est d'ailleurs ce qui m'aura valu de nombreuses nuits au poste de police pour bagarre, agression et autres aventures de la petite Murphy.

Mon look de révoltée du dimanche ?! Je..... Mais c'est une blague ?! Je ne peux même pas garder ça pour moi !

"Attends, je rêve où le jumeau maléfique de Pete Doherty est en train de vouloir clasher ma dégaine ?! C'est une blague ?! Au lieu de me casser les couilles, vous avez pas un énième centre de désintox à aller squatter pour faire genre que vous avez encore une chance de vous en sortir ?!"

Ouais je suis haineuse. Je suis grave méchante. Mais en même temps, la vie, c'est pas Oui Oui. C'est pas tu viens, tu me rends fou parce que je t'ai bousculé dans la rue ! Franchement, il a rien de mieux à faire ?! J'étais là, tranquille, en train de fumer mon beuz, moi aussi ca m'a fait chier qu'il me rentre dedans et je n'en ai pas fait toute une histoire pour autant. Est-ce que c'est vrai que plus t'es une star et plus t'es con ?!

Je le regarde de haut puis quand il me lâche enfin, je croise les bras sous ma poitrine certes pas énorme mais suffisamment ronde et ferme pour en faire des envieuses. J'ai des mèches rebelles qui tombent sur mon visage alors que mon regard azur se perd dans le reflet de ses lunettes. En plus ! Non seulement monsieur tante de me faire une leçon mais en plus, il n'a même pas la décence de retirer ses lunettes, mais est-ce c'est une blague ?! J'aurais dû le tabasser direct ! Mais bon........... Je me suis dit IL EST TÔT ON VA PAS COMMENCER À SE BAGARRER ! M.D.R

"Ouais je mords, aussi, retouche-moi encore et tu te souviendras de ta douleur."

Même s'il a des lunettes, je sais qu'il me regarde, je le sens, aussi, je ne baisse pas le regard. La petite elle va te montrer de quel bois elle se chauffe. J'ai pas vécu dans la rue pour me faire marcher dessus par une rock star de la génération passée.

Quand il me dit que d'habitude il ne suscite pas ce genre d'envie auprès de ses fans, je le regarde avec dédain tout en pouffant de mépris.

"Pfff. C'est pas parce que j'ai écouté une fois une musique de ton groupe en recommandation sur Youtube que ça y est, j'allais me jeter à tes pieds. Rêves pas, j'ai mieux à faire de ma vie qu'être ta groupie."

C'est faux, j'ai écouté tout ses albums quand j'étais plus jeune et j'étais un peu amoureuse de lui, mais c'était y'à longtemps, j'étais une enfant, c'est quand je croyais qu'il serait le prince charmant qui viendrait me sortir de ma vie de merde, maintenant je sais qu'il a plus la dégaine du camé du village que du prince charmant. Mais bon, il n'a pas besoin de savoir tout ça.
Là, il me dit de l'appeler uniquement James.... Je suis.... interloquée. Je ne sais pas vraiment ce qu'il se passe ni comment je dois réagir. Je veux dire..... Pourquoi il me dit ça ?! Il croit qu'on va se poser et prendre un café ou ?! Je soupire. J'ai assez perdu de temps comme ça, les gens commencent à sortir dans la rue car le monde continue de tourner pour tout le monde. C'est l'heure où les gens normaux commencent leur vie active. Et moi, en route pour aller chercher ma came, je me retrouve à parler avec une star sans doute aussi perché que moi, dans la rue, de bon matin, sachant que j'ai pas dormi depuis presque vingt-quatre heures....

"Aller salut....James."

Je me retourne et lui fait un V avec mes doigts en continuant ma route, le laissant planter là. Je remets mon casque sur mes oreilles et SOD est passé depuis longtemps, mon téléphone s'est perdu sur une musique de Korn. Je continue ma route en repensant à tout ce qui vient de m'arriver. Je repense à ce qu'on s'est dis, à lui, à notre rencontre totalement improbable et qui n'aura pas été comme je me l'imaginais. Comme quoi, c'est vrai, il ne faut jamais rencontrer ses héros au risque d'être déçu. Malgré tout, j'ai envie de me retourner pour voir s'il est encore là mais je ne le fais pas par fierté. C'est encore la seule chose qu'il me reste.... Bien qu'avec le boulot que j'exerce, je suis bien obligée de la mettre de côté par moment. Enfin bref, cette rencontre m'a marqué plus que je ne le voudrais et je ne sais pas pourquoi. Ça m'énerve. Et je suis loin de me douter à quel point, elle allait me marquer.


***

Ça fait une semaine maintenant que j'ai bousculé James Wilde dans la rue et depuis je ne l'ai plus revu. Pourtant, je repassais quelques fois dans la même rue, à la même heure mais pas de signe de lui. Bah, ça n'a pas bouleversé ma vie, c'est une star, alors qu'il soit sur le déclin ou pas, il doit sans doute avoir des choses à faire bien plus intéressantes que les miennes. Pour ma part, les jours se suivent et se ressemblent. Ce soir, je bosse, comme d'habitude. Sauf qu'on est vendredi, vendredi veut dire le début du week-end ainsi que show privé. Tout les mardis et vendredis, les clients peuvent se taper une strip moyennant finance. Normalement, c'est une heure avec la strip et tu peux lui faire ce que tu veux tant qu'elle est consentante, sauf que moi je fais des shows d'une demi-heure parce que ça me soûle. Déjà que j'ai pas envie de les faire, si en plus je dois me taper des gros poilus pendant une heure, non merci... Bob a accepté sauf qu'au lieu de toucher cinquante pour cent de ma prestation, je vais en toucher que trente-cinq car je ne fais pas une heure complète.... Enfin bref, tout ça ce sont nos affaires.

Il est donc trois heures du matin, je viens de finir ma performance sur scène et Bob annonce l'arrivée de Ruby sur scène. Des strip avec des noms de bijoux, quelle originalité !.............. Je suis Onyx, si vous voulez tout savoir. Je suis arrivée la dernière alors vous pensez bien qu'on a déjà une Diamond, Ruby, Saphir, Topaze et compagnie. Améthyste est une grosse pute, je la déteste. Je pourrais vous donner des arguments mais j'en ai pas, je l'aime pas, c'est une grosse pute, je le sais, je le vois, je le sens, c'est tout. Mais je suis sûre que c'est le genre de fille qui te la met à l'envers, je me méfie d'elle sous ses aires de petite fille mielleuse, elle se la joue salope docile pour amadouer les clients mais le jour où elle en épousera un pour ensuite le poignarder et faire porter le chapeau à son amant, vous direz pas que je vous ai pas prévenu !

Je me change rapidement pour enfiler une tenue pour le show. Ce soir je me sens d'humeur coquine, alors j'ai décidé de porter ma tenue de lapine sexy. C'est un body rose en satin avec un décolleté qui met la naissance de mes seins en valeur par de la fine dentelle. Le tissu laisse voir mes tétons, dont le gauche qui est percé. Sur mes fesses, se dresse une petite queue touffue toute rose également. Mes oreilles de lapins sont grandes et douces et je porte même une paire de gant en satin. Je suis perchée sur de haut talon qui donnent à ma silhouette une forme cambrée juste ce qu'il faut. Mes fesses me rendent assez fière, mes fesses sont parfaites, ni trop grosses, ni trop petites, la cellulite est un mot que je ne connais pas et dieu merci, elles ne s'affaissent pas. Je sais que j'ai beaucoup de chance mais bon, mon corps est suffisamment marqué. De toutes les strips de la boites, je suis celle qui a le plus de cicatrices sur tout le corps, certaines que je peux cacher avec du maquillage, d'autres qui se voient même sous mes subterfuges.

Je sors des loges avec un peignoir pour me cacher. Je n'ai pas envie que tout le monde se rince l'œil gratis. Je vais au bar pour demander à Jake de me servir un Jack au miel.

"Ouuuuuuh t'as sorti la tenue de lapin ? Toi t'as envie de faire plaisir ce soir !"

Me dit-il pendant qu'il me sert. J'hausse les épaules en tournant le dos à la salle.

"Bof. Je m'en fous. Je veux juste me faire du flouz et je sais que les gars aiment me voir habillée comme ça donc bon....."

Je prends un air enjôleur.

"Hein que t'aime me voir comme ça Jake !"

Je joue des sourcils et il se met à sourire comme si je venais de le démasquer.

"Tu sais très bien comment j'aime te voir, Murphy, enfin, Onyx."

Et maintenant c'est lui qui joue des sourcils et moi qui ne dit rien. Je bois mon verre cul sec sans le lâcher du regard. Il nous arrive de nous envoyer en l'air à l'occasion, Jake est un bon amant alors pourquoi s'en priver.

Je continue de papoter avec lui jusqu'à ce qu'il me demande.

"Tu bosses pas ?!"

"Si, c'est l'heure des shows mais pour l'instant, Bob n'est pas venu me voir pour me dire que j'avais un client alors j'attends."

Le barman me regarde surpris.

"Quoi, toi, t'as pas de clients ?!"

Je souris, flattée.

"Bhein qu'est-ce que tu veux que je te dise, y'a des gens qui ont pas de gout..."

Dis-je en regardant vers le box d'Améthyste. Jake se mit à rire.

"Les filles, vous êtes des pestes ! Vipère que t'es !"

Je me mets à rire jusqu'à ce que j'entende Bob hurler au loin.

"Onyx ! Bouge ton cul, t'as un client !"


Je soupire et traverse donc la salle pour rejoindre mon box, celui qui est le plus éloigné du reste. C'est moi qui ai voulu être le plus loin possible des autres. .... .... .... Mine de rien, je viens de me rendre compte que j'ai pas mal d'exigence pour un job que je dénigre plus souvent que je respire et chacune d'elle, Bob me les accepte... Il fait genre que non mais au final, j'ai quand même ce que je veux. Sans même avoir à coucher avec lui ! Bon, je suis pas conne, je sais bien qu'il fait ça pour m'avoir un jour en mode, ouais si je suis gentil, un jour de détresse elle va tomber dans mes bras ! Ouais mais non poto, parce que je préfère encore tomber tête la première dans le caniveau....

J'arrive devant la porte de mon box, j'entends des pas à l'intérieur, j'imagine que le client m'attends. Je retire mon peignoir et le laisse devant la porte. Mes cheveux sont attachés en deux belles couettes et mon maquillage est parfait, ni trop ni trop peu. Juste ce qu'il faut pour mettre mes yeux en valeur et mon rose à lèvre me donne une bouche à croquer. Je sens bon la barbe à papa et je suis véritablement appétissante. En même temps, être bonne, c'est mon gagne pain.
Mais là.... Quelle ne fut pas ma surprise d'entrer dans le box et d'y trouver...... James. Wilde. Je...... Je crois que je reste muette quelques secondes avant de lui balancer d'un ton plus agressif que je le voudrais.

"Qu'est-ce que tu fous là ?!"

Y'a donc personne qui m'aime là-haut ?! Pourquoi est-ce qu'il est ici putain ! Il peut pas se payer des putes de luxe ?! Des putes qui sont pas obligées d'aller se faire dépister toutes les semaines ?! Ch'ai pas moi, il pourrait être dans un bel hôtel avec un biatch qui lui lécherait le cul comme il faut et puis voilà ! Non bhein non. C'est pas drôle sinon. Il faut que le destin lui montre à quel point ma vie est pourrie....
Je suis en enfers, c'est pas possible.

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Callian
Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
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James M. Wilde

J'ai 34 ans et je vis à Londres, dans le West End, en Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis un tyran musicien, leader du groupe WILD, enfin, je hante le Viper Room, le nightclub, dont je suis propriétaire. Sinon, grâce à mon foutu caractère et ma très haute opinion de moi-même, je suis une âme volage et je m'en enorgueillis bien souvent, bien que je continue de rechercher ces sensations qui pourraient me délivrer de ma douleur constante.


Passionné. Colérique. Lunatique. Orgueilleux. Cynique. Rêveur. Coureur. Faussement détaché. Impoli. Charismatique. Dépressif. Borderline. Artiste. Actif. Un brin paranoïaque. Rancunier. Addict. Fidèle en amitié pour peu qu'elle se lie.



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_ Il n'aime que le café kenyan ou le thé doré du Tibet
_ Il fume, de manière compulsive, et il aime faire claquer le capuchon de son zippo en argent, patiné par le temps
_ Il a une soeur, Ella, seule jeune femme qui trouve grâce à ses yeux
_ Son père est gestionnaire de grande fortune dans un cabinet reconnu de la City
_ Il tient par sa mère des racines irlandaises, qui lui font apprécier le whisky plus que tout autre alcool
_ Il est le leader d'un groupe, les WILD, reconnu sur la scène mondiale, mais qui a tendance à se faire oublier dernièrement
_ Il possède un nightclub, le Viper Room, au pied d'une tour arrogante, en plein West End, repaire des plus sulfureux
_ Ses deux instruments de prédilection sont la guitare et le piano
_ Ses deux amis de toujours sont Gregory Wells et Ellis Marlowe
_ Il a une moto, une Yamaha noire, aux courbes futuristes
_ Il est presque toujours vêtu de couleurs sombres et porte un bomber en cuir
_ Il a étudié à la Royal Academy of Music, mais n'est jamais venu récupérer son diplôme
_ Il supporte mal le contact quand il ne s'y attend pas, résultante d'un passé qu'il n'évoque jamais
_ Il est cocaïnomane mais se méfie des rivages trompeurs de l'héroïne qui manquèrent de le mener de vie à trépas il y a quelques années
_ Il compose, en permanence, mais dernièrement son inspiration se fait capricieuse
_ Il consomme plus qu'il ne courtise, ses amours sont aussi éphémères que la nuit révolue
_ Il soutient les jeunes groupes en devenir, pour peu qu'il soit convaincu de leur envie de réussir et de leur passion
_ Il se lie difficilement et possède un cercle très restreint
_ Il a une réputation exécrable, appuyée bien souvent par la Une de certains tabloïds depuis qu'il est revenu en Angleterre

Je crois que je vais me la faire et pas au sens où je l'entends d'habitude. Y a pas pire que ces personnalités là, l'arrogance sur les lèvres charnues et l'agressivité dans les yeux. Pas pire pour réveiller les instincts qui se mêlent aux échos disparates de la nuit qui s'éteint dans le lointain de mes esprits. Pas pire pour un instant vouloir la tenir encore, rien qu'un peu, pour qu'elle résiste jusqu'à ployer et que dans ses yeux semblables aux miens la peur vienne briser les reins de sa fierté. Fierté factice d'une paumée qui croit sans doute que me tenir tête ainsi au milieu de la rue lui donnera une existence palpable quand elle rejoindra l'oubli, dans le même écrin nébuleux que la nuit qui s'enfuit. Derrière les verres qui masquent mon regard l'amusement bataille avec une autre frénésie. Je ne rétorque rien à sa piètre réplique qui ne fait que mieux me pousser à me redresser, si certain de ma supériorité. Pas parce que y a ma gueule de camé sur les affiches non… parce que sous ses petits airs il y a ces fêlures indescriptibles qui donnent juste envie d'appuyer un peu plus encore pour qu'elles ne la morcèlent. On ne rentre jamais dans des batailles stériles avec moi lorsqu'on est bien dans sa peau. Mais il faut aussi avouer que je suis au spectacle sans avoir même eu besoin de payer l'entrée. Elle me tacle avec une aisance certaine qui me fait bientôt ricaner. Tiens Pete c'est vrai, je me demande dans quel caniveau il a disparu celui-là. Mon orgueil creuse mes joues et me laisse cracher la fumée de ma clope avec agressivité.
_ Tu veux dire pour me coltiner des cintrées comme toi au petit déjeuner ? J'ai pas encore atteint ce degré de désespoir. Ça viendra peut-être mais pas aujourd'hui.
Je ne cherche même pas particulièrement à la détromper sur mon état qui dernièrement est plus criant de ce désespoir que j'invoque, tant les faux semblants ont fini par se fracasser. La perspective d'un endroit aseptisé comme un centre de desintox pour gens friqués m'arrache cependant une sorte de grimace et un frisson qui court bientôt le long de mon échine. Une fraction de seconde les murs peignent des flashs sur ma rétine et j'ai pour elle encore plus de mépris qu'avant. Si tu crois que l'on peut m'enfermer, me contenir ou me contraindre…

Il y un silence éloquent suite à sa menace et je dessine un sourire narquois alors que je balance négligemment mon mégot sur le trottoir :
_ T'en promets un peu trop si tu veux mon avis…
Même si dans mon ton flotte une nouvelle fois cette envie de gratter les meurtrissures pour voir si le tableau juste au-dessous est aussi monstrueux qu'il pourrait l'être. L'idée demeure inscrite et s'estompe peu à peu tandis que j'inspire doucement, la regardant avec encore plus d'intérêt, balançant entre un désir trouble et la froideur qui pourrait m'en garder. Bah… la balade ne vaut pas le détour, elle est mignonne mais elle doit s'avérer revêtir la même pâleur que toutes les autres, sous le vernis de son langage fleuri, il n'y a sans doute que du vide et un autre genre de silence. Celui dans lequel je n'en peux plus de dériver. Je la laisse donc continuer cette défense qui devient un peu trop éloquente pour être honnête, mon égo se voit caressé par une attente qu'elle croit navrer à grand coup de groles même si je ne suis pas totalement dupe. Alors je murmure, l'ironie dégoulinant sur mes lèvres fines :
_ C'est sans doute aussi par pur hasard que tu m'as donc reconnu d'emblée. Mais te fatigue pas, les groupies c'est pas ça qui manque. Elles ont au moins le bon sens de savoir rester à leur place.

Elle passe son chemin en jetant mon prénom comme j'ai balancé le reste de ma Morley, et je continue d'observer sa silhouette ainsi que son petit cul qui se déhanche à chaque pas pendant un petit moment avant de secouer la tête, incrédule quand elle me fait un signe auquel je réponds par le signe du diable si cher à la scène musicale, puis je poursuis ma route.

Chaque jour qui suivra cette étrange rencontre, je ne retournerai pas chez Ellen, trouvant toujours un autre chemin pour me perdre et y dégénérer. Peut-être pour éviter de la croiser. Ou peut-être pas.

***

J'ai fini par rejoindre Greg et la semaine s'est habillée de différentes auditions assez navrantes. J'ai recadré un petit connard qui allait bientôt m'expliquer comment faire du bon rock et oublié opportunément de rappeler les deux que nous avions retenus. La scène du Viper est donc restée vide par pur caprice de ma part et les heures indécentes ont suivi le rythme de la musique électro ou du métal que nos deux DJ's habituels mixent avec habileté. Je suis à moitié assoupi dans un des canapés, backstage, à écouter les basses atténuées dans les cloisons quand je reconnais les grandes cannes d'Ellis qui se postent juste sous mon nez.
"C'est moi ou tu pionces alors qu'il est vendredi soir ?"
_ Bah quoi, maman, t'es pas fière que je sois sage ?
Je suis surtout complètement défoncé vu mon timbre qui s'éraille aussitôt. Je relève une paupière pour scruter son visage où l'incrédulité et l'inquiétude semblent se livrer à une petite danse. Il regarde tour à tour les preuves éloquentes de mes différents échecs : les quelques papiers griffonnés et froissés où court mon écriture qui ne parvient à rencontrer aucune inspiration, le piano où le rabas est encore soulevé, les restes de la coke sur la table basse. Je sais, je suis pathétique, et je t'emmerde. Il a un soupir avant de prendre le ton qu'il emploie depuis que je le connais lorsqu'il s'agit de me conseiller. Quelque chose qui doit se parer de désinvolture pour ne pas se heurter violemment à mon mauvais esprit.
"Tu avais pas prévu de sortir à la base ?"
Oui j'ai vaguement dit que je ne m'occuperai pas du Viper ce soir parce que j'avais à faire. Puis j'ai fait l'erreur de m'arrêter ici pour me dire que c'était le bon moment d'écrire.
_ Tu es en train de me dire de dégager ?
Je me redresse et tout tangue un peu, alors que mon coeur continue de taper contre mes côtes toute l'excitation artificielle de la cocaïne. J'imagine sans difficulté qu'Ellis préférerait que personne au Viper, surtout les fans qui y ont élu demeure, ne me croise dans ce si bel état. Je relève un regard brûlant sur lui et il détourne ses yeux. C'est ça. Évite de regarder le massacre.
_ Je suis heureux de voir que tu tiens à l'image de la boîte.
"C'est pas ce que j'ai dit "
_ Hmm. C'est ce que t'as pas dit mais ça revient au même. T'as raison je vais prendre l'air.

Je titube sur le trottoir avant de constater que Gregory m'envoie déjà un message pour me dire de rentrer. Ah. Les deux figures tutélaires s'engueulent sans doute sur la meilleure façon de me gérer quand ils me savent au bord du gouffre. Ce qu'il y a de bien c'est qu'Ellis préfère toujours que j'aille noyer mon ennui ailleurs plutôt que de déclencher des rixes dans le secteur. Nous n'avons plus vraiment besoin d'une couverture médiatique désastreuse depuis que notre label nous a viré. Ou que j'ai viré le label pour divergences d'opinions. On va dire ça comme ça. À comprendre que ce gros con de producteur a commencé à vouloir élaguer mes derniers textes. Tout est resté en friche depuis et mes deux comparses cherchent une autre prod pour nous accueillir. Cet espoir vacillant reposant sur ma capacité à continuer à écrire l'album débuté il y a un an et que je semble soigneusement saborder.

Il faut dire que rien ne parvient à éveiller mon intérêt depuis un moment. Et puis il y a tous les souvenirs et les sensations que je parviens de moins en moins à repousser. Je déambule au hasard du quartier puis comme l'âme mâle perdue à la veille du weekend bientôt les feux du stripclub que je fréquente dernièrement m'appellent à me cramer. Au moins ça saura me sortir cette impression aux couleurs de néant durant une petite heure, puis avoir l'air pathétique là-bas, c'est un peu la marque de fabrique du client moyen. Le manque, insidieux, commence à se faire sentir au moment où je m'engouffre dans l'atmosphère saturée de rires gras et de relents d'alcool. Je pourrais viser n'importe quel établissement, les gars comme moi payent des putes de luxe pour trouver entre leurs reins les fantasmes désuets qu'ils croient pouvoir assouvir avec facilité. Je préfère les filles de ce bouge, elles ont quelque chose du désespoir qui pousse à l'avilissement. Pas besoin de les trimbaler dans les restos hors de prix pour les malmener dans un couloir glauque et voir leurs rêves peu à peu s'éroder. Au bout d'un moment il n'en reste plus grand chose, c'est comme regarder la mort en face et découvrir son ignoble face.

Bob me reconnaît aussitôt. Enfin pas vraiment, il n'en a rien taper du star système ou encore des groupes de rock désabusés, il ne voit qu'en moi l'énergumène un peu limite qui vient prendre ce qu'il ne trouve pas ailleurs en balançant de gros billets. Client facile mais client quand même qui finit par obtenir tout ce qu'il veut. Il suffit que je me ramène à l'orée de sa sphère pour qu'il fasse signe à Jake de me servir le moins mauvais Irish qu'il possède. Le barman me tolère mais ne se cache pas pour me couver toujours d'un oeil noir. Je me demande si les filles lui confient nos petits interludes ou pas. Oh n'allez pas vous imaginer quelque chose de totalement ridicule qui nécessite la grande combi cuir, j'ai peu de goût pour le jeu de rôles si vous voulez tout savoir. Mais je ne traite pas les filles de la bonne manière, ni avec les bons mots. Même si par ici elles sont plutôt habituées à un langage qu'on dira fleuri, je sais pas, peut-être qu'elles finissent par avoir la frousse avec moi. Peut-être qu'elles trouvent dans nos échanges juste ce qu'il faut de ce desamour d'elles mêmes pour ensuite se trouver monstrueuses. Alors que je sirote mon verre, ce whisky dégueulasse par rapport au vingt ans d'âge que j'affectionne, et que Jake me fait copieusement la gueule, Bob me demande si je veux revoir Améthyste, comme d'habitude et m'emmène un peu plus loin pour parler boutique. Ça fait un moment qu'il tente de me forcer la main pour prendre quelques filles au Viper depuis qu'il sait que j'en suis le proprio. Je repousse l'idée comme à chaque fois et reviens bientôt au menu du soir. Améthyste me court sur le rable à force de ses expressions de ce qu'elle imagine être le fantasme masculin de base j'imagine. Le côté petite fille numéro un dans la catégorie fellation, avec ses grands yeux de chat faussement effrayé. C'est sans doute ce qui m'a poussé la dernière fois à la dépeindre telle que je la voyais. Ce qui me pousse à dire à Bob :
_ J'ai bien envie de changer.
Il me détaille la carte, Diamond est dispo et aussi Onyx. D'instinct je choisis la seconde proposition parce que c'est quand même un petit surnom moins commun par rapport aux autres. D'ailleurs Ruby se trémousse déjà sur scène, et de loin on dirait une scène de strip tease d'une très mauvaise série B.

Je me ramène dans le box indiqué par le gérant alors que je tente de reprendre emprise sur les différents tremblements que mon corps semble subir, signe de descente vertigineuse. Ce vertige là n'a rien à voir avec celui que l'on ressent à l'orée du vide, il y a dans le creux de ses appels ancestraux une sorte de corruption qui donne aux envies des tonalités brutales. J'ai besoin d'une évasion que je sais que je ne trouverai pas ici. J'ai besoin de ce qui pourrait me sortir de la naphte et surtout de l'angoisse que continue de perpétrer sur mon esprit cette inspiration qui ne cesse de me quitter dès que j'ai l'envie de composer. Page blanche sur illusions noirâtres, qui dégoulinent sur les murs du couloir. Je me laisse tomber-là et dérive au son prégnant qui s'échappe des baffle. De la mauvaise musique pour un mauvais club. Puis j'attends et elle finit par se pointer. Onyx. Je ne détaille pas ses traits, mes prunelles s'aimantent à son corps pour le jauger, le juger également. Dans les courbes de la chair se délitent tout espoir et toute raison. Et la musique est partout, partout. Inatteignable pourtant. Je ne connais pas sa peau, j'imagine son parcours et les émois qui pourraient la ravager. Avant que la réalité ne me jette à la gueule cet imprévu que j'étais bien loin d'anticiper. Le parfum doucereux qu'elle exhale revêt bientôt des notes lourdes, presque sulfureuses quand sous le maquillage plutôt discret qu'elle arbore je la reconnais. Il faut dire que je ne m'attendais pas particulièrement à la trouver en tenue de lapine chaudasse. Je lui rétorque dans un grondement assez marqué :
_ Ce que je fous là ? Visiblement je développe un penchant des plus masochistes.
Mais il y a quelque chose de différent par rapport à notre rencontre, quelque chose de plus indécent. L'heure aide à délivrer cette attente qui n'en peut plus de se voir repoussée. Et pourtant j'ajoute, moqueur :
_ Comme quoi je me gourrais pas. Faussement rebelle et pétasse dans l'âme, ça cadre plutôt bien avec ta tenue.
Mon sourire est empoisonné tandis que je trace un geste dans l'air, un geste empli de ce mépris que je ne tarde pas à convoquer :
_ Je paye pas pour que tu restes plantée là.
Comme je le disais, il y a quelque chose de plus assassin dans le timbre, la rencontre accidentelle devient une sorte de désagrément comme si le lien éphémère tordait déjà les images que je me plais à plaquer sur des filles comme elle. Sauf qu'Amethyste pour moi n'a pas d'existence en dehors de cette boîte minable et de ses postures de pute. Tandis que la brunette c'est bien différent. Y a les souvenirs de son agressivité, le fantasme qui a continué de se graver tandis que les jours défilaient, d'imaginer seulement la ployer. Car peu de gens me tiennent tête, encore moins les femmes que je fréquente. Mais elle n'est pas une femme n'est-ce-pas ? Elle est cette enfant égarée, arrachée à l'existence pour mieux la déformer. Et je ne veux pas m'encombrer de ces considérations là, encore moins de pitié. J'ajoute en me penchant vers elle, alors que la stupeur devient une sorte de colère, palpable :
_ Qui que tu sois : fais donc ce que tu fais le mieux, vire cet air de ta jolie gueule et danse.
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Cheval de Troie
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Féminin MESSAGES : 800
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 25
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

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Murphy Domhnaill

J'ai 19 ans et je vis à Londres, pour le moment, en Angleterre. Dans la vie, je suis bien des choses, tant que ça me permet de gagner mon pain.Sinon, grâce au fait queje ne crois pas que je puisse être heureuse un jour, je suis une célibataire endurcie et c'est bien mieux ainsi. Comme le dirait l'une de mes héroïnes : "Je ne prends plus aucuns hommes, je les jette."

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Ne vous attendez pas à ce que je vous raconte l'histoire de la pauvre petite Murphy sans famille. Déjà parce que je n'en ai pas envie et ensuite parce que ce serait trop long. Ou trop court. Je n'en sais rien. Je pense que dans les grandes lignes, vous comprendrez assez rapidement mon parcours.
Je suis née à Kilkenny en Irlande, d'une mère prostituée et toxicomane et d'un père violent, absent et en prison d'après les dires de ma mère. En soit, moi ce père, je ne l'ai jamais rencontré. J'ai grandi avec différents beaux-pères dont le dernier en date était complètement perché, il a commencé à abuser de moi de mes 12 ans jusqu'à mes 15 ans que je me barre de chez moi. J'ai vécu dans les rues irlandaises jusqu'à monter clandestinement dans un bateau en route pour l'Angleterre. J'y vis depuis que j'ai 17 ans, j'ai vécu dans les rues et tout ses vices ne sont plus un secret pour moi... J'ai toujours dû lutter pour m'en sortir, depuis le jour où ma mère s'est endormie avec une bouteille de whisky dans les mains pendant que j'étais en train de hurler à plein poumon, si bien que c'est une voisine qui est venue tambouriner à la porte ce qui a réveillé ma mère. Donc bon, j'ai toujours su que je ne pouvais compter que sur moi-même.
Actuellement, je suis stripteaseuse dans un club minable qui a une clientèle encore plus minable. Mais je ne peux pas me plaindre, Bob, le patron, m'a trouvé dans la rue... C'est lui qui a fait de moi une strip et il m'a permis de vivre au-dessus du club dans un appartement miteux. J'ai pour voisins des prostituées, des dealers et des prisonniers en libertés conditionnelles... C'est donc la vie que je mène. Je me défonce pour oublier que je n'ai aucune raison d'exister, que je ne suis que le résultat d'une capote défaillante qui n'a ni rêve ni espoir et dont personne ne voudra. Qui voudrait d'une écorchée jusqu'à l'âme, qui a plus de vodka que de sang dans les veines et qui ne peut pas supporter le monde sans sa musique et ses drogues euphorisantes ?! Personne. Tout le monde vaut mieux que ça. Mieux que moi.
Maintenant, si vous voulez en savoir plus sur moi, invitez-moi à prendre un café et on verra bien.


Je ne m'attendais vraiment pas à le trouver ici..... On ne s'attend jamais à trouver qui que ce soit ici ! En deux ans que je bosse ici, je ne l'ai jamais vu ! Genre JAMAIS ! Et en soit, ce n'est pas surprenant, c'est un club miteux où se réunissent les gens qui n'ont pas les moyens d'aller dans de meilleurs clubs. Ici se trouve tout les divorcés, les camés, les désespérée et les pervers de la ville. Tout les parias, les exclus de la société, les batteurs de femmes et autre variantes de lâches, se retrouvent ici pour oublier l'espace de quelques heures, quel genre d'individus ils sont.

Dans le cas de James, je n'ai jamais su qu'il était client du Coco Bango.... Bob ne l'a jamais dis.... Ou les filles.... Même Jake, ne me l'a jamais dis ! Je suis vraiment la seule conne dans ce trou qui ne savait pas que James Wilde vient régulièrement se vider les couilles ?! Je ne sais pas si je suis en colère ou non... Non, si, si, je suis en colère ! Je suis même carrément furieuse !
Je reste toujours plantée en face du musicien en lui envoyant un regard noir, assassin même. Je dois être en plein cauchemar c'est pas possible ! Je passe mes mains dans mes cheveux comme pour essayer de réaliser ce qu'il se passe. Puis après qu'il m'ait traité de pétasse, je sors du box en le laissant comme une merde, il a bien de la chance car j'ai envoyé mon poing dans la gueule d'un gars pour bien moins qu'un "pétasse".

"James Wilde !"

"Qu...Quoi ?!"

Bafouilla Jake pour faire comme si de rien était.

"James Wilde fait partie de notre clientèle et tu ne me l'as jamais dis ?!"

Je lui lance le même regard noir que je ne réserve qu'à James ces derniers temps. Jake sent monter l'ouragan Murphy.

"Je... Attends avant que tu t'énerves, c'est pas moi, c'est Bob qui voulait pas te le dire ! Il disait que tout de façon James est le client habituel d'Améthyste..."

Je fulmine en tapant du poing sur la table.

"Mais c'est une putain de blague ?! Je suis la meilleure danseuse de tout ce putain de trou à rats et c'est comme ça qu'on me remercie de me taper des bonbonnes de bières ?! Donc moi je me tape tout les cassos de la ville, pendant que miss cul de poule se tape les rock star ?!"

En soit, je parlais pas vraiment de James, je parle d'en général. Bob m'envoie toujours ses amis, ses collègues, les gens avec qui il veut faire affaire. Sinon je me tape les vrais habitués depuis des années. Mais Améthyste se tape les nouveaux clients, les gens importants bla bla bla. Ce qui m'énerve c'est l'importance qu'on lui accorde alors qu'elle sait à peine remuer son cul correctement. En plus cet enculé qui me nargue dans mon propre box ! J'ai envie de tout casser !

"Calme-toi Murphy..."

Je balance les verres qui se trouvent en face de moi sur son bar.

"Me dis pas de me calmer, connard ! Vous êtes tous des enfoirés de faire vos bails en soumsoum ! Bhein tu sais quoi, moi aussi je vais commencer par avoir des secrets, vous aller voir !"

J'en ai déjà tellement.... Mais bon, j'en aurais encore plus, voilà !

"C'est quoi tout ce raffut ?! Qu'est-ce tu fous là toi, t'as pas un client qui t'attends ?!"

Me demande Bob.

"Qu'il aille se faire foutre ! Et toi aussi ! T'es qu'un putain de connard de l'avoir laissé à Améthyste !"

Bob tire sur son cigare en me toisant.

"Tout doux. Quoi, tu voulais te le taper ?! Je savais pas que t'étais fan !"

Je me renfrogne.

"Je...Je ne suis pas une fan, c'est le principe ! Putain Bob, je suis quand même plus bonne que cette pute !"

Il me menace de son doigt.

"Et, parle mieux de tes sœurs, ici vous êtes toutes des putes de toute façon."

Je ne rajoute rien.

"T'es pas payé à faire la gueule, Murphy, alors tes caprices de princesses tu vas te les foutre au cul et retourner gentiment dans ton box sans faire d'histoire. Tu voulais l'attention de la rock star, et bhein tu l'as, alors va faire en sorte qu'il te lâche le max de billets possible. C'est bon, tu crois que t'en sera capable ?!"

Je le fusille du regard.

"À toi de me le dire ! Si tu m'envoies que des gros porcs dans mon box, c'est peut-être parce que tu penses que j'en serais pas capable !"

Il soupire.

"Ma petite, t'as toujours rien compris sur comment marche ce monde. Arrête de faire ta gamine stupide et va bosser."

Il me claque les fesses et retourne auprès de nos clients. Je sens le regard de Jake et dès que je tourne la tête vers lui, il détourne le regard, honteux. Pfff, ouais tu fais mieux de détourner les yeux.

Je retourne dans mon box pour affronter James Wilde. Il me regarde comme s'il avait le dessus sur moi et ça m'énerve. Qu'on s'entende bien, je n'ai rien contre la domination, le sexe bestial est pour moi la seule véritable façon de prendre son pied. Franchement, vous me voyez "faire l'amour" ?! MDR. J'en rigole toute seule tellement ça me parait ridicule et mièvre. Mais avec James, c'est différent, je n'ai aucune envie de me laisser soumettre parce que... Je ne sais pas, ça serait me rabaisser à un niveau que je n'ai encore jamais atteins. Me faire dominer par un porc frustré c'est différent que de le faire pour un gars qui pense que tout lui est dû. Je suis sûre qu'il doit être du genre à croire que personne ne peut rien lui refuser parce qu'il est célèbre et qu'il a de l'argent. Sauf que ma fierté ne s'achète à aucun prix !

"Je vais essayer de vous le faire comprendre le plus facilement possible, pour que vos neurones de camés captent le message : Ici c'est mon box, tout ce qu'il s'y passe doit être consenti sans quoi c'est à coup de pied dans le cul que vous finirez votre soirée. Est-ce que j'ai l'air consentante ?! Je crois pas non. Donc vous allez gentiment prendre votre demi molle et aller voir celle qui d'habitude s'occupe de vous."

Avec mon arrogance naturelle, je croise les bras sous ma poitrine et le toise de toute ma hauteur. Les sourcils froncés, la bouche pulpeuse pincées, je ressemble à une lapine en colère tout droit sorti d'un dessin animé. Putain, je m'en fumerais bien un ! Un énorme histoire d'oublier tout ça. Je suis en train de perdre ma paye de ce soir.... Mais je m'en fiche, j'irais faire des extras et ça compensera.
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Callian
Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
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James M. Wilde

J'ai 34 ans et je vis à Londres, dans le West End, en Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis un tyran musicien, leader du groupe WILD, enfin, je hante le Viper Room, le nightclub, dont je suis propriétaire. Sinon, grâce à mon foutu caractère et ma très haute opinion de moi-même, je suis une âme volage et je m'en enorgueillis bien souvent, bien que je continue de rechercher ces sensations qui pourraient me délivrer de ma douleur constante.


Passionné. Colérique. Lunatique. Orgueilleux. Cynique. Rêveur. Coureur. Faussement détaché. Impoli. Charismatique. Dépressif. Borderline. Artiste. Actif. Un brin paranoïaque. Rancunier. Addict. Fidèle en amitié pour peu qu'elle se lie.



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_ Il n'aime que le café kenyan ou le thé doré du Tibet
_ Il fume, de manière compulsive, et il aime faire claquer le capuchon de son zippo en argent, patiné par le temps
_ Il a une soeur, Ella, seule jeune femme qui trouve grâce à ses yeux
_ Son père est gestionnaire de grande fortune dans un cabinet reconnu de la City
_ Il tient par sa mère des racines irlandaises, qui lui font apprécier le whisky plus que tout autre alcool
_ Il est le leader d'un groupe, les WILD, reconnu sur la scène mondiale, mais qui a tendance à se faire oublier dernièrement
_ Il possède un nightclub, le Viper Room, au pied d'une tour arrogante, en plein West End, repaire des plus sulfureux
_ Ses deux instruments de prédilection sont la guitare et le piano
_ Ses deux amis de toujours sont Gregory Wells et Ellis Marlowe
_ Il a une moto, une Yamaha noire, aux courbes futuristes
_ Il est presque toujours vêtu de couleurs sombres et porte un bomber en cuir
_ Il a étudié à la Royal Academy of Music, mais n'est jamais venu récupérer son diplôme
_ Il supporte mal le contact quand il ne s'y attend pas, résultante d'un passé qu'il n'évoque jamais
_ Il est cocaïnomane mais se méfie des rivages trompeurs de l'héroïne qui manquèrent de le mener de vie à trépas il y a quelques années
_ Il compose, en permanence, mais dernièrement son inspiration se fait capricieuse
_ Il consomme plus qu'il ne courtise, ses amours sont aussi éphémères que la nuit révolue
_ Il soutient les jeunes groupes en devenir, pour peu qu'il soit convaincu de leur envie de réussir et de leur passion
_ Il se lie difficilement et possède un cercle très restreint
_ Il a une réputation exécrable, appuyée bien souvent par la Une de certains tabloïds depuis qu'il est revenu en Angleterre

Sa stupeur est éloquente, miroir de la mienne tandis que nos identités se révèlent et passent soudain pour des injures. Je ne connais pas son nom mais sa personnalité me happe et me répugne dans un ensemble discordant qui me donne déjà l'envie de mordre. Depuis le temps que je fréquente ce club minable je ne l'ai jamais croisée et ce constat m'est si désagréable que je ne pourrais exactement dire s'il s'agit de la frustration de l'avoir ainsi manquée que de l'agacement que l'ignorance n'ait pu poursuivre son cours. Dire que je me tape les poses caricaturales d'Améthyste depuis des mois ainsi que ses espoirs ridicules qui ont su s'appuyer sur ma renommée histoire de trouver à l'exploiter, dire que je me la fais sans trop savoir ce qu'il reste à détruire ou à trouver, dire que j'y reviens comme un perdu au bout d'un bien trop long chemin… Tout se bouscule dans ma tête et me donne envie de disparaître, planter là ses airs ahuris et sa tenue ridicule, histoire de ne plus ni la voir ni lui parler. Sauf que je reste assis, sur le canapé en faux cuir défoncé, avec la nonchalance dans ma posture et l'arrogance fixée à ma gueule. C'est elle qui se casse bientôt, abandonnant dans son sillage semble-t-il furibond et mes insultes et mes attentes. Il se passe plusieurs minutes où je fulmine dans mon coin, et contrairement à la politique discutable d'un tel établissement je m'allume bientôt une Morley pour patienter un peu et laisser s'évader la rage à grand coup d'inspirations saccadées. Je n'entends rien de ses récriminations, la musique suave dédiée aux box où les mecs viennent se pignoler tranquille devant les danses lacives dégouline sur les murs dégueulasses et sur mes épaules tendues sous la veste en cuir que je n'ai toujours pas ôtée. Ma mine s'assombrit à chaque fois que la ligne de basse, mauvaise si vous voulez mon avis, martèle ma tempe et ce début de migraine dû au manque de coke. J'attends et j'avoue que je ne sais pas trop pourquoi. Qu'elle revienne ou qu'elle n'ose pas le faire, montrant ainsi que j'ai gagné cet affrontement impromptu ? Affrontement imparfait. Les échos de la colère et ceux de mes élucubrations dessinent sur ma rétine des envies de bien plus que cette lâcheté dont elle a fait preuve.

Mon portable vibre dans ma poche et je regarde distraitement l'écran avant de couper la communication et de taper un message, clairement agacé, à Grégory qui cherche absolument à me joindre.
"Je baise. Rappelle plus tard."
Si seulement c'était vrai dans un sens, ça m'éviterait de me prendre la tête sur une folle furieuse qui semble ne rien trouver de mieux en ma présence que de m'écraser de son mépris et ensuite de se barrer.
"Tu rentres quand ?"
Greg a compris que si c'était le cas, je ne prendrais pas le temps de lui répondre. Mon esprit vengeur s'abat rapidement sur les touches histoire de passer mes nerfs sur quelqu'un de bonne poire et donc innocent.
"Jamais. Bye."
Je coupe le smartphone avant qu'il n'appuie sur le bouton d'appel, histoire de vérifier si je le nargue ou si c'est l'un de ces soirs où il perdra ma trace sans que je ne donne signe de vie avant plusieurs jours. C'est à ce moment-là qu'elle reparaît plus remontée que jamais et je prends bien le temps de replacer mon téléphone où il était et de terminer ma clope avant de lui adresser la parole, comme pour la faire mariner. Ça fait au moins dix foutues minutes que j'attends alors je vais pas me précipiter pour lui dire qu'elle m'a manquée cette petite garce. Dans le creux de son regard rendu sombre par l'éclairage tamisé du box il y a sa fierté blessée et quelque chose que je peine à identifier. Comme si elle cherchait à me faire sombrer sans même avoir à me toucher, ou peut-être l'inverse. J'ai un regard aussi mauvais que le sien, et puis un sourire très factice où l'agressivité feule ou hurle. Des gars comme moi elle ne doit jamais en avoir, elle est juste bonne à troncher des désespérés pressurés par leur boulot et leurs femmes frustrées qui les attendent dans leur pavillon de banlieue alors elle va me toiser autrement.

Dans ses mots il y a plus de distance que la première fois et mes instincts y flairent autant de peur que de cette assurance fantoche qu'elle croit me balancer pour m'éloigner. Mon sourire est encore plus appuyé alors que je la regarde cette fois-ci de la tête aux pieds, pour l'humilier un peu plus, laissant les mots de son petit discours s'évanouir autour de nous.
_ J'crois pas non. Tu m'as l'air de pouvoir la remplacer.
Mes yeux se plissent avant que je n'ajoute, après un autre silence pesant, tandis que ma fureur tambourine sous mes côtes :
_ T'en fais pas va, la barre est pas bien haute de toute façon vu celle qui t'a précédée. Tu devrais t'en sortir.
Je fais mine de la rassurer mais il y a plus de condescendance dans cette phrase que dans mes poses les plus étudiées sur la scène des stades.

Je m'installe plus confortablement encore si c'est possible sur ce sofa tout pourri, comme pour lui signifier que je n'ai pas l'intention de bouger. Ce petit jeu m'amuse après tout, je semble avoir un pouvoir certain pour lui courir sur le système et puis à ce stade de la nuit je commence à la trouver parfaitement à mon goût, même si je ne lui avouerais jamais. Je quitte bientôt ses yeux, alors qu'elle se transforme peu à peu en une vraie caricature, pour mieux contempler le plafond où diverses lueurs dansent, comme sur les plus mauvais dancefloor, et j'inspire profondément en faisant mine de me calmer, alors que la douleur vient bientôt batailler avec la colère dans mes muscles qui saillent sous la peau :
_ Puis lâche-moi avec ton petit refrain sur le consentement, t'as quel âge pour croire à ces conneries ? On s'emmerde dans ce qui est consenti, minette, tu finiras par chevaucher des obèses sur la voie rapide à l'arrière d'un semi avec des idées pareilles. Après…
Mes iris bleus reviennent s'aimanter à elle et la toisent malgré l'asymétrie de nos postures :
_ Si tu crois que tu fais pas le poids, c'est autre chose. Tu peux te barrer et aller retrouver tes clients de merde pour un pourboire de merde. Des filles comme toi c'est tout sauf ce qui manque.
La dernière phrase est vipérine entre mes dents serrées, alors que je n'ai pas quitté ses yeux. Mes désirs se plaquent dans mon souffle plus acéré mais je les musèle et les silence, pour mieux afficher ma maîtrise et lui balancer son inexpérience.
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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 800
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 25
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - HP - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Murphy Domhnaill

J'ai 19 ans et je vis à Londres, pour le moment, en Angleterre. Dans la vie, je suis bien des choses, tant que ça me permet de gagner mon pain.Sinon, grâce au fait queje ne crois pas que je puisse être heureuse un jour, je suis une célibataire endurcie et c'est bien mieux ainsi. Comme le dirait l'une de mes héroïnes : "Je ne prends plus aucuns hommes, je les jette."

Apocalypse please _ Cheval de Troie Tenor

Ne vous attendez pas à ce que je vous raconte l'histoire de la pauvre petite Murphy sans famille. Déjà parce que je n'en ai pas envie et ensuite parce que ce serait trop long. Ou trop court. Je n'en sais rien. Je pense que dans les grandes lignes, vous comprendrez assez rapidement mon parcours.
Je suis née à Kilkenny en Irlande, d'une mère prostituée et toxicomane et d'un père violent, absent et en prison d'après les dires de ma mère. En soit, moi ce père, je ne l'ai jamais rencontré. J'ai grandi avec différents beaux-pères dont le dernier en date était complètement perché, il a commencé à abuser de moi de mes 12 ans jusqu'à mes 15 ans que je me barre de chez moi. J'ai vécu dans les rues irlandaises jusqu'à monter clandestinement dans un bateau en route pour l'Angleterre. J'y vis depuis que j'ai 17 ans, j'ai vécu dans les rues et tout ses vices ne sont plus un secret pour moi... J'ai toujours dû lutter pour m'en sortir, depuis le jour où ma mère s'est endormie avec une bouteille de whisky dans les mains pendant que j'étais en train de hurler à plein poumon, si bien que c'est une voisine qui est venue tambouriner à la porte ce qui a réveillé ma mère. Donc bon, j'ai toujours su que je ne pouvais compter que sur moi-même.
Actuellement, je suis stripteaseuse dans un club minable qui a une clientèle encore plus minable. Mais je ne peux pas me plaindre, Bob, le patron, m'a trouvé dans la rue... C'est lui qui a fait de moi une strip et il m'a permis de vivre au-dessus du club dans un appartement miteux. J'ai pour voisins des prostituées, des dealers et des prisonniers en libertés conditionnelles... C'est donc la vie que je mène. Je me défonce pour oublier que je n'ai aucune raison d'exister, que je ne suis que le résultat d'une capote défaillante qui n'a ni rêve ni espoir et dont personne ne voudra. Qui voudrait d'une écorchée jusqu'à l'âme, qui a plus de vodka que de sang dans les veines et qui ne peut pas supporter le monde sans sa musique et ses drogues euphorisantes ?! Personne. Tout le monde vaut mieux que ça. Mieux que moi.
Maintenant, si vous voulez en savoir plus sur moi, invitez-moi à prendre un café et on verra bien.


Il n'avait pas bougé d'un iota quand je suis revenue dans mon box.... Et merde. J'avais dans l'espoir qu'il se soit barré car il en aurait eu marre d'attendre mais non. Il était toujours planté face à moi sur le canapé en prenant des postures de roi du monde. Les yeux furieux, le visage fermé, les muscles saillant, on dirait qu'il se retient de se jeter sur moi pour me corriger ou défouler son impatience. Mais mort de rire. Est-ce qu'il a l'impression de me faire peur ?! Est-ce qu'il croit vraiment que je suis impressionnée par sa carrure et la façon qu'il a de vouloir être le mâle dominant ?! Pas un brin. Je le vois plutôt comme un lapin cobaye sous crack qui essayerait de paraitre normal entouré d'autre lapins mais que l'on repère à huit mille kilomètres parce qu'il a une tête de camé.

Non mais sérieusement, regardez le, il croit tromper qui avec sa fausse assurance. Il me prend de haut pensant que je suis bien inférieure à lui mais ce n'est pas le cas. Nous sommes au même niveau et si de mon côté ça ne me fait ni chaud ni froid, de son côté, il doit le prendre comme une insulte. Il a été une star illustre, qui a fait danser le monde entier. Des milliers d'ado perdus et en quête d'une raison d'exister, se sont retrouvés, identifiés à lui.... J'ai écouté ses musiques quand j'avais l'impression de ne plus rien avoir dans la vie si ce n'est ma musique. Wild. Recroquevillée sur des cartons, en pleine rue, c'était parfois le seul contact humain que j'avais. Et maintenant ?! Que sont-ils devenus. Où est passé le grand James Wilde qui faisait battre mon cœur quand j'avais quinze ans ?! Il est là, juste en face de moi, aussi minable et pitoyable que moi. Qui l'aurait cru ? Que feu le grand James Wilde puisse se retrouver au même niveau que la pauvre petite Murphy Domhnaill ?!

L'attitude qu'il a avec moi, je ne la supporte pas. Il me parle comme si je ne valais rien..... Non, en fait, ce qui m'énerve, c'est qu'il me parle comme si je valais moins que lui.... Alors que... Encore une fois, regardez le ! Vous le trouvez dans une meilleure forme que moi ?! Vous vous serez jeté à ses pieds là tout de suite ?! Non je crois pas. Et pourtant, il garde cette arrogance de star, il a une attitude de Tout Puissant alors qu'il est sur la pente descendante depuis un long moment ! Wild ne sort plus rien depuis un bail, le nom de James Wilde a été remplacé par celui de Dan Reynolds le chanteur de Imagine Dragons. Même moi, je me suis laissée abandonner aux musiques de Dan plus qu'à celles de James. Et pourtant, il a toujours cette putain de prétention collée au visage ! Je ne sais pas si c'est une force de caractère, de la stupidité ou simplement les effets d'un manque de drogue et/ou d'alcool mais il est.... insupportable.

J'arque un sourcil à ses paroles. Comment peut-il être aussi con ?! C'est quelque chose qu'il mange ou qu'il boit qui lui permet d'atteindre un tel degrés de connerie ou comment ça se passe ?! Ah bhein non, je sais, c'est tout ce qui doit se mettre dans la tronche qui le rendent con. Mais si on supporte pas la drogue, papi, faut laisser ça aux jeunes. Je roule des yeux, ne voulant même pas perdre mon temps à lui répondre quoi que ce soit. L'ignorance est le meilleur des mépris, surtout avec quelqu'un qui a l'habitude d'être adulé et d'être remarquer. Je vais me faire un plaisir de lui montrer que dans le monde de Murphy, il n'est plus personne.

Je n'ai pas bougé d'un pouce depuis que je suis revenue. Silencieuse, devant la porte, mes pupilles azures scintillent d'une lueur nouvelle. Petite et menue, je suis vraiment une proie facile mais il faut se méfier des apparences, je sais me défendre et je peux être bien plus dangereuse qu'il n'y parait. Aucun rapport, je viens de le remarquer en le regardant, mais nous avons tout les deux les yeux bleus. Le genre de bleu qui n'est pas courant. J'ai un bleu ciel profond, changeant au gré du temps, quand lui a un bleu plus profond, presque abyssal. Ils ne sont pas si foncés que ça mais on dirait que ses yeux reflètent un ciel contrarié, qui sera bientôt la cible d'une tempête à venir.... On dit que les yeux sont les fenêtre de l'âme.... C'est ridicule. Si c'était vrai, au fond des miens on n'y verrait que le néant de mon être. Une coquille vide dans laquelle rien de bon n'est enfermé. Je n'ai pas de souvenirs d'enfance qui valent la peine d'être racontés. Aucun ami, pas d'amour, d'avenir, de projet.... Rien. Je ne suis composée de rien, je n'ai rien accompli dans la vie et personne n'attend rien de moi. Je suis véritablement un grand RIEN. C'est comme ça, c'est la vie. Ma mère ne voulait pas de moi, elle s'est laissée amadouer par le discours de "Oui mais on va s'en sortir, je vais l'assumer, je vais bosser et toi t'arrêtera de faire la pute." LOL. Mon père se sera fait la malle après être passé par la case prison, ma mère s'est retrouvé à devoir me poser dans un carton sur le sol pendant qu'elle se faisait troncher dans des ruelles. Fin bref. Mon enfance aura été de la merde du début à la fin. Et après avoir vécu tout ça, Monsieur Rêves et Espoirs Déchus a l'audace de se la jouer roi d'Abu Dabi. Redescend de ton nuage toxique poto.

"Oh mais vos désirs sont des ordres !"

Je m'avance lentement vers lui, dandinant mes hanches lascivement sans le lâcher du regard. Plus j'avance vers lui et plus il peut voir la naissance de mes tétons sous mon body de lapin, mon téton gauche lui laisse entrevoir qu'il est percé. Mon cœur est gracieux, ni trop mou ni trop musclé, juste ce qu'il faut, pulpeux comme on aime. Je m'approche encore de lui et me penche au-dessus de son visage, un sourire aux lèvres. Je le regarde pendant quelques secondes, laissant mon regard se noyer dans le sien et vice versa. Puis maintenant qu'il ne s'y attend pas................... PAF !

"Connard."

Dis-je simplement après mon méfait accompli. Je l'avoue, j'y suis allée fort. Mais je n'ai absolument aucun regret ! Il le méritait ! Je lui ai mis un putain de coup de tête ! Wouah ! Je crois que je vais en avoir une bosse et tout, mais nique sa mère, il l'a bien cherché ! Bien fait pour sa gueule ! D'ailleurs il est déjà là à se tenir le nez, la tête en arrière, car il pisse le sang.

"Évite de m'en foutre partout, enculé de merde, ma banquette a plus de valeur que ta minable petite personne."

Dis-je en m'éloignant de lui. J'ai même réussi à lui piquer son paquet de cigarette. Oui je suis une pickpockette, je sais qu'il n'y a pas de quoi être fière mais.... Non en fait je m'en fiche royalement ! Ça m'a plus d'une fois sortie de la merde et je suis assez douée en plus. Avec mes petites mains toutes fines, je peux me glisser partout. BREF ! Monsieur Je-Ferais-Mieux-De-Fermer-Ma-Grande-Gueule, est toujours en train d'éponger son sang, moi je fume ses clopes puis je le laisse croupir ici.

"Je rêve, maintenant c'est les loosers que la Mort a oublié qui jouent les caïds, mais on va où là."

Petite pique acerbe avant de sortir. Bon. Je viens de cogner mon client, je me suis prise la tête avec mon patron et même Jake a réussi à me faire sortir de mes gonds. Donc si je récapitule, j'ai pas d'argent, je vais pas baiser et sur mon lieu de travail je peux même pas me shooter.... Je commence à me ronger les lèvres par manque et par stress. Si je me défonce, c'est pour justement éviter de ressentir ce genre d'émotion.
Je soupire en examinant la salle du regard... Oh ! Un de mes clients est en train de regarder Topaze danser. Je souris, c'est un bon pigeon, lui il va me donner du flouz je le sais. Ignorant totalement James, je me dirige vers le gros client. Typiquement le genre de client dont James m'avait parlé... un obèse et frustré mais bon, au moins il est gentil.

"Hey ! Bonsoir ! Comment se fait-il que je n'ai pas été informée de votre arrivée ?! Est-ce que vous me fuyez ?"

Je lui offre mon plus beau sourire et il rougit comme une tomate.

"N...Non...Non pas du tout ! Mai...Mais o...on m'a dit qu...que vous étiez o...occupée alors.....Je n'ai pas voulu vous....vous déranger...."

Tu parles d'une occupation..... Je roule des yeux.

"Vous savez bien que vous êtes mon préféré !"

Je m'assois sur lui en parfaite aguicheuse. Pile au moment où mon client sort de mon box, visiblement furieux ! J'ai un immense sourire de victoire qui me barre le visage alors que je commence à caresser le visage de mon nouveau client. Je lui sors le grand jeu, un jeu auquel je n'avais jamais joué avant, mais pour foutre la mort à James Wilde, je suis prête à tout.
Aussi c'est à grand coup de caresses, de rigolade, de petit mot à l'oreille, que j'offre mon numéro à ce gros client mais également à tous ceux qui nous regardent. Lui à une main dans le creux de mon dos, une main entre mes cuisses. Pour l'instant, il ne se montre pas entreprenant mais je ne tarde pas à onduler lentement du bassin sur lui pour égayer son appétit.

Améthyste passe près de moi et me regarde surprise.

"Tu n'avais pas un client ?! Tu as déjà fini ?!"

Je lui envoie un putain de regard noir, qu'elle a bien de la chance de ne pas en être morte sur place, tellement, elle a un mouvement de recul.

"Mêle-toi de ton cul."

Puis je détourne la tête, ne lui accordant plus aucune importance, ni à elle, ni à lui......

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