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LE TEMPS D'UN RP

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra

Clionestra
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Clionestra
Sam 8 Juin - 13:51

Stefan
Hartol
(Whistledown)

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis majordome et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma malchance, mon père a essayé de me tuer à l'âge de 10 ans, et je me cache depuis. Je suis l'héritier d'un duché.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 5 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Il rit. Un rire gras et sonore qui fit tourner les têtes des plus téméraires. Tout le monde avait appris que Stefan Whistledown, un gamin qui avait appris à vivre dans la rue, n’était pas le genre d’homme que l’on toise. Il regarde son adorable petite chipie s’enfuir. Et elle avait osé le traiter de lâche à une époque lointain ? Parce que celle qui fuyait leur retrouvaille, ce n’était pas lui.

- Tu es à moi, aurais-tu oublié ? souffla-t-il en la poursuivant tout naturellement.

Il fit un sourire à plusieurs personnalités dont il devait sa place. Il avait eu plus de soutien qu’escompté, et les vieux nobles étaient remplacés, pour une grande majorité, par des plus jeunes mais plus sains. C’était mieux. Il la suivit et l’attrapa quand il réussi à trouver un coin d’ombre. Il écoute sa colère. Il aurait pu revenir la voir plus tôt ? Non, il ne le pense pas. Il avait eu besoin des deux jours pour préparer son coup, il avait eu besoin des deux autres pour se faire une place auprès de la reine, puis deux jours pour prendre place dans son duché. Et encore, il y allait de sa fierté et de sa retenue qu’il fasse tout avec une rapidité et une efficacité incroyable. Il allait de son honneur de ne pas perdre du temps quand tout pouvait être fait vite et bien. Cependant, il semblerait qu’il avait sous estimé l’impact de ce manque pour Madeleine. Lui, qui n’avait pas eu le temps de souffler une seconde depuis une semaine, était bien en mal de comprendre la colère de la jeune femme. Ne savait-elle pas qu’il avait fait tout cela pour elle ? Et rien que pour elle ? Pour qu’elle puisse avoir l’honneur d’être à sa place, la place qu’elle mérite et dont son sang coule dans ses veines. Il voulait que ses enfants aient le sang fougueux et plein de vie de leur mère, à défaut d’avoir un code génétique sympathique du côté de leur père. Il se déplace et comprends sans avoir besoin de demander les machinations de Katherine. Elle avait dû bien s’amuser, et… Stefan savait que c’était aussi une leçon qu’elle lui donnait, de ne plus jamais négligé de dire les mots et les choses, s’il ne voulait pas qu’un quoproquo n’obscurcisse le tout. Il étire ses lèvres, l’écoutant et méritant sa colère, il attendit… avant de faire deux pas. Il mit une main à côté de la tête de la jeune femme, il sourit en étirant ses lèvres et les posa doucement sur les siennes. Sans aucune violence. Il l’embrassa avec délicatesse avant de mettre une main dans sa nuque pour la rapprocher de lui et l’enlacer complètement.

- Je suis Stefan Whistledown, annonça-t-il, fils du duc de Whistledown et unique héritier du duché. Mon père a tenté de me tuer à l’âge de dix ans et je me suis caché depuis. Jusqu’à trouver le courage de le faire tomber pour récupérer ce qui me revient de droit.

Il n’était pas devenu duc pour elle. Il avait repris sa place pour elle. Elle ne méritait pas un homme qui ment sur ce qu’il est. Il est un noble. Elle voulait un majordome ? N’avait-elle pas dit qu’elle l’aimerait, qui qu’il soit ? Parce que si elle avait pu tomber sous le charme de l’employé de maison stoïque, elle devait pouvoir aimer le duc sans expression qu’il sera certainement. Il se mit à faire une caresse sur la peau de la jeune femme. Il la laissa se calmer avec cette petite mise au point avant de reprendre.

- Je ne suis partie que pour pouvoir t’épouser sans mentir. Stefan Hartol est mort. Pire, Stefan Hartol n’a jamais existé que pour me protéger. Devant Dieu, et devant la royauté, je n’aurais pu être avec toi que cacher dans cette chambre. Tu es à moi, ma chipie, et pour que cela soit réel et su de tous, il me fallait faire le ménage.

Il continua de la caresser et son cœur battait très fort dans sa cage thoracique. Et si elle ne voulait pas de lui ? Oh. Il eut un rire mauvais. Il l’attraperait par la taille, la ramènerait sur la piste de danse et lui ferait l’amour devant tout le monde. Elle n’aura plus le choix de l’épouser après ça. Il cacha cette humeur sous une autre.

- Quand tu as accepté d’être à moi, Madeleine, tu as accepté tout ce qui en découle. Tu seras ma duchesse, ma femme devant Dieu et celle que j’emmènerais où qu’elle désire. Celle qui devra régenter mes demeures quand je ne serais pas là, celle qui fera les bals pour que la bonne société nous apprécie. La mère de mes enfants et la victime de mes assauts.

Il se penche vers elle avant de faire un petit rire contre son oreille.

- Et ma sœur, il laissa les deux mots en suspens, sera ravi de t’aider. Surtout que tu sembles la trouver digne d’un duc, ce qui aura de quoi la combler de joie, elle qui a vécu avec mon père depuis si longtemps en me pensant mort et ne rien valoir.

Et il continuait de faire des petites caresses dans la nuque de la jeune femme, contre elle, la serrant. Elle ne pourrait pas s’enfuir, ni le frapper, ainsi proche. Leur cœur l’un contre l’autre. Il sourit avant de pencher à nouveau la tête et cette fois, c’est d’un baiser qu’il vole à la jeune femme. Il sourit se faisant, comme si tout était en train de se mettre en place. Puis, il se fige.

- Dis moi, j’avais dis quoi la prochaine fois que tu pensais que je te désirais pas et que je ne voulais pas de toi ?

Il lui avait dit qu’il ne la toucherait plus et pour la punir, il se recule d’un pas, les mains en l’air et fait un petit sourire de canaille. La balle était dans son camp. Qu’allait-elle choisir ? Surtout qu’en réalité, elle n’avait pas le choix… Demain, ils seront unis par les liens sacrés du mariage et Stefan allait lui rappeler qu’elle lui appartenait de plein droit, en entier et sans la moindre anicroche.


HRP - répondre comme ça en scred ça se fait pas :o


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Rein
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Sam 8 Juin - 17:46

Madeleine Radcliffe
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car ce beau majordome ne me laisse pas indifférente.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit
Les yeux de Madeleine adressèrent un regard rageur à Stefan lorsqu'il s'approcha d'elle, et elle inspira brusquement en l'entendant réitéré son droit de possession sur sa personne.

Par tous les saints, Stefan Whistledown était tout bonnement exécrable. Elle ne voulait pas l'écouter, elle était trop en colère. Elle tenta de se dérober à lui, mais une main à côté de son visage la stoppa. Elle se raidit lorsqu'il lui offrit un chaste baiser et son corps, n'ayant pas oublié la passion du jeune homme, réagit avant même que son esprit ne l'en empêche. Comment pouvait-elle le désirer après tout ce qu'il lui avait fait ? Non, non, non et non. Il l'attira à lui et elle se fit violence pour ne pas répondre à son étreinte.

Cependant, elle cilla lorsque Stefan Whistledown se dévoila à elle. Madeleine leva vers lui un regard ahuri, les sourcils froncés. "Quoi ? Ton père a tenté de te tuer ?" Elle allait lui botter le cul, à lui aussi. Où était-il ? Elle le chercha du regard comme s'il allait sortir de nulle part. Une caresse sensuelle du jeune homme éveilla ses sens et elle lui adressa un regard réprobateur en guise d'avertissement. Leur conversation était loin d'être terminée. "Tu aurais dû me prévenir." asséna-t-elle. "Mais tu as préféré tout gérer tout seul dans ton coin."

Elle l'écoutait désormais attentivement et elle sursauta quand il lui fit part de son intention première. "M'épouser ?" répéta-t-elle, ahurie. "Tu veux m'épouser ?" murmura-t-elle, le souffle coupé face à cet aveu inattendu. Stefan Hartol était mort pour que Stefan Whistledown puisse épouser Madeleine Radcliffe aux yeux de tous. Son cœur s'emballa et elle trouve ça extrêmement romantique. Qu'entendait-il par faire le ménage ? Elle soupira sous ses caresses et son esprit s'embruma. Stefan la chamboulait. "Tu m'as abandonné." réitéra-t-elle d'un air borné pour se donner de la constance face aux délicieux assauts de son aimé.

Mais elle serait sa duchesse. Elle deviendrait sa femme devant Dieu - pour peu qu'il existe - et Stefan l'emmènerait là où elle désire. Ils partiraient ensemble au gré du vent. Katherine pourrait lui apprendre à gérer un duché, elle en était certaine. Quant aux bals... Elle haussa les épaules d'un air las. Son dos s'arqua très légèrement lorsque Stefan la qualifia comme étant la future mère de ses enfants et ses jambes se resserrèrent imperceptiblement. La victime de ses assauts. Grands dieux, oui, elle en mourrait d'envie. Elle haletait, troublée. Quand Stefan se pencha à son oreille en riant, elle gémit. Oui, elle porterait ses enfants si tel était son désir.

"Ta sœur ?" demanda-t-elle, avant de s'empourprer. "Tu veux dire que la jeune femme à ton bras était ta... ? Bordel, Stefan, j'ai bien failli lui tordre le cou !" Elle se sentait affreusement mal. Un peu plus et la sœur de Stefan aurait goûté aux griffes de Madeleine.

Les caresses du jeune homme dans son cou faisaient se lever les cheveux de sa nuque et elle tremblait d'anticipation. Elle ne pouvait pas le désirer, un couple ne pouvait décemment pas faire l'amour tous les jours, si ? Un nouveau baiser lui coupe le souffle et elle tente de reculer, afin d'être plus apte à réfléchir, mais l'étreinte de Stefan refuse la laisser partir. "Stefan..." souffla-t-elle, désespérée.

Le jeune homme se fige et recule soudainement tout en parlant. Madeleine respire avec difficulté, les idées embrumées. "Q-Quoi... ?" Elle le regarde d'un air ahuri, et ses paroles la frappent de plein fouet tandis que ses sourcils se froncent. "Excuse-moi ?! J'avais de bonnes raisons de penser cela !" Elle l'attrapa par le col de sa chemise immaculée et parfaitement boutonnée et son dos heurta le tronc d'arbre derrière elle sous le poids du corps de Stefan contre le sien. "Dis-le." ordonna-t-elle, agacée et brûlante. "Dis-moi que tu m'aimes ou je ne deviendrai jamais ta femme. Je jure que j'épouserai quelqu'un d'autre et tu n'auras plus que tes yeux pour pleurer."

"Madeleine !" Clarence écarta le rideau de feuillage du saule pleureur derrière lequel se trouvaient les deux amants. Elle se figea en voyant Stefan et lui adressa un regard mauvais par sa proximité avec son amie. "Monseigneur." fit-elle en s'inclinant, cependant, ayant parfaitement consciente de son rang. "Je suis navrée de vous importuner, mais Lady Smith m'a envoyé chercher mademoiselle, car elle est follement inquiète. Une jeune femme célibataire ne peut décemment pas rester seule avec vous, vous en conviendrez." Elle fit un pas vers eux, furieuse et tendit sa main vers Madeleine, l'air implorant. "Mademoiselle." l'invita-t-elle doucement.

Madeleine adressa un regard narquois à Stefan et un sourire carnassier naquit sur ses lèvres. "Tu as entendu ? Une jeune femme célibataire ne peut décemment pas rester sans chaperon. Stefan Hartol aurait approuvé, tu ne penses pas ?"  
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Sam 8 Juin - 22:52

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 5 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Il la tenait contre lui. Il n’avait pas envie d’aller plus un profondeur dans la noirceur de son passé. Il avait conscience que la jeune femme en avait besoin. Plus tard. Après l’avoir rendu folle à nouveau dans la parfaite union de leurs sentiments. Peut-être plus tard. Il hocha simplement la tête pour affirmer ses dires à nouveau. Il se souvient très bien de sa mort présumée. Du regard satisfait de son père de voir sa « honte » disparaître. Il n’aimait pas s’en souvenir. La jeune femme contre ses bras, ses doigts se crispèrent contre sa nuque.

Il sentait son bouillonnement en elle. Malgré toute la colère qu’elle ressentait à son égard, elle était outrée pour lui. Et il savait qu’elle aimerait se venger pour lui. C’était étrange pour lui de le savoir. Avec Katherine bien sûr.

- J’ai fait envoyé des fleurs avec une lettre te demandant de m’excuser et de m’attendre. Et j’ai transmis toutes les nouvelles à Madame Katherine, assura-t-il avec son rictus plaqué sur le visage.

Madame Katherine n’avait pas fait la commission. Et il se doute que cela était in jeu dans lequel ils étaient des pions depuis bien avant l’arrivée de la jeune femme. S’il n’avait pas eu une parfaite conscience de son planning les journées avant l’arrivée de la blonde, il penserait qu’elle avait même orchestré l’accident de diligence et son arrivé sous la pluie.

- Tu ne pourras pas me changer ma chipie. J’ai l’habitude de m’occuper de tout ainsi.


Il avait besoin de s’occuper des choses lui-même. Il avait été éduqué par la rue et la haine. Il savait faire les choses mais qu’à sa manière. Comme le sexe dont il n’avait appris qu’une sorte. Celui qui fait souffrir. Il ne pouvait pas donner à quelqu’un la possibilité de le détruire. Ni Katherine. Ni Ethan. Ni son père… ni même Madeleine. Il ne laisserait plus personne avoir la laisse pour l’étrangler et le soumettre. Plus jamais.

- Bien sûr que je veux t’épouser. Je te l’aie dit plusieurs fois.

Il s’étonne réellement. Il avait dit qu’elle était à lui…. Et elle l’avait accepté plusieurs fois. Il lui avait demandé… ou plutôt il lui avait imposé, car un refus aurait été refusé. Pour lui, alors, tout cela était d’une évidence désarmante. Ils allaient se marier. Il n’y avait pas à chercher plus loin.

- Je ne t’abandonnerais jamais, Madeleine. Et je ne voulais pas te laisser. Mais il le fallait. Je ne voulais pas vivre sans toi une minute de plus que nécessaire.

Stefan continue ses douces caresses. L’idée d’un monde sans elle le tétanise et lui déplait. Surtout quand même au cœur de la tourmente, elle arrivait à lui arracher un sourire sincère.

- Ma sœur. J’aurais du te laisser croire à cette trahison pour te voir te battre avec elle.


D’un simple sourire, son émotion se transforma, enfla et un rire sincère passa ses lèvres. Il eut du mal à se reprendre et laissa un « bordel » échappé tant l’idée lui plus.

- J’aurais voulu voir ça ! Bordel.

Il sa calma qu’un peu après quand la jeune femme lui fit par son ultimatum. Un sourire mauvais sur les lèvres. Quand Clarence arriva, il ne lui tourna même pas un regard.

- Dites à Katherine qu’il n’y a aucune célibataire sous cette ombre.


Quand il remarqua que Clarence n’avait pas bougé il posa sur elle un regard noir et clairement meurtrier.

- Si vous ne disparaissez pas, je vous assommerais pour vous rendre inapte à cafter et à me déranger !

Il sentait le regarde de Clarence sur Madeleine et cette dernière du faire un mouvement puisque que l’intruse fini par disparaître. Les laissant. Il ne perdit pas de temps. Il s’approcha de la jeune femme, glissa ses mains sous ses fesses en repoussant ses jupons et la plaqua contre l’arbre avant de l’embrasser passionnément. Il plaque son nez contre le sien, la tient fermement.

- Stefan Hartol est mort. Stefan Hartol ne te méritait pas. Il n’était qu’un résidus de la haine et la souffrance. Un produit de toute la colère que j’avais en moi.

Il se plaque un peu plus contre elle, sans érection, juste pour sentir sa chaleur alors qu’il prend possession de sa bouche.

- Je te l’ai dis, tu es mienne. Ce que tu attends de moi n’aurais aucun sens, des mots inutiles et creux pour te plaire…

Il l’embrasse. S’il venait à lui dire « je t’aime » en l’instant cela ne serait que pour la contenter. Ça n’aurait aucun sens pour lui, quand son désir de la faire sienne, lui, était une preuve tangible, palpable, incandescente.

- Malgré ta menace, je ne le dirais pas pour cette raison. Et je ne te demande pas ton autorisation pour notre mariage….


Il se rapproche de son oreille mordille son lobe avant de souffler dans son cou.

- Tu as accepté notre union quand tu m’as brisé. Quand tu as récupéré des bouts de moi. Après ce que tu as fait de moi, penses-tu que tu es seulement voix à une opinion…

Et il l’embrasse encore.

- Tu es mienne. Acceptes-le et marions-nous, demain. Grâce à la dispense de ban que j’ai dans ma poche. Je ne veux rien entendre de toi que « oui ».

Il ne peut pas lui dire je t’aime mais il pouvait dire le reste.

- J’ai besoin de toi.

 


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Rein
Sam 8 Juin - 23:51

Madeleine Radcliffe
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car ce beau majordome ne me laisse pas indifférente.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit
Madeleine poussa un râle furieux quand Stefan lui attesta que Katherine était au courant de son plan depuis le début. Putain. Voilà qui expliquait son air guilleret. "Cette vieille chouette..." Elle fulminait et un étrange frisson traversa la vieille femme qui rit à gorge déployée en lançant un regard vers la fenêtre. Elle aurait bien tabassé le père de Stefan pour apaiser ses nerfs.

"Sur le mot que l'on m'a remis avec les fleurs, il n'y avait que des excuses..." Elle détourna le visage, honteuse. "Je les ai piétinés et j'ai jeté la lettre au feu." confessa-t-elle tandis que le sourire de son aimé s'élargit.

"J'ai vraiment cru que c'était la fin. Je pensais ne jamais te revoir." Elle se détendit dans ses bras et leva les yeux au ciel en entendant son besoin de tout contrôler. Il allait être servi, avec Madeleine pour épouse. "Je ne te demanderais jamais de changer, Stefan." Sa sincérité légendaire était de retour. Elle cilla lorsqu'il affirma la vouloir pour femme. "Non, Stefan, tu ne m'as pas dit plusieurs fois que tu voulais que je sois ta femme." le corrigea-t-elle. "Tu m'as répété plusieurs que j'étais à toi, ce n'est pas la même chose. Mon père disait la même chose à ma mère et elle n'était que sa maitresse." La putain attitrée du duc de Radcliffe. Cette pensée la rendait malade.

Elle voit l'étonnement dans ses yeux et leurs regards surpris se croisent. "Tu es vraiment revenu pour moi, alors ?" Elle cilla et fronça les sourcils. "Mais que fais-tu ici ? Pourquoi ne pas être venu me chercher au manoir ?" Il lui adressa un regard sans équivoque et elle jura en pensant à sa tante et ses manigances.

Il la caressa une nouvelle fois et elle sentit un frisson lui parcourir l'échine. "Je ne souhaite pas vivre une minute de plus sans toi, moi non plus, Stefan." Elle caressa tendrement sa joue de la paume de sa main.

Elle lui adresse un regard indigné quand il rit à l'idée de sa sœur et elle se battant au milieu de l'assemblée. "Ce n'est pas drôle !" Et pourtant, elle riait aussi.

Il jura et Madeleine esquissa un sourire amusé en le voyant aussi franc dans ses émotions. Elle l'avait attiré à elle par le col de sa chemise et la vue de Clarence entrant dans son champ de vision ne changea strictement rien à leur position quelque peu obscène. "Clarence." Elle l'appela doucement, et le cœur de la jeune rousse se serra. Elle détourna le regard pour ne pas voir la jambe relevait de Madeleine le long du flanc de Stefan, elle aurait presque pu apercevoir la peau de sa cuisse. "Mademoiselle, il ne faut pas..." susurra-t-elle, troublée. "Je vais bien, Clarence, je t'assure." Stefan avait plusieurs fois déjà fait part à Madeleine son désir d'asservir son droit de position sur elle aux yeux de Clarence. Elle pria pour qu'il n'en fasse rien et lui caressa la joue pour l'apaiser. "Madeleine..." La jeune femme secoua la tête d'un air désolé. "Je suis navrée, Clarence. Je n'ai jamais voulu te faire souffrir." Elle lui adressa un sourire sincère. "Je l'aime depuis le premier jour. Je crois que rien ne changera jamais cela. Je souhaite que cela t'arrive également, mon amie." Clarence hocha la tête d'un air abattu avant de bégayer des excuses entre deux sanglots. Elle se retira promptement après ça.

"La pauvre. Je crois que je viens de lui briser le cœur." Stefan empoigna ses fesses et remonta alors ses jupes, la plaquant davantage contre l'immense tronc du saule pleureur. Elle hoqueta contre sa bouche, avide de le sentir. Son baiser était passionné, possessif, et Madeleine le lui rendait habilement bien. Elle rit entre deux souffles, savourant leur proximité. Elle l'écouta avec attention et devina que Stefan Whistledown semblait haïr le rôle de Stefan Hartol qu'il avait dû jouer durant toutes ces années. "Je comprends. Tu n'as plus besoin de lui pour canaliser ta colère." Elle encercla son visage de ses mains et posa un baiser chaste sur ses lèvres. "Je suis là, maintenant."  Ils s'embrassèrent avec fougue dans une explosion de sentiments bien silencieux.

"Il n'est jamais inutile ou creux de dire à quelqu'un que l'on l'aime. C'est important." Madeleine avait toujours voulu que son père lui dise ces quelques mots, au fond d'elle. Le rejet d'un parent envers son enfant marquait à tout jamais et on disait d'un enfant qu'il ne pouvait jamais réellement haïr complétement ses géniteurs. Oui, elle désapprouvait la vision de Stefan, mais elle l'acceptait malgré tout. Il était honnête avec elle et ne voulait pas lui mentir, elle appréciait grandement cela.

Elle gémit dans son oreille en sentant ses dents contre sa peau. Son souffle était brûlant et faisait se dresser les fins cheveux de sa nuque en une sensation délicieuse. Il avale un deuxième gémissement de sa Madeleine en lui ravissait ses lèvres et elle sent sa raison la quitter peu à peu.

Une pluie qui s'annonçait torrentielle s'apprêtait à les couvrir de trombes d'eau. "Oui." souffla-t-elle entre deux baisers, se pliant à sa volonté divine. "Marions-nous." Elle enfouit ses mains dans ses cheveux et l'encercle de ses jambes dans un baiser fougueux.

Stefan lui appartenait. Elle allait devenir une Whistledown. Elle serait sa femme et le monde n'aurait rien à y redire.  Ces pensées la transportèrent et elle gémit contre sa bouche quand il exprima son besoin de l'avoir à ses côtés. La pluie commençait à tomber et l'orage grondait au loin. "Demain." souffla-t-elle. "Demain, tu auras ma main."

Au loin, Katherine jurait tandis que les épais feuillages du saule et la pluie cachaient les deux amants aux yeux du monde. Elle sourit cependant et leva son visage vers le ciel. "Nous avons réussi, Bree."  
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Dim 9 Juin - 11:02

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 5 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Il étira ses lèvres dans un sourire indulgent et mignon. Elle avait donc jeté ses fleurs ? Que cela ne tienne, il lui en rachèterait. Malgré la mauvaise organisation de son père, il était aussi un avare qui ne donnait pas un centime de plus que nécessaire. Il pourrait se permettre un bouquet à lui offrir et même de remplir leur maison de cette fleur bleue qu’il avait arrachée. Le jardin du manoir était beau mais très carré, avec de la pelouse sinon rien. Il allait faire changer tout ça, il allait créer un par terre de cette plante et lui offrir. Elle ne pourrait plus piétiner les plantes une fois enraciné dans le sol.

- Femme de peu de foi, avait-il rétorqué à sa peur infondée que cela soit là fin.

Il serait revenu même si les chiens des enfers étaient à ses trousses. Il serait revenu même si le monde avait commencé à trembler et que le ciel avait commencé à se briser en météorite décimant tout sur le passage. Si la fin du monde doit avoir lieu, il préférait mourir dans les bras de la jeune femme. Comme les amants de Pompeï, qui se sont endormit enlacé, enfermé dans les bras l’un de l’autre.

- Tu es à moi, cela signifie que tu es ma femme. Crois-tu que je possède ainsi toutes les femmes ? Elles ne sont pas à moi. Les autres ne sont que des catins que je n’hésiterais pas à tuer pour me débarrasser de leur présence à mes côtés, quand Tu. Es. A. Moi.

Et Clarence dans tout ça ? Une petite pensée, Oh combien perverse, le percuta. Il allait posséder Madeleine devant les yeux de la servante. Il allait la faire jouir alors qu’il serait derrière elle en train de la prendre comme elle le devait. Et il laisserait Clarence regarder pour que la vérité la percute enfin. Cette femme était à lui. Il serait le seul à pouvoir lécher, caresser, baiser, pénétrer les chaires de Madeleine. Alors, il tuerait Clarence en la laissant observer ce moment de pur bonheur qu’était l’abandon parfait de sa femme dans ses bras. Puis, une fois Madeleine prit dans son repos, il tuerait Clarence pour avoir oser poser les yeux sur son amante. Cette idée devait se marquer sur son visage, alors qu’il regardait Madeleine dire à la jeune servante de partir. Il y avait quelque chose de mauvais en lui. Stefan Hartol n’avait pas d’émotion. Il était mort à l’intérieur. Stefan Whistledown avait des vices qu’il ne pouvait pas contrôler et des pensées qui feraient rougir Satan. Il lui avait expliqué que Katherine l’avait invité avant, mais il trouvait qu’elle avait oublié la douleur de Clarence dans la matrice. Pas que cela fasse quoi que ce soit à Stefan, il n’allait pas s’émouvoir de la détresse d’une femme dont il n’a aucun lien. Il se fiche de cette gamine comme de sa première chaussette.

- Clarence restera au service de Katherine, annonça-t-il avant de l’embrasser ainsi plaquer contre la jeune femme et possédant ses lèvres. Sinon c’est plus que son cœur que je briserais.

Si Madeleine voulait protéger son amie, il valait mieux que Stefan ne la voit pas tous les jours. Sinon, Dieu ce qu’il pourrait faire à cette femme innocente et prise dans un amour impossible. Ouais. Si Clarence restait à son service, il lui ferait du mal. Un mal irréparable. Même le temps ne pourrait effacer l’humiliation qu’il lui ferait subir, tous les jours, pour lui prouver que Madeleine était bien à elle, de corps et d’esprit. La seule raison pour laquelle il ne l’avait pas fait tout de suite était son aveu, à nouveau, de son amour. Quand il parlait de briser plus que son cœur, il parlait de son âme même. Voire même de sa raison de vivre. Il ne verrait pas d’inconvénient de pousser la rousse à mettre fin à sa vie. Il l’avait déjà fait une fois, pousser une personne à choisir la mort. Il l’avait dit… pendant trois ans, une fois que le monstre était sorti, il n’avait pas été une bonne personne, du tout. Il la regarde. Il n’avait plus besoin de Stefan Hartol parce qu’il avait trouvé la seule personne au monde à réussir à le rendre meilleur, tout en continuant à avoir des sentiments marqués sur le visage. C’était aussi pour ça qu’il l’embrassait passionnément, son corps contre le sien, sur le sien, tenu par ses bras puissants qui l’empêcheront de tomber ou de s’enfuir.

- Demain… Demain, dans l’église de ton choix. Choisi ton témoin, fit-il en l’embrassant encore alors que ses mains se posèrent à nouveau sur ses fesses pour les caresser avec envie. Sauf Clarence. Je ne sais pas si je pourrais me contrôler.

Il descend le long de son cou, une main la retenant encore pendant que l’autre se met à caresser un sein. Il prend le téton entre ses doigts et le pince à peine avant de continuer à descendre. Il avait fait sortir sa poitrine et la prise entre ses dents dans un besoin de la toucher encore plus intimement. Il fit un gémissement de bonheur en retrouvant sa peau laiteuse et la sensation qu’elle faisait naître en lui. Il la voulait. Son cœur s’accélère, son pouls devient fou et l’érection qu’il ressent était si évidente qu’il ne pourrait la cacher. Il lâche sa poitrine pour revenir dans son cou, se plaquant contre elle pour ne plus la toucher ainsi, il enroula ses bras autour de son dos et la porta alors qu’il remit son corset en place.

- Nous devons aller danser, je dois dire au monde que tu m’appartient dans les règles de la société. Mais ce soir, tu ne rentreras pas chez Katherine. Tu dormiras chez moi… et j’ai une idée bien précise de notre première ébat et de ce que tu feras pour moi.

Il rit. La tourne dans ses bras dans un pas de danse avant de l’embrasser toujours sous l’ombre du saule pleureur. Il ne pouvait pas prendre la jeune femme ainsi, ici. Déjà, parce qu’on pouvait les surprendre et qu’il ne voulait pas que la société pense qu’il l’épousait que par honneur et puis… pour sa sœur. Il ne pouvait se permettre un acte aussi irréfléchi et pervers dans les jardins de Lockwood alors que sa sœur était dans le bal en train de se chercher un époux. D’ailleurs, diable, elle savait déjà qu’elle ne pourrait pas choisir d’elle-même. Stefan lui avait bien spécifié qu’il connaissait la réalité sur la plupart des hommes et comptait bien l’en préserver. Elle avait semblé accepter… Peut-être savait-elle qu’il n’était pas méchant pour le plaisir et serait simplement juste dans ses refus ? Dans tous les cas, il se devait de laisser la jeune femme sur le sol. Il la posa et embrassa son front. Il ne pouvait pas lui dire « je t’aime », mais :

- Tu es à moi.

Et cela signifier tout. Autant « je t’aime », de cette manière un peu étrange qu’il avait d’aimer que « tu es ma femme », une demande en mariage bien affirmative il le conçoit, que « j’ai besoin de toi » et même « je suis à toi, moi aussi ». Son baiser sur le front toujours en contact avec sa peau, il descendit ses lèvres et l’embrassa encore. Il était comme un drogué en manque. Il en avait besoin.

- Allons danser, ma chipie, que je puisse te ramener à la maison. Notre maison.  


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Rein
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Dim 9 Juin - 12:55

Madeleine Radcliffe
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car ce beau majordome ne me laisse pas indifférente.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit
Elle le fustigea du regard et lui asséna un coup d'épaule. "Cela me fait bien rire venant de toi ! On ne peut pas dire que tu sois très pieux, toi non plus." Ses yeux roulèrent en signe d'agacement. Elle aimait qu'ils se taquinent ainsi et ne prennent pas de pincettes l'un envers l'autre.

Ils se regardèrent un instant et rirent. Oui, Stefan Whistledown n'était pas un ange, loin de là. Cet homme était le diable en personne, le tentateur originel, celui à qui on ne pouvait rien refuser. Merde, elle avait un peu trop chaud et les dires de Stefan n'aidaient en rien à calmer l'ardent brasier ronflant au creux de ses reins.

Elle grimaça en l'imaginant posséder d'autres femmes. Elle n'était pas dupe, il avait dû avoir d'autres partenaires dans sa vie avant elle. Il était impossible qu'il soit si versé dans la chose sans n'avoir jamais touché aucune femme avant elle. "Je ne sais pas si tu possèdes ainsi toutes les femmes et je ne veux pas le savoir. Entendre les détails de tes ébats charnels avec d'autres femmes serait une véritable torture." bougonna-t-elle. Oui, quand bien même il n'avait couché qu'avec des putains. Son corps réagissait à Stefan et à l'idée de lui, nu, vénérant une autre femme qu'elle. Elle pensa au piano, au bureau, à la baignoire... mais elle n'était pas celle qu'il enlaçait. Oui, c'était une véritable torture de l'imaginer avec une autre. "Je suis à toi." souffla-t-elle d'une voix enrouée de désir. "Je suis ta femme." Cet homme avait le don d'éveiller une véritable tempête en elle.

Elle remarqua le regard ardent de Stefan tandis que Clarence se décomposait, ce même regard qui trahissait des pensées aussi impures que celles de Madeleine, et elle rit lorsque son amie se confondit en excuses avant de partir. "C'était quoi, ça ? Laisse-la tranquille, la pauvre." Elle gémit contre ses lèvres et sourit en mordillant sa lèvre inférieure. "Tu ne lui briseras rien du tout, Stefan, tu ne peux pas la blâmer pour son amour à sens unique." Clarence n'avait pas choisi de tomber amoureuse de Madeleine. Elle avait combattu l'amour grandissant qu'elle éprouvait pour son amie au fil des semaines. Elle avait lutté contre son envie de tresser ses cheveux tandis qu'elle se reposait sur ses genoux. Elle avait fait de son mieux pour ne pas regarder ses lèvres et sa poitrine, se rappelant qu'elle était une femme et qu'il était inconcevable d'avoir un tel désir pour une personne du même sexe qu'elle. En vain, Madeleine l'avait charmé et elle s'était résignée en silence. Elle avait déposé les armes et avait chéri cet amour à sens unique. En revanche, elle n'aurait jamais imaginé que voir Madeleine éprise d'un autre la ferait tant souffrir. La jolie rousse ne s'était jamais bercée d'illusions, et pourtant, son cœur était maintenant en miettes.

Elle n'y pouvait rien.

Madeleine jura quand Stefan s'empara de ses lèvres et elle l'attira encore plus à elle, si cela était seulement possible. Ils ne semblaient ne former plus qu'une seule et même personne tant ils étaient fondus l'un dans l'autre. Elle gémit en le sentant empoigner ses fesses et hocha la tête, pantelante. "Katherine." murmura-t-elle. "Katherine sera mon témoin." Elle s'arque contre les caresses de sa main sur sa poitrine et hoquète en le sentant la malmener. Merde, la morsure du froid de la nuit fit dresser ses seins douloureusement tendus. La voix de Stefan la transporte et elle est à deux doigts de se perdre dans les méandres du plaisir qu'elle ressent d'être ainsi touchée par lui. Ses hanches roulent contre les siennes en un appel silencieux et elle geint en le sentant replacer son corset sur sa poitrine. Il prenait un malin plaisir à la torturer, et faisait preuve d'un contrôle exemplaire qu'elle lui enviait grandement.

Elle le regarda à travers ses cils, et cilla afin de chasser le désir qui voilait son regard. "Danser ?" répéta-t-elle, le souffle court. "J'ai jeté mes chaussures en quittant le bal tout à l'heure." confessa-t-elle. La douleur de ses souliers était insoutenable. "Mais ça ne me dérange pas de danser pieds nus." Au contraire, elle trouvait que cela lui ressemblait.

Le rire de son aimé lui réchauffe le cœur et elle rougit face à ses sous-entendus. Cela ne présageait rien de bon. Elle voulait rentrer tout de suite et qu'il l'adore pour le reste de la nuit. "Si ton idée implique de me promettre quelque chose dont tu me priveras au dernier moment, tu peux tout de suite oublier." l'avertit-elle cependant, en référence à l'affront que Stefan lui avait fait dans la calèche. Une petite voix dans son esprit ne pouvait s'empêcher de spéculer sur ce qu'il lui réservait, et les papillons ardents virevoltant dans son bas-ventre s'emballèrent.

Sa main serra la sienne en une douce pression et elle hocha la tête timidement. "Je suis à toi, et tu es à moi." corrigea-t-elle avec un sourire narquois. Madeleine accueillit les lèvres de Stefan en un baiser d'une tendresse rare et elle se serra contre lui sans un mot.

D'un coup, elle le tira par le bras en pointant le bal qui battait son plein au loin. Ses cheveux étaient quelque peu défaits et sa robe était froissée. Quant à Stefan... une fois son érection dissipait, il serait presque parfait. Sa chemise était quelque peu en désordre, mais rien de bien méchant. "Allons montrer au monde ce dont les Whistledown sont capables !" Elle riait à gorge déployée, enivrée à l'idée de devenir la femme de Stefan dans quelques heures. "Ensuite, nous rentrerons chez nous." Elle l'attira vers les escaliers en granit qui ornementaient le balcon de pierres blanches.

Elle était heureuse, elle était comblée, et rien ne pourrait entraver ça.  
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Lun 10 Juin - 19:28

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 5 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
- La réponse est : non. Tu es l’unique.

Il avait baisé avec d’autres femmes, oui. Et s’il avait été violent avec Madeleine, ce n’est rien en comparaison à ce qu’il avait fait avec elle. Il ne sait même pas comment ces femmes avaient pu prendre leur pied. Il avait trouvé les plus tarés, les plus étranges, les plus maso des femmes de Londres pour leur faire du mal en se faisant du bien. Et ça, il le sait. S’il y avait deux prostitués qu’il appréciait, parce qu’elle l’ont aidé alors même qu’elles avaient un âge proche du sien, il n’avait rien fait avec elles. En revanche, il avait retrouvé les femmes qui l’avait rendu ainsi, celles qui l’avaient utilisés pour être qu’un objet de passe pour des hommes, et des femmes, peu scrupuleux de l’âge et du consentement, et il s’était vengé. Par le sexe et par le sang. Alors, il le sait, même si plusieurs en on redemandait et avait été utilisé par Stefan pour se vider les bourses, il n’en avait possédé aucune comme Madeleine. Madeleine n’était pas la première fois avec qui il avait des relations charnelles, mais elle était la première qu’il voulait réellement, et il comptait qu’elle soit la dernière. Il remarqua à l’instant le courage de Katherine. Elle avait réussi à survivre en la perte de son amour, et son cœur se serra à cette idée.

- Ma femme. Et je peux blâmer qui je veux si cette personne pense pouvoir avoir une place dans ton cœur alors que JE prends toute l'espace.

Il allait être tellement indispensable, dans les moindres recoins de son âme, qu’elle n’aura plus de place pour les autres. Même pour Clarence ou pour des enfants. Il en avait parlé, elle allait être la mère de ses enfants MAIS pas avant un petit moment. Voir la jeune femme donnait le sein à sa descendance quand il lui sera interdit de la toucher pour son bien, ça le rendrait fou. Alors, non. Des enfants : oui. Maintenant : Non. Il ne partagerait pas de si tôt la jeune femme et son corps délicieux qu’il comptait bien lécher des orteils aux oreilles en passant par tous les plis secrets qu’elle ne montrait qu’à lui. Il sourit en cherchant les chaussures.

- Tant pis, il va falloir que je te porte ou que tu marches sur mes pieds. Ma mère m’avait appris à danser comme ça, confessa-t-il.

Heureusement, sa mère était morte avant que son père ne tente de l’assassiner. C’était ce qu’il se disait. Elle était morte juste une année avant, quand il avait neuf ans. Et elle lui avait appris à danser en mettant ses pieds sur les siens et en faisant les pas avec lui. Il était alors qu’un enfant qui pensait que sa vie se résumait à sa sœur et à sa mère. Son père n’était qu’une ombre dans le tableau, une personne au loin qui s’occupait des bureaux et ne venait quérir de ses nouvelles que quand il avait fini une leçon. Est-ce la mort de sa mère qui avait rendu fou son père ? Pour avoir eu deux autres femmes après, il devait vouloir un héritier de son sang, sans même accepter qu’il en ait déjà un à ses côtés. Est-ce que parce que sa femme aimait passer plus de temps avec sa progéniture que lui ? Sa mère avait donné le sein à ses enfants, et c’est tout naturellement que Stefan pensait à Madeleine de cette manière. Une nourrice était pratique, mais pourquoi ne pas le faire puisque rien ne s’y oppose ? Il se penche et embrasse sa joue.

- J’aime te rendre folle, ce n’est pas ma faute, murmura-t-il en pensant à ce moment où l’extase avait fait écho à sa frustration.

Et il s’était fait pardonné toute la nuit ensuite, en la remplissant de son amour en la perte de sa virginité, totalement, toute la nuit, dans les cris et la bonne humeur. Il sourit encore et prit sa main, voyant le sol dur qui allait les mener à l’intérieur, il décida de la porter au moins le temps des escaliers. Il la déposa et sourit. Rien ne laissait voir qu’il était à deux doigts de faire des galipettes dans les jardins un instant auparavant. Une fois au bal, tout le monde se tourna vers cet étrange couple. Ils dansèrent. Comme il lui avait proposé, il l’attrapa par les hanches pour la soulever et déposer ses pieds sur les siens, et il dansa ainsi, en la regardant dans les yeux et s’obligeant à lister toutes les raisons qui l’empêche de l’embrasser sur le champ. Cependant, autour de la piste, toutes les femmes remarquèrent ce regard emplit d’amour et de dévotion. Si Stefan ne lui avait pas dit « Je t’aime », tout le monde n’avait aucun doute sur son amour, et pour une fois, se fut cette rumeur qui enfla dans les ombres. La rumeur que l’amour avait vaincue… Mieux que celle contre le marquis de Middletown. La danse se termina et il la porta par la hanche pour faire un tour sur eux même avant de s’avancer vers Katherine. Stefan avait bien vérifier avant qu’elle ne marche sur rien de suspect. Il sourit grandement avant de s’avancer vers Katherine.

- Elle a dit oui ! fit-il comme si elle avait eu le choix dans cette histoire.
- Oh, merveilleux ! s’exclama Katherine en se levant d’un bond. Pour quand est le mariage ? Il faut préparer sa robe !
- Demain.
- Demain ? Ah, non. Non. Non, je ne crois pas mon petit.
- Pardon ?
- Cela ne peut pas être demain ! Cela ne nous laisse que la nuit pour tout préparer.
- En effet, mais…
- Et ce n’est pas assez…, bon d’accord vue ta tête de déçu, le mariage sera demain MAIS il va falloir s’occuper de tout ce soir, n’est-ce pas ma grande ? fit-elle vers Madeleine.
- Quoi ?
- Quoi ? répéta Katherine avant de faire un petit sourire malicieux et de s’approcher de Stefan, tu ne comptes pas me voler ma nièce le dernier jour avant ses noces, tout de même ? Après tu vas l’accaparer et je ne le verrais plus pendant longtemps !
- Mais…
- Pas de mais ! Allez, part tout préparer toi aussi, si tant est que tu n’as pas déjà tout préparé ! Nous, nous allons rentrer. Où se fera le mariage ?
- L’église Saint-Madeleine, à Fairyling Square.
- Très bon choix.
- Huit heures du matin.
- Parfait, nous y serons…, Stefan lui lança un regard noir avant qu’elle continue, je ne compte pas la kidnapper pour éviter ce mariage, Stefan.
- Si tu le fais, je la traquerais, la retrouverait et l’emmènerait à Gretna Green.
- Je n’en doute pas, allez, zou. On a des choses à faire.

Katherine prit Madeleine et disparu. Bon. Il est vrai qu’il avait des choses à faire. Sa sœur finit dans les bras de Katherine aussi avant qu’il ne puisse émettre le moindre son.

- Elle restera chez moi, le temps de vos noces, cela sera plus agréable pour tout le monde, précisa la vieille femme en embraquant SA femme et SA sœur.

Heureusement pour elle qu’il la voyait comme SA mère. Il avait donc la nuit pour prévoir des vacances pendant… une semaine, à tous les employés de maison, prévoir de la nourriture pendant une semaine à faire simplement sans avoir besoin d’aide de personne et des draps de rechange. Il devait aussi trouvé de quoi habitué la jeune femme à son rang de duchesse, il allait devoir lui trouver des rubis. Mhhhh… Il pouvait aussi se mettre à aller chercher des jouets pour leur moment intime. Il se bloque. Non. Il n’allait pas commencer ses dérives. Il partit chez lui et se mit au travail. Il finit nettoyer la chambre du duc et décida que Madeleine dormirait tous les soirs avec elle, donc pas besoin de s’occuper de la chambre adjacente. Elle le transformera en ce qu’elle veut. Puis, il prépara la nourriture comme il avait dit, le linge, et tout le reste. Quand six heures du matin sonna, il prit un bain qui le rendit propre comme un sou neuf, il attacha ses cheveux, les brossa, pris les bijoux qu’il avait trouvé et qui irait avec son tempérament de feu, et alla chercher Ethan Berrygreen. Ce dernier, bien qu’occuper, accepta d’être son témoin et parti avec lui à l’église. Il n’y avait pas grand monde. Pour tout dire, le prêtre était là avec un évêque, et c’était tout.

- Nous sommes ici pour un mariage, fit Stefan tout heureux alors que les deux hommes d’église regardent les deux nobles avec horreur.
- Pas avec moi ! s’outra Ethan.

Non pas que l’homosexualité le dérange… mais l’idée de s’accoupler, ou se marier, avec Stefan, oui. C’était comme imaginer de se mettre avec Brodie ou Kyle. C’était flippant. Et Ethan pensait réellement que rien n’irait entre eux. Il regarde l’heure. Elle avait encore le temps d’arriver et il finit par partir à discuter avec Ethan pendant que le prêtre les écouter discrètement. Que dirait Dieu s’il savait les monstruosités qu’avait faites son fils ? Il n’était pas si omniprésent que ça, sinon Stefan n’aurait jamais pu rentrer dans la bâtisse.


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Rein
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Rein
Mar 11 Juin - 19:27

Madeleine Radcliffe
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car ce beau majordome ne me laisse pas indifférente.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit
Le cœur de Madeleine s'emballa grâce aux paroles de Stefan. Elle était la seule femme qui compte, la seule et l'unique. Ces mots la remplirent d'orgueil et elle adressa un sourire suffisant à Stefan, l'air narquois, tandis qu'elle s'inclinait devant lui comme un chevalier que l'on aurait fraîchement anobli. Elle botterait le cul de toutes les harpies qui approcheront Stefan d'un peu trop près, espérant qu'il leur accorde un regard. Oui, elle ne laisserait aucune autre femme lui prendre sa place. Personne ne la priverait de son âme-sœur. Stefan était l'homme qui avait éveillé et sublimé sa féminité. Il avait veillé sur elle, l'avait choyé et protégé avant de la dévorer dans la bibliothèque des Berrygreen, de nourrir sa frustration dans la calèche d'un vieux cocher sourd pour finir par l'honorer de la plus belle des façons dans ses draps.

Elle caressa les épaules de Stefan, qui se tenait dos à elle en quête de ses chaussures perdues, et sa langue traça un fin sillon entre sa mâchoire et son oreille. "Je t'appartiens corps et âme, Stefan." chuchota-t-elle tandis que ses mains descendaient le long de son torse. "N'aie crainte, l'affection que je porte à Clarence ne pourra jamais rivaliser avec l'amour que j'éprouve pour toi, mon tendre époux." Elle tira d'un air malicieux sur la lisière de son pantalon et s'écarta presque immédiatement en tournant sur elle-même, l'air satisfait. "Je veux danser avec toi en étant sur tes pieds !"

Oui, Madeleine avait envie de danser, elle aussi. Elle saisit la main de Stefan en plein vol et le tira en courant, l'entraînant dans sa course. Elle riait et l'attirait à elle de temps à autre pour lui voler un baiser avant de s'éloigner en sautillant. Oui, elle voulait montrer au monde que Stefan Whistledown et elle ne formait qu'un seul et même être. Une âme scindée en deux, dans différents corps, entrant dans une résonance quasi-parfaite, s'équilibrant l'un et l'autre.

Madeleine regarda Stefan par-dessus son épaule en l'entendant murmurer et elle lui tira la langue d'un air enfantin. "Je me vengerai !" bougonna-t-elle gentiment en entrelaçant ses doigts dans les siens. Ils atteignirent les escaliers et Madeleine hoqueta quand Stefan la souleva pour la porter. Elle entoura une jambe autour de son bassin avant de se rappeler qu'ils étaient sur le point de rejoindre un bal bondé. Elle se ravisa en boudant et entra à la suite de Stefan sans faire d'histoire.

La fête battait son plein, mais le retour du duc de Whistledown attira nombre de regards. Katherine les observait, rayonnante. Madeleine pria pour que sa robe cache ses pieds nus, elle ne voulait pas humilier Stefan, lui qui accordait une importance considérable à l'étiquette... Il l'amena sur la piste de danse avec un sourire avant de l'attraper par les hanches pour la soulever. Madeleine parût surprise quand il la déposa sur ses chaussures et elle ria d'un rire franc tandis que Stefan menait la danse d'une main de maître.

Oui, ils n'avaient pas échangé un mot depuis leur entrée dans la pièce, mais leurs yeux ne s'étaient jamais quittés. N'importe qui aurait été à même de déceler le lien qui les unissait désormais.

Madeleine virevoltait dans les bras de Stefan et sentir sa main le long de sa hanche agita les papillons blottis dans son bas-ventre. Elle sourit à Kate et posa un regard empli de tendresse sur Stefan lorsqu'il annonça leur mariage. Clarence, au loin, semblait sur le point de s'évanouir.

Les yeux de Madeleine firent des aller-retours entre Stefan et Katherine et elle pencha son visage sur le côté, confuse devant la tournure que prenaient les choses. "Ma robe ? Je ne peux pas y aller avec une des miennes ?" Katherine leva les yeux au ciel en une prière silencieuse à Dieu afin qu'il lui vienne en aide. "Madeleine, demain, tu seras la nouvelle duchesse des Whistledown. Il te faut une robe de mariée digne de ton futur époux, mais aussi digne de toi." Madeleine cilla, adressa un regard à Stefan et regarda sa robe rouge. "Je trouve celle-ci très bien." La vieille chouette parut offusquée. "Grands dieux, non ! Tu dois porter du blanc, pas du rouge, c'est là la tradition !" La jeune fille se renfrogna. "C'est une perte de temps." Un sourire espiègle naquit sur les lèvres de Katherine. "Aviez-vous des affaires plus importantes à régler, une fois rentrés ?" Madeleine s'empourpra. "Allons donc, votre fougue de jeunes mariés peut bien attendre votre nuit de noces !" Kate adressa un regard narquois à Stefan. "Non pas que vous ayez attendu pour..." La vieille femme ria à gorge déployée en remarquant le visage décomposé de sa nièce. "Allons bon ! Nous nous disons de ce fait à demain, Stefan, huit heures devant l'église Saint-Madeleine." Clarence s'inclina derrière Madeleine avant de l'entraîner aux côtés de sa tante, sans un regard pour Stefan. La future mariée cilla et adressa un regard espiègle à son aimé avant de revenir vers lui pour lui chuchoter au creux de l'oreille. "J'adorerais que tu me traques, Stefan." Elle lui embrassa la joue avant de retourner aux côtés de Katherine. "Il me tarde d'être à demain, monsieur le duc." Elle s'inclina respectueusement, avec un sourire narquois qu'il ne connaissait que trop bien, et s'éloigna avec sa tante.

La sœur de Stefan, Rose, fut enlevée par Katherine à son tour et les jeunes femmes partirent en échangeant des regards confus. Elles ne s'étaient encore jamais adressées la parole.

Le trajet en calèche fut silencieux pour Rose qui observait avec le plus grand intérêt la future femme de son frère. Madeleine râlait devant la liste de choses que Katherine avait prévue et cela fit sourire Rose. Elle ne sut pas l'expliquer, mais en voyant Madeleine, elle avait tout de suite compris qu'ils étaient fous l'un de l'autre. Elle était reconnaissante envers Katherine pour avoir recueilli son frère, et éprouvait de la gratitude aussi envers Madeleine qui semblait le guérir et lui donner un tant soit peu goût à autre chose que la vengeance et la violence. "Je coifferai Madeleine, si elle me le permet." avait-elle annoncé avec un sourire et Clarence soupira d'aise. Coiffer l'élue de son cœur pour la voir avancer vers l'autel au bras d'un autre était au-dessus de ses forces. Madeleine lui offrit un sourire sincère et reconnaissant. Katherine était ravie.

Dans le petit salon du manoir des Smith, où Rose et Clarence s'étaient endormies, demeuraient Madeleine et Katherine qui bavassaient autour d'une tasse de thé fumante. "Tu quittes cette maison bien trop tôt, mon enfant. Tu vas affreusement me manquer." Madeleine cilla. "Pourquoi ne pas venir vivre avec nous, dans ce cas ? Stefan n'y verrait aucun inconvénient, j'en suis certaine." Katherine ria à gorge déployée. "Non, Madeleine, ma vie est ici, auprès du souvenir de Bree mais aussi de Stefan Hartol." La jeune femme eut un sourire attendri. "Je viendrais te voir tous les jours, Kate." Elle rit. "J'ai le sentiment que je ne te verrai pas de si tôt après demain !" Madeleine cilla sans comprendre et le sourire de Katherine s'élargit. Elle était certaine que Stefan ne la laisserait pas le quitter d'une semelle avant un petit moment.

Errant seule dans les couloirs au beau milieu de la nuit, Madeleine s'arrêta devant la chambre de Stefan Hartol. Elle caressa le bois de la porte et colla son front contre cette surface lisse. L'odeur boisée, mélangée au parfum de Stefan, embaumait encore la zone. "Adieu, mon beau majordome..." murmura-t-elle avant de s'éloigner.

À six heures tapantes, Katherine Smith écarta les rideaux de la chambre de sa nièce. Madeleine grogna et sa tante l'empêcha de fourrer sa tête sous son oreiller d'une main habile. "Bonjour, Madeleine." chantonna-t-elle. "Quelle magnifique journée pour un mariage, n'est-ce pas ?" Madeleine s'étira et cilla avant de sauter du lit, l'esprit embrumé.

Bordel, elle allait se marier avec Stefan Whistledown.
Aujourd'hui.
Plus précisément, dans deux petites heures.

Katherine la regarda avec des yeux pétillants, une robe blanche entre les mains. "Je voulais t'offrir ceci, ma chérie." Madeleine approcha sur la pointe des pieds, curieuse. "Cette robe a été dessinée par Bree, pour moi. Mais nous n'avons jamais eu l'occasion de..." Elle secoua la tête et ses yeux se voilèrent de tristesse. "Elle te revient de droit. Bree aurait été comblée de te voir épouser Stefan dans cette robe." Des larmes roulèrent le long des joues de Madeleine et Katherine cria. "Tsk tsk tsk, pas de larmes avant le mariage !"

Rose avait coiffé les cheveux de Madeleine en un chignon lâche, mais chaque mèche qui en dépassait avait été soigneusement sélectionnée. Elle l'avait sublimé, si cela était possible, avec un maquillage naturel et élégant. La robe de Bree et Katherine semblait avoir été faite pour elle et elle se retint de pleurer lorsque Katherine fut celle qui lui posa son voile sur la tête. Clarence, elle, pleurait à chaudes larmes.

Elles arrivèrent presque à l'heure, et Madeleine n'avait qu'une chose en tête : Stefan. Non, en vérité, deux choses en tête : se marier avec Stefan ET Stefan. Clarence ouvrit la porte de la cabine en s'inclinant et Katherine, suivie de Rose, furent les premières à descendre.

"Quel temps splendide pour un mariage, n'est-ce pas, messieurs !" répéta-t-elle à Stefan et Ethan Berrygreen avant de les saluer. Clarence aida Madeleine à descendre les marches et resta en retrait quand cette dernière s'avança jusqu'à son futur époux. Ses talons la faisaient souffrir et elle grimaçait approximativement à chaque pas qu'elle faisait. Katherine gloussa et Madeleine étouffa un juron. Elle s'inclina devant Ethan Berrygreen et adressa un sourire radieux à Stefan. "Monsieur le duc."

Ils y étaient, ils allaient se marier.

Une calèche roulant à vive allure interrompit les retrouvailles tant attendues des deux amants. Lorsque Edward Radcliffe sauta de la calèche avant qu'elle ne s'arrête pour courir jusqu'à Stefan, Madeleine eut un mouvement de recul. "M-Monseigneur !" siffla-t-il entre deux respirations douloureuses après si peu d'effort. "J-Je vous en prie, vous ne pouvez pas !" La femme du duc, suivie de ses enfants, descendirent de la calèche en d'un air las et ennuyé - à l'exception de toutes les sœurs à marier de Madeleine qui battaient des cils en direction d'Ethan, mais aussi de Stefan. "Vous ne pouvez pas épouser Madeleine, monseigneur, elle n'est pas digne de vous !" bafouilla le duc en ramenant ses filles célibataires autour de lui. "Edward, comment oses-tu !" s'indigna Katherine, les mâchoires serrées. "Je ne peux tout de même pas laisser l'héritier du duché Whistledown épouser cette traînée !" siffla-t-il en désignant Madeleine d'un air dédaigneux. "Monseigneur, ce n'est qu'une vulgaire fille des champs." persifla-t-il avant de prendre un air désolé. "Madeleine est ma croix pour mon infidélité et ma luxure, elle est le fruit du péché, une enfant de putain dont la vertu n'a d'égale que celle de sa défunte mère. Elle est indigne de vous, je puis vous l'assurer. Je vous en prie, entendez raison et reconsidérez votre choix..." Il poussa ses filles à avancer. "J'ai ici d'autres de mes filles, toutes légitimes et bien plus respectables que cette bâtarde, je puis vous l'assurer."

Madeleine, immobile, adressa un regard indéchiffrable à son père. Ses poings s'étaient refermés si fort autour de son bouquet que les épines des roses qui le parsemaient étaient en train de meurtrir sa chair. "Si tu ne lui bottes pas le cul, Stefan, c'est moi qui le ferais." siffla-t-elle entre ses dents avant de fusiller son futur époux du regard.

"Entendez le peu de manière avec laquelle elle s'exprime ! Elle n'a jamais eu de cesse de m'humilier !" Il leva une main rageuse vers Madeleine et la gifla avec force. Elle ne tituba pas face à ce coup et encaissa sans un mot. "Edward !" s'indigna Katherine en étouffant un cri. Clarence était sur le point de bondir et Rose s'était réfugiée dans les bras d'Ethan Berrygreen qui semblait trembler de tous ses membres.

Par son geste, Edward Radcliffe avait tourné le visage de Madeleine vers Stefan, dont les traits étaient déformés par une rage froide. La joue meurtrie de la future duchesse Whistledown rougissait à vue d'œil...

 
Clionestra
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Clionestra
Mar 11 Juin - 21:21

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 5 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Il était nerveux. Pourquoi diable était-il nerveux ? Après avoir rappelé à Ethan qu’il traquerait sa femme dans tout le pays, voir le monde, si elle ne venait pas, il avait fait les cent pas. Pourquoi était-il ainsi ? Il n’arrivait pas à s’empêcher de faire des allers retours alors que les deux hommes d’église le jugeaient au loin. Stefan allait les tuer. Non. Il allait attendre la femme de sa vie, puis il allait lui faire l’amour devant les hommes d’église, puis les tuer pour avoir osé regarder alors que l’église prône la pudeur. Ouais. C’était un plan. Il fallait juste trouver un moyen pour virer Ethan, parce qu’il ne comptait pas le tuer, lui. Donc, il réfléchissait à tout ça. Il pensait aussi au fait qu’il allait perdre sa sœur à peine retrouvé, et se promit qu’il la comblerait de cadeau une fois que ses griffes se seront assez souvent planté en Madeleine pour qu’elle les ressente sans même qu’il la touche. C’était ça, sa crainte. Avant qu’il ne vienne la chercher en tant que duc, il pouvait dire qu’il n’y avait que des obstacles, mais là, c’était la dernière ligne droite. Le dernier moment, l’unique moment… et… rien ne se trouver entre eux. Madeleine avait alors toute la possibilité de voir enfin le monstre qu’il était, de colère et de rage, sous son masque. D’ailleurs, il le reprit, perdant ses expressions et son illustration sur son faciès.

- Quand tu fais ça, tu fais peur, fit remarqué Ethan.

Mais ça ne changea pas l’expression de Stefan qui garda son masque jusqu’à entendre la calèche de sa promise. Elle était venue ! Il n’aurait pas à la traquer dans tout le pays parce qu’il allait l’enfermer dans sa chambre jusqu’à au moins l’année prochaine ! Quand elle arriva, il cilla. Déjà par sa beauté et sa grâce qui émanaient d’elle telle un phare dans la nuit, mais aussi parce qu’il connaissait la robe. Il savait l’importance de cet habit pour Katherine. Il savait, aussi, avoir le droit à la bénédiction de quelqu’un qui était bien plus important pour lui que Dieu. Katherine et Bree lui donnaient sa bénédiction, à lui, le monstre de foire tout déglingué qu’elles avaient trouvés dans la rue. Et bien qu’il ait voulu dire adieu à Stefan Hartol pour toujours, Stefan savait qu’il ne pouvait pas s’y résoudre. Cette femme était la seule famille qu’il avait eu pendant des années, la seule qui reste. Il ne pouvait pas lui tourner le dos. Il ne pouvait simplement pas lui dire alors qu’il s’approche de sa femme et la regarde avec toute l’admiration du monde. Il se penche à son oreille.

- S’il n’y avait pas autant de témoin, je te ferais mienne sur le champ ! avait-il murmuré rien que pour elle alors que l’homme d’église se mit à sa place, de toute évidence ravi de ne pas avoir à marier deux hommes… comme si c’était accepté…

Mais alors que tout se mettait en place, on l’emmerda. Le grognement de Stefan quand il vit apparaître le visage de Edward Radcliffek, vicomte, résonna dans l’église. Il avait fait envoyer un émissaire pour une surprise à Madeleine… et il se retrouvait avec l’homme qui avait refusé ce présent… Il lui lance un regard noir et haineux. Peu désireux de le voir ici. Etait-il venu parce qu’il avait pris sa demande d’il y a trois jours pour une invitation ? Cela serait risible et totalement à côté de la plaque ! Il se mit entre sa femme (oui c’était acté) et cet homme machinalement, même si cette dernière était bien trop courageuse et bien trop téméraire pour rester cacher derrière un homme, même si celui-ci était son mari.

Et ensuite, la merde commença. Stefan écouta en silence, essayant de garder un masque impassible qu’on lui connaissait quand il n’était que Hartol. Il essayait de dévier toute sa colère en repensant à tout ce qu’il ferait à la jeune femme une fois qu’elle sera sa femme, en tout légalité, et qu’il pourrait dire à son beau père d’aller se faire foutre. Alors, bien qu’il était en train de bouillir de colère aussi littéralement que le pouvait son sang, il ne le faisait pas voir sur son visage qu’il gardait de marbre.

« Digne de vous », le fit tiquer. C'était lui qui ne serait jamais digne d'elle. Il tiqua encore. On ne pouvait pas retirer un masque avec la force d’une tornade (s’appelant Madeleine) et croire qu’il pouvait le remettre aussi rapidement et efficacement. Il tiqua à chaque insulte à SA femme. Il tiqua et sa respiration se fit de plus en plus douloureuse, haché, comme si tout son corps était en train de tenir sur des paramètres de bases et que la respiration seule essayait d’en enlever la pression à l’intérieur.

« Trainée », « vulgaire fille », « le fruit du péche », « une enfant de putain », « indigne », « bâtarde ». La seule raison pour laquelle il n’avait pas déjà aplatit le visage de son « beau-père » était l’égard de son rang. Il n’était qu’un nouveau duc, et éclaté la tête de cet homme avec autant de témoin pourrait l’envoyer à la potence. Il le savait. Et il avait envie de lui faire bouffer ses dents tout de même. Ce paternel sans cœur allait même jusqu’à dire que la vertu de Madeleine était à débattre ? Il lui avait prit, il avait senti son corps s’ouvrir alors qu’il rentrait en elle, il avait vue le sang coulait de son intimité et souillé les draps. Comment ce diable en homme pouvait croire que cette femme avait eu le moindre manque de vertu… et même si, réalisa-t-il, il n’en aurait eu rien à faire. Stefan allait tuer cet homme pour ce qu’il avait osé prétendre, mais il n’oublierait pas de préciser cela à Madeleine. Même si tout un vaisseau de pirate lui était passé dessus avant, elle serait toujours à lui de corps et d’âme. Quand Madeleine finit par menacer de botter le cul de son géniteur, Ethan fut un mouvement pour arrêter ce qu’il sentait être un élan de violence. Mais il n’eut pas le temps.

La gifle résonna dans l’air comme un rappel certain de l’action qui venait de se dérouler. Et bien que le temps ne le pouvait pas, Ethan aurait juré qu’il se figea un instant. Une seconde. Le temps de voir la haine profonde marqué sur le visage de Stefan. Une haine qu’il ne connaissait que trop bien pour le voir tous les jours dans son propre reflet quand il pense à son père. Pendant cette seconde, que Stefan, lui, ne ressentit pas, il eut le temps d’attraper le cou et de lui asséner un premier coup qui fit craquer un os, celui du nez. Stefan frappa l’homme une fois, deux fois, trois fois, jusqu’à ce que des gerbes de sang sorte. Ethan, plus gentlemen que jamais, réussi à faire pousser les femmes, toutes, un peu plus loin. Madeleine avec Clarence, Katherine et Eloïse et la femme et les filles légitimes du vicomte d’être autre coin. Le temps de faire ça, ils entendirent les rageux commentaires de Stefan qui traita son beau-père de tout, surtout de chien putride qui ne mériterait que de boire de la pisse. Ethan arriva pas derrière et lui tient les épaules pour le reculer.

- Lâche-moi ! Lâche-moi Ethan, je vais arracher les couilles de ce salopard et lui faire manger avant qu’il n’ait le temps de gerber d’autres insultes sur ma femme.
- Pas maintenant, pas ici. Il est vicomte.

En disant cela, Ethan lui rappela qu’il serait toujours tant de l’éliminer s’il prenait son mal en patience. Pour prouver sa confiance en lui, Stefan lui avait raconté toute sa vie, même des choses qu’il ne comptait pas dire à sa femme. Ethan en avait fait de même, et le lien entre les deux avaient été d’autant plus puissant et fort. Alors Stefan se calma, à peine. Ethan le lâcha et Stefan se remit sur l’homme en lui reprenant la gorge, les yeux d’une lueur démoniaque et superbement effrayante. Katherine laissa même échappé un « oh, non », parce qu’elle se souvenait de ce regard, un peu après qu’elle eut trouvé Stefan dans la rue. La personne qui avait été victime de ce regard avait été retrouvée mort. Pendu. Et frappé. Il restait prés du visage de Edward.

- Vous n’êtes qu’un résidu de la société, un mange-merde qui ne mérite pas de respirer le même air que l’incroyable personne qu’est Madeleine. Vous êtes le genre à ne pas savoir garder vos engins dans le pantalon et à blâmer la victime. Le genre à prendre des gamins de force dans la rue pour cacher votre perversion et votre infamie.

Sa colère était froide. Ses mots étaient crus et nets. Il tranche. Stefan avait retrouvé presque toutes les personnes qui avaient violé l’enfant qu’il était. Il les avait retrouvé et leur avait fait perdre l’envie de toucher un enfant à jamais –puisqu’ils sont morts-. Il avait même un nom de tueur en série, bien que la plupart de ses crimes fût étouffé pour la réputation des hommes. Stefan sortit le papier de sa poche et le tendit à l’homme.

- Ethan, plume.

Ethan lui tendit un plume déjà encré. Stefan fit relever l’homme ensanglanté. Un bout de son nez pendait dangereusement et Stefan résista à peine à l’envie de tirer dessus. Il devait faire les choses dans l’ordre. Il tendit le papier que le père de Madeleine reconnu tout de suite.

- C’est une…

Stefan tira sur le bout d’os qui pendait pour le faire taire de l’insulte qu’il allait dire. Il jeta le bout d’os dans un « splash » disgracieux et affreux avant qu’il ne tende la papier à nouveau.

- Vous en entendrez parler, fulmina l’homme après avoir signé en se faisant aider de ses filles. Vous êtes un monstre.
- Vous devriez remercier Mademoiselle Smith d’accepter de sauver vos filles de ce monstre, alors, fit-il en tournant la plume dans ses mains pleines de sang avant de se retourner tout sourire vers Madeleine. Tu ne resteras pas Mademoiselle Smith bien longtemps, mais qui puis-je ? Tu es ma femme je ne veux plus attendre.

Et il tendit le papier officiel qu’il avait dans les mains à Katherine et Madeleine. Ce papier attestait que le duc renonçait à tous ses droits sur Madeleine et même jusqu’à son existence… pour donne ce droit de « parenté » (et donc une adoption en règle) à Katherine Smith. Il était si simple de refaire la signature de Katherine. Madeleine était officiellement sa fille. Et il allait l’épouser. Dans les dents de Stefan Hartol qui ne l’aurait pas pu, épouser sa sœur ça ne se fait pas. Il sourit, comme s’il ne venait pas de fracasser le nez d’un homme en l’injuriant. Il était content et dans ses yeux coulaient la promesse d’une mort prochaine et violente pour le viconte de Radcliffe. Il posa un regard sur sa sœur et il devient livide avant de s’en vouloir. Il avait oublié qu’elle ne le connaissait pas ainsi. Ses yeux se baissèrent sur ses mains, qu’il ouvrit et ferma en sentant les articulations douloureuses lui rappeler à l’ordre. Il n’était qu’un monstre.

- Je vais me débarbouiller.

Il n’était pas son père. Il ne voulait pas que sa sœur le voit comme ça. Mais d’abord la rage pure et volcanique s’était emparée de lui avant que cela ne se change en la haine froide qui l’habite toujours. Il n’avait même pas réalisé avoir avoué, devant Ethan, Katherine, Madeleine, Eloïse et Clarence avoir été violé par des hommes quand il était enfant. Radcliffe et sa famille ne connaissaient pas ce moment de l’histoire de Stefan où il était dans la rue, alors que les autres oui. Il s’avance vers Madeleine, ne la touche pas pour ne pas salir sa jolie robe et l’embrasse comme il n’aurait du pouvoir le faire qu’après le mariage.

- Ne t’enfuis pas, fit-il mais sa voix trahissait sa peur. Ne t’enfuis pas.

Puis, il la laissa pour rentrer dans l’église vers une zone sur le côté et utiliser l’eau bénite, dont il avait vue le prêtre changé la coupelle, pour nettoyer le sang sur ses mains. Il fallait au moins Dieu pour repousser les démons qui l’assaillent et vont finir par l’étrangler, plus surement qu’un homme qui se croit supérieur à Dieu.


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
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Rein
Mer 12 Juin - 21:18

Madeleine Radcliffe
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, car ce beau majordome ne me laisse pas indifférente.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit
Edward Radcliffe n'avait jamais éprouvé la moindre once d'amour paternel envers sa fille illégitime. Jamais. La mère de Madeleine, Marianne, était une jeune prostituée française des bas-fonds de Londres. Le genre d'écorchée vive que la guerre n'avait pas épargné. Son père était mort au front et sa mère avait succombé à la rubéole. Oui, Marianne avait tout perdu très jeune et n'avait eu d'autre choix que de se vendre elle-même afin de ne pas mourir de faim. Son enfance était morte en France et elle s'était expatriée en Angleterre à sa majorité par amour pour un homme qui ne la traitait pas aussi mal que les autres.

Fraîchement débarquée, l'homme l'avait revendu presque aussitôt à un proxénète anglais pour une somme rondelette et il avait filé à l'anglaise, laissant Marianne seule aux mains d'un monstre sans aucun état d'âme. Marianne était ensuite devenue une véritable attraction touristique grâce à ses boucles blondes et ses yeux bleus perçants. Les passes s'enchainaient, paysans, bourgeois, nobles… N'importe qui, tant qu'il pouvait payer. Edward l'avait aperçu au détour d'une rue et sa beauté l'avait ensorcelé. Alors, il avait gracieusement payé le proxénète pour qu'il lui cède Marianne, il l'avait ravi aux yeux du monde et l'avait fait sienne de bien des manières. Marianne lui avait appris comment aimer une femme, elle lui avait montré comment s'y prendre, elle lui avait fait découvrir le désir, le plaisir et la jouissance. Bien que déjà marié, Edward Radcliffe, noble aristocrate aux valeurs conservatrices, était tombé fou amoureux d'une prostituée des bas-fonds et cela le mortifiait.

La réalité le rattrapa plus durement encore lorsque Marianne lui annonça qu'elle attendait un enfant de lui alors que sa propre femme était également enceinte. Il était hors de question qu'il se retrouve avec un bâtard dans les pattes, il en mourrait de honte. Mais il n'aurait jamais pu se résoudre à fuir avec Marianne ou à divorcer pour épouser la putain du coin. Il tenta de faire entendre raison à Marianne en lui expliquant que rien de bon ne sortirait de cet enfant illégitime, mais Marianne refusa d'abandonner son bébé. Edward, fou de rage, se dédouana de toute responsabilité, tel un lâche, avant de partir en claquant la porte.

Il ne revit jamais Marianne de son vivant. C'est une voisine, prostituée, elle aussi,, de la jeune française qui déposa le nouveau-né sur le pas de la porte des Radcliffe. Marianne lui avait tout raconté. Dans un panier en osier, gisait Madeleine, endormie, avec une simple note posée sur les couvertures qui recouvraient le bébé.

Marianne est morte pour que Madeleine vive.

Oui, Edward Radcliffe n'avait jamais aimé sa bâtarde. Elle était sa croix, sa Némésis, l'incarnation de tous ses vices… et le portrait craché de Marianne. Il l'avait battu un nombre incalculable de fois. Pour un oui, pour un non, pour son insolence, mais aussi pour un regard lui rappelant Marianne, pour un rire sonnant comme celui de Marianne, pour des larmes coulant comme celles de Marianne… et quand elle commença à se transformer en une belle jeune femme, les coups avaient redoublé de violence. Ses pensées obscènes, sa perversité, sa luxure, ses souvenirs de Marianne… Tout ça se mélangeait en lui jusqu'à exploser sur Madeleine en une pluie de coups.

Il ne l'avait jamais aimé, mais sa ressemblance avec Marianne avait éveillé en Edward une luxure décadente.

Néanmoins, il ne posa jamais un doigt sur elle en ce sens, mais il évacua sa frustration à travers un déferlement de violence qu'il ne s'autorisait qu'avec elle. Madeleine était son souffre-douleur et cette pensée suffisait à calmer le désir malsain qui brûlait aux creux de ses reins pour sa bâtarde.

-

Madeleine avait terriblement rougi quand Stefan lui avait murmuré son désir ardent de la posséder sur le champ, après l'avoir vu s'avancer vers lui dans sa robe de mariée. La belle blonde fit un tour sur elle-même afin qu'il l'admire encore plus et elle lui adressa un sourire narquois à l'idée qu'il lui retire tout ce tissu dès qu'ils franchiraient le pas de la porte du duché des Whistledown. Elle le voulait, elle aussi. Oui, elle brûlait de désir pour lui et elle avait hâte qu'ils rentrent, mariés, pour ne plus jamais quitter leur chambre, car, oui, il était hors de propos qu'ils fassent chambre à part. Madeleine se glisserait dans le lit de Stefan toutes les nuits et quand elle ne le rejoindra pas, terrassée par la fatigue, il serait alors celui à la rejoindre dans son lit. Il était exclu et superflu qu'ils dorment séparément, Madeleine s'y opposerait si jamais Stefan osait lui proposer une idée aussi saugrenue.

Elle plongea son regard dans le sien et lui murmura qu'elle l'aimait à en perdre la raison avant qu'ils ne montent les escaliers les séparant de l'autel, mais Edward Radcliffe était arrivé pour tout gâcher.

Madeleine avait écouté son père déblatérer sans ciller. Quand Stefan s'était mis devant elle, en un geste protecteur qui lui réchauffa le cœur, elle s'était écartée pour revenir à ses côtés afin de tenir tête au regard de son père avec défiance. Elle n'avait pas peur d'Edward. Elle n'avait jamais eu peur de lui, à dire vrai. Il mettait ses nerfs à vifs, se défoulait sur elle jusqu'à lui en briser les os, mais elle n'avait jamais eu peur de lui. Elle l'avait détesté et méprisé, mais il ne lui avait jamais inspiré aucune peur. Edward était le genre d'homme lâche qui frappait les femmes et léchait les bottes des hommes. Son titre de noblesse mis à part, il n'était plus rien.

Les insultes pleurèrent et Madeleine commença à se demander sérieusement si le prêtre accepterait toujours de les marier, Stefan et elle, si elle rouait de coups son père sur le parvis de l'église. Elle savait que Stefan aurait adoré, lui. Elle était même certaine qu'il lui aurait fait l'amour presque aussitôt après tant elle aurait attisé son désir en se déchainant contre Edward.

Katherine se décomposait à vue d'œil en entendant les injures que crachait son frère, mais Madeleine n'accordait que peu de crédit aux mots qui sortaient de la bouche de son père. Elle les avait entendus trop de fois, ils étaient vides de sens — comme lui.

Puis, le monstre l'avait giflé avec rage et Madeleine eut un rictus narquois devant l'audace dont faisait preuve son père alors qu'il n'avait même pas été invité à son mariage. Les muscles de Stefan se contractèrent violemment et Madeleine vit un visage de haine qu'elle ne lui avait encore jamais vu. Elle voulait le rassurer, lui dire que ce n'était pas grand-chose et qu'elle allait très bien, mais Stefan ne lui en laissa pas le temps.

Edward cilla lorsque le duc de Whistledown lui empoigna le col de sa veste, mais aucun son n'eut le temps de sortir de sa bouche avant que Stefan ne lui colle son poing dans la figure. Éloïse et Katherine étouffèrent une exclamation, Clarence devint blême et les yeux de Madeleine scintillèrent tandis que Stefan rouait son père de coups. Sa spontanéité fut telle qu'elle souffla un "Wow !" Impressionnée par la précision et la force avec laquelle son mari corrigeait Edward Radcliffe. Les femmes étaient horrifiées devant cette violence, à l'exception de Katherine et Madeleine. Stefan injuria copieusement Edward dont le visage était méconnaissable et Madeleine fit un pas vers lui pour le calmer, mais Ethan la devança avec un regard lui signifiant qu'il était encore trop en colère pour qu'elle puisse approcher de son futur mari sans danger.

Madeleine regardait Stefan avec une gratitude infinie, touchée qu'il aille jusqu'à frapper son propre père pour défendre son honneur. Elle rougit en l'entendant l'appeler ma femme et adressa un haussement d'épaule au prêtre et à l'évêque qui semblaient estomaqués par ce spectacle.

La main de Stefan se referma autour de la gorge d'Edward qui geint de douleur. Madeleine se surprit à penser qu'elle aurait aimé être la gorge sur laquelle cette main se refermait et elle étouffa un rire devant son désir quelque peu déplacé.

« Vous n’êtes qu’un résidu de la société [...] Le genre à prendre des gamins de force dans la rue pour cacher votre perversion et votre infamie. »

Toute trace de désir s'envola instantanément à ces mots et Madeleine cilla avant que son regard ne rencontre celui de Katherine. Elle semblait mortifiée, mais aussi en colère, terriblement en colère. Kate tremblait d'une colère froide envers Edward, mais aussi envers tous ceux qui avaient osé poser la main sur Stefan.

« Stefan Hartol est mort. Stefan Hartol ne te méritait pas. Il n’était qu’un résidu de haine et de souffrance. Un produit de toute la colère que j’avais en moi. »

Elle n'avait pas compris cette phrase de Stefan hier soir, mais maintenant, elle pensait comprendre ne serait-ce qu'un peu le sens de cette dernière. Oui, si l'hypothèse qui se formait dans l'esprit de Madeleine se révélait être juste… alors Stefan avait toutes les raisons d'être aussi en colère contre le monde. Était-ce pour ça qu'il n'avait de cesse de répéter qu'il était indigne d'elle ? Le cœur de Madeleine se serra à cette pensée.

La jeune mariée regarda son futur époux avec un regard indéchiffrable tandis qu'il menaçait une nouvelle fois son père. Katherine grimaça lorsqu'il tira le bout d'os qui pendait du nez de son frère et Madeleine sourit. "Pour une fois que ce ne sont pas mes os qui sont cassés…" pouffa-t-elle devant une Katherine ahurie et quelque peu scandalisée, bien qu'amusée par la réflexion.

Stefan tendit le certificat de renoncement au droit parental à Katherine qui pleura et Madeleine regarda sa tante avec un amour débordant dans les yeux. Elle se sentait honorée d'être une Smith, même si cela n'allait durer que très peu de temps. Edward la fustigea du regard et Madeleine s'inclina devant lui avant de lui adresser son majeur fièrement dressé, un air narquois sur son joli minois. "Ce fut un plaisir de vous revoir, père." Edward voulut répondre à sa provocation, mais n'en fit rien lorsque son regard croisa celui de Stefan.

Il partit aussi vite qu'il était venu, laissant une traînée de sang sur son chemin.

Madeleine s'approcha de Stefan aussitôt, confiant son bouquet à Clarence qui n'avait pas repris des couleurs depuis le début du spectacle. Stefan croisa le regard d'Éloïse qui était retournée dans les bras d'Ethan. Elle n'aimait pas la violence, mais elle comprenait pourquoi son frère en avait fait usage. On avait manqué de respect à sa femme et il n'avait pas voulu laisser cela impuni. Elle trouvait cela admirable. Elle lui adressa un sourire encourageant qu'il ne vit malheureusement pas.

Les yeux de Madeleine se posèrent sur les jointures meurtries de Stefan et elle grimaça. Merde, ce n'était pas beau à voir. Alors qu'il s'approcha d'elle pour prendre possession de ses lèvres devant témoins, Madeleine se fit violence pour ne pas tout lâcher et finir enfermée pour attentat à la pudeur. Elle cilla, les joues rouges, mais lui adressa un regard surpris en entendant sa détresse. Fuir ? Pourquoi diable fuirait-elle ? Elle était là, bien décidée à l'épouser, encore plus après l'avoir vu défendre son honneur corps et âme ! "Stefan... !" appela-t-elle tandis qu'il s'enfonçait dans l'église, honteux.

Madeleine adressa un regard suppliant à Katherine en lui confiant son bouquet, et cette dernière interpella le prêtre et l'évêque en dehors de l'église afin de leur poser mille questions sur la Bible. Éloïse cueillait des fleurs en montrant à Ethan comment tresser une couronne de fleurs et Clarence, assise sur les marches de la calèche, semblait sur le point de défaillir à la vue du sang d'Edward qui jonchait le parvis.

Madeleine referma les portes derrière elle avec un sourire éclatant à Katherine. Elles grincèrent avant de les couper du monde dans un bruit assourdissant qui se répercuta sur les murs en granit de la cathédrale. Elle observa Stefan un instant et ses mains recouvrirent les siennes tendrement. "Stefan." appela-t-elle doucement. "Je suis là, je ne me suis pas enfuie, tu vois ?" Elle le força à s'asseoir sur un des nombreux bancs parsemant l'église et elle sortit son mouchoir propre, jusqu'alors caché entre sa poitrine et son corset, pour le plonger dans le récipient d'eau bénite.

"Mon tendre époux." Elle tamponna délicatement le tissu contre ses plaies et appliqua une pression plus forte là où le sang coulait plus abondamment. "Mon héros." continua-t-elle avant de porter ses doigts meurtris à ses lèvres pour en embrasser chaque phalange. "Tu as défendu mon honneur face à cette ordure." Elle sourit et son nez caressa le dos de sa main en une tendre caresse. "Tu n'as aucune honte à avoir d'avoir fait cela, Stefan. Ne crois pas que je t'abandonnerai un jour, mon amour. Ce côté de toi ne me fait pas peur. Je comprends ta colère." Elle encercla sa joue d'une main et lui releva le visage afin qu'il la regarde. "Je suis là." Madeleine lui offrit son habituel sourire débordant d'amour et d'honnêteté. "Je ne te rejetterai jamais, car tu es l'homme de ma vie, Stefan. Je pense à toi nuit et jour et je me languis d'être ta femme." Elle se pencha vers lui et s'assit sur ses genoux avant de caresser ses lèvres des siennes. "Je t'ai ardemment aimé hier, je t'aime passionnément aujourd'hui et je t'aimerai éternellement demain." Elle enveloppa Stefan dans son voile et les recouvrit tous les deux, comme s'ils échangeaient leurs vœux. "Alors, épouse-moi, de grâce, et enlève-moi."
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