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LE TEMPS D'UN RP

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra

Clionestra
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Clionestra
Dim 23 Juin - 17:41

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 7 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Après des ébats cataclysmiques, puisqu’ainsi pouvait être considéré le fait de casser plusieurs lattes du lit et de continuer pourtant à faire l’amour, ils réussirent à se calmer. L’un et l’autre étaient bien dans ce moment de jouissance éphémère mais à l’arrière-gout toujours si prononçait. Même après l’orgasme, le bienêtre et la confiance qu’ils ressentaient continuer de faire gonfler leur cœur. Il la laisse l’embrasser, lui dit ce qui le tracasse, mais comme toujours elle balaye la situation d’un revers de la main, comme si ce n’était rien. « Tu es l'homme que j'aime et qui, je le sais, m'aime aussi ». Il avait envie de répondre froidement qu’il ne l’aime pas. Et qu’elle ne le connaissait pas pour dire l’aimer, mais cela serait un mensonge. Dans tous les défauts de l’homme, le mensonge ou la malversation n’en étaient pas un. Il n’aimait pas mentir. S’il devait parler, la vérité brute était plus agréable que la vilaine et difficile omission. Non. Il ne pouvait pas dire qu’il ne l’aimait pas… mais il ne devait pas lui laisser croire que cela n’était pas un problème pour elle. Il sait ce qu’il avait fait. Ce qu’on lui avait fait. Et comment il y avait répondu. La jeune femme ne pourrait l’accepter s’il apprenait le sang qu’il avait fait verser. Quand il parlait de tuer, elle le prenait encore pour une blague ? Il ne pouvait en être sûr… mais il savait qu’il ne voulait pas lui montrer la violence qui couvait dans ses veines comme la lave déferlant le versant d’une montagne. Il était la personne la plus violente du monde, et la seule chose qui sauvait l’humanité de sa haine était le masque qu’il avait mis pour Bree et Katherine. Et maintenant pour elle. Alors, même si épuisé par tous les efforts, il la repoussa pour se mettre sur elle et la posséder à nouveau, sans répondre à une seule des douces paroles qu’elle lui avait murmuré. Il la posséda pour lui refaire une promesse. Elle était à lui.

Et il la posséda encore dans la journée. Alors qu’elle dormait à poing fermé, il était allé chercher le repas totalement nu et l’avait ramené. Il avait étalé le repas sur la jeune femme et l’avait réveillé en goûtant son antre intime de la langue. Il avait continué ce manège même alors qu’elle était dans les affres d’un désir à peine éveillé. Il la posséda encore en la nourrissant de petites portions. Il était insatiable. Sur elle. Il ne mangea pas. Enfin, rien d’autres qu’elle qu’il soumit à son désir. Il la laissa même se nourrir, elle aussi, quand il plaça son désir dans sa bouche pour qu’elle le nettoie d’un passage particulièrement érotique de leur journée. Ils n’avaient pas fait d’autres positions que celle déjà essayé. Lui, sur elle. Par devant et taquinant sa poitrine. Elle, sous lui, montrant ses fesses alors qu’il lui tirait les cheveux. Elle, collait contre le mur alors qu’il la soulève et l’empale. Elle, coucher sur le lit alors qu’il la goûte encore jusqu’à ce qu’il ne se lève pour lui mettre son propre désir entre les lèvres. A la fin de leur amusement, il y avait une odeur de sexe et de fluide dans la pièce. Tellement qu’il attrapa sa femme si fatigué pour l’amener se baigner dans une autre pièce. Il avait profiter de chaque évanouissement sexuel de la jeune femme pour préparer tout ça. Il la mit dans le bain et il la baigna chastement alors que la lune était déjà haute dans le ciel. Il la porta dans leur lit, et il la laissa dormir.

Jusqu’au matin où il la réveilla à nouveau en lui faisant l’amour, alors qu’il avait remonté les jambes de la jeune femme autour de ses épaules. Si elle n’aimait pas ça, se réveiller en plein ébat, il n’y avait qu’une solution… Ne simplement pas s’endormir. Après une nouvelle partie de jambe en l’air, littéralement puisqu’il la laissa se contracter mais sans jamais la laisser baiser ses pieds sur le matelas, il la laissa pour amener le petit-déjeuner. S’il pensa à lui faire encore l’amour, en faisant couler le chocolat chaud sur son ventre jusqu’à son petit bourgeon, il ne le fit pas… parce qu’ils avaient du chemin à faire.

Habillés et les valises bouclés, ils montèrent dans la calèche. Une grande calèche qui pourrait contenir au moins six personnes… ou des ébats passionnés. Il avait prévenu le cocher de ne surtout pas ouvrir la porte une fois arrivé. Qu’il parte retrouvé sa famille parce qu’il était assez grand pour sortir sans lui. Le cocher avait eu l’amabilité de ne pas faire un regard entendu vers Madeleine avant de les laisser. Stefan sourit. Et le départ fut annoncé.

Ils firent l’amour dans la calèche, plusieurs fois. Elle cria et supplia. Il se répandit en elle, sur elle, dans sa bouche et à nouveau entre les plis de sa robe quand il avait voulu la frustrer. Elle jouit, elle aussi (sur ça il était partageur), sur ses lèvres, sur ses mains qui la caressaient, le visage dehors en train de parler à une femme qui demandait son chemin (ce passage là lui avait particulièrement plus) et même sur le sol. L’intérieur de la calèche sentait le sexe à nouveau, tout comme la chambre, et ça excitait encore plus Stefan. Ils firent aussi l’amour dans les deux auberges qu’ils traversèrent. Une fois même, il avait soulevé ses jupons pour la prendre alors qu’elle était en haut des escaliers et que tout le monde aurait pu les voir ou les entendre. Il avait tellement envie d’elle. L’amour des premiers jours ? Ou simplement le fait qu’il avait du brider son désir aussi longtemps… Imaginons ce qu’il se serait passé alors s’ils se connaissaient depuis plus longtemps ?

Les deux premiers jours au duché, ils couchèrent, encore, ensemble… jusqu’à ce que Madeleine tombe à un moment dans un évanouissement différent alors que du sang se retrouva dans les draps intimes. Stefan l’attrape au bon moment et la nettoie avant d’aller chercher, par la peau du cul, un médecin. L’homme de science, Logan qui avait été envoyé par Ethan après le combat devant l’église, ausculta la jeune femme sous le regard d’aigle de Stefan. Quand Logan voulu vérifier ses parties génitales, il finit coller au mur, comme s’il allait la violer. Le jeune homme, habitué qu’il était à ce genre de réaction des parents qui avaient subi des abus, le calma. Il finit de faire les différentes analyses avant de laisser le couperet tomber.

- Vous l’avez épuisé, expliqua-t-il. Les relations sexuelles sont des frottements intimes. Elle est irritée à l’intérieur et sa peau est à vif. Chaque fois que vous l’avez possédé, cela à rajouter à la blessure.
- Qu’est-ce qu’il faut faire ?
- Plus de relation sexuelle pendant au moins une semaine.
- Pardon.
- Plus de relation sexuelle pendant au moins une semaine, répète-t-il comme si cela pouvait changer quelque chose au choc. Elle est épuisée. Son corps ne tiendra pas la route et sa peau est enflammé. On l’ignore très souvent, mais on peut avoir des maladies graves en « oubliant » de soigner des blessures internes qui ne se voient pas. Si vous tenez à votre femme : pas de sexe.

Il fit un bruit étrange avec sa gorge alors que Madeleine était fatiguée dans le lit, très clairement plus blanche que ce qu’elle ne l’était à leur mariage. Il l’avait épuisé, et même s’il l’avait nourri, il n’avait pas prévu la dépense d’énergie que le sexe allait amener.

- Il ne faudra pas non plus passer derrière, rajouta Logan avant de se faire à nouveau plaquer contre le mur.
- POUR QUI ME PRENEZ-VOUS ???

Jamais il ne passera par là. Jamais. Parce que déjà, il ne trouvait pas cela naturel, en plus, ça ne lui plait pas et surtout… surtout, il sait que ça le fait souffrir. Il botte le cul de Logan avant de le faire sortir de la pièce. Plus de sexe. Plus du tout. Pendant au moins un moins. Logan expliqua derrière la porte.

- Et ensuite, il faudra apprendre à modérer vos ardeurs. Si vous tenez à elle, en tout cas.

Il jeta un verre contre la porte et Logan disparu. Il finit par prendre une chemise affreuse et la mis d’obligation sur la jeune femme. Il se recule. La regarde. Il finit par prendre quelque chose d’encore plus moche pour lui porter avant de pousser un juron.

- Tu es bien trop sexy pour que j’arrive à me retenir pendant une semaine ! Cela me fait chier !


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
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Rein
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Rein
Lun 24 Juin - 19:20

Madeleine Whistledown
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis comme un don du ciel.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie, mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 7 60c815173ba9b56bf7e7831803a09675d8f667a6
Stefan Whistledown était un homme infatigable, à l'appétit sexuel démesuré et insatiable. Il avait possédé sa femme, pour son plus grand plaisir, absolument partout. Aucune pièce n'avait été épargnée par leurs ébats passionnés. Leur lit avait fini par céder sous les assauts impitoyables du duc, s'effondrant sous Madeleine sans que son mari s'arrête de la posséder pour autant. Elle l'avait laissé faire ce qu'il lui plaisait bien volontiers, car cela lui plaisait aussi.

Pour autant, la jolie blonde n'était pas stupide. Elle avait parfaitement conscience que Stefan se cachait derrière ces déchaînements charnels pour fuir toute conversation avec Madeleine qu'il jugeait déplaisante. Il n'était pas un monstre, mais comment lui faire comprendre ? Elle n'en savait rien, pour le moment, car les délicieuses offensives répétées de Stefan sur sa personne n'aidaient en rien son cerveau embrumé de désir. Elle avait tout le temps d'y réfléchir. Ils avaient la vie devant eux pour se perdre en discussions interminables.

Néanmoins, après chaque orgasme, et à chaque fois que son mari revenait à la charge pour lui faire l'amour, Madeleine l'avait regardé droit dans les yeux — si elle le pouvait, tout dépendait de la position — avant de lui murmurer qu'elle l'aimait. Ils n'avaient pas fait l'amour une seule fois sans qu'elle ne lui répète ces mots, arrachant des grognements exaspérés à son mari bougon. Madeleine le lui avait susurré lors de leur séance de dégustation érotique, elle le lui avait répété en le savourant, lui, entre ses lèvres gonflées par leurs baisers, elle le lui avait dit quand il était sur elle, avant de le lui bredouiller entre deux cris quand il l'avait retourné pour la prendre à califourchon. Plaquée contre le mur de la chambre, Madeleine le lui avait dit malgré les lèvres avides de Stefan contre les siennes pour la faire taire. Pour finir, elle le lui avait affirmé en gémissant quand il avait descendu son visage entre ses cuisses. En guise de douces représailles, son mari s'était glissé si profondément entre ses lèvres qu'elle avait été incapable de le lui exprimer cette fois, arrachant à Stefan un sourire victorieux et mauvais. Ce sourire l'avait fait jouir sans même qu'il ne la touche.

Madeleine était épuisée par la première journée de sa lune de miel. Leur nuit de noces n'était censée débuter que maintenant, mais ils n'avaient pas attendu l'arrivée de la lune pour s'abandonner l'un à l'autre. Le corps de la jeune duchesse luisait de sueur et d'autres fluides corporels. Elle sommeillait, oscillant entre douce réalité et songes délicieux, obligeant Stefan à la porter jusqu'à la baignoire pour l'y baigner. De toute manière, la jeune femme aurait été bien incapable de marcher jusque-là. Son mari s'occupa de tout, comme à son habitude, et elle soupira de bien-être quand ils se blottirent l'un contre l'autre, propres comme des sous-neufs. Stefan lui caressa les cheveux avec douceur et Madeleine sombra dans les bras d'un Morphée bien peu assuré devant un duc aussi possessif. Il n'était que la personnification du sommeil, mais on aurait juré entendre Stefan grogner en voyant sa femme aussi sereine sans lui.

Aussi, Stefan arracha jalousement sa femme des bras de Morphée dès l'arrivée du petit jour. Il avait posé ses mollets sur ses épaules avant de la posséder avant autant de vigueur que la veille, si ce n'est plus. Madeleine l'avait regardé avec surprise, encore ensommeillée, tandis qu'il la saluait d'un simple Bonjour, Madeleine avant de fondre en elle. Le corps de la jeune femme avait répondu presque mécaniquement aux assauts du jeune homme, ses orteils se tordant délicieusement face à cette position encore inédite. Les amants se complétaient à merveille et leurs corps semblaient faits l'un pour l'autre. Malheureusement, pour cette fois, elle n'eut pas le temps de mettre suffisamment d'ordre dans son esprit pour dire à Stefan qu'elle l'aimait.

Stefan apporta le petit-déjeuner au lit — qui ne ressemblait plus à grand-chose — et Madeleine dévora son assiette avec un appétit des plus féroces. Ils s'arrêtaient de manger, par moment, afin d'échanger de doux baisers. Rassasiée, mais quelque peu poisseuse, la blonde aux yeux bleus demanda à Stefan à ce qu'il la porte dans ses bras jusque dans la baignoire. Marcher ne lui était pas impossible, aujourd'hui, mais elle prétexta d'être beaucoup trop fatiguée. Il lui fit couler un bain fumant, dans lequel elle l'attira en écartant de manière obscène les cuisses, afin qu'ils y fassent l'amour. Qui était-il pour refuser une telle demande à sa femme ? Soit. Il la prendrait où elle le souhaiterait, il le lui avait promis. Ils arriveraient plus tard que prévu, tant pis.

Il grogna dans son cou quand elle lui susurra un nouveau "Je t'aime, Stefan."

L'heure du départ approche, les forçant à se quitter un bref instant. Une fois le couple seul dans la calèche, Madeleine fut de nouveau soumise à la fougue de son mari — pour son plus grand plaisir. Le cocher de la voiture transpirait tant les gémissements obscènes de sa maitresse l'émoustillait plus qu'il ne voulait l'admettre. La cabine arrêta de se mouvoir à la demande d'une noble qui apostropha Madeleine, dont le visage était proche de la fenêtre. Immobile, cette dernière se contractait délicieusement autour de son mari qui en profitait pour l'assaillir de coups de rein impitoyables. Les joues rouges, elle indiqua un chemin absolument erroné à la jeune femme, agrippant le rebord de la fenêtre en jurant entre ses mâchoires serrées alors qu'un nouvel orgasme la ravageait. La voiture repartit sur ordre de Stefan, et l'érection douloureuse du cocher s'amoindrit dès qu'il entendit la voix de son maître.

Ils firent l'amour le soir, sous les étoiles, à même le toit de l'auberge dans laquelle ils séjournaient. Le lendemain, Stefan posséda sa femme presque à la vue de tous, dans une autre auberge. Elle n'avait jamais été aussi serrée autour de lui que lorsqu'une femme de ménage leur avait demandé, du bas de l'escalier, si tout allait bien. Là encore, Madeleine lui avait fébrilement dit qu'elle l'aimait après avoir ancré ses pieds dans le sol en s'abandonnant à la jouissance, et il l'avait attiré dans un recoin d'un couloir, contre une fenêtre poussiéreuse et en lui tirant délicieusement les cheveux, pour la reprendre.

-

Cela faisait deux jours qu'ils étaient arrivés chez eux, dans leur magnifique duché, mais Madeleine en avait à peine vu la couleur. Oh, Stefan affirmait lui avoir fait visiter la demeure à plusieurs reprises, mais comment pouvait-elle s'imprégner des lieux quand il fondait en elle dès qu'elle détournait son regard de lui ?

Ils riaient, perdus dans l'insouciance de leur lune de miel, s'aimant aux yeux de tous, bien que Stefan grognât à chaque fois que sa femme lui confessait son amour. C'était une sorte de formule magique : je t'aime, Stefan = je vais posséder Madeleine. La jeune femme adorait cela, bien qu'elle se languisse d'entendre quelques mots tendres de son aimé.

Après une initiation particulièrement obscène à quelques plaisirs décadents, Madeleine était tombée d'épuisement dans les bras de son mari, des traces de sang tachant les draps ainsi qu'une zone bien précise de son aimé. Madeleine trouva cela étrange, car il était trop tôt pour ses saignements menstruels. Peu de temps après, elle avait tourné de l'œil. Calme, comme à son habitude, le jeune duc s'occupa de sa femme avec une efficacité effrayante avant d'exiger la venue d'un médecin qu'il alla lui-même chercher.

En l'absence de Stefan, Madeleine s'était réveillée, nue, mais propre, sirotant une tasse de thé à même le lit conjugal - le préféré de Stefan, car il lui manquait. Elle se sentait parfaitement bien, même si ses muscles étaient quelque peu endoloris et que son intimité la brûlait légèrement. Elle gloussa en observant son mari, dévisageant Logan avec un air sinistre avant qu'il ne le plaque contre le mur. "Je vais bien, Stefan." assura-t-elle à son mari alors qu'il allait faire la peau au médecin simplement parce qu'il voulait l'ausculter.

La jeune femme écouta Logan avec attention, les sourcils froncés par son diagnostic : l'épuisement. La sensation de brûlure qu'elle ressentait était supportable, et elle ne se sentait pas plus fatiguée que cela, mais le verdict de Logan était sans appel : pas de relation sexuelle pendant une semaine. Au moins. Moins ils respecteraient ces consignes, plus longue serait la convalescence. Madeleine avait besoin de repos. Son corps réclamait du repos. Elle cilla, prête à objecter, quand son regard s'illumina soudain. Oh, bordel. Elle allait le rendre fou. Elle allait le pousser dans ses retranchements. Elle allait le pousser à bout pendant une semaine avant qu'il ne la prenne délicieusement dans sept jours. Son regard croisa celui de son mari, et sa femme lui adressa un sourire mauvais, le même genre que le sien, le genre de sourire qui sied parfaitement à une petite chipie.

Oui, elle allait bien s'amuser.

Logan quitta la pièce, évitant de justesse un verre que lançait Stefan contre la porte, et Madeleine pencha la tête sur le côté en attrapant un pan de la chemise de son aimé pour qu'il la regarde. Elle était nue, à califourchon sur le lit et ses yeux brillaient de malice. "Une semaine, c'est diablement long..." Son sourire s'élargit devant la tension visible dans les épaules de son mari et elle ria quand il la rhabilla de force, deux fois, avant de jurer qu'elle était bien trop belle pour ne pas être honorée pendant si longtemps. "Tu as entendu le médecin comme moi, Stefan. Nous n'avons pas le choix." chantonna-t-elle en se relevant d'un bond. La chemise ouverte de Stefan sur son corps le laissait apprécier les courbes de sa femme, sa poitrine, mais aussi l'objet de tous ses désirs. Elle l'attira à elle avant de l'embrasser avec ardeur, leurs langues se nouant et se dénouant dans une valse que son mari dirigeait habilement. Ses mains glissèrent dans les cheveux de Stefan pour le ramener encore plus à elle et l'une de ses jambes remontant lentement jusqu'à son flanc. Elle haleta contre lui, un sourire carnassier sur les lèvres. "Allons déjeuner."

Madeleine Whistledown s'amusa à provoquer son mari toute la journée. A table, elle savoura d'une manière particulièrement obscène de l'andouillette, de la même manière qu'elle savourait Stefan en calèche. Elle gémissait à chaque bouchée, répétant à quel point c'était délicieux. Du jus coula le long de son menton avant de tacher sa chemise de gras, Madeleine se lécha le coin des lèvres, avide, observant son mari à travers ses cils avec un sourire narquois. Un domestique toussa, pivoine devant le spectacle que lui offrait sa maîtresse, et Stefan ordonna à tout le monde de quitter la pièce en jurant qu'ils les tueraient tous jusqu'au dernier s'ils posaient encore leur regard sur sa femme.

L'après-midi, alors que Stefan rodait tel un lion en cage autour de Madeleine, cette dernière apostropha un palefrenier du domaine en s'extasiant devant les chevaux que possédait son mari. Particulièrement tactile avec le jeune homme devant elle, elle lui palpa les avant-bras avant de passer une main dans ses cheveux pour dégager quelques mèches rebelles de son visage. Elle complimenta sa stature et son sourire, arrachant un sourire flatté et embarrassé au paysan qui rougissait à vue d'œil.

Dans la nuit, Madeleine rejoignit finalement son mari dans leur lit, après avoir passé la journée à jouer avec ses nerfs. Elle l'avait allumé dans la baignoire en se caressant devant ses yeux, murmurant son nom sans le quitter des yeux. Elle l'avait laissé la soulever contre le lavabo quand il avait voulu la prendre, impatient, avant de le repousser au tout dernier moment et de s'enfuir en riant. Maintenant entièrement nue, la jeune femme observa le dos musclé de son mari, qui était dos à elle, bougon, avant de coller doucement sa poitrine contre lui en s'allongeant à ses côtés. Les doigts de la jeune femme effleurèrent le corps de son aimé de mille caresses, touchant à peine les zones les plus intimes de Stefan avant de remonter innocemment vers son torse. Elle lui baisa la joue et descendit ses baisers jusqu'à sa clavicule, son souffle chaud chatouillant son cou avant d'y mordiller un point particulièrement sensible. "Bonne nuit, mon amour..." souffla-t-elle en tirant le drap sur eux avant de lui tourner le dos, le privant de sa chaleur avec un sourire mesquin.

Ces six prochains jours promettaient d'être jouissifs.
Clionestra
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Lun 24 Juin - 21:32

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 7 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Logan avait failli mourir. Heureusement pour lui, il était assez doué pour ne pas se faire de soucis avec des menaces de mort. Benedict lui en disait souvent. Son cousin, le futur duc de Lockwood, faisait la même chose. Logan vivait avec une menace de mort par jour. Si ce n’est dix, quand il devait masser ou remettre des os cassés. Il fallait bien vivre malgré les épées de Damoclès sur sa tête. Il laissa échapper un soupir alors qu’il plaint surtout ce pauvre Stefan. Il avait bien vue le sourire sournois de sa femme quand elle avait entendu l’obligation d’abstinence.

Et Stefan souffrit. Toute la journée. Il pensa à prendre sa femme dans tous les coins. Il avait envie de la posséder encore et encore… et surtout, il devait à nouveau supporter ses « je t’aime » sans pouvoir la faire taire. BORDEL. Il cru qu’il allait craquer plusieurs fois ! Cette petite démone des enfers l’avait malmené.

Le lendemain, elle continua à la tenter… Elle était une petite tentatrice. Et à un moment, alors qu’elle mangeait à table et sucer ses doigts avec des bruits obscènes, il eut du mal à se retenir. D’un coup, il l’attrapa, retroussa ses jupons et la pénétra. Il lui fit l’amour. Il fit tomber les assiettes et les verres de sur la table pour lui faire « du mal ». Il la puni de tout ce qu’elle avait fait hier avec le besoin de la sentir fondre sous son corps. Et il l’embrasse tout le long, sans s’arrêter. Il ne supporterait pas un « je t’aime » de plus alors qu’il avait besoin de lui faire l’amour. Il la pénétra, la fit jouir et continua de lui faire l’amour avec une violence presque hypnotique. Il lui fit l’amour jusqu’à ce qu’elle tombe dans ses bras. Et c’est qu’assommer par leur relation intime qu’il se retira d’elle pour voir avec horreur ce qu’il avait fait.

Il remarqua le sang et se détesta. Putain. Il la lava, bien sûr, alors qu’elle était à peine réveillée. Il la tenait dans ses bras, avec un visage totalement fermé, comme le jour de leur rencontre. Et quand elle lui dit qu’elle allait bien, il l’ignora encore. Il ne devait pas seulement éviter de la pénétrer, pour l’irritation, mais de la fatigué aussi. Cela signifiait que l’idée qu’il avait eue de l’attacher pour lui faire l’amour à sa bouche ne pouvait plus fonctionner. Pourtant il sentait son érection grandissante encore dans son bas. Il finit de la porter au lit. Et avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit, il attrape des cordes pour lui attacher les mains avec force.

- Je voulais attendre de les utiliser pour une relation intime, mais tu ne me laisses pas le choix, ma chipie…., marmonna-t-il en vérifiant ses nœuds.

Il l’embrasse, profondément, intimement, de plus en plus fort alors qu’il sent son corps se tendre encore vers elle. Bordel. Il mit sa main dans son pantalon, qu’il avait remonté pour porter la jeune dans le lit, et il se mit à se caresser tout en continuer de faire jouer sa langue dans la bouche de la jeune femme. Il continue de se caresser et il se met par-dessus elle. Son érection touchait son ventre sur sa robe, il faisait des gestes obscènes. Il continua de l’embrasser, sans la quitter. Il refusait qu’elle ne parle. Il refusait de l’entendre dire alors qu’il la blessait, encore. Il l’avait fait saigner et il ne se pardonnerait pas. C’était la preuve qu’il était un monstre. Il finit par mettre sa main contre son cou, l’étranglant à peine pour tenir sa tête alors qu’il continue de l’embrasser.

- Fermes ta gueule.

Et il la quitta avant d’entendre la moindre parole. Après un ultime baiser qu’il voulait se faire vengeur. Il changea de pièce, et finit de se caresser dans cette pièce, après avoir imaginé sa douce Madeleine totalement soumise à une corde qu’il aurait nouée autour de ses membres. Il ne devait plus la toucher. Il ne la toucherait pas. Il revient après, avec de la nourriture. Il s’assit à côté d’elle et il lui sourit avant de lui préparer son repas.

- Tu vas rester attacher au moins toute la matinée, pour que tu me tentes pas, vilaine.

Il se penche, il l’embrasse et la nourrit ainsi. Chaque fois qu’elle émanait un reproche, il faisait en sorte de l’ignorer totalement. Il l’embrassa. Pour éviter les « je t’aime » et les « Détaches moi ». Il la tient ainsi toute la journée, faisant des nœuds bien plus forts quand elle avait besoin de faire ses besoins. Pas question qu’elle se défile ou qu’elle le tente à nouveau. Pendant une semaine. Il s’amusa, un peu. La caressant avec plaisir. L’attachant même pour se faire du bien en face d’elle alors qu’elle ne pouvait que se contracter entre ses cuisses. Il la garda aussi attacher la nuit, bien qu’il se blottit dans ses bras et la déshabilla totalement pour la caresser –presque- chastement. Il caressa ce corps en se collant à elle.

- Je ne te ferais jamais de mal, souffla-t-il dans son cou avant de s’endormir. Ne me fais pas te faire souffrir.

Le lendemain, il refit la même chose. La nourrissant et évitant autant qu’il le peut de lui donner des occasions de s’enfuir. Oh. Elle essaya… mais à chaque fois, elle ne pouvait rien faire contre un Stefan bien décidé à ce qu’elle ne puisse JAMAIS le tenter. Il ne fallait pas qu’elle le touche au risque de craquer. Il la laissa à un moment…

Et il ne revient pas. C’est qu’après plusieurs heures de solitude que Madeleine pu entendre des voix. Nue et déshydratée. La voix qu’elle entendit n’était pas celle de son mari, mais celle d’Ethan.

- Madeleine ? cria-t-il en dévalant les escaliers.

Il rentra en trompe dans la chambre. Tout de suite, il mit un drap sur son corps pour la couvrir et il se pencha pour découper ses liens. Il lui donna tout de suite de l’eau.

- Stefan a été arrêté. Accusé d’être un sodomite.

Il l’avait avoué, avoir été utilisé par des hommes, quand il était devant l’église. Il avait prévenu une femme pour venir apporter de la nourriture dans la chambre. Et il attendait pour tout expliquer à la jeune femme.

- Il faudra aller à la prison du comté pour le récupérer et faire sa plaidoirie. Tu vas bien ?


I'm born again.
I'm on the mend
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because living well,
is the best revenge
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Rein
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Rein
Jeu 27 Juin - 19:06

Madeleine Whistledown
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis comme un don du ciel.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie, mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit

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Madeleine avait été mesquine avec son mari. Oui, elle avait poussé le bouchon un peu trop loin, repoussant les limites au-delà du raisonnable. Stefan n'avait pas tenu longtemps face à ses éternelles provocations, comment l'aurait-il pu alors que sa femme prenait un malin plaisir à rendre chaque petit geste qu'elle faisait atrocement sensuel et obscène ? La jolie blonde l'avait délicieusement torturé, encore et encore.

Le regard ardent de Stefan quand elle se baissait exprès devant lui pour ramasser n'importe quoi — lui rappelant à quel point il aimait le galbe de ses fesses sous lui, ses grognements quand elle frôlait son entrejambe de sa main en passant à côté de lui, le tremblement de ses épaules quand elle gémissait — de la même manière que s'il était en elle — en s'étirant de tout son long... Elle n'avait pas essayé de le provoquer avec quelqu'un d'autre, car le regard qu'il lui avait lancé la veille indiquait clairement ce qu'il adviendrait de cet être indésirable si elle recommençait à jouer avec sa jalousie. Elle avait haussé les épaules d'une manière nonchalante, une sourire mauvais sur ses lèvres rosées.

Mais Madeleine n'était pas connue pour être une femme patiente, elle non plus. Si Stefan souffrait de ce manque de contact intime entre eux, Madeleine dissimulait son désir refoulé derrière ses provocations. Son corps réclamait Stefan, et elle avait copieusement insulté Logan dans son esprit face à ses recommandations ridicules. Il ne lui avait jamais fait de mal, pas une seule fois. Même lorsqu'il lui avait pris sa virginité, il avait été doux, patient et s'était immobilisé sagement en attendant qu'elle s'habitue à lui. Stefan était un amant attentif, bien que fougueux. Il ne laissait jamais sa femme insatisfaite bien longtemps, et ne la privait jamais de jouir avec lui, au contraire. Tourmentée par de délicieuses images qui se rappelaient à son esprit, elle observa Stefan à travers ses cils alors qu'ils passèrent à table.

Il ne l'avait pas touché depuis 24 heures à peine. 24 petites heures, et pourtant, il lui manquait terriblement. S'il ne lui disait pas je t'aime, il l'exprimait en lui faisant l'amour chaque jour — plusieurs fois. Ainsi, s'il ne lui restait même pas ça, comment pouvait-elle avoir la certitude qu'il ne l'abandonnerait jamais ? Il fallait qu'il la touche avant que le désir de prendre n'importe quelle autre femme sous la frustration, comme une prostituée des bas-fonds — par exemple, ne vienne lui caresser l'esprit. Alors, Madeleine attendit au moins jusqu'au dessert. Elle mangea avec appétit, emmagasinant des forces en vue de ce qu'elle avait prévu pour la suite — si son plan marchait. Avec des gestes faussement innocents, elle récolta de la crème sur ses doigts avant de les porter à sa bouche pour les sucer lentement. Joueuse, elle adressa un regard parfaitement innocent à son mari en se délectant très sensuellement et audiblement du liquide blanc qui coulait le long de sa paume. Son mari bondit hors de sa chaise, et Madeleine eut un sourire triomphant. Il aboya aux domestiques de rentrer chez eux pour la journée avant de plaquer sa femme contre la table, une lueur mauvaise dans les yeux qui attisa un véritable brasier en Madeleine. Cette dernière écarta les cuisses pour l'y inviter et il grogna, remontant sa robe sans attendre.

Il lui fit l'amour à même la table, sans prendre la peine de la déshabiller plus que nécessaire. Il la posséda avec une force presque animale, arrachant de petits cris à Madeleine, un sourire presque sadique sur les lèvres en avalant les suppliques de sa femme entre chaque baiser qu'il lui volait. Les mains crispées sur la nappe ornant la tablée, Madeleine pleurait tant le plaisir que lui imposait Stefan était intense. Par tous les saints, elle ne pourrait jamais se lasser de cette intimité qu'ils partageaient. Jamais. Cela l'effrayait quelque peu, d'ailleurs. Comment feraient-ils plus tard ? Comment avaient-ils réussi à ne pas se sauter dessus avant ce fameux bal ? Elle ne se rappelait même plus d'à quoi ressemblait son quotidien avant que Stefan ne l'honore. Il devait être bien morne en comparaison à toutes ses sensations nouvelles. La duchesse tenta de dire à Stefan qu'elle l'aimait, mais il lui refusa ce plaisir. Elle s'abandonna à lui, perdue dans les méandres d'un désir bien trop puissant pour elle, et l'autorisa à ravager son corps. Elle parcourut son cou de baisers, alternant douces caresses et coups de griffes dans le dos sous les à-coups d'un plaisir extrême.

Il lui fallait bien avouer que les frottements de leurs ébats l'irritaient quelque peu, mais Logan — bon médecin — était beaucoup trop prudent... C'était largement supportable. Le plaisir surplombait la douleur, et elle trouvait même quelque chose d'affreusement érotique à mélanger les deux. Stefan l'honora de sa semence alors que Madeleine embrassait sa mâchoire, appréciant les râles qu'émettait son mari, nichée dans le creux de son cou. Quand il se retira, du sang goutta légèrement sur la nappe, et Madeleine, pantelante, haussa les épaules en riant, débraillée et toujours allongée sur la table saccagée. "Je n'ai pas mal, Stefan, ce n'est rien."

Mais le visage de Stefan se ferma, ses yeux voilés par la culpabilité. En l'espace d'un instant, Madeleine se retrouva face au majordome. Son impassible majordome au masque inarrachable. Elle se releva sur ses avant-bras en grimaçant, fébrile. Merde, elle n'avait pas la force de tenir sur ses jambes. Stefan la porta telle une princesse jusqu'à la salle d'eau et il la lava chastement. Madeleine essaya d'attirer Stefan à elle, non pas pour faire l'amour, mais parce qu'elle avait besoin de proximité avec lui. Elle essaya de lui caresser le visage, le bras, le torse... "Mon amour, ne fais pas une affaire d'État de trois pauvres gouttes de sang. Je vais bien, je t'assure." Mais il l'ignora royalement. Elle ne dit rien de plus, vexée par ce manque de réaction et d'attention qui la blessa grandement.

Il la déposa tendrement sur le lit, bien qu'il y ait un malaise quelque peu palpable entre eux. Madeleine jouait avec ses cheveux mouillés, enroulant ses boucles autour de ses doigts en bougonnant. Stefan lui attrapa doucement les poignets et elle leva un regard intense vers lui. Celui de son mari était tout aussi intense, si ce n'est plus encore, et elle cilla alors qu'il l'allongeait sur le lit pour lui lier les mains. "Stefan ?" bredouilla-t-elle, confuse. Les liens étaient si serrés qu'ils lui brûlaient la peau. Il serra davantage, arrachant un gémissement à Madeleine qui tirait sur la corde comme une forcenée. "Détache-moi, bordel !" Il n'en fit rien et coupa court à toute protestation en prenant possession des lèvres de sa femme, mêlant leurs langues délicieusement. Madeleine jura entre deux baisers, puis elle jura quand elle sentit l'érection de son mari contre son ventre avant d'ouvrir un œil pour le voir la dominer de toute sa hauteur, sa main se caressant ardemment. La duchesse lui adressa un regard outré, qu'il ignora royalement. Sa bouche ne quittait la sienne que pour reprendre son souffle, ne lui laissant pas l'occasion de parler. Comment osait-il lui offrir un tel spectacle sans la laisser participer ? Madeleine poussait des gémissements frustrés contre les lèvres de Stefan, ses hanches roulant de manière obscène contre les siennes en une demande silencieuse. Il ne lui accorda aucune attention, à l'exception d'une main décidée, presque agressive, qui agrippa son cou. Ses doigts resserrèrent légèrement leur prise, s'enfonçant dans la peau diaphane de Madeleine, lui arrachant un cri étouffé. Oh, bordel. C'était nouveau. Diablement nouveau, diablement bon, aussi, elle devait bien l'admettre. Ce simple contact, plus rugueux que les autres, avait électrisé de la tête aux pieds la jeune femme. Un frisson parcourut son échine et son corps se cambra contre celui de Stefan en réponse. Elle geint contre ses lèvres, avide de beaucoup plus, mais il la coupe une nouvelle fois.

Ferme ta gueule.

Il quitta la pièce avant même de laisser le temps à Madeleine d'assimiler cette violence qu'il lui jette au visage. Elle cille, pantelante, et tire violemment sur ses liens alors que son entrejambe semble l'irradier. L'enfoiré ne lui avait laissé aucune chance de répondre. Il l'avait nargué. Il l'avait provoqué. Il l'avait dominé. Madeleine tira à s'en brûler les poignets, ses pieds battant furieusement contre le matelas tandis qu'elle hurlait. "ENFOIRÉ !" Elle l'injuria copieusement sans pour autant lui demander de la détacher. Oh non, bien au contraire, elle voulait qu'il revienne et qu'il la prenne comme ça. Elle était curieuse, diablement curieuse. Elle voulait être privée de ses mouvements, à sa merci. Elle voulait tenter de ramper sur le lit alors qu'il l'attirerait à elle pour la reprendre. Elle désirait le sentir agripper ses hanches pour les marquer avec force tandis qu'elle se débattrait faussement sous lui. Les orteils de Madeleine se contractèrent d'anticipation et elle haleta, cherchant la moindre friction entre ses cuisses pour apaiser son désir latent... mais absolument rien ne la calma. Elle n'avait envie que d'une personne pour la satisfaire. Elle n'avait besoin que d'une personne sur terre. Une personne diablement bornée, et ô combien dramatique pour trois gouttes de sang, bordel de merde ! Oui, Madeleine avait besoin de Stefan.

Au bout d'un long, très long moment, Stefan réapparut, un plateau dans les mains chargé de bonnes choses à manger. Elle n'avait pas faim. Pas de nourriture, en tout cas. Elle avait faim de lui. Elle avait soif de lui. Elle le désirait comme jamais. Il lui sourit, et Madeleine lui asséna un regard particulièrement assassin. "Je ne te tenterai plus." mentit-elle, le souffle court et le visage rouge de frustration. "Garde-moi attachée si ça t'amuse, mais prends-moi, bordel, ou je vais devenir complétement folle !" Stefan l'ignora, la couvrant de baisers, sans la toucher. Il la força à manger, allant jusqu'à lui boucher le nez afin qu'elle ouvre la bouche pour y glisser chaque cuillère qu'il lui offrait. Le regard qu'il lui adressa la dissuada de recracher et elle jura après avoir avalé. Il ne lui accorda aucune once de répit, pas même lorsqu'elle éprouva le besoin d'aller petit coin, ce qui fit lever les yeux au ciel à sa femme. Il la traitait comme une prisonnière, comme une captive... Elle n'avait pourtant nullement l'intention de s'enfuir. Pas sans lui, en tout cas.

Et Stefan, en parfait geôlier, l'avait délicieusement torturé en guise de représailles. Madeleine avait été forcée de subir ses caresses sans qu'il ne la fasse jouir, chose rare venant de lui. Elle l'avait regardé se soulager devant elle, et elle l'avait insulté copieusement à chaque fois qu'il lui adressait son sourire mauvais. Le bougre voyait bien à quel point tout cela excitait sa femme, et sa vengeance, la frustration, n'en était que plus exquise encore. À la nuit tombée, Stefan nicha son visage dans le cou de Madeleine, caressant ses courbes, s'arrêtant parfois pour effleurer sa poitrine... Rien de plus. Elle râla, frustrée et épuisée.

Je ne te ferai jamais de mal. Ne me fais pas te faire souffrir.

Madeleine colla sa joue contre son front afin d'y faire de douces caresses, car elle était incapable de plus à cause de ses liens. "Je souffrirais uniquement si tu es loin de moi, Stefan. Ton absence me fait mal, rien d'autre." Elle embrassa sa peau avant d'ajouter. "Je t'aime." Il grogna avant qu'ils ne sombrent tous deux dans un sommeil réparateur.

Au réveil, Stefan la laissa attacher. Il ne lui fit pas l'amour, arrachant un juron à Madeleine alors qu'il la nourrissait d'une salade de fruits. Elle mangeait par obligation, car elle n'avait pas faim. Elle le voulait, lui, et rien d'autre. Repue, la petite chipie essaya de filer en douce, dans l'espoir que la voir courir nue et les mains liées suffisent à Stefan à perdre pied. Il la rattrapa avant même qu'elle ne pose un pied au sol et attacha ses chevilles afin qu'elle ne puisse plus marcher sans son aide. Elle était coincée et entièrement dépendante de lui — cette pensée la fit frissonner, bien qu'elle sache pertinemment qu'il ne lui céderait rien du tout pour le moment.

Il la quitta un instant, comme à son habitude. Mais ce maigre instant se prolongea en minutes, avant de se transformer en heures interminables. Madeleine éleva doucement la voix, au début, dans l'espoir que Stefan apparaisse, mais personne ne pointa le bout de son nez. Alors, elle cria. Oh, elle n'avait pas peur de mourir ou quoique ce soit, mais elle était soudainement terriblement inquiète à propos de son mari. Il ne serait pas parti aussi longtemps sans la prévenir et, connaissant Stefan, il l'aurait certainement emmené avec lui. Elle hurla à s'en rompre les cordes vocales et se tortilla pour tenter de se libérer de ses liens en jurant. Sous l'effort, elle sentit les cordelettes chauffaient contre sa peau, la brûlant au passage. Elle n'en avait que faire. Madeleine ne pensait qu'à Stefan. Où était-il passé ?

Épuisée, somnolant dans le plus simple appareil et quelque peu assoiffée, elle sursauta en entendant une voix lointaine. Son esprit quelque peu embrumé par la déshydratation lui joua des tours, illuminant ses yeux alors qu'elle appela faiblement. "Stefan ?"

Ethan Berrygreen ouvrit la porte à la volée et le cœur de Madeleine s'arrêta de battre un instant. "Ethan ?" Elle cilla, frottant ses chevilles et ses poignées libres de toute entrave après avoir resserré le drap autour de son corps. Quand il lui offrit de l'eau, elle vida le verre cul sec... avant de le recracher en écoutant le témoin de mariage de son mari. "Quoi ?" Les yeux de Madeleine s'écarquillèrent, elle se releva d'un bond et tituba. "Stefan, un sodomite ? C'est ridicule." L'idée d'aimer un homme, en étant un homme soi-même, n'était pas ce que Madeleine trouvait ridicule. Cela était également valable pour les femmes, telles que Katherine ou Clarence. Peu lui importait qui s'aimaient et comment, ça ne la regardait pas. En revanche, que l'on accuse son mari de préférer la compagnie des hommes à la sienne, c'était une autre histoire.

"Mais qui a bien pu- Oh, merde." Madeleine repensa à son père, le visage en sang sur le parvis de l'église, alors que Stefan l'incendiait et le battait. Vous êtes le genre à prendre des gamins de force dans la rue pour cacher votre perversion et votre infamie. Putain. Qu'est-ce que cet enfoiré d'Edward avait bien pu raconter ? "Merci, Ethan. Je vais bien. Nous devons nous rendre là-bas au plus vite." Madeleine mangea sur le pouce et fit sa toilette à la hâte. Avant de partir, elle prit le temps d'écrire une lettre qu'elle scella du sceau des Whistledown. Une fois l'enveloppe glissait dans son corset, elle attrapa Ethan par la main et courut jusqu'à la calèche attelée dehors.

-

L'établissement pénitencier où était enfermé Stefan ressemblait à un immense château morne et froid, cernés par de hautes murailles de pierre si grandes qu'il était presque impossible pour un détenu de les escalader dans l'espoir de fuir.

Dans ces longs couloirs monotones, toute trace de plaisir était absente, seule l'efficacité et le contrôle semblaient compter. Il n'y avait pas de place pour l'imaginaire ou la fantaisie - Madeleine trouvait cet endroit détestable. Il fallait que Stefan sorte de là avant qu'il n'y laisse son âme.

Accompagnée d'Ethan, la jeune femme se présenta telle une tornade à la réception comme la femme du duc de Whistledown avant d'exiger de voir son mari. Les gardes cillèrent et la regardèrent de haut en bas. "La femme du sodomite ?" Ils éclatèrent de rire avant d'indiquer qu'Ethan devrait rester dehors. Madeleine attrapa la lettre nichée entre sa poitrine et son corset sous l'œil avide des gardes et la fourra dans les mains d'Ethan. "Confie cette lettre au duc de Stanford le plus rapidement possible, Ethan." La jolie blonde lui adressa un sourire désolé avant de disparaitre au sein même de la prison, accompagnée par les surveillants pénitenciers.

-

Madeleine Whistledown se fit violence pour ne pas répondre aux provocations des gardes alors qu'ils la guidaient à travers des cellules de pierre toutes aussi lugubres les une que les autres. Les détenus sifflaient sur son passage, faisaient des bruits et des gestes obscènes, mais elle les ignora. Elle ne pensait qu'à Stefan, pour le moment. Où était-il ? Comment allait-il ? Merde, suivre ces deux salopards sans Ethan n'était peut-être pas l'idée la plus intelligente qu'elle ait eue aujourd'hui.

Elle se distança des gardes et chercha. Elle passa devant des dizaines de cellules avant de s'arrêter. Là, entre deux cellules miteuses bondées, le regard alerte et vif de Madeleine repéra le visage impassible de son mari. "Stefan !" Ses doigts se refermèrent sur les barreaux en fer qui la séparaient de son aimé et les gardes rient. "Bordel. Comment un homme préférant se répandre dans le cul d'un autre a-t-il pu séduire une aussi charmante demoiselle, je te le demande ?" L'ouragan ignora la provocation, ses yeux détaillant son mari qui semblait bouillir de voir sa femme dans un endroit pareil. Elle l'ignora, lui aussi, notant le sang dont il était couvert et les bleus qui parsemaient son corps. "Quel accueil glacial de la part de ton mari, ma jolie. Rien d'étonnant venant d'un sodomite, ces gens-là sont malades... Moi, j'aurais accouru vers toi pour te couvrir de baisers... ou te baiser tout court, comme ça, à travers les barreaux." souffla un des deux gardes à l'oreille de Madeleine. Son haleine était insupportable. Putain. Les mains de la jeune femme se contractèrent dangereusement autour des barreaux. "On peut s'arranger pour le faire sortir d'ici, joli cœur." proposa le deuxième homme. Son collègue lui adressa un sourire carnassier. "Montre-nous l'étendue de tes talents, et je plaiderai en la faveur de ton mari à la morale plus que discutable." Madeleine cilla et pencha la tête sur le côté, un air interloqué sur le visage. "Tous les trois ?" Ils rient alors que l'un des deux hochait vivement la tête. "Ton mari ne t'a-t-il pas montré comment les hommes se possèdent entre eux ? J'avoue que je préférerai prendre ta jolie bouche, mais je ne suis pas difficile, ton cul fera amplement l'affaire."

Madeleine expira longuement avant de poser son front contre les barreaux, les yeux fermés. "Tu parles d'une lune de miel." marmonna-t-elle. "Kate va me tuer." Elle haussa les épaules de son habituel air nonchalant, et siffla entre ses dents en sentant la main d'un des gardes lui agripper les fesses. "Et puis merde." Doucement, elle lui fit face et passa ses bras autour de son cou. L'homme se pencha instinctivement vers elle, un sourire triomphant sur le visage et Madeleine frappa d'un geste trop vif pour lui. Elle lui agrippa la nuque, empoignant ses cheveux pour l'attirer à elle avant de lui asséner un coup en plein dans la zone la plus sensible de son corps — en plein dans les parties génitales. L'homme hurla et tomba au sol, le souffle coupé. "Petite salope !" Madeleine s'inclina sous les sifflements et les applaudissements des brigands et autres prisonniers, l'air ravi. Le second eut un mouvement de recul, peu avide à recevoir le même sort et il l'agrippa violemment par l'épaule avant d'ouvrir la cellule d'une main rageuse pour l'y pousser à l'intérieur. "Nous n'en avons pas fini toi et moi, tu vas le regretter !" hurla le garde alors que son collègue l'aidait à se relever. "Je t'emmerde, sombre connard." hissa Madeleine avant de cracher au sol. Ils s'éloignèrent, non sans copieusement insulter la femme du duc.

Sans attendre, elle fondit sur Stephan, enveloppant son visage de ses mains tandis qu'elle s'asseyait sur ses genoux. "Stefan." murmura-t-elle doucement. "Est-ce que ça va ? Qui t'a fait ça ? Parle-moi, mon amour." La jeune femme tremblait de rage et elle crut entendre une personne ou deux déglutir face au ton acerbe de sa voix. Elle leur latterait les couilles à tous s'il le faut. "Ethan est en chemin pour porter une lettre de notre part au duc de Stanford. Nul doute qu'il plaidera ta cause auprès de Sa Majesté. Il est le plus à même de la convaincre de te gracier de ces accusations ridicules." Elle embrassa ses lèvres meurtries et sourit contre sa bouche, trop heureuse de le retrouver. "Je pensais qu'on finirait par séjourner ici pour attentat à la pudeur, pas pour autre chose." avoua-t-elle avant d'éclater d'un rire tonitruant qui se répercuta contre les parois humides et froides des cellules environnantes.
Clionestra
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Clionestra
Jeu 27 Juin - 21:58

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 7 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Ethan savait. Ethan avait conscience de ce qu’il s’était passé dans le passé du jeune homme. Il n’en avait que trop conscience… et l’accusation était, en réalité, justifié. Il avait été sodomisé, mais que cela soit par désir ou par force ne changeraient en rien l’accusation elle-même. Ainsi, il savait ce que risquerait Stefan dans la prison. Il eut un court moment, très court, pendant qu’ils étaient en étude avec son frère, où l’on avait fait remarquer que leur rapprochement et leur facilité à être que « tous les deux » était suspect. La seule raison qui avait fait oublier tout ça avait été l’incroyable faculté qu’avait Benedict pour manipuler les rumeurs. Avec l’habitude, il avait appris à faire pareil. Il avait réussi à faire la même chose pour endiguer la rumeur de la grossesse d’Elizabeth, après tout. C’était d’une faculté déconcertante quand on connaissait les codes et les manières de faire.

Quand la jeune femme lui demanda d’envoyer une demande d’aide à Kyle, il ne fit pas remarquer qu’il l’avait déjà fait. La reine pouvait leur être d’une grande aide… et il avait compris depuis le temps que la reine en pincer peut-être un peu pour le double duc qui n’hésitait pas à râler sur la monarchie tout en leur étant d’une fidélité aveugle. Kyle était peut-être avant-gardiste, mais il était surtout d’une douceur déconcertante qui pouvait apaiser le pire des hommes. Au départ, c’est Kyle qui avait réussi à calmer Brodie alors qu’il allait se battre avec Tomas Lockwood, le cousin de Logan. C’était lui aussi qui avait fait remarqué bon nombre d’injustice dont il défendait la cause sans jamais élevé la voix. Ainsi, il fit envoyer la lettre mais tourna tout de suite les talons pour rejoindre la jeune femme. Il se doutait que s’il ne faisait rien, Stefan allait sortir de prison juste pour lui péter les rotules de ne pas avoir empêché sa femme de venir le voir.

*

Dire qu’il était en colère était un euphémisme. Malgré son masque de neutralité, la colère pouvait se lire dans tous les pores de son visage. Il n’avait pas été en colère quand les policiers l’avaient attrapé et roué de coup avant même de lui expliquer de quoi il était coupable. Ils l’avaient attrapés à six pour le pousser contre le sol et n’avait pas eu le temps de réagir qu’on lui avait fracassé des côtés à coups de pieds, alors même qu’il était à terre. Il n’avait pas été en colère quand on l’avait accusé sans preuve d’être sodomite, -comme Madeleine, il se fichait que des hommes prennent du plaisir avec le cul d’un autre, tant qu’on laisse le sien tranquille, ou celui de sa femme-. Il n’avait pas été en colère quand un gardien lui avait craché au visage. Ni même quand on l’avait à nouveau roué de coup une fois enfermé avec des brigands et autres personnes peu fréquentables comme s’il était de leur statut. Il avait été impassible et sans aucune réaction alors qu’ils avaient été à nouveau battu et insulté, -bien qu’il eut rendu coups pour coups-.

Il avait été impassible.

Jusqu’à la voir dans ce repère de sac à merde sans foi ni loi.

Là, la colère avait jailli dans son corps tel un geyser. Seuls les barreaux avaient été la raison de ne pas prendre sa femme sur les épaules pour l’amener ailleurs. Dans son esprit, le volcan explosait et il ne pouvait pas cacher ses émotions. Il voulait leur faire du mal. Il nota consciencieusement leur visage dans sa mémoire absolue pour pouvoir les retrouver rapidement et leur faire payer chaque offense faite à SA duchesse. Et il allait tuer Ethan pour l’avoir laisser. Il ne bougea pas de sa place. Point, comme le penser les imbéciles à l’esprit étriqué, parce qu’il ne le voulait pas… mais bien parce qu’il devait avoir trois côtes cassées et que se mouvoir lui serait difficile. Il lui était même difficile de respirer. Logan allait certainement l’obliger à garder le lit, à lui aussi, une fois qu’il aura vue ça. La puanteur et le manque d’hygiène l’avait déjà atteint et il avait l’impression d’avoir la fièvre, incapable qu’il était de remarquer une plaie déjà infecté dans son dos qui suinté d’un liquide inquiétant.

La douleur, la crasse, la puanteur, le manque d’hygiène, la transpiration, tout ça n’avait pas d’importance… l’importance, c’était sa femme… Sa douce femme en train de le regarder comme s’il était tout à fait légitime d’avoir sa beauté entre ses murs crades. Il la fusillait du regard. Et nulle ne doute que si un regard pouvait tuer, les deux gardes auraient pris feu en l’instant. Ils ne pouvaient même pas se douter du démon qui venait de retenir leur visage, en plus de leur nom déjà en tête. Il allait leur faire payer. Il attrapa la jeune femme et siffla de douleur sans lui répondre. Il lui lança un regard plein de reproche. Oui, il était un homme pervers, limite obsédé et désirant faire jouir sa femme dans des situations et des lieux inappropriés… sauf ici. Ici, il aimerait y mettre le feu pour incendier l’air, étouffant le monde sous son passage. Il reporta son attention sur sa femme.

- Je vais mal depuis que je te vois ici, marmonna-t-il malgré lui d’une voix plus sifflante à cause de la douleur dans ses poumons.

Est-ce qu’une côte cassé pouvait perforer un poumon ? (//Flash info : oui). Il ne le sait pas. Il n’avait jamais pris le temps à s’intéresser à ça. Il savait juste que casser des côtes permettait de faire tenir tranquille la plupart des gens. Il la laisse l’embrasser mais se recule d’un coup. Il se sent souffrant et pose sa tête contre son cou.

- Où est Ethan ? siffla-t-il encore.

Il allait le tuer. Une fois qu’il aurait sortit la femme de son cœur hors de cette zone infecte de bactérie qui tuerait même le virus lui-même. Il ne pouvait pas la laisser là. Ethan arriva au bout d’un moment. Il n’avait pas un cheveu de travers. Il était, semble-t-il, la seule personne propre des environs. Portant sa femme malgré la souffrance il fit un signe de tête à Ethan qui avait, -comment ? mystère pour le moment-, les clés de la prison. Il voulu aider Madeleine à marcher mais Stefan grogna.

- Elle ne touchera pas plus le sol sordide de ce lieu que ce qu’elle l’a déjà fait !

Ethan attrapa la jeune femme et posa une main sur son dos. Etrangement, Stefan n’avait aucune peur, ni jalousie, face à ce spectacle. Il avait une confiance aveugle en Ethan… à cause de ce qu’il savait de lui de l’époque de leur amitié et ce qu’il avait prouvé récemment. Ethan lui fit un sourire rassurant en empêchant Madeleine de quitter ses bras.

- Madame de Paradis. Elle pourra attester de ma « bonne foi », répondit Stefan avant de se tenir aux barreaux et de cracher du sang.

Mais Ethan, l’ayant entendu, avait déjà tourné sur un virage et rendu la clé aux deux gardiens totalement effrayé par Ethan. Il porta la jeune femme avant de la poser, comme il l’avait promis, dehors dans l’air frais. Il observa un instant la prison. Ils ne pouvaient rien faire pour le moment. Kyle pourrait aider, certainement, mais il fallait un témoin de moralité. Il n’aimait pas parler, mais décida de passer outre son habitude par respect pour la jeune femme.

- Kyle a été prévenu. Cependant, la reine ne pourra que demander une cellule privée le temps que l’on trouve des témoins ou que les juges se mettent en place. Il nous faut trouver cette « Madame de Paradis ». Vous pouvez choisir de venir avec moi. Il faudrait aussi…

Il se mordit à peine la lèvre inférieure, conscient que sa demande prochaine sera très mal accepté par la plupart des gens qu’il connait…. Dont lui, ou ses frères, et Kyle, et Tristan… et même Stefan lui-même. Bordel. Il reprit cependant. Parce qu’il le fallait.

- Il faudrait retrouver votre père et lui demander ce qu’il a dit pour amener l’incarcération de Stefan. Son père a du mettre de l’eau à ce moulin, puisqu’il n’est pas en prison mais simplement exilé. Accepteriez-vous de m’accompagner voir ses trois personnes ? Ainsi, vous me serait d’une aide inestimable et je sais que je permettrais la tranquillité d’esprit à un ami qui possède déjà beaucoup trop à penser.

S’il se souvient bien, -Merci Tristan qui aime raconter ragot, rumeur, réputation et autres à ses amis par pur plaisir de dire ce qu’il a découvert-, Madame de Paradis n’était pas réellement une personne. C’était une institution, tenu par une femme noble qui ne tient pas à se faire connaître. C’était un lieu de protection des femmes de petites vertus. Ce lieu permettait un toit, un repas, une aide, à condition de ne pas amener de clients dans l’immeuble et de donner une petite partie de ce que les femmes gagnaient, ou une aide. Si Stefan avait été un « résident » de Madame de Paradis, alors il suffirait de trouver la preuve à cela, et personne n’oserait revenir la-dessus. Ethan savait, en plus des viols, qu’il avait été le bourreau des hommes qui avaient trop blessé les résidentes. Et cela suffirait. Personne ne s’attendait à ce qu’un enfant de 12 ans soit sodomite. Il fallait prouver qu’il n’avait pas été touché à l’âge de quinze ans… et ensuite, il était chez Lady Katherine. Oui. Cela devra suffire… et avec le soutien d’une reine, d’un double duc, d’un futur duc et de toute la myriade de personne qui soutenait les frères Berrygreen… Ethan espérait que ça irait. Il cacha toutes ses pensées derrière son nouveau silence alors qu’il fit grimper la jeune femme dans une calèche pour rejoindre le duché et prendre des affaires. Ils n’avaient pas le choix.


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Rein
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Sam 29 Juin - 16:44

Madeleine Whistledown
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un électron libre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis comme un don du ciel.

- Elle est la fille illégitime de son père et d'une prostituée française
- Elle n'a que faire de l'étiquette et du protocole et vit à contre-courant de la société
- Elle aime la poésie, mais déteste l'arithmétique
- Elle n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche et elle n'hésite pas à en venir aux mains, elle est d'ailleurs très fière de son crochet du droit

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Madeleine commençait à réellement connaître son mari bien que lui se soit caché derrière un masque pendant des années. Oh, elle savait à quel point il avait détesté la voir apparaître derrière les barreaux crasseux de sa cellule. Elle savait aussi qu'il aurait massacré tous ceux qui l'avaient regardé s'il n'était pas aussi amoché, quant aux ignobles gardes qui lui avaient proposé l'impensable... La jolie blonde savait qu'ils avaient signé leur arrêt de mort, et elle s'en foutait royalement, ils pouvaient bien tous crever tant que Stefan sortait d'ici indemne. Elle lui adressa un regard désolé en parsemant son visage de baisers pour tenter de le détendre. "Ne me regarde pas comme ça, Stefan. Tu as vraiment cru que j'allais sagement t'attendre attaché dans notre lit ?" Elle fit la moue et leva les yeux au ciel, avant de sortir un mouchoir et une minuscule bouteille d'alcool qu'elle avait habilement caché entre sa poitrine.

D'un coup, elle se releva en prenant appui sur ses genoux avant de se pencher vers lui, son parfum enivrant ses sens alors qu'elle le forçait à s'incliner vers elle. "Ethan est parti pour le duché du duc de Stanford. Penche-toi et tiens-toi tranquille, tu veux ?" Doucement, elle inonda sa plaie purulente d'alcool avant de la nettoyer, ignorant ses grognements. D'un regard inquisiteur, elle adressa un geste du menton à un gamin reclus dans un coin. "Toi, viens m'aider." Le gamin cilla avant de s'approcher d'un pas méfiant. "Empêche-le de trop gesticuler en lui maintenant les épaules." Madeleine sortit une bourse de son corset, qui cachait bien des choses, et lui lança. Le gamin finit par lui obéir sagement après avoir compté son butin.

Alors, la jeune femme tira une aiguille de ses cheveux, qu'elle imbiba ensuite d'alcool, avant de sortir du fil de sa manche. Elle se sentait plus légère après s'être débarrassée de tout son attirail. Ethan et elle étaient passés voir Katherine avant de venir ici et cette dernière avait eu le temps de se renseigner, on ne sait comment, sur l'état dans lequel était son pauvre beau-fils. Elle se pencha davantage pour observer la plaie par-dessus l'épaule de Stefan, enfila l'aiguille et effectua une douce pression sur l'épaule libre de son mari avant de le recoudre, comme le soir à l'auberge — là où leur histoire avait commencé. Le gamin grimaça et détourna les yeux. Madeleine haletait sous l'effort que lui imposait sa position, et ses jambes tremblaient. Néanmoins, ses doigts refermèrent efficacement la plaie. Elle remercia le gamin en lui baisant la joue avant de se relever.

Ethan arriva au même moment, la faisant jurer. "Ethan, mais qu'est-ce que tu fous encore ici, bordel ?" rugit-elle, le regard chargé de reproches. "Je n'irais nulle part sans toi, tu es mon mari !" aboya-t-elle aussi à son mari tandis qu'Ethan la soulevait comme on soulève un vulgaire sac de farine. "Lâche-moi, putain !" Elle l'insulta de bon nombre de noms d'oiseaux, sous le regard médusé des brigands et autres criminels devant l'ouragan qui grondait. Madeleine hurla lorsque Stefan cracha du sang avant qu'ils ne disparaissent au détour d'un couloir, Ethan, lui, n'avait pas cillé. "On doit y retourner, Ethan ! On ne peut pas le laisser ! On ne peut pas l'abandonner !" Elle fondit en larmes dans ses bras, incapable de se calmer à face à l'idée que Stefan dépérisse dans un endroit aussi lugubre. "Il va se perdre. Il faut qu'on fasse quelque chose. Il faut qu'on le sauve, je t'en prie..."

Une fois dehors, elle observa Ethan d'un air complétement abattu et affolé. Stefan lui manquait, elle avait du mal à respirer sans lui à ses côtés, aussi ridicule que cela puisse paraitre à ceux qui ne connaissaient pas l'amour. Elle l'écouta en tentant de calmer sa respiration bien trop agitée, ses pensées se bousculant dans son esprit. "Une cellule privée." répéta-t-elle. "Bien, c'est... c'est un bon début. Ce jeune garçon qui m'a aidé à le soigner devrait y être envoyé, lui aussi. Il n'a rien à faire à côté de ces brutes. Oh, il faut envoyer un médecin lui rendre visite de toute urgence, Ethan. Stefan souffre atrocement et sa respiration sifflait. Ce n'est pas bon signe." Elle balaya les doutes d'Ethan d'un geste nonchalant de la main, le regard décidé alors qu'ils montaient dans la calèche. "Je t'accompagne. Je veux rencontrer cette Madame de Paradis. Non, je DOIS la rencontrer. Quant à mon père..." Sa paupière tressauta, signe d'une rage difficilement contenue. "Il parlera ou il mourra."

Ouais, le message était clair.

-

Edward Radcliffe avait fait l'erreur de se complaire dans le luxe après avoir diffamé le duc de Whistledown auprès des autorités locales. Il ne s'était pas caché, à quoi bon ? Stefan croupissait en prison avant qu'une jolie corde n'orne son cou. Katherine ne s'était pas encore manifestée, et il doutait qu'elle mette un pied ici. Quant à Madeleine... Sa bâtarde, son enfant de putain... Il soupira. Il s'était attendu à beaucoup de choses : être convoqué pour réaffirmer son témoignage, être couvert d'éloges pour avoir démasqué un sodomite, voir Madeleine ramper devant lui en se confondant en excuses pour être tombée amoureuse d'un homme aussi dépravé... Oui, Edward s'était bercé de douces illusions. Il s'imaginait battre sa fille sévèrement avant de la guérir de tous ses maux à l'abri des regards, en particulier celui de sa femme. Il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il s'entende aussi bien avec Howard Berrygreen et le marquis de Middletown.

En revanche, il ne s'était pas attendu à ce que sa fille fracasse sa porte d'entrée à coups de pied. Les domestiques hurlèrent, et sa femme manqua de se faire dessus. "Toc toc !" Il crut voir Marianne pendant un instant et son ignoble cœur s'emballa à cette pensée. Madeleine ne lui laissa pas le temps de réagir ou de s'expliquer, poussée par une haine qu'elle contenait en elle depuis déjà trop longtemps. Elle ignora Ethan qui tenta de la retenir, préférant se salir les mains plutôt qu'elle ne se salisse, mais rien — pas même Stefan — n'aurait pu l'arrêter. La blonde se jeta sur son père pour le rouer de coups. Elle lui cassa une nouvelle fois les os du nez, alors même qu'ils n'avaient pas encore guéri des coups de Stefan, couverts de bandages. Elle lui brisa des côtes à coup de pieds et matraqua son visage de coups de poings jusqu'à ce que de nouvelles ecchymoses viennent remplacer les anciennes. Ce fameux crochet du droit que son père lui avait appris – à force de lui administrer – se révélait particulièrement utile. C'était bien là le seul truc qu'elle tenait de lui.

Les cris effarés de ses sœurs l'irritèrent, alors elle cogna chacune d'entre elles, avec un plaisir non dissimulé. Le sang coulait à flot, mais celui de Madeleine n'était nulle part pour une fois. Elle frappait telle une véritable tornade, un ouragan balayant tout sur son passage par la seule force de sa haine. La femme d'Edward se fit dessus, et ça n'empêcha nullement Madeleine de lui piétiner le visage. "Je vous massacrerais tous jusqu'au dernier si tu ne me dis pas ce que vous avez été raconter aux autorités." cracha-t-elle après avoir empoigné son père par les cheveux. "Je vous couperai la langue à tous et vous forcerez à la bouffer." Elle lui asséna un nouveau coup de poing, lui arrachant une plainte. C'était plus fort qu'elle, toutes les sévices que son père lui avait fait subir remontaient à la surface. "Je vais enfoncer ton visage dans la pisse de ta femme jusqu'à ce que tu t'étouffes avec." Sa femme hurla avant de s'évanouir, ses sœurs gémissaient de douleur, tremblantes. "Je vais faire venir ici chaque homme qui meurt d'envie de bourriner le cul d'un autre pour qu'ils se répandent en toi. Alors, tu deviendras la putain des hommes de Londres." Edward toussa, les yeux écarquillés, il cracha du sang, la respiration sifflante et supplia Ethan du regard. Madeleine le frappa une nouvelle fois, les yeux de son père étaient gorgés de sang. Comment un homme aussi pitoyable avait-il pu lui paraitre si impressionnant quand elle était enfant ? "Rends-moi mon mari, Edward. Reviens sur ta déposition et vous vivrez. Autrement, je vous massacre tous jusqu'au dernier aujourd'hui." Edward hocha pitoyablement la tête. Il était méconnaissable, si ce n'est même plus que lorsque Stefan l'avait battu quelque temps plus tôt. Il signa une décharge, malgré ses doigts cassés, attestant que ses propos étaient entièrement faux. Grâce à cela, il annonçait revenir sur ses déclarations. Elle lui cracha au visage avant de se relever. "N'essaie plus jamais d'ouvrir ta sale bouche à merde, car je le saurais et je reviendrais pour t'achever."

Madeleine ne lui adressa plus un seul regard en quittant le manoir. L'entrée était dans un tel état qu'on aurait réellement pu croire qu'une tornade était venue pour tout balayer sur son passage. Alors, elle confia le papier à Ethan pour calmer ses tremblements en montant dans la calèche. "Katherine." balbutia-t-elle pour tenter d'apaiser son esprit embrumé par la rage. "Katherine et Bree ont recueilli Stefan. Peut-être... Peut-être qu'elle pourra nous aider à trouver Madame de Paradis."
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Lun 1 Juil - 21:45

Stefan
Whistledown

J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors parfaitement bien. Sinon, grâce à ma ruse, mon père n'est qu'un souvenir a oublié, et je vais me marié avec une femme qui devra m'apprendre à aimer convenablement.

Toutes les histoires ont leur histoire - ft. Clionestra - Page 7 2fe1b1a637852c8f417f81f240a554fc→ Il est particulièrement doué en mathématique et retient absolument tout ce qu'on lui dit. Il a la mémoire absolu.
→ Il a une petite soeur qu'il n'a pas vue depuis des années.
→ Et on lui a demandé d'être le chaperon / l'aide pour une fille.
→ Il est ne sait pas montrer ses émotions.
Pendant que Stefan se fit casser la gueule encore une fois, après tout on lui en voulait d’être attirer par les hommes quand une belle petite poulette comme Madeleine pouvait s’occuper de lui, Ethan se dit qu’il n’aimerait pas se marier à un démon… Et que homme et femme avait réussi à trouver la parfaite version de soit même, avec des différences notables mais pas si importante. Après tout, après avoir vue Stefan casser la figure au père de sa femme, il ne devrait pas être étonné de voir sa femme en faire de même. D’ailleurs, il décida de ne pas l’être, du tout. Il se recula dans un coin et laissa la déferlante de violence. Il ne grimaça pas. En réalité, pendant qu’elle était en train de leur mettre la tête dans le sol, ou dans la pisse, il pensait simplement au plaisir qu’il aurait de se tuer. C’était sa manière de se sauver de son monde en attendant que la situation n’avance, tout simplement.

Il laisse donc la jeune femme à sa rage meurtrière sans rien dire. Il aurait préféré s’en occuper mais ne pouvait arrêter la haine à l’état brute. Il savait déjà que Kyle allait faire son maximum… mais il prit une feuille dans un coin pour rajouter un message pour le garçon qui devait, certainement, être avec Stefan en ce moment même. Stefan n’était pas le genre à laisser un garçon tout seul au milieu de brute. Il l’avait appris, et Ethan avait déjà l’impression qu’une nouvelle pas si étonnante serait faite très prochainement. Bref. Il prévu le message et quand il sortit après la séance de « défoulement » de la jeune femme, ce qui l’envie d’avoir pu le faire, il envoya un des valets faire porter ce message à Kyle. Il prit le pli nouvellement obtenu et le déposa dans sa poche intérieure, là où il ne pourrait le perdre. Il laissa un sourire étirer ses lèvres, un petit sourire, mais quand on connaissait Ethan, on savait que c’était le genre d’expression que l’on pouvait avoir de lui.

- Oui.

Et se fut le seul mot qu’il dit pour essayer d’apaiser la jeune femme. Un « oui » alors que le cocher prenait déjà la direction de la maison. Alors qu’ils rejoignirent la maison de Katherine, qui était officiellement la mère de Madeleine, Ethan laissa le temps de l’effusion de perte et d’inquiétude. Le temps de venir fut long, n’oublions pas qu’ils étaient à deux jours de Londres et qu’il avait donc fallu faire le chemin plus rapidement mais en s’arrêtant pour manger et boire, tout de même. Madeleine avait eu le temps de se calmer. Comment ne pas l’être quand elle avait devant elle, le calme incarné. Il n’était pas neutre, mais calme, et il ne sursautait jamais face à ses éclats de voix ou ses crises de nerfs. Une fois arrivé, Katherine les fit se nourrir, elle était totalement inconsciente de ce qu’on allait lui demander. Avant même qu’elle ne puisse répondre à la question importante, soit de savoir qui était Madame de Paradis, on porta un message à Ethan…

- Kyle précise que l’enfant et Stefan sont dans une cellule privée. Un médecin est passé, mais Logan ne fait pas confiance au charlatan et donc va s’y rendre.

Stefan avait demandé de l’aide à Ethan, au départ… mais cette aide venait avec la valise d’amis-famille que les Berrygreen, malgré leur père, avait réussi à se concocter tout seul. Ils avaient un ami avec un château qui n’accepterait pas les ordres de la couronne pour eux, un médecin beaucoup trop savant, un presque espion qui savait tout… et Kyle. Presque le roi. Bien qu’il déteste toujours qu’on lui rappelle sa proximité avec sa majesté. Il n’était que le cousin du roi, et il avait toujours dit préféré son second oncle à l’imbécile sur le trône. Il aimait les fils du roi, qui avait un âge proche du sien, et il était devenu un ami de la reine. Ethan, qui observait plus qu’il ne parlait, se demandait si Kyle avait conscience de l’intérêt de la reine pour son fessier chaque fois qu’il repartait, mais ne dit rien. Après tout, il savait aussi qu’un temps Brodie avait été fasciné par cette partie de Kyle… Ethan, lui, ne trouvait pas réellement les culs intéressants. Mais ce n’était pas que pour les hommes, il avait du mal avec le corps en général. Peut-être parce qu’il détestait le sien ?

Bref.

- Lady Katherine, fit Ethan qui n’avait pas vue la vieille femme depuis longtemps avant de se pencher vers Eloïse, Lady Whistledown. Nous devons savoir, est-ce que vous savez qui est Madame de Paradis ?

Katherine ne pouvait pas le dire et ça amena une grimace mécontente à Ethan. Il espérait trouver cette femme. Si elle pouvait les aider, c’était maintenant. Il décida de demander alors un peu plus d’information à Katherine sur sa rencontre avec Stefan.

- Je l’ai rencontré quand il avait quinze ans. Après cela, il était sous notre responsabilité, à moi et à Bree. Il était un grand gaillard qui détroussé les gens dans la rue en utilisant son apparence et sa force. Je me doute qu’il a du faire des choses… horribles, pour survivre.
- Mais il avait un toit ?
- Oui. Il se cachait dans une maison. C’est ce qu’il nous disait. Et il se vengeait sur les passants. Je le crois.
- Auriez-vous l’adresse ? Cela pourrait nous aider.

Elle lui écrit l’adresse et elle continua de parler de l’histoire de Stefan comme elle la connaissait. Avouant des méfaits et des informations qu’elle ne pensait pas devoir dire à voix haute un jour. Elle explique comment elles avaient trouvé un enfant de 15 ans, trop maigre mais surtout très en colère et apeuré. Comment ils faisaient du mal autour de lui, comment il avait été traité et les marques qui ornaient son corps, surtout ce derrière qu’elles n’avaient vue qu’une fois.

- Bree disait toujours qu’il avait plus souffert en cinq ans que la plupart des gens dans toute leur vie, murmura-t-elle, et puis…

Ethan laissa la femme avec Madeleine le temps de parler un peu entre elles. Eloïse venait d’apprendre d’autres informations sur la vie de son père après qu’il eut essayé de le tuer, ça ne devait pas faire du bien. Il prit l’adresse et sortit à l’air libre pour prendre une respiration. Une fois la discussion terminée entre Madeleine et Katherine, ils reprirent le chemin pour rejoindre l’adresse indiqué et… tout simplement, il demanda à une fille de joie. La gamine, qui ne devait pas être plus vieille que Rose, se tendit au début avant qu’il n’explique son problème en deux mots. En réalité, quand il dit « Stefan », elle se détendit et leur fait signe de les suivre. Elle passa à pieds dans plusieurs ruelles miteuses avant de s’arrêter devant un immeuble à l’allure totalement branle-balant. Il y avait une odeur de pisse qui imprégnait les murs. La jeune prostituée les guida jusqu’à une porte qui ne tenait que peu sur ses gongs. Là, au milieu d’une pièce étrangement bien organisée se trouver une femme qui avait passé la soixantaine. Elle avait des cheveux poivre et sel qui descendait en cascade le long de son dos et une raideur du à la vieillesse.

- Candice, demanda-t-elle doucement mais avec inquiétude, qui sont ces gens ?
- Ils disent connaître Stefan… et comme vous m’avez dis vous inquiéter pour lui…
- Laisse-nous, la jeune femme sortie en courant alors même qu’elle savait que Madame de Paradis n’aimait pas qu’elle continue à faire la tapin, où est Stefan ? Il n’a pas répondu à ma dernière lettre.

On pouvait sentir dans la pièce la touche méthodique de Stefan. L’organisation était tel que quiconque le connaissait, même un peu, pouvait deviner que cette pièce avait été organisée pour lui, et par lui. La vieille femme se pencha pour prendre un pistolet qu’elle mit entre eux.

- Où est-il ?

Personne ne pouvait savoir qu'il était en cet instant soutenu par un gamin bien trop jeune pour rejoindre une couchette alors qu'un nouveau coup avait été porté à ses côtes. Mais cette fois ci, ce n'était pas pour lui qu'il s'était battu mais pour l'enfant... Il ne le laisserait pas ici, décida-t-il, qu'importe son crime.


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