Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

N'en doutez pas, on vit juste pour une poignée de rencontres [Gaïa]

Chouu'
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Chouu'
Sam 5 Nov - 9:44
Le contexte du RP
Mise en situation

Los Angeles, 5/11/2022, 18H35
Alors que la pluie s'abat lourdement sur le cimetière, Ahston vient soutenir ses frères bikers. Il est toujours là pour saluer la mémoire d'un défunt, une manière officielle mais discrète de dire adieu ;
Il l'ignore encore mais cet au-revoir va provoquer une rencontre.
Chris, la fameuse sœur dont l'évocation a l'air tabou, est venue pour l'occasion...

Contexte provenant de l'obligation d'un ship tout feu tout flamme pour ce *@§# d'Ash (a)
Chouu'
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Chouu'
Sam 5 Nov - 10:12

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée.  
finally meet you
Sous les parapluies, les manteaux noirs ou les chapeaux trempés, les mines sont graves. Attristées, fermées. Je descends de la Harley stationnée à la suite d'une longue file de motos imposantes. Nous sommes presque tous venus aujourd'hui pour enterrer l'un des piliers du groupe. Il n'y a pas que des amitiés au sein des bikers mais la solidarité est infinie, elle dépasse les désaccords et nous permet de surmonter toutes les animosités. Notre force vient de notre fraternité. Je donnerais ma vie pour l'un de ces frères... Quel qu'il soit.

Celui-ci était un ancien respecté.
Je ne fais pas partie des plus expressifs ni des plus bavards. S'ils savent tous pour l'armée puis la prison, les détails de ma vie sont inconnus à la majorité d'entre eux. Une réserve à double tranchant : mes problèmes n'appartiennent qu'à moi, je connais mal ceux des autres. Je ne suis pas le confident du gang, juste l'armurier. Du coup, je connais mal les péripéties qui ont fait le parcours du motard que l'on enterre. Néanmoins les rumeurs courent vite et depuis que les obsèques ont été annoncées, son fils s'est renfermé et sa fille est évoquée avec prudence. Je sais qu'il y a eu du grabuge. Que les choses ont été complexes pour sa famille. C'était avant que j'intègre le gang et puis, je n'en ai rien à foutre.
Je suis là pour soutenir les endeuillés.

Dans le cercle intime près du cercueil je devine celle qui fait tant parler d'elle. Les ragots décrivent une bombe rousse. Imaginez l'ironie sur mon sourire quand je l'aperçois. Je reste en retrait le temps de la petite cérémonie et entends plus les gouttes de pluie s'écraser sur mon blouson que les discours émouvants. Lorsque tout le monde est invité à se rassembler dans un bar, je m'apprête à faire demi-tour. Dommage pour mon programme tir au stand en solo, le fils me demande de rester. Soit.
Je me retrouve alors dans un établissement à l'ambiance feutrée et texane où les conversations ont repris avec plus de légèreté.

Installé au comptoir avec une bière fraîche, j'observe par la fenêtre la pluie toujours battante qui malmène la housse recouvrant ma deux-roues.
La silhouette qui se pose alors à mes côtés m'oblige à interrompre le cheminement futile de mes pensées. Si j'ai conscience des différends entre elle et son frère, je ne m'attendais pas à ce qu'elle se retrouve isolée dans un moment pareil, où elle devrait être au cœur de l'attention.
Je lui fais face en haussant les épaules :

« Je n'ai pas eu l'occasion de vous saluer ni de présenter des condoléances dignes de ce nom... Je peux vous offrir à boire pour me faire pardonner ? »

Elle a du avaler déjà un ou deux verres mais que puis-je faire d'autre ? Je ne fais pas partie des amis de la famille, à peine ai-je ma place ici, à leurs côtés.


Gaïa
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Sam 5 Nov - 12:35

Christmas
Adler

J'ai 40 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis décoratrice d'intérieur et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis tout juste célibataires et je le vis très mal.

Christmas est née et a grandi à Los Angeles dans une famille affiliée à un gang dont son père et son frère sont des membres actifs. Cet univers si particulier, elle le pratique et le connaît par cœur, elle est même prête à y construire sa vie. A 22 ans, elle se fiance d’ailleurs avec un membre. Mais ce dernier commet une grave erreur et est éliminé par la hiérarchie. Chris décide alors de quitter cette vie et coupe les ponts avec son père et son frère qu’elle tient pour responsables parmi tant d’autres. Pendant des années elle ne téléphone qu’à sa mère. Bien décidée à s’en sortir dans la légalité, elle devient décoratrice d’intérieur et commence à travailler dans les grandes maisons des riches de Los Angeles, souvent vers Hollywood. Elle rencontre alors Kyle qui est producteur et avec qui elle a un fils, Marlon. Elle est une acharnée du travail qui estime avoir bien réussi sa vie et compte bien que ça ne change pas. En octobre 2022, son père décède et Christmas accepte de se rendre aux obsèques pour faire plaisir à sa mère. Elle se retrouve alors propulsée dans un monde qu’elle s’était jurée de fuir à tout prix. Dans les jours qui suive, Kyle la quitte pour une autre femme avec qui il la trompe depuis des mois. Chris revient alors vivre chez sa mère le temps de trouver un nouveau logement.

crédit avatar : ethereal.

N'en doutez pas, on vit juste pour une poignée de rencontres.
***

2.11.2022.

Mon téléphone se met à vibrer sur l’immense table de la salle à manger de mes clients. L’écran s’illumine et affiche le prénom de mon frère. Je hausse un sourcil, m’embrouillant légèrement au milieu de ma phrase avant de rejeter l’appel. Voilà des années qu’Holden ne m’a pas appelée. Sceptique, je reprends ma présentation, montrant au couple âgé mes modélisations pour la décoration de leur immense maison. Je suis un peu ailleurs, avant de décréter que mon jumeau s’est tout simplement trompé de numéro. Il n’y pas d’autres raisons qui justifieraient un appel de sa part. Je me concentre à nouveau sur le travail, faisant défiler mes projets pour chacune des pièces. Lorsque mon téléphone vibre à nouveau, les clients fixent l’écran tout en m’incitant à répondre. Je secoue la tête et ignore une nouvelle fois l’appel d’Holden. Ce n’est donc pas une erreur, il a quelque chose à me dire. Je me détends, si c’était vraiment important, c’est ma mère qui appellerait. Mon frère doit s’attendre à ce que je décline tout contact. Mon rendez-vous prend fin sur une poignée de main chaleureuse et je rejoins le Range Rover qui se connecte immédiatement à mon téléphone.

Alors que j’approche de chez moi, la sonnerie retentit dans l’habitacle et la voiture m’annonce un nouvel appel de mon frère. Mes mains se crispent autour du volant. Je commence à m’inquiéter. Et s’il était arrivé quelque chose à ma mère ? J’apprête à répondre lorsque je vois une voiture inconnue garée dans l’allée de chez moi, juste à côté de celle de Kyle. Holden devra attendre puisqu’il y a du monde à la maison. Quand j’entre, mon téléphone toujours à la main, je m’étonne de trouver la maison silencieuse. Je dépose mon sac et commence à chercher mon compagnon et son invité. Je laisse passer quelques secondes d’hésitation devant la porte de ma chambre… La vie n’est tout de même pas un film hollywoodien. Il faut croire que si, à peine le battant de bois poussé, mon regard tombe sur une petite brune allongée au milieu de mes draps. « C’est une blague… » La rage et la peine se mélangent immédiatement dans ma poitrine. Et dans ma main le téléphone vibre à nouveau. Ma mère, cette fois. « Chris… » Je lève une main pour faire taire Kyle. « Vire ta pute. » Je sors de la chambre en claquant la porte derrière moi et lève enfin mon portable vers mon oreille. « Maman, ce n’est vraiment pas le moment. Et il arrive quoi à Holden ? Cet imbécile n’arrête pas de m’appeler. » « C’est moi… » La voix de mon jumeau résonne jusqu’à mon tympan et je grimace alors que je me suis faite avoir comme une gamine qui ne connaît pas les subterfuges de sa moitié. « Tu veux quoi ? Je te le dis tout de suite, je n’ai pas envie de me disputer maintenant… » Je suis lasse et je me laisse tomber sur la chaise de mon bureau en fermant les yeux, alors que l’image de la brune dans mon lit est en train de s’imprimer définitivement sur ma rétine. « Papa est mort. » J’ouvre instantanément les paupières. « Tu te fous de ma gueule ? » Pour la délicatesse dans l’annonce et la réaction, on repassera. « J’ai l’air de rire ? Putain Christmas, papa est mort. » Je n’ai pas la force de le reprendre alors qu’il utilise mon prénom. « Fait chier… » Holden soupire. « Il a fait un arrêt cardiaque dans la nuit. Maman veut que tu viennes aux obsèques. » Je lève les yeux au ciel. « Non. » Mon frère fait claquer sa langue contre son palais. « Fais le pour elle. Pas pour papa, ni moi. Mais maman a besoin de toi. » Je souffle. « Fait vraiment chier… Envoie moi les détails par sms. » La conversation ne s’éternise pas plus, quelle journée de merde quand-même…

5.11.2022.

Les grosses lunettes de soleil sur mon nez assombrissent ma vue. Le ciel est noirci par les nuages et la nuit tombe rapidement, je n’y vois quasiment rien. Quelle importance ? Le bras de ma mère est fermement serré autour du mien tandis que derrière nous, Holden tient un parapluie au dessus de nos trois têtes. J’ignore sa main posée sur mon épaule pour faire bonne figure mais j’ai hâte qu’il me lâche et que l’on recommence à se détester, comme on le fait si bien depuis presque vingt ans. Je veux retrouver mon lit dans ma chambre d’adolescente chez ma mère, pour pleurer mon histoire avec Kyle mais certainement pas mon père. J’ai choisi de rester quelques jours loin de mon compagnon, le temps de digérer sa trahison et de décider de la suite. Je devrais partir, je le sais mais je pense à Marlon qui n’a que sept ans et besoin de ses parents unis. J’ai refusé de parler au dessus du cercueil du patriarche Adler et j’écoute d’une oreille distraite les hommages prononcés par ses frères, ces autres anges déchus qui ne vivent que les uns pour les autres. Il fut un temps où je vivais pour eux moi aussi, pour l’un d’entre eux en particulier. C’était il y a longtemps et ce passé est loin derrière moi. J’ai bien évidemment reconnu de nombreux visages en arrivant, les retrouvailles ont été froides, la plupart ont été sincères. Je me suis éloignée mais je serai toujours une Adler à leurs yeux. Après la mort de Sid, pour eux le problème était réglé, l’animosité qui continuait d’exister au sein de ma famille ne les regardait pas. Je ne me fais pas d’illusion, j’ai dû être insultée quand je suis partie, mais de leur point de vue, les choses se sont tassées. Je jette négligemment ma poignée de terre au dessus du cercueil et je reçois les condoléances en silence alors que mon esprit reste tourné vers Marlon.

Quand la cérémonie prend fin, tout le monde se réunit dans un bar où les anges ont leurs habitudes. Je voudrais partir mais un regard de ma mère suffit à m’en dissuader. J’accepte les verres que l’on m’offre sans rien dire, lunettes de soleil toujours sur le nez. Quand mon téléphone sonne, je m’enferme dans les toilettes pour recevoir l’appel de Kyle. Malgré la situation difficile, mon compagnon tient certainement à prendre de mes nouvelles en ce jour compliqué. « Écoute Chris, je crois qu’il vaut mieux qu’on arrête là. N’imposons pas à Marlon des parents qui se disputent sans arrêt. » Je m’entends lui répondre d’une voix blanche. « Ok. » Mon dos rencontre le mur froid. « Je ne vais pas faire entrer Lucy tout de suite dans sa vie, mais je tenais à ce que tu entendes de ma bouche qu’elle va rester près de moi. » Un rire sans joie passe la barrière de mes lèvres. « Ok. » Je raccroche sans attendre. Que Kyle aille se faire foutre. La rage au ventre, je sors des toilettes et prends tout de suite la direction du comptoir. Je pose mes coudes sur le morceau de bois et m’apprête à demander un nouveau verre quand l’homme à mes côtés se tourne vers moi et engage la conversation. Mon regard tombe immédiatement sur sa veste de cuir et le patch sur son épaule. Évidemment, il n’y a que des anges ici. Je le regarde un instant un silence derrière mes verres teintés puis je décide de faire enfin glisser mes lunettes sur le haut de ma tête, faisant un instant danser les mèches rousses autour de mon visage et dévoilant des yeux parfaitement secs. Je balaie l’absence de condoléances d’un geste las de la main, je n’en ai pas besoin après tout. « N’hésite surtout pas à me commander un alcool fort. » dis-je sans même essayer de mettre les formes ou d’avoir l’air polie. J’ai besoin d’un bon remontant que le brun mettra sûrement sur le compte du deuil et c’est très bien ainsi. Je poursuis sans cacher mon animosité pour Holden, ce n’est un secret pour personne et même si le type qui me fait face ne faisait pas partie du gang à l’époque des faits, il en a forcément entendu parler. D’ailleurs, peut-être faisait-il déjà partie du gang, j’ai forcément oublié des visages depuis que j’ai quitté ce quartier de Los Angeles. « Holden trouve probablement ce moment parfait, exactement ce que le vieux aurait voulu… » Mon regard fait le tour de la salle avant de se poser à nouveau sur l’ange à ma droite. « Entre nous, c’est super chiant n’est-ce pas ? » Je ne sais pas vraiment pourquoi je me permets cette réflexion. Sans doute parce qu’il a l’air autant isolé que moi ou peut-être parce que je ne suis plus à une colère d’Holden près si mon avis remonte jusqu’à ses oreilles. Je l’observe sans un sourire et finit par tendre ma main vers lui. « Tu le sais probablement déjà mais… Chris Adler. Je peux savoir qui remercier pour le verre ? » Je tapote le comptoir de ma main libre, si le verre pouvait arriver d’ailleurs…
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Dim 6 Nov - 21:24

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée.  
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« N’hésite surtout pas à me commander un alcool fort. »

Dit-elle sans s'encombrer de politesses inutiles. Le contexte l’exempt de tout échange superficiel, personne ne voudrait reprocher quoique ce soit à la fille du défunt. Même en sachant qu'elle ne veut pas être ici, même en devinant tout ce qui l'opposait au père et aux obligations familiales qui expliquent sa présence.
Personnellement je m'attendais à tout, sauf peut être à ce qu'elle accepte si vite de me répondre et d'accepter ma proposition. Son conseil me suffit et je fais signe au barman de mettre deux whisky devant nous alors que mes yeux tracent avec plus d'attention les lignes fines de ce visage indéniablement ému. Mais par quoi ? J'ai bien remarqué qu'elle et Holden ne sont pas proches - euphémisme. J'ai trouvé le frère très réservé, sévère ou froid vis à vis d'une sœur qu'il n'a pas vue depuis si longtemps, une sœur qui accepte de revenir pour une si triste raison.

J'ai une pensée pour ma fratrie. Si mes parents devaient disparaître, j'irais à l'enterrement. Mais est-ce que j'aurais un mot pour ma sœur ou mon frère ? Rien n'est moins sûr.

« Holden trouve probablement ce moment parfait, exactement ce que le vieux aurait voulu… [...] Entre nous, c’est super chiant n’est-ce pas ? »

« Très. »

J'espère qu'elle ne s'attend pas à discuter avec un type plein de finesse et qui ne sait s'exprimer qu'avec des tournures sociales et autres façons hypocrites. Quelque chose me rassure néanmoins : je n'avais jamais rencontré cette fille et sœur de biker mais elle est au fait de nos méthodes, de nos caractères, de notre manque évident de filtre.
J'ose espérer savoir être encore assez charmant néanmoins. Quelles que soient les rancœurs qui ternissent ses relations familiales, j'ai du respect pour son deuil et refuse d'être un interlocuteur dérangeant.

« Tu le sais probablement déjà mais… Chris Adler. Je peux savoir qui remercier pour le verre ? »

Je réceptionne les deux verres et tends celui de la rousse jusqu'à elle. Aucune chance qu'elle ai entendu parler de moi, si ce qu'on dit est vrai elle a tout bonnement coupé les ponts avec nous autres. Les anges font partie d'un monde qu'elle ne veut plus côtoyer, c'est peut être une occasion pour moi de me présenter avant que ma réputation ne gâche les choses ;

« Navré de faire ta connaissance dans ces circonstances. Je suis Ashton. »

J'abandonne l'idée de déguster l'alcool fort pour lui tendre une main franche. On ne rencontre pas tous les jours une femme aussi séduisante qui, dans le même temps, accepte un verre sans se méfier, sans vous considérer comme un foutu charognard aux intentions suspectes.
Sans doute est-elle trop lasse, trop fatiguée ou attristée pour la méfiance ; j'apprécie cet air déconnecté qu'elle affiche, ce masque solide. A moins qu'elle n'ai rien à cacher, pas même de la tristesse...

« Holden a ses défauts mais il est content que tu sois là. Tu viens de quel coin ? »

Je n'ai pas l'intention de l'interroger sur sa situation familiale. C'est sa personnalité qui m'intéresse. Elle. Sans la voir à travers un biker décédé ou un jumeau affilié. Elle pourrait n'avoir aucun rapport avec mes frères Anges, je lui trouve un charme trop percutant pour être ignoré.

A quelques tabourets de notre duo, je devine les regards curieux et juges d'un groupe de trois motards. Je ne sais pas ce qu'ils savent de Chris, ou ce qu'ils pensent savoir, mais leur attitude m'emmerde. Aussi, je me place de manière à leur masquer la vue. Qu'ils admirent le cuir sur mon dos et le doigt insultant que je leur adresse sans remord.
On règlera nos comptes après.

« Je suis arrivé dans le game après ton départ, à ce qu'il paraît. Je savais que j'avais loupé de sacrés trucs mais j'suis encore plus déçu maintenant. »

Ouais, je ne suis pas le roi des beaux discours, et je m'en tape. Je lève mon verre à sa santé avant d'avaler une gorgée brûlante. Ainsi donc, il y avait une autre rousse délicieuse dans les intimes de la bande avant que je gagne mon écusson... J'ai des choses à rattraper.


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Lun 7 Nov - 11:41

Christmas
Adler

J'ai 40 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis décoratrice d'intérieur et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis tout juste célibataires et je le vis très mal.

Christmas est née et a grandi à Los Angeles dans une famille affiliée à un gang dont son père et son frère sont des membres actifs. Cet univers si particulier, elle le pratique et le connaît par cœur, elle est même prête à y construire sa vie. A 22 ans, elle se fiance d’ailleurs avec un membre. Mais ce dernier commet une grave erreur et est éliminé par la hiérarchie. Chris décide alors de quitter cette vie et coupe les ponts avec son père et son frère qu’elle tient pour responsables parmi tant d’autres. Pendant des années elle ne téléphone qu’à sa mère. Bien décidée à s’en sortir dans la légalité, elle devient décoratrice d’intérieur et commence à travailler dans les grandes maisons des riches de Los Angeles, souvent vers Hollywood. Elle rencontre alors Kyle qui est producteur et avec qui elle a un fils, Marlon. Elle est une acharnée du travail qui estime avoir bien réussi sa vie et compte bien que ça ne change pas. En octobre 2022, son père décède et Christmas accepte de se rendre aux obsèques pour faire plaisir à sa mère. Elle se retrouve alors propulsée dans un monde qu’elle s’était jurée de fuir à tout prix. Dans les jours qui suive, Kyle la quitte pour une autre femme avec qui il la trompe depuis des mois. Chris revient alors vivre chez sa mère le temps de trouver un nouveau logement.

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N'en doutez pas, on vit juste pour une poignée de rencontres.
***

Je souris légèrement en hochant la tête alors que l’homme fait signe au barman de nous servir des whisky. Je suis fatiguée, blasée même lorsque je me perds dans mes pensées, finissant par les partager avec celui qui pourrait être l’un des amis de mon frère. J’en doute fort cependant, les proches d’Holden sont rassemblés autour de lui, tentant sans doute de lui remonter le moral, déblatérant sur le père, crachant discrètement sur la sœur, pleurant sur la veuve. Je m’en fiche et un sourire en coin étire mes lippes quand l’homme au cuir vient confirmer mes dires. C’est très chiant, nous sommes d’accord. Malheureusement nous sommes coincés ici encore un moment. Pour des raisons évidentes, je ne peux pas m’échapper. Qui m’en voudrait cependant alors que j’enterre mon géniteur. Quant au brun, cela paraîtrait probablement mal poli de s’éclipser si rapidement. Je me présente inutilement tout en attrapant le verre que l’ange me tend. Quitte à devoir prendre mon mal en patience, autant ne pas être sobre. Je serre la main tendue et incline doucement mon verre dans la direction de mon compagnon. « Merci pour le whisky, Ashton. » J’y trempe mes lèvres sans attendre. L’alcool me brûle la bouche et l’œsophage et c’est clairement la meilleure sensation de la journée. Sans terminer le verre, j’entame sans doute un peu trop le breuvage. S’il me voyait, Kyle afficherait sa mine sceptique et secouerait la tête de gauche à droite, jugeant fortement ma consommation. Ça ne fait rien, Kyle n’est pas là. Kyle est un connard sans cœur qui n’a aucun scrupule à tromper sa conjointe et la larguer le jour des obsèques de son père.

Je retourne aussitôt à mon verre, manquant de m’étouffer avec le whisky alors qu’un rire sarcastique monte tout seul dans ma gorge quand Ashton parle de mon jumeau. Je toussote un moment avant de me tourner vers l’homme, un sourire ironique sur les lèvres. « Doucement, j’aimerais ne pas rejoindre le paternel tout de suite quand même. » J’arrange une mèche rousse avant de reprendre. « Content ce n’est pas vraiment le bon mot. » Je cherche mon frère du regard et plisse les paupières quand je le trouve enfin. « Holden est certainement partagé entre la satisfaction et l’agacement. » La satisfaction de m’avoir sous la main, de se sentir en position de force face à moi. L’agacement de devoir composer avec les problèmes que je suis capable de lui causer. « Mais crois-moi, il n’est pas content. » Je lâche mon jumeau des yeux pour reporter mon attention sur Ashton. Je pose un coude sur le comptoir et repose ma joue sur ma main ouverte. « Je n’ai pas quitté L.A. » je finis par avouer alors qu’il me demande d’où je viens. « Mes quartiers ne sont plus ici, mais il faut croire que l’on ne s’éloigne jamais vraiment d’où l’on vient. » C’est surtout que la cité des anges est une grande ville qui offre de nombreuses possibilités et dans laquelle il est facile de fuir ceux que l’on préfère éviter.

Autour de nous, les regards se font insistants ou faussement discrets et je sais que même s’il est à l’autre bout de la salle, l’attention d’Holden est fixée sur mes faits et gestes et surtout sur ceux du motard qui se tient à mes côtés. Ashton doit ressentir la même chose et son geste m’amuse alors que je hausse les épaules l’air de dire eh oui, c’est comme ça ici… Il enchaîne, évoquant les désaccords anciens. Je prends le temps de terminer mon whisky et de faire signe au barman de m’en servir un nouveau. Je bois trop aujourd’hui, c’est comme ça, ceux qui m’observent n’ont qu’à s’y faire. « Mon départ date d’il y a presque vingt ans, vous devez être presque autant nombreux à être arrivés après qu’avant désormais. » Je lui adresse un geste las de la main. « Garde les flatteries, on sait tous les deux comment ça fonctionne ici. » Au mérite, pour tout et n’importe quoi et surtout au respect, pour tout et n’importe quoi. Ici, les filles et les sœurs c’est sacré, on ne vient pas les toucher à la légère. « Fais-moi confiance, inutile d’être déçu. Sois soulagé d’avoir échappé à cet immense bordel plutôt. » Je fronce légèrement les sourcils. S’il avait été là, vingt ans plus tôt, il aurait fait comme les autres, il aurait tourné le dos à Sid et je ne serais pas venu boire à ses côtés aujourd’hui. « Maintenant, tu peux rester avec moi et t’attirer la méfiance de tout ceux qui étaient là il y a plus vingt ans et qui estiment sûrement que tu es en train de faire la plus grosse connerie de ta vie. Ou tu peux prendre la fuite tant qu’il en est encore temps et cesser de t’ennuyer à ce rassemblement d’hypocrites, je m’occupe de trouver une excuse à donner à ma mère et surtout à Holden pour justifier ton départ. » Je le fixe intensément de mes iris verts. « Si t’as les couilles de rester, je ne vais pas te le cacher, ça m’arrange, ils me foutent la paix au moins. » Franche, directe, le langage cru et les manières de celle qui vient de nulle part reviennent vite, ça me surprend presque. Je lui adresse un sourire faussement innocent en récupérant mon nouveau verre.
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Jeu 10 Nov - 19:45

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée.  
finally meet you
J'aime entendre sa voix articuler mon prénom, voir ses lèvres le former. J'incline la tête pour accepter ses remerciements et bien vite la jolie rousse confirme une partie des rumeurs : la mésentente avec sa famille, ou du moins les hommes qui la composent. Pourquoi être venue dans ce cas ? On enterre pas son père tous les jours certes et elle ne l'a sans doute pas détesté toute sa vie mais je soupçonne Holden d'avoir insisté. D'avoir usé de chantage affectif ou pris à témoin une mère en souffrance, âgée sans doute, à qui Chris n'a pas l'intention de faire plus de peine.

Je m'attendais à ce qu'elle vienne de loin, la rousse. Allez savoir. Dans les films, le membre pestiféré de la famille arrive toujours de l'autre bout du monde. Il a passé des années dans un autre pays, a vécu mille aventures qui creusent encore la différence avec les siens et subit un énorme choc émotionnel en revenant sans son quartier d'enfance... Mais Chris, vingt ans après, vit toujours à L.A.

« Mes quartiers ne sont plus ici, mais il faut croire que l’on ne s’éloigne jamais vraiment d’où l’on vient. »

Dit-elle alors que je me revois débarqué depuis la prison jusqu'à ces rues familières. Pourquoi ne pas avoir pris la décision de voir du pays ? Après deux ans enfermé, j'aurai pu - j'aurai du - viser une autre destination. Mais les anges déchus m'avaient déjà en partie attrapé. Je leur étais fidèle avant de porter leur badge et j'ai toujours su que je finirai par leur donner mon âme.

Si j'étais parti, je n'aurais pas croisé Vance. Je n'aurai pas senti mon coeur revivre pour le voir piétiner ;
Je reviens à ma mystérieuse interlocutrice.

Puisque mes flatteries ne l'intéressent pas je les énumère pour moi-même. Qu'aurait été notre relation ? Je me suis toujours demandé ce que je serais devenu sans l'armée. Sans doute intégré dans le gang de motard très jeune. J'aurais alors côtoyé Chris et inutile de se voiler la face, j'aurais voulu la connaître de près.
De très près.

« Fais-moi confiance, inutile d’être déçu. Sois soulagé d’avoir échappé à cet immense bordel plutôt. »

« Ok ok. J'ai eu mon lot de bordel de toute façon. »

Dis-je en haussant les épaules. Le whisky servi est descendu en vitesse et je soupçonne la fille Adler de vouloir noyer ses problèmes par ce biais discutable - mais utile. De manière éphémère. Demain matin la migraine lui permettra d'échapper encore quelques heures aux pensées négatives mais sa réalité finira toujours par la rattraper.

Chris me lance alors un défi. Enfin. C'est l'interprétation que je fais de ses propos. Elle évoque d'abord les effets nocifs de notre conversation pour mon image auprès des collègues, argument qui ne me fait ni chaud ni froid, puis les risques que je prends. Et là, plutôt que de me dissuader, elle attise ma curiosité. Je n'ai plus aucune envie de rentrer vider quelques chargeurs : je veux savoir en quoi elle se pense inquiétante. Quels sont les choses à redouter de sa personne ? Croit-elle que je suis du genre peureux ? S'il y a du feu, je suis souvent le premier à tendre la main en direction des flammes ;

« Haha je n'ai jamais eu besoin qu'on me trouve une excuse. Merci, mais je vais assumer comme un grand et rester pour vider d'autres verres. Au moins aussi longtemps qu'il me faudra pour comprendre de quelle connerie on parle. »

Je me retiens de reprendre ses mots et faire un commentaire sur mes bijoux de famille histoire de ne pas si vite être vulgaire.

« Est-ce que j'ai le droit de savoir ce que fait l'intriguante fille Adler à quelques rues seulement de notre repère ? »

Un métier banal sans doute, une vie bien rangée. Ce rôle lui irait, mais pas parfaitement. Il y a dans son regard une colère amère qui la rend moins prévisible que ça. On a tous nos secrets. Nos fantasmes.
Elle a peut être juste déjà trop bu.
Ou alors c'est moi.



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Ven 11 Nov - 21:15

Christmas
Adler

J'ai 40 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis décoratrice d'intérieur et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis tout juste célibataires et je le vis très mal.

Christmas est née et a grandi à Los Angeles dans une famille affiliée à un gang dont son père et son frère sont des membres actifs. Cet univers si particulier, elle le pratique et le connaît par cœur, elle est même prête à y construire sa vie. A 22 ans, elle se fiance d’ailleurs avec un membre. Mais ce dernier commet une grave erreur et est éliminé par la hiérarchie. Chris décide alors de quitter cette vie et coupe les ponts avec son père et son frère qu’elle tient pour responsables parmi tant d’autres. Pendant des années elle ne téléphone qu’à sa mère. Bien décidée à s’en sortir dans la légalité, elle devient décoratrice d’intérieur et commence à travailler dans les grandes maisons des riches de Los Angeles, souvent vers Hollywood. Elle rencontre alors Kyle qui est producteur et avec qui elle a un fils, Marlon. Elle est une acharnée du travail qui estime avoir bien réussi sa vie et compte bien que ça ne change pas. En octobre 2022, son père décède et Christmas accepte de se rendre aux obsèques pour faire plaisir à sa mère. Elle se retrouve alors propulsée dans un monde qu’elle s’était jurée de fuir à tout prix. Dans les jours qui suive, Kyle la quitte pour une autre femme avec qui il la trompe depuis des mois. Chris revient alors vivre chez sa mère le temps de trouver un nouveau logement.

crédit avatar : ethereal.

N'en doutez pas, on vit juste pour une poignée de rencontres.
***

A l’évocation du passé, je lève mon verre dans la direction d’Ashton lorsqu’il reconnaît s’être également traîné pas mal d’emmerdes. « Comme tous ici. » Je hausse les épaules, il faut bien être un peu détruit pour rejoindre les anges, pour espérer trouver son salut à leurs côtés. C’est un monde dans lequel on naît et qui laisse des séquelles à vie ou c’est un monde qui attrape les nouveaux par la cheville et y attache un boulet dont il est impossible de se défaire. Quoiqu’il en soit, l’innocence et la simplicité ne font jamais partie de l’équation. Le nez dans mon verre, j’attends que le brun décide de rester ou non à mes côtés. Alors qu’il choisit de continuer à boire avec moi, je le détaille. J’imagine que j’aurais pu tomber sur pire pour me tenir compagnie. Bel homme, la discussion agréable. Encore un verre ou deux et j’estimerai probablement que ce moment peut être prolongé pour me faire oublier Kyle pendant quelques minutes. Je secoue légèrement la tête, amusée par mes propres pensées. J’ai pourtant promis au dessus du cercueil de Sid, plus jamais je ne fréquenterai un ange… Je mets fin à mes élucubrations mentales en laissant la paume de ma main tomber sur le comptoir. « Ravie de te voir rester dans ce cas ! » Je lui adresse un sourire en coin. « Tu es donc du genre curieux… » Il veut comprendre, essayer de faire la lumière sur les évènements qu’il a manqué. Je peux entendre cette envie de savoir ce qui a tant ébranlé un groupe si solide. Il y a longtemps que je n’ai pas parlé de tout ça. J’ai raconté mon passé à Kyle et c’est à peu près tout, j’ai ensuite décidé de taire ce que j’avais laissé derrière moi. Je n’en ai pas honte, c’est seulement douloureux. Et ce bar où les mentalités étroites se croisent n’est pas lieu pour de telles confidence. « Je ne t’apprends rien si je te dis qu’ici on aime les femmes, c’est certain. Mais on les aime surtout quand elles se taisent et ne font pas de vagues. » J’ignore toujours les regards insistants. « J’ai toujours aimé les vagues. » J’ai ouvert ma gueule, j’ai hurlé tellement de fois pour défendre mon fiancé alors que le mal était déjà fait. Les anges n’aimaient pas que l’on remette en cause leurs méthodes, je suis certaine que cela n’a pas changé.

Il me pose finalement une question sur moi, bien loin des affaires du gang, bien loin de cette cérémonie qui n’en finit plus. « Je décore des maisons dans lesquelles je n’aurais jamais pensé mettre les pieds. » J’ai eu la chance de faire des stages avec de très bons décorateurs d’intérieur et de me faire un nom grâce à eux et au bouche à oreilles. J’ai aussi eu la chance de rencontrer Kyle qui m’a présenté de nombreuses équipes de cinéma dont les membres m’ont fait confiance pour aménager leurs villas. J’ai même fini par emménager dans une de ces immenses maisons qui me faisaient rêver depuis l’enfance. Jusqu’il y a quelques jours… « Et toi alors, ça t’occupe à plein temps ? » je demande en désignant le patch sur son épaule d’un léger geste du menton. Je n’ai pas le temps d’entendre sa réponse qu’une main se pose fermement sur mon épaule. Je soupire en levant la tête pour regarder Holden qui fixe mon interlocuteur, la mine fermée. Mon jumeau reporte finalement son attention sur moi. « Christmas, si tu bois au point de ne plus tenir debout, je ne te porte pas jusqu’à ton lit. » Je dégage mon épaule avant de lui adresser un sourire hypocrite. « Occupe-toi de tes affaires Holden. » Je me retiens de lui rappeler que lorsque nous étions jeunes, ce n’était pas moi qui avais besoin d’être portée jusqu’à mon lit. Son regard navigue à nouveau entre Ashton et moi. Attention voilà ce que cela signifie pour nous deux. Je lève les yeux au ciel alors qu’il s’éloigne après avoir attrapé les lunettes de soleil sur ma tête et les avoir glissé dans la poche de son cuir. Un vrai gamin. Sans doute suis-je également une vraie gamine à son contact. Je soupire en me tournant vers Ashton. « Un seul commentaire sur mon prénom et je te ferai regretter d’être resté. » Naître le jour de Noël n’était pas suffisamment un fardeau, il a fallu que mes parents décident de m’appeler Christmas. Double fardeau auquel mon jumeau a échappé, évidemment… Je jette un rapide coup d’œil vers l’extérieur. « La pluie a l’air de se calmer. Ça te dit d’aller prendre l’air un moment ? » J’ai besoin de me vider la tête, de ne plus penser aux obsèques de mon père, d’oublier que je me suis lamentablement faite tromper et larguer après plus de dix ans de vie commune. La première personne prête à m’accompagner serait la bienvenue. Je pourrais appeler Kim mais je n’ai pas envie de traverser toute la ville pour aller lui exposer tous les détails de mes échecs amoureux et le pathétisme de mon existence. Je termine mon verre d’une traite, Ashton me conviendra.
Chouu'
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Mar 15 Nov - 18:47

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée.  
finally meet you
Je prends la décision de rester parce que finalement cet enterrement n'est plus si inintéressant. Parce que Chris est du genre à captiver même si elle n'a pas l'intention de raconter grand chose. Parce qu'il fait froid dehors, que la pluie tombe encore et que boire en compagnie d'une jolie fille a toujours été plus sympa qu'être seul si tôt dans la soirée.
Je décide de rester car la rousse provoque des intérêts primaires contre lesquels je ne veux pas lutter : je suis quasiment certain qu'il ne se passera rien entre nous et je ne pourrai jamais prétendre avoir rattrapé le temps perdu, mais si je peux obtenir d'elle une petite heure de conversation légère, ça reste autant de minutes sans me morfondre sur l'absence de Vance à mes côtés.

« Tu es donc du genre curieux… »  

Un non curieux serait resté malgré tout. Elle est mystérieuse. Elle, la relation avec son jumeau, les tensions avec son père, son passif au sein des anges.
S'ils connaissent presque tous les tourments de la famille Adler, je suis bien obligé de gratter un peu d'informations pour ne pas rester en retrait.

Je me contente de hocher la tête. Je ne vais pas lui faire croire que d'autres raisons me poussent à rester - car si c'est en partie vrai, je doute qu'elle apprécie le fond de mes sentiments. Enfin. Une femme aussi belle ne doit même plus se fatiguer à dissiper l'attraction qu'elle dégage et le pouvoir qu'elle a sur la plupart des hommes.
Elle en parle d'ailleurs. De nous autres patchés, des vagues qu'elle aurait pu causer à une époque où le respect de la gente féminine n'était pas du tout à la mode. Aujourd'hui encore leur rôle est limité. Les officielles obtiennent bien plus que les autres bien sûr, mais ça n'a rien d'une position enviable à mon sens.

« J’ai toujours aimé les vagues. »

« Il n'y a que les remous qui permettent de faire bouger les choses, parfois. »

J'aime penser que c'est nécessaire en toute circonstance. Qu'il faut, à un moment donné, remuer les plans trop statiques. Il souffler dans les acquis, bouleverser les clichés. Je ne sais pas ce qu'elle a fait exactement mais je comprends que cela n'a pas plu. Et si elle s'est mise les motards à dos...
J'oriente la conversation sur son quotidien. Sa réalité désormais loin de nous autres machistes têtes brûlées. Après m'avoir répondu elle me renvoi la question, peut être curieuse de savoir si mon rôle douteux parmi les anges me permet de survivre ou si je m'occupe autrement. Le Cran de Mire est une référence dans le groupe mais je garde mon bébé pour moi : Chris est interrompue par son frère.

Le regard qu'il me lance vaut tous les avertissements mais il ne fait qu'inscrire sur mes lippes un sourire malicieux. Ainsi, Christmas est surveillée par ce frère qui, jusque là, se montrait indifférent au cas de sa frangine.

« Un seul commentaire sur mon prénom et je te ferai regretter d’être resté. »

« ... Chris c'est très bien aussi. »

Dis-je en levant les yeux au ciel tel un innocent qui ne veut pas froisser la belle mais qui implicitement laisse entendre son avis moqueur sur la question.

Le décès d'un père qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps, l'attitude surprotectrice du jumeau coincé et le temps de merde qui n'arrange rien : je comprends son besoin de vouloir respirer un peu et la suis d'un pas décidé jusqu'à l'extérieur. J'ai également besoin de prendre de la distance avec ces œillades critiques que Holden n'est pas le seul à nous lancer. Sommes-nous redevenus des enfants ? Ces histoires de famille m'ont toujours particulièrement emmerdé.

Dehors, je nous éloigne de l'établissement d'une dizaine de mètres pour que personne ne continue son espionnage depuis les vitres. Après avoir fouillé mes poches je m'allume une clope et réalise que je n'ai pas été galant - m'enfin, ce n'est pas ma qualité principale.

« Tu fumes ? Si la cérémonie est terminée et que tu veux rentrer, je peux te déposer. »

Chez toi. Ta mère, ton frère.
Devant un hôtel.
Un restau.
Chez moi.


« Loin de moi l'idée de créer une bévue diplomatique à l'égard des tiens mais, si ça te tente à un moment, j'ai pas peur d'me faire sermonner. »

Ça m'amuserait plutôt de voir Holden essayer de s'en prendre à moi. On s'entend trop bien pour que ça arrive je pense ;

Si Christmas souhaite fumer je dépose le bâton de poison entre ses lèvres et l'allume, sinon je plonge mes mains dans les poches de mon blouson, je pose mon dos contre le mur et tire sur la cigarette en essayant de ne pas trop dévisager la sublime rousse.
P*tain, Christmas quand-même. C'est pas un cadeau ce prénom.


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Mer 16 Nov - 16:29

Christmas
Adler

J'ai 40 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis décoratrice d'intérieur et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis tout juste célibataires et je le vis très mal.

Christmas est née et a grandi à Los Angeles dans une famille affiliée à un gang dont son père et son frère sont des membres actifs. Cet univers si particulier, elle le pratique et le connaît par cœur, elle est même prête à y construire sa vie. A 22 ans, elle se fiance d’ailleurs avec un membre. Mais ce dernier commet une grave erreur et est éliminé par la hiérarchie. Chris décide alors de quitter cette vie et coupe les ponts avec son père et son frère qu’elle tient pour responsables parmi tant d’autres. Pendant des années elle ne téléphone qu’à sa mère. Bien décidée à s’en sortir dans la légalité, elle devient décoratrice d’intérieur et commence à travailler dans les grandes maisons des riches de Los Angeles, souvent vers Hollywood. Elle rencontre alors Kyle qui est producteur et avec qui elle a un fils, Marlon. Elle est une acharnée du travail qui estime avoir bien réussi sa vie et compte bien que ça ne change pas. En octobre 2022, son père décède et Christmas accepte de se rendre aux obsèques pour faire plaisir à sa mère. Elle se retrouve alors propulsée dans un monde qu’elle s’était jurée de fuir à tout prix. Dans les jours qui suive, Kyle la quitte pour une autre femme avec qui il la trompe depuis des mois. Chris revient alors vivre chez sa mère le temps de trouver un nouveau logement.

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N'en doutez pas, on vit juste pour une poignée de rencontres.
***

Je souris quand Ashton poursuit ma métaphore marine. A sa réflexion, je lève mon verre et le termine d’un trait. Ce coin de Los Angeles et ses habitants ne sont pas vraiment habitués au calme. L’agacement me gagne à nouveau lorsque Holden décide qu’il est temps de pointer le bout de son nez. Il y a parfois des moitiés qui sont faites pour se séparer et ne pas se retrouver. C’est sans doute le cas pour mon frère et moi. Longtemps inséparables, aujourd’hui, il faudrait un miracle pour nous rassembler. Je me sens incapable de m’entendre à nouveau avec lui. J’imagine qu’il en est de même pour lui. Et quand même bien l’affection renaîtrait, la confiance est bel et bien enterrée sous le poids du passé et des années. Quand il s’éloigne, je préviens tout de suite mon interlocuteur de garder pour lui les remarques sur mon prénom. J’en ai bien trop entendues, cela ne m’a jamais amusée. Je secoue la tête, les lippes étirées par un sourire blasé face à son air malicieux et la réflexion qu’il tait mais s’arrange pour suggérer tout de même. Il y a sans doute dans mon prénom, une poésie ridicule qui m’échappe, j’ai adopté le surnom il y a bien longtemps.

Je suis soulagée quand il accepte de sortir un moment avec moi. Je soupire en mettant un pied à l’extérieur. J’ai la sensation d’enfin respirer. Pas complètement, la compagnie que je me suis trouvée est largement critiquable, mais bien plus qu’il y a quelques secondes. J’ignore la pluie qui s’abat doucement sur mon visage. Quand je redescends sur terre, je me laisse guider à l’écart du bar où Holden doit tirer la tronche de m’avoir vue lui échapper une fois encore. Je suis chacun des gestes d’Ashton quand il sort une cigarette de sa veste avant de m’en proposer une. Je secoue la tête de gauche à droite en déglutissant. Il y a longtemps que la Chris qui grillait des cigarettes aux côtés d’un ange n’existe plus. Il y a longtemps que je n’avais pas pensé à Sid. Depuis quelques jours tout me ramène à lui. Le décès de mon père, revenir ici, voir mon jumeau, ma rupture avec Kyle… J’idéalise sans doute cette relation de jeunesse que je voulais parfaite. Mais que serions-nous devenus, Sid et moi, avec les années ? On se serait mariés, on aurait certainement eu des enfants, mais notre relation aurait-elle survécu aux épreuves de la vie ? Je ne le saurais jamais et y penser me crève le cœur. Je considère un instant l’idée de me faire déposer quelque part. Je ris légèrement à sa remarque sur la bévue diplomatique. S’il savait comme je m’en fiche. Mon regard navigue un instant de ses yeux à la cigarette entre ses lèvres. « Et puis merde. » D’un geste du menton, j’accepte la proposition. La fumée cancérigène pénètre dans mes poumons, brûlant légèrement ma gorge, pour la première fois depuis le début de ma grossesse. Ma tête se met à bourdonner, comme si mon corps était fébrile de retrouver sa drogue favorite. Ou peut-être me supplie-t-il de jeter le poison tant qu’il en est encore temps. Je m’en fiche. Kyle détesterait me voir tout de suite. Il ne supportait de me voir fumer au début de notre relation, il était heureux que je ne reprenne pas après la naissance de Marlon. Je m’en fiche. Penser à nouveau à Kyle, ça me donne seulement envie de tirer à nouveau sur la cigarette.

« Si tu n’as pas peur de te faire sermonner… Je n’ai pas envie de me retrouver tout de suite seule avec mes pensées. » Mon dos rencontre à son tour le mur. Je le fixe tout en réfléchissant. Est-ce que considérer le fait de prolonger la soirée avec Ashton est une mauvaise idée ? Certainement. Suis-je réellement moi-même aujourd’hui ? Non. Sa présence me tient-elle un peu éloignée de la morosité ? Oui. Devrais-je me méfier ? Sans doute. En ai-je envie ? Bien sûr que non. « Je ne sais plus ce qu’il y a à faire ici. Je suis obligée de te faire confiance. » Je ne devrais pas penser à poursuivre cette conversation plus longtemps que les quelques minutes qu’il faut pour fumer une cigarette. Et pourtant… « Tu m’emmènes quelque part ? Peu importe où, du moment que je peux échapper à toute cette tension. » Où je vais, je n’en sais rien. Dans la mauvaise direction c’est tout ce que je peux affirmer. Mais là, sans lunettes de soleil pour cacher mon regard fatigué, vêtue d’une robe et d’un manteau noir, une cigarette entre les doigts, j’ai la sensation de retrouver l’ancienne moi qui n’avait pas peur de se laisser entraîner par les anges.
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Mar 22 Nov - 20:48

Ashton Vortimer
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Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée.  
Les éventuelles résolutions de vie saine que Chris a du prendre un jour sont balayées avec facilité lorsque le tabac qui émane d'entre mes lèvres ou depuis ma clope atteint le visage de la rousse. Les volutes grises virevoltent avec lenteur et charme, envoutant la belle avec facilité ;
Vile tentateur je ne me fais pas prier pour armer ses lippes et savoure le mélange de nos souffles empoisonnés.

C'est désuet et désinvolte, mais j'adore voir une femme sexy fumer. La Adler est à coup sûr plus toxique que ma drogue préférée mais ça n'est pas un problème, je n'ai jamais été attiré par les âmes lisses et sans surprises. Je devrais être méfiant, la dernière miss a avoir touché mon cœur l'a laissé ébréché.
Il est peut être temps de m'intéresser à un autre genre de filles ? Tous les gestes de la décoratrice paraissent intelligemment exécutés, sobres mais précis, élégants, prudents, raffinés. Comment voulez-vous que je la considère avec détachement ?

« Je ne sais plus ce qu’il y a à faire ici. Je suis obligée de te faire confiance. »

Obligée sans doute pas, mais elle n'a visiblement pas l'intention d'envisager d'autres options. Pour une fois, je ne suis pas déçu de m'être éloigné du groupe. Je savais qu'il n'y aurait rien d'intéressant à partager avec mes camarades ce soir ; après la cérémonie, c'est programme classique : boissons, souvenirs réchauffés, rires forcés ; je ne sais pas être à l'aise durant ces moments de soit-disant fraternité.
On va encore me reprocher d'avoir joué cavalier seul mais eh, la fille Adler a décidé de me faire confiance.

« Qu'est ce que je peux faire ? »

« Tu m’emmènes quelque part ? Peu importe où, du moment que je peux échapper à toute cette tension. »

Je tire sur la cigarette déjà bien consumée sans lâcher des yeux la jumelle revenue. Je ne sais pas ce que son père aurait dit. J'ignore ce que son frère dira sûrement dès demain. Mais ce soir j'ai très envie de de l'emmener ;
Qu'importe la destination. En bonne compagnie, la route est elle-même assez jolie.

« Ok. »

J'écrase le mégot dans le cendrier fiché au mur et referme mon blouson avant de faire jouer les clés dans ma main. Inutile de lui demander si un trajet en moto lui convient, Chris sait à qui elle a affaire. D'un signe de tête je l'invite à me suivre jusqu'à la Harley. Après avoir retiré la housse protectrice, je tends à la rousse de quoi masquer cette chevelure magnifique.
Je peux me passer de casque, mais pas ma passagère. Je prends place et attends qu'elle s'installe confortablement. En sécurité surtout.

« Ça va ? »

A son feu vert je démarre et nous éloigne de l'établissement et de ces confrères endeuillés. Rien n'empêchera la fille de pleurer son père, un jour ou l'autre. Mais si elle n'a pas envie de baigner au milieu des nostalgiques, je m'estime chanceux de pouvoir lui servir de compagnie ;

Sans prendre la peine de lui demander son avis, je prends la direction de Santa Monica. Nous y parvenons en quelques minutes et je pense que l'endroit est idéal pour une balade légère et lumineuse. Je n'y suis pas allé depuis très longtemps heureusement je doute que le coin ai changé sa recette si efficace : zones piétonnes et pistes cyclables avec vue sur la mer. Attractions, spas, restaurants. De quoi flâner sans morosité.

Il est vingt heures passées lorsque nous laissons la deux-roues à côté d'autres cylindrées. Mains dans les poches, je marche aux côtés de la seule Adler qu'il m'est agréable de rencontrer.
Le frère est sympathique et j'appréciais plus ou moins le père, mais je n'ai jamais à ce point savouré les premiers échanges avec un membre de la famille d'un Ange.

« J'aime bien ce coin, on dirait que tout le monde passe la meilleure journée de sa vie... j'espère que tu auras l'impression de ne pas avoir été dans le spleen du réveil au couché ! Grâce à moi. »

Je passe ma langue sur ma lèvre inférieure en détournant le regard. Quand la journée sera terminée, que la rousse - bon sang cette chevelure - sera couchée, notre rencontre et l'entièreté de notre relation sera peut être terminée.
C'est injuste, en un sens.
Les meilleures rencontres devraient être les plus longues ;
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