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LE TEMPS D'UN RP

Dis-moi que je vaux mieux que ça. [Gaïa]

Chouu'
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Chouu'
Dim 23 Oct - 15:39
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
29/10/22, 3h45. L.A.
Ashton n'est pas un cœur tendre, mais son palpitant lui joue parfois des tours. Il a longtemps failli oublier son fonctionnement, il s'est cru à jamais épargné. Intransigeant, moqueur, insultant à l'égard de tous ceux qui parviennent encore à aimer, il ne s'attendait pas à souffrir autant.
Et pourtant.
Désillusion brutale. Sentiments grandissants à qui il ne sera pas permis de subsister. Ash ne sait plus quoi faire d'eux et son muscle si lourd lui cause bien des ennuis alors qu'il croise celle qui, au fond, a aussi besoin d'être une amie sur laquelle on peut compter.

Contexte provenant du besoin de permettre à ces deux abrutis de survivre, ici ou ailleurs, car on ne s'en lassera jamais.
Chouu'
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Chouu'
Dim 23 Oct - 15:48

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée. Il jette des verres, brise des mâchoires, agrippe des gorges, tord des bras et malmène ses poings sur les murs, les carrosseries et les visages laissant penser qu’il n’a aucun contrôle, victime d’une forme de folie meurtrière.
Calme, il est alors un grand sarcastique. Moqueur, insultant, humiliant.
Vortimer est égoïste. Ce sont ses intérêts qu’il sert. Même en obéissant aux ordres ou en venant en aide à un ami : c’est pour lui. Manquer de respect à un supérieur, décevoir des frères d’armes ou risquer de perdre un proche serait trop douloureux. Une fierté ébréchée, une image bafouée… Il ne peut pas se le permettre. Ouais, même quand il agit pour quelqu’un, la première personne qu’il aide c’est lui-même.
Ça fait deux fois ce mois-ci que je suis obligé de remettre une flic à sa place sur cette rue de merde. Le commissariat du secteur a décidé de balancer toutes les nouvelles recrues dans le coin sans doute pour les confronter à la dure réalité de la nuit sur la cité des anges. Je me contrefiche de leurs méthodes de formation – stupides, d’après moi – et subis en direct les conséquences. Les jeunes cow-boys ou bad-girls suréquipés se promènent chez moi, flingue au côté, comme s’ils allaient défourailler à tout instant.
Alors je suis obligé de sortir de l’ombre. D’intervenir avant qu’ils aillent emmerder mes filles et leurs clients. Non seulement leur attitude ne sert à rien – ils ne priveront pas les lascars de venir tirer des coups, ni les demoiselles d’écarter les cuisses – mais elle me fait perdre du temps. Et de l’argent. S’ils embarquent parfois une pute, c’est hyper contraignant. Utiliser l’argent du contribuable pour placer en garde à vue une donzelle qui sera libérée le lendemain sans poursuite : c’est se foutre du monde !

Mais les petits bleus ont besoin de sensations fortes. Avant d’être lassés, de prendre du poids et de perdre foi en l’humanité, ils aiment tous passer par ici.

Ce soir j’ai chopé une flic qui n’avait rien d’une professionnelle. Cheveux détachés qui ondulaient au vent, décolleté trop prononcé, lèvres brillantes, intonations mièvres. Le genre que j’aurai aimé dévorer à condition qu’elle n’essaie pas de parler. Et qu’elle se tire dès mon affaire terminée. Sauf que la séduction n’était pas de mise.
Dans ma rue, près de mes filles, les policiers ne sont pas tolérés. J’ai réussi à lui faire peur, et par la même occasion à oublier ces maux qui tordent mon cœur.

La flic est partie. La douleur revient par vagues et je suis obligé d’interrompre ma tournée. J’ai vu la moitié des filles, tout va bien. Je peux prendre le temps de souffler. Sauf qu’en m’arrêtant, la peine est plus forte que jamais. Je reprends donc la route, je salue la rouquine de loin puisqu’un client l’aborde et me traîne jusqu’au coin de Lola.
Je n’ai pas envie d’être là. Elle, elle saura que je vais mal. Elle, elle va constater que j’ai bu, que j’ai pleuré aussi. Elle va m’interroger, je vais m’énerver et… Et non, je ne veux plus être méchant avec Chiara.

J’essaye de traverser rapidement, espérant qu’un connard soit en train de l’entraîner dans sa voiture. Mais forcément, nos regards se croisent. Même si loin. Je déglutis, fais un signe de tête et feins de ne pas pouvoir m’arrêter. J’attrape mon portable et plonge le regard sur l’écran. Une conversation est ouverte, depuis des heures. J’ai lu et relu chaque échange avec Vance et ne parviens pas à me tenir éloigné de ces tourments. Je soupire, tente un appel qui restera encore sans réponse. J’accélère le pas pour échapper à Chiara.

Ici, en travaillant, je peux plus ou moins me tenir en sécurité. Mais la blonde n’est pas mon travail. Elle représente plus désormais, elle serait capable de me mettre dos au mur. Face à mes démons.
Et je ne suis pas sûr de pouvoir le supporter ;

« Laisse tomber… je ne suis pas d’humeur. »

Dis-je en constatant que ça ne fait pas de différence avec d'habitude. Je ne suis jamais d'humeur à papoter, à sourire, à lui accorder une pause. Mais le fait de la prévenir, ça, c'est nouveau.

Elle s'approche malgré tous les signaux que j'ai envoyé pour la tenir à distance et je m'immobilise, conscient qu'elle risque d'être pénible. Elle est légèrement décoiffée, peut être sort-elle tout juste d'un rendez-vous. Je l'observe, curieux, des idées malsaines plein la tête, avant de secouer la tête :

« Tu as du boulot, ne fais pas celle qui s'inquiète : je vais bien. »
Gaïa
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patrick
Gaïa
Lun 24 Oct - 16:04

Chiara
Fibonacci

J'ai 24 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis prostituée et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici.
crédit avatar : lilousilver.

Dis-moi que je vaux mieux que ça.
***

La nuit est longue, trop longue. Les clients ne sont pas très nombreux ce soir et Chiara s’en étonne. Elle ne compte pas s’en plaindre, c’est toujours un temps de répit. Mais cela fait moins d’argent. Quoique, son chiffre de la semaine est loin d’être mauvais. Toujours est-il que les heures semblent ne pas vouloir défiler. Après un dernier tour sur TikTok, la batterie de son téléphone finit par la lâcher et la gamine souffle devant l’écran noir avant de glisser l’objet devenu inutile dans sa poche. Le regard levé vers le ciel, elle tente de voir les étoiles rendues invisibles par les lumières de la ville. Ses yeux se posent finalement sur le Hollywood sign. Elle le voit quasiment tous les jours depuis presque vingt ans et pourtant, elle ne s’est jamais aventurée sur les hauteurs de la ville pour le voir de plus près. Il faut dire que le cinéma ne l’intéresse pas vraiment. Elle regarde bien un film de temps en temps mais ça s’arrête là. Sa vie est déjà digne d’une comédie dramatique, le septième art n’a que peu d’intérêt pour elle. La gamine soupire dans la nuit. Elle sourit quand elle aperçoit Ashton et agite une main pour attirer son attention. Il semble hésiter un moment et elle fronce les sourcils tout en se demandant pourquoi il ne semble pas heureux de la voir. Vexée, elle fait quelques pas dans sa direction et elle ouvre la bouche prête à lui raconter sans préambule comment elle a rencontré un type qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Elle n’est d’ailleurs toujours pas sûre de croire qu’il ne s’agit pas de son frère jumeau et elle tient à tirer cela au clair. La blonde se rend cependant vite compte que ce n’est pas le moment. Ashton tire la tronche. Plus que d’habitude. Elle lève les yeux au ciel sans se départir complètement de son sourire et lui tapote l’épaule du bout d’un de ses ongles, vernis de jaune cette fois, en arrivant à sa hauteur. « Oh allez Ash, on sait tous les deux qu’si tu voulais qu’j’me concentre sur l’boulot et qu’j’te foute vraiment la paix, tu m’aurais pas laissé la possibilité d’te rattraper. » La sale gosse aventurerait bien sa main jusqu’à la poche de son blouson en cuir pour lui piquer une clope mais elle s’abstient et préfère taper dans son propre paquet avant de lui tendre. Un fois sa cigarette allumée, elle lui fait également passer son briquet. Maladroitement, elle s’appuie contre le mur derrière elle, manquant de trébucher sur les aspérités du trottoir. Ses orbes entourés de noir ne quittent pas l’ange déchu du regard. « Allez, dis moi tout. » dit-elle d’un ton inhabituellement sérieux, étrangement doux en laissant la fumée quitter ses poumons et parfumer l’air entre eux. « T’as pas la gueule d’un mec qui va bien. » D’autres croiraient peut-être au mensonge, mais pas Chiara. Parce que cette petite mine, elle l’a déjà vue et elle veut vite ne plus la voir. Ashton, il est nul pour parler, la gamine le sait. Mais elle peut toujours essayer de le pousser à s’exprimer et pour une fois se montrer réellement attentive. Comme lui peut l’être parfois, quand elle a besoin de vider son sac. Elle veut lui offrir la même possibilité. Du bout des doigts, elle vient attraper sa main. « Eh… il s’passe quoi ? »
Chouu'
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Ven 28 Oct - 10:48

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée. Il jette des verres, brise des mâchoires, agrippe des gorges, tord des bras et malmène ses poings sur les murs, les carrosseries et les visages laissant penser qu’il n’a aucun contrôle, victime d’une forme de folie meurtrière.
Calme, il est alors un grand sarcastique. Moqueur, insultant, humiliant.
Vortimer est égoïste. Ce sont ses intérêts qu’il sert. Même en obéissant aux ordres ou en venant en aide à un ami : c’est pour lui. Manquer de respect à un supérieur, décevoir des frères d’armes ou risquer de perdre un proche serait trop douloureux. Une fierté ébréchée, une image bafouée… Il ne peut pas se le permettre. Ouais, même quand il agit pour quelqu’un, la première personne qu’il aide c’est lui-même.
La petite me rattrape, à moins que je me laisse rattrapé par la seule amie que j'ai cette nuit. C'est inconscient.
Si mes camarades motards entendaient le fond de ces pensées, ils s'offusqueraient sûrement. Ils sont des proches sur qui je sais pouvoir compter. Mais je suis prêts à l'assumer désormais : j'ai confiance en Chiara, et je l'aime. A ma façon. Elle ne détient aucun pouvoir, elle ne pourra sans doute jamais me sortir d'une situation délicate que ce soit avec le gang ou les flics. Elle est un peu la lisière entre deux mondes, le légal et l'illicite. Elle est exploitée par l'un, détestée par l'autre, et peut être déchirée de chaque côté. Elle aura peut être plus d'influence du côté de ses bourreaux grâce à Lola, mais là encore, ses possibilités sont limitées...
Elle n'est pas comme mes autres connaissances. Elle ne m'apporte rien, sur le papier. Mais dans mon âme, elle a un poids.

« T’as pas la gueule d’un mec qui va bien. [...] Eh… il s’passe quoi ? »

Je ne peux m'empêcher de sourire. Un sourire amer, mais un sourire quand même. Je n'ai jamais la gueule du mec qui va bien. Même si je ne pense pas être du genre à me plaindre. Je suis assez paradoxal, je suis chiant. Mais pas autant qu'elle ;
C'est peut être pour ça qu'elle me supporte.

J'attrape le briquet tendu et lui vole son paquet de cigarettes : pour toutes celles qu'elle me doit.

« Rien, il ne se passe rien justement. »

Dis-je en allumant le bâton de poison coincé entre mes lèvres. Il ne se passe rien et ne se passera jamais rien avec cette femme qui m'inspirait tant. La douleur est beaucoup trop grande pour le peu d'espoir que j'ai eu mais, bordel, je ne peux pas contrôler cette déception. Je regrette de m'être ouvert à Vance, d'être allé à son chevet, d'avoir fais quelques discrets signes... Sans doute indéchiffrables. Je n'ai pas su l'approcher convenablement et nos différences sont devenues trop grandes. Elles nous ont opposés ;

Je souffle un nuage de tabac et observe Chiara.

« Tu vas te foutre de ma gueule si je te raconte mais... »

Mais j'ai besoin de vider mon cœur. A défaut d'avoir su le faire auprès de la principale concernée... je finis par me poser contre le mur moi aussi. Je fixe le ciel sans étoile et laisse mon dos glisser le long du béton jusqu'à m'assoir sur le trottoir.

« Tu sais qui est Vance. » Elles ont vécu l'enfer de l'attaque au garage du même point de vue, ou presque. Je croise son regard et hausse les épaules. « J'ai pas su gérer. »

Je ne suis pas sûr de pouvoir en dire plus. J'ai en fait l'impression de m'être mis à nu, d'avoir laissé la jeune femme se pencher sur mes sentiments grotesques et j'attends désormais qu'elle rie.
Alors je penche la tête en arrière et ferme les paupières.

« ... C'est bizarre et ça ne me correspond pas mais je; j'avais envie d'un truc. »

Un truc sérieux. Un truc honnête.
Ce truc que je ne sais pas faire.
Gaïa
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Ven 28 Oct - 14:14

Chiara
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Elle peut sentir, Chiara, toute la frustration d’Ashton quand il lui répond qu’il ne se passe rien. Elle fronce les sourcils, consciente que pour ce soir, le sarcasme est à délaisser. Elle soutient son regard en le voyant hésiter. « Vas y. » murmure-t-elle pour l’encourager. Elle est une amie, les amis sont là pour écouter les peines et apaiser les cœurs. La gamine n’est pas toujours très adroite pour ça et l’homme le sait, mais pour lui, elle veut bien essayer de mettre son attitude de sale gosse de côté, de faire preuve de maturité. Elle secoue vivement la tête de gauche à droite alors qu’il anticipe déjà le fait qu’elle puisse se moquer de lui. « Mais non. » Si Ash ressent le besoin de se confier, c’est que c’est grave ou du moins important à ses yeux et Chiara n’est personne pour minimiser ses malheurs. Ça lui fait bizarre de voir le brun s’affaisser, alors elle le rejoint bien vite sur le sol, son épaule touchant la sienne. Enfin presque, son épaule touchant son bras quelque part en dessous se son articulation. Sans quitter son ami du regard, elle tire sur sa cigarette quand il commence à parler. À nouveau elle hoche la tête lorsqu’il évoque Vance. « La rousse. » Celle de l’attaque, la première à l’avoir rejoint où elle se cachait, la jolie femme à l’air revêche. Chiara sourit alors qu’il ferme les yeux. Son sourire n’est pas moqueur, attendri plutôt. Elle ne sait pas à quoi elle s’attendait, mais certainement pas à ça. « Eh bah… » Elle vient une nouvelle fois attraper sa main. « Moi qui commençais à penser qu’t’avais pas d’cœur. » Elle ne peut pas s’en empêcher. La jeune femme n’est pas douée pour ce genre de conversation, elle ne se débrouille pas très bien lorsque cela concerne les sentiments. Mais elle aime bien prendre le parti de ses amis et critiquer leurs ex ou anciens crush sans retenue. Elle veut avant tout comprendre pour aider Ashton et le conseiller de la meilleure des façons. Autant qu’elle le peut. « Hum… J’savais pas qu’tu la voyais. » Elle pose sa joue sur son épaule, faisant tomber la cendre de sa cigarette sur le cuir. Aucune importance. « Raconte. C’quoi qu’t’as pas su gérer ? Y avait quoi ? » La gamine est curieuse, elle veut en savoir plus à propos de ce qu’il se passe dans sa vie. Que sait-elle d’Ashton ? Pas grand-chose, pas plus que ce que tout le monde. Elle a entendu parler de l’armée, vu des photos, a vaguement appris pour la prison. Mais en dehors de ça, elle ne sait rien de lui. Et il en sait tant sur elle. Cette conversation va peut-être équilibrer la balance. Elle serre un peu sa prise sur sa main. « Qu’est-c’qui t’fait dire qu’il s’passera pas un truc ? » Sans bouger, elle lève les yeux dans l’espoir de croiser son regard.
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Ven 28 Oct - 21:42

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent. Comme s’il était constamment agacé, les émotions sur le fil, la nervosité attisée. Il jette des verres, brise des mâchoires, agrippe des gorges, tord des bras et malmène ses poings sur les murs, les carrosseries et les visages laissant penser qu’il n’a aucun contrôle, victime d’une forme de folie meurtrière.
Calme, il est alors un grand sarcastique. Moqueur, insultant, humiliant.
Vortimer est égoïste. Ce sont ses intérêts qu’il sert. Même en obéissant aux ordres ou en venant en aide à un ami : c’est pour lui. Manquer de respect à un supérieur, décevoir des frères d’armes ou risquer de perdre un proche serait trop douloureux. Une fierté ébréchée, une image bafouée… Il ne peut pas se le permettre. Ouais, même quand il agit pour quelqu’un, la première personne qu’il aide c’est lui-même.
Ouais, la rousse. Vance la rousse. La tatouée. Vance et ses railleries, ses grains de beauté, ses grands yeux merveilleux. Je n'ai pas besoin d'acquiescer, Chiara sait de qui je parle. Si elle fait mine de ne s'intéresser à personne et s'applique à être désagréable avec chacun comme s'il s'agissait d'un jeu, tout le monde sait qui est Vance. Elle ne passe pas inaperçue. Atypique dans son physique comme dans son attitude. Il y a pourtant des clichés chez cette jeune femme, des choses prévisibles. Et pénibles.
L'américaine conservatrice par excellence, intolérante, étroite d'esprit, raciste et agressive, elle peut se montrer plus sévère que moi. Si injuste.

 « Eh bah… [...] Moi qui commençais à penser qu’t’avais pas d’cœur. »

 « J'aurais préféré. »

La jeune femme ignore tout du lien que j'avais avec la rousse. Déjà parce qu'il n'était pas vraiment visible - une poignée de rencontres loin de ces rues sombres, des échanges téléphoniques furtifs, des sentiments croissants, que je pensais réciproques ;
Chiara ne sait pas grand-chose de moi et je doute que me confier soit une bonne idée. Mais j'en ai besoin ce soir.

« Raconte. C’quoi qu’t’as pas su gérer ? Y avait quoi ? [...] Qu’est-c’qui t’fait dire qu’il s’passera pas un truc ? »

« ... Je ne sais pas, Chiara. Elle attire du monde, elle n'a pas besoin de moi et de toute façon elle ne cautionne pas que... Enfin, c'est moi. »

Elle n'accepte pas qu'une métisse soit mon employée, mais ça n'est qu'un détail. Il y a ces ombres dans lesquelles je nage avec le gang et si vous pensez que je suis le plus dangereux des deux, je reste surpris par l'allégeance de Vance pour les motards. Je ne supporte pas qu'elle baigne là-dedans. Je ne supporte pas les risques qu'elle court ni les vautours qui la surveillent, ce serait trop dur à supporter.

« Je suis jaloux. Je suis instable. Je suis ingérable et... Et il y a les filles, toi. Ça n'irait pas.  »

La vérité, c'est que je ne suis pas à la hauteur de Vance. Avant de me faire dépasser par mes sentiments pour elle, je préfère les étouffer. Faire avorter une histoire qui aurait été destructrice.

Je suis surtout conscient de mes défauts. De ce que je suis devenu, tout bonnement inhumain. Chiara le dit elle même : je n'ai pas de coeur ! Je me suis à ce point renfermé que je sais seulement avoir des relations conflictuelles et éphémères. Le reste m'est désormais interdit. Inaccessible du moins.

Je sens une larme s'écoule jusqu'à ma joue et je l'essuie en vitesse avant de regarder à l'opposé. Je crains de croiser le regard moqueur de la blonde. Pire, j'ai peur qu'elle soit touchée. J'ai peur d'inspirer la pitié d'une pute qui est normalement soumise à mon contrôle.

« Je ne la verrai plus. »

J'ai perdu ma chance avec elle. L'idée de n'avoir jamais plus d'occasion me blesse et c'est une nouveauté que je ne sais comment gérer. Je ne pensais pas avoir un jour envie d'une histoire.

« Ça me... » ma gorge serrée me fait tousser. « Ça m'oblige à remettre des choses en question et je, j'suis un peu perdu là. »

Dis-je en serrant ses doigts entre les miens, honteux de me plaindre à la gamine qui porte ses problèmes depuis des années, sans trembler.

Gaïa
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Sam 29 Oct - 19:29

Chiara
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J'ai 24 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis prostituée et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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La gamine laisse ses doigts jouer sur le cuir alors qu’elle écoute Ashton avec attention. « Oh allez… » souffle-t-elle en se collant un peu plus à lui alors qu’il marmonne qu’il vaudrait mieux ne pas avoir de cœur. Elle s’abstient de plus de commentaires, mais quelque part un cœur qui souffre, c’est beau. Triste certes, mais beau. Un palpitant qui souffre c’est la preuve qu’il fonctionne, qu’il sait aimer. Doucement, elle frotte son bras alors qu’elle écoute ses explications, analyse du mieux qu’elle peut chacun de ses mots, boit ses paroles. « Eh Ash, tu m’connais. Si à la fin d’cette conversation, j’estime qu’c’est d’ta faute j’te le dirai t’inquiète. Mais c’moi l’juge ici, pas d’c’est moi avant qu’j’connaisse tous les détails. Ok ? » Elle se fait juge et partie en réalité. Même si elle estime qu’Ashton a déconné, elle ne le dira pas si durement, ne remuera pas le couteau dans la plaie. Elle a peu d’amis et se débrouille pour toujours prendre leur parti. En vrai sale gosse, cela lui plaît, en plus, de critiquer les ex. « Elle attire du monde parc’qu’elle est rousse c’tout. Genre ça fait d’la couleur d’un coup alors tu r’gardes. » Ce qu’il ne faut pas dire. « Elle a pas b’soin d’toi… ça ok t’as p’t’être raison. Mais pas c’pas la peine d’avoir b’soin d’quelqu’un pour commencer une histoire. » Son pouce caresse le dos de la grande main du brun. « R’garde par exemple mes ex, on s’en fout d’qui c’est c’pas important, bref j’avais pas b’soin d’eux mais ça m’a pas empêchée d’avoir envie d’être avec eux à un moment donné. Tu vois ? » C’est un peu bancal, ce n’est pas qu’elle cherche à tout ramener à elle, loin de là, mais elle n’est pas douée avec les mots et cela lui semble plus simple de donner des exemples. « Elle cautionne pas quoi celle-là ? » Elle sourit doucement de sa propre mauvaise foi. Mais il faut dire qu’il y a pleins de choses qu’Ashton ne cautionne pas non plus, alors à deux…

Il liste ensuite tout ce qui n’irait pas et la gamine fronce les sourcils au fur et à mesure. Elle se racle la gorge, entendant bien démonter un à un ses arguments. « Y a des meufs qui aiment les mecs jaloux, genre c’est mignon dans un sens. J’sais t’as pas envie d’être mignon, mais eh c’la vie. » Elle rit légèrement avant de reprendre. « T’es pas si instable et ingérable que ça. D’mon point d’vue en tout cas. C’pas forcément un compliment j’te l’accorde mais vas y on s’ennuie pas avec toi au moins. » Elle frotte à nouveau le bras offert. « Puis t’sais, l’côté bombe à retardement, ça empêche pas d’t’aimer. R’garde j’me suis faite à tes conneries, j’ai même fini par les kiffer putain. » Elle lui envoie tout de même un regard outré. « Et comment ça moi et les filles ? Me mets dans le même panier d’jà s’te plait. Puis quoi, ça fait quoi ? Ta Vance là, elle traîne tout l’temps vers l’garage, elle connaît l’business, elle sait c’est quoi ton boulot. »

Elle se tait finalement, Chiara. Elle fixe la larme qui roule sur sa joue et vient se perdre dans sa barbe avant qu’il l’essuie en fuyant son regard. Ça la perturbe, parce que ça, elle ne s’y attendait vraiment pas. Elle se tait en l’observant de ses grands yeux délavés. Voilà que ça lui donne envie de pleurer désormais. Elle déglutit avant de le forcer à allonger ses jambes contre le goudron pour s’installer au dessus et lui faire face. « Ash. » Elle jette son mégot un peu plus loin et elle ne sourit plus lorsqu’elle attrape son visage pour le forcer à la regarder. « T’as l’droit d’être perdu. C’est sain d’remettre des trucs en question. » Elle tente d’ignorer la joue humide sous sa paume. « J’suis pas la meuf la mieux placée pour gérer les histoires d’amour, on l’sait tous les deux. Mais eh j’suis là hein. J’suis là pour toi. Pour t’aider à r’mettre des choses en question ou à être moins perdu. Ça j’peux l’faire. Tu l’sais, pas vrai ? » Elle se remet à sourire, d’un façon plus douce que d’habitude. « J’peux aussi t’aider à la récupérer éventuellement. » La blonde hausse les épaules. « Ou t’dire à quel point elle est pas faite pour toi. » La gamine rigole cette fois. « Mais eh Ashton, ça va aller, ça j’te l’promet. »
Chouu'
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Dim 6 Nov - 17:58

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.
Dis-moi que je vaux mieux que ça. [Gaïa] Ek0r

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent.
Comme à son habitude, la prostituée réagit sans prendre le temps de mâcher ses mots. J'ai toujours apprécié sa spontanéité. Ses propos souvent maladroits et qui peuvent paraître stupides rendent chaque conversation particulièrement honnête. A balancer tout ce qui lui passe par la bouche, Chiara me permet d'avoir un avis franc et direct. J'ai souvent besoin de ses réactions à vif, surtout de sa part. Elle est peut être la seule de mes connaissances à m'accorder une franchise sans filtre ;

Quoique ce soir, je sens à ses rares hésitations qu'elle tente de faire attention. En penchant le visage sur le côté pour observer ses traits fins, je me surprends à trouver du réconfort. Elle me fait du bien. Elle cherche à me ménager la belle, c'est peut être loupé, mais l'intention apporte plus de douceur à mon cœur qu'aucun mot de réconfort.

« T’es pas si instable et ingérable que ça. D’mon point d’vue en tout cas. C’pas forcément un compliment j’te l’accorde mais vas y on s’ennuie pas avec toi au moins. »

Clairement pas, mais je ne connais pas une femme qui cherche autre chose que de la stabilité, de la confiance, un cadre équilibré. Enfin si, Chiara, elle, ne cherche rien de sain. Mais Chiara est différente, c'est tout. L'exception qui confirme la règle ;
Je n'ai rien de très serein à offrir. À aucune femme.

J'évoque mes filles comme un problème, en mettant la pute et toutes ses camarades dans le même panier. Je n'ai pas besoin de développer l'idée : elle, elle est particulière. Je ne pourrai jamais plus la considérer juste comme une des autres. Mais mes filles, elle en fait partie. C'est là son seul point commun avec celles que je surveille.
Il s'agit de mon point de vue. Pour Vance - ou n'importe quelle autre finalement - je participe à l'exploitation de jeunes femmes. Je n'en ai jamais tiré aucune fierté, désormais cela commence à me déranger.

« [...] elle connaît l’business, elle sait c’est quoi ton boulot. »

 « Ouais, c'est peut être pour ça qu'elle fricote sans jamais aller plus loin... et puis si Vance est au courant c'est maintenant plus un problème. Pour la suite, j'me vois pas fréquenter une femme qui n'est pas dans le cercle des anges pour un jour lui annoncer : "Eh chérie au fait, je gère quelques tapineuses le soir, je risque de rentrer tard".  »

Faudra-t-il me contenter de trouver une regulière ?

Ces mots étirent mes lèvres en un sourire, puis le rictus disparaît. Est-ce que je suis vraiment en train d'exprimer une envie d'être en couple ? Un besoin d'avoir une moitié que je respecterais, avec laquelle je pourrais être sincère ?
Je retiens mes larmes mais autorise Chiara à agir, me laissant faire. Elle s'installe sur moi et je relève le visage comme pour inciter les larmes à retourner d'où elles viennent.

Alors mon palpitant ralenti enfin sa danse folle. Ma vue parvient à se focaliser malgré l'humidité dans mes yeux. Je me perds dans ceux de la demoiselle et sous ses doigts, mes mâchoires se contractent. Je suis touché par cette nouvelle démonstration d'amitié. Je peux compter sur elle, je n'en doute plus. Pourtant, je ne sais pas comment je peux être soutenu...
Vance ne reviendra pas, il n'y a rien que Chiara puisse faire pour ça. Me convaincre que nous n'étions pas fait pour être ensemble ? Je ne veux pas l'entendre, pas déjà.

Mes bras se referment dans son dos et je pose mon front sur son épaule. Quelques nouvelles larmes s'évadent, puis j'inspire profondément.

« Mais eh Ashton, ça va aller, ça j’te l’promet. »

 « ... Je suis désolé. J'ai toujours pensé qu'entre nous, j'étais celui qui propose de l'aide. Je suis ridicule, mais merci. »

D'avoir écouté, d'avoir pris la peine de formuler quelques phrases tendres. De ne pas s'être moquée. Je lui souris en ramenant mon visage face au sien.

 « P*tain les femmes...que des emmerdes ! »
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Gaïa
Ven 11 Nov - 11:59

Chiara
Fibonacci

J'ai 24 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis prostituée et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Dis-moi que je vaux mieux que ça.
***

La gamine hausse un sourcil perplexe. Ok la rousse n’est plus un problème mais ça l’étonne, Chiara, la façon qu’Ashton a d’évoquer une autre potentielle femme. Qu’est-il arrivé aux Il n'y aura certainement jamais de madame Vortimer ! Tu pensais que j'avais bobonne qui m'attendait quelque part avec un repas chaud ? Une tenue sexy ? Un sourire large et zéro jalousie ? et autres Chiara, j'veux pas d'une vie emmerdante. « T’as envie d’rentrer l’soir et d’appeler une meuf chérie ? » Elle pose une vraie question, surprise de la réaction de son ami. Elle lui envoie finalement un regard blasé. « Et tapineuse c’pas cool… » Elle ne se vexe pas pour si peu Chiara, mais elle n’aime pas le mot employé, elle n’aime pas être réduite à son métier. Elle l’est déjà aux yeux de beaucoup, elle refuse de l’être dans ceux d’Ashton. Face à l’homme, la gamine retrouve son attitude bancale de grande sœur qui essaye de se montrer rassurante. Elle n’y arrive pas toujours mais ce soir, elle a l’impression de ne pas trop mal s’en sortir, elle a le sentiment d’être utile. La blonde sent son cœur qui se brise en même temps que celui de l’ange lorsqu’il l’attire contre lui et se laisse aller sur son épaule. Elle l’a déjà vu mal, Ash, elle lui a déjà dit à quel point cela la touche. Mais c’est la première fois qu’il craque réellement devant elle. Et ça lui fait mal, de le voir souffrir. Doucement, Chiara l’entoure également de ses bras, laissant une de ses mains caresser son dos tandis que l’autre se perd dans les courtes mèches brunes. Calant sa respiration sur la sienne, elle dépose ses lèvres contre sa tempe. Elle attend, laissant à son ami le temps qu’il lui faut pour évacuer puis se reprendre. « Ben oh j’suis pas un cas si désespéré, j’peux apporter d’l’aide aussi. » Sa voix varie légèrement alors qu’elle sourit. « T’es p’t’être plus efficace que moi dans l’genre. Mais j’ai aussi l’habitude des problèmes, faut pas qu’t’hésites à t’confier. » Pour la première fois, elle se demande qui se trouve dans l’entourage d’Ashton. A-t-il de véritable amis par les anges ou ailleurs ? Ou est-elle la seule personne face à qui il peut s’autoriser quelques larmes. « Et t’es pas ridicule, t’es juste triste. Ça arrive même aux meilleurs. » La gamine penche un peu la tête en arrière et rigole lorsqu’il retrouve son humour misogyne. « Parc’que les hommes sont des emmerdeurs. » Elle a réponse à tout, Chiara. « Allez, tu l’oublieras va ! C’est qu’c’était pas la bonne. Puis si t’en as envie j’suis sûre qu’tu rencontreras une meuf super. Bientôt p’t’être, la vie est pleine d’surprises ! » Pas mal de mauvaises, mais elle se retient de le préciser, l’ange le sait de toute façon. « Juste, vise pas une rousse la prochaine fois. » Elle lui adresse un sourire moqueur. « Les rousses ça prend la tête, regarde. » Sans bouger de sa place, elle s’autorise cette fois à glisser sa main dans la poche du cuir d’Ashton pour en tirer un paquet de cigarettes bien entamé. Elle reprend alors que ses doigts s’agitent sur le morceau de carton puis sur la cigarette et le briquet. « Tu veux entendre un truc drôle… » Elle lui donne le bâtonnet incandescent et en attrape un nouveau pour elle. « … et super chelou qui m’est arrivé l’autre jour ? »
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Chouu'
Jeu 24 Nov - 17:24

Ashton Vortimer
J'ai 42 ans ans et je vis à L.A, USA. Dans la vie, je suis gérant d’un stand de tir, ancien militaire, proxénète et je m'en sors forcément bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal, ce qui est bizarre.
Dis-moi que je vaux mieux que ça. [Gaïa] Ek0r

Ashton est un homme charismatique. Il a le verbe haut, une silhouette large et impressionnante qu’il déplace avec assurance.
Ce cher Vortimer est aussi un type qu’on peut définir comme efficace. Il ne fait pas les choses à moitié. Il est le genre à exécuter une mission avec… enthousiasme.
La loyauté est une autre de ses qualités. Ashton est un maître dans l’art de l’hypocrisie, mais s’il donne sa confiance, s’il prête allégeance, il ne trahira jamais.
Du côté des défauts, le plus visible est la fureur qui émane de sa personne. Ashton est agressif verbalement. Son ton est brutal. Ses avis tranchés, piquant. Et ces gestes surtout témoignent de ce trait de caractère explosif. Violent.
« T’as envie d’rentrer l’soir et d’appeler une meuf chérie ? »

Non. Si ? Je ne sais pas, j'essaye d'imaginer la scène et, au delà de ce dont j'ai envie, c'est le côté plausible qui me fait grimacer. Je doute qu'un jour une "meuf" m'attende le soir après une journée au stand et me serve un bon plat chaud avant de se blottir dans mes bras. Une meuf que j'appellerai chérie - ou avec je ne sais quel autre sobriquet kitch - une meuf qui aurait délibérément choisi de fréquenter un type aussi sauvage et bourru que moi, un gars qui bosse pour une mafia, qui s'occupe de prostituées ?

Je n'avais pas envie de faire partie d'un couple.
Désormais je crois que c'est mon incapacité à être la moitié de quelqu'un qui me désarme...
Ai-je envie d'une chérie ?

Je ne réponds pas à Chiara. Ça n'est pas par pudeur, je ne suis plus en mesure de me fermer, surtout face à la jeune femme. Disons simplement que j'ai besoin de cerner mes idées, de donner du sens à mes pensées, de mieux comprendre mes émotions. La demoiselle m'apporte son soutien comme s'il était inconditionnel. Quelle que soit la vraie nature de ce malaise qui me fait chialer aujourd'hui, elle assure être avec moi et le mélange sincérité-humour de cette gamine m'aide déjà à relever la tête.

« Juste, vise pas une rousse la prochaine fois. [...] Les rousses ça prend la tête, regarde. »

 « Ça prend la tête, mais c'est canon. Sois pas jalouse. »

Dis-je comme si les rousses étaient forcément plus jolies qu'elle. Non je ne remettrai pas en question ses qualités superficielles. Lola attire trop de clients, ramène trop d'argent pour que j'ose dénigrer sa beauté. Mais je m'amuse de sa frimousse contrariée et tente de me changer les idées en écoutant ses bêtises.

Elle se tortille un instant pour me voler - sans l'ombre d'une gène - clope et briquet avant de choper son portable. Je ne sais jamais à quoi m'attendre avec Chiara, je prends donc sur moi pour ne pas la sermonner à propos du vol de la cigarette avant de poser mes yeux sur l'écran fissuré.
...
Ok. On dirait une photo de nous deux, sauf que je ne me souviens pas avoir pris ce selfie - ni avoir jamais affiché ce sourire débile. Mes sourcils se froncent et finalement je lui arrache l'appareil des mains pour mieux regarder.
Ça n'a pas l'air d'être un montage. Je reste bête.
Vance m'a décidément mis si pitoyable qu'il m'est impossible de comprendre ce que je vois.

 « Ok... tu fais de la retouche d'image maintenant ? »

Sur l'écran à droite de nos tronches j'aperçois l'heure et prends conscience du temps déjà perdu à me lamenter. Les autres filles ont peut être besoin de moi et si j'ai personnellement envie de rester avec ma préférée, il est peut être temps de me sauver.
Pourtant je reste là, à serrer dans mes bras la prostituée qui me sert d'amie.
Une amie sur qui j'aime pouvoir compter.

 « Il t'arrive de ces trucs. Heureusement je n'ai jamais rencontré ton double ! Quelle angoisse ! »

Elle est ma favorite, mais une seule version de Chiara me suffit amplement.
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