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LE TEMPS D'UN RP

Une souris et des hommes. [ft. Nemo] [+18]

Nemo
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Nemo
Dim 10 Sep - 12:20
je vais bien
Rowan Myers
33 ans
Main armée du gang des Black Mamba
Memphis, USA
Fiancé contre son gré

Hanté par des voix lointaines, je ne remarque pas la présence d’une autre âme perdue qui vient s’échouer sur mon banc. Sa proximité ne me dérange pas, chose qui m’aurait tout-à-fait énervé d’habitude. Je ne bouge pas, elle non plus. Perdu dans mes pensées et dans mon passé, je ne sens presque plus sa présence à mes côtés. Seule l’odeur de tabac s’accroche à mes narines pour me faire rester sur Terre.

Je ne sais pas combien de temps s’écoule et mes doigts jouent toujours avec mon alliance, rare souvenir d’elle. Soudainement, un froid glacial m’envahit les tripes. Mes paupières battent et mes yeux se posent sur le corps chaud de ma voisine de dérive qui s’en va. Sans réfléchir, j’attrape d’une main presque tremblante la sienne, ressentant à nouveau sa chaleur vivante parsemer mon corps mortifié. Elle se retourne et son regard timide plonge dans le mien, sans vie. C’est seulement à cet instant que je me rends compte que depuis tout ce temps, il s’agit de Rose. Je crois que j’aurais sourit si je n’avais pas été un zombie. Elle qui a la maladresse de toujours se retrouver dans les parages, est à nouveau ici, à me tenir compagnie. Mes traits ne bougent pas et je reste de marbre. Un corps de pierre glacé.

Rose se rassoit près de moi et la chaleur qui m’avait quitté revient doucement. Je ferme à nouveau les paupières sans lâcher sa main. « Reste. S’il te plaît. » Je ne veux pas expliquer ce que je ressens, ce qu’il se passe en moi à cet instant. Tout est trop compliqué, mettre des mots dans l’ordre demande un effort terrible et je ne m’en sens absolument pas capable.

Nous restons ainsi durant quelques longues minutes, bercés par le silence. La douleur lancinante de mon cœur est toujours présente mais amoindrie par la présence de Rose. Je ne comprends pas pourquoi, mais actuellement, tout ce que je veux c’est profiter. J’y réfléchirai plus tard. Quand je serre sa main un peu plus fort, un souvenir me revient. Ce n’est pas la première fois que nous avons ce contact, sa main dans la mienne, elle qui m’offre sa chaleur. Je tourne la tête et la regarde de mes yeux vides. Lèvres pincées, je soupire longuement et desserre ma poigne, quittant cette chaleur pourtant si agréable. « Pourquoi t’es venue ce soir-là, à mon appartement ? » Ma sœur m’avait dit qu’elle s’en faisait pour moi, mais pourquoi ? Je l’ai traitée comme une personne horrible qui ne voulait rien d’autre que faire du mal à ma famille. Je fronce les sourcils, complètement perdu. Pourquoi voulait-elle que j’aille bien ? « Pourquoi t’es ici, avec moi ? » Je lui ai demandé de rester, mais pas de venir. Est-ce qu’elle me cherchait ? S’en fait-elle vraiment pour moi ? Il n’y a pas de quoi, je vais bien. Je n’ai jamais été aussi heureux de toute ma vie, ça se voit, non ?
Je soupire avec toute l’envie de crever du monde.
« Je vais bien, t’en fais pas. »
Mon regard se perd dans le ciel étoilé, essayant de camoufler les larmes qui perlent à mes yeux.
Je veux qu’elle s’en aille, maintenant.
@ Nemo


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Univers : Réel - Science-fiction - Post-Apo


Cheval de Troie
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Cheval de Troie
Jeu 26 Oct - 19:32

Rose Williams
J'ai 24 ans et je vis à ... Etats Unis. Dans la vie, je suis serveuse jusqu'à ce que je réalise mon rêve d'être fleuriste. Je suis célibataire car je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de m'intéresser à l'amour et je m'en sors plutôt bien, je me dis que tout vient à point.

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Gentille - Douce - Serviable - Juste - Sensible - Observatrice - Bornée - Impatiente -

Rose est une jeune femme qui a hâte de croquer la vie à pleine dent. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle a décidé de quitter sa campagne natale. Elle y était bien pourtant, c'est le genre de campagne où vous avez une maison au milieu d'un champ et votre premier voisin se trouve à au moins deux kilomètres ! Vous voyez ce genre de bail, c'est de là que vient Rose. Pour l'école, c'était compliqué, sans cesse obligée de se réveiller deux heures et demie avant pour pouvoir se préparer et arriver à temps grâce au car scolaire, qui dieu merci, passait par sa ferme. Ses parents ont toujours été très gentils et très aimants, dans sa campagne tout le monde se connait et vit en communauté. Pour autant, même si Rose a toujours aimé sa vie à la ferme, elle a toujours eu envie de voir à quoi pouvait ressembler le reste du monde. Aussi, c'est sans se retourner qu'elle a décidé de s'installer dans la ville la plus proche de sa campagne pour se faire une première expérience en territoire inconnu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une souris des champs n'a pas sa place en ville, au risque de faire dévorer par de vilains matous !

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J'ai été la première surprise à voir que Rowan me retenait par la main. Le pauvre, il avait l'air de se retenir à moi comme si sa vie en dépendait. Vraiment, le voir dans cet état est un crève-cœur. Il est tellement grand et costaud, que de le voir si ratatiné sur lui-même… ça me fait vraiment mal comme si on m'avait mis un énorme coup de poing au fond des entrailles.
Je me rassois à côté de lui, le cœur serré comme jamais. Je me blottis discrètement contre lui, espérant lui apporter un peu de chaleur et de réconfort comme cela. Il me demande de rester et j'en rougis de plus belle. En silence, je hoche la tête pour lui signaler que je ne bougerais plus…

Je laisse ma main dans la sienne. Sa main est tremblante, tandis que la mienne est douce et chaude en comparaison. Nous restâmes assis en silence un long moment. J'ai donc compris qu'il n'avait pas forcément besoin de parler, mais peut-être plus d'une présence rassurante. Il a peut-être juste besoin de sentir que physiquement, il a encore un pied sur terre ? Je vais tenter de faire de mon mieux pour lui apporter cette chaleur et cette sécurité qu'il recherche, au moins l'espace d'un instant.
C'est donc avec la plus grande tendresse et douceur que je commence à caresser sa main avec mon pouce. Ensuite, lentement, histoire de ne pas le brusquer et de ne pas éclater cette bulle d'intimité qui malgré nous se forme autour de nous, je pose ma tête contre son épaule. Je me blottis encore un peu plus contre lui, prenant son bras pour l'enlacer.
D'ordinaire, je ne me serais jamais montrée aussi tactile avec qui que ce soit et encore moins Grizzly. Mais regardez autour de nous, est-ce que cette situation vous semble ordinaire ?! Je suis une jeune femme de bonne famille, qui a été élevée à la campagne dans un environnement assez pieu. Je suis pas une sainte, mais je ne suis clairement pas une fille de la ville. Me retrouver sur un banc, la nuit avec un quasi inconnu… pour moi, c'était encore inimaginable y'a encore quelques mois ! Et pourtant, je suis bel et bien là. Assise sur un banc, au beau milieu de la nuit, avec un quasi inconnu… et le pire, c'est que je ne regrette absolument rien ! Ma mère en aurait fait une syncope !

Je reste silencieuse, déjà que je me fais un poil envahissante, je ne veux pas être bruyante. Je veux le laisser faire ce qui lui plait, s'il a envie de parler, je l'écouterais, s'il a envie de rester dans un silence de mort, ça me va aussi. Je......Il ne le mérite sans doute pas mais... encore une fois, j'ai été bien élevée, qu'il le mérite ou non, je ne peux pas le laisser en souffrance… Donc, je suis là, à essayant, vraiment du fond du cœur, de lui insuffler des ondes positives, de la chaleur et de la tendresse. Parce que oui, je suis sincère, je voudrais vraiment qu'il reprenne un peu de poil de la bête. Qu'il se réveille un peu de cette léthargie dans laquelle il s'est enfermé...

Rowan serre un peu plus fort ma main dans la sienne et je le regarde faire avec incrédulité. Est-ce que ma présence lui fait vraiment du bien ou est-ce simplement un contact humain et chaleureux qui l'apaise ? Il....Il aurait été peut-être mieux en compagnie de sa sœur. Dol aurait su quoi lui dire, quoi faire pour le débloquer. Moi, je me contente d'être là et d'attendre...

Finalement, surement à cause de mon inutilité, il finit par relâcher la pression de ma main et commence à parler, en plongeant son regard vide de toute émotion vers moi. Bon… l'heure des vérités a sonné… J'inspire profondément puis j'expire en me détachant de lui jusqu'à ce qu'il y ait suffisamment d'espace entre nous pour qu'un enfant puisse s'asseoir. Je regarde droit devant moi en essayant d'ignorer les battements de mon cœur qui m'encouragent à fuir cette conversation et tous les sentiments que cela pourrait engendrer chez l'un ou chez l'autre… Soupire. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas simplement me lever et partir sans lui répondre. Aussi… Je tente de réfléchir à mes mots pour être la plus honnête possible tout en essayant de rester calme sans me laisser aller à mes émotions.

"Je...." Commence par le début, Rose. "...Quand j'ai vu qu'il se passait quelque chose de pas net chez vous, j'ai couru vous avertir parce que… J'en sais rien, je suis une bonne personne, une honnête citoyenne et surtout, je crois que je vous apprécie. Enfin, surtout Dol et son mari..." Dis-je en rougissant, mais en réalité je les apprécie tous, du plus vieux au plus jeune. "...Du coup, ça m'a semblé normal et logique de venir vous avertir... Je ne doute pas que Dol aurait fait la même chose pour moi..." Tu t'éternises Rose… "... Puis quand on est arrivé en bas de l'immeuble..." Mes mains se crispent sur le rebord du banc jusqu'à blanchir mes phalanges... "...On t'a vu sur le balcon, t'étais en piteux état... Mais pire que tout..." Ça y est, ma voix commence à dérailler... putain.... "....J'ai eu l'impression que tu étais prêt à accepter ton sort. Que t'étais prêt à mourir, ici, devant ta famille ! Tu....Tu n'avais plus l'air de vouloir te battre !" Cette fois je laisse exploser ma tristesse, ma peur et ma colère ! Des larmes inondent mes joues tandis que je me lève pour faire les cent pas devant Rowan, c'est la seule chose qui m'empêche de me rouler en boule et de pleurer comme un bébé… Je continue ma tirade dans de grands gestes théâtraux. "Franchement Rowan, quand tu m'as vu la première fois, t'as été le pire des connards alors que je ne t'avais rien fait ! Mais quand des types viennent pour te péter la gueule, tu restes gentiment là à te laisser tabasser jusqu'à ce que mort s'ensuive ?!" Je suis tellement dans ma bulle de sentiment, qu'à vrai dire, qu'il soit là ou pas, ça n'a plus d'importance. "Je suis tellement en colère ! Parce que même si j'ai toujours pensé que t'étais un connard sans coeur, je n'ai jamais douté que tu es la personne la plus forte que j'ai jamais rencontrée ! Putain, Rowan, à quoi te servent tous ces muscles si ce n'est pas pour défendre et défendre les gens que tu aimes ?! Parce que tu crois que ces types se seraient contenté de toi ? Qu'est-ce qui te fait croire qu'ils ne seraient pas descendus pour tous nous buter ?! Mais noooooon monsieur préfère jouer les martyrs, parce qu'il en a marre de vivre, parce qu'il en trop bavé, donc il abandonne !!!" Ouais, je suis vraiment en colère. C'est la phase 1. "Tu veux un scoop, TOUT LE MONDE est malheureux dans sa vie, Rowan, a des degrés différents, c'est sûr, mais tout le monde est malheureux. Peu importe ce que tu as vécu, des gens ont vécu la même chose et peut-être même pire. Sauf que dans ce genre de cas, il n'y a que deux catégories d'individus : ceux qui tentent de s'en sortir et prouver à leur chienne de vie qu'elle ne les abattra pas. Et ceux qui admettent leur défaite et attendent tout simplement la mort. Jamais j'aurais pensé que tu étais du genre à abandonner la vie, ta famille, l'air dans tes poumons !" Je tape mes poings l'un contre l'autre de frustration. "Je suis tellement en colère !" Puis je soupire, les images de cette nuit me revenant en tête, parce qu'après tout, on parlait de ça. Du coup, j'entre en phase 2, la peur. Je pose mes mains sur mes bras pour y trouver du réconfort. "Mais la colère ça ne dure pas longtemps. Le pire de tout, ç'a été la peur. La peur que tu meures là, devant mes yeux. Peur que la dernière chose que je t'ai dite soit une vacherie. Peur de devoir voir le visage de Dol au moment où elle t'aurait vu mort… Toute cette souffrance que tu aurais engendrée autour de toi… J'avais vraiment peur de la vivre…" Mes genoux commencent à flageoler et je retourne m'asseoir sur le banc, encore plus loin de lui que tout à l'heure. Phase 3, la tristesse. "J'ai tellement prié pour toi....Si tu savais... J'ai prié pour que tu t'en sortes, j'ai prié pour que ta famille n'ait pas à connaitre un sort aussi funeste, j'ai prié de tout mon cœur, Rowan." J'essuie mes larmes d'un revers de manche, comme si de toute façon, tout le monde s'en fichait. "Tu dois sans doute te dire que je suis folle de ressentir ça pour un inconnu ou pour sa famille, bla bla bla. Mais quand on a un cœur et de la compassion, c'est ce qui arrive. J'ai pas grandi dans un épisode de Game of Throne, toute ma vie ne s'est pas résumé à la trahison et le sang...." Je hausse les épaules, je suis comme je suis… C'est pas terrible, mais je vis avec. "Je suis restée dehors à prier toute la nuit..." Soupire. "...Puis je suis allée à ton chevet où j'ai prié aussi. Je ne savais pas quoi faire d'autre, même le médecin ne savait pas si tu allais t'en sortir... J...J'ai voulu rester près de toi jusqu'à ce que je sois sûre que tu serais encore vivant…Je....Je n'arrivais pas à partir et me dire que peut être pendant que je monterais mes putains d'escalier, toi, tu serais...en...en train de...."

Je n'arrive pas à finir ma phrase, je suis prise d'un sanglot incontrôlable. Sur le banc, je rabats mes genoux contre ma poitrine pour me recroqueviller sur moi-même. Cherchant du réconfort dans la boule humaine que je suis devenue. C'est trop horrible de repenser à tout ça. Ça fait un mois que je suis dans cette ville et j'ai déjà l'impression d'être si proche d'eux… Je suis trop sensible, tandis que lui a oublié depuis longtemps ce que ce mot signifie...

Je finis par me calmer au bout de quelques minutes et Rowan me demande pourquoi je suis ici avec lui. Je hausse les épaules en séchant mes larmes avec mon sweat.

"J'avais besoin de prendre l'air et mes pas m'ont conduit ici. C'est simplement une coïncidence."

Je suis sûre qu'il ne sera pas convaincu, mais j'en ai rien à foutre. Vraiment, là pour le coup, ses histoires de complotisme et d'espionnage, je m'en tamponne le coquillage. Je soupire pour évacuer tous mes sentiments négatifs. Quand il dit qu'il va bien, j'arque un sourcil en le regardant avec des yeux noirs.

"Parfait. Puisque tu vas bien. Je peux rentrer l'esprit léger."

Lui dis-je avec amertume avant de me lever du banc et de m'en aller sans me retourner. Cette fois, je lui ai dit tout ce que j'avais à lui dire. C'est toujours moi qui suis le destin pour qu'il me conduise à lui et je me fais toujours rembarrer comme une moins que rien. Il a envie de rester tout seul ? Parfait. Je le comprends tout à fait. J'ai assez donné de mon temps, de mon énergie et de mes larmes pour Rowan Myers. S'il veut me voir, il n'a qu'à laisser le destin le conduire à moi. Ou tout simplement, il sait où j'habite.
Nemo
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Nemo
Lun 30 Oct - 16:13
tempête
Rowan Myers
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Fiancé contre son gré

Si j’avais su qu’une simple question allait provoquer autant d’étincelles, je me serais bien gardé de la poser. Mon esprit a du mal à se concentrer sur ce qu’elle dit, elle parle trop vite et je ne vois en elle qu’une langue qui remue en lâchant des mots à la suite. Je la regarde du coin de l’œil alors qu’elle enflamme mon tympan gauche.
C’est lorsqu’elle finit par se lever et faire des allers retours comme une folle devant moi que je me dis qu’il faut peut-être que j’essaie de me concentrer sur ce qu’elle me dit. Parce qu’elle a l’air en colère. Et triste. Pourquoi elle pleure, d’ailleurs ? Aurais-je loupé quelque chose ?
Je fronce les sourcils légèrement, rendant mon regard un peu plus vivant. Pourtant je ne bouge pas, les doigts se baladant pour l’éternité sur mon alliance rouillée par les souvenirs.

Lorsqu’elle pointe du doigt le fait que je me suis laissé aller face à mes adversaires, je ressens une lueur de colère monter en moi -pourtant trop faible pour qu’elle éclate au grand jour. Il semblerait que nous n'ayons pas vécu la même soirée : j’ai terminé deux hommes armés alors que je sortais de la douche. Certes, le troisième aurait pu me tuer, et j’étais résigné. Mais je me suis bien battu.
Les mots éclatent à une vitesse folle, pourtant je n’en perds pas un seul, cette fois. Je ressens sa douleur, sans pouvoir trouver d’explication logique à celle-ci. On ne se connaît que depuis un mois, pourquoi s’en fait-elle autant pour ma personne, qu’elle juge elle-même de piètre connard ? C’est Dol, ou Max qui devraient se trouver là, à sa place, pas elle. Je ne comprends pas ce qu’il se passe et ma petite colère qui montait se transforme soudainement en tristesse infinie menaçant de sortir à tout instant. Je ne veux pas craquer devant elle.

Plus les secondes passent, plus ses mots résonnent dans mon esprit et mon visage se décompose davantage. Les lèvres pincées, les sourcils froncés, les larmes perlant dans mes yeux, je la regarde se déhancher et me jeter les reproches, sa misère et celle de toute ma famille à la gueule. Je comprends à ses mots que je ne mérite que ça. Je ne suis rien d’autre qu’un bon à rien.
Tu entends Rowan ? Des tas d’autres gens sont malheureux et vivent des trucs pas chouettes dans leur vie. Et pourtant eux, ils n’en font pas tout un cinéma. Tu sais pourquoi ? Parce qu’ils sont forts et toi tu n’es qu’un lâche, un faible, un bon à rien. Tu ne sais faire que souffrir ta famille sans le voir. Et de toute façon ta tristesse est totalement infondée, tu as juste perdu à jamais celle que tu aimais le plus au monde et ta fille, ton sang, ta chair. Tu as simplement perdu la moitié de ton âme, alors que la seconde va se faire voler par une personne totalement abjecte avec qui tu devras rester le reste de ta vie. Alors, pas de quoi en faire tout un cinéma, hein ?

J’ai envie de hurler, d’exploser, de la frapper contre le sol pour la faire taire, mais je ne fais rien, et les coups reprennent à vive allure. L’ouragan de pensées qui déferle en moi me scarifie.
Tu te rends compte que tu es prêt à abandonner ta famille, ceux qui t’aiment ? Tu n’es qu’un lâche sans cœur. Tu penses à ce qu’ils peuvent ressentir, eux ? Tu veux leur faire éprouver la même douleur que tu as ressenti toi ? Imagine un peu si Dol venait à mourir, tu en crèverais, non ? Tu veux qu’elle ressente cette abominable sensation ? Sois un homme, bats-toi, relève-toi, pour elle. Pour Max. Pour Leo. Et puis pour Rose, si elle le souhaite vraiment.
J’ai envie de lui crier « À quoi bon ? » et de m’enfuir pour me jeter d’une falaise. Elle ne comprend pas, elle ne sait pas ce que je ressens, je veux que cette douleur disparaisse, qu’elle ne fasse plus partie de moi. Je suis mort avec elles, ce jour-là, je ne suis plus qu’une coquille vide manquant de se briser à chaque pas. Pourquoi devrais-je survivre ? Pourquoi ?!

Je suis paralysé, alors que mon cerveau hurle à Rose de lui demander des explications, mon corps ne réagit pas. Et puis, la tempête de son côté semble s’atténuer, le calme aidant mon esprit à se taire lui aussi. Je tourne ma tête dans un grincement quand elle revient à mes côtés. Elle est triste. Elle est en colère. Elle a peur que je parte pour toujours ? Pourquoi ? Si elle pense toutes ces choses de moi, pourquoi… ? Un soupçon de chaleur flambe dans mon corps mou et las quand je l’écoute dire qu’elle tient à moi. Je quitte son visage, ravale difficilement ma tristesse et plonge mes yeux cernés dans l’obscurité qui me fait face.
Je vais bien. Je vais bien. Je peux aller bien pour quelqu’un qui tient encore un peu à moi, non ? Oui, je peux.

Je le dis, illustrant ma volonté. Mais le dire ne suffit pas, apparemment. Rose ne le comprend pas comme ça. Elle se lève le corps plein d’amertume. Son regard me transperce l’échine et me déchire en deux. Son ton ironique me fracasse le crâne et ses mots me frappent encore plus fort que le connard du balcon. Elle s’en va, emportant avec elle la chaleur réconfortante qui m’avait apaisée. Arraché violemment à ce réconfort, l’envie instantanée de quitter cette Terre fait son retour au grand galop. J’écoute cette envie qui m’emporte, qui me fait presque chavirer. Mais celle-ci est repoussée par les mots glaçants de Rose. Alors me voilà perdu, sans savoir où j’en suis.
Je regarde mes paumes tremblantes devant mes yeux humides. Je suis si pathétique.
Elles se plaquent contre mes oreilles et ma tête vient se cacher entre mes genoux en un gémissement rauque. Je ne veux plus rien entendre, laissez-moi tranquille.

Je me fais sortir de ma torpeur par un cri presque animal qui doit résonner dans tout le quartier, réveillant les chiens et les bébés. Il me faut quelques instants pour me calmer et comprendre que c’est moi, qui hurle à la mort. Les joues badigeonnées de larmes, je contemple le paysage qui m’entoure sans savoir où je suis.
Dans un réflexe, j’attrape mon téléphone portable dans la poche de mon jogging et compose le numéro de ma sœur. Elle ne décroche pas, elle doit dormir. Je renifle et essuie mon visage sale, avant d’enfin me lever du banc. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé depuis le départ de Rose, une heure, deux heures, peut-être trois ? En tout cas, la nuit est déjà bien avancée et la Lune brille au-dessus de ma tête.

Mes pas me mènent devant chez moi mais avant de rentrer, je jette un regard vers la porte de ma si étrange voisine, l’âme froide, au plus bas. J’ai l’impression de me sentir mieux à ses côtés, même si sa bouche parle sans cesse, même si ses mots sont blessants, elle a cette chaleur qui m’apaise que même ma sœur n’a pas. J’en ai besoin.
Alors, sans y réfléchir davantage, je fais demi-tour et traverse la route qui sépare les deux bâtiments. Je passe devant la porte d’Olivia et arrive sur le palier de celle que je cherche désespérément. Mon corps hésite quelques secondes, le regard vide collé sur le bois de la porte. Sans toquer ni sonner, j’ouvre le battant qui n’avait pas été fermé à clé. Comme si Rose m’invitait à rentrer de moi-même.
Sans bruit, j’entre chez elle, accueilli par l’obscurité et la douce sensation de sommeil. Je ne m’aventure pas trop loin dans l’appartement et m’assois sur le canapé, ressentant la faible chaleur qui m’avait quitté au parc. Je m’allonge en position de fœtus et plonge rapidement dans un sommeil sans rêve, encore secoué par moment par quelques tremblements.
@ Nemo


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Dim 24 Déc - 12:02

Rose Williams
J'ai 24 ans et je vis à ... Etats Unis. Dans la vie, je suis serveuse jusqu'à ce que je réalise mon rêve d'être fleuriste. Je suis célibataire car je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de m'intéresser à l'amour et je m'en sors plutôt bien, je me dis que tout vient à point.

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Rose est une jeune femme qui a hâte de croquer la vie à pleine dent. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle a décidé de quitter sa campagne natale. Elle y était bien pourtant, c'est le genre de campagne où vous avez une maison au milieu d'un champ et votre premier voisin se trouve à au moins deux kilomètres ! Vous voyez ce genre de bail, c'est de là que vient Rose. Pour l'école, c'était compliqué, sans cesse obligée de se réveiller deux heures et demie avant pour pouvoir se préparer et arriver à temps grâce au car scolaire, qui dieu merci, passait par sa ferme. Ses parents ont toujours été très gentils et très aimants, dans sa campagne tout le monde se connait et vit en communauté. Pour autant, même si Rose a toujours aimé sa vie à la ferme, elle a toujours eu envie de voir à quoi pouvait ressembler le reste du monde. Aussi, c'est sans se retourner qu'elle a décidé de s'installer dans la ville la plus proche de sa campagne pour se faire une première expérience en territoire inconnu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une souris des champs n'a pas sa place en ville, au risque de faire dévorer par de vilains matous !

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Je ne pensais pas que vider mon sac sur Rowan me ferait du bien. Enfin, si avoir envie de pleurer toutes les larmes de mon corps, roulée en boule sur le trottoir sale veut dire aller bien… Mais bon, je dois admettre que même si je me sens mal, je me sens aussi légère. C'est toujours ça. Pourtant, j'ai l'impression de.... j'en sais rien... de quelque chose d'inachevé. Je...Je n'aurais peut-être pas dû le laisser tout seul ? Mais qu'est-ce que je pouvais bien faire de plus ? Je ne le connais pas suffisamment pour prétendre être la mieux placée pour le consoler… Est-ce que je devrais prévenir sa sœur ? Moui, je devrais faire ça.

Je prends mon téléphone en marchant dans la rue pour appeler Dol, mais prends conscience qu'il est trois heures du matin. La pauvre, je pense qu'elle a assez souffert ce soir. Elle doit dormir, ça serait horrible de la réveiller pour lui dire que son frère est au fond du gouffre. Je préfère lui laisser ces quelques heures de sommeil... Heures durant lesquelles elle doit surement rêver à une famille parfaite et aimante faisant des barbecues le dimanche et pas des complots d'alliances avec d'autres gangs de la ville…

Finalement, je range mon téléphone dans la poche de mon pantalon et je sors mes clefs à la place. Au moment où je déverrouille la serrure de l'immeuble, un hurlement désespéré se fait entendre dans le quartier, réveillant les chiens et effrayant les chats. Tous les poils sur mon corps se hérissent alors que mon cœur pleure et saigne en même temps. J'essuie des larmes avec la manche de mon sweat avant de finalement rentrer à toute vitesse. Je monte les escaliers rapidement en pleurant. Je pose une main sur ma bouche pour ne pas faire trop de bruit et ne pas réveiller ma voisine. Cette pauvre vieille femme n'a pas besoin de savoir ce qu'il se passe la nuit dans les rues de sa ville.

Une fois devant la porte de chez moi, je tremble tellement qu'il me faut plus de temps que prévu pour ouvrir la porte. Je fais tomber mes clefs sur le sol et m'empresse de les ramasser. Une fois à l'intérieur, je ferme la porte, mais ne la verrouille pas. D'ordinaire, ça aurait été mon premier réflexe, mais ce soir, tout ce dont j'avais envie, c'était de me jeter dans mon lit et de pleurer encore et encore. Ce que j'ai fait. J'ai pleuré jusqu'à m'endormir d'épuisement.

Durant ce genre de sommeil, on est tellement à bout de force que notre sommeil est profond. Je veux dire… J'ai pleuré jusqu'à ce que mon corps en soit tant épuisé qu'il a succombé à la fatigue..... Dans un état pareil, je n'aurais jamais pu entendre qui que ce soit rentrer chez moi. Et c'est justement pour ça, que ma mère ne voulait pas que je vienne m'installer en ville…

Peut-être une heure ou deux avant que le soleil ne se lève, je finis par me réveiller, car m'étant endormie toute habillée, mes chaussures et mes vêtements commencent à me gêner. Puis, j'ai envie de pisser. Je me réveille donc, me frotte les yeux pour décider de me lever pour aller aux toilettes et me changer. Une fois levée, je fais quelques pas vers la porte de ma chambre et c'est là que je l'entends.......... Sa respiration résonne si clairement à mes oreilles qu'elle me réveille instantanément ! Il....Il y a quelqu'un chez moi.... Dans mon salon.....
Mon cœur rate un battement. De ma position, face à la porte ouverte, j'ai une vue direct sur mon canapé et je peux voir clairement quelqu'un est assis dessus. Je....Je crois que je me suis légèrement pissé dessus… Je commence à trembler comme une feuille. Est-ce que c'est un cambrioleur ? Un.....Un pervers ?..... Oh Seigneur..... Je pose une main sur ma bouche pour ne pas hurler, pleurer ou vomir. Il... Il faut que je le surprenne si je veux avoir une chance de m'en sortir !
Je réunis tout mon courage et avance à petits pas vers le salon. Au passage, j'attrape un vase des deux mains en espérant réussir à le fracasser sur sa tête…
Seigneur, je n'arrive pas à croire que je m'apprête à faire ça..... Je tremble encore plus à mesure que je m'approche à pas de loup. Pourtant, c'est étrange, l'homme n'a pas bougé… Il continue de respirer fort et... Aaaaaaaah !!! Je recule immédiatement quand je vois sa tête tomber sur son épaule !
Quand mon cœur recommence à battre normalement, je comprends qu...qu'il dort..... Y'a un homme qui dort sur mon canapé. C'est normal.
Je finis par m'avancer vers lui en tremblant toujours et c'est là que je vois son visage... C'est Rowan.

"Putain de connard…"

Il m'a fichu la trouille de ma vie ! Putain d'enfoiré ! Wouuuuuuh ! C'est pas un tueur en série ou un détraqué sexuel ! J'ai eu si peur...... Je m'assois sur le sol pour me remettre de mes émotions. Mon corps cesse peu à peu de trembler et mon cerveau est de nouveau irrigué de sang, je finis par regarder Rowan qui avait l'air aussi épuisé que moi. Je ressens beaucoup de tristesse et de compassion pour lui à ce moment, je voudrais pouvoir faire quelque chose pour qu'il puisse se sentir mieux… Ne serait ce que cette nuit…
Je me mords la lèvre pour ne pas pleurer. Pleurer ne sert à rien. Je décide donc d'agir. Déjà, premièrement, je vais aller me laver parce que je me suis quand même pissée dessus à cause de cet abruti. Non ! Demi-tour. Rectification. Première chose, verrouiller la porte de chez moi. Une fois que c'est fait et que je sais que Rowan et moi sommes en sécurité, je vais me laver. Je fais à peine couler l'eau pour ne pas le réveiller. Au bout de vingt minutes, je sors de la douche et enfile un pyjama confortable et chaud. Je laisse mes cheveux sécher naturellement et retourne dans ma chambre à pas de loup. Je sors une couverture et quelques coussins puis je retourne dans le salon. Près de Rowan, je le regarde dormir. Je ne dirais pas qu'il a l'air serein, mais en tout cas, il a l'air d'être profondément endormi. Je ne sais pas s'il a l'habitude de connaitre un sommeil aussi lourd, mais ça m'étonnerait. Vu la tête de zombie qu'il se traine habituellement. Je souris en repensant à notre première rencontre comme si elle s'était passée il y a des lustres. Je soupire avant de finalement me pencher pour lui retirer ses chaussures le plus discrètement possible. Puis je lui retire sa veste et glisse des coussins sous lui. Ensuite, je prends la couverture et le borde avec. Je vous jure que l'espace d'une seconde, j'ai eu l'impression que son visage se détendait. Il a même fini par agripper un oreiller contre lui, c'était trop mignon. Je caresse tendrement ses cheveux en espérant du fond du cœur qu'il fasse de beaux rêves, que ça l'aide à apaiser son cœur meurtri.

Je soupire avant de fermer les volets de mon salon, personne n'a besoin de savoir qu'il se trouvait sur mon canapé et le soleil ne tardant pas à se lever, je n'avais pas envie qu'il soit dérangé. Une fois dans l'obscurité totale, je me guide grâce à la lumière sur mon téléphone pour retourner près de Rowan. Assise par terre près de lui, je pose ma joue sur sa main et veille sur lui jusqu'à finir par me rendormir.

Je me réveille deux ou trois heures plus tard, quand mon corps commence à me faire mal de partout. Outch, c'était rigolo de dormir par terre à quinze ans, mais ça l'est beaucoup moins à mon âge ! Je me masse les fesses en me réveillant, puis je m'étire et me frotte les yeux. La respiration derrière moi me rappelle que je ne suis pas seule et cette idée… me réchauffe le cœur. Je regarde Rowan et il a l'air de dormir toujours aussi bien, tant mieux. Cette fois, je lui caresse tendrement la joue. Enfin.....Au début, j'étais assez hésitante, mais finalement, je me suis dit qu'il ne le saurait jamais alors pourquoi pas.

L'heure sur mon téléphone m'indique qu'il est huit heures. Je ne vais pas tarder à devoir prendre mon service. Je m'étire de nouveau avant d'aller me préparer dans ma chambre. Aujourd'hui, j'ai envie d'avoir bonne mine, aussi, j'enfile mon uniforme, mais je prends quand même le temps de me coiffer, je me fais une queue de cheval assez vintage et un maquillage léger et pimpant. Je me parfume et j'ose même mettre une touche de rouge à lèvre. Un rose naturel qui se voit à peine, mais c'est toujours mieux que rien ! J'avoue ne pas avoir fait des efforts de ouf par rapport à Dol qui est magnifique ou....ou la fiancée de Rowan....... m....mais je suis satisfaite de ce que je vois dans mon miroir do...donc je suppose que c'est le plus important. Et puis aujourd'hui, je n'ai pas envie de me laisser abattre, j'ai le sentiment que ce sera une bonne journée.

Neuf heures. J'ai encore le temps de préparer le petit déjeuner. Je file dans la cuisine et prépare rapidement un peu de pâte à crêpes, ça ne prends que quelques minutes. Je prépare ensuite la pâte jusqu'à avoir cinq ou six crêpes que je pose dans une assiette. Je lance la cafetière pour qu'elle ait fini de couler d'ici son réveil. Je vérifie si j'ai du jus dans le frigo. Je place le sucre, une tasse et une cuillère en évidence. Je lui sors également la confiture, le miel et le Nutella, car je ne sais pas avec quoi il accompagne ses crêpes. Merde, neuf heures quarante, je vais devoir y aller…

Je soupire et vérifie si j'ai pensé à tout.

"Oh merde, les fringues !"

Je fonce dans ma chambre et retourne mon armoire, j'ai qu'un vieux t-shirt d'un festival de rock qui appartient à mon père du temps de sa jeunesse et un caleçon propre. Alors avant que vous pensiez que je suis ce genre de fille, il....il n'appartient pas à un homme, c'est moi qui en porte quand j'ai honte de porter une jupe ou une robe trop courte. Je....Je mets toujours un caleçon sur ma culotte au cas où.... Je rougis comme une tomate, je ne sais pas c'est quoi le pire. Qu'il pense que je suis une Marie couche-toi là ou d'être obligée de lui dire que je suis juste un peu dérangée ?! Ou alors, je le laisse se laver chez lui parce qu'il a une maison lui aussi ?! Et ça règle le problème, il ne me prendra pas pour une tarée ?! Oui mais..... Peut....Peut-être qu'il n'a pas envie de rentrer tout de suite chez lui ? Je....Je veux qu'il sache qu'il pourra toujours venir se ressourcer ici, je veux pas qu'il pense que je le rejette ou qu'il est un poids pour moi. Je....Je veux pouvoir l'aider. Dit plutôt que cette situation te plait et que tu meurs d'envie de le retrouver ici à ton retour. ... ... ...

Je soupire, tiraillée par mes sentiments, est-ce que je fais vraiment tout ça pour lui ? Un dernier regard pour Rowan puis je finis par lui écrire un mot que j'accroche sur la porte pour qu'il ne le rate pas : "Bonjour ! J'espère que tu as bien dormi ! Tu as tout ce qu'il faut pour manger dans la cuisine. Pas la peine de chercher de l'alcool, je dois avoir que de la bière à la framboise dans le frigo. Mange si tu veux pas ressembler à un grizzly ! Tu peux aussi prendre une douche, je t'ai mis tout ce qu'il faut dans la cuisine et je t'ai trouvé des fringues. Je suis partie bosser, je ne serais pas de retour avant 15h, ne fait pas de ma maison le QG d'un cartel de drogue durant mon absence ! Si tu es sage, je rapporterai de la glace ! Si tu veux partir, tu peux partir quand tu veux, je t'ai laissé le double des clefs… pense à bien fermer derrière toi. Passe une bonne journée."
J'ai failli mettre un cœur, mais je me suis dit que c'était peut-être trop ? J'en ai peut-être trop fait ? J'espère que ça le fera sourire… Neuf heures cinquante ! Je n'ai vraiment plus le temps de penser à lui ! Je pars en fermant la porte doucement derrière moi, je ferme à clef pour qu'il ne puisse pas être dérangé par quoi que ce soit. Encore une fois, tant qu'il a l'air de bien dormir, je veux qu'il profite de ce moment le plus longtemps possible. Le pauvre. J'ai peut-être été trop dure... injuste envers lui ? Soupire. Je... Non. Rose. Ressaisi toi, le passé, c'est le passé. Maintenant, tu vas apporter de la bonne humeur aux gens qui t'entourent, à commencer par Dol. J'espère que ça lui mettra un peu de baume au cœur de voir que je suis de meilleure humeur aujourd'hui. Est-ce que je devrais lui dire pour Rowan ? Je....J'en sais rien.... Zut, j'arrive devant le bar et justement, la voilà…
Nemo
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Nemo
Mer 7 Fév - 15:05
réconfort
Rowan Myers
33 ans
Main armée du gang des Black Mamba
Memphis, USA
Fiancé contre son gré

Dol se réveilla ce matin avec une étrange sensation. Elle avait fait un magnifique rêve plein de rires et de bonheur, entourée de sa famille. Lorsque son alarme a retentit et qu’elle s’est faite éjectée de son rêve, une boule dans son estomac l’a déchirée. Elle aurait préféré rester là-bas, dans ses songes, plutôt que de revenir à sa réalité. Elle embrassa son mari sur le front, qui dormait encore. Il était d’après-midi aujourd’hui, elle le laisserait dormir aussi longtemps qu’il le souhaitait.
Son monde s’effondra et elle se sentit chavirer lorsqu’elle alluma son téléphone. Deux appels manqués de Rowan. Ça y est ? C’était aujourd’hui ? Le jour où elle allait réellement mourir de l’intérieur ? Elle le rappela immédiatement, sans succès. Elle réitéra avec son autre frère, même résultat. La rage et la tristesse remontèrent dans sa gorge et elle se surprit à jeter son téléphone sur le canapé. C’en était trop, elle ne pouvait plus vivre ainsi, au dépend des humeurs de son frère. Dans l’attente du dernier appel. Elle l’imagina allongé dans une ruelle, flottant dans la rivière, découpé par un train, en morceau au pied d’une falaise. Et soudain, elle s’en voulut de ne pas avoir pu répondre cette nuit. Peut-être qu’elle aurait pu l’aider.

Elle ne prit même pas la peine d’accueillir la nounou et quitta la maison aussi rapidement que possible, le cœur battant à toute allure, les larmes aux bords des yeux. Les « Et si » affluaient dans son cerveau, remuant son cœur à chaque pas sur le bitume. Elle arriva devant la porte de son appartement, frappa et cria le nom de son frère. Sans plus réfléchir, elle s’empara d’une barre de fer qui trainait miraculeusement là, et enfonça la porte comme elle le put. Elle entra dans l’appartement comme une furie mais le trouva complètement vide, la porte vitrée toujours pas réparée. Elle faillit éclater en sanglot mais se retint. Sa famille était connue dans le quartier, si jamais la gendarmerie apprenait qu’ils étaient en peine, en pleine crise familiale, ils se feraient une joie de sauter sur l’occasion pour tous les coffrer. Alors elle se retint et sorti du bâtiment, droite, la mine grave. Pourtant, tout en elle s’effondrait, parcelle par parcelle.

Lorsqu’elle arriva au bar, elle sauta presque sur Rose, à qui elle avait confié le triste passé de son frère. Elle fut rassurée de voir qu’aucun client n’était encore arrivé.

- Rowan, est-ce que tu sais où il est ? Dit-elle, tremblante, prête à éclater en sanglot.

La réponse de la jeune femme fut comme un tsunami d’air frais. Ce n’était pas aujourd’hui. Pas encore. Il était toujours vivant. Ses jambes s’écroulèrent sous le poids du soulagement et elle tomba à genoux sur le sol, les mains collées sur son visage criblé de larmes.

- Il a essayé de m’appeler cette nuit. Je suis allé chez lui, j’ai cru que… Elle se calma et se releva doucement. Oh mon dieu… Je ne peux plus faire ça. Rose je suis si fatiguée, je n’en peux plus.

*

La sonnerie de mon téléphone résonne dans mon cerveau. J’ouvre un œil avant de chercher mon portable à tâtons.

Rowan. C’est Dol.
- Je vais bien.
Tu m’as appelée cette nuit, je me suis fait beaucoup de soucis.
- Je vais bien. Je répète, avec le même ton.
Tu voulais quoi ? Demande-t-elle en soupirant.
- Je sais plus. Me rappelle plus. J’ai passé une sale soirée. Il est quelle heure ?
13h30. Tu es où ?

Je regarde autour de moi, me rappelant de la fin des événements. Je me redresse brutalement sur le canapé en comprenant que je suis chez Rose.

- Euh… Chez Rose.
Parfait. Heureusement qu’elle est là. Rowan, ne lui fait pas vivre ce que tu me fais vivre s’il te plait, c’est une fille bien. Ah, et j’ai défoncé la porte de ton appartement.

Elle raccroche, avec un soupçon d’amertume dans la voix. Mon cerveau n’enregistre pas vraiment les mots qu’elle me dit, ni le message qu’elle tente de me faire passer.
Je me lève, un peu déboussolé de me retrouver ici. Je le suis d’autant plus quand je vois le papier accroché à la porte, alors que je m’apprêtais à m’enfuir.
Je le lis et le relis, une boule de chaleur gonflant dans le cœur, je ne souris pas mais c’est tout comme. Quelques minutes passent pendant lesquelles je reste planté au beau milieu de son appartement, dans lequel je suis si souvent entré sans y être invité. Maintenant que je suis invité à rester, je me sens complètement perdu, pas du tout à ma place. Je ne sais pas quoi faire ni comment réagir. C’est l’odeur des crêpes qui me fait remonter à la réalité. J’en mange quelques unes plus pour étancher la faim que par envie.

Avec la lenteur d’un robot, je prends les quelques vêtements que Rose m’a préparé et cherche la salle de bain. Pour le coup, j’ai bien envie de prendre une douche. J’enlève avec précaution les vieux bandages qui recouvrent encore mes plaies. Celles-ci commencent à bien se cicatriser. Les bandages ne servent plus à grand chose si ce n’est d’éviter la douleur que pourrait me procurer le frottement de mes vêtements sur ma peau.
La douche me fait un bien fou, même si je crois que c’est davantage l’endroit où je prends ma douche qui me fait du bien. Je ne cherche pas à comprendre les raisons de Rose, d’autant que ses mots de la nuit dernière résonnent toujours autant dans ma tête. Je ne sais pas si c’est une bonne chose que je reste ici, même si je m’y sens bien. Mais je ne me sens pas capable de rentrer chez moi, encore moins de faire face à Dol ou Max. Alors, je profite de cet instant où je suis accepté et reste dans l’endroit où je me sens le plus à l’aise : chez elle.
Je ne cherche pas non plus à en comprendre les raisons. Pas maintenant.

Je ne fais pas attention à l’heure et ne remarque pas qu’il est quinze heures passées lorsque je sors de la salle de bain, en jogging et torse nu. La porte d’entrée s’ouvre et me voilà à nouveau planté au milieu du salon, ne sachant plus quoi faire. Je l’observe, silencieux, encore une fois ne me sentant pas du tout à ma place.
Mais je me tiens là, docile, calme, devant elle. Complètement à sa merci.
Et je me sens presque bien.
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Cheval de Troie
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Cheval de Troie
Jeu 8 Fév - 22:28

Rose Williams
J'ai 24 ans et je vis à ... Etats Unis. Dans la vie, je suis serveuse jusqu'à ce que je réalise mon rêve d'être fleuriste. Je suis célibataire car je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de m'intéresser à l'amour et je m'en sors plutôt bien, je me dis que tout vient à point.

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Gentille - Douce - Serviable - Juste - Sensible - Observatrice - Bornée - Impatiente -

Rose est une jeune femme qui a hâte de croquer la vie à pleine dent. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle a décidé de quitter sa campagne natale. Elle y était bien pourtant, c'est le genre de campagne où vous avez une maison au milieu d'un champ et votre premier voisin se trouve à au moins deux kilomètres ! Vous voyez ce genre de bail, c'est de là que vient Rose. Pour l'école, c'était compliqué, sans cesse obligée de se réveiller deux heures et demie avant pour pouvoir se préparer et arriver à temps grâce au car scolaire, qui dieu merci, passait par sa ferme. Ses parents ont toujours été très gentils et très aimants, dans sa campagne tout le monde se connait et vit en communauté. Pour autant, même si Rose a toujours aimé sa vie à la ferme, elle a toujours eu envie de voir à quoi pouvait ressembler le reste du monde. Aussi, c'est sans se retourner qu'elle a décidé de s'installer dans la ville la plus proche de sa campagne pour se faire une première expérience en territoire inconnu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une souris des champs n'a pas sa place en ville, au risque de faire dévorer par de vilains matous !

Une souris et des hommes. [ft. Nemo] [+18] - Page 3 SourUnconsciousAfghanhound-size_restricted


En voyant l'état d'affolement de Dol ce matin, je m'en suis tout de suite voulu de ne pas l'avoir prévenu qu'il était chez moi. C'est vrai qu'après avoir cru qu'il s'agissait d'un cambrioleur ou d'un détraquer, ma première pensée n'a pas été d'alerter la famille de Rowan au cas où on le cherchait. Mais j'aurais dû y penser au réveil… Je me mordille la lèvre de culpabilité avant de poser une main compatissante sur son épaule.

"Je suis sincèrement désolée de ne pas t'avoir prévenue plus tôt. Cela t'a causé énormément de soucis et pour ça, je le regrette."

Je suis vraiment bouleversée de la voir comme cela. Je l'aide à se relever et lui tend un mouchoir pour sécher ses larmes. Je l'écoute attentivement, la laissant me dire ce qu'elle a sur le cœur. J'aimerais pouvoir atténuer son chagrin. La pauvre femme se fait des rides à force de se faire du souci. Rowan est en train de lui voler sa tranquillité d'esprit et sa beauté, c'est intolérable !
J'ai soudainement envie de lui tirer les oreilles pour ce qu'il fait vivre à sa sœur, mais je préfère ne pas m'en mêler cette fois-ci. Après tout, on ne peut pas être sur tous les fronts et j'ai peur d'outrepasser les liens qui nous unissent. Après tout, je ne suis pas suffisamment proche de l'un ou de l'autre pour m'immiscer dans leur vie fraternelle…

J'accompagne Dol jusqu'à son bureau auquel je l'aide à s'asseoir puis je lui apporte une tasse de café et un jus de fruit.

"Tu devrais te reposer un peu ici. Il n'y a pas beaucoup de clients ce matin, le cuisinier et moi pouvons-nous en sortir le temps que tu reprennes des couleurs. Ok ?"

C'était une question, mais en réalité, j'insiste. Je baisse même les stores de ses fenêtres pour mettre une ambiance plus douce et cosy dans son bureau. Je veux qu'elle arrête de se ronger les sangs. Ce n'est pas bon. Quant à son abruti de frère, j'ai finalement décidé de m'en mêler et de lui rappeler que sa sœur est en train de dépérir à cause de toute l'inquiétude qu'elle ressent pour lui. Parce qu'elle ne sait jamais si quand son téléphone sonne, ce n'est pas pour lui annoncer LA mauvaise nouvelle de trop... Soupire. Dire que je pensais que cette journée s'annonçait bonne. C'est en fronçant les sourcils que je finis par rejoindre la salle et par commencer mon service.

***

Finalement, la journée ne s'est pas si mal passée que cela. Elle n'avait pas super bien commencé, mais au moins, elle s'est mieux finit. Il n'y a pas eu énormément de clients aujourd'hui, alors j'ai pu m'occuper de Dol. J'ai été heureuse de la voir manger et je lui ai tenu compagnie aussi souvent que j'ai pu. Finalement, je suis partie et elle avait le sourire aux lèvres, je suis contente de la voir comme ça. Je sais bien que son sourire ne sera que de courte durée, mais le peu de temps qu'il a duré, au moins elle pensait à autre chose.

Je passe dans une supérette pour acheter de la glace puis je rentre directement à la maison. En marchant dans la rue, je vois encore les débris de la vitre de Rowan sur le trottoir, normalement ç'aurait dû être enlevé depuis longtemps, mais disons que les agents de la mairie évitent de s'éterniser dans ce genre de quartier..... Perso, je ne le savais pas, c'est Dol qui me l'a expliqué. Aussi, au lieu de passer tous les jours, ils ne passent seulement qu'une fois tous les trois jours… Maintenant qu'elle le dit, c'est vrai que mes poubelles ne sont pas ramassées tous les jours… Et la police n'est même pas venue après la bagarre de Rowan..... C'est vraiment un monde étrange dans lequel ils vivent..... Je...Je crois que je vais devoir m'habituer si je continue à faire partie de leur entourage.

Cette idée me donne des frissons, mais je ne saurai pas dire tout de suite si ce sont des frissons d'horreur ou d'excitation. Quoi qu'il en soit, je passe les escaliers que je monte rapidement puis j'ouvre doucement la porte de mon apparemment. Je m'attends à trouver Grizzly encore en train de dormir sur mon canapé… Cette idée me fait sourire tandis que je passe le pas le porte. Je la referme doucement derrière moi. L'appartement est toujours plongé dans l'obscurité à cause des volets qui sont fermés. Si j'arrive à voir quelque chose, c'est grâce aux rayons du soleil qui parviennent malgré tout à s'infiltrer dans le moindre petit interstice.

J'avance de quelques pas, mon regard se pose sur le canapé vide. Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Serait-il parti ? Je pose mes clefs dans le vide-poche au moment où mon regard se pose sur le corps qui sort de ma salle de bain. Rowan.
J'en laisse tomber mon sachet de course et l'espace d'un instant le temps s'arrête. Il est bien là, debout sur ses deux jambes. Il a sacrément été amoché, mais il a l'air de s'en remettre plutôt bien. Et puis merde, il respire ! C'est de loin le plus important pour moi !

"Rowan..."

Murmurais-je dans un sanglot avant de me précipiter sur lui pour me pendre à son cou. Je le prends dans mes bras de toutes mes forces.

"Je suis si contente, si contente si tu savais...."

D'ordinaire, j'aurais été gênée... mais au diable ma timidité et le fait de savoir si cela se fait ou non ! Je ne pense à rien et me laisse aller. Finalement, je cache mon visage en larme et rouge tomate contre son torse et je passe mes bras autour de sa taille. Je caresse son dos nu du bout de mes doigts pour tenter de lui transmettre toute la douceur et la chaleur, donc je suis capable. Mon cœur tambourine jusque dans mes oreilles et j'ai l'impression qu'un énorme sanglot va m'empêcher de parler, mais je m'en fiche !

"Je t'en prie... je t'en prie... arrête d...d...d'inquiéter tout le monde !" Je le serre encore plus fort.... "Arrête....Je t'en supplie ! Il y a beaucoup de gens qui t'aiment…Pense à eux..."

Je finis finalement par m'écarter de lui pour sécher mes larmes en le regarder. Je parle de Dol, évidement, mais pas que. Il a un frère, un neveu, un père... Ce qui donne trois autres raisons de rester en vie, de se battre et de tenter d'aller de l'avant. Je soupire comme pour reprendre le contrôle de mes émotions. Je le regarde en souriant tristement.

"Je suis désolée… Désolée pour tout..."

Je ne voulais pas le blesser ou me montrer méchante et encore moins injuste. Peut-être que je ne suis qu'une petite campagnarde qui ne comprend rien à la vie en ville. Peut-être que je ne suis qu'une idiote qui ne comprend pas ce que vit la famille Myers et les enjeux que ça implique ? Je n'en sais rien. Soupire. Je pose finalement mes mains sur ses joues et les caresse de mon pouce en me rapprochant de lui.

"En tout cas, tu as toujours une mine d'ours mal léché. Est-ce que je dois en conclure que t'as descendu ma bière à la framboise finalement ?!"

Je souris un peu plus sincèrement avant de le prendre de nouveau dans mes bras, c'est inexplicable, ce besoin que j'ai d'être si proche de lui. Je suppose que c'est rassurant. Ça me prouve qu'il est en vie. J'entends son cœur battre, je sens la chaleur de son corps… Sa respiration, les mimiques de son visage… Ça y est je commence à rougir… Rapidement, je passe une main dans mes cheveux pour les ranger derrière mon oreille.

Prise de honte et de timidité, maintenant que l'ascenseur émotionnel est redescendu, je regarde le sol en rougissant toujours.

"Heu....J'ai....J'ai acheté de la glace si....si tu veux rester…" J'ose relever le regard avant de le baisser aussitôt. "Tu....Tu peux rester autant de temps que tu veux ou....ou revenir à chaque fois que tu en auras besoin." Je souris avec sincérité et un brin de malice. "Que tu sois invité ou non, d'ailleurs."

Puisqu'il n'y a qu'en n'étant pas invité qu'il décide de se pointer chez moi, autant lui dire que ça ne me dérange pas. Enfin, ça ne me dérange plus.
Toujours dans l'intimité de mon appartement et dans une quasi-obscurité, je m'autorise à regarder son torse. Rowan a toujours été bel homme à mes yeux. Étrange, voire un peu fou, certes, mais beau à n'en jamais douter ! Sa musculature est parfaite et son corps couvert de cicatrice témoigne de la violence du monde dans lequel il vit... Je fronce les sourcils en passant le bout de mes doigts sur ses cicatrices les plus vieilles, celles près de son ventre, son flanc. Presque chaque parcelle de sa peau a reçu une lame ou une balle ou que sais-je encore… Combien de temps encore pourra-t-il survivre à tout ça.... Je frissonne et retire ma main pour finalement la poser sur mon bras pour me réconforter. Je voudrais pouvoir le garder en sécurité contre moi… comme lorsqu'il était endormi.... je voudrais que plus rien ne lui arrive. Il a assez donné.
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Fiancé contre son gré

Perdu dans l’appartement pourtant étroit, je l’observe s’approcher de moi, complètement immobile. Mon prénom dans sa bouche, dit de cette manière me déchire le cœur. Je déteste qu’on ait ce ton triste et sanglotant quand on le prononce. Ça me donne l’impression d’apporter toute la misère du monde à chaque personne que je croise. C’est un enfer à endurer. Surtout pas maintenant, pas comme ça.

Mon corps recule sous le poids de Rose qui se jette sur moi. Le contact est fort, puissant. Chaud… Tellement de chaleur. Je ferme les paupières, profitant de cet instant si particulier, sans vraiment mesurer ce qu’il se passe réellement. Je m’en fou, ça me fait du bien.
Mes bras finissent par l’entourer, accentuant la chaleur qu’elle m’offre.

Ses sanglots sont incompréhensibles pour moi, mais je profite de l’occasion pour la serrer davantage, lui retourner les bonnes ondes qu’elle me transmet malgré ses pleurs.
Arrête d’inquiéter tout le monde !
Y’a pas à s’inquiéter, je vais bien regarde, je suis debout et je m’écroule pas. Ça pourrait être mille fois pire.
Un voile de tristesse accapare mes yeux et je me remets à trembler. Si je fais souffrir tout le monde, si je suis un incapable à ce point, alors pourquoi vous persistez tous à me garder à vos côtés ? Ne seriez-vous pas débarrassé de moi si je n’étais plus là ?
Il y a beaucoup de gens qui t’aiment, pense à eux…
Il y avait Amy, il y avait Lila, mais maintenant qu’elles ne sont plus là, que me reste-t-il ?
Dol… Max… Je ne serai rien sans eux, mais je ne suis qu’un poids maintenant.
Léo, mon pauvre Léo à qui j’offre une vision ignoble d’un oncle dépassé par les évènements.
Papa ? Papa que je vais très prochainement rejoindre dans un caniveau, sûrement.

Et toi, Rose, tu m’aimes ?

Je la regarde alors qu’elle s’écarte de moi, qu’elle s’excuse, de quoi ? Elle sourit, malgré ses pleurs qui se calment. Sa main sur ma joue m’enflamme encore plus et je me noie dans son regard, je ne pense plus à rien. Je voudrais rester ici, jusqu’à prendre enfin mon envol pour aller les rejoindre, où qu’elles soient.

Elle se colle à nouveau sur la peau nue et la rengaine redémarre. Je ferme les paupières, profite, je vis. Je souris intérieurement à sa dernière remarque. C’est vrai qu’elle n’a pas la langue dans sa poche.

Ses doigts fins parcourent les lignes de mes multiples cicatrices, évitant les plus récentes. Vestiges de la vie que je dois mener. Le contact me donne des frissons et mes poils se dressent sur ma peau. D’ordinaire, je lui aurai dis d’arrêter, mais je parviens à apprécier les différentes sensations que cela me procure. Elles sont toujours préférables à toutes celles que j’ai ressenti ces derniers jours.

Ma main monte vers son visage, lui lève le menton pour amener ses yeux dans les miens.

- Je veux rester. Dis-je faiblement.

Je caresse de mon pouce sa peau et effleure ses lèvres, sur lesquelles je fais glisser mon regard. Je dessine de mes yeux toutes les aspérités de sa peau, de ses lèvres
Est-ce qu’elles sont chaudes elles aussi ?

Je soupire, me rendant compte de ce que je suis en train de faire. J’ai besoin de sa chaleur mais n’allons pas trop loin, je suis encore maître de mes émotions. Un peu plus et je me prenais une droite dans le visage. Peut-être même m’aurait-elle mis à la porte.

- Excuse-moi, j’sais plus trop ce que je fais…

Je me détache doucement, délaissant avec lassitude la chaleur bienfaitrice. Je m’empare du t-shirt et l’enfile en grimaçant lorsque celui-ci frotte contre ma plaie encore douloureuse.
Je m’installe sur le canapé, à la même place que j’occupais cette nuit et soupire, le regard vide dans le vague.

- Merci pour tout ce que tu fais, dis-je le ton monotone. Je dois être la pire des sous-merdes à tes yeux. Et pourtant t’es là pour moi, alors qu’on se connaît à peine. Je plante mes iris dans les siennes. Ça se voit sans doute pas mais je me sens mieux, là. C’est pas facile tu sais. Je soupire à nouveau. J’ai besoin de repos, Rose. D’un vrai repos.

Et par repos, j’entends un repos bien plus profond qu’une simple sieste. Un repos éternel.
@ Nemo


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Cheval de Troie
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Ven 9 Fév - 18:18

Rose Williams
J'ai 24 ans et je vis à ... Etats Unis. Dans la vie, je suis serveuse jusqu'à ce que je réalise mon rêve d'être fleuriste. Je suis célibataire car je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de m'intéresser à l'amour et je m'en sors plutôt bien, je me dis que tout vient à point.

Une souris et des hommes. [ft. Nemo] [+18] - Page 3 Tumblr_inline_pmjx6tbtCZ1uwoa5z_250

Gentille - Douce - Serviable - Juste - Sensible - Observatrice - Bornée - Impatiente -

Rose est une jeune femme qui a hâte de croquer la vie à pleine dent. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle a décidé de quitter sa campagne natale. Elle y était bien pourtant, c'est le genre de campagne où vous avez une maison au milieu d'un champ et votre premier voisin se trouve à au moins deux kilomètres ! Vous voyez ce genre de bail, c'est de là que vient Rose. Pour l'école, c'était compliqué, sans cesse obligée de se réveiller deux heures et demie avant pour pouvoir se préparer et arriver à temps grâce au car scolaire, qui dieu merci, passait par sa ferme. Ses parents ont toujours été très gentils et très aimants, dans sa campagne tout le monde se connait et vit en communauté. Pour autant, même si Rose a toujours aimé sa vie à la ferme, elle a toujours eu envie de voir à quoi pouvait ressembler le reste du monde. Aussi, c'est sans se retourner qu'elle a décidé de s'installer dans la ville la plus proche de sa campagne pour se faire une première expérience en territoire inconnu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une souris des champs n'a pas sa place en ville, au risque de faire dévorer par de vilains matous !

Une souris et des hommes. [ft. Nemo] [+18] - Page 3 SourUnconsciousAfghanhound-size_restricted


Alors, j'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il me rende mon étreinte. Oh, je ne dis pas que c'était désagréable, bien au contraire, j'ai.....je dois admettre que j'ai aimé ce moment. Mais connaissant Grizzly, je ne pensais pas que la notion de câlin lui était encore familière...
Il reste silencieux, il m'écoute, j'ai l'impression qu'il voudrait pouvoir me consoler, mais qu'il ne sait pas vraiment comment faire. Et puis dans l'histoire, c'est lui qui en a le plus bavé… Aussi, je me reprends. Je sèche mes larmes du bout des doigts puis je m'autorise à caresser son torse. Enfin, je caresse ses cicatrices, plus précisément. Témoins de toutes ses "aventures"...

Finalement, je retire ma main, car j'ai… j'ai peur... peur de le perdre. C'est une sensation étrange, comme si mon cœur pesait une tonne maintenant. Je n'ose pas le regarder. C'est ridicule, si moi qui le connais à peine j'ai peur de le perdre, alors que doit ressentir sa famille ?...

Comme pour chasser mes pensées, Rowan place sa main sur ma joue pour m'obliger à le regarder. Il m'annonce son désir de rester et Dieu merci, il fait trop sombre pour qu'il puisse me voir rougir comme une tomate. Je ne peux décemment pas le laisser me voir rougir comme une adolescente, il trouverait ça ridicule ! Je... Je ne pense pas que sa magnifique fiancée se mette à rougir pour si peu…

Je n'ai pas envie de penser à elle non plus... et...et la façon dont Rowan me caresse les lèvres de son pouce me pousse à me concentrer sur lui et uniquement sur lui. Peu importe à quel point mes pensées peuvent dévier, il parvient toujours à faire en sorte qu'elles reviennent vers lui. Est-ce que j'aime penser à lui ?..... Je....Je ne sais pas, ce que je sais, c'est que j'aime cela ou non, il occupe tout de même une grande partie de mes pensées… Constamment.

Je ne sais pas ce qui est en train de se passer, je suis là, près de lui, le regard plongé dans le sien. La seule chose qui nous relie sont ses caresses sur mon visage. Alors, je me rapproche, sans m'en rendre compte, je réduis l'espace entre nous jusqu'à ce que mon corps se retrouve écrasé contre le sien. C'est comme si j'avais été attirée à lui comme un aimant. Je soupire en rougissant encore plus, ma bouche s'entrouvre prête à recevoir un baiser si c'est ce qu'il s'apprête à faire. Mon Dieu... Je commence déjà à avoir le tournis alors qu'il ne m'a même pas embrassé !

Mais finalement, rien ne se passe. Rowan se recule et s'excuse gentiment. Je me racle la gorge avant de passer nerveusement une main dans mes cheveux pour les ranger derrière une oreille.

"C....Ce n'est rien..."

Dis-je, ne voulant pas prolonger une conversation qui risque vite de devenir gênante. Sans compter que le rouge n'a toujours pas disparu de mon visage... Je soupire doucement comme pour évacuer toute la chaleur dans mon corps que j'accumulais doucement puis finalement, je me reprends et regarde Grizzly prendre possession de mon canapé. Il commence à parler et je l'écoute, mais très vite, je plante mes poings dans mes hanches.

"Je n'ai pas besoin de te connaitre depuis la naissance pour te tendre la main, ça s'appelle la compassion. Est-ce que ce mot te parle ?" Lui dis-je pour le taquiner avant de finalement venir m'asseoir à ses côtés. "Rowan..." Dis-je tendrement. Je passe un bras autour de ses larges épaules et pose mon autre main sur une des siennes. "Je...Je ne sais pas en quoi je pourrais t'être utile pour aller mieux, mais je suis prête à tout essayer si peux me rendre utile. Ta détresse me brise le cœur et je ne suis sans doute pas la seule. J'ai sincèrement envie de te voir sourire, rire et reprendre progressivement gout à la vie." De mon front, je pousse légèrement le sien. "Et pour ça, j'ai pas besoin de te connaitre depuis un bail. Je...J'ai juste le sentiment que tu as suffisamment porté ta croix, tu ne trouves pas ? Il est temps de te diriger sur le sentier du bonheur, tu le mérites."

Il a raison, on ne se connait pas suffisamment pour que je puisse proférer de telles paroles, ça ne s'explique pas. C'est ce que je ressens. Peut-être ai-je une mauvaise image de lui ? Peut-être que j'ai trop idéalisé la personne qu'il est au fond de lui ? J'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que mon cœur me dicte de ne pas le laisser tomber. Pour le reste, advienne que pourra.

Toujours le bras autour de ses épaules, je tente de me montrer réconfortante et chaleureuse. Je pense qu'il a besoin de calme, de douceur et de sécurité. Je pense pouvoir lui apporter tout ça, aussi, je lui parle toujours calmement, d'une voix la plus agréable possible.

"Est-ce que tu veux de la glace ? Et un chocolat chaud ?" Je fronce les sourcils. "Je te préviens, ici, tu ne boiras pas une goutte d'alcool tant que je ne l'aurais pas décidé. Ça ne pourra pas te faire de mal !" Je me radoucis et me lève pour ouvrir le frigo. "J'ai du jus ou du Coca si tu veux ?" Je le regarde par-dessus la porte du frigo. "Tu veux boire ou manger quelque chose ?" Je rougis et reste cachée dans le frigo pour que ça ne se voie pas. "Je....Heu....Tu veux rester manger ici.....ce soir ?" Je rougis encore plus alors que mon cœur tambourine dans mes tympans. "....On....On pourrait commander à manger ? Je peux cuisiner si tu veux, mais c'est à tes risques et périls !" Je ris gracieusement avant de me redresser, sentant que mes rougeurs commencent à se dissiper.

Je referme le frigo avant de regarder l'heure sur mon téléphone. Presque dix-sept heures. Je me sers un verre de Coca avant de prendre une cigarette et de l'allumer. D'ordinaire, je serais montée sur le toit, mais aujourd'hui, je n'ai pas envie d'éclater la bulle que je nous ai créée. C'est comme s'il n'y avait que nous deux… Le reste du monde me parait lointain.

Je rejoins Rowan sur le canapé et lui propose une clope avant d'allumer la télé.

"Tu veux regarder quelque chose en particulier ?" Je le pousse avec mon coude. "Je te préviens, on ne regardera pas des trucs de mafia ou de gang ! Je pense que la vraie vie me suffit amplement !" Je lui tire la langue avant d'avoir des étoiles dans les yeux. "Sauf si c'est pour voir Sons of Anarchy ! Parce que bhein.....Charlie quoi !"

Je ricane de ma bêtise avant de lui tendre la télécommande.

"Surprends-moi !"

Je ne sais pas ce qui me pousse à être si....naturelle avec lui. Je n'ai jamais été aussi désinvolte avec un homme....Encore moins avec un homme comme Rowan... Mais je ne sais pas.... je ne me force pas. Au contraire, je suis vraiment à l'aise avec lui. Et puis dans notre bulle, je....je n'ai peur ou honte de rien. Je me sens bien et j'espère qu'à lui aussi ça lui fait du bien.
Nemo
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Nemo
Sam 10 Fév - 11:56
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Fiancé contre son gré

Rose me rejoint sur le canapé et se colle à moi, réchauffant mon cœur et mon âme. C’est fou à quel point j’ai besoin de contact physique en ce moment. Ou bien ai-je uniquement besoin du sien ? Peut-être. Je sais que je ne dirais pas non à un câlin de Dol ou même de mon frère, mais ce ne serait pas pareil. Quand elle pose son front sur le mien, j’expire lentement et ferme les paupières, comme pour évacuer tous les noeuds sombres qui font de moi ce que je suis.

Le bonheur ? Le bonheur, dit-elle… Je connaissais bien ce mot, il y avait quelques mois. Malgré la violence dans laquelle j’ai baigné toute ma vie, j’étais heureux. Terriblement heureux. Et on m’a arraché ce bonheur en une seconde seulement. Le temps d’une vision, d’une pensée : c’est fini, elles sont parties. Je ne me vois pas renouer avec ce genre de bonheur. Je ne pense pas que ce soit possible, et si ça l’était, j’aurais simplement l’impression de les trahir.

Je ne lui réponds rien, me contentant de rester posé là, avec elle. Je sens que si je réponds quoique ce soit à ça, je vais me mettre à chialer comme un gamin, vu ma sensibilité débordante du moment. Et ça, ce n’est pas du tout ce que je souhaite.

Je l’observe se lever jusqu’au frigo, elle parle, elle parle, encore et encore. Comme d’habitude. Mais cette fois, ça ne me dérange pas. Et l’impossible se produit : je souris. Faible, discret, mais il est présent, et bien vrai.

- J’te fais confiance, choisis pour moi. Dis-je, surtout parce que je n’ai pas faim du tout mais que je n’ai pas envie de lui dire non. T’en fais pas pour l’alcool, l’envie n’est pas là.

Contrairement à ce qu’elle peut penser, lorsqu’elle me reverra boire une goutte d’alcool, c’est que ça ira un peu mieux. Que j’aurais retrouvé au moins l’envie de me bourrer la gueule pour oublier.

- Manger peut-être pas mais si tu veux bien d’moi, je veux rester ici. Dis-je sans aucune gêne. Je me sens bien chez toi.

Peut-être parce que ce lieu n’a pas connu de violence, alors que tous les autres où je vis, oui. L’aura est réconfortante, douce, tranquille. Je crois que je vais mettre un moment avant de retourner chez moi.
Je souris un peu plus en entendant son rire. Elle me fait penser à un Soleil. Éblouissante, chaleureuse, vivante. Tout le contraire de moi.

- J’vais pas te mentir Rose, j’ai vraiment pas faim. L’idée de mettre un truc de ma bouche me donne envie de vomir. Mais si tu me forces gentiment, peut-être que je me laisserai faire…

Oh ? Un semblant d’humour ? Eh bien, on aura tout vu aujourd’hui. Vraiment, je pense avoir trouvé mon médicament. Heureusement que Dol n’est pas là, elle m’aurait cassé les noix avec ses regards pervers et inquisiteurs. Quelle frangine insupportable.

Rose revient vers moi avec quelques friandises et boissons qu’elle pose sur la table basse. Si elle ne se colle pas à moi, je me rapproche d’elle pour la sentir contre moi. Qu’elle me prenne pour un pervers, je m’en fous, j’ai trouvé quelque chose qui me fait me sentir bien, alors j’en profite. Que tout ceux qui ne sont pas d’accord avec ça aillent au diable. Je prends la cigarette proposée plus par réflexe que par envie et prend une expiration de tabac.
Je hausse les épaules à sa question mais elle me pousse avec son coude. Je souris à nouveau face à son regard qui déshabille un Charlie Hunnam imaginaire. Ok, pas de gang, sauf si y’a un mec sexy à se mettre sous la dent. Je note.

- Oh, donc t’aimes ce genre de mec. Je lui jette un regard en coin. T’as choisi la bonne ville… Pas touche au frangin, il est pris.

Si on m’avait dit hier que j’allais blaguer sur le canapé de Rose, dans mon état, je crois que j’aurais été capable de m’écrouler de rire.
Je prends la télécommande qu’elle me tend et fait défiler les chaînes jusqu’à tomber sur un feuilleton qui m’a l’air moins pourri que les autres. Nous restons là, quelques minutes devant ce qui semble être une SITCOM un peu naze sur une famille américaine des années 80. Je soupire et pose ma tête sans demander sur l’épaule de Rose.
Mais quand je vois une petite fille courir dans les bras de son père, qu’ils tournoient dans les airs, illustrant avec exagération qu’ils s’aiment plus que tout, une boule se forme dans ma gorge et je change immédiatement de chaîne.
Je suis bien là, pas de trigger. Pas devant Rose.
Je crois que je préférerai Sons of Anarchy, à la limite…

Les chaînes s’enchaînent encore jusqu’à tomber sur un documentaire animalier. Je soupire. Tant qu’à faire, ça fera de mal à personne.

Après quelques minutes de silence bienfaiteur, mon téléphone sonne et après un long soupir de ma part, je décroche sans bouger de ma position. C’est Max. Je mets en haut-parleur comme à mon habitude lorsque je suis seul.

Row ?
- Oui, je vais bien. Dis-je comme le refrain habituel depuis quelques semaines.
J’en doute pas. Je suis chez toi, tu feras gaffe, ta porte d’entrée est complètement défoncée.
- C’est Dol. Elle me cherchait ce matin.
J’ai toujours dit qu’elle avait été conçue avec le diable en personne cette nana, ‘tain elle y est pas allé de main morte ! J’entends qu’il trifouille le bois de la porte, sans doute pour dégager les débris. T’es où encore ?
- En face.
En face ?! Chez Olivia ? Attends, me dis pas que t’es encore allé chez Rose sans y être invité ! J’te préviens que si je dois encore aller m’excuser à ta place je vais te menotter sur ton canap’ mon vieux. M’en fou si t’es encore blessé. Je pouffe légèrement en entendant mon frère me faire la morale.
- Relax, Max. J’suis invité cette fois.
… Oh. Oh ! Ok ! Bien. J’aurais pas parié là-dessus. Pourquoi j’entends des bruits d’animaux en fond ? Qu’est-ce que vous branlez tous les deux ? Il rit. Nan tais-toi je veux pas le savoir.
- On regarde un documentaire animalier, range tes ardeurs dégueulasses.
Ok, ok. Je suis content que tu sois avec quelqu’un, tu remercieras Rose de ma part de prendre soin de toi.

Je jette un regard à Rose plein de reconnaissance.

Bon, je t’appelle pas pour ça. Y’a Alexei au bout de la ligne, pour toi. Je le fais attendre comme je peux mais il est toujours là. J’suis désolé p’tit frère mais va falloir que tu le prennes.

Je me redresse et un voile se dessine à nouveau sur mes iris. Bordel. J’avais pas besoin de ça. J’enlève le haut parleur et enfoui ma tête dans ma paume libre, où se consume la cigarette.

Row ?
- Vas-y passe-le moi, qu’on en finisse.
Rowan ?
- Bonsoir Alexei.
Je suis content de vous savoir encore en vie, j’ai appris pour l’attaque. Vous vous êtes remis ?
- Je suis comme neuf.
Parfait. Je souhaitais m’excuser pour l’attitude peu digne de ma fille lorsqu’elle est venue la dernière fois. Il paraît qu’elle a fait un cinéma dans votre bar, c’est totalement irrespectueux de sa part.
- C’est rien, c’est déjà oublié…
Je n’en attendais pas moins de vous. Je voulais vous prévenir qu’elle viendra s’excuser demain. À vous, et à votre sœur. Je ne tiens pas à ce que notre relation se dégrade à cause de ce genre d’enfantillage.
- Bien sûr…
J’ai envie de crever.
Son chauffeur la laissera là, je vous propose que vous passiez quelques jours ensemble, histoire de mieux vous connaître, avant le mariage. Elle en serait ravie, j’en suis certain.

Mon cœur se découpe en morceaux. Je déglutis et prends quelques secondes de répit pour digérer l’information. Ma voix tremble mais je fais de mon mieux pour ne rien laisser paraître, au téléphone en tout cas.

- Compris, je l’attendrais.

La conversation se termine avec quelques banalités, toutes plus hypocrites les unes que les autres. Je m’adosse brutalement sur le canapé et prends mon visage dans mes paumes tremblantes. J’allais bien. Il faut toujours que quelque chose vienne tout gâcher. J’ai envie de me tirer une balle.

- Je crois que j’ai besoin d’une immense cuite. Dis-je en regardant le plafond.

Ou d’autre chose, pour me changer les idées. Parce que je sais ce qu’il va se passer demain, et ça ne va pas me plaire. Loin de là.
@ Nemo


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Sam 10 Fév - 13:21

Rose Williams
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Rose est une jeune femme qui a hâte de croquer la vie à pleine dent. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle a décidé de quitter sa campagne natale. Elle y était bien pourtant, c'est le genre de campagne où vous avez une maison au milieu d'un champ et votre premier voisin se trouve à au moins deux kilomètres ! Vous voyez ce genre de bail, c'est de là que vient Rose. Pour l'école, c'était compliqué, sans cesse obligée de se réveiller deux heures et demie avant pour pouvoir se préparer et arriver à temps grâce au car scolaire, qui dieu merci, passait par sa ferme. Ses parents ont toujours été très gentils et très aimants, dans sa campagne tout le monde se connait et vit en communauté. Pour autant, même si Rose a toujours aimé sa vie à la ferme, elle a toujours eu envie de voir à quoi pouvait ressembler le reste du monde. Aussi, c'est sans se retourner qu'elle a décidé de s'installer dans la ville la plus proche de sa campagne pour se faire une première expérience en territoire inconnu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une souris des champs n'a pas sa place en ville, au risque de faire dévorer par de vilains matous !

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Quand il me dit ne pas avoir envie d'alcool, je le regarde tristement. D'ordinaire, je n'aurais pas manqué l'occasion de le charrier là-dessus, mais aujourd'hui… C'est comme s'il n'était plus totalement lui-même sans son verre de whisky. M'enfin, je me console en me disant que bien que ça me brise le cœur de le voir comme ça, se passer d'alcool quelques jours ne fera pas de mal à son foie.

Je finis par sortir du Coca et des verres, ainsi que quelques snacking à grignoter. Il m'avoue ne pas avoir envie de manger et que cette seule idée lui donne même envie de vomir. Je peux totalement comprendre son manque d'appétit, mais il n'est pas saint de rester trop longtemps sans manger..... Je soupire, ne voulant pas jouer les mères poules. C'est ce que ma mère aurait fait, elle aurait obligé Rowan à manger jusqu'à s'en rendre malade, mais au moins, elle aurait été sûre qu'il n'aurait pas l'estomac vide ! Je secoue la tête, ne voulant pas être comme ma mère. Après tout, costaud comme il est, il ne risque pas de tomber dans les pommes pour avoir sauté un repas ! Je m'inquièterai de cela demain. S'il est encore là...

Je souris à sa plaisanterie en posant tout ce que j'ai dans les bras sur la table basse. Je mets de la distance entre Rowan et moi qu'il comble assez rapidement. Je fais mine de rien en ranger des cheveux derrière mon oreille puis j'allume la télé avant de lui proposer une cigarette. Il accepte ma proposition et nous plaisantons sur Charlie Hunnam.

Rowan me fait une réflexion qui me fait instantanément monter le rouge ! Je commence à m'agiter sur le canapé.

"Qu...Quoi ?! N....Non ! C...C'est pas que....Je..." Je ne sais plus où me mettre ou quoi dire ! Je...Je n'aime pas spécialement ce genre de mec....Je....Je ne sais même pas ce que j'aime ! Je n'en ai pas côtoyé des masses et le peu que j'ai connu était des paysans en comparaison des criminels que l'on peut trouver ici... Roooooh voilà que Rowan me fait penser n'importe quoi ! Je le pousse de frustration et de gêne. "Tu dis vraiment n'importe quoi ! Comme si j'étais ce genre de femme !"

C'est vrai que Max est presque aussi beau que Rowan mais mon filtre d'homme marié ne m'a jamais fait m'attarder sur lui autrement que par politesse. Il en va de même avec le mari de Dol avec lequel je suis bien moins familière qu'avec elle.... C'est pas de ma faute, ok, j'allais à la messe tous les dimanches, je vous rappelle. Même si je ne juge personne, on m'a répété toute ma vie que l'adultère est un péché.

Heureusement, je finis par cesser de rougir. Je soupire pour évacuer toute la chaleur accumulée dans mon petit corps puis je regarde la télé en finissant ma cigarette que j'ai quasiment laissée se consumer à cause de ses bêtises. Je souris en l'écrasant dans le cendrier pendant qu'il jette son dévolu sur une vieille sitcom américaine. Je prends un peu plus de contenance sur le canapé et c'est à ce moment-là qu'il me déstabilise de nouveau en posant sa tête sur mon épaule. La vue doit être comique. Un ours aussi imposant, plié sur l'épaule d'une petite fleur chétive.

Malgré tout, un sourire attendrissant se dessine sur mes lèvres et rapidement, ma main qui était sur son épaule, trouve le chemin de ses cheveux. Je lui papouille la tête, caresse ses cheveux, masse son crâne. Pendant quelques minutes, je le laisse profiter de cette douceur, de cet instant... Je suis prête à faire en sorte qu'il dure aussi longtemps qu'il le souhaite, si cela peut apaiser son esprit un tant soit peu.

Devant l'écran défile l'image d'un père et de sa fille, mais très vite, Rowan change de chaine. Je ne laisse rien paraitre et continue mes papouilles, mais je le regarde du coin de l'œil. Finalement, il zappe jusqu'à tomber sur un documentaire animalier.

"Est-ce que tu me trouverais ennuyeuse si je te disais que j'adore regarder des docus ? !!"

Je ris légèrement avant de poser ma joue sur le sommet de sa tête et de continuer de lui masser l'arrière du crâne. Pourtant, notre repos sera de courte durée…

Son téléphone se met à sonner et je n'ai pas besoin d'attendre qu'il décroche pour savoir que cet appel risque fort de faire éclater notre bulle... Encore une fois, je préfère ne rien montrer et garder mes craintes au plus profond de moi. Après tout, je peux me tromper.

Rowan décroche et je suis surprise de voir qu'il met le haut-parleur. Je continue de le papouiller en espérant que quoi qu'il advienne de cet appel, ça le détendra un peu. C'est Max qui appelle. Je soupire légèrement, je suis presque rassurée. Pourtant, mon sentiment que tout s'apprête à voler en éclat ne disparait pas...

J'écoute l'appel sans forcément le montrer, je ne veux pas qu'il me trouve indiscrète, ou pire, qu'il recommence avec ses accusations d'espionnage ! Je crois qu'il pense que je suis une espèce de James Bond girl ! J'aurais presque adoré ! Mais il faut qu'il accepte une bonne fois pour toute que j'étais plus proche de Laura Ingalls que de Jame Bond !
Je souris à cette idée pendant que Max demande à Rowan où est-ce qu'il se trouve. Je rougis comme une tomate à leur discussion fraternelle. D'ailleurs, pendant l'espace de quelques secondes, j'arrête même mes caresses tellement je me sens gênée ! Pourquoi tout le monde croit que je pourrais me jeter dans les bras de cet ours mal léché aussi facilement ! Je.....On est donc revenu à l'époque où on ne peut pas se montrer gentille envers le sexe opposé sans que cela annonce forcément un début de coucherie ? Je...Rowan n'est certainement pas intéressé par moi et qui plus est, je doute qu'il ait la tête à ça en ce moment ! Et puis moi non plus ! Enfin, je veux dire... Je ne vais pas me jeter dans ses bras pour un coup d'un soir ! Qu'est-ce que je vais dire à Dol ensuite ? "Salut, ça va ? Au fait ton frère est plutôt bon au pieu !" Je....Je ne suis pas comme ça ! Sans compter que je....Je ne suis pas la seule prétendante. Et je crois même n'avoir aucune chance face à la concurrence…

Je me mords la lèvre pour cacher tout ce qui se bouscule dans ma tête tandis que Rowan se redresse pour prendre son appel. Il coupe le haut-parleur et je ne peux m'empêcher de froncer les sourcils. Et voilà… Notre bulle s'apprête à voler en éclat. Mon cœur commence à tambouriner contre ma poitrine. Je n'entends pas vraiment ce qu'ils se disent. Je reconnais juste la voix d'un homme. Un homme plus âgé. En tout cas, quoi qu'il puisse lui dire, je sens bien que c'est en train de bouleverser Rowan.... et il n'avait vraiment pas besoin de ça maintenant…

Finalement l'appel se finit et Grizzly se laisse retomber lourdement sur mon canapé. (Qui ne supportera pas l'expérience indéfiniment. Mon canapé n'a pas été prévu pour les ours !) Je me mords la lèvre, je suis profondément navrée de le voir comme ça. J'ignore totalement son envie de noyer son chagrin dans l'alcool, car ce n'est certainement pas une solution.

"Rowan..." Je pose une main qui se veut douce et chaleureuse sur la sienne. "...y'a-t-il quelque chose que je puisse faire pour te remonter le moral ?" Je le regarde sincèrement compatissante et triste de ce qu'il lui arrive. "Je sais bien qu'il y a peu de chose qui peuvent te remonter le moral mais... Je ne sais pas, est-ce que tu veux qu'on aille se promener ? Est-ce que tu veux qu'on écoute de la musique ? Ou que je te fasse simplement un câlin ?" Je me mords la lèvre pour chasser les larmes qui menacent de perler dans mes yeux. "Dis-moi ce que tu veux et je le ferais… Je..." Je me rapproche de lui et me mets sur mes genoux, je prends son visage entre mes mains pour l'obliger à me regarder. "Tu....Tu as dit que tu te sentais bien ici et... Je ne veux pas que ça change. Alors qu'est-ce que je peux faire ?" Je caresse tendrement ses joues de mes pouces avant de poser mon front contre le sien. Quand j'étais petite mon père le faisait, il me disait que s'il arrivait à aussi bien me comprendre, c'est parce qu'il arrivait à lire mes pensées grâce à ça. Je sais bien que c'est faux, mais c'est des souvenirs d'enfance que j'aime continuer de croire. "E...Est-ce que tu veux simplement que je te laisse tranquille ?"

Je finis par reculer mon front puis par doucement relâcher son visage de mon étreinte. Je veux qu'il sache que je suis là pour le soutenir s'il le désire, mais je ne veux pas l'étouffer pour autant. Je me sens comme sur des œufs, je ne sais pas quoi faire tout en me sentant totalement inutile...
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