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LE TEMPS D'UN RP

“Le cheval court, le cavalier se vante.”

Jen
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Jen
Jeu 6 Avr - 16:36

Jenny
Harewood

J'ai 22 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis cavalière de voltige et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Fiche perso détaillée juste ici
"- C'est NON !"

Jenny frappa rageusement du poing sur la table, fulminante. Depuis maintenant une très longue demi-heure, elle se battait corps et âme contre Lisa qui n'avait rien voulu entendre à son argumentaire pourtant parfaitement sensé : David était un sauvage, fou à lier, probablement plus à sa place dans un asile psychiatrique que dans une écurie de compétition, et il était donc hors de question qu'elle l'approche à plus de dix mètres, et qu'il ne pose ne serait-ce qu'un seul doigt sur elle. L'idée de former ce fameux duo avec lui était donc totalement exclue. Mais Lisa refusait d'entendre raison, répétant à tout bout de champ que leur duo était la meilleure chose qui puisse arriver à l'académie, que le potentiel qu'ils avaient tous les deux allait enfin pouvoir être révélé et blablabla... Alors Jenny fit ce qu'elle savait faire de mieux : hurler jusqu'à ce qu'on lui donne raison. Et cela fonctionna, comme d'habitude. C'est étrange comme les gens comprennent mieux les choses lorsqu'elles sont expliquées à un volume sonore de 150 décibels.

Ravie d'être libérée de ce fardeau, la blondinette pivota sur ses talons et quitta les lieux avant que l'entraineuse ne change d'avis. C'était une journée merveilleuse et rayonnante qui se profilait. D'un coup de téléphone, la jeune fille appela son chauffeur, qui la conduisit direction le magasin Hermès du centre-ville : elle y avait repéré une jupe à tomber par terre et comptait bien se l'offrir pour célébrer cette petite victoire personnelle. About damn time, comme dirait Lizzo.

La journée passa à une vitesse folle et la blondinette oublia tous ses soucis jusqu'au surlendemain matin, où elle dut de nouveau respirer le même air que Caliméro. Au moins cette fois-ci, n'avait-elle plus à se rapprocher de lui plus que nécessaire. Ayant, bien choisi le coin parfaitement opposé à celui du géant blond pour s'échauffer, Jenny prit son temps pour étirer ses muscles et faire montre de sa souplesse en faisant mine de ne pas remarquer les regards en coin que lui lançaient certaines camarades de classe. Et oui mesdemoiselles, admirez donc et continuez à rêver.

Puis alors que l'entraînement à proprement parler allait débuter, Lisa fit une annonce qui surprit l'assemblé : Emily, une petite brune insignifiante et au sourire un peu empoté, allait désormais s'entraîner avec David. Bon pourquoi pas. Que Lisa continue de rêver d'un duo avec ce sauvage, tant que ce n'était pas avec elle, cela ne la regardait pas. Elle ne put pourtant pas s'empêcher de très justement regarder absolument tous les exercices qu'enchaînait le duo. Jugeant une jambe tordue par ci, un manque d'amplitude par là. Mais toutes ses remarques ne se dirigeaient que vers la pauvre Emily. Jenny s'épousseta une poussière imaginaire sur son justaucorps. Lisa avait créé le couple le plus mal assorti de toute l'histoire de la voltige équestre. Mais ce n'était pas son problème. Mais tout de même, elle ne les lâcha pas des yeux l'heure durant, oubliant même certains de ses mouvements à cheval.

Le retour aux vestiaires fut silencieux. Face aux regards interrogateurs du petit groupe de filles avec lesquelles elle avait partagé un café la semaine dernière, Jenny roula des yeux au ciel.

"- Que ce soit bien clair, fit-elle assez haut pour tout le monde puisse l'entendre. C'est MOI qui ai demandé à ne plus travailler avec ce type."

Qu'elles n'aillent pas croire que son talent à elle avait été remis en question. Il ne manquerait plus que ça. Elle adressa un regard assassin aux filles pour leur faire passer toute envie de la questionner à ce sujet. Le débat était clos.

Les entrainements s'enchaînèrent ainsi, deux, puis trois, jusqu'à ce qu'au bout de plusieurs semaines, les gens finissent par s'habituer au nouveau duo. Mais plus le temps passait, plus Jenny détestait l'attention toute particulière que recevait Emily. Elle était incompétente et cela sautait aux yeux de n'importe qui. Et pourtant, elle avait toujours une place privilégiée, les filles parlaient d'elle avec une pointe de jalousie dont Jenny était jalouse, et Lisa répétait à qui voulait l'entendre que ce duo était sa plus grande fierté et qu'ils allaient rafler tous les prix cette saison. La blondinette détestait ce sentiment d'être reléguée au rang de mademoiselle tout le monde. Elle n'était qu'une petite crevette parmi d'autres petites crevettes qui tournoyait à dos de cheval tandis que Lisa n'avait d'yeux que pour son duo chéri. Jenny était bien évidemment la meilleure de toutes les crevettes, mais elle restait une crevette face au homard royal que représentait David et sa cruche. C'était déplaisant.

Elle en était là dans sa réflexion sur les crustacés lorsqu'un beau matin, alors qu'elle attendait que Barbie et Ken libèrent le dos d'Atlas pour pouvoir s'entrainer à son tour, la cheville d'Emily se réceptionna dans un angle tout à fait particulier. Un craquement sourd se fit entendre, suivi d'un gémissement de douleur de la petite brune. Jenny grimaça. Elle en avait vu souvent, mais cette entorse semblait particulièrement sévère. Par réflexe, la blondinette s'approcha et à la demande de Lisa, l'aida à transporter la blessée de guerre dans un coin du manège. Mais alors qu'elle laissait Lisa et les autres filles s'affairer autour de la cheville qui avait triplé de volume, Jenny eut une illumination. C'est ta chance. Celle de retrouver sa place de reine déchue. Celle de devenir un homard parmi les crevettes.

Elle darda un regard illuminé vers Lisa. Etrangement, celle-ci la regardait déjà. La blondinette n'eut pas à prononcer un mot. L'entraineuse lui fit signe de la tête de rejoindre Atlas, une expression indéchiffrable sur le visage, avant de se mettre à appliquer une compresse froide sur la cheville d'Emily. Avec un regard déterminé, elle tourna la tête vers le hongre blanc.

Nonchalant comme à son habitude, David n'avait même pas pris la peine de descendre de cheval. Laissant Emily aux bons soins du reste de l'équipe, Jenny s'avança d'un pas vif. Elle tendit la main pour se hisser à son tour sur le dos d'Atlas, puis planta un regard plein de défi dans les yeux clairs du jeune homme. A nous deux, Jack Frost.
Stormy Dream
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Univers fétiche : Fantastique, fantasy, historique (1900 et après), inspiration séries
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Tournesol
Stormy Dream
Sam 15 Avr - 10:35
@Jen

David Andrews
J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, États Unis. Dans la vie, je suis Cavalier de voltige et je m'en sors Bien par moi-même, et je n’ai pas besoin de mon père. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt Très bien.

Blond décoloré suite à un manque de pigmentation du cuir chevelu. Ses sourcils sont d’un noir de jais, contrastant fortement avec sa peau d’albâtre et ses yeux bleu gris.
1m85, silhouette svelte et athlétique, sculptée pour faire des figures de voltige.

Loup solitaire, préférant la compagnie des animaux à celle de ses congénères, David s’est longtemps considéré comme le vilain petit canard de la famille. Jusque dans ses particularités physiques, héritées de sa défunte mère, il se démarque des autres.
Très, très loin de la diplomatie et la manipulation propre à la famille Andrews, et ce de génération en génération, il est direct. Sa franchise, loin d’être qualifiée comme qualité chez le jeune homme, lui attire de nombreux ennuis.
L’homme se cache derrière un sarcasme saupoudré d’une légère touche d’humour noir pour repousser les autres. On est jamais assez bien servis que par soi-même ! Et puis, l’expérience lui a appris que les autres agissent toujours de manière intéressée… lui le premier. Pourquoi leur ferait-il confiance ?
De par son passé, et ses origines, David a développé une aversion évidente pour tout ce touche de près ou de loin à la richesse. Étonnant, vous direz-vous, quand on sait qu’il a posé sa valise dans un prestigieux centre de formation équestre. Pas tout le fait le genre d’endroit où on arrive à l’improviste… deux conditions sont à valider impérativement : une recommandation par un ancien élève et une somme considérable sortie du compte en banque. Il n’avait pas eu le choix.
David aurait préféré rester dans les montagnes au contact des mustangs, seul endroit où il se sentit vivant.
Là où David est attendu… il ne s’y rend pas. En tout cas, pas s’il n’en a pas envie, ou s’il n’y est pas contraint par la force. Pas de beaux vêtements, pas de réseaux sociaux pour se pavaner sur la richesse de son père. Pas non plus d’équipements de luxe pour sa jument, alors qu’il pourrait se permettre de lui offrir absolument toutes les fioritures de la terre. Lui ne s’embarrasse pas de futilités. Dans l’écurie, son casier est vide. Les quelques affaires nécessaires n’y sont pas spécialement rangés non plus. Mais c’est son style ! Épuré, comme il aime le dire avec sarcasme.
David n’est pas matérialiste : il préfère troquer ses affaires ou les acheter d’occasion. Il se promène sur un vieux vélo plutôt qu’en limousine comme la plupart de ses connaissances.
Sa seule véritable amie est sa jument Shadow, une mustang appaloosa qu’il a dressé depuis sa capture dans le ranch de celui qui lui fit aimer les chevaux. John.
Derrière l’arrogance avec laquelle il traite son père, et une fois le masque tombé, il est possible d’apercevoir la passion dévorante de David pour l’art. Toute forme d’art, autant visuel  que sonore. Une note de musique, une photographie, et sa créativité s’exprime. Cependant, l’entrapercevoir a un prix : il faut gagner sa confiance avec du sang et des larmes.
Très fidèles à ses mentors, David sait tirer partie des qualités des autres pour s’améliorer : il ne fait que prendre ce qui l’intéresse. Il faudra bien du courage à la personne qui tentera de lui arracher quelques informations.

David n’osait pas l’avouer, mais le fait que son ancienne partenaire ait tapé un scandale pour ne pas pratiquer avec lui avait été libérateur. Il avait craint les représailles de Lisa, se sachant toujours pris comme responsable en cas de litige. Face à Miss Parfaite qui brillait dans toutes les disciplines, il aurait fallu être fou pour penser que le corps enseignant prendrait sa défense. Mais Lisa n’était pas le corps enseignant. Dès le début, elle avait considéré le jeune homme comme ses autres élèves, bien que la différence avec les autres soit frappante. Elle avait cru en lui, et l’avait encouragé à faire exploser son potentiel.

Si David était encore à l’académie, c’était probablement grâce à son entraineuse. Quelques jours après l’incident, et maintenant qu'il était associé à une autre voltigeuse pour son duo, il avait senti la confiance grandir au fond de lui. Il avait enfin osé dire au Directeur de l’établissement qu’il ne participerait pas aux cours d’obstacle ou de cross. Il n’avait pas le niveau pour ça, et ne comptait pas progresser dans ces disciplines. Quel était l’intérêt de l’y envoyer de force ? Le ridiculiser devant les autres ? Le mettre volontairement en danger pour le faire quitter les lieux ? Fort de provocation, le jeune homme avait réussi à dresser un argumentaire solide. Les deux hommes étaient finalement tombés sur la conclusion suivante : David n’était pas un cavalier mais un voltigeur. Peut-être était-ce le début d’un vent de renouveau sur cette académie figée dans les anciennes valeurs ?

Il avait été convoqué quelques jours après leur échange, s’attendant à ce qu’on le remercie avec une lettre de renvoi : pas le potentiel, pas assez pluridisciplinaire. Il avait déjà commencé à rassembler les affaires dans sa chambre d'étudiant pour pouvoir partir le plus tôt possible. Il fallait rester réaliste... car leur meilleure élève se plaignait de lui. Il voyait bien dans les yeux de ses « camarades de promotion » qu’il n’était pas le bienvenu. Il ne se fondait pas dans la masse.

Pourtant... « Monsieur Andrews. Chaque jour depuis votre arrivée, je me demande ce que je vais bien pouvoir faire de votre cas. » Il n’était pas surpris de ces paroles, et était prêt à les encaisser. « Vous avez cependant de bons alliés dans cette académie qui me poussent à vous laisser une nouvelle chance. » Improbable affirmation qui avait décroché un sourire au coin des lèvres du voltigeur. « Vous voltigerez, sans aucun doute, puisque c’est ce que vous faites de mieux. Mais vous ne serez pas dispensé de tout : vous continuerez à monter à cheval pour progresser en dressage car il me semble que c’est la moindre des choses même pour un voltigeur, de savoir entretenir le physique de son cheval. » Il marquait un point, et David ne comptait pas le contredire. « Pour ce qui est de votre requête… vous pourrez vous libérer du temps sur les cours d’obstacle et de cross. Mais ! Attendez avant de tirer des conclusions... » Il l’interrompit avant que David n’ait eu le temps de le remercier. « Mais ! Monsieur Andrews, ne pensez pas que cela vous donnera l’occasion de vous la couler douce. On m’a indiqué que vous aimiez les chevaux avant l’équitation… Vous accompagnerez donc notre vétérinaire au quotidien pour vous former sur un vrai métier. » Un vrai métier ? Est-ce que ce vieux grincheux insinuait que la voltige n’était pas un vrai métier ? En quoi était-il moins un métier que cavalier d’obstacle ou de dressage ?

Du haut de ses vingt-trois ans, David ne pouvait pas comprendre que l’avenir ne lui permettrait pas de voltiger jusqu’à la fin de ses jours. Mais il était encore plein de convictions et de passions et il était hors de question de se raisonner comme un adule responsable. Ce qu'il n'était pas.

C’est donc sur un accord très surprenant que les deux hommes s’étaient quittés. Il devait beaucoup à Lisa, il en avait totalement conscience. Les semaines qui suivirent, le blond cendré redoubla d’efforts pour progresser et montrer à son entraîneuse qu’elle avait eu raison de mettre ses espoirs sur lui.

Il progressait vite, beaucoup plus vite que s’il était resté sur ses convictions initiales. Les regards des voltigeurs du programme avaient quelque peu changé depuis qu’il s’entraînait avec Emily. D’ailleurs, il dû avouer que sa présence n’était pas désagréable : elle avait beaucoup de travail pour rattraper le niveau technique de celle qu’elle remplaçait, mais son état d’esprit était optimiste. Elle s’inspirait de l’acharnement de David, qui canalisait sa force en retour.

Lorsque les premiers flocons de l’hiver enveloppèrent le paysage d’un manteau blanc, le duo avait déjà bien progressé. Si les cavaliers du domaine ne regardaient avec toujours plus de dédain, à l’image de Miss Monde, les autres voltigeurs commençaient à le saluer poliment lorsqu’il arrivait dans la salle. Politesse plus qu’envie ou amitié, mais c’était déjà un grand pas.

Ce matin-là était particulièrement frais. Concentré sur le porté qu’ils travaillent depuis plusieurs jours, le jeune homme suivait en contre-sens de la marche la condense du galop d’Atlas. Bras tendus au-dessus de sa tête pour maintenir les mains de sa partenaire. « Mieux ! Gaine-toi Emily, vas jusqu’au bout du mouvement. » Encouragea la voix de Lisa qui commentait l’enchaînement à côté du longeur.

La jeune femme repassa devant David sur le surfaix et se prépara pour la sortie. Une sortie qu’ils maîtrisaient depuis quelques semaines déjà : un flip assisté par son partenaire pour la voltigeuse. Il devait la propulser en la prenant par la taille pour l’aider à prendre de la hauteur, et atterrir souplement sur la piste.

Cependant, la fatigue de la pratique -et peut-être un manque de vigilance dû au froid glacia- lui fit perdre l’équilibre sur sa réception et Emily se tordit violemment la cheville. Mais ça, David ne le perçut pas car il avait suivi la suite de l’enchaînement et était repassé en marcha avant.

Il se leva, s’apprêtant à réaliser sa propre sortie un flip -sans assistance, figure facile à réaliser pour lui qui n’avait pas peur de la vitesse ou d’avoir la tête à l’envers-, mais il constata que le rythme d’Atlas avait considérablement ralenti. Se lancer aurait été trop risqué.

Debout sur le dos du géant gris, il se retourna vers son longeur au regard grave. David se rassit, jambes tendues de chaque côté de l’animal tandis que celui-ci repassait au trot puis au pas. Il rechercha Emily du regard, réalisant seulement qu’elle était entourée de tous leurs autres camarades. Une blessure... Il sentit un poids s'effondrer sur ses épaules. Et si tout s'arrêtait maintenant ?

Au centre de la piste, son entraîneuse réfléchissait à toute vitesse. Lisa avait l’habitude des blessés : la voltige était un sport dangereux, tous ses athlètes en connaissaient les risques. En voyant la scène, plusieurs autres voltigeuses s’étaient remises à courir pour s’échauffer. Le malheur de l’une pouvait faire le bonheur des autres.

Lisa se surprit à espérer qu’un élément se révèle parmi la foule, même si les chances étaient minces. Celle qu’elle considérait comme un diamant brut : matériau noble et naturellement résistant, qui sans le talent d’un joailler d’exception ne serait jamais sublimé.

Lorsque son regard croisa celui de Jenny, elles se comprirent. Elle avait remarqué lors des dernières séances comme la jeune femme regardait le duo. Ce duo qu’elle avait rejeté sur un caprice, mais qu’elle ne pouvait s’empêcher de reluquer. Il n’y avait d’ailleurs aucun doute sur le fait qu’elle connaisse parfaitement l’enchaînement.

Elle n’eut pas besoin de réfléchir plus longtemps, et lui fit signe de prendre la place d’Emily.

David n’avait pas pu être spectateur de cet échange de regards. C’est donc sans voix qu’il vit débarquer Miss Parfaite, plus sûre d’elle que jamais, alors qu’Atlas reprenait son somptueux galop de travail. Elle n’avait plus peur d’attraper la peste ? Si l’envie d’ironiser était très forte, le jeune homme resta professionnel. Il connaissait sa chance d’être encore ici, sous l’enseignement de Lisa, et ne comptait pas la laisser passer pour un jeu d’égos sans importance.

Jenny comprendrait tôt ou tard qu’elle s’était trompée à son sujet. Pas personnellement, parce qu’ils ne pourraient jamais s’entendre. Mais les semaines écoulées avaient permis au voltigeur de s’exprimer dans son art et de faire ressortir tout un tas de qualités insoupçonnées de tous. A commencer par lui.

Il attrapa la main qu’elle lui tendait, la hissant avec puissance sur le dos du cheval. Il ne dit pas un mot, réalisant qu’elle connaissait l’enchaînement comme si elle l’avait toujours travaillé. Les mouvements étaient naturels et tellement évidents. Le pas de deux s’était transformé en une seule et même silhouette. L’alchimie était telle que le mouvement qu’il travaillait avec Emily, l’un des plus complexes de leur enchaînement, passa sans encombres.

Jenny n’était pas plus légère, ou plus petite qu’Emily. Pourtant, elle le paraissait. Sa capacité à se porter seule, à connaître la juste place, s’accordait parfaitement avec la puissance et technique de David. Il accompagna la jeune femme dans sa sortie, se retourna, se mit debout, puis déclencha sa propre sortie flip qu’il réussit avec beaucoup d’énergie.

Une fois au sol, un silence s’installa pendant plusieurs secondes. Le temps pour lui de reprendre son souffle, et de se retourner vers Lisa dont les yeux pétillaient d’émotion. Lui ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer, et resta dans l’incompréhension jusqu’à ce que des applaudissements raisonnent dans le manège. « On dirait que vous avez voltigé ensemble toute votre vie. » Emily qui se tenait la cheville le long du pare-bottes avait rompu le silence la première. Sa voix tremblante renvoyait une tristesse infinie, mais décrivait à la perfection l’expérience qu’il venait de vivre.
Jen
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Jen
Sam 22 Avr - 18:32

Jenny
Harewood

J'ai 22 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis cavalière de voltige et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Elle n'avait jamais ressenti cette sensation. Celle d'être en harmonie parfaite, sans avoir besoin d'y réfléchir excessivement, sans avoir besoin de faire le moindre effort. Les mains de David la réceptionnaient exactement à l'endroit où elle l'attendait, puis ses bras lui procurait exactement le soutien dont elle avait besoin pour s'élever à nouveau. Aucun déséquilibre, aucun faux pas. C'était si simple et si évident. L'enchaînement qu'elle avait vu et répété un millier de fois dans sa tête prenait forme de la plus pure des manières. L'espace d'un instant, elle avait tout oublié en dehors de l'enchaînement, des figures, et des sensations. Ce n'est qu'en remettant pied à terre qu'elle reprit pleinement conscience de son environnement. Le silence qui s'était abattu d'un seul coup. Le visage médusé de ses camarades. Le regard brillant de Lisa. Et lui, qui venait de se réceptionner à ses côtés.

La voix d'Emily finit de briser entièrement l'enchantement. Jenny retrouva un regard vif, fier, et pas qu'un peu. Elle le savait, et elle l'avait senti, leur performance avait été absolument brillante. Elle devait admettre deux choses : elle avait aimé voltiger avec cet énergumène, et celui-ci avait un vrai talent. Elle aurait préféré mourir que de l'avouer à voix haute, mais Lisa avait eu raison dès le début : à eux deux ils formaient un redoutable duo de compétition. En cet instant précis, il était difficile de trouver un contre-argument crédible à la formation de ce duo. Et tant mieux, car la blondinette était décidée à donner le meilleur d'elle-même pour se hisser au sommet. Et tant pis si ce spécimen devait être à ses côtés pour ça. Elle mettrait du zèle à l'entraînement et l'éviterait à tout prix le reste du temps. Plus de risques d'altercations, plus de problème. Si elle ne le voyait plus que comme un outil pour atteindre ses ambitions, alors tout s'arrangeait. Il n'était pas soudainement devenu moins répugnant ou moins déprimant, simplement, elle venait de lui trouver une véritable utilité pour son propre succès.

Un brouhaha s'éleva tout doucement de l'attroupement d'élèves, tandis que les longeurs laissaient les chevaux marcher librement sur leur cercle. Il semblait que la séance touchait à sa fin. Une poignée de filles entourèrent Emily pour l'aider à regagner les vestiaires. De son côté, Jenny allait s'en aller triomphante pour rejoindre ses nouvelles admiratrices, lorsque la voix de Lisa l'interrompit net.

"- David, Jenny, les interpella t-elle. Je comptais l'annoncer en fin d'entraînement mais je n'ai pas voulu en remettre une couche devant cette pauvre Emily. Elle les dévisagea d'un air très sérieux. La première compétition de la saison est dans deux semaines précisément, à San Diego. Je vais vous y engager tous les deux, avec Atlas et Jérémy.

Par réflexe, Jenny écarquilla des yeux. Deux semaines, c'était vraiment très peu pour apprendre à maîtriser entièrement un enchaînement de concours. Mais ça voulait surtout dire...

"- Il va falloir mettre les bouchées doubles pour être prêts d'ici là, poursuivit Lisa comme si elle avait lu dans ses pensées. Mais je n'ai aucune raison de me faire du souci quant à votre motivation à tous les deux, n'est-ce pas ?

La jeune fille lui renvoya un regard déterminé. Non, elle ne lui ferait pas défaut une seconde fois. Redescendre de son piédestal avait été bien trop douloureux, et elle était prête à - presque - tout pour maintenir son privilège fraichement retrouvé. Et elle devait l'admettre, il lui semblait enfin avoir trouvé un joaillier capable de faire briller la pierre précieuse qu'elle était persuadée d'être. Elle ne s'était pas sentie aussi bien depuis des lustres.

La blondinette tourna alors le regard vers David. La résolution qu'elle vit dans ses yeux froids la déstabilisa quelque peu. Que pouvait-il bien trouver pour son compte dans cette affaire ? Le blond albâtre avait-il un caractère plus compétiteur qu'elle ne l'aurait cru ? Ou était-ce autre chose ? Elle haussa les épaules. Qu'importe, tant qu'il se contentait de la faire briller elle.

"- Bien, alors rendez-vous demain matin à 7h30 ici même pour commencer votre préparation", déclara l'entraineuse en guise de conclusion avant de tourner les talons.

Jenny ne put retenir un soupir exaspéré en levant les yeux au ciel. Mais que diable avait donc cette femme pour les rendez-vous excessivement matinaux ? Sans perdre de temps elle lui emboita le pas à son tour. Inutile de s'infliger davantage la présence désagréable de Caliméro, elle avait bien compris qu'elle verrait son visage grincheux un peu trop souvent ces prochaines semaines.
Stormy Dream
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Stormy Dream
Sam 6 Mai - 10:45
@Jen

David Andrews
J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, États Unis. Dans la vie, je suis Cavalier de voltige et je m'en sors Bien par moi-même, et je n’ai pas besoin de mon père. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt Très bien.

Blond décoloré suite à un manque de pigmentation du cuir chevelu. Ses sourcils sont d’un noir de jais, contrastant fortement avec sa peau d’albâtre et ses yeux bleu gris.
1m85, silhouette svelte et athlétique, sculptée pour faire des figures de voltige.

Loup solitaire, préférant la compagnie des animaux à celle de ses congénères, David s’est longtemps considéré comme le vilain petit canard de la famille. Jusque dans ses particularités physiques, héritées de sa défunte mère, il se démarque des autres.
Très, très loin de la diplomatie et la manipulation propre à la famille Andrews, et ce de génération en génération, il est direct. Sa franchise, loin d’être qualifiée comme qualité chez le jeune homme, lui attire de nombreux ennuis.
L’homme se cache derrière un sarcasme saupoudré d’une légère touche d’humour noir pour repousser les autres. On est jamais assez bien servis que par soi-même ! Et puis, l’expérience lui a appris que les autres agissent toujours de manière intéressée… lui le premier. Pourquoi leur ferait-il confiance ?
De par son passé, et ses origines, David a développé une aversion évidente pour tout ce touche de près ou de loin à la richesse. Étonnant, vous direz-vous, quand on sait qu’il a posé sa valise dans un prestigieux centre de formation équestre. Pas tout le fait le genre d’endroit où on arrive à l’improviste… deux conditions sont à valider impérativement : une recommandation par un ancien élève et une somme considérable sortie du compte en banque. Il n’avait pas eu le choix.
David aurait préféré rester dans les montagnes au contact des mustangs, seul endroit où il se sentit vivant.
Là où David est attendu… il ne s’y rend pas. En tout cas, pas s’il n’en a pas envie, ou s’il n’y est pas contraint par la force. Pas de beaux vêtements, pas de réseaux sociaux pour se pavaner sur la richesse de son père. Pas non plus d’équipements de luxe pour sa jument, alors qu’il pourrait se permettre de lui offrir absolument toutes les fioritures de la terre. Lui ne s’embarrasse pas de futilités. Dans l’écurie, son casier est vide. Les quelques affaires nécessaires n’y sont pas spécialement rangés non plus. Mais c’est son style ! Épuré, comme il aime le dire avec sarcasme.
David n’est pas matérialiste : il préfère troquer ses affaires ou les acheter d’occasion. Il se promène sur un vieux vélo plutôt qu’en limousine comme la plupart de ses connaissances.
Sa seule véritable amie est sa jument Shadow, une mustang appaloosa qu’il a dressé depuis sa capture dans le ranch de celui qui lui fit aimer les chevaux. John.
Derrière l’arrogance avec laquelle il traite son père, et une fois le masque tombé, il est possible d’apercevoir la passion dévorante de David pour l’art. Toute forme d’art, autant visuel  que sonore. Une note de musique, une photographie, et sa créativité s’exprime. Cependant, l’entrapercevoir a un prix : il faut gagner sa confiance avec du sang et des larmes.
Très fidèles à ses mentors, David sait tirer partie des qualités des autres pour s’améliorer : il ne fait que prendre ce qui l’intéresse. Il faudra bien du courage à la personne qui tentera de lui arracher quelques informations.

Pendant les quelques instants qui suivirent les paroles d’Emily, le temps sembla comme suspendu. Tout le monde les dévisageait, avec surprise et probablement une pointe d’envie. Mais David avait du mal à l’imaginer, car même si leur regard avait énormément changé, il restait très différent de ses camarades de promotion. Le chemin parcouru était déjà improbable, il ne manqua pas de le remarquer… Là où il avait pensé devoir mettre à terme à l’aventure -certes, qu’il n’avait pas choisie- après la plainte de son ancienne partenaire, le résultat avait été tout autre.

Ces quelques semaines à s’entraîner avec Emily avait ouvert l’esprit de ses collègues voltigeurs : David ne cherchait pas à rentrer dans le moule, à plaire aux autres… mais d’une certaine façon, sa voltige l’avait rendu plus populaire. Pas populaire tout court, non. Il n’était plus fui comme la peste, mais ignoré ou tout au mieux salué avec politesse. Un petit pas pour les bourgeois, un grand pas pour les pouilleux des Montagnes Rocheuses !

Alors que les conversations avaient repris, sa partenaire blessée fut évacuée sans qu’il n’eut le temps de lui dire un mot. Il allait lui-même se diriger vers les vestiaires lorsque la voix de son entraîneuse le retint. Les retint. Une première compétition se dessinait dans leur ligne de mire, et si n’importe quelle personne changeant de partenaire en dernière minute aurait paniqué, David resta relativement serein. Après ce qu’il venait de se passer, il était même plus détendu que s’il avait du dérouler leur enchaînement avec Emily. Ils avaient voltigé pour la première fois ensemble, et ils étaient prêts. Etait-ce seulement humain ?

Il acquiesça d’un signe entendu de la tête. Il avait travaillé dur pour tenter d’effacer ses lacunes et pour renforcer ses points forts. Sa partenaire avait la gagne dans le sang, il la sentait à quelques mètres d’elle. Ils avaient à disposition un cheval d’une qualité exceptionnelle, travaillé par un longeur tout aussi talentueux. Ce duo, qui en réalité était un quatuor, ne pouvait être que prometteur.

Les regards des voltigeurs se croisèrent avec la même hargne, laissant présager une faim de victoire plus forte que jamais. Mais ce contact visuel fut de courte durée, car Lisa reprit la parole. Après leur avoir indiqué l’heure de leur prochain entraînement, elle ajouta. « Ah j’oubliais… Qui dit compétition, dit tenues de compétition… » Elle savait que cette dernière indication mettrait des étoiles dans les yeux de l’une, et des cauchemars dans les nuits de l’autre, mais dans tous les cas ils devraient s’habiller ! « Notre costumier attirée viendra prendre vos mesures demain en fin de séance, les temps de fabrication sont courts mais elle nous a promis de se mettre dessus jusqu’au jour J ! ».

Effectivement, la perspective de jouer aux poupées ne réjouissait pas le blond cendré dont les yeux clairs s’étaient voilés de désespoir. Il allait devoir porter une tenue extra moulante et imaginait le pire sur les palettes et autres strass. Le milieu n’était pas encore prêt à éradiquer les paillettes pour les hommes réfractaires et c’était bien dommage…

David quitta le manège, quelque peu préoccupé par tout ce qu’il venait de se produire. Il prit une douche dans les vestiaires, remit un survêtement confortable pour le travail d’écurie, puis se dirigea immédiatement vers les paddocks pour s’occuper de Shadow. Un peu de douceur hors du temps ne pouvait que lui faire du bien après tout cela.

En milieu de journée, David regagna sa chambre pour préparer son déjeuner, mais fit un rapide détour par le couloir où se trouvait celle d’Emily. Il n’avait pas pris le temps de prendre des nouvelles depuis sa chute quelques heures plus tôt. Il ne devait rien à son ancienne partenaire, mais grâce à leur travail, David s’était senti plus intégré, moins dénigré. Il n’avait pas la moindre idée de l’état dans lequel elle se trouvait, ni si elle pourrait continuer à concourir. Il toqua à la porte. La concernée lui ouvrit, et la mine attristée qu’elle affichait ne présageait rien de bon. « David ? » S’étonna-t’elle. Il n’était pas tellement le genre à prendre des nouvelles, ni à s’inquiéter pour les autres. Du moins, c’est ce qu’elle croyait, à force d’entendre dire qu’aucun coeur ne résidait dans sa poitrine. « Je venais te proposer de t’emmener voir ton cheval. Pour moi c’est le meilleur des remèdes, peut-être que ça fonctionnera aussi pour toi. » L’approche était sûrement un peu maladroite, mais elle avait noté sa gentille attention, et sa façon tout aussi bienveillante de ne pas aborder son entorse sévère. Il n'était pas si terrible, finalement...

Elle accepta, n’ayant de toute façon plus rien à perdre. L’idée de rester enfermer dans sa chambre à se morfondre ne la réjouissait pas plus. Alors elle entourera son bras autour des épaules du jeune homme et se laissa guider vers le box de son cheval. Le jeune voltigeur installa la blessée sur une botte de paille neuve posée dans l’allée, puis ouvrit la porte du box du hongre qui s’approcha de sa propriétaire.

Il les laissa seuls, conscient qu’ils auraient besoin de temps pour se remettre de leurs émotions. Il sortit dans la cour enneigée, observant de loin sa jument restée près du râtelier à foin. La pellicule blanche qui couvrait le paysage le rendait particulièrement silencieux, ce qui n’était pas pour déplaire au loup solitaire qu’il était. Il resta quelques minutes à observer le paysage, pensif et soigneusement emmitouflé dans son manteau d’hiver.

Lorsqu’il commença à sentir que le froid prenait possession de son corps, il retourna dans l’écurie pour aider Emily à s’occuper de Star, son hongre seal brown typé sport. Pendant qu’ils discutaient, ils ne remarquèrent pas les autres arrivants dans le barn, qui détaillèrent les deux jeunes gens.

Ils terminèrent et David reprit la jeune voltigeuse par la taille pour la soutenir jusqu’à sa chambre. Au moment où il tournait les talons pour rentrer dans la sienne, Emily le rattrapa par le poignet. « David. » Surpris par ce contact physique, le concerné sursauta. « Merci. » Et sur ces quelques paroles, elle lui adressa un sourire sincère et s’éclipsa derrière la porte de sa chambre, le laissant bouchée bée à l'extérieur.

Le reste de la journée, il la passa avec son nouveau mentor Caleb, le vétérinaire du domaine. Au programme : quelques vaccinations, un bilan locomoteur et une boiterie. Tous les moments passés avec le quadragénaire étaient très instructifs, bien qu’après les entraînements David soit épuisé : passé 18 heures, sa concentration baissait considérablement. Ce soir-là, il tomba comme une masse une fois son repas englouti.

* * *
6h30 heures tapantes, le jeune homme prit le temps de se réveiller devant un petit déjeuner léger, puis s’attaqua à trouver dans son armoire un peu trop vide une tenue d’entraînement plus proche du corps. Il devait s’habituer à porter quelque chose de serré dès à présent, car il risquait de se faire surprendre par son futur uniforme de compétition.

Il arriva légèrement en avance au gymnase, conscient qu’avec le froid qu’il venait de traverser pour rejoindre l’entraînement, ses muscles se seraient bien tendus. Il avait trouvé un legging de sport -ample, mais bien plus proche du corps que tous les autres vêtements qu'il possédait- de couleur noire. Il avait également revêtu un t-shirt thermique à manches longues qu’il mettait habituellement pour le travail à l’écurie en plein hiver, s’évitant des couches de pulls.

Attendant sa partenaire et son entraîneuse, il s’attaqua à quelques tours de salle au pas de course pour faire monter son cardio, et délier ses muscles encore endormis.

La voltige le matin, si sa tête adorait l’idée, son corps avait parfois du mal à suivre.

Jen
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Jen
Jeu 11 Mai - 21:21

Jenny
Harewood

J'ai 22 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis cavalière de voltige et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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"- Accouche Amanda", s’impatienta Jenny en vidant le reste de son prosecco d’un seul trait.

La brune face à elle prit une expression mystérieuse qui la fit enrager encore plus. Trente minutes plus tôt, Amanda lui avait envoyé un message vocal qui lui donnait rendez-vous dans un bar en ville. Ni une ni deux, l’appel du ragot étant trop fort, Jenny s’était précipitée à l’adresse indiquée. Et cette cruche avait l’audace de la faire mariner. Encore un peu et elle lui aurait bien explosé son verre sur la tête.

"- Bon bon… céda finalement la jeune fille. Figure-toi que ton très cher partenaire sait aligner plus de trois mots, contrairement à tes dires, preuves à l’appui. Il semblerait simplement qu’il choisisse avec qui il les partage…

Tout en parlant, elle lui tendit son téléphone dont Jenny se saisit vivement. Ses yeux se posèrent sur le cliché, qui avait immortalisé le visage enjoué d’Emily en grande conversation avec monsieur misère.

- Et alors, lâcha-t-elle en lui rendant son téléphone d’un air dédaigneux. Ils ont bossé ensemble ces derniers mois, c’est normal qu’ils aient dû se parler non ?

- Sauf que cette photo a été prise cet après-midi même, après la rupture officielle de leur duo ma belle. Le sourire d’Amanda se fit franchement narquois. Il va avoir du mal à l’oublier on dirait, tu n’as pas peur de ne pas être à la hauteur… ?"

La blondinette se releva soudain de sa chaise, scandalisée. Une expression de fureur pure parcourut son visage, avant qu’une colère glaciale ne s’empare d’elle. C’était donc ça ? Elle était venue jusqu’ici pour se faire remettre en question sa place de reine fraîchement retrouvée ? Et si Amanda avait au moins eu le courage de l’affronter en face, combien complotaient déjà dans son dos pour lui voler la couronne ?

"- Ecoute moi bien ma belle, siffla-t-elle entre ses dents. Que tu sois jalouse est une chose. Et honnêtement, qui ne le serait pas ? Mais ose encore une fois, une seule fois, insinuer que je ne suis pas à la hauteur, et je te ferai regretter tes paroles au centuple."

Et elle ne bluffait pas. Cette insignifiante vermine n’avait aucun droit de lui parler de la sorte.

"- La place est prise. Ni toi ni aucune d’entre vous ne m’en délogera."

Elle s’approcha brusquement du visage de la brune, tandis qu’un sourire féroce se dessinait sur ses lèvres.

"- Fais bien passer le message au reste du troupeau."

***

La nuit avait été abominable. Furieuse de son altercation avec l’autre grognasse, Jenny n’avait pas réussi à trouver le sommeil avant un long moment. A peine avait-elle retrouvé son piédestal que déjà, sa place était convoitée de toutes. Elle le savait, Amanda n’était que la face émergée de l’iceberg. Elle ne supportait pas l’idée d’être en permanence comparée à Emily l’empotée, alors même qu’il n’y avait précisément rien à comparer. Elle devait prouver une bonne fois pour toutes qu’elle était la seule qui n’aurait jamais accès à ce privilège. Non pas que voltiger avec une porte de prison soit un privilège, mais être glorifiée aux yeux de tous l’était. La blondinette avait fini par tomber dans un sommeil agité, après de longues heures à fulminer en fixant le plafond de sa chambre.

Son réveil l’avait sortie du lit bien trop tôt. Mais sa détermination était devenue de l’acier trempé, et elle ne grommela pas lorsque le froid mordant du milieu d’hiver l’agressa en plein visage tandis qu’elle traversait les écuries jusqu’au gymnase emmitouflée dans son long manteau de fourrure. Arrivée sur place, elle trouva déjà Jack Frost entrain de s’échauffer. Elle fit de même, à l’exact opposé du gymnase. Tant qu’ils n’avaient pas à voltiger ensemble, elle préférait éviter tout contact avec ce spécimen. Pourtant, une petite voix dans sa tête lui souffla que c’était exactement la raison pour laquelle toute la vermine pensait encore avoir une chance. Elle devait se montrer plus proche de lui, au moins autant qu’Emily semblait l’être. Mais elle étouffa cette voix. Hors de question qu’elle ne se mette à se disputer l’attention d’un type qui lui donnait la nausée, avec une gamine qui lui donnait la nausée aussi.

Sur ces pensées fort concluantes, Jenny rejoignit David pour enchainer les figures de la veille. Sans surprise, ce fut d’un naturel déconcertant. La blondinette visualisait le géant comme un outil, un support, qui la menait exactement comme elle le voulait. C’était un brillant automate. Leurs mouvements s’accordaient comme s’ils avaient été réglés sur le même métronome. Ils allaient manger la concurrence à San Diego. Elle termina le dernier mouvement et atterrit pieds joints, face au mur.

"- C’était glacial", fit la voix de Lisa dans son dos.

La blondinette tiqua et se retourna vivement. Elle détestait le ton de reproche qu’elle entendait poindre dans la voix de l’entraineuse. Elle plissa les yeux. Qu’elle s’explique. Et vite.

"- Techniquement, il n’y a pas à dire, vous êtes au point - même si ces deux prochaines semaines seront toujours bonnes à mettre à profit pour perfectionner l’ensemble. Par contre en ce qui concerne l’émotion…

- En ce qui concerne l’émotion quoi ? la coupa Jenny exaspérée.

La tournure de cette conversation commençait à l’horripiler. Lisa lui adressa un regard sévère avant de reprendre.

- Vous n’êtes pas sans savoir tous les deux que la voltige est un art autant qu’un sport. Et il faut véhiculer de l’émotion, être expressifs, c’est ça qui fait la différence entre deux couples techniquement excellents."

Jenny ouvrit grand la bouche pour répliquer lorsqu’une voix la coupa depuis l’entrée du gymnase.

"- Lisa, Stella vous attends, fit un homme en pointant une blonde aux cheveux bouclés à l’allure plutôt extravagante.

- Ha notre chère costumière ! s’exclama Lisa, toute trace de sévérité disparue de son visage. Je t’en prie Stella entre donc, voici nos deux voltigeurs qui auront le plaisir de porter tes créations.

- Merveilleux, chantonna la blonde. Enchantée mes petits cœurs, si vous permettez je vais prendre deux minutes de votre temps pour prendre vos mesures…"

Puis sans prendre le temps d’attendre un mot de leur part, Stella se jeta sur David qu’elle mesura dans tous les sens possibles. Jenny se força à maintenir une expression neutre – malgré l’apparence délirante de la costumière, elle savait pertinemment que les plus grands artistes étaient souvent des personnages un peu dérangés. Elle faisait confiance au jugement de l’académie en ce qui concernait le choix de leur costumière. La jeune fille ne broncha donc pas lorsqu’à son tour, elle reçut un déluge de boucles blondes sur le visage tandis que la femme s’affairait tout autour d’elle tantôt lui enserrant un bras, tantôt lui mesurant la taille, tout en griffonnant frénétiquement sur un carnet de poche.

"- Bien bien, déclara-t-elle satisfaite au bout de plusieurs minutes. J’ai tout ce qu’il me faut pour les tailles, maintenant laissez-moi vous observer d’un peu plus près tous les deux…

D’un coup de bras puissant elle ramena Jenny contre David, les alignant face à elle, épaule contre épaule. Jenny releva un sourcil tandis que Stella les détaillait tous les deux comme deux curiosités sorties de nulle part. Puis soudain un éclair de génie – ou de folie selon les points de vue – passa dans son regard.

- La glace, le froid, murmura-t-elle tout en prenant des notes. Ensemble, vous êtes ce qu’il y a de plus glacial que j’aie vu ces dernières années… Un bleu glace tranchant, jeune homme ça ira à merveille avec vos yeux… "

La costumière continuait à débiter des commentaires plus ou moins complets, les yeux rivés sur son carnet. Jenny ne put retenir une grimace. Qu’avaient-ils donc tous avec le froid aujourd’hui ?
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Lun 29 Mai - 14:31
@Jen

David Andrews
J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, États Unis. Dans la vie, je suis Cavalier de voltige et je m'en sors Bien par moi-même, et je n’ai pas besoin de mon père. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt Très bien.

Blond décoloré suite à un manque de pigmentation du cuir chevelu. Ses sourcils sont d’un noir de jais, contrastant fortement avec sa peau d’albâtre et ses yeux bleu gris.
1m85, silhouette svelte et athlétique, sculptée pour faire des figures de voltige.

Loup solitaire, préférant la compagnie des animaux à celle de ses congénères, David s’est longtemps considéré comme le vilain petit canard de la famille. Jusque dans ses particularités physiques, héritées de sa défunte mère, il se démarque des autres.
Très, très loin de la diplomatie et la manipulation propre à la famille Andrews, et ce de génération en génération, il est direct. Sa franchise, loin d’être qualifiée comme qualité chez le jeune homme, lui attire de nombreux ennuis.
L’homme se cache derrière un sarcasme saupoudré d’une légère touche d’humour noir pour repousser les autres. On est jamais assez bien servis que par soi-même ! Et puis, l’expérience lui a appris que les autres agissent toujours de manière intéressée… lui le premier. Pourquoi leur ferait-il confiance ?
De par son passé, et ses origines, David a développé une aversion évidente pour tout ce touche de près ou de loin à la richesse. Étonnant, vous direz-vous, quand on sait qu’il a posé sa valise dans un prestigieux centre de formation équestre. Pas tout le fait le genre d’endroit où on arrive à l’improviste… deux conditions sont à valider impérativement : une recommandation par un ancien élève et une somme considérable sortie du compte en banque. Il n’avait pas eu le choix.
David aurait préféré rester dans les montagnes au contact des mustangs, seul endroit où il se sentit vivant.
Là où David est attendu… il ne s’y rend pas. En tout cas, pas s’il n’en a pas envie, ou s’il n’y est pas contraint par la force. Pas de beaux vêtements, pas de réseaux sociaux pour se pavaner sur la richesse de son père. Pas non plus d’équipements de luxe pour sa jument, alors qu’il pourrait se permettre de lui offrir absolument toutes les fioritures de la terre. Lui ne s’embarrasse pas de futilités. Dans l’écurie, son casier est vide. Les quelques affaires nécessaires n’y sont pas spécialement rangés non plus. Mais c’est son style ! Épuré, comme il aime le dire avec sarcasme.
David n’est pas matérialiste : il préfère troquer ses affaires ou les acheter d’occasion. Il se promène sur un vieux vélo plutôt qu’en limousine comme la plupart de ses connaissances.
Sa seule véritable amie est sa jument Shadow, une mustang appaloosa qu’il a dressé depuis sa capture dans le ranch de celui qui lui fit aimer les chevaux. John.
Derrière l’arrogance avec laquelle il traite son père, et une fois le masque tombé, il est possible d’apercevoir la passion dévorante de David pour l’art. Toute forme d’art, autant visuel  que sonore. Une note de musique, une photographie, et sa créativité s’exprime. Cependant, l’entrapercevoir a un prix : il faut gagner sa confiance avec du sang et des larmes.
Très fidèles à ses mentors, David sait tirer partie des qualités des autres pour s’améliorer : il ne fait que prendre ce qui l’intéresse. Il faudra bien du courage à la personne qui tentera de lui arracher quelques informations.

Glacial. La qualification de son entraîneuse faisait écho celui qu’on utilisait souvent pur qualifier David. Glacial comme ses prunelles bleu gris. Glacial comme sa chevelure polaire. Glacial comme son sens des relations humaines ou du contact. Et pourtant, cette prestation ne tenait pas qu’à lui. La distance entre les deux performeurs, il ne l’avait pas choisie. Il n’était pas un grand démonstrateur, mais les quelques semaines passées aux côtés d’Emily lui avaient prouvé qu’il pouvait laisser ses émotions s’exprimer à travers son art. Pour cela, il avait besoin d’avoir confiance en sa partenaire.

Comment était-ce envisageable dans ce cas ? Jenny était dégoûtée de le toucher. Ou pire, de le regarder dans les yeux. Comment pouvaient-ils établir un lien de confiance ?

Lisa avait bien évidemment noté l’absence d’émotion dans le duo. Son enchaînement était compliqué, certes, mais laissait place à une grande liberté émotionnelle. Il était conçu pour deux âmes fusionnelles, impossibles à dissocier si tout se passait comme prévu. Les voir réussir techniquement était formidable, surtout pour leur premier vrai entraînement ensemble. En revanche, elle ne ressentait rien. Aucune émotion ne passait, ni d’un côté ni de l’autre.

En individuel, elle avait réussi à cerner quelques caractères chez ses deux meilleurs élèves : Jenny était brillante. Elle rayonnait de confiance, avait une envie de gagner quel qu’en soit le prix. Pour son enchaînement personnel, Lisa recherchait la guerrière puissante et déterminée. David lui, était bien plus sensible qu’il ne voulait bien le partager. Une poésie se cachaient derrière son masque impassible. Lorsqu’elle l’observait discrètement s’entraîner avec sa jument, elle voyait cette passion et ce courage. Il était parti de très loin, et continuait à se battre pour prouver que son niveau était à la hauteur.

Elle savait que tous deux étaient capables de mieux. Beaucoup mieux !

David resta silencieux, et ce jusqu’à la fin des mesures prises par la costumière, Stella. Epaule contre l’épaule de sa partenaire –qu’il considérait plutôt comme une associée de force-, il restait de marbre. Glacial. Le mot raisonnait dans son esprit, et fut utilisé pour la seconde fois à leur égard. Etait-ce si flagrant ? Lisa ne releva pas, mais il croisa son regard d’un air entendu.

On lui avait toujours demandé de taire ses sentiments et de se montrer fort. Comptait-elle vraiment sur lui pour aller contre sa nature ? Et encore, ils étaient deux. Jenny parvenait à peine à le tolérer techniquement, alors s’imaginer jouer la comédie ensemble pour réussir…

La comédie. Une idée lui venait en tête, mais il fut interrompu dans son raisonnement par le départ de Stella, et le retour de Lisa. Cette dernière les toisa un instant, cherchant le meilleur moyen de leur faire passer le message sans les braquer, comme elle avait risqué le faire un peu avant l’intervention de la costumière.

« J’ai bien compris, que vous n’étiez pas les meilleurs amis du monde tous les deux. Et en vous regardant voltiger, les juges le comprendront aussi. » Sans blague. Peut-être que même Atlas l’avait saisi. « Vous ne vous aimez pas ? Très bien. Tirons profit de tout ce qui se présente sous nos yeux. » Ses yeux à lui clignèrent d’incompréhension. La glace lui était-elle tombée sur la tête ?

« La glace. Voilà votre thème ! A défaut de vous aimer, comme tous les couples que vous allez affronter… et croyez-moi je les étudie avec attention… » La réflexion frôlait le délire, à vrai dire. « A défaut de vous aimer, vous allez vous détester. Allons, allons, ne faites pas cette tête, je sais que ce sera bien plus facile pour vous qu’un regard langoureux... » En effet, cette simple idée le dégoûtait.

Lisa les observa un instant, puis reprit, comme si cette idée venait de lui traverser l’esprit et qu’elle laissait sa réflexion s’exprimer, brute, à voix haute. « Jenny, mon petit diamant brut au potentiel explosif. David, mon tailleur de diamants. Vous pouvez exister l’un sans l’autre, mais vous n’excellerez que l’un avec l’autre. Si pour cela vous devez vous déchirer, alors faites-le ! Intelligemment, dans votre art. Je veux voir de la férocité. C’est un pari à prendre, mais au point où nous en sommes… »

De glaciale, la conversation –ou plutôt du monologue- était passé à lunaire. Improbable, surprenante ! Le pire dans tout cela, c’est que Lisa y croyait… « Intitule de continuer pour aujourd’hui. Prenez une journée pour réfléchir à tout ça, et on se retrouve demain matin. »

* * *

Les jours étaient passés à une vitesse folle depuis la fameuse discussion avec Lisa. Dès le lendemain, David s’était inscrit à un cours de théâtre en ville : il avait détesté entendre que sa limite serait son manque d’émotions… et comme il ne pouvait pas aller contre sa nature, il ruserait. Il exprimerait les émotions qu’il voudrait exprimer, et appendrait à les rendre réelles.

Les entraînements avaient continué, même si le ton était tout autre. Se détester ouvertement était bien plus simple que d’apprendre à composer avec. Dès qu’ils réalisaient leur enchaînement, tous les coups étaient permis. Des petites piques lancées ici ou là, pour énerver l’autre. L’ambiance était électrique, mais les yeux de Lisa commençaient à briller. Ce n’était pas facile tous les jours de voir ses meilleurs éléments s’affronter ainsi… Pourtant, sur la piste de compétition, le public, les juges, verraient de la modernité : un couple assorti par son costume, mais que tout oppose. Deux mondes différents, deux tempéraments différents, qui s’affrontent dans un enchaînement complexe. Certains appelleraient ça de la folie. Pour leur entraîneuse, c’était du génie. Un génie inspiré par le ton bleu utilisé par sa costumière : utiliser leur point faible pour en faire leur plus grande force.

En cette veille de compétition, chose toute à fait nouvelle pour David, ils avaient fait le voyage quelques jours auparavant pour s’acclimater à la Californie avec Atlas. Pas le même climat, pas le même fuseau horaire… Tout pouvait être déstabilisant pour un concurrent non habitué. Mais le jeune homme n’en était pas à son premier voyage, contrairement à son expérience nulle pour les concours.

Ils dinèrent tôt dans un restaurant proche de leur hôtel, puis partirent au compte-gouttes vers leurs chambres respectives pour se reposer. David avait attendu que Jenny parte devant lui, n’ayant pas la moindre envie de supporter ses jérémiades alors qu’il tentait de rester concentré. Il avait suffisamment pris sur lui pendant les entraînements pour rester piquant sans être excessivement méchant. La limite entre les deux pouvait être mince.

La nuit était tombée tôt, hiver oblige, et il se dirigeait à l’aide des candélabres faiblards d’une ruelle. Alors qu’il s’apprêtait à bifurquer dans la rue suivante, des paroles attirèrent son attention quelques mètres plus loin. Il jura même entendre un cri.

Jen
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Mer 31 Mai - 21:41

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J'ai 22 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis cavalière de voltige et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Le repousser plutôt que l’attirer. L’utiliser plutôt que s’accommoder. Le détester plutôt que l’apprécier. Tout était devenu encore plus simple depuis. C’était si naturel, si intuitif. Jenny n’avait même plus à ne serait-ce qu’essayer de faire semblant. Elle pouvait ouvertement montrer aux yeux de tous à quel point frôler le jeune Andrews l’horripilait. A quel point elle détestait chaque instant qu’elle devait passer auprès de lui. Et il lui rendait bien la monnaie de sa pièce de son côté aussi. Regards noirs, visage fermé, piques bien placées ici et là. D’un accord tacite, ils continuaient à mettre le plus de distance possible entre eux lorsque leur proximité n’était pas strictement nécessaire.

Et ensemble, ils brillaient. C’était peut-être ça le pire.

Elle le sentait toujours, cette étonnante facilité avec laquelle ses mouvements s’accordaient aux siens. Ce support fiable et tonique qui lui laissait exactement la liberté qu’il lui fallait pour repartir. Cette association était vouée à la réussite par son aspect technique, tout en étant condamnée à l’échec par son aspect affectif. Et pourtant, Lisa était parvenue à trouver la solution miracle. Se haïr ouvertement. Simple, efficace, brillant. Jenny avait éclaté d’un rire nerveux lorsque l’entraîneuse leur avait annoncé l’idée deux semaines auparavant. Elle avait même vu dans le regard de Caliméro que pour une fois, ils étaient alignés sur un point : Lisa délirait complètement. Personne ne faisait ça. Jamais. Les couples de voltigeurs transpiraient l’attraction, la fusion, la symbiose. C’était ça qu’on voyait en compétition, ça qu’attendait le public et le jury. Mais le pari était trop beau à prendre pour pouvoir être écarté complètement. Alors Jenny y avait mis du sien – ou plutôt elle n’y avait très justement pas mis du sien du tout. Et ça fonctionnait à merveille. L’électricité dans l’air était palpable, la tension était à couper au couteau, et elle devait se l’avouer, elle aimait bien ça.

Depuis leur altercation au bar, Amanda la fuyait comme la peste. Elle croisait parfois dans le miroir du manège ou du gymnase, le regard haineux que lui envoyait la jeune fille, mais Jenny n’en avait cure. Mieux, elle jubilait. Il semblerait que ses menaces aient porté leurs fruits finalement. Plus aucune fille n’était jamais venue remettre sa place en question. Toutes les dévisageaient curieusement tandis qu’ils étalaient leur hostilité au regard de tous. Toutes chuchotaient, guettaient la réaction d’Emily, se tordaient les doigts. Mais aucune ne levait la voix. Aucune ne prétendait plus convoiter la place. Peut-être complotaient-elles encore dans son dos, la blondinette n’en savait rien. Dans le processus, elle avait perdu le peu d’amies qu’elles s’étaient fait parmi les membres de son programme. Qu’importe. Elle n’en avait pas besoin. Elle n’avait besoin que de briller, et avait tôt fait de se trouver des rapporteuses de ragots dans d’autres programmes, qui elles, ne voyaient pas d’inconvénient à ce que Jenny voltige avec un type ou toute seule. Elle aurait tué plutôt que de l’admettre, mais quelque part, c’était réconfortant de ne pas devoir être sur la défensive en permanence. Ce faisant, en deux petites semaines, la blondinette s’était pratiquement entièrement coupée de la flopée de crevettes de l’option voltige. A vrai dire, le seul qu’elle voyait régulièrement désormais était Jack Frost.

Ils avaient atterri à San Diego quelques jours auparavant afin de laisser le temps aux athlètes dont Altas faisait également partie, de s’acclimater au lieu. Jenny avait profité du jour de relâche pour faire bronzette à la plage et se détendre avant la compétition. Elle savait qu’ils jouaient gros : il s’agissait de leur première prestation publique, et ils se devaient de marquer tous les esprits au fer rouge. Indélébile. Le nom de leur duo devait être sur toutes les lèvres du monde de la voltige. La jeune fille ne concevait pas les choses autrement. Briller. Impressionner. Gagner. Toujours dans l’esprit de se préparer au mieux pour la compétition, Jenny avait tout fait pour éviter David depuis leur arrivé, bien que cela soit moins évident en comité restreint à des milliers de kilomètres de l’académie. Elle devait se le coltiner au moins une fois par jour pour dîner, parfois même au petit déjeuner et au déjeuner. Sans compter les entraînements de dernière minute, courts mais cruciaux. Heureusement qu’elle était autorisée à montrer explicitement que le visage du jeune homme commençait sérieusement à lui sortir par les yeux.

Et ce soir-là n’était en rien différent. Veille de la compétition, Lisa avait tenu à ce qu’ils dînent tous ensemble pour renforcer l’esprit d’équipe ou une ânerie du genre. De son côté, Jenny avait râlé parce que l’heure du dîner était bien trop tôt, et ne s’accordait pas avec son planning de repas. Mais l’argumentaire de l’entraîneuse tenait debout : ils devaient tous profiter d’une bonne nuit de sommeil bien reposante, car l’épreuve commençait tôt le lendemain. Pour la forme, la blondinette avait continué de rouspéter durant tout le repas. Elle avait été à la première à quitter les lieux, ne supportant plus la présence du blond albâtre et les remarques dégoulinantes d’encouragement de Lisa. Il lui fallait sa chambre, un bon bain chaud, et son oreiller. Pressée de retourner à l’hôtel, Jenny prit à peine conscience qu’elle venait de s’engager seule dans une ruelle mal éclairée, à l’écart du passage principal. Elle espérait rejoindre l’hôtel plus rapidement en évitant les grandes routes.

« - Hé miss viens voir par-là », l’interpella une voix sur sa droite.

Par réflexe, Jenny tourna la tête. Elle avait cru être seule dans cette ruelle, elle n’avait vu personne en s’y engageant. Un jeune homme, probablement à peine plus âgé qu’elle, venait de sortir de ce qui semblait être l’arrière porte d’un bar, un verre encore à la main. La jeune fille jeta un coup d’œil à la montre à son poignet : il était à peine 20 heures passées. Malgré l’obscurité quasi complète de la soirée d’hiver, il était tout de même tôt pour être dans un état pareil. Jenny leva les yeux au ciel en secouant la tête. Certaines personnes manquaient sérieusement d’étiquette. Elle allait continuer son chemin sans demander son reste quand la voix de l’homme retentit de nouveau.

« - C’serait pas une Rolex ça ? Dis-donc t’es une princesse ou quoi ?

- Dégage abruti
», rétorqua la blondinette tout en continuant à avancer.

Une main attrapa brutalement son poignet et l’instant d’après elle se sentit brusquement poussée contre un mur froid. Il venait de la coincer, en un instant, avec une facilité déconcertante. Le sang de la jeune fille se glaça. Il lui maintenait fermement le poignet au-dessus de sa tête, tandis que son bras libre s’était assuré de lui bloquer l’autre main contre le mur.

« - On me parle pas comme ça à moi chérie, alors sois une gentille fille et excuse toi. »

Son haleine empestait l’alcool. Mais malgré son état d’ébriété, le jeune homme avait une poigne de fer et Jenny avait beau se débattre de toutes ses forces, elle ne parvint qu’à l’irriter encore plus.

« - Va te faire foutre », cracha-t-elle d’une voix plus tremblante qu’elle ne l’aurait cru.

La gifle qu’il lui asséna fut monumentale. Avant même qu’elle ne puisse traiter l’information, un cri de surprise et de douleur s’échappa de sa gorge. Sa joue la brûlait. Son cœur battait à une vitesse folle. Elle commençait à paniquer. Elle n’avait jamais été agressée de la sorte. Elle n’aurait jamais cru que cela lui arriverait même un jour. Un sourire mauvais étira les lèvres de l’homme. Jenny hoqueta de terreur. Elle était cuite.
Stormy Dream
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Stormy Dream
Jeu 15 Juin - 14:54
@Jen

David Andrews
J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, États Unis. Dans la vie, je suis Cavalier de voltige et je m'en sors Bien par moi-même, et je n’ai pas besoin de mon père. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt Très bien.

Blond décoloré suite à un manque de pigmentation du cuir chevelu. Ses sourcils sont d’un noir de jais, contrastant fortement avec sa peau d’albâtre et ses yeux bleu gris.
1m85, silhouette svelte et athlétique, sculptée pour faire des figures de voltige.

Loup solitaire, préférant la compagnie des animaux à celle de ses congénères, David s’est longtemps considéré comme le vilain petit canard de la famille. Jusque dans ses particularités physiques, héritées de sa défunte mère, il se démarque des autres.
Très, très loin de la diplomatie et la manipulation propre à la famille Andrews, et ce de génération en génération, il est direct. Sa franchise, loin d’être qualifiée comme qualité chez le jeune homme, lui attire de nombreux ennuis.
L’homme se cache derrière un sarcasme saupoudré d’une légère touche d’humour noir pour repousser les autres. On est jamais assez bien servis que par soi-même ! Et puis, l’expérience lui a appris que les autres agissent toujours de manière intéressée… lui le premier. Pourquoi leur ferait-il confiance ?
De par son passé, et ses origines, David a développé une aversion évidente pour tout ce touche de près ou de loin à la richesse. Étonnant, vous direz-vous, quand on sait qu’il a posé sa valise dans un prestigieux centre de formation équestre. Pas tout le fait le genre d’endroit où on arrive à l’improviste… deux conditions sont à valider impérativement : une recommandation par un ancien élève et une somme considérable sortie du compte en banque. Il n’avait pas eu le choix.
David aurait préféré rester dans les montagnes au contact des mustangs, seul endroit où il se sentit vivant.
Là où David est attendu… il ne s’y rend pas. En tout cas, pas s’il n’en a pas envie, ou s’il n’y est pas contraint par la force. Pas de beaux vêtements, pas de réseaux sociaux pour se pavaner sur la richesse de son père. Pas non plus d’équipements de luxe pour sa jument, alors qu’il pourrait se permettre de lui offrir absolument toutes les fioritures de la terre. Lui ne s’embarrasse pas de futilités. Dans l’écurie, son casier est vide. Les quelques affaires nécessaires n’y sont pas spécialement rangés non plus. Mais c’est son style ! Épuré, comme il aime le dire avec sarcasme.
David n’est pas matérialiste : il préfère troquer ses affaires ou les acheter d’occasion. Il se promène sur un vieux vélo plutôt qu’en limousine comme la plupart de ses connaissances.
Sa seule véritable amie est sa jument Shadow, une mustang appaloosa qu’il a dressé depuis sa capture dans le ranch de celui qui lui fit aimer les chevaux. John.
Derrière l’arrogance avec laquelle il traite son père, et une fois le masque tombé, il est possible d’apercevoir la passion dévorante de David pour l’art. Toute forme d’art, autant visuel  que sonore. Une note de musique, une photographie, et sa créativité s’exprime. Cependant, l’entrapercevoir a un prix : il faut gagner sa confiance avec du sang et des larmes.
Très fidèles à ses mentors, David sait tirer partie des qualités des autres pour s’améliorer : il ne fait que prendre ce qui l’intéresse. Il faudra bien du courage à la personne qui tentera de lui arracher quelques informations.

Il avait juré entendre un cri et son sang s’était glacé. Une voix féminine, qui plus est, synonyme d’ennuis. Son cœur manqua un battement, et le jeune homme sentit ses poings se resserrer. Ce cri le ramenait quelques années en arrière. Elise. Il secoua la tête en réajustant son sac à dos presque vide qu’il portait sur une seule épaule.

Il avait peut-être rêvé… Peut-être que c’était une manifestation du trac ? Il pensait aller plutôt bien, malgré le fait qu’il déroule son premier programme en compétition le lendemain. Oui, il avait échappé à l’angoisse de pré-compétition. Du moins, jusque-là.

Il avait probablement rêvé. Ce n’était pas la première fois qu’un souvenir d’Elise s’imposait à lui comme si elle était présente dans la pièce qu’il occupait. Il reprit sa marche dans la ruelle, décidé à accentuer son allure pour rentrer plus rapidement à l’hôtel.

Cette fois encore, des bribes d’échanges entre deux personnes lui parvinrent : elles n’étaient pas très loin de lui. Il entendit nettement « abruti », « gentille fille » et « vas te faire foutre ». Charmant. Quelque chose était louche dans cette conversation, pas besoin d'avoir un doctorat pour s'en rendre compte.

Il bifurqua sur un coup de tête, ne pouvant ignorer tous les signaux d'alerte que sa tête lui hurlait. Dans quel pétrin allait-il se fourrer ? Il n’en avait pas la moindre idée. Des années auparavant, sa vie avait basculé quand il avait retrouvé l’amour de sa vie totalement défiguré. Impuissant, obligé de réparer les dégâts plutôt que de les prévenir, David ne s’était jamais pardonné son absence.

Pour cette simple et bonne raison, il décida de ne pas ignorer ce cri. Avec un peu de chance, il s’agirait d’une fausse alerte.

Le jeune homme dont le pouls avait accéléré se dirigea vers les éclats de voix. Les grognements masculins se firent de plus en plus distincts. « Alors princesse, prête à t’excuser ? » disait-il d’une voix mal assurée. David, pendant ce temps, franchissait les derniers pas qui les séparaient. Lorsqu’il tomba dans la ruelle en question, il s’arrêta net.

La silhouette titubante d’un homme surplombait une autre personne au sol. « Allez, je suis pas rancunier tu sais... » Disait-il en se penchant vers son interlocuteur. Ou plutôt, son interlocutrice. Lorsqu’il se décala pour retirer quelque chose de son poignet, David aperçut le visage de la personne au sol.

Surpris, il lâcha son sac à dos qui tomba lourdement au sol. Jenny. Il aurait juré qu'elle était partie bien plus tôt du restaurant. Elle aurait probablement déjà dû se trouver dans sa chambre d'hôtel... Sidéré, il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce qu’il se passait. Quelques secondes qui lui parurent des heures. Bordel, David, mais fais quelque chose !

Dans tous les cas, il allait être obligé de faire quelque chose, car le bruit de son sac avait attiré l’attention de l’assaillant. « Lâche-la tout de suite. » Demanda-t-il avec autorité. L’autre se mit à rire aux éclats alors qu’il se penchait sur Jenny lui relever le menton « Elle est à moi. Trouve-en une autre. » répondit le soulard.

La colère lui monta au cerveau. « C’est clair qu’elle a l’air ravie que tu jettes ton dévolu sur elle. » La rage irrigua ses muscles, activa tous ses sens. Ni une ni deux, le jeune homme à la chevelure cendrée bondit vers lui comme un lion vers sa proie : impitoyable. Il avait l’ascendant sur tous les points : plus grand, plus athlétique, et plus sobre.

David l’attrapa par le col et l’écarta d’un geste brutal. Après plusieurs jeux de poings, il l’envoya droit vers le mur voisin. La masse alcoolisée le percuta de plein fouet, puis s’effondra en jurant.

David, contrairement à la posture qu’il arborait dans la ruelle avec ses deux poings serrés et sanglants, n’était pas un bagarreur. Habituellement, il était considéré comme une force tranquille. En venir aux mains n’était pas une solution, mais avec un pareil écervelé, il n’avait pas eu le choix.

D’un coup d’œil furtif, il s’assura que l’agresseur était bien hors d’état de nuire –encore fallait-il qu’il parvienne à se relever- puis se précipita vers la jeune femme étalée sur le sol. « Jenny ! » L’interpela-t-il d’un ton inquiet -qu’elle ne lui connaissait pas.

Il s’apprêtait à lui demander si tout allait bien, mais son regard se posa sur sa joue rosie cachée derrière la paume de sa main. « Dis-moi que c’est une plaisanterie... » Chuchota-t-il avec fureur. Son regard noir s’intensifia, avec une terrible envie de retourner piétiner l’autre crétin… mais il se maîtrisa. « Est-ce que tu peux marcher ? » Demanda-t-il en lui tendant la main pour l’aider à se relever. « Il faut qu’on parte d’ici avant d’avoir des ennuis. » Avant que j’ai des ennuis.

Lorsqu’elle fut sur ses pieds, il conserva sa main dans la sienne et l’attira dans son sillage pour rejoindre leur hôtel.

Elise... Une seconde plus tôt, et il aurait pu l’aider. Jenny, une seconde plus tard, et il n’osait pas imaginer ce qui aurait pu lui arriver. David sentit son estomac se nouer encore, mais marcha à toute vitesse pour distancer la ruelle.

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Jen
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Mar 20 Juin - 13:21

Jenny
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J'ai 22 ans et je vis à San Francisco, Etats Unis. Dans la vie, je suis cavalière de voltige et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Fiche perso détaillée juste ici
Le cerveau de la jeune fille se mit brutalement en veille. Pour ne pas enregistrer l'horreur qui était entrain de se produire. Pour ne pas se souvenir de la terreur à l'état brut qu'elle ressentait. Pour ne pas être effrayée des hommes à vie.

Elle ne se souviendra pas d'avoir été jetée au sol comme une poupée de chiffon. Elle ne se rappellera pas de l'éclat dans les yeux de l'homme tandis qu'il rapprochait dangereusement son visage du sien. Elle ne mémorisera pas la sensation de ses mains qui la plaquaient impitoyablement au sol. De ses doigts glissant sur sa peau. Peut-être, ferma t-elle même les yeux. Pour ne plus avoir à regarder l'enfer qui se déroulait face à elle.

Toute sa conscience s'était retirée dans un minuscule recoin de son esprit, là où ni rien ni personne ne pourrait l'atteindre. Désormais, elle n'était plus qu'une coquille vide. Quoiqu'il arrive, elle était annihilée.

Soudain, quelque part au loin, une voix s'éleva. Jenny voulut tourner la tête mais une main lui maintenait fermement le menton. Elle ne sentait pas réellement le contact de la main, elle avait simplement conscience qu'elle ne pouvait pas tourner la tête. Elle n'insista pas. Mais la voix s'éleva à nouveau, plus proche, plus présente. Une ombre passa devant elle et l'instant d'après, il n'y avait plus rien. Plus de poids. Plus de pression. Plus de lui. Son esprit se remit alors doucement en marche.

D'abord, elle aperçut deux ombres qui semblaient se tabasser violemment. Puis elle comprit qu'une ombre avait très largement le dessus sur l'autre. Cette même ombre qui appela son nom. Elle trouva la force de se redresser sur un coude.

Elle prit la main qui lui était tendue et se laissa relever sans broncher. Encore sonnée, elle mit quelques instants à réaliser que l'ombre avait un visage vaguement familier. David ? Mais que faisait-il là ? Pourquoi était-il ici ? Elle hocha mécaniquement la tête à sa question et se laissa trainer dans les dédales sombres des rues. Ses pieds la portaient sans qu'elle ne sache trop comment. Une seule certitude dans sa tête : elle avait confiance en la main qui l'entrainait.

Elle se retrouva alors dans la réception de l'hôtel, puis dans l'ascenseur. Dans ce lieu fermé, calme, sécurisant, enfin, la jeune fille recouvra l'usage de ses sens. Elle libéra la main de David, qu'elle réalisa seulement à ce moment-là n'avoir jamais lâchée durant tout ce temps, pour fouiller dans son sac qui avait miraculeusement retrouvé sa place sur son épaule. Elle en ressortit la carte de sa chambre. 512. Elle jeta un oeil aux boutons de l'ascenseur. Ils s'arrêtaient bien au cinquième étage.

Alors elle réalisa brutalement ce qui venait de se passer. Et surtout, ce qui aurait pu se passer s'il n'était pas intervenu. Pour la première fois, Jenny leva le regard sur le jeune homme. Elle l'observa comme si elle le voyait pour la première fois. Comme si elle le voyait vraiment, et qu'il n'était pas qu'un simple objet dans le décor. Il y avait quelque chose de profondément humain dans ses yeux clairs, qui la troublèrent.

"- Merci David", souffla t-elle avant qu'elle ne puisse réfléchir.

Une seconde plus tard et son cerveau avait déjà trouvé mille et une répartie qu'elle aurait pu lui asséner à la place. Avait-il un karma à rattraper ? Ou peut-être une mauvaise conscience à effacer ? Mais la sincérité avait été plus rapide que le sarcasme. Et l'espace d'un instant, elle avait été reconnaissante. Vulnérable.

Le ding caractéristique de l'ascenseur lui fit détourner les yeux. Les portes s'ouvrirent et Jenny fit un pas en avant. Sa main trembla et elle se sentit défaillir. Soudain, la perspective de se retrouver seule l'alarma. Non, se raisonna t-elle difficilement. C'était ridicule. Absurde. Il ne pouvait plus rien lui arriver dans cette chambre. A grand-peine, elle réussit à faire les quelques pas nécessaires pour se retrouver face à sa porte, la première face à l'ascenseur. Pourtant, elle ne parvenait toujours pas à la déverrouiller. Son corps refusait de coopérer.

Elle força son esprit à se concentrer. Demain, elle disputait sa première compétition sous les couleurs de l'académie. Elle devait briller. Briller comme elle l'avait toujours fait. Briller pour gagner. Mais au lieu de la détermination de fer que cette idée faisait toujours naître en elle, la jeune fille ne ressentit qu'une angoisse sourde, dirigée vers l'instant présent. Elle aurait voulu avoir la force de combattre cette faiblesse qui s'était insinuée en elle, de la repousser d'un revers de la main et se recentrer sur ce qui importait le plus : le lendemain. Mais rien à faire, son corps restait comme tétanisé face à la porte de sa chambre.

Jenny se détesta profondément. Pour être devenue redevable à celui qu'elle détestait de son être. Pour avoir été vulnérable en sa présence. Pour avoir lu ce qu'elle avait lu dans ses yeux froids. Pour ce qu'elle s'apprêtait à faire.

"- Reste, lâcha t-elle du bout des lèvres. Encore un peu. S'il te plait."

Elle faisait toujours face à sa porte, le front collé contre la surface froide du contreplaqué. Ses yeux étaient restés rivés sur sa main tremblante, incapable de passer la carte dans la fente du lecteur. Parce que la solitude qui l'attendait de l'autre côté la pétrifiait. Parce qu'elle n'avait pas la force de se retrouver face à elle-même dans l'immédiat.

Faible, pensa t-elle soudain. Elle s'était montrée honteusement faible, face à lui qui de plus est. Mais elle en avait viscéralement besoin, et c'était peut-être pire que tout le reste.
Stormy Dream
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Stormy Dream
Sam 8 Juil - 11:43
@Jen

David Andrews
J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, États Unis. Dans la vie, je suis Cavalier de voltige et je m'en sors Bien par moi-même, et je n’ai pas besoin de mon père. Sinon, grâce à ma chance, je suis Célibataire et je le vis plutôt Très bien.

Blond décoloré suite à un manque de pigmentation du cuir chevelu. Ses sourcils sont d’un noir de jais, contrastant fortement avec sa peau d’albâtre et ses yeux bleu gris.
1m85, silhouette svelte et athlétique, sculptée pour faire des figures de voltige.

Loup solitaire, préférant la compagnie des animaux à celle de ses congénères, David s’est longtemps considéré comme le vilain petit canard de la famille. Jusque dans ses particularités physiques, héritées de sa défunte mère, il se démarque des autres.
Très, très loin de la diplomatie et la manipulation propre à la famille Andrews, et ce de génération en génération, il est direct. Sa franchise, loin d’être qualifiée comme qualité chez le jeune homme, lui attire de nombreux ennuis.
L’homme se cache derrière un sarcasme saupoudré d’une légère touche d’humour noir pour repousser les autres. On est jamais assez bien servis que par soi-même ! Et puis, l’expérience lui a appris que les autres agissent toujours de manière intéressée… lui le premier. Pourquoi leur ferait-il confiance ?
De par son passé, et ses origines, David a développé une aversion évidente pour tout ce touche de près ou de loin à la richesse. Étonnant, vous direz-vous, quand on sait qu’il a posé sa valise dans un prestigieux centre de formation équestre. Pas tout le fait le genre d’endroit où on arrive à l’improviste… deux conditions sont à valider impérativement : une recommandation par un ancien élève et une somme considérable sortie du compte en banque. Il n’avait pas eu le choix.
David aurait préféré rester dans les montagnes au contact des mustangs, seul endroit où il se sentit vivant.
Là où David est attendu… il ne s’y rend pas. En tout cas, pas s’il n’en a pas envie, ou s’il n’y est pas contraint par la force. Pas de beaux vêtements, pas de réseaux sociaux pour se pavaner sur la richesse de son père. Pas non plus d’équipements de luxe pour sa jument, alors qu’il pourrait se permettre de lui offrir absolument toutes les fioritures de la terre. Lui ne s’embarrasse pas de futilités. Dans l’écurie, son casier est vide. Les quelques affaires nécessaires n’y sont pas spécialement rangés non plus. Mais c’est son style ! Épuré, comme il aime le dire avec sarcasme.
David n’est pas matérialiste : il préfère troquer ses affaires ou les acheter d’occasion. Il se promène sur un vieux vélo plutôt qu’en limousine comme la plupart de ses connaissances.
Sa seule véritable amie est sa jument Shadow, une mustang appaloosa qu’il a dressé depuis sa capture dans le ranch de celui qui lui fit aimer les chevaux. John.
Derrière l’arrogance avec laquelle il traite son père, et une fois le masque tombé, il est possible d’apercevoir la passion dévorante de David pour l’art. Toute forme d’art, autant visuel  que sonore. Une note de musique, une photographie, et sa créativité s’exprime. Cependant, l’entrapercevoir a un prix : il faut gagner sa confiance avec du sang et des larmes.
Très fidèles à ses mentors, David sait tirer partie des qualités des autres pour s’améliorer : il ne fait que prendre ce qui l’intéresse. Il faudra bien du courage à la personne qui tentera de lui arracher quelques informations.

Il n’était pas familier des sauvetages et des bonnes actions en tous genres. Tel un véritable loup, solitaire et friand de son indépendance, David n’avait pas pour habitude de jouer les héros. Pourtant, la détresse de la jeune femme avait eu raison de son antipathie, et avait réveillé tous ses sens –jusqu’aux plus détestables.

Utiliser la violence n’était pas une fin admissible pour lui. Pourtant, il n’aurait pas pu régler le problème sans, ou l’un d’eux n’aurait pas été en mesure de rentrer sur ses pieds jusqu’à leur hôtel.

Cette seule pensée lui secoua l’échine de désagréable frissons. Ce n’était pas le moment d’imaginer le pire, bien que les souvenirs qui lui revenaient ne lui laissaient pas de répit. Le jeune homme reprit ses esprits lorsqu’elle libéra sa main de la sienne, réalisant seulement qu’ils ne s’étaient pas lâchés depuis qu’il l’avait relevée dans la ruelle.

La gêne de l’ascenseur. Cette étrange sensation d’être enfermé avec une inconnue dans un milieu clos, à s’éviter soigneusement du regard… fut bien différente cette fois. David recula d’un pas pour lui laisser de l’air, sans la quitter les yeux. Leurs regards se croisèrent, avec une intensité nouvelle : pas de dégoût, pas de haine, seulement une salve d’émotions contradictoires et confuses. Le choc qui devait la secouer intérieurement… il pouvait le ressentir aussi.

Mais alors qu’il s’attendait à une pirouette habile de la part de la jeune femme au tempérament de battante, les quelques paroles qu’elle lui adressa lui firent l’effet d’une bombe.

Un merci. Elle avait également utilisé son prénom, alors qu’il aurait juré qu’elle ne le connaissait même pas. Son estomac se contracta de nouveau. L’impassibilité de ses yeux gris laissa place à la surprise, puis à la compassion. Un éclair d’empathie avait traversé son visage habituellement scellé, imperméable aux émotions.

La sonnerie caractéristique de leur arrivée au bon étage raisonna, permettant au jeune homme de revêtir son masque d’impassibilité. Il était également au cinquième étage, mais dans un couloir opposé au sien. Il sortit à bonne distance de sa coéquipière, dans une volonté de la laisser reprendre ses esprits. Leurs chemins devaient se séparer, mais l’instinct de David lui suggéra de patienter une petite seconde.

Juste une seconde, pour la voir disparaitre dans sa chambre, verrouiller sa porte. Juste une seconde de répit, avant qu’il n’en fasse de même pour rejoindre la sienne.

Une petite seconde, qui lui permit de réaliser qu’elle ne parvenait pas à rentrer. Tétanisée, elle restait devant sa porte, le front posé contre la surface lisse, comme si quelque chose la retenait.

David fit un pas dans sa direction, mais se retint : ils n’étaient pas amis, bien au contraire. A cet instant, elle avait besoin de quelqu’un de confiance.

Il pensa à Lisa, bien évidemment. Cependant, cela signifiait qu'il devrait la laisser seule dans le couloir pour aller la chercher. Certes, elle ne risquait pas grand-chose dans un hôtel… mais une petite voix au fond de son esprit lui ordonnait de ne pas la laisser seule. Pas maintenant.

Il glissa sa main dans sa poche à la recherche de son téléphone. C’était son seul moyen de contacter Lisa tout en gardant un œil sur Jenny. Alors que ses doigts rencontrèrent le plastique du vieux téléphone, la voix de la jeune femme murmura quelque chose. Elle avait compris qu’il n’était pas parti, et lui demandait de rester. Deuxième électrochoc.

Bien sûr qu’il n’avait pas eu l’intention de la laisser s’écrouler seule dans sa chambre. Mais était-il vraiment la bonne personne pour ça ?
Il n’avait pas vraiment le temps de faire autrement : il analysa la situation comme il le put, repérant la carte qu’elle tenait fébrilement dans sa main.

Il prit une longue inspiration pour calmer ses nerfs à vif. D’un pas souple, il parcourut les quelques mètres qui le séparaient de la silhouette affaiblie de la jeune femme. Prudemment, il tendit sa main vers elle, paume vers le ciel, pour lui proposer d’y déposer la carte.

Pour avoir déjà porté assistance à une personne en état de choc, il savait à quel point un contact physique –le plus doux et bienveillant soit-il- pouvait être vécu comme une agression.

Il attendit silencieusement qu’elle y glisse la carte, puis s’assura de bien fermer derrière lui lorsqu’ils eurent tous deux pénétré dans la pièce.

Il ne s’attarda pas sur les vêtements qui recouvraient le lit, le maquillage sur le petit bureau, ni sur tous les petits détails de sa vie qu’elle avait pu sortir de sa valise pour rendre le lieu familier.

Embarrassé, David resta planté devant la porte, n’osant pas s'aventurer plus loin dans sa vie privée. En pleine possession de ses moyens, elle n’aurait jamais laissé une seule de ses chaussures fouler le sol de sa chambre.

David avait conscience que, dans cette situation de vulnérabilité, elle pourrait ne pas oser le mettre dehors. « Jen... Je n’ai pas l’intention de partir ». Dit-il d’une voix douce. C’était la première fois qu’il l’appelait Jen, et il ne s’en était pas rendu compte. « Par contre, si tu en ressens le besoin… un seul geste de ta part et je m’en vais. » Il prenait toujours soin de laisser une distance physique entre eux, bien que l’espace disponible soit assez restreint.

De toutes ses forces, le jeune homme se concentrait pour dégager de la sérénité. Au fond de lui, pourtant, le parallèle avec Elise était de plus en plus compliqué à maîtriser. S’il refusait toute sorte d’émotion, c’était par peur de leur effet sur lui. Il épongeait la douleur de son interlocutrice.

A cet instant précis, leurs regards se croisèrent : c’était la première fois depuis leur précédent contact visuel dans l’ascenseur.

Son corps, dans une communication non verbale totalement incontrôlée, lui envoya des signaux de réconfort inédits : ses paumes jusque-là restées le long de son corps, s’ouvrirent vers elle. Elles l'invitèrent subtilement à venir se blottir contre lui. Seulement si elle en avait envie. Ou besoin. Seulement si elle avait réussi à intercepter ce geste de gentillesse dont il pouvait être capable, parfois.

Mais son esprit, lui, continua de se demande ce qu’il pouvait bien faire pour l’aider. Pour apaiser le mal qui la rongeait.

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“Le cheval court, le cavalier se vante.”
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