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LE TEMPS D'UN RP

Les noces - fragiles - de porcelaine [Pv : Cheval de Troie]

Chouu'
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Chouu'
Dim 14 Aoû - 11:36
Le contexte du RP
De nos jours / Detroit / Chez Mr & Mrs Rawne

La situation
Angel et Elisabeth c'est une rencontre à la fin de l'adolescence, la première vraie histoire où les sentiments explosent et les confusions des émotions poussent à la décision du mariage. C'était une époque où être amoureux à vingt ans obligeait presque à fonder une famille et se dire oui pour la vie.
Angel et Elisabeth, c'est énormément de bons moments partagés, une complicité sur le déclin, l'amour remplacé par le respect et l'habitude.
Le temps n'épargne personne et s'ils ont pris conscience que cette union n'était sans doute pas faite pour durer, ils se sont enlisés dans leur réalité.
Elle est professionnelle pro capitaliste, son train de vie est aisé et elle a de quoi être fière de son ascension. Lui est flic fatigué, usé par les difficultés du métier.
Leur famille se résume à des cousins éloignés et des parents en fin de vie... Pas d'enfants pour rajeunir leurs pensées. Cet échec les a à jamais marqué.

Désormais ils se perdent chaque jour un peu plus et si Angel fait la sourde oreille en prétextant un boulot prenant, Beth commence à se lasser.
Chouu'
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Chouu'
Dim 14 Aoû - 11:48

Angel Rawne
J'ai 42 ans ans et je vis à Detroit, USA. Dans la vie, je suis policier gradé à la brigade criminelle et je m'en sors aussi bien que possible. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt bien, je crois.

J'ai grandit dans une famille de flics. Je suis colérique, fatigué, j'ai un bon fond, je suis loyal et juste, assez paternel, souvent penché sur l'alcool et très sceptique ;
Pas encore conscient que l'amour n'existe plus entre mon épouse et moi, je me satisfait d'un quotidien plat entre nous, réservant mes émotions pour le travail prenant que j'exerce avec autant de sérieux que possible.
Après avoir mis la moto à l'abri dans l'immense garage, près de la luxueuse voiture de madame, je prends un instant pour fumer une clope. Le casque sous le bras, j'observe le petit jardin déjà à l'ombre de la soirée. Je ne pensais pas qu'il était si tard, je jette un regard à ma montre et constate qu'il n'est pas loin de vingt et une heure. Les jours sont plus courts, c'est déjà la fin de l'été.

J'ai passé la journée avec une drôle d'appréhension ancrée à mes idées. Difficulté de concentration, imagination débordante, frustration. Je ne saurai dire si c'est lié à la nouvelle enquête que l'on vient de me confier ou si c'est, au contraire, en lien avec le reste de ma vie.

Beth est apparemment rentrée et je balance le mégot dans un cendrier sur la terrasse avant de la rejoindre dans la maison. J'espère qu'elle est de bonne humeur, que rien n'a été trop compliqué pour elle au travail et qu'elle a eu le temps de faire à manger.
J'ai faim.
J'ai faim d'elle aussi, je crois.
Je revois les quelques clichés de la criminelle en cavale que l'on doit interpeller et me frotte le front. Jolie poupée que j'ai hâte d'envoyer derrière les barreaux...

" Beth ? "

Je retire mon blouson et fais quelques pas en râlant, pourquoi tout est si sombre ? Elle s'est endormie ?

" Chérie je suis rentré ! "

Je finis par la trouver. Elle se tient face à moi devant la cuisine et ses bras croisés annoncent un mauvais quart d'heure. Je hausse un sourcil et m'immobilise, prêt à la laisser se défouler. Quand elle sera calmée, j'irai prendre une douche et tenter de la réconforter.

" Ça ne va pas ? "

Question rhétorique bien sûr.
Cheval de Troie
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Cheval de Troie
Dim 25 Sep - 15:52


Elisabeth Rawne


J'ai 38 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis organisatrice d'évènement pour les personnes riches et influentes. Je suis mariée à Angel depuis plus de dix ans maintenant. Je m'en sors plutôt bien, enfin je crois.... Je ne sais plus vraiment à quoi devrait ressembler un mariage équilibré.

Gentille - Capricieuse - Têtue - Susceptible - Capitaliste - Matérialiste - Egoïste - Juste - Indépendante - Dévouée - Sensible - Impatiente - Exigeante

Elisabeth est fille unique, car sa mère a toujours eu des difficultés pour concevoir un enfant. Difficultés dont elle a hérité. Son père aurait voulu avoir un héritier à qui transmettre tout ce qu'il sait, mais il a eu une fille, aussi, avant même qu'elle ne puisse faire ses preuves, elle était déjà sa plus grande déception. Elisabeth a tout fait pour gagner l'amour de son père, elle a toujours été première de sa classe, été sportive, est restée vierge jusqu'au mariage. Elle a étudié dans une grande école et a eu son diplôme en marketing et droit du commerce. Mais là encore, elle ne fut qu'une suite de déception…
En choisissant un homme qui n'avait pour seule ambition qu'entrer dans la police, n'a pas arrangé ses relations avec son père, mais Liz s'en fichait. Jeune et amoureuse, elle était persuadée d'avoir fait le bon choix. Aujourd'hui, même si la flamme s'est éteinte depuis longtemps, Liz ne regrette pas son choix. Angel est son premier amour et même si elle n'est pas la définition même du bonheur, elle essaye tout de même de sauver ce qu'il reste de leur mariage.



"Je suis en chemin pour rentrer chez moi." J'écoute ce que Sara, mon assistante, a à me dire. "Non, je t'ai bien précisé qu'elle voulait des lys d'un blanc immaculé ! Et sur la photo que tu m'as envoyée, dans le troisième bouquet de la rangée du fond, sur la droite, qu'est-ce que je vois ? Une tache sur un des pétales ! Est-ce que tu appelles ça immaculé ? Parce que pas moi. Alors, tu vas me faire le plaisir de renvoyer ce bouquet chez l'expéditeur en lui disant qu'il ne vaut mieux pas que je prenne mon téléphone pour lui expliquer ce qu'est la différence entre un blanc fané et un blanc immaculé !"
"Je sais bien Elisabeth, mais…"
"Il n'y a pas de mais, Sara, cet anniversaire est le plus important de notre calendrier cette année, il faut qu'il soit parfait ! Et si tu n'es pas capable de comprendre la gravité et l'ampleur de cet évènement, je me passerais de tes services."

Et sans attendre de réponse, je raccroche en soupirant avant de ranger ma somptueuse voiture décapotable dans notre garage. Angel a l'habitude de laisser sa moto dans l'allée, ce qui en soi me parait logique puisqu'elle coute beaucoup moins cher que la mienne, mais aussi et surtout parce qu'il part plus tôt que moi le matin.

Dix-neuf heures et il n'est toujours pas rentré. Je roule des yeux en me préparant à diner toute seule, encore une fois… Je sors de la voiture, ainsi que les différents sacs que j'ai avec moi, j'espère que tout est prêt. Je rentre chez moi en passant par la porte du garage qui m'amène directement dans la cuisine. Je dois avouer que Sara a fait du bon travail. Je lui avais demandé de nous rapporter des plats de ce restaurant français qu'Angel et moi adorons. Je souris alors qu'avec la voix, je demande à Alexa d'allumer les lumières de la maison.

Je me dirige dans le salon et pose mes affaires sur le canapé, je commence ensuite à dresser une table romantique avec des bougies, des pétales de roses, etc. Je n'ai rien laissé au hasard. On ne pourra pas dire que je ne fais pas tout pour garder la flamme. Je prends mon téléphone et appelle mon mari pour savoir s'il va bientôt rentrer, mais je tombe directement sur son répondeur. Je soupire.

"Angel, j'espère que tu n'as pas oublié quel jour on est et que tu es sur le chemin de la maison…" Dis-je avec un peu de colère au fond de la voix, mais ne voulant pas gâcher cette soirée, j'ajoute avec un peu plus de malice. "... Sans compter qu'il serait dommage que tu passes à côté de ce que je te réserve..."

Puis je raccroche en espérant qu'il ait rapidement mon message... Dix-neuf heures trente, je vais prendre une douche et commencer à m'apprêter. J'enfile mon nouvel ensemble de lingerie que j'ai acheté pour l'occasion. Un body noir en dentelle cousu à la main, sur mesure, qui met toutes mes formes en valeur. Par-dessus, j'enfile une petite robe noire simple et moulante avec une paire d'escarpin. Je laisse ma crinière faire des ondulations le long de mon dos et commence à me maquiller légèrement. J'accentue mon regard avec un peu de noir et la forme de ma bouche pulpeuse avec un rouge vif. Dans le miroir, je me dis qu'à l'aube de mes quarante ans, je suis encore diablement sexy.

Du parfum hors de prix pour qu'il me sente avant même de me voir puis me voilà prête ! Je redescends avec enthousiasme en espérant le voir bientôt arriver. Mais toujours pas de voiture dans l'allée… Je regarde ma montre, vingt heures quinze. La nourriture va refroidir, en soit ce n'est pas grave, nous pourrons la faire réchauffer mais… il n'y a pas que la bouffe qui va finir par refroidir…

Je me sers un verre de vin en m'asseyant sur le canapé pour l'attendre… encore et encore… Vingt heures trente… Toujours pas d'Angel, pas de nouvelles sur mon téléphone que je laisse reposer sur la table basse en soupirant… Vingt heures quarante-cinq, je me resserre un verre puis éteint les bougies et demande à Alexa d'éteindre les lumières, j'en ai assez d'attendre sans savoir jusqu'à quand ? Si ça se trouve, il ne sera pas là avant minuit !

C'est profondément triste, déçue et en colère que je m'apprête à monter me coucher en lui interdisant l'accès à notre chambre quand je finis par voir les phares de sa moto dans l'allée.

"C'est une putain de blague…"

Dis-je en commençant à croiser les bras. Je l'attends patiemment, droite comme un piquet, dans l'obscurité. Angel finit par entrer et par me chercher, ce salaud sent la clope d'ici alors qu'il sait que j'ai horreur de ça !
Je le laisse me découvrir sans faire le moindre bruit, puis quand il finit par me trouver, devant la cuisine, les bras croisés, je vois bien qu'il sait que ça ne veut rien dire de bon. Je le vois déjà en train de soupirer à l'idée de se prendre un savon. Mais ce qui me fait le plus mal, c'est de me dire que si ça se trouve, il s'en fiche complètement.

"Que sommes-nous exactement, Angel ?"

Face à son incrédulité, je précise ma pensée.

"Qu'est-ce que je suis pour toi, qu'est-ce que je représente. Ne suis-je pas ta femme ?" Je poursuis bien qu'il tente de m'arrêter. "Non, arrête, tais-toi, sais-tu seulement quel jour on est aujourd'hui ?" Je rigole nerveusement en me doutant bien de sa réponse. "J'imagine que non, puisqu'apparemment, je ne suis qu'une inconnue qui partage ta vie depuis presque quinze ans. Et bien figure-toi que c'est notre anniversaire de mariage." Je lève un doigt pour l'interrompre. "Inutile de me sortir ton discours annuel : Beth, j'ai été pris sur une affaire. Beth l'année prochaine, je me rattraperai. Chérie, je ne rentrerais pas à l'heure, mais on se refera ça..." Je soupire avant de prendre le cadeau que je lui avais offert et de le poser contre son torse. "Ça suffit les excuses. Si je ne suis plus rien pour toi, ai au moins le courage de me le dire." Je le regarde tristement, les yeux pleins de larmes, mais bien trop fière pour les laisser couler. "Joyeux anniversaire."

Puis je le laisse là et monte me changer dans notre chambre, je ne ferme pas la porte à double tour, car je suis plus triste qu'en colère. Quand je suis folle de rage contre lui, je place même notre commode devant la porte pour être sûre qu'il ne rentre pas et pour lui signaler jusqu'à quel point je ne veux pas de sa présence. Là, je suis tellement triste qu'il soit là ou pas, ça m'est égal, ce n'est pas cela qui me rendra mon sourire ou le sentiment illusoire que je suis un minimum importante pour la personne avec qui je partage ma vie....

Je soupire tout en refoulant mes larmes. Mon père dirait que pleurer est bon pour les faibles, je commence à retirer mes boucles d'oreilles que je range avec précaution dans ma boite à bijoux puis je retire mes bracelets et mon collier. Il n'y a que mon alliance et ma bague de fiançailles que je n'ai jamais retiré, sous aucun prétexte. Je caresse mon alliance doucement puis quand je sens mes larmes sur le point de couler, j'arrête. Je me racle la gorge avant de commencer à retirer lentement ma robe. Quelle soirée gâchée.....
Chouu'
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Chouu'
Dim 25 Sep - 17:09

Angel Rawne
J'ai 42 ans ans et je vis à Detroit, USA. Dans la vie, je suis policier gradé à la brigade criminelle et je m'en sors aussi bien que possible. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt bien, je crois.

J'ai grandit dans une famille de flics. Je suis colérique, fatigué, j'ai un bon fond, je suis loyal et juste, assez paternel, souvent penché sur l'alcool et très sceptique ;
Pas encore conscient que l'amour n'existe plus entre mon épouse et moi, je me satisfait d'un quotidien plat entre nous, réservant mes émotions pour le travail prenant que j'exerce avec autant de sérieux que possible.
Tous les soirs ne sont pas maussades. Plus souvent qu'avant, c'est une certitude. Au début de notre mariage, les retrouvailles rimaient toutes avec rires, baisers et confidences. On se parlait des heures durant sans voir la nuit passer, nous nous aimions dès que c'était possible et ça ne paraissait ni compliqué ni obligatoire. Jamais.
Puis les années ont passées. On s'est de moins en moins parlé de nos problématiques. Je n'ai jamais voulu l'embêter avec la réalité de mon métier, sachant que je suis tenu au secret, je ne peux de toute façon pas entrer dans les détails. Ce sont souvent ces mêmes détails qui me mènent la vie dure. Mes collègues sont devenus mes confidents ; ce sont leurs rires que j'entends le plus souvent.

Avec Beth, on se disputait rarement. J'ai toujours tendance à penser que c'est encore exceptionnel mais il va falloir que j'ouvre les yeux. C'est devenu récurrent. Pour des tas de raisons qui n'en sont en fait qu'une seule : on se perd. On manque de temps. D'investissement.
Elle a toujours beaucoup donné pour nous, sans se rendre compte que depuis son éducation jusqu'à sa situation actuelle, elle a des privilèges qui lui ont facilité la tâche. Là où j'ai du affronter des dizaines d'obstacles - mettant à mal notre relation - elle s'est contentée de soupirer. De me le reprocher.

Ce soir - encore - le ton va monter.

"Que sommes-nous exactement, Angel ?"

Oh je déteste ce qui s'annonce. J'aurai voulu une soirée calme, un film en bruit de fond et un repas chaud à digérer. J'aurai pu supporter une Elisabeth excitée, prête à me raconter sa journée avant de se blottir dans mes bras.
Mais l'épouse contrariée, j'en ai rarement envie.

Alors qu'elle déroule l'interminable liste de mes condamnations, j'observe sa silhouette si bien apprêtée. Ma femme est canon, elle l'a toujours été et est encore si délicieuse. Sa tenue ce soir insinue un évènement que je ne suis pas capable de nommer pour le moment.
J'aimerai en tout cas profiter de ce spectacle quitte à repousser le temps du repos ;
Mais sa colère ne désemplit pas.

" Mais bien sûr que tu es ma femme ; tu, "

Je n'ai pas l'occasion de me risquer à des compliments maladroits. Elle enchaine et je finis par comprendre la raison de son emportement. Merde. L'Anniversaire.
Un paquet m'est plaqué sur le torse et j'ai juste le temps de l'attraper que déjà ma moitié se retire.

"Ça suffit les excuses. Si je ne suis plus rien pour toi, ai au moins le courage de me le dire. [...] Joyeux anniversaire."

Les mots sont blessants et malgré la fatigue je devine la peine sous sa rancœur. Figé, abruti au milieu du couloir avec le cadeau dans les mains, je cherche à rassembler des éléments qui n'ont pas besoin d'être déchiffrés : j'ai encore une fois été trop pris par le boulot et je ne vois pas comment me faire pardonner ... je pourrai me contenter d'en rester là. A quoi bon m'épuiser sachant que c'est fichu ?
J'ai encore un peu d'espoir pour notre couple.

Lentement j'entre dans la pièce et constate que le repas était prêt, la table si bien dressée. C'aurait pu être une bonne soirée. C'aurait . Même avec une arrivée tardive. Si j'avais répondu à ses appels, pris le temps de faire livrer des fleurs, souligner cette p*tain de date dans mon agenda !
Je dépose son présent encore emballé sur la table et passe nerveusement les mains sur mon visage. Elle est chiante, mais cette fois elle a raison de l'être et l'époux minable que je suis culpabilise pathétiquement.

Une ou deux minutes s'écoulent, à peine, quand je décide de retourner au front.

" Je peux entrer ? "

Dis-je en poussant la porte sans vraiment attendre l'autorisation. Ravi de voir qu'elle ne s'est pas enfermée, je referme dans mon dos comme pour protéger nos différends du regard des autres. Enfermer la dispute dans cette chambre où tant d'émotions ont été partagées.

" ... Tu es sublime. "

Je ne connais pas ces dessous et regrette cette autre surprise que je n'aurai pas le droit de savourer.
Doucement je récupère la robe noire à ses pieds et la dépose sur le lit avant de me placer dans son dos, les mains à hauteur de ses hanches sans vraiment la toucher.

" Je suis désolé. Je suis impardonnable. Sache que je m'en veux beaucoup. Beth, qu'est ce que je peux faire ? "

Il est trop tard pour fêter notre mariage dignement, c'est sûr. En revanche il y a bien quelque chose qui lui permettrait de se sentir mieux. Une tâche qu'elle voudrait me donner. M'occuper du diner à réchauffer, lui offrir un massage, la laisser seule, poser quelques jours de congé - ce qui est impossible, ranger tout ce qu'elle avait préparé, l'emmener au restaurant ;

" S'il te plait. "

J'ose enfin créer le contact du bout de mes doigts sur sa peau délicate, amenant mes lèvres et mon souffle près de sa nuque, mon bassin contre le bas de son dos.
Je suis prêts à entendre toutes réclamations.
Et à m'exécuter ensuite, dans la mesure du possible.
Cheval de Troie
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Cheval de Troie
Dim 25 Sep - 19:47


Elisabeth Rawne


J'ai 38 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis organisatrice d'évènement pour les personnes riches et influentes. Je suis mariée à Angel depuis plus de dix ans maintenant. Je m'en sors plutôt bien, enfin je crois.... Je ne sais plus vraiment à quoi devrait ressembler un mariage équilibré.

Gentille - Capricieuse - Têtue - Susceptible - Capitaliste - Matérialiste - Egoïste - Juste - Indépendante - Dévouée - Sensible - Impatiente - Exigeante

Elisabeth est fille unique, car sa mère a toujours eu des difficultés pour concevoir un enfant. Difficultés dont elle a hérité. Son père aurait voulu avoir un héritier à qui transmettre tout ce qu'il sait, mais il a eu une fille, aussi, avant même qu'elle ne puisse faire ses preuves, elle était déjà sa plus grande déception. Elisabeth a tout fait pour gagner l'amour de son père, elle a toujours été première de sa classe, été sportive, est restée vierge jusqu'au mariage. Elle a étudié dans une grande école et a eu son diplôme en marketing et droit du commerce. Mais là encore, elle ne fut qu'une suite de déception…
En choisissant un homme qui n'avait pour seule ambition qu'entrer dans la police, n'a pas arrangé ses relations avec son père, mais Liz s'en fichait. Jeune et amoureuse, elle était persuadée d'avoir fait le bon choix. Aujourd'hui, même si la flamme s'est éteinte depuis longtemps, Liz ne regrette pas son choix. Angel est son premier amour et même si elle n'est pas la définition même du bonheur, elle essaye tout de même de sauver ce qu'il reste de leur mariage.



J'entends la porte qui s'ouvre et je sens l'odeur de la cigarette et du parfum d'Angel. Je soupire doucement avant de le laisser s'avancer. Je ne suis pas vraiment en colère, ou en tout cas, plus maintenant. Je suis triste et déçue surtout... Je pensais... enfin, j'espérais que ce soir… on aurait pu… se retrouver... Est-ce que j'ai été si naïve ? Est-ce que j'aurais dû tout bonnement commander un plat chinois, me mettre devant la télé et attendre qu'il rentre ? Je...Je ne sais plus quoi faire pour voir un sourire se dessiner sur son visage et ça me rend triste. J'ai l'impression qu'il ne m'aime plus, que je ne le rends plus heureux…

Je...Je sais pertinemment que je devrais en parler avec lui plutôt que de ruminer ça dans ma tête, mais il y a tellement longtemps que le dialogue a été coupé que je ne sais plus comment m'y prendre pour lui ouvrir mon cœur. Avant, on se comprenait en un regard, on était si complice… On se complétait tellement.... Je ne veux pas faire la rabat-joie qui regrette le bon vieux temps, mais, qu'est-ce qui a mal tourné ?! Où est-ce que l'on s'est perdu ?...

Je regarde Angel du coin de l'œil quand il ramasse ma robe pour la mettre sur le lit. À quoi bon, je ne compte plus la mettre, pourquoi faire ? Je ne réponds pas à son compliment, car ce serait bien trop facile. Bien sûr que je suis sublime, j'ai tout fait pour. Je sens et j'entends qu'Angel se rapproche encore et même s'il ne me touche pas, je sens ses mains proches de moi... J'entends dans sa voix qu'il est réellement désolé... mais je ne sais pas ce que je dois faire. Est-ce que je dois encore lui pardonner et espérer que l'année prochaine, ce sera différent ? Serons-nous seulement encore ensemble l'année prochaine…

Je décide de lui faire face en fronçant les sourcils, de nouveaux, les yeux pleins de larmes.

"Tout ce que je veux ? Allons bon, tu sais bien que c'est faux. Si je te demande de prendre quelques jours de congés, j'aurais droit à : Beth, tu sais bien que.... Si je te demande de m'emmener au resto j'aurais droit à : Beth, le boss m'a demandé de..." Je soupire en croisant les bras sous ma poitrine vêtue de mon bustier en dentelle. "Je...Tout ce que je veux, c'est que tu sois honnête envers moi. Est-ce que tu m'aimes encore ?"

Ma voix se casse à la fin de cette question, car j'ai peur de la réponse. Je baisse la tête et malgré toute mon éducation, quelques larmes coulent sur mes joues. Et tout de suite, je me sens stupide de pleurer, je n'ai pas l'habitude de pleurer. Ça m'arrive de pleurer de rire ou de joie, mais de tristesse ou de colère… C'est vraiment de la faiblesse, je n'aime pas me sentir faible ou vulnérable. Et là, je suis clairement les deux. Je n'ose même plus le regarder et préfère lui tourner le dos pour pouvoir sécher mes larmes.

Angel se colle dans mon dos et....Dieu que j'aime cette sensation. Je veux être clair. Mon mariage bat clairement de l'aile et je suis fatiguée de m'investir dans une relation à sens unique..... mais.... j'aime mon mari. Je l'aime réellement. J'aime son sourire, son odeur immonde de cigarette, j'aime sa barbe d'ours mal léché et j'aime sa façon qu'il a de me regarder, de me toucher… Je soupire doucement en finissant de sécher mes larmes.

"Angel... ne fais pas ça..."

Ce qui veut dire "Arrête d'essayer de m'amadouer par ton charme fou, par des doigts que j'adore, par ton souffle qui me rend toute chose..." Je laisse lentement basculer ma tête en arrière. Mes cheveux caressent doucement mes fesses rebondies mises en valeur par le body. Mes yeux le cherchent du regard et ma bouche s'entrouvre pour soupirer... Je l'aime si fort.... C'est ce qui me rend si triste… Je me mords la lèvre pour réprimer une nouvelle montée de larmes, je veux simplement profiter de mon mari, de son honnêteté. Est-ce qu'il m'aime encore ?
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Dim 25 Sep - 21:18

Angel Rawne
J'ai 42 ans ans et je vis à Detroit, USA. Dans la vie, je suis policier gradé à la brigade criminelle et je m'en sors aussi bien que possible. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt bien, je crois.

J'ai grandit dans une famille de flics. Je suis colérique, fatigué, j'ai un bon fond, je suis loyal et juste, assez paternel, souvent penché sur l'alcool et très sceptique ;
Pas encore conscient que l'amour n'existe plus entre mon épouse et moi, je me satisfait d'un quotidien plat entre nous, réservant mes émotions pour le travail prenant que j'exerce avec autant de sérieux que possible.
Sa tristesse me noue l'estomac et me tord le cœur. Je l'entends à son intonation meurtrie et le vois à sa posture méfiante, distante. Je ne lui reproche pas de me faire une scène ce soir, c'est totalement mérité. Je vais payer les pots cassés pendant longtemps, cette erreur s'ajoute à une longue liste de bêtises, d'oublis, de négligences de ma part et à chaque fois je lui donne l'occasion de malmener notre couple : en toute logique.

Ce qui me blesse le plus, au fond, ce ne sont pas tant les conséquences sur ma tranquillité ou mon équilibre mais bien le mal qu'elle s'inflige par la même occasion.

Trop fière et forte pour supporter mes défauts, trop entière et têtue pour envisager de me quitter, Beth persiste à vouloir me reprocher ce qui, sans doute, ne changera jamais. Ce qui continuera d'exister quelles que soient ses caprices, quelles que soient mes réelles intentions.
Même si je voulais tout effacer, tout racheter, remonter la pente et lui prouver que je peux changer : c'est voué à l'échec. J'aime trop mon boulot. Et, de toute évidence, c'est aussi ce qu'elle aime chez moi.
Je ne saurai me transformer pour devenir un autre homme, un homme qu'elle n'aime pas.

Bras croisés sur sa superbe poitrine, elle assène :

"Je...Tout ce que je veux, c'est que tu sois honnête envers moi. Est-ce que tu m'aimes encore ?"

Je déglutis et reste muet. Une réponse trop hâtive serait facile, paraîtrait suspecte. Mais trop de réflexion va vite devenir dangereux. Je ne m'attendais pas à cette question, nos sentiments sont - à mes yeux - une évidence.
Si elle doute de mon amour, qu'en est-il du sien ?

De nouveau mon épouse me présente son dos. J'observe ses épaules fines et le cambré de ses reins avec admiration. Avec peine, aussi, quand je devine ses sanglots. L'entendre pleurer termine de broyer mon palpitant et je laisse de tendres gestes courir sur le haut de ses cuisses, comme s'ils pouvaient apaiser son âme.

"Angel... ne fais pas ça..."

Dit-elle sur le ton de la supplique. En effet, peut être ne faut-il pas nous conduire sur le terrain plaisant du charnel. Pourtant, il est l'endroit où nous avons toujours su nous entendre. C'est notre repère, l'unique lieu tenu à distance de ses avantages, de nos différences, de mes écarts ;

" Tu me demandes si je t'aime encore ? "

Dis-je à mi-mot, mes lèvres s'approchant des siennes. D'une main je parcours son bas ventre, ses côtes, sa poitrine et attrape sa gorge sans force, tandis que l'autre épouse la forme de ses fesses si parfaites.
Puis-je honnêtement répondre oui ? Sans une once d'hésitation ? Est-on encore amoureux après tant d'années ?

J'ai eu quelques histoires avant nous. J'avais un succès relatif dans ma jeunesse, rapidement Elisabeth a été mon tout. Depuis notre mariage je pense n'avoir jamais eu autant attiré les femmes ; cependant je n'ai jamais été infidèle à mon épouse.

" Tu en doutes ? Vraiment ? "

Pas d'accusation dans la question. Presque du jeu. Mes caresses continuent près de ses jambes et j'oriente un peu plus son visage vers le mien pour capturer ses lèvres avec une lenteur assez frustrante.
On avait tout pour être heureux.
Je suis sûr qu'on peut tout surmonter.

" Laisse moi te montrer. "

Cette adoration physique, je suis certain qu'elle ne la remet pas en question. Ce que ma femme veut savoir c'est la nature de mes sentiments à son égard.
Tout est lié dans mon cœur. J'aime être son époux, j'aime les bagues à ses doigts pour preuves de notre histoire, j'aime qu'elle porte mon nom, je suis fier qu'elle soit à mon bras en société, j'adore quand nous faisons taire les jaloux les gens de la haute comme elle ou les agents de mon commissariat. J'adore pouvoir me souvenir de nos sorties de jeunesse, partager un repas de luxe ou un simple apéritif avec elle, sa façon de me regarder, ses lèvres, ses soupirs.
J'aime l'aimer.

Ainsi je tente d'ignorer ses protestations pour la conduire, sans violence mais fermeté, jusqu'au lit. Peut être que si on se retrouve sexuellement, on pourra surmonter cette nouvelle crise ?
Je voudrai savoir mettre des mots sur les sensations magiques qui traversent mon corps quand il est près du sien.

Cheval de Troie
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Cheval de Troie
Lun 26 Sep - 14:17


Elisabeth Rawne


J'ai 38 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis organisatrice d'évènement pour les personnes riches et influentes. Je suis mariée à Angel depuis plus de dix ans maintenant. Je m'en sors plutôt bien, enfin je crois.... Je ne sais plus vraiment à quoi devrait ressembler un mariage équilibré.

Gentille - Capricieuse - Têtue - Susceptible - Capitaliste - Matérialiste - Egoïste - Juste - Indépendante - Dévouée - Sensible - Impatiente - Exigeante

Elisabeth est fille unique, car sa mère a toujours eu des difficultés pour concevoir un enfant. Difficultés dont elle a hérité. Son père aurait voulu avoir un héritier à qui transmettre tout ce qu'il sait, mais il a eu une fille, aussi, avant même qu'elle ne puisse faire ses preuves, elle était déjà sa plus grande déception. Elisabeth a tout fait pour gagner l'amour de son père, elle a toujours été première de sa classe, été sportive, est restée vierge jusqu'au mariage. Elle a étudié dans une grande école et a eu son diplôme en marketing et droit du commerce. Mais là encore, elle ne fut qu'une suite de déception…
En choisissant un homme qui n'avait pour seule ambition qu'entrer dans la police, n'a pas arrangé ses relations avec son père, mais Liz s'en fichait. Jeune et amoureuse, elle était persuadée d'avoir fait le bon choix. Aujourd'hui, même si la flamme s'est éteinte depuis longtemps, Liz ne regrette pas son choix. Angel est son premier amour et même si elle n'est pas la définition même du bonheur, elle essaye tout de même de sauver ce qu'il reste de leur mariage.



Quand je lui demande de me dire avec honnêteté s'il m'aime encore, il ne répond pas tout de suite et a même l'air surpris de ma question. Je fronce les sourcils. Notre amour est visiblement quelque chose d'acquis, pour lui, depuis bien longtemps... J'ai l'impression que l'on vient de me poignarder le cœur. Je titube même d'un pas en arrière tellement je suis choquée de son absence de réponse. Alors c'est ça la vérité ? Il ne sait pas me dire s'il m'aime ou non ? J'ai envie de fondre en larmes, mais je suis bien trop forte pour ça et puis s'il ne m'aime plus, il ne mérite pas mes larmes.

Je n'ose même plus le regarder tellement je suis bouleversée par ce que je pensais être une énième dispute sur notre anniversaire de mariage, au lieu de ça, j'ai l'impression qu'on est en train de remettre en question les fondements mêmes de notre union. S'il n'y a plus d'amour, de communication, de complicité... que nous reste-t-il ?!

Lorsque je lui offre mon dos, Angel se presse doucement contre lui et commence à caresser ma peau comme il sait si bien le faire. Voilà une chose sur laquelle nous n'avons jamais eu le moindre problème : notre amour charnel. J'ai toujours été attirée par mon mari, avant notre mariage et chaque jour de celui-ci. J'ai toujours fait en sorte de rester séduisante pour lui, de garder la ligne, de rester coquette pour qu'il me désire et je pense avoir toujours eu réussi à attiser la flamme au fond des yeux de mon époux. Je suppose que c'est le dernier espoir de notre mariage, s'accrocher au sexe comme une bouée de sauvetage. Au lit, au moins, on communique, on est complice et on s'aime...

Je sens la main d'Angel glisser sur ma peau tel un serpent, d'abord sur mon ventre, puis sur mes cotes et enfin jusqu'à ma gorge… À chaque fois que ma peau est en contact avec la sienne, elle réagit en hérissant tous mes poils et en se parsèment de frisson. Je me mordille légèrement la lèvre d'excitation. Quand je sens ses doigts usés et cornés se refermer doucement autour de mon cou de cygne, je lui offre un peu plus ma gorge en basculant la tête en arrière.

Je ne sais pas ce que je dois faire. Répondre à ses questions et prendre le risque que notre ébat prenne fin sans qu'il ait vraiment commencé ou me taire et le laisser nous plonger dans une délicieuse extase. Quand mon regard encore humide finit par croiser le sien, je comprends tout de suite que si je tiens un tant soit peu à mon mariage, je me dois d'être honnête avec la seule personne qui sache réellement tout de moi.

"Oui... Oui, Angel, j'en doute. Je...Je commence à me demander si je ne suis pas devenue que ta colocataire avec qui tu couches de temps en temps parce que ta véritable épouse c'est ton travail et tes satanés clopes qui l'accompagnent..." Je presse malgré tout mon dos contre son torse et cambre un peu plus mes fesses dans sa main. "Je ne te demanderais jamais de choisir entre ton boulot et moi, ni même de choisir entre le cancer et moi. Mais.... Ose me regarder dans les yeux et dis-moi que ton cœur brule du même amour pour moi que lors de nos premiers jours ?!..."



On ne parle pas beaucoup dans ce genre de moment, on communique par nos regards et nos soupirs, par nos mains malicieuses et les réactions de nos corps. Faire l'amour est vraiment l'expression qui nous correspond, car c'est très exactement ce qu'on fait : on est dans la représentation charnelle et intense de notre amour à l'état pur.
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Chouu'
Mar 27 Sep - 11:00

Angel Rawne
J'ai 42 ans ans et je vis à Detroit, USA. Dans la vie, je suis policier gradé à la brigade criminelle et je m'en sors aussi bien que possible. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt bien, je crois.

J'ai grandit dans une famille de flics. Je suis colérique, fatigué, j'ai un bon fond, je suis loyal et juste, assez paternel, souvent penché sur l'alcool et très sceptique ;
Pas encore conscient que l'amour n'existe plus entre mon épouse et moi, je me satisfait d'un quotidien plat entre nous, réservant mes émotions pour le travail prenant que j'exerce avec autant de sérieux que possible.
"Je ne te demanderais jamais de choisir entre ton boulot et moi, ni même de choisir entre le cancer et moi. Mais.... Ose me regarder dans les yeux et dis-moi que ton cœur brule du même amour pour moi que lors de nos premiers jours ?!..."

En prenant la décision de mener ma femme jusqu'à notre lit, je coupe court à la conversation, marque la fin de ces explications qui méritaient cependant d'avoir lieu. Je décide de profiter de nos faiblesses réciproques pour l'autre, désobéissant à nos raisons, ignorants ses fragiles contestations et ses questions restent en suspend.
Les actes valent souvent mieux que les mots.

Sa silhouette posée sur le moelleux matelas fait à elle seule grimper la température de la pièce. Beth a toujours eu tant de classe et de charme. Ses postures sont toujours séduisantes, son air mutin irrésistible. Oh je sais ma chance et tout ce qu'elle fait pour être désirable : elle n'aurait pourtant pas besoin de subterfuges, je suis séduit depuis le premier regard.
Après avoir fait grimper mon désir grâce au contact de ses lippes pulpeuses sur ma peau, mon pantalon est envoyé au sol quand elle s'agrippe à mes épaules pour m'offrir un baiser divin. Je constate immédiatement par cet échange savoureux qu'elle a autant envie que moi. Je ne me sens plus si coupable d'avoir usé de mes atouts ...

Le reste des remparts en tissu est balancé sur le parquet tandis que je m'allonge au-dessus de ce corps de rêve. Je savoure ses baisers coquins, glisse ma langue contre la sienne puis mon visage entre ses seins. La lingerie a été particulièrement bien choisie mais elle commence déjà à m'encombrer. Je tiraille lentement sur les bouts de dentelle noir et fais passer mes attouchements sur les parcelles de peau offertes.
J'ai parfois l'impression que ces ébats - excellents, s'il est nécessaire de le préciser - sont une façon de repousser les problèmes. Ils ont solutionné des crises bien sûr, mais le malaise dans notre couple revient toujours.

Faut-il mettre de côté cette ardente tentation ?

Difficile de stopper les préliminaires. Mon appétence est incommensurable, je descends mes baisers jusqu'à ses cuisses tout en cherchant à nouer nos doigts dans une prise forte et franche. On est ensemble, là dans le plaisir animal, comme dans toutes les formes de partage. Je veux qu'elle le ressente par la douceur de mes lèvres sur ses chairs, la conviction de mon regard quand je la bouffe des yeux, la chaleur de mon souffle quand je choisis de l'aimer ;

Faisant durer le plaisir avec amusement, je finis par revenir à sa hauteur et l'incite à retirer ce body pour me laisser accéder à son entièreté.
Lorsqu'elle est nue je prends un moment pour la cajoler puis je la blotti dans mes bras pour me permettre une parenthèse à ces embrassades, répondant enfin :

" ... Tu sais, il a évolué avec nous, il a été blessé parfois mais il s'est toujours réparé. C'est le même et unique amour que les premiers jours. Il s'est bonifié. "

Comme nous, je crois.
Mes doigts reviennent taquiner ses points faibles près de sa poitrine, son bas ventre, sa nuque. Je veux profiter de nous, lui montrer qu'on peut prendre le temps, jouer, se délecter, qu'aucun différend ne pourra nous séparer.

Cheval de Troie
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Cheval de Troie
Lun 3 Oct - 11:37


Elisabeth Rawne


J'ai 38 ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis organisatrice d'évènement pour les personnes riches et influentes. Je suis mariée à Angel depuis plus de dix ans maintenant. Je m'en sors plutôt bien, enfin je crois.... Je ne sais plus vraiment à quoi devrait ressembler un mariage équilibré.

Gentille - Capricieuse - Têtue - Susceptible - Capitaliste - Matérialiste - Egoïste - Juste - Indépendante - Dévouée - Sensible - Impatiente - Exigeante

Elisabeth est fille unique, car sa mère a toujours eu des difficultés pour concevoir un enfant. Difficultés dont elle a hérité. Son père aurait voulu avoir un héritier à qui transmettre tout ce qu'il sait, mais il a eu une fille, aussi, avant même qu'elle ne puisse faire ses preuves, elle était déjà sa plus grande déception. Elisabeth a tout fait pour gagner l'amour de son père, elle a toujours été première de sa classe, été sportive, est restée vierge jusqu'au mariage. Elle a étudié dans une grande école et a eu son diplôme en marketing et droit du commerce. Mais là encore, elle ne fut qu'une suite de déception…
En choisissant un homme qui n'avait pour seule ambition qu'entrer dans la police, n'a pas arrangé ses relations avec son père, mais Liz s'en fichait. Jeune et amoureuse, elle était persuadée d'avoir fait le bon choix. Aujourd'hui, même si la flamme s'est éteinte depuis longtemps, Liz ne regrette pas son choix. Angel est son premier amour et même si elle n'est pas la définition même du bonheur, elle essaye tout de même de sauver ce qu'il reste de leur mariage.



Bien sûr, il ne me répond pas. Angel n'est pas du genre à se laisser intimider, même si mes questions le prennent au dépourvu. Il me conduit jusqu'au lit pour avoir tout le loisir de me prouver son amour, mais aussi, pour avoir le temps de réfléchir à une réponse satisfaisante. Autant il sait être impulsif, autant il essaye de bien mesurer ses mots quand on parle de nos sentiments. De toute façon, qu'est-ce que je dois faire ? Le repousser et insister pour qu'on se parle, qu'on ait une vraie discussion de couple ? Je devrais lui dire d'arrêter ce qu'il est en train de faire pour qu'il réponde sincèrement à mes questions ? Et ensuite quoi ? Et si la réponse ne me convient pas, alors quoi ? Je vais quitter mon mari en pleine nuit, le jour de notre anniversaire de mariage ?

Je....Je ne sais pas quoi faire, je n'ai jamais réfléchi à ce que deviendrait ma vie sans Angel... Je le regarde et pendant l'espace d'un instant, j'imagine un autre homme à sa place. N'importe qui. Quelqu'un qui prendrait la place de mon mari si nous venions à nous séparer...... Mon dieu, rien que cette image m'a donné des hauts le cœur ! Je m'accroche un peu plus au cou d'Angel. Il n'y a vraiment que pour lui que mon cœur bat, que mon corps frissonne. L'idée de ne plus être avec lui, de refaire ma vie avec quelqu'un..... je ne pourrais pas.

Finalement, je me dis qu'il vaut mieux entrer dans le jeu d'Angel et nous laisser aller à ce qu'on sait si bien faire, s'envoyer en l'air. C'est un terrain sur lequel nous avons toujours été en harmonie, alors pourquoi s'en priver. En face de moi, Angel est droit comme un pic tandis que j'embrasse délicatement sa peau. Quand je me redresse pour l'embrasser amoureusement, il en profite pour finir de se dévêtir rapidement avant que tous les deux, nous retrouvions sur notre lit conjugal qui a vu passer pas mal de disputes et de réconciliations.
On s'embrasse fiévreusement jusqu'à ce qu'Angel commence à bifurquer ses lèvres plein sud. De nouveau, je lui offre ma gorge déployée et mes tétons dressés, mais il n'était pas là pour ça. Il avait une idée bien précise d'où il voulait faire sa petite escapade. Aussi, c'est en me mordant la lèvre que je le laisse faire son bout de chemin, tout en parsemant mon corps de frisson grâce à son souffle chaud. Mes doigts autour des siens commencent à se crisper. Je me mords plus fort la lèvre en couinant légèrement de plaisir. Mes cuisses s'entrouvrent et mes lèvres scintillent déjà d'excitation. La chaleur qui se dégage de l'intérieur de mes cuisses, se mélange parfaitement avec le souffle chaud d'Angel qui me fait frétiller doucement d'impatience sur le lit. Mon regard brumeux dans le sien amoureux, fait un mélange détonant.

Quand il revient à ma hauteur, il lui suffit de tirer une bretelle de mon body pour me faire comprendre qu'il est de trop. Je lui souris malicieusement avant de lui voler un petit baiser, j'adore son impatience à l'idée de me dévorer. Je rougis à peine quand sensuellement, je me positionne sur mes genoux pour lui faire un petit striptease improvisé. Je retire lentement les bretelles de mon body pour les faire lentement tomber le long de mes épaules laiteuses. Puis quand je libère ma poitrine, elle ballote légèrement de droite à gauche. Je le laisse profiter du spectacle d'un corps qui ne va pas en rajeunissant, mais qui reste ferme et gracieux. Le temps n'a, Dieu merci, pas fait de monstrueux ravages sur mon corps et le fait de n'avoir jamais eu d'enfants fait que j'ai évité pas mal de marques de la vie comme les vergetures ou la cicatrice d'une potentielle césarienne. Rien de tout cela. J'ai encore le corps d'une jeune femme et dans ce genre de moment, quand je vois le désir brulant se dessiner dans les yeux de mon mari, j'espère continuer à avoir ce corps le plus longtemps possible.

Lentement, mais surement, je continue de faire glisser le body le long de mon corps jusqu'à l'envoyer valser d'un revers de pied, sur le sol. Une fois nue, je m'autorise à être aguicheuse sous le regard de celui que j'aime. J'écarte mes cuisses pour qu'il est tout le loisir d'admirer ma toison parfaitement épilée qui frétille d'impatience. Je me mordille la lèvre avec un regard avide en attendant qu'il commence à me dévorer. Mais au lieu de ça, la luxure se transforme rapidement en amour sincère quand il me prend dans ses bras et me cajole maladroitement, marque de fabrique d'Angel. Je souris en le regardant sincèrement tout en l'écoutant, puis je frotte le bout de mon nez contre le sien en souriant.

"...Pour le meilleur et le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare."

Oui, je trouve que c'est la chose la plus importante de tous nos vœux. Être là pour le meilleur et pour le pire. Tout le monde pense que c'est facile, car ils passent d'abord tous forcément par le meilleur pour commencer. Mais quand le pire arrive ? Quand on apprend que son mari a une aventure, ou qu'il nous a menti pendant des années, ou qu'il est violent, absent ou peu importe. Quand le pire commence à doucement s'immiscer dans un couple, comment fait-on pour surpasser ça ? Pour avoir envie de continuer de vivre avec cette personne jusqu'à la fin des temps ?! Pour ma part, je me suis plus d'une fois posée cette question et plus d'une fois j'ai bien failli faire mes valises et me tirer fissa en laissant une maison seule et vide au retour d'Angel. Mais.... Je n'ai jamais pu me résoudre à l'abandonner de la sorte. Alors j'ai tenu bon, j'ai pris sur moi et j'ai essayé de faire en sorte de maintenir ce mariage à flot. Est-ce que j'ai bien fait ? Je n'en sais fichtrement rien. En tout cas, lorsque je me retrouve dans ce genre de situation avec mon mari, en parfaite harmonie… je me dis que j'ai bien fait de continuer de croire en nous.

Puis de nouveau, je passe mes bras autour de lui et l'embrasse farouchement. Je l'aime si fort..... Et je pense que cette nuit, il n'aura jamais vu à quel point je l'aime. Je me demande si demain, tout ça aura eu un effet positif sur notre mariage ou est-ce qu'on va de nouveau se laisser tomber dans nos travers et nos mauvaises habitudes ? Est-ce que ce soir, on va s'aimer comme jamais pour pouvoir mieux se déchirer demain ?! Je n'espère pas. J'espère connaitre le bonheur des premiers jours, car j'estime qu'on le mérite.

Angel revient à la charge avec ses caresses délicieuses et je soupire d'aise pour l'inciter à continuer. Je caresse chaque bout de peau que mes doigts peuvent atteindre pour ne pas rester inactive et pour continuer à faire monter la température de son corps. Dessiner ses muscles du bout des doigts, ou caresser des zones sensibles et/ou érotique, j'adore. J'adore avoir la sensation de redécouvrir ce corps qui a fait de moi une femme, alors que je sais pertinemment que je le connais par cœur. Les yeux fermés, je pourrais reconnaitre le corps de mon mari.

Chouu'
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Lun 3 Oct - 15:09

Angel Rawne
J'ai 42 ans ans et je vis à Detroit, USA. Dans la vie, je suis policier gradé à la brigade criminelle et je m'en sors aussi bien que possible. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt bien, je crois.

J'ai grandit dans une famille de flics. Je suis colérique, fatigué, j'ai un bon fond, je suis loyal et juste, assez paternel, souvent penché sur l'alcool et très sceptique ;
Pas encore conscient que l'amour n'existe plus entre mon épouse et moi, je me satisfait d'un quotidien plat entre nous, réservant mes émotions pour le travail prenant que j'exerce avec autant de sérieux que possible.
Face à mon impatience - et pour éviter que je détériore ce joli dessous en dentelles - ma succulente épouse se met à le retirer. Autant dire que je ne regrette pas de lui avoir laissé l'occasion d'ôter elle-même cette tenue légère. Les fines coutures épousaient parfaitement ses formes appétissantes mais lorsqu'elles s'effacent pour me laisser admirer la pureté de sa peau, je sais que je n'ai pas commis la moindre erreur en épousant cette femme. Beth est un trésor que les années ne gâtent que par une évolution positive. Au delà de son tempérament de feu, solide et chargé d'expériences gratifiantes, il lui offre un corps encore si ferme et surtout une assurance à faire tomber n'importe quel être humain. A vingt ans elle était - pardon pour le terme -bandante : fraiche, naïve, douce. Maintenant, les mots désormais me manquent pour décrire l'éclat d'Elisabeth.

Nue et incontestablement excitée, elle m'offre son corps comme le plus savoureux spectacle. Je n'en loupe pas une miette. Son invitation à la dévorer ne peut être refusée, mais je parviens à reprendre la parole - non sans soupirer de frustration. De désir.

"...Pour le meilleur et le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare.""

Oui. C'est en effet ce que nous avons promis et cet engagement tient toujours. Je lui souris, mes gestes hésitants disparaissent pour que mes attentions lascives reprennent.

Pour le meilleur : il y a eu des jours merveilleux et j'ai toujours tendance à assurer que mon mariage se porte bien. Évidemment c'est loin d'être le cas mais n'est ce pas déjà rassurant de savoir que j'aime afficher en société mon bonheur conjugal ? Le meilleur, je l'attends peut être. On attend toujours mieux, même quand on a l'excellence. On aurait peut être été plus heureux en fondant une famille, peut être pas.
Le meilleur, j'aimerai qu'il arrive. Cet espoir permet d'entretenir une flamme déjà belle pour qu'elle ne s'éteigne jamais. Le meilleur sur la durée, voilà ce à quoi j'aspire pour Beth et moi.

En ce qui concerne le pire, je l'appréhende. Traverse-t-on depuis quelques mois ce fameux moment de faiblesse que subissent tous les couples ? Je suis sûr que ma femme a déjà envisagé de rompre, à cause de ma mauvaise gestion du temps de travail, de mon manque d'expressivité concernant mes sentiments, de ma maladresse ou mon côté bourru ?
Je ne suis pas parfait et j'ai peur de l'avoir lassée.
Le pire, ça pourrait encore arriver... pour éviter d'y songer, je me reconcentre sur l'instant présent.

Comme pour me torturer, faire éclater notre bulle passionnelle et faire vaciller notre complicité, mon téléphone se met à sonner. Je me fige une seconde, craignant sa déception ou sa colère. Mais il ne tient qu'à moi de ne pas flancher ;
Alors je pose l'index contre sa lèvre pour l'empêcher de protester. Je jette un œil au portable laissé au sol, dans mon jean, et attends qu'il s'arrête. Puis je reviens à mon centre d'intérêt principal.

" Ce moment est à nous. "

Pour lui prouver que je suis tout à elle et en réponse à ses caresses sur mon épiderme brûlant, mes doigts s'invitent entre ses cuisses humides et bientôt entre ses chairs. Je fais jouer ses sensations en usant et abusant d'intensité, de rythme et autres taquineries physiques. Nos lèvres ne cessent de se retrouver pour des baisers à la fois langoureux et mutins tandis que ma virilité témoigne toute l'attirance que j'ai pour ma belle.
Après ces caresses amusantes j'estime qu'il est temps. J'allonge mon amante sur le lit avec une légère fermeté et me place au-dessus, regard dominant, amoureux et réjoui : j'entre en elle avec lenteur sans la quitter des yeux. Mes mouvements de reins s'accentuent à mesure de ses réactions et je veille - comme dans tous nos ébats - à ce que Beth soit satisfaite.
Car moi, dans ses bras, je le suis constamment.


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