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LE TEMPS D'UN RP

I can see it happening again, yet I can't stop it |Pyramid Rouge

Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Ven 15 Avr - 0:03
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Scarlet

Elkins

J'ai 44 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre et directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

I can see it happening again, yet I can't stop it |Pyramid Rouge - Page 6 58T9
???

Zarnala-Deviant Art
Plonger dans une conversation à sens unique, Scarlet observe Matthews par de petits regards inquiets à intervalles réguliers. Il est parfaitement comme Brodie, traumatisé, blessé fatigué. Brodie est bien plus en mal que Matthews peut-être, mais en le regardant elle revoit son infirmier à ses débuts avec elle… Cette vision lui arrache un sursaut d’angoisse dans le cœur. Ravalant sa salive comme pour succomber a son propre venin qu’elle lançait autrefois sans peur, son regard se pose sur l’asile, la route , la nuit et le parking. Constatant peu a peu la folie qui l’entour en permanence elle en viens à ce demander en cet instant si ce n’est pas elle qui rend tous ceux qu’elle aime fous… Se posant la questions dans un tumulte d’états-d’âme qu’elle n’arrive plus à étouffer son téléphone portable n’est plus qu’un artefacts oublié. Ici dans sa petite zone aménagé a son idée pour le bien-être de ses patients, elle se sent a sa place et en oubli pour un temps toutes ses autres obligations les plus désagréables.

Allant d’abord faire un point avec l’infirmier de garde, elle regarde d’un air triste les avances rapides des vidéos. Paulina tourne en rond, et Brodie est semblable a la belle au bois dormant dans des cauchemars de souffrance infinie. C’est insupportable, elle serre le point. Si fort que son gant recouvrant le métal de sa main factice se déchire pour laisser le gris chromé briller de son affreuse présence.

- Désactivez les caméra de la chambre 3. Elles ne sont pas nécéssaire. Laissez simplement celle de l’entrée pour la sécurité.

Répliqua-t-elle par rapport a la chambre qui abritait désormais la présence torturé de Matthews. Tout a coup dans un geste simple elle pose son téléphone sur le bureau de contrôle des caméras alors qu’elle finis les transmissions avec l’infirmier qui retourne dans ses appartements de service. Scarlet reste là un moment avant de se diriger vers la chambre de Brodie. Il est là, couché comme un mort depuis des semaines maintenant… Paulina était sous son lit comme un chiot attardé qui refuse les responsabilités… Arrivant dans la pièce, elle est rassurante, comme une conseillère, une amie ou une mère. Sa présence illumine même si sa mine est à l’humeur du spleen. A peine dans la pièce Paulina se jette à quatre pattes sur les jambes de Scarlet. Doucement elle viens lui caresser la tête.

- Je suis contente de vous voir. Malheureusement il est très tard. Je ne pense pas qu’il soit très raisonnable et raisonné de commencer une conversation maintenant Paulina. Qu’en pensez-vous ?

- Il est avec vous ? L’écorché ?
Rassurante le visage tourné vers elle qui est en contre bas elle hoche de la tête doucement.

- Allez le voir, mais restez tranquille… Il est très fatigué.

Comme un courant d’ air, la belle aux cheveux longs s’évanouit dans la nuit pour rejoindre celui pour qui elle a frôler de plus près encore la folie. Délicatement, elle s’approche alors du lit de Brodie qui est immobile et extatique devant la présence de la dame qu’est Scarlet. Elle le voit bien.
Le regardant tout en restant debout un silence s’installe et elle l’observe un moment. Leurs yeux de glace se livrent à un tango improvisé qui n’a pas vraiment de but ni de sens. Du moins Scarlet, elle perçoit et comprend quelque chose qu’elle aurait pu remarquer plus tôt.

- En fait. Vous ne ressentez plus rien physiquement. Vous avez l’impression d’être mort, c’est ça ?

D’un regard elle sait qu’elle perce juste. Le visage entre dureté et mélancolie elle lève un instant les yeux sur la fenêtre de l’extérieur. Des cordes s’abattent alors sur le gravier. Depuis un moment les nuages menaçait et au moment ou elle était entré les gouttes avaient commencer leur symphonie. Aussi précautionneuse qu’un coton doux, elle viens se saisir de la main de son patient, avec sa main de métal chromé délivré de son masque. Retirant d’un coup de dent son autre gant, sa main se découvre, fine, pâle et parfaite sans pourtant aucune donné de séduction. Marchant en silence vers l’extérieur, sa poigne tient sans violence mais avec dynamisme la main de ce pauvre Brodie qui la suit.

Ouvrant la porte devant elle, elle se retourne et le regarde avec un sourire, comme pour lui intimer de ne pas s’inquiéter qu’elle avait la solution. De nature soignée jamais Scarlet ne sortait sous la pluie sans parapluie, chapeau ou protection adéquat a sa chevelure d’ébène. Seulement là, la pluie heurta de pleins fouet son brushing qui devenait doucement un simple souvenir. Allant jusqu’au cœur de la cours sous une lumière artificiel d’un lampadaire elle se poste face à Brodie et se saisit de sa seconde main en le regardant dans les yeux tout sourire. Elle perce son regard, elle l’obtient et lui intime.

-Vous êtes vivant Brodie. Sentez-là. La pluie sur votre visage et votre coeur qui cogne de passion pour moi. Sentez tout cela. Sentez la vie circuler dans votre corps.

Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Jeu 21 Avr - 13:19

Paulina

Gallinger
ID 197-PG

J'ai 30 ans et je vis à l’asile Brookhaven  dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis sénile et enfermée à mon triste sort dans un asile.


???[

 superschool48 -Deviant Art
Tapis sous le lit de Brodie, les choses sont toujours moins sombre qu’ailleurs la preuve en est qu’en plein stress après quelques heures arrivait la lumière de cet établissement d’enfer. Scarlet Elkins, la reine rouge. Comment avait-elle pu la voir comme le diable en personne ? Comment ?
Le souvenir de l’avoir pris pour cela l’envahissait souvent d’une honte peu reluisante et elle se cachait. Tout était devenu compliqué dans la tête. La tête.
La tête, dans la tête oui. Matthews. C’est lui le point d’ancrage de la tête.
En entourant ses bras autour de Scarlet une odeur familière lui revient, un étrange mélange entre le sang, la terre, la merde et la souffrance… Immédiatement elle sait.
Toute fluette, presque nue sous sa large blouse blanche de patiente ses longs cheveux demeurent trop lourd pour rester attachés et retombent en plusieurs mèche de décomposition de sa tresse.  Nue pieds, les graviers la pique et la blesse mais peu importe, elle court, elle court avec tant de passion oubliée depuis longtemps que s’en est presque libérateur de la constater ainsi. Enfin seulement si quelqu’un pouvait la voir… Devant la porte de la chambre ou elle ressent la présence de Matthews, elle s’apprête à entrer avec violence, mais le sang sur la poignet de la porte lui rappelle toutes les horreurs qu’elle l’a vu subir sans rien pouvoir faire…

***
-Papa, papa ! Fait quelque chose s’il te plait il va mourir !  

La campagne du manoir familiale Gallinger il y avait longtemps. Autour d’une table de bois vernis au luxe se tenait une demi dizaine de personne. Deux hommes et deux femmes. Deux chaises étaient vides, décalées par rapport à l’ouvrage de bois et les couverts débarrassé sur des napperons empli de miettes de pain prouvait l’heure de fin de repas… S’approchant de son père Paulina tenait en ses frêles mains, un oiseau blessé. Sa mère immédiatement leva les yeux au ciel.

- Lina… enfin… c’est dégoûtant… Cesse de faire l’enfant...

Répliqua la belle-mère de la fragile Paulina… Ne lui adressant aucun regard elle ne regardait que son père qui tout vieillissant qu’il se laissait aller soupira. A table en face se trouvait Anibàl et Scarlet, plus jeune encore et plus belle que tout… 18 ans et encore la fragilité d’un enfant. Oh oui, petite Paulina déjà à cette époque là tu l’avais ressentit… La honte. La honte d’être impertinente comme une petite fille de 10 ans… En sortant de la pièce ton oiseau mort dans les mains, l’estomac noué c’est sur ton frère que tu tombe. Ton frère que tu ne reconnais pas en fait. Dans ton esprit tu ne sait plus qui est ce vers de haine qui a mener l'assaut de tous tes maux.

-Franchement Lina… tu es vraiment tellement impertinente. Même pas capable de sauver un pauvre oiseau toute seule… Notre oncle ne viens jamais et quand il vient tu fais ça ? Quel honte...

***

Même pas capable… Même pas capable… Oui Même pas capable de trouver quoi faire sur le moment. Toute son existence semblait n’être que couardise. Devant la porte immobile s’abat sur elle la pluie qu’elle laisse la tremper jusqu’aux os. Elle se concentre sur les gouttes qui tombent sur elle comme des milliers de fouet correcteur pour oublier. Oublier tout ces souvenirs qui revenait en rade marré inonder ta psyché biscornue. Soupirant elle finit par toquer et entrer délicatement. S’asseyant près du lit de Matthews elle y repose la tête et le regarde cet air toujours triste gravé sur le visage. D’un voix douce elle réplique prête a se reculer si jamais il était effrayé.

- Je suis désolée Matthews… J’aurais voulue agir avant… Mais… mais… j’avais peur...

Elle baissa les yeux le visage posé sur le lit tout près de sa tête.
 
Jo'
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Jo'
Jeu 21 Avr - 15:26
captur21.png
Brodie Moore
J'ai 36 ans et je vis en prison, Colorado, USA. Dans la vie, je suis détenu et je survis. Sinon, grâce à mes névroses, je suis fou de mon ancienne supérieure et je le vis plutôt dans une souffrance extatique.

Spoiler:

Sa main sur la mienne. Froide. Je sens ses doigts mais pas les miens. Pourtant ils ne sont pas organiques. Ne la suit pas. Ne lui parle pas. Ne l'approche pas. Non. Tu es un danger. Tu l'aimes. Tu es un danger si tu l'aimes.

Mais je n'ai pas de volonté. Je la suis. Il n'y a que cela que je puisse faire. Je suis si épuisé. Epuisé de m'enfermer dans ma conscience. Epuisé de ce corps inhumain qui ne désenfle pas alors que voilà des semaines que je ne fais aucune activité. Si j'avais été plus fort en passant dans le moteur, je serais peut-être devenu comme Chris Walker. Quelle fatigue. Ce corps qui carbure dans le silence. Cette force qui ne nous quitte pas alors même qu'on s'échine à la laisser disparaître. Je voudrais être amputé. Fondu. Que je ne puisse plus faire de mal. Allez-vous en Mme Elkins, puisque je ne peux pas vous fuir.

*

Une absence dans le chemin - je dissocie ? Suis-je mort à ce point ? Je constate en moi-même le vécu de mes anciennes patientes. Mais aujourd'hui ma pensée est construite. Dans le bunker j'étais ... animal. La prison m'aura fait ce bien. Elle, je ne sais pas. Elle illumine. Elle irradie. Elle pulse en moi un désir de vie mais la terreur de la mort. J'ai vécu avec le meurtre de Vanda. J'ai pensé pouvoir me racheter. Changer. Aujourd'hui, si mes mains étaient autour de la gorge d'Elkins, saurais-je m'arrêter ? Rien n'est moins sûr. Et j'ai plus que jamais la poigne pour la tuer.

J'ai peur. Coupe, coupe ce corps qui ne doit point se mouvoir.

*

Une absence à nouveau. Nous sommes dehors. Comment ? Il y a ses mains, elles sont désormais aussi froides l'une que l'autre. Grands dieux, je la sens sur ma peau. C'est doux, c'est froid. Mes doigts détaillent la différence de matières - la chair, le fer. Tous deux aussi lisses. J'ai envie qu'elles me parcourent. Caressent mes cheveux, serrent mes épaules, repoussent la pluie dans mes sourcils trempés.

La pluie ? Oui, ça y est, je la sens. Ses mots m'accompagnent. Une voix ronde, chaloupée, directrice mais accueillante. L'eau est froide, elle aussi. A la réflexion, elle l'est moins que ses doigts. Mais je ne sens toujours pas mes mains. Mes yeux l'observent. Les raies jaunes du réverbère frappent l'astre de son visage, une comète de cernes, une constellation de grain de peau, des yeux comme des météores et lèvres nébuleuses. Je n'ose pas m'attarder - et si je la tuais, là, tout de suite ? De quoi serais-je capable encore ?

L'eau affaisse les vêtements sur mon corps. Je n'ose pas regarder le sien, je tente de regarder derrière elle, le sol, le mur, tout sauf elle. Je lutte contre l'attraction de mon amour. Elle m'embrase sous cette pluie, je suis en feu sous l'eau. Noyé dans les flammes. L'enfer. Toute la trombe tombée du ciel ne parvient pas à m'éteindre. Je voudrais tant m'éteindre, pour de bon. Ce feu, est-ce de la vie, est-ce de la passion ? Pourquoi ne peut-elle rien inspirer d'autre que des incendies ?

Le t-shirt colle à ma peau. C'est froid, je le sens, enfin. Quelque chose m'atteint et je le sens. C'est comme si l'eau frappant mon grain trempé redessinait toutes les formes que Paulina traçait du doigt entre mes épaules. Paulina. Nous nous sommes embrassés à Mount Massive - ce n'est pas un faux souvenir. Quelle trahison. Quelle trahison !

Ma mâchoire est serrée, je sens mes fausses dents. C'est drôle, cet artifice. Il y a cette main chromée que je tiens, ces dents en céramique que je presse. Il aura fallut qu'on ajoute des dents que j'ai arrachées. Carnassier envers et contre tout, je souhaitais pourtant devenir inoffensif. Mes yeux se déposent enfin sur le visage de Mme Elkins. Je sens la pulpe de mes doigts contre les siens. Je vois l'eau qui ruisselle sur sa peau comme sur la mienne. Je suis illuminé du même réverbère. Elle redescend de ses strates. Elle n'est plus l'intouchable que j'ai connue. C'est dangereux. Elle devient possible.

Ma main quitte sa prothèse. Elle se risque à son épaule, je la frôle sans réellement la toucher et grimpe sur son trapèze creusé. Je suis à quelques centimètres de sa clavicule mais ce n'est pas là que je me dirige. Mes doigts approchent doucement de sa gorge, je ne la touche toujours pas, nous sommes suspendus - elle ne se doute pas de ces pulsions de mort qui m'habitent. De meurtre. De suicide. Tuer pour obtenir. La mort, un état stationnaire éternel où rien ne change. Où les gens ne partent pas. J'aimerais suspendre cet instant, la mort, elle appuie sur pause. Cette gorge nue, si mince, si fragile.

Non !

Je le dis.

"Non !"

Je recule ainsi qu'une bête mal ferrée. A quelques centimètres, l'aurais-je tuée ? L'aurais-je voulu ? Mon corps cette fois est bien là. Je réalise. La force de mes mains. L'eau de mes cheveux. Le chaud du souffle qui panique entre mes lèvres. Mon visage gercé de terreur - qu'allais-je faire ?! Mes jambes sont stables. Mon corps est là. Je suis vivant. Mais qu'allais-je faire ? Je rue sur elle, la saisit par les bras, la secouerait presque tant je me trouve possédé par l'angoisse de ce que je serais capable de commettre une seconde fois. On dirait que je délire, ou au contraire, que je suis lucide. Après des semaines de mutisme me voilà loquace.

"Tuez-moi, Scarlet ! Je suis un danger. Vanda, tout est vrai : je l'ai tuée ! J'ai rompu son cou comme j'allais le faire avec vous. Je l'ai aimée. Je vous aime, Scarlet. Et tant que je tiendrai à vous vous ne serez jamais en sécurité avec moi. Tuez-moi, Scarlet, mettez fin à ma torture." Cette fois je tiens son visage entre mes mains, nous sommes proches. Mais je ne lui veux plus aucun mal. C'est un autre moi qui l'avertit de celui qui était là il y a quelques minutes, prêt à la tuer par simple attraction macabre. Par simple désir d'éternité avec elle. De possession. Je pleure, je crois ? C'est peut-être la pluie qui devient brûlante sur mes joues. "Je ne supporterais pas de vous faire du mal, mais je ne pourrai pas toujours m'en empêcher ..." Mon front a coulé sur le sien, elle a la douceur de ne pas me repousser. Nos silhouettes sont presque mêlées sous la lumière alors que je la supplie fondu sur elle de se protéger en m'abattant.
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Jo'
Sam 23 Avr - 17:22
mini_200802063244545047.png
Jeremy Blaire
J'ai 50 ans et je vis //DONNEE CONFIDENTIELLE//, USA. Dans la vie, je suis PDG de la Murkoff Corp., une société de biochimie et nanotechnologies et je m'en sors impecc'. Sinon, grâce à mon travail à la fois prenant et hautement protégé, je suis célibataire.



Fanart de Jeremy Blaire :copyright: Red Barrels

4 ans plus tôt

Il vient de dissimuler toute preuve de la responsabilité de Murkoff dans la catastrophe du Mount Massive Asylum. Tout aura disparu par le feu, l'éboulement, les mascarades. Le service juridique de la compagnie aura mis Brodie en prison, l'errance médicale de Paulina la fera interner avec facilité, quant à Anibàl et Scarlet, leurs propres agissements au sein de l'asile les feraient condamner s'ils venaient à parler. Il ne reste que Matthews que Blaire ne prend pas au sérieux.

Personne n'ira chercher Wernicke.

Mais la Murkoff a perdu beaucoup d'argent. L'Etat major de l'armée Américaine est prête, au vu des résultats déjà fournis, à renouveler son partenariat avec l'entreprise dans leur objectif de création d'arme de guerre sans précédent. Un surhomme - non, un dieu. Mais les Etats-Unis ne débourseront pas un centime de plus avant d'obtenir le produit fini. Il faut à Blaire davantage d'investisseurs.

C'est là que Finn intervient. Finn et son pactole dûment hérité.

*

Ils se sont donné rendez-vous dans la résidence secondaire de Blaire. Une villa somptueuse perdue au milieu du rien où un mobilier faste comble l'espace de pièces vidées de vie. La négociation se fait entre deux scotchs tassés et une partie de billard.

La baie vitrée donne vue sur une piscine couverte jaspée de reflets orientaux, mais derrière, il n'y a que l'obscurité la plus totale. Chacun des deux hommes sait que personne ne les entendraient s'ils venaient à se déchirer. Mais Blaire, quoique vingt ans plus âgé que Finn, est serein : son cadet a de l'argent mais aucun pouvoir, aussi, s'il venait à le tuer, il ne serait assurément pas prêt pour les représailles qui l'attendraient.

"Vous me faites penser à moi quand j'avais votre âge, débourre Jeremy en ouvrant la partie. Sauf que bien sûr, j'avais mérité ma fortune." Finn rétorque d'un sourire en coin et d'un coup adroit entre sa première boule - il choisit ainsi les rayées.
"Ne me sous-estimez pas, vous ne savez pas ce que ça coûte de faire en sorte d'hériter seul d'une telle somme." Il entre une seconde boule.
"Eh bien, interloque alors Blaire, vous êtes désireux de la mettre à bonne contribution il me semble ?
- J'ai de bonnes raisons de croire à votre projet.
- Ce n'est pas sans rapport avec votre soeur, j'imagine."
Distrait, Finn rate son tir. C'est donc au tour de l'aîné.
"Allons bon, vous n'imaginez pas que j'ignore qui vous êtes dans les détails." La pleine entre. "Vous croyez que je ne suis pas renseigné sur qui j'embauche ? Il n'y a pas un seul renseignement qu'on n'obtient pas avec suffisamment d'argent, y compris au sujet de votre oncle, et par extension de vous et de votre soeur.
- A quoi vont ressembler les recherches, maintenant ?"


Blaire entre deux boules d'un coup, son visage se crispe d'un rictus d'autosatisfaction. Tout n'est qu'un prétexte pour exprimer son bonheur de mener Finn par le bout du nez. Il a de quoi faire rêver tout tordu dans leur genre en effet.

"Un immense champ d'expérimentation à ciel ouvert. Tout un village de zélés en Arizona."

Ce que Finn ne sait pas, c'est que Jérémy n'attend qu'une chose : évincer ses investisseurs au moment d'empocher le pactole d'Etat. Vingt ans d'écart et autant d'années d'expertise de la malfaisance, ça vous creuse l'écart.
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Jo'
Sam 23 Avr - 17:23
mini_200802063244545047.png
Matthews Herald
J'ai 28 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis sans emploi depuis le "licenciement technique" du Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, à cause de ma situation délicate, je suis célibataire.



?? :copyright: ??
Dans son rêve il la voit telle qu'il ne l'avait jamais vue, telle qu'il ne pouvait la voir en Arizona. Un nuage informe de particules noires, plus minuscules que des moucherons, chaotiquement organisées. Donnant des airs de Vol du bourdon de Korsakov. Imprévisibles. Cette vue le rassure toutefois : il sait que cette forme lui a évité la mort lorsqu'il avait dû se jeter d'une falaise pour échapper au village de lépreux. Il sait aussi qu'elle lui avait ouvert la voie de la liberté devant Knoth. Etais-ce elle, leur fameux Dieu ? Il reconnaît cet ectoplasme, c'est celui du Walrider. Mais alors que Matthews avait été témoin de l'efficace atrocité que le spectre de Billy Hope était capable de commettre, il sait pertinemment que Paulina est d'un genre différent.

Paulina est ce Walrider que chacun s'entre-déchire à obtenir. Quel mystère lui dévoile là son rêve. Il ressent sa présence comme là-bas dans le désert. Une épaisseur couvrante qui l'arrache de son somme. Il ouvre les yeux.

*

Son visage est tout proche du sien, il est toujours affecté mais plus ouvert qu'à l'hôpital où il lui rendait visite. Son oeil le regarde enfin, lui. Elle se tait sur le Chevalier des cendres dont lui avaient parlé les infirmières. Elle n'angoisse pas un Diable. Elle n'a pas peur d'une dame de coeur. Elle est en présence, présence de lui. Trempée, gelée, pétrifiée par la peine semble-t-il. Elle est là et vivante, saine, expressive enfin. Matthews pense d'abord dormir, mais la douleur de ses plaies lui rappellent qu'elle est bien réelle. Paulina. Cette idylle qu'il était allé secourir sans savoir qu'elle était en sécurité. Son visage s'illumine d'émotion - un soulagement qui fait vibrer son sternum en une inspiration fébrile.

Ses traits se tirent entre sourire et larmes, l'expression de sa souffrance le défigure par celle du bonheur de la trouver là près de lui et en pleine santé - toute proportion gardée par ailleurs. Il pose sa main sur sa joue froide et humide, rejoint sa tête pour y la presser contre son front, se déchire en sanglot heureux. "J'ai eu si peur." répète-t-il trois fois. Puis la voyant frigorifiée, il la couvre de la couette. L'enveloppe comme il l'a fait à l'hôpital chaque mardi où il se rendait pour expier ses pêchers et tomber amoureux.

Une fois enroulée dans les draps, toujours assise sur sa chaisse, il dégage son visage des mèches trempées le maculant. Elle lui semble plus belle que jamais avec cette vie dans le regard. Il la détaille sous toutes les coutures, cette femme qu'il était allé chercher au fond de l'enfer. "Je sais que tu étais là. C'était toi. Tu m'as sauvé la vie."
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