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 I can see it happening again, yet I can't stop it |Pyramid Rouge

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
2009. Les Etats-Unis lancent un appel d'offre confidentiel : ils sont à la recherche d'une technologie révolutionnaire, plus stable mais tout aussi dangereuse que la bombe nucléaire pour faire face aux émergentes menaces militaire - le Walrider, une entité composée de nanoparticules. La Murkoff y voit un contrat juteux qui pourra remplir les poches de ses divers actionnaires (surtout dans cette période de crise des subprimes). Nourrie d'une documentation fournie, elle retrouve la trace du Dr. Rudolf Wernicke, qui avait déjà travaillé sur la création d'un "übermensch" sous le IIIe Reich. Soutenue par l'Etat, la Murkoff s'empare du Mount Massive Asylum pour offrir à Wernicke un bon terrain d'expérimentation sur les patients déjà internés.

2013. Chapitre I Scarlet, médecin chef de l'aile des femmes, est en concurrence avec le Professeur Wernicke, directeur de recherche. Se lance entre eux un bras de fer et une course au Walrider qui y enrôlera Brodie, infirmier amoureux transit de sa supérieure. Le Walrider va s'incarner en la personne de Billy Hope et déclencher un chaos sans précédent dans tout l'asile : Anibàl Gallinger qui n'est autre que mari et futur père de l'enfant que porte la Docteure Elkins mais aussi le chargé d'Etat du Mount Massive Asylum, ainsi que Matthews un vigile qui n'avait pas conscience des expérimentations se retrouvent dans le capharnaüm ambiant. Entre-temps, Paulina Gallinger (nièce d'Anibàl) internée par Scarlet en vue de la protéger montre des facultés nouvelles et étranges avec la dimension du Walrider : elle peut l'apppréhender et même agir sur elle ...

2017. Tous nos protagonistes (Scarlet, Anibàl, Matthews, Paulina et Brodie) se sont sortis de l'enfer de l'asile malgré la menace du Walrider, mais pas sans encombre. Tous ont aussi été réceptionnés par Jérémy Blaire, PDG de la Murkoff, qui s'est chargé de les empêcher de nuire à l'image de l'entreprise en témoignant : Brodie est en prison pour un crime du passé, Paulina en hôpital psychiatrique, Matthews est tenu au silence par pression sur sa famille et le couple de de jeunes parents [tu me diras ce que je dois mettre ici huhu]. En parallèle, Blaire décide de poursuivre le projet Walrider et ce malgré sa dangerosité - cette fois, il engage un couple de scientifiques originaires de Chine pour chapeauter un projet de grande ampleur : de la zone fermée d'un asile, Blaire veut appliquer la thérapie d'onde de Wernicke à un village à ciel ouvert !

Contexte provenant de ce RP


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Brodie Moore
J'ai 36 ans et je vis en prison, Colorado, USA. Dans la vie, je suis détenu et je survis. Sinon, grâce à mes névroses, je suis fou de mon ancienne supérieure et je le vis plutôt dans une souffrance extatique.

TW automutilations et suicide.

Spoiler:
 

"De quoi vous souvenez-vous ?"

Ses souvenirs se mélangent. Fait-elle allusion à l'asile, au meurtre de Vanda ? Poignets menottés flegmatiques à ses genoux, Brodie sonde la pièce autour de lui inconfortable sur sa chaise et dans sa combinaison orange trop courte pour descendre jusqu'à ses chevilles. Surtout, il se fait à ses nouvelles dents, et à sa cognition partiellement retrouvée.

"C'est mon père qui est allé se dénoncer à ma place. J'avais une quinzaine d'années alors il s'est senti responsable et il voulait que j'aie une vie."

La psychiatre prend des notes. Il avait tué Vanda mais son paternel était allé en prison, les empreintes sur le corps le condamnaient bien volontiers puisqu'il l'avait touchée pour la secouer en vain et constater sa mort - Brodie semblait quant à lui bien trop empâté dans son adolescence pour être capable d'une chose pareille, et la taille de ses mains d'ado grandissant en exponentielle n'attribuait pas les traces de strangulation à son âge ... selon les enquêteurs.

"Ma mère a finit par m'en vouloir puis à s'en vouloir. Le linge était lavé, le manger sur la table, mais elle ne m'a plus adressé la parole.
- Et après ?
- Elle a perdu la tête. Elle se scarifiait et un jour je l'ai retrouvée en sang dans la baignoire - en voyant les secours s'affairer autour d'elle et puisqu'elle partait en hôpital psychiatrique, je me suis engagé en école d'infirmier. J'étais déjà presque majeur.
- Et votre père ?
- Poignardé en prison : les codétenus ne sont pas tendres avec les présumés tueurs d'enfants."

Il parle sans sourciller mais ses yeux toujours alertes lorgnent les murs de la salle aménagée pour leur rendez-vous - la psychiatre est mandatée par la Murkoff : laisser Brodie causer de l'asile à quelqu'un qui aurait pu le croire aveuglément aurait été trop risqué pour Blaire ; nonobstant la médication que l'infirmier reçoit et leurs rendez-vous le soulagent un peu.

Elle est belle mais pas autant que Scarlet, elle n'a pas ce rouge aux lèvres dont il rêve encore souvent.
Rouge sang.
Rouge Scarlet.
Toute sa vie dans une couleur.

Pour Brodie, parler de son adolescence revient à causer de quelqu'un d'autre ou d'une histoire fictive tant la dissociation qui le scinde le déréalise. Il se demande parfois si son séjour dans le moteur morphogénique n'a pas altéré son émotivité mais il repense à sa supérieure et très vite il souffre ardemment de l'intensité à laquelle il est encore capable de ressentir. L'avenir l'inquiète parce qu'il avait prévu de se tuer en sortant de l'asile, et il aurait dû encore une fois être tué par Blaire - pourquoi laisser filer des témoins ? - : il s'angoisse de continuer à vivre tout comme il s'agite de voir qu'on le veut vivant. On a encore besoin de lui, il le ressent, il connaît désormais les combines ombrageuses. On souhaite le remettre sur pieds pour qu'il serve à nouveau, et on l'a emprisonné pour qu'il ne déborde pas. Mais que devrait-il faire ensuite ? Brodie est épuisé.

"Voudriez-vous me parler du dernier jour dans l'asile ?"

Sa mâchoire  se serre sur ses dents artificielles, la tension le congestionne dans les menottes qui lui irritent le poignet - il repense à tous ces liens qu'il a serrés autour des membres de ses patientes. Il pourrait détailler ce jour heure par heure tant il le revit chaque fois qu'il ferme les yeux.

"Comment vous êtes-vous senti dans le moteur morphogénique ?"

Brodie est enregistré par le matériel de la psychiatre et elle le harcèle de questions.

"J'avais mal."

Voilà la description la plus universelle de toute son expérience à l'asile à vrai dire.

"Avez-vous vu le Walrider ?
- On ne peut pas le voir. J'ai faillis l'être. C'est quelque chose au-delà de toute maîtrise humaine."

L'infirmier vibre de terreur les yeux perdus dans le vide à la mémoire de l'angoisse qui l'habitait à la fois dans le moteur puis en tant que fugitif. Il pense à Paulina qui elle a pu le voir et même le maîtriser, mais il se tait durement - il ne faut pas qu'elle devienne une denrée exploitable. Il veut la protéger.

On le raccompagne à sa cellule insensible à la brutalité des matons et il y trouve une lettre.

Dans une enveloppe rouge.


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Matthews Herald
J'ai 28 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis sans emploi depuis le "licenciement technique" du Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, à cause de ma situation délicate, je suis célibataire.



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On le laisse entrer après l'avoir fouillé, il s'installe comme à l'habituelle dans la grande salle polyvalente où se déroulent pêle-mêle les jeux des patients, les visites et le coin télé où passe en boucle la chaîne musicale. Il garde sa veste, malaisé dans ce centre psychiatrique qui ressemble sans n'avoir rien de commun avec le Mount Massive - et si tout était camouflé, comme là-bas ? Matthews est devenu comme paranoïaque.

Paranoïaque en effet, également suite aux menaces de la Murkoff : on lui a pris caméra, documents et toutes preuves, il a été insondablement fouillé dès la sortie de son calvaire il y a quatre ans et désormais il est tenaillé au silence. Un jour il lui a suffit de confier à sa mère qu'il faisait encore des cauchemars de la nuit de 2013 (que tout le monde a fait passer pour un incendie dévastateur), sans rien y ajouter, pour qu'elle reçoive le lendemain un pigeon mort dans sa boîte aux lettres. Le message est clair : Matthews doit tout taire, et il s'étonne que ses visites à Paulina ne le fassent pas mal voir auprès des renseignements de la Murkoff.

Depuis quatre ans qu'il visite l'éternelle patiente, barricadée dans le service psychiatrique pour anéantir sa crédibilité si elle parlait. Elle est la plus accessible, la seule qu'il puisse contacter, la seule qui puisse comprendre. Ils ne se sont presque pas rencontrés durant le calvaire mais tous deux savent ce qu'il est possible de cauchemarder la nuit. Il veut aussi se faire pardonner d'avoir fait si peu.

Quelque chose tente d'éclore en Matthews, une flammèche timide qu'il craint et veut rabattre mais toujours rallumée par la douceur profonde et toute l'empathie du monde prise entre les cils de sa captive. Si belle, si douce. Chétive et gentille. Tout doit être si effrayant pour elle qu'il relativise sa propre angoisse.

Surtout, il n'a jamais vraiment apprécié quelqu'un comme elle. Avant des amourettes de grand enfant, pas grande ambition au-delà du petit poste tranquille de vigile, fils-à-maman un peu tanguy qui traîne chez ses parents pour faire semblant de mettre de côté. Maintenant il a presque trente ans et se nourrit des injustices qu'il a insoupçonnées trop longtemps, il tombe amoureux et il a une mission. C'est aussi lui désormais qui couvre ses parents du tort qu'il pourrait leur faire.

Paulina s'installe discrètement à la chaise en face de lui et il s'effraie de la remarquer un peu tard. Elle est habillée d'un pull léger, ici les patients n'ont pas la blouse déshumanisante du Mount Massive : l'hospice ne lotit pas si mal ses occupants et hormis quelques folles hirsutes passionnées pour le chant à tue-tête, la majorité des internés sont paisibles. Matthews lui sourit.

"Tu es toute en beauté, comment ça va depuis mardi dernier ?"


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Lan Mei
Huang

J'ai 30 ans et je vis au camp d'expérimentation, dans le désert d'Arizona, USA. Dans la vie, je suis ingénieure en nanoparticules et biomécanique et je m'en sors très à l'aise. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

En couleur, dialogue en mandarin.

2015. Le téléphone du labo sonne et c'est Lan Mei, plus proche, qui a l'initiative de décrocher. A l'autre bout du fil la nuit est déjà installée mais à Beijing la fin d'après-midi suit tranquillement son court - c'est Jeremy Blaire, whisky ambré à la main et enfoncé dans toute la confiance d'un circuit bien huilé, qui téléphone.

"Madame Huang, j'espère que je ne dérange pas !
- Bonjour Monsieur Blaire, aucunement bien sûr."

Son ton est trop formel et son accent épais comme un fog londonien : Lan Mei cause l'anglais qu'on lui a appris à l'école.

"Je vous téléphone pour m'assurer que tout est en règle pour votre voyage qui arrive. De notre côté, nous avons construit de nouveaux locaux et ils sont magnifiques ! Juste assez éloignés de l'antenne, mais suffisamment proches pour les observations ... D'ailleurs, concernant le droit international-"

Lan Mei le passe en haut-parleur et son mari la rejoint pour cette conversation. Le jeune couple trépigne de cette nouvelle expérience, à mille lieues d'imaginer ce qu'ils seraient à même de trouver là-bas.

*

2017. Le temps lourd s'abat dès le petit matin sur leur lit. L'Arizona est impardonnable de soleil et Lan Mei se débarrasse avec toute la peine du monde de la poisse de leur lourde nuit sous la douche. Le couple d'expatriés dort dans une chambre aménagée avec salle de bain à même les locaux de l'expérience, eux-mêmes à distance raisonnable de Temple Gate - Mount Massive mais à ciel ouvert, un pauvre village isolé que rien ne dérangeait et qui s'est retrouvé saturé à distance des ondes débilitantes type thérapie de Wernicke par une large antenne.

Le rôle du couple Huang là-dedans ? S'assurer que le Walrider qui naîtra du projet à grande échelle sera efficace et stable. Sans murs pour contenir quoi que ce soit, impossible pour eux de jouer une fausse note ; inutile de préciser donc que leur vie privée est passée au second plan et leur unique moteur le labeur qui les occupe chaque jour - tous deux scientifiques de renom et surtout peu harassés par les comités de bioéthique, ils font les chouchous parfaits de Blaire.

"Lève-toi, on ne peut pas être en retard !"


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Scarlet

Elkins

J'ai 44 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

Zarnala-Deviant Art
Tant de peine. Tant de sang. Tant de blessures juste pour récupérer l’irrécupérable. Tant de violence. Tant d’horreur. Tant de temps qui a paru bien plus long ou plus court… Tant de chose pour un asile rongé par le mal comme un gruyère.
Oui c’était beaucoup, c’était cher payé mais en sortant de cet enfer tout ce dont elle se souvenais c’était l’horreur sur la figure de ses deux protégés emmenés au loin pour être séquestrer dans un nouvel enfer. Comment sourire après avoir vu un échec aussi cuisant face à Blaire. Toujours plus fort.
Pourtant Scarlet avait eu tout ce qu’elle souhaitait à quelques exceptions près. Le bébé en vie horreur malheur ou don du ciel elle ne savait même plus. Son mari à double face en vie. Son asile qu’elle retrouverait après son accouchement Les mois qui avait suivit l’incident furent plus que difficile pour la dame rouge. Elle avait eu si honte et se sentait comme une grosse merde -pour parler cruement-  de les avoirs laissés tomber dans les griffes de Blaire. Et en devant être alitée jusqu’à l’accouchement elle avait eu tout le loisir de ne penser qu’a cela et se flageller mentalement. C’était peut-être pas logique pour certains et idiot mais pour elle c’était la juste conséquence d’avoir faillit lâchement.

Anibal à ses cotés les mois s’était passé difficilement entre silences et discours de colères haineuse. Elle était malheureuse de son état au final car sa grossesse difficile l’empêchait de redevenir ce qu’elle avait toujours été : La reine de Mount Massive. C’était tout ce qui la faisait vibrer et Anibàl était fou de constater cela. Même si tout n’était pas noir tout n’était pas rose non plus. Jusqu’au jour fatidique.

- Poussez madame. Poussez de toute vos forces.

De la sueur, du sang, des larmes c’était comme revivre l’asile mais en moins pire car aucun n’affecte ne la reliait a l’enfant qu’elle avait porté. Peu importe si il mourrait. C’était dur, mais c’était ce qu’elle pensait au fond d’elle,  même si elle souhaitait se convaincre du contraire pour la Morale. Ce fameux mot, ce fameux moment c’était infâme.

- Scarlet, je suis là pour toi. Serre moi fort.

Soufflant du nez, le visage rouge elle fronçait les sourcils de colère détestant cette place humiliante de femelle accouchant, le sexe béant de sang devant un parfait inconnu. Regardant Anibàl elle lui compressait avec passion la main comme si elle exerçait une vengeance sur lui de lui avoir fait cela. Elle ne disait rien car c’était impossible sinon un de ses poumons aurait été occis. Quel horreur. Ça se passait comme dans ses pires cauchemars. Ses hormones la rendait folle tout comme son mari, les soignants faisait de leur mieux pitoyablement en répétant quelques chose d’évident qui lui tapait sur le système quand bien même elle savait qu’il ne faisait que leur métier... Mais de l’enfer sur terre de plusieurs heures n’acquit finalement quelque chose des entrailles de Scarlet. Le visage d’Anibàl, à ce moment, elle ne l’avait jamais vu de la sorte. Touché, fragile, blême, il semblait trembler alors qu’il avait toujours incarné la volonté sans faillir.

-Félicitations. C’est une petite fille.

Oui c’était une fille mais elle ne pleurait pas. Ça inquiétait son père mais pas sa mère. C’était courant. Soufflant simplement de soulagement comme une vache qu’on avait fouillé, Scarlet reposa sa tête et la progéniture finit enfin par pleurer un peu, mais faiblement. Minuscule, ce jour-là elle ne l’avait même pas vu dans les grand bras de son père, fier, ses joues luisant d’un sourire irréel. Pourtant lui qui avait toujours voulu un garçon ne semblait pas si déçu quand il la pris dans ses bras. Quelque part Scarlet était fière de ce résultat qui venait faire un pied de nez aux envies personnelles et patriarcales de son mari. Une fois ce petit être constitué de plis sur elle le sourire inversé et le visage froid perpétuel de Scarlet changea lorsqu’elle sentit toute la fragilité de ce qu’elle avait crée et qu’elle sentit sa petite tête. Quel traîtresse cette dame nature, elle avait bien fait les choses en dotant les bébés de cette petite odeur de pâte a crêpe. Comme ça l’instinct maternelle de Scarlet bien enfoui ne pouvait plus s’empêcher de s’activer pour éviter l’abandon.

***
Mais que de souvenir…Les choses passent et les choses changent et évolue en silence. Quatre années écoulée ce n’était pas rien, mais c’était tout le temps nécessaire de contourner toutes les lois pour enfin pouvoir visiter son infirmier et même plus… Le Mount Massive asylum reconstruit, toute les traces du Walrider avait été savamment retirée et dissimulée. Scarlet étant le plus gros problème de Blaire après cela, ni lui ni Anibal n’avait plus rien contre elle pour l’empêcher de faire ce qu’elle souhaitait.  Maintenant qu’elle n’avait plus de faiblesse dans le ventre elle avait posé ses conditions amères… Reprendre l’asile et s’occuper personnellement du cas Brodie et Paulina. Le visage et le rictus de haine de Blaire avait été une belle récompense pour la dame rouge qui reprenais sa légitime place. Mais par ailleurs elle s’avérait être un atout, jamais elle ne parlerais et elle s’occuperait de deux problèmes qui commençait a coûter cher malgré tout et un sous est un sous, rien n’est à négliger et elle avait bien calculé son coup encore une fois...

***
-Lettre de Scarlet-

Cher Brodie,
Pardonnez mon absence et de n’avoir pu vous rendre visite ou vous parler avant maintenant.  
Mais je me dois malgré les années de tenir la promesse que je vous avez faites : redonner sa valeur à l’asile et vous libérer de sa malédiction.
J’espère que vous allez mieux et que vous vous portez au mieux. Je n’ai cessé de penser à vous pour vous joindre du courage. Si vous l’acceptez, je viendrais vous visiter dès la semaine suivant la réception de cette lettre.  
J’ai quelque chose à vous dire de vive voix.

Bien cordialement,
Mes plus sincères sentiments.

Scarlet Elkins.

***
Le jour J. Assise dans la salle des visites elle été vêtue de noir, chic comme a son habitude. La taille éternellement fines, les hanches à peine élargies elle avait toute sa beauté d’autrefois et n’avait rien perdus. Les cheveux tirés impeccable. Des gants de résilles, un fume cigarette, le ventre plat le visage parfaitement maquillé , juste assez pour souligner sa beauté évidente. Elle était toujours bien là et les années n’avait rien changé à la volonté d’acier de la psychiatre. Attendant Brodie l’air froid, le sang plus froid que jamais. Elle nageait dans son élément: la passion des affaires.
Elle espérait qu'il accepte de la voir, après tout en quatre ans, peut-être avait-il changé d'avis sur son ancienne patronne ?
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Paulina

Gallinger
ID 197-PG

J'ai 30 ans et je vis à l’asile Brookhaven  dans le Colorado... Dans la vie, j’étais assistante dans un bureau et sur le point de toucher l’intégralité de l’héritage  de mon dernier parent -au détriment de mon frère -  selon son souhait…  décédé il y a peu , et je m’en sort mal. Sinon, à cause de mon innocence et mon inexpérience , je suis manipulable et enfermé à mon triste sort dans un .


???[

 superschool48 -Deviant Art
EW071 rond et orange.
051510 ovale et bicolore.
Et pas le choix c’est partie. Partie pourquoi ?
Oui, c’est vrai. Le cauchemar d’enfer.  Tout vas bien c’est comme une poésie quand on la connaît par cœur on a plus trop peur.
Assise  dans le noir la porte d’un casier s’ouvre et elle lève les yeux sur le chevalier des cendres. Il est là et il lui tend la main vers demain. Elle saisit sa main, la serre fort. A chaque fois elle ce geste fait se serrer son cœur car la sensation est plus vrai que nature. Il est là oui il est avec elle. Il la sauve. Il la sauve de l’éternelle enfermement dans le placard de l’oubli. Elle sourit ils courts tous les deux vers demain. Ils court dans les couloirs de Mount Massive. Plus ils avancent plus ils avancent plus le chemin est étroit et les cris strident. Plus ils avancent plus ça cris, plus ça pleure, plus le sang jaillit. Le sang coulent des murs et retentit alors une sirène d’alerte a la bombe. Tout s’écharpent et s’échappe, le papiers peint s’envole vers le ciel en une sorte de cendre étrange. Tout deviens métallique et infernal, mais il est là. Il lui tient la main alors elle n’a pas trop peur et retient ses larmes. D’ailleurs, elle a … elle a de nouveaux ses deux yeux pour pleurer et pour voir le chevalier des cendre la sauver de son propre enfer.
Finalement en courant ils arrivent devant un couloir où est peint cela: SC- 02. Ils tournent à droite, le chevalier à la chevelure immaculé devant. Une chose. Elle ne voit pas son visage. Jamais. Elle l’aperçoit seulement. C’est frustrant mais c’est la fuite. Puis des escaliers qui descendent qui descende. Jusqu’où ? Une porte rouge.

La porte s’ouvre. Ils sont engloutit et ils brûlent ils brûlent pour ne devenir que des fantômes. Le diable leur tend la main, elle ne veut pas la prendre mais finalement quand elle ose enfin le faire, ils remontent a la surface. Les murs sont pleins de sang il y a des tournesol dans un vase du hall de l’entrée. Elle n’a plus qu’un œil.  Elle sort, main dans la main avec le chevalier. Mais dehors tout est carrelé de blanc et il y a des portes. Des portes grises. Elle entend l’âme de Brodie, son chevalier, pleurer et gémir. Insupportable. Elle cherche alors, elle ouvre toute les pièces une à une. Puis on essaye de la retenir mais elle saisit un pistolet continue de chercher encore et là, la porte Numéro 696. Brodie… Il la regarde, elle lui sourit mais une injection dans le cou endort. Réveil. Insupportable. Allongée, attachée. Un homme en blanc tourne autour met des électrodes sur la tête de la borgne. Il dit : « 150 volt ». Tout s’accélère et ça se répète encore et encore jusqu’au réveil.

Elle se réveille vraiment ouvre les yeux sur le même plafond miteux qui lui sert de toit ou de prison. Un peu les deux. Et elle se lève doucement. La routine commence. L’infirmière est là, massive et inquisitrice et il faut avaler les petites pilules, avec elle rien est contrariant tout es différent et la vie se déroule en jaune apaisant et réconfortant. Au début, elle reniait elle ne les prenais pas mais à chaque fois elle se répétait dans sa tête:150. Oui. 150. C’est le risque si on n’obéit pas. On pourrais croire que c’est faux que ça n’existe que dans les années 80. Mais quoi de mieux que l’électricité pour remettre à zéro un cerveau cassé ?
L’électricité, c’est pas toujours la pire punition. Face a la dépression ça aide a refaire un bon démarrage a moins forte dose. Mais bon ce n’est pas elle qui choisi son traitement imaginaire. Malgré tout, elle reste jolie, fatiguée, épuisée même mais jolie. La peur est passé, l’abandon de tous avalé, plus de quoi pleurer. Son cœur est déjà inondé alors à quoi bon pleurer encore ? Personne ne peut la sauver non personne…
Mais c’est pas grave c’est comme ça. Au moins elle voit son bon chevalier des cendres toutes les nuits et parfois, elle arrive même à partir au-delà des murs pour se promener mais ça demande de la force. De la force que ses médicaments lui vole. Elle se garde de le dire que parfois astralement elle n’est plus ici, ça pourrait les rendre fous, et ils pourrait devenir méchants. Malgré tout ici elle est tranquille, elle se raccroche au peu qu’elle à et chaque mardi un jeune homme viens pour elle. Il ment souvent mais elle l’aime bien. Il vient la voir, il l’aide à tenir même si elle ne le dis pas. Sa compagnie est agréable comme un souffle d’air pure au cœur de l’incendie étouffant  qu’est devenue sa vie.  Il arrive, il est là au milieux des autres comme elle, et elle s’assoit aussi discrète qu’un papillon qui cherche la paix dans le brou-ah ambiant de la pièce. Ses cheveux ont poussés, ils sont longs et tressés en une longue natte desserrée pour garder son visage visible. Son bandage est propre et comme d’habitude son air est fragilement touchant et pitoyable. Mais elle sourit et il ment encore une fois en commençant la conversation. Ça la fait sourire car c’est gentil de mentir comme ça.

- Bonjour Matthews. Je vais bien j’ai à mangé, j’ai un toit sur la tête et je me souviens des 18 maux, euh mots de la poésie.

La différence subtile ne s’entend pas mais veut tout dire. Elle sourit et regarde la table en chuchotant.

- Noir. Casier. Main. Cris. Pleurs. Sang. Sirène. Cendre. SC-02. Droite. Escaliers. Rouge. Diable. Tournesol. Blanc. 696. Attachée. 150.

Elle est contente sourit et le regarde de nouveau.

- Et toi cher ami comment vas-tu ?

Elle est silencieuse et l’écoute mais dans son unique œil on voit bien que le disque qui tourne dans sa tête est infinie, silencieusement dans sa tête elle se répète les 18 maux.
Le Noir de la solitude. Le casier enfermant. La main tendus. Les cris tortueux. Les pleurs infâmes. Le sang sans discontinuer. La sirène qui chante la fin. Les cendres qui tombent. Le couloir SC-02 de Billie. A droite vers l’ascenseur. Les escaliers. La porte rouge qui mène au moteur morphogénétique. La vision de l’ange déguisé par son fantôme en diable.  Les tournesols de l’espoir dans le hall. Le Blanc des carreaux des bâtiments d’interrogatoires. La pièce 696 qui renferme Brodie qui se fait harcelé de questions. Les attaches de la punition pour avoir échappé a la vigilance. Les 150 volts qu’elle s’est pris dans le crâne pour être réceptive à la routine sans fin. Mais au moins elle se souvient.
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Feng

Huang

J'ai 36 ans et je vis au camp d’expérimentations  en Arizona... Dans la vie, je suis Ingénieur / chercheur en neurosciences et spécialiste du comportement humain. Et je m’en sort tranquillement. Sinon, à grâce ma chance je suis marié et je le vis plutôt bien si il en est de même pour mon aimé.


???[

Jaeyo / Wattpad
Toujours un papier a la main à y vivre avec lui on pourrait croire qu’il ne fait que faire croître toute la journée le puis sans fond de connaissance qu’il est. Feng est facile à vivre quand on a appris à le comprendre un peu et à l’apprivoiser. Quelques années déjà qu’ils sont mariés et qu’il vivent ensemble. Le social ça n’a jamais été son fort. Non jamais. Pas parce qu’il ne peux pas mais parce que les masques sociaux humains le dégoûte un peu. Enfin, pour lui maintenant que la social pression à finit par le marier, son but d’homme est de rendre heureuse celle avec qui il partage son lit, vit et travail. Lan Meï, elle est gentille, elle est brillante, elle est ambitieuse. Que des choses qui plaisent à notre Feng. Et son but d’être a part entière c’est de se réaliser en poussant l’excellence de son travail à son paroxysme. Alors quand Blaire appelle pour parler du voyage il ne peut que quitter ses éternels et adorés papiers pour écouter au travers du combiné.
C’était parfait, à eux deux ils pourrait se réaliser. Il pourrait voir sa chère et tendre se réaliser et avoir les yeux brillants de sûreté dans sa réussite ambitieuse.  Parfait. Tout cela était parfait. Cela leur permettrais selon Feng d’atteindre leurs objectifs communs et personnel de réussite avant de se consacrer à leur vie privé.  

-Ne vous en faites pas Monsieur Blaire. Tout est prêt. Nous sommes ravis de savoir que nous allons pouvoir nous réaliser pleinement a vos cotés.

Son accent est audible mais il parle bien l’anglais. Comme tout, il travaillait toujours d’arrache pieds jusqu’à la parfaite réussite parfaite de la chose qu’il désirait maîtriser. Et la langue la plus commune sur terre était essentiel pour réussir.Ainsi la discipline de Feng le menait à avoir de courte sessions de sommeil.

***

Le jour premier. Toujours un peu angoissant pour notre ingénieur en neuroscience. Celui-ci encore écroulé dans le lit qui était déjà en train de monter en température se faisait bientôt secouer par sa tendre. Ce n’était pas du tout son genre de ne pas être rigoureux sur son réveil matinal mais le stress qui l’avait saisi la veille l’avait pris en joue. Si bien que de toute une partie de la nuit il profita de ce temps pour se préparer a beaucoup d’éventualité qu’il avait listé et avec lesquels il avait pris le temps de se préparer a réagir et agir. La tactique. Il fallait toujours qu’il pense à tout qu’il ai une sorte de tactique même si il ne menait aucune guerre. Se réveillant un peu en sursaut il se patouille le visage avec ses mains et n’ose même pas regarder le réveil sur la table de nuit. Tout est assez aseptisé ici ça ne les change pas de leur pays. C’est bien. Ça lui plaît et il se sent assez bien. Se dépêchant un peu une fois debout avant toute chose il s’avança de toute sa hauteur derrière sa femme qui était occupée. Il ne savait pas à quoi et peu importait. Il déposa alors sur sa tête un baiser  doux. Ce n’est qu’après cela qu’il alla se préparer pour la laisser finir ce qu’elle avait a faire de son coté. Ils étaient en avance. C’était primordial selon Feng. Aux cotés de sa femme, peigné et bien apprêté ils arrivèrent prêt à travailler attendant que le grand chef ne leur explique un peu tout le matériel auquel ils avaient dorénavant accès. Blaire arriva putride et loquasse pour leur présenter un peu tout le matériel de base auquel ils avaient accès. Les yeux de Feng brillait déjà a l’idée d’expérimenter, de voir, d’améliorer tout cela. Il était aussi excité qu’un gamin a l’intérieur mais restait assez calme le visage ouvert et agréable face à leur chef pour toujours mieux lui plaire.


-Voilà voilà. Sur ce je vous laisse prendre connaissance des lieux et commencer vos expérimentations. Si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas à me le demander. Je ferais de mon mieux.

Sur un sourire il s'en alla maudire d'autres ciels.

**2017**

Cela faisait déjà deux années que le grand chef avait dit cela. Deux années. Mais à chaque fois que Feng faisait crisser le papier de son carnet de recherches il repensait dans toute son émotivité détachée à comment c'était passé ce premier jour. C'était loin. Mais ils avançaient. Ils avançaient avec Meï. Mais où ? Parfois il ne savait plus trop. Soupirant un peu alors qu'il finissait par regarder dans le vide la scène de fausse couche qu'il constatait à distance pour la ... il ne tenait même plus le compte juste a vrai dire. Enfin. Si. C'était bien noté dans son carnet de recherche mais le chiffre était devenu si gros que ne pas prendre conscience de ce que cela représentait était plus simple.

Tournant son regard vers Meï il la regardait un peu sans émotion faciale et pourtant il en ressentait tellement. L'observant travailler, il espérait que tout allait bien pour elle et il pensait. Il dû se forcer à reprendre ses observations matinales habituelles. Mais il fallait bien avouer que toutes ces fausses couches le travaillait un peu. Il ne le dirait jamais mais son visage était un peu plus crispé que d'ordinaire...
Le papier continue de crisser. C'est plus apaisant de l'entendre que ses pensées.
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Jo'
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Brodie Moore
J'ai 36 ans et je vis en prison, Colorado, USA. Dans la vie, je suis détenu et je survis. Sinon, grâce à mes névroses, je suis fou de mon ancienne supérieure et je le vis plutôt dans une souffrance extatique.

Fébrile, il fait trembler l'enveloppe rouge entre ses mains. Son coeur se retourne presque alors qu'il s'assoit d'abord sur le maigre lit de sa cellule qui crisse volontiers toutes ses années de service. Grands dieux ce que Brodie a pu penser à elle en quatre ans. Rien n'a eu raison de sa passion folle et au fil de toutes les entrevues avec les psychiatres il a tu religieusement cet amour transit. S'il n'en disait que 10%, peut-être l'aurait-on isolé du monde. Ou tué. Qu'on ne s'y trompe pas : Brodie veut mourir, c'est un cafard d'idée qui marche dans sa tête depuis Vanda et qui s'est engrossé avec les années de travail à l'asile. Mais il a l'orgueil de vouloir se tuer lui-même - si l'Etat le mets à mort, il le fera comme un homme. Mais l'infirmier ne se considère pas comme tel. Un animal. Pis que cela. Un monstre.

Malgré tout, il y a le rouge de cette enveloppe, du rouge comme une raie de soleil qui le frappe en plein coeur. Brodie prend toutes les précautions du monde pour desceller le papier sans en abimer le moindre recoin et à l'intérieur se niche un feuillet immaculé mais d'une grande qualité : épais comme du papier d'aquarelle néanmoins lisse au toucher. Il lui semble que c'est la peau de Scarlet qu'il frôle et hésite un moment, repentis. Puis il sort la sobre carte qui entonne les émotions de son ancienne supérieure. Elle pense à lui. Elle veut le revoir. Que cela signifie-t-il ?

Elle était pourtant enceinte !
Et il a vu son mari tabassé dans l'asile la serrer dans ses bras.
Est-il toujours là ? Ou alors est-elle enfin ... à lui ?

C'est une pensée dangereuse que Brodie ravale. Il la ravale d'ailleurs au sens propre puisqu'il sait à quel point il est monitoré dans cette prison : on sait que Scarlet lui a écrit mais, au bord de la paranoïa et comme il ne supporterait pas lui apporter de nouveaux ennuis, il ingère toute la correspondance pour la faire disparaître.

*

Brodie est docile mais les gardiens se méfient de son agitation - à vrai dire, il est terriblement angoissé de rencontrer à nouveau la Dr. Elkins. Si angoissé que ses dents artificielles lui semblent même barrer sa respiration. Les salles de visites de prisons de haute sécurité consistent en une grande pièce totalement barrée en son centre par un comptoir aux vitres blindées étirées jusqu'au plafond. Les détenus sont dans des boxes mains liées et la conversation se tient par un téléphone. Elle est aussi limitée en temps.

*

Madame Elkins. Elle est là. Il n'y a pas d'enfant avec elle. Comment ... ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi moi ? ... elle a pensé à moi. C'est ce qu'elle a écrit. Et si j'avais rêvé cette lettre ?! Le papier a disparu après tout, j'aurais pu inventer n'importe quoi. Je suis fou. C'est ce qu'ils disent. Moi je pense que je suis bien pire que cela. On m'assied sans peine : je coule sur la chaise trop petite et rigide pour mon dos élargi par le moteur. Mes yeux ne la quittent pas - j'étouffe. Elle si belle. Elle n'a pas changé. Et elle n'a pas sur moi le regard de la dernière nuit. Elle a sur moi le regard de ma supérieure.

Ma lèvre tremble. Les matons me tonnent de prendre le téléphone. La vie me quitte et je sens mes reins chauffer un malaise mais je tiens bon et c'est armé de mille précautions que je décroche le combiné du mur. Elle en fait de même. Je ne parviens pas à parler alors c'est elle qui commence.


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Matthews Herald
J'ai 28 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis sans emploi depuis le "licenciement technique" du Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, à cause de ma situation délicate, je suis célibataire.



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Comme toujours Paulina entonne sa litanie infernale devant les yeux incrédule, mais habitués depuis, de Matthews. Il lui sourit avec douceur en contemplant les dégâts qui déchirent encore son esprit, sans comprendre toutefois quelle histoire se déroule à travers les mots qu'elle lui répète chaque semaine. Il a du mal à lui parler de lui-même pour un carcan varié de raisons : qu'a-t-il le droit de dire ? Que lui reste-t-il à raconter, si ce n'est l'angoisse constante d'être arrêté, de voir sa famille mourir, sa difficulté à retrouver un emploi et son isolement coupable ? Paulina lui fait l'effet doux-amer d'être une compagnie, une raison pour laquelle se lever le matin et qui le fait sentir utile, mais tout à la fois un rappel des horreurs qu'il a vues et comprises. Elle est belle. Elle est douce. Il se culpabilise de ressentir quelque chose à son égard. "Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?" se répète-t-il alors qu'il l'écoute réciter. S'éprendre de quelqu'un qui n'a plus toute sa tête lui fait se questionner sur sa propre santé mentale et il s'interdit tout geste à son encontre car il se donnerait l'impression d'abuser de son égarement.

"Je vais bien, se contente-t-il de répondre. Ca me fait du bien de sortir un peu pour te voir."

Il ne sait rien de l'amour qu'elle porte à son infirmier, il serait probablement vexé de savoir à quel point elle l'adore ce Brodie, lui qui est si différent de Matthews.

"C'est dommage qu'on ne puisse pas se voir en dehors de cet endroit."

Il est timoré, la considère d'un regard fuyant avant de poursuivre davantage pour lui-même.

"Aller voir un film, manger une glace ... Tu dois t'ennuyer ici."

Il se trouve alors stupide. Elle est à mille lieues de ces considérations encore si fortement marquée par son expérience de l'asile, et lui que croit-il faire ? La charmer avec un cornet de sorbet et un paquet de pop-corn ? A bientôt trente n'a-t-il rien de mieux à lui proposer ? Comme si un peu de sucre pouvait suffire à chasser les horreurs qu'il avait constatées. Il avait déjà essayé de faire entrer des confiseries et de la lecture mais les soignants l'avaient débouté. Les patientes étaient restreintes aux soins et à la télévision de la salle commune, quant à Matthews, il se raccroche à ce qu'il peut pour donner sens à son existence.


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Lan Mei
Huang

J'ai 30 ans et je vis au camp d'expérimentation, dans le désert d'Arizona, USA. Dans la vie, je suis ingénieure en nanoparticules et biomécanique et je m'en sors très à l'aise. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

En couleur, dialogue en mandarin.

Lan Mei voit son époux s'affairer sur son carnet et consigner la dernière grossesse interrompue avec nerfs - elle sait que cela l'affecte plus qu'il n'aimerait l'avouer, et probablement plus qu'elle - la détresse humaine n'est pas son champs d'étude, elle s'occupe des corps, les corps augmentés, le transhumanisme ; elle leur ajoute ce qu'elle a de science pour en faire à peu près ce qu'on en veut. Alors que Feng est, en qualité de spécialiste du comportement humain, beaucoup concentré sur la communauté qui s'était bâtie au coeur du village-test, l'épouse quant à elle dirige ses efforts sur le groupuscule qui s'est détaché dudit village et s'est établi dans les mines environnantes. Le mercure présent dans les sols et les eaux a des effets considérables sur le corps de ces individus-là qui rentrent volontiers en concurrence avec les malformations induites par la thérapie d'onde délivrée depuis l'antenne et par salves. Ce qui intéresse particulièrement Lan Mei dans cette histoire est cette frénésie cellulaire qui défigure les sujets, certes leur provoque des tumeurs terribles, mais les rapproche de l'état des patients de l'asile sous Wernicke - où, rappelons-le, le Walrider avait pu naître, ce qui est la principale mission du couple. C'est aussi cette particularité qui pourrait être impliquée dans la régénération et la résistance des nanoparticules de la forme finale de la créature.

Une fausse couche, donc, comme il en arrive constamment depuis le départ de l'expérience. Ne jamais naître est en réalité le meilleur espoir d'un nourrisson dans cet endroit : les visions et accès de folie provoqués par la "thérapie" (qui n'en n'est réellement plus une) ont largement bouleversé les habitants du village qui se sont retranchés dans un fanatisme religieux sans bornes et ont expliqué leurs hallucinations par des interventions divines ou diaboliques. Chaque nourrisson non né d'une relation avec le Père Knox - qui est quelque chose comme leur maire, ou leur gourou - est littéralement dégusté par ce dernier. Il y a quelques semaines, une femme berçait sur leur écran de surveillance des cadavres d'enfants partiellement consommés. Mais beaucoup de grossesses font des fausses couches, ou sont des grossesses nerveuses, un symptômes caractéristiques de la thérapie d'ondes sur les femmes et que l'on constatait parfois à l'hôpital en raison d'un dérèglement hormonal plus que sévère.

Et cette observation est tout sauf anodine pour le couple car elle signifierait potentiellement qu'une femme ne peut pas devenir le Walrider, ou le peut moins, ce que les statistiques de l'hôpital tendent à démontrer également. Pourtant le couple a connaissance d'une femme qui a été enceinte dans l'asile, et qui en connaît plus qu'un rayon sur la méthode Wernicke. Constatant l'air contraint de son compagnon douloureux de voir à nouveau une femme mourir en couche, Lan Mei est traversée d'une idée. D'un air distrait, elle abandonne son ouvrage et s'adresse à lui.

"Encore une fausse couche ... A l'hôpital dans le Colorado ils avaient une aile réservée aux femmes, l'ancienne chef de service est désormais directrice de l'asile ... enfin, ils n'ont plus les mêmes activités, mais si quelqu'un peut nous conseiller c'est sans doute elle."

Lan Mei roule avec sa chaise de bureau vers celui de son conjoint.

"Nous devrions peut-être essayer de la contacter. Je ne sais pas si Monsieur Blaire nous laisserait le faire mais je pense qu'on pourrait le convaincre que c'est pour le bien de la mission."


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