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 Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka

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Sparka
Sparka
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INSCRIPTION : 12/05/2021
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UNIVERS FÉTICHE : le réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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1450643490-008.png
Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Quel est ce sentiment virulent qui vous prend, qui vous possède, qui vous accapare quand la fusion est trop forte? Comblée du plaisir qu'est Aleksander sur son corps, vacillant sous le désir de l'y enfoncer encore plus fort, Alicia ressent la peine immense de la prison qui les grignote peu à peu. Forcés à s'aimer dans des chaînes, leurs natures s'entrecroisent et se défient presque, comme si leur passion était à la fois soeur et ennemie. Elle souffre déjà de voir l'aboutissement arriver et serre les dents dans l'attente de la délivrance imminente. C'est un bonheur obscur que celui qu'il lui procure. Les mains implantées dans sa chair, elle prolonge leur acte sans comprendre pourquoi déjà son âme se fragmente. Tu n'es pas encore parti que je t'imagine loin. Tu n'as pas encore fini que je le crains. Et yeux dans les yeux, Aleksander murmure à nouveau son prénom. Le corps se contracte sous l'assaut de cette voix qu'il ne maîtrise plus ou pas. L'extase la pénètre malgré elle, lui ôte toute retenue tandis que ses membres se soulèvent dans un mouvement incontrôlé. "Aleks." Marque de possession, besoin de se rappeler qu'ils savent qui ils sont, elle ne peut que répondre à son prénom par le sien. Ses cuisses se desserrent et elle détend tous ses muscles pour ne pas le contraindre à rester plus longtemps s'il ne le souhaite pas. Pourtant, elle n'a qu'une envie, qu'il se couche à ses côtés et que ce moment ne prenne pas fin. Car c'est trop tôt pour se séparer, car elle l'avait contacté pour lui parler. Si la passion a fini par avoir raison de son besoin de discussion, ce dernier ne s'est pas envolé pour autant. Elle relâche son dos contre le matelas, comprenant qu'aucun autre amant n'a plus sa place dans ses draps. Aleksander vient de graver son nom en elle. Le flash violent du passé éclipse la réalité pendant un instant. Elle se revoit, ado de 15 ans, devant son miroir, scruter son cou à la recherche d'une trace hideuse ou de quelque chose de repoussant. Elle ressent le désespoir qui l'animait alors qu'elle sombrait dans l'envie de lui appartenir. C'était notre première fois. La certitude se dessine sans qu'elle ne puisse arguer contre. Et elle se tourne sur le côté pour regarder l'homme qui vient de s'écarter de son corps, de briser leur fusion charnelle. Elle a besoin de le lui dire, comme si cela était important. Du bout de ses ongles, elle caresse son épaule et murmure "J'étais qu'une enfant quand nos vies ont basculé. Je pensais que..." Vu la force avec laquelle elle était attirée par lui maintenant, elle croyait qu'ils avaient déjà consommé ces sentiments qui frappaient en chacun d'eux. "Je ne sais pas. J'ai cru qu'on avait déjà été aussi proches. Mais c'était la première fois Aleks." La première fois à bien des égards. C'était la première fois entre eux, le premier contact réel aussi entre elle et un homme. Tous les autres semblent désormais dépourvu de goût, de plaisir, de sensations quelles qu'elles soient. Mais ce plaisir sexuel est-il suffisant pour nourrir un mariage? Elle retire sa main, comme électrocutée par la peur que cette question suscite en elle. J'ai vu des flammes dans mes yeux. J'ai vu la lumière des cieux. Mais dans les tiens... Les ombres ne sont pas passagères chez Aleks. Elle en est de plus en plus consciente. Pour s'être perdue en lui, avec lui, elle a encore un peu rogné ce qui les sépare. Elle s'est encore un peu rapprochée de ce qu'elle sent qui vibre sous sa carapace enjôleuse.
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Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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C’est bien trop. Trop pour son esprit qui se débat avec l’assaut de son pouvoir lové tout contre son désir d’elle. C’est bien trop. Ce désir qui s’apparente presque à la hargne, tant la vouloir et la repousser forme un même ensemble, dans les mouvements de plus en plus saccadés. C’est la rejoindre, c’est la poursuivre, c’est rêver l’enfermer, c’est crever de lui échapper. C’est expirer sur sa peau des promesses d’éternité, pour les soudoyer une à une par la suite, et les faire mentir. C’est s’enchaîner à elle, et finir par ronger la chair, préférer l’amputation, une amputation supplémentaire, plutôt que cette sensation d’absolu. Qui le détient, qui le ravage, qui le tue. Les angoisses se réveillent, et dans l’écrin de ses iris sombres se révèlent. Il a peur de sa propre conception du monde, ainsi fiché dans son corps, à vouloir d’elle tout ce qui la constitue. De ses soupirs à cette lumière qui se délivre à lui par vagues contenues, de ses plaisirs à sa soif d’envol, il aimerait tout détenir, tout froisser, tout déchirer. Et j’ai peur de te perdre si jamais tu me comprenais. Si jamais tu voyais la pleine et entière profondeur de ces ténèbres implacables qui ne souhaitent qu’une chose, t’enserrer dans leur néant, te faire lueur perdue au milieu de l’abîme, pour que l’espoir y gise, à côté des autres cadavres. Toi et moi. Moi en toi, nous pourrions… nous pourrions régner sur la terre des mortels et la façonner à notre image. Pensée triviale, pensée brutale, qui fait écho au dernier baiser qu’il lui donne, comme pour sceller leurs destinées. Et elle exhale son prénom, et il la retient au bord du vide, pour la regarder tomber, tomber et tomber encore. Et tomber avec elle. Il s’est écroulé un instant sur son corps plus frêle et peine à se détacher d’elle, les tremblements encore inscrits dans ses muscles fourbus. L’euphorie le quitte aussi rapidement qu’elle est apparue, c’est saisir, un fragment de seconde seulement, l’ambroisie, la goûter, et la perdre aussitôt. S’être rêvé dieu et n’être plus qu’un homme. Il se détache de son corps avec l’envie de la fuir aussitôt, d’aller lécher ses plaies ouvertes sur sa fragilité. Aleksander n’est jamais fragile, n’est jamais manipulé par quiconque, ne se sent jamais attaché, obsédé, passionné. Il est un être de mesure, mesure cernée par la langueur de cette nuit qui vit éternellement en lui. Pourtant il reste là, à ses côtés, et recompose quelque peu la mise de ses habits. Il remet correctement en place son t-shirt qui avait fait les frais de son empressement à un moment donné, comme s’il avait froid, comme s’il avait peur, qu’elle le voit ou qu’elle le touche plus encore qu’elle ne le fit. Il lui glisse un regard comme pour s’assurer qu’elle va bien, et que sur la peau blanche, seules les veines bleutées peuvent se distinguer, et non pas le noir profond de son don empoisonné, de cette avidité inscrite jusque dans ses ombres. Il s’adosse au montant du lit, demeure, plongeant ses iris dans l’horizon de la chambre pour ne rien y distinguer, et il est un instant perdu, perdu par l’idée qui continue de tournoyer en lui depuis qu’il l’a touchée. Rien n’égalera jamais la sensation qu’il a trouvée entre ses bras, et il y reviendra, pour chercher plus encore, jusqu’à écarteler son corps et son esprit. Jusqu’à ôter sa vie. Il eût aimé une épouse qu’il aurait pu prendre sans ressentir la profondeur d’un sentiment qui l’éblouit et qui le perturbe. Il aurait aimé une neutralité mécanique, quelques minutes dans un corps froid, contre sa peau glacée, à chercher un plaisir facile, qui n’aurait eu aucun intérêt. Il aurait aimé ne pas recouvrer des images de ce passé que pourtant il continue de traquer. Il jette un oeil à ses mains, regarde ses paumes puis cherche ses gants qui ont dû valser sur la moquette. Mais il se désintéresse de sa quête futile au moment où le même trouble s’élève dans le timbre d’Alicia. Il la laisse caresser son épaule, au travers de la barrière de tissu qui le rassure un peu, et ne l’interrompt pas, ses yeux de nouveau aimantés sur son visage. La première fois ? Cela pourrait expliquer le vertige qui l’a saisi, cela pourrait peut-être le garder du pire. L’acmé était là, entre eux, comme celle que l’on arrache les toutes premières fois, et ça ne se réitèrera pas. Ce sera pâle, mécanique… normal. Il se berce de mensonges qui semblent révolter le garçon d’autrefois qui continue de souffrir de n’avoir pu se libérer du carcan de la puce. Je me suis souvenu de la sensation… de ce que c’était que de te toucher. Mais, rien d’autre. Je ne sais pas. Peut-être ? Et est-ce que ça change quelque chose au devoir qui continue de nous incomber ? La caresse s’interrompt avec une sorte de violence, et il continue de la regarder, de chercher la lueur de sa défiance dans ses iris plus claires. Alicia, est-ce que tu te rappelles d’autre chose ? Il n’ose pas l’influencer, ou bien dévoiler ce qui continue de le hanter. Cette peur de lui faire du mal, qui creuse son ventre, et fait pâlir son visage à chaque fois qu’il y songe. Douce ironie lorsqu’il se rappelle des mensonges qu’il lui offre, de sa duplicité. Dire qu’il a osé la désirer, et étancher son plaisir en elle, alors qu’elle n’a pas la moindre idée de qui il est réellement. Il se dégoûte, et cette seule pensée le révulse tant il n’est pas habitué à devoir justifier ses propres actes. Pourquoi serait-ce différent avec elle ? Sa main se recroqueville sur le drap, à défaut de saisir la sienne. Qu’est-ce que ça change au final, nous n’étions pas censés nous connaître de toute façon. Ca n’est qu’une première fois. C’est bien plus que ça, c’est une foutue révélation, et tu le sais. Tu le sais. Mais il s’en défend, il refuse de laisser entrer ainsi sa culpabilité plus profondément.



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Sparka
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Les notes de leur osmose s'estompent une à une. La réalité rattrape doucement, piano piano, jusqu'à ce que la bulle s'éclate quand leurs corps se défont. Le regard d'Aleks cherche ses gants qui gisent au sol et Alicia le devine qui cherche à remettre une barrière entre eux. Quel est donc ce pouvoir que tu as entre les mains? Quel est ce pouvoir que tu crains? S'il est si impatient de remettre une limite physique entre leurs épidermes, c'est soit qu'il ne se contrôle pas, soit qu'il est dangereux. Mais elle se souvient qu'il lui a proposé de l'aide pour réapprivoiser ses propres forces. La sorcière a donc tendance à pencher pour le danger. Son amant capitule et finit par réajuster son t-shirt, se contentant de cela comme habit de séparation. Mécaniquement, elle tire sur son propre vêtement trop large pour le faire redescendre sur les jambes qui avaient été dénudées. Perdue entre mille émotions contradictoires, Alicia voudrait le gifler, l'embrasser, pleurer et crier. Confuse, elle ne sait s'ils sont en train de se dire au revoir ou s'ils viennent à peine de se rencontrer. Le moment est horriblement déchirant pour celle qui habituellement est dans le contrôle. Alors, elle lui parle, lui explique ce qu'elle a vu. Aleksander est dubitatif. Mais ce qui la frappe surtout, c'est que la question ne semble pas l'intéresser. C'est comme si cela avait peu d'importance soudain qu'ils aient un passé commun. Ne veux-tu pas comprendre pourquoi entre toi et moi c'est si fort? Elle le scrute, cherche à voir ce qui se cache derrière cette froideur qui le réinvestit progressivement. "Non." Presque sèche, sa déception se fait entendre dans sa voix. Cette intonation laisse présager que même si elle se souvenait, elle ne dirait pas. Car il y a des bribes de vie, des fragments de conversation, qui parfois ressurgissent en elle. Des éclats de ce qu'ils étaient qui se plantent dans son coeur, la font souffrir et ensuite... disparaissent sans plus revenir. Elle voit ses yeux se fermer, encore et encore. Aleks en douleur et elle qui est terriblement désolée. Mais de quoi ? Elle ne parvient pas à s'en rappeler. Totalement détaché, le fiancé en revient à ses devoirs de chasseur et rappelle qu'au final, tout cela, ce n'est pas important. Il fait prévaloir leur mission sur tout ce qu'ils ressentent. Et le coeur d'Alicia gronde un Menteur. en son sein. Elle ne sait pourquoi elle le voit ainsi mais c'est une conviction. "Quel est ton pouvoir Aleks?" Il n'y a plus de temps pour jouer. Il va bientôt se lever et s'en aller. Si elle souhaite profiter de leur soudaine intimité, c'est maintenant qu'elle se doit de lui demander. Elle se relève un peu pour être à son niveau, tire sur son t-shirt pour cacher ce qu'il a précédemment dévoilé et recroqueville ses jambes sous elle. Son regard perce vers Aleks et elle penche sa tête pour l'empêcher de regarder ailleurs, l'empêcher de dévier de ses pupilles de prédateur. "Si tu veux m'aider à contrôler le mien, il faut que je sache avec quoi l'on joue toi et moi." Manipulatrice, elle offre un présage de complicité, elle propose d'accepter son aide afin d'en savoir plus sur lui. Mais est-ce uniquement pour obtenir la vérité? Une part d'elle, plus dévastatrice, a envie de se laisser succomber afin de prolonger leur fusion, afin de recommencer à être ce binôme de gamins sans limites... ce duo qu'ils étaient autrefois.
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J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

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Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Dans son corps si froid désormais, le plaisir n’est plus qu’un écho, presque désagréable. C’est comme s’il avait perdu quelque chose, en elle, perdu une part de lui-même. Qu’entre ses bras, elle avait su lui dérober jusqu’à son identité, et qu’il ne se retrouvait que fragmenté, perdu plus encore qu’auparavant de la croiser. C’est avoir fait une promesse et ne pas avoir pu la tenir, dans son corps à elle, dans son corps à lui aussi. Pourquoi ai-je l'impression que tu m'as volé une partie de qui je fus, Alicia ? Il connaît sa propre malédiction, il connaît le prix de sa fréquentation, Maeve a été la première à le payer, sans même qu’il ne s’en aperçoive. Désormais, quand les ténèbres deviennent avides au point de puiser dans le pouvoir de celle qu’il détient contre lui, il le ressent, gratter, sous la surface. Aucune de ses amantes jusqu’à Electra ne s’est posé la question cependant, c’était sans doute qu’il n’avait pas l’envie de prolonger le contact avec elles, ou parce qu’il ne souhaitait qu’échanger une certaine bestialité et aucune tendresse. Mais avec Alicia… Avec Alicia ça n’a pas été ainsi, il aurait voulu la serrer dans ses bras encore des heures, des jours, peut-être des années. Il en a l’envie, alors qu’il réaménage cette distance qui lui coûte bien plus que tous ses mensonges réunis, comme si devant elle, c’était pire qu’une injure. Cela lui fait mal, si mal qu’il ferme ses yeux un instant, pour recomposer l’idéal, le retrouver, l’excaver des limbes où il a cru bon de s’enfuir. La suprématie de sa caste apparaît être un fantasme aussi dégradant qu’illusoire, dans cette chambre où les lueurs ne semblent plus pouvoir s’accrocher réellement dans l’atmosphère. Les ténèbres ont fait leur office, une marque de son passage dans chaque molécule qui constitue l’air désormais, et même dans les murs de sa chambre. Comme s’il était une maladie qui cherchait à s’insinuer partout. Il frissonne quelque peu et sent son regard inquisiteur sur son profil sans avoir besoin de rouvrir les yeux. La réponse est sans équivoque, les confidences sont passées, elles ne furent que regards, alchimie, profanation, mais les mots comme toujours ressemblent entre eux à des armes. La question qu’elle lui pose alors n’a rien de surprenant, mais comme à l'accoutumée, il se fait un principe de ne pas lui faciliter la vie, alors il rouvre ses paupières et plonge dans ses iris contrariées. Pourquoi ? Je croyais que ça ne t’intéressait pas de contrôler ton pouvoir. Une sorte de condamnation dans son timbre, mais aussi de provocation notable. Il pince ses lèvres et continue de la regarder, intensément, dévoré par la curiosité malgré toutes ses précautions. Parce que le pouvoir entrevu à son contact est nouveau, jamais il n’a rencontré de sorcier qui était doté d'une intensité aussi dévastatrice, hormis lui. Et il ne l’a pas encore vu. Il n’a fait que le ressentir, comme la brûlure du soleil d’été sur sa peau trop blanche. Il demeure sur ses gardes, mais sans être dupe, on sent que l’offrande revêt suffisamment d’intérêt pour le pousser à parler un peu. Ce sont de nouvelles questions qui lui viennent à l’esprit. Si je te le dis, il faudra que tu m’expliques tout à ton tour. Es-tu vraiment prête à me donner cela ? Son sourcil se hausse, tandis qu’il se penche un peu vers elle, et qu’il semble dire En plus du reste… Il glisse une main dans la poche de son jean noir et finit par sortir son paquet de clopes, le lui tendant en premier pour demander implicitement si elle en veut une, puis il allume sa cigarette, coince le filtre entre ses lèvres et semble interroger les volutes de fumée un instant. Il compose ses songes, les réarrange, sait pertinemment qu’il ne peut guère lui parler réellement du pouvoir qu’il détient, car seul Morozova contrôle les ténèbres, et que les chasseurs l’ont étudié comme un animal en captivité lorsqu’il passa une année dans leur camp. Son visage est plus dur, tandis qu’il avance précautionneusement des mots qui font sens. Je suis Materialki, je contrôle les métaux et certaines ondes. Il a un léger sourire, comme s’il était gêné de la confidence, mais en réalité il l’est presque de dégringoler ainsi la hiérarchie des pouvoirs. Après tout, nécessité fait loi. C’est pratique pour la puce. Il tapote sa nuque, expliquant ainsi comment il a pu la lui enlever aussi facilement. Ses prunelles sont plus intenses sur elle et il ajoute doucement. Maintenant à ton tour : quand as-tu su, sais-tu quelle est ta capacité et surtout, l'as-tu déjà utilisée, Alicia ? Ou bien est-ce que ce sera une première fois ça aussi ? Il se moque ostensiblement comme pour renvoyer l'intime dans ses propres ombres, et cesser de s'y blesser, puis tend la main pour frôler le menton de la belle. Il reprend avec aisance et trouble les caractéristiques de son personnage hautain, et tire sur le filtre avec prégnance. Pourtant, tout son être aspire à la côtoyer, plus encore, et à apprendre d’elle tout ce qu’il pourra, et cela n’a rien à voir avec ses plans grandiloquents.



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Sparka
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Si on lui avait montré cette scène dans le passé, ce cliché de la jeune femme étendue sur son lit, quasiment dévêtue et d'un chasseur mauvais garçon raide et distant... elle aurait pleuré de rire. Car Alicia n'est pas de celles qui succombent aux apparences. Certes, Aleksander, ou Alec à l'époque, a un genre des plus virils et des plus séducteurs. Mais de là à lui retourner l'estomac et le coeur... Il lui faut plus qu'une belle gueule. Et surtout, jamais elle n'aurait imaginé autant s'écarter de sa cause, brisée par des souvenirs qui la lient à un autre ... sorcier? Le brun est impénétrable ceci dit. Et c'est ce qui la destabilise d'autant plus et la détruit un peu aussi. Car elle sent que ses carapaces pourraient se briser sous le joug de son regard d'acier. Et elle sent qu'il est dangereux de trop s'aventurer dans les bras d'Aleks. Il pourrait l'étreindre ou même l'étrangler. Et c'est ce qu'il fait déjà. A sa manière, avec son indifférence appuyée, avec ses traits fermés, avec ses questions désabusées. A qui essaies-tu de faire croire que tu ne veux plus m'aider à découvrir mes forces? Elle ne réagit pas, préférant continuer de tendre son appât plutôt que de le justifier. Et la proie mord à l'hameçon, tout doucement, cherchant à se préserver encore un peu. En vérité, Alicia comprend très facilement qu'il veut garder le contrôle de l'échiquier, de le contrôle de la partie qui les oppose. Chacun connaît ses futurs mouvements, chacun anticipe trois coups à la fois. Mais leur véritable problème c'est qu'ils n'arrivent pas à vraiment cerner quel sera le prochain mouvement de leur adversaire. Leur seule certitude étant que l'adversaire se trouve bel et bien, là, assis ou étendu, à leurs côtés sur le lit. Elle saisit le ton subversif de la question du chasseur et se retient à l'envie de le gifler. Crois-tu que l'emprise momentanée de mon corps te permette de croire que tu possèdes quoique ce soit, quelque droit sur moi? Mais elle se contente de lui répondre avec une froideur cynique. "C'est donc ainsi que tu fonctionnes? Tu ne donnes rien sans certitude de recevoir quelque chose en retour?" Elle l'agresse sans réticence, trop heureuse d'enfin pouvoir ressortir les griffes. Le dos d'Aleks en a déjà subi les conséquences. Mais il est temps pour elle de lui démonter qu'elle n'est pas un chaton sans défense et qu'elle peut enfoncer l'ongle jusque dans la jugulaire s'il le faut. Cependant, Aleks préfère s'étouffer avec des volutes de fumée pour l'instant. Il lui tend son paquet de cigarettes et elle se pince les lèvres pour ne pas le réprimander. Elle ne fume que rarement, quand elle est angoissée. Ce n'est pas le cas en ce moment. La seule angoisse qui la traverse, c'est que l'odeur de tabac n'attire sa mère dans sa chambre pour découvrir le ... materialki qui s'y trouve. Elle sourit à l'idée qu'elle héberge un dissident. Un homme qui, si elle l'avait rencontré autrement, serait probablement déjà écrasé sous le crampon de sa botte.

Il justifie ainsi la puce mais elle se moque de ce détail. Alicia veut en savoir plus. Sauf que le sorcier est déterminé à obtenir un paiement pour ce qu'il vient de délivrer. Elle lève les yeux au ciel dans un geste d'insubordination et se redresse partiellement pour venir l'enfourcher. Bien qu'il l'exaspère, elle ne peut s'empêcher de réduire la distance entre eux. Elle ressent le besoin de le regarder droit dans les yeux. Le regard rivé sur cette cigarette qui se consume entre ses lèvres, elle dépose son doigt sur le dessous du filtre et le fait griller en une seconde, complètement. Elle retire sa main vivement, afin d'interrompre sa force avant qu'elle ne vienne toaster le cerveau d'Aleks. Mais elle sent qu'elle ne l'a pas complètement épargné car une infime décharge électrique l'a secoué. Elle sourit, vicieuse, "On ne fume pas dans ma chambre. Et on ne se moque pas tel un fumier." Ses yeux jettent des flammes. Elle dissipe la cendre sur le sol avant de ramener sa main sur le torse couvert de son fiancé. "Je ne sais pas ce que je suis non. Je m'en moque un peu. Ce pouvoir, ce n'est pas une fierté. C'est une carte dans ma main que je n'utilise qu'en dernier ressort. Mon but n'est pas de me l'approprier mais de le contrôler afin de pouvoir contrôler ceux qui, comme toi ou moi, en ont aussi et les utilise à mauvais escient." Et pour elle, tous les sorciers utilisent leurs pouvoirs à mauvais escient, sans exception. Aleks est donc une menace qu'elle ne peut s'empêcher de considérer. Elle remet ses cheveux derrière son épaule d'un revers de main inattentif avant de placer ses deux paumes sur les hanches de son futur mari. "Pourquoi mon pouvoir t'intéresse-t-il autant? Et ... elle soulève une paume, laisse grésiller la lumière sous son épiderme, produisant un son léger sans que la coloration translucide ne lui échappe, juste la musique menaçante de l'électricité... "... et pourquoi ne pas m'avoir encore dénoncée au Conseil?" La question est légitime et ridicule. Tous deux pourraient se court-circuiter. Tous deux pourraient se dénoncer. Mais ils risqueraient de se compromettre. Alors, leur seule réelle solution serait de d'abord se neutraliser avant de se vendre aux supérieurs de leur hiérarchie.
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Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Lui parler, lui verser des mensonges à l’oreille et les regarder l’empoisonner, une vision détestable que pourtant il continue de boire, jusqu’à la lie, jusqu’à défaillir de seulement oser. Tant de contradictions s’entrechoquent dans son souffle, tant de déplaisir de reprendre là où le jeu s’est arrêté entre eux, alors que la passion s’échappait dans le creux de ses paumes et sous la douceur de ses doigts. Les images de ce soir le hantent déjà, et il sait qu’il les traînera longtemps, dans le caveau de ses nuits dissolues. L’apogée d’une fusion, déjà échue, déjà déchue. Les défenses s’élèvent sans qu’il n’ait besoin de forcer leurs mécaniques, aussitôt qu’il s’est consumé, la vulnérabilité rencontre la chair blessée, et s’y claquemure. Une froideur dans le regard, quand les mots sont encore sulfureux. Il goûte la déchéance mais aussi l’agacement sur son beau visage, il en connaît chaque trait, comme s’il les avait peints à l’avance. Tableau inachevé de ses exactions. Les traits ne sont pas encore acérés, il faut aller plus loin dans l’oeuvre pour qu’elle touche la perfection. Au milieu des calculs innombrables se noie déjà la candeur arrachée à sa peau, et alors que son coeur tremble de seulement imaginer la perdre dans ses océans de noirceur, il referme ses doigts et ses phalanges blanchissent sous l’inflexion de la douleur. Douleur résiduelle, douleur pour le moment virtuelle et pourtant si tangible. Interdire les ténèbres, ne plus être lui-même devant elle, estropier sa psychée comme le fut sa mémoire, ce sont des sacrifices nécessaires, pas moins douloureux pour autant. Et je te regarde, et je crois te savoir quand déjà tu m’échappes, comme sur ce toit, alors que l’amplification léchait avidement ton pouvoir et que tu l’as rentré en toi, comme pour te dissimuler à mon avidité. Et je te regarde, et tu redeviens l’autre, l’adversaire, celle que je cherche à contrôler, celle que je cherche à combler, dichotomie de mes affects emportés par nos souffles brûlants. La question ne le fait ni frémir ni rougir, et il répond avec une froideur aussi abyssale que la sienne. C’est une règle élémentaire de survie. Et tu le saurais si tu avais vécu en captivité. Mais tu es captive, captive de ta cage dorée, et si tu me laissais opérer, je saurais t’en délivrer tu sais. Je saurais te faire goûter à cette vraie liberté. Dans son regard passe l’émoi, l’envie, le trouble, qui se dissipent bientôt, comme s’ils n’avaient jamais existé. La froideur reparaît, impériale, entière, brutale même, au moment où elle se permet de le dominer ainsi. Il la laisse faire et il lui faut des trésors de patience pour ne pas aussitôt porter ses mains nues à sa taille, l’entraver d’un geste aussi possessif que trivial. Sa démonstration est sans équivoque, la cigarette se consume, abandonnant en écho la morsure de la lumière qu’Alicia détient sur ses lèvres, et il sourit, félin, recouvrant ses airs prédateurs. Comme si cette douleur avait été quelque chose de délectable sur l’instant. Soit. Une ponctuation amusée, une concession aussi, bien que minime elle n’en demeure pas moins notable. Toutefois, l’ombre tombe sur son front alors qu’elle évoque son don avec le dégoût qu’ont ces chasseurs qui ne savent pas de quoi ils parlent. L’écho de son timbre vibre de mépris alors qu’il répète. Ceux qui les utilisent à mauvais escient. Ni toi, ni moi, je présume tant notre tâche est noble. Son ricanement est mordant, et sans savoir se retenir plus encore, sa main s’ancre dans le creux de sa taille, et il crève du contact de sa peau alors que le t-shirt sépare leurs épidermes. C’est alors qu’elle change légèrement de posture, et que dans sa paume fleurit la lumière, couleur stellaire, qui ne ressemble en rien à ce qu’il a déjà vu entre les mains de ses hérétiques, rien qui n’ait cette harmonie là. L’on croirait le pendant de ses ténèbres à lui. Il est fasciné, le regard ancré sur la magie qui filtre à travers sa paume, secrète, encore nichée dans le secret de sa peau. Ses doigts s’ancrent un peu plus dans sa taille et il ne répond pas, hormis par un soupir un peu moqueur dans un premier temps. Il ne peut que songer à la prophétie, cette foutue prophétie. L’invocatrice de lumière, c’est ainsi qu’on l’appelle et c’est peut-être elle. C’est peut-être elle. Son regard a changé, et sa voix se fait caressante, alors qu’il relève les yeux vers elle. Parce que ça ne me servirait à rien que de te perdre comme ça, Alicia. Son prénom cette fois-ci est plus appuyé, c’est comme une compromission et de son autre main, il saisit son poignet au vol, et lui inflige la morsure de l’amplification. L’appel, retenu, ténu à cause de la puce, mais l’appel quand même, pour que la lumière transperce un peu sa peau, de manière fugace. Un pouvoir qu'il n'a pas mentionné et qui les connecte indubitablement. Peut-être n'est-ce que cela, que son désir pour elle, c'est son pouvoir qui appelle le sien sans discontinuer. Si seulement… Tu parlais de première fois mais tu ne comprends pas… Oh non, tu méprises ce que tu ne connais pas. Il relâche aussitôt son poignet avant de s'y brûler mais en profite pour se redresser et aller se pencher jusqu'à son oreille pour lui murmurer. Si tu veux savoir ce que ça fait il faudra enlever ta puce la prochaine fois. Il embrasse la peau juste sous son oreille, rapidement et reprend sa place initiale, faussement stoïque, l'air parfaitement en contrôle justement. Un sourire en coin la nargue, parce qu'ils jouent, se combattent, le prédateur poursuit sa proie. Mais quel est-il, de lui ou d'elle ? Je parle de ton entraînement bien entendu.


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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Alors que nos âmes se sont reconnues, se sont touchées pour nous rappeler que nous sommes deux fragments d'une même pièce, d'un même tableau... nos égos se déchirent et ravivent les feux d'une guerre qui n'aurait jamais dû être la nôtre. Alors que mon sang pulse dans chacune de mes veines, m'implorant de l'unir à celles qui lui vouent tant de haine, je ne suis que soupir. Soupirs d'une triste reine, celle qui pressent déjà notre sombre avenir. Alicia a déjà déchanté. Leurs ébats étaient bien trop puissants, bien trop intenses pour que cela laisse présager un futur serein entre eux. Elle subit le revers de médaille des émotions qui l'ont totalement torturées pendant qu'il était en elle, sur elle, avec elle. C'était une fusion presque parfaite. Il manquait une seule chose et rien que d'y penser, elle en frémit. Il est évident qu'il y avait une barrière à l'explosion totale de leurs êtres. Une barrière qu'ils ont appris à connaître et à apprivoiser. Cette barrière c'est celle qu'ils ont volontairement implantée dans leurs nuques et qu'aujourd'hui, ils s'amusent à défaire discrètement et à remettre violemment. Mais si elle lui a ôté sa puce l'autre jour sans rien demander en retour, si elle lui a juste délivré un secret, lui est plus stratège. Il confirme qu'il ne donnera rien sans rien et qu'il trouve cela normal. Alicia voit ses pires cauchemars prendre forme sous ses yeux. Pourtant, il est trop tôt pour être déçue par quelqu'un qu'elle connaît si peu au final. Leur chaos s'abat cependant de plus en plus. Et derrière le sourire amusé de son partenaire, elle devine des ombres qui le guident, des ombres amères. Leur passé a été effacé mais comment chacun a-t-il rebondi après cette perte? Elle ne peut le savoir. Elle pourrait demander mais il est évident que l'homme ne parlera pas si vite, pas ainsi. Leur moment de partage a été une erreur commise par les deux parties, ils en sont conscients. Ils ont cédé du terrain trop facilement, ils se sont laissés submerger par un désir qu'ils ne connaissaient pas avant. "Je présume." Bien qu'il se moque d'elle et qu'elle sente l'irritation qui est prégnante dans sa voix, elle ne parvient pas à confirmer ses dires avec plus de conviction que ça. Car elle n'est plus certaine de rien en ce moment. La seule certitude qu'elle a réside dans ce contact brûlant entre ces mains qui la touchent et son épiderme qui se révolte d'être tenu caché sous le tissu. Comme un morceau maudit qui est appelé par son maître, comme un aimant qui crève de se rapprocher de son pôle adjacent. Cela la déboussole d'être encore à ce point soumise au désir d'Aleks alors qu'ils viennent de trouver l'extase réciproque quelques minutes plus tôt à peine. Elle se détend légèrement à l'entente de son prénom. C'est comme si chaque fois qu'il le prononçait, il était lui-même sédaté de ses démons. Comme s'ils se retrouvaient à nouveau. Elle sourit malgré elle, séduite par l'effet que cela lui fait. Mais alors qu'elle s'était détendue, tout son corps de crispe sous l'assaut. Mordue dans sa chair par la main intransigeante d'Aleks, elle le voit faire un tour dont elle ne saisit pas l'ampleur. Le tourbillon qu'il provoque en elle est cruel et elle se sent presque défaillir. Est-ce là ta punition pour avoir fait griller tes neurones une seconde de trop? Mais elle lit dans son regard noir qu'il ne s'agit pas de ça. Il la provoque et la scrute à la fois. Il cherche en prétendant qu'il lui montre des nouveautés, qu'il lui enseigne comment se préserver. Il relâche son poignet au moment où elle cherche à l'extirper de sa poigne indésirée. Mais Aleks se rapproche d'elle avec cet air qui combine menace et séduction. Elle sent ses lèvres qui caressent son cou, juste sous son lobe et elle frémit sans savoir si c'est la promesse ou le contact qui tendent son corps. "Et toi tu méprises ce que tu connais, ou ce que tu crois connaître." Ses yeux jettent des étincelles. Elle le regarde retourner s'adosser à son mur sans ciller. Il est parfaitement maître de lui-même. Trop. "Je ne désire plus enlever ma puce. Je l'ai fait pour te montrer que c'était possible parce que j'aime jouer. Mais ce n'est pas une chose à faire quand on veut servir comme il faut." Elle parle comme un bon petit soldat. Et en faisant, elle se détache de lui, se relève et s'en va dans la salle de bains pour se rafraîchir tandis qu'elle l'entend préciser qu'il parlait de son entraînement. Depuis son endroit de refuge temporaire, elle lui dit avec détachement "En vérité, je ne sais pas si j'ai besoin de toi." Alicia enfile un dessous directement caché par l'amplitude de son t-shirt et revient dans l'encadrement de la porte pour s'y coller à moitié et jeter un oeil vers Aleks. "Je connais déjà quelqu'un qui est doué avec ça. Je préfère continuer à apprendre avec quelqu'un qui sait ce qu'il fait." Déterminée à jouer avec le feu, elle esquisse un petit sourire mal à l'aise totalement faux mais qui semble réel. "Pour être tout à fait honnête, tu m'as fait mal tout à l'heure." Et elle sait. Elle sait à ce moment-là qu'elle n'a pas confiance en lui. Si elle vient d'endosser un masque, si elle vient de prétendre qu'elle pense qu'il n'a pas fait exprès de lui montrer cette pulsion chimique entre eux... c'est qu'elle se méfie de ses intentions. Mais pourquoi? Elle ne sait pas répondre à cette dernière interrogation. Mais elle sait que si elle veut voir son vrai visage, elle devra le pousser à bout. Car il ne donnera rien sans rien, il le lui a déjà dit.
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Il se sent seul, Aleksander, il se sent seul. Elle est encore contre lui mais il se sent déjà loin d’elle, loin de cette connexion qui hurlait quelques minutes plus tôt, qui hurlait son éternité dans sa tête. Et aucun geste ne trace cette douceur consommée dans sa chair, il n’est plus que brutalité, vice, et colère, qui sourdent avec langueur dans chaque veine, qui courent sur chaque nerf. Colère de n’avoir pas su la compléter, de n’avoir pas su la consumer tout à fait. Colère, qui se grave sur sa peau froide et lui donne de ces allures qui sclérosent son alter-égo. Aleks n’est plus là, c’est bien Morozova qui la toise, qui la tance, qui la repousse aussi pour n’être pas à la hauteur de sa tyrannie. Pour l’être bien trop sans doute pour qu’il ne s’en méfie pas. Et pour Alicia c’est bien pareil, la suavité de l’instant est mort, la profondeur de leur échange se morcèle sur le fil de la lame de leurs échanges qui érode la tendresse pour ne les rendre qu’à leur essence. Implacable, et contraire. Maquiller ce personnage qui fait de lui son indéniable ennemi est de plus en plus compliqué, les ténèbres n’ont pu éteindre leur pugnacité dans la chair offerte, il leur faut donc frapper désormais autrement, insérées dans chaque mot qui quittent sa bouche. Il attend qu’elle lui survende sa contrition envers les chasseurs, qu’elle s’érige en modèle et il exulte intérieurement de la voir peiner à le faire. C’est comme s’il l’avait déjà un peu teintée de noirceurs, pour qu’elle se retrouve exsangue de ses convictions. La dernière caresse dessine son prénom, bientôt brisée par le geste impulsif qu’il dessine sur son poignet, sentant l’appel pulser dans leurs veines qui se répondent avec précipitation. C’est exaltant tant c’est brutal et son visage se transfigure sous l’intensité de ce qu’il vole en marquant sa peau de son pouvoir glacé. Et alors qu’elle cherche à lui échapper, il a la cruauté de resserrer son emprise et d’abandonner une dernière impulsion sur sa peau, qui secoue tout son être. C’est lui arracher ce qu’elle lui a pris, chaque once de sensualité qui s’éteignent dans la violence. Sa violence, intrinsèque, ancrée dans l’être qui lui fait face. Il n’ajoute rien à la morsure qu’elle lui rend, rien de plus que ce regard profond qui continue de la sonder, après avoir captivé un bref instant le don qu’elle renferme. Et dont elle a honte, il en est persuadé. Les phrases qui le poursuivent ensuite attisent son appétit pour le conflit et il la singe, sa voix sentencieuse. Quand on veut servir comme il faut. Voyez-vous cela, petite fille modèle qui se rappelle soudainement à ses devoirs… Il la retient à peine lorsqu’elle se lève, sa paume sur la ligne de son corps comme pour la perturber plus encore, et il la regarde s’évader, en se redressant un peu. Puis il se met debout, patiemment, ramassant ses gants de cuir noir qu’il enfile avec distinction, puis son blouson qu’il avait abandonné négligemment sur le fauteuil en entrant. Sa voix lui parvient, et c’est la morsure d’un fouet, la blessure du rejet qui parcourt tous ses nerfs. Il sent la rage le manipuler et chercher à graver son très vilain faciès sur son visage qui demeure placide et froid. Ton orgueil, c’est ton orgueil qui aura un jour raison de toi, Aleksander Morozova. Apprends à le mater ou il fera de toi son pantin frivole. Il se souvient des enseignements de la vieille chouette et avance à pas de loup jusqu’à une distance respectable d’où elle se tient, ravalant cette fierté avec amertume, et seul ses yeux étincellent un instant lorsqu’elle l’accuse ouvertement. Sa voix est plus basse, et effrontée. Je sais parfaitement ce que je fais, Alicia. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, et chaque seconde, je sais ce que je fais, je sais ce que je viens chercher, et je sais parfaitement ce que j’arracherai à ton monde encore ensanglanté par mes attentats. Il la toise un instant, la regarde même de la tête aux pieds, comme s’il sous-entendait par là qu’il était venu chercher son corps et qu’il l’avait eu sans longtemps argumenter avec elle. Tu mens. Il inspire, dessinant un pas de plus pour se porter à sa hauteur, et il caresse sa joue du revers de la main, très délicatement. Si j’avais voulu te faire mal, ma jolie, je t’assure que tu l’aurais su. La vérité, moya koroleva, c’est que jamais je ne pourrais te blesser, jamais je n’en aurais le courage consciemment. Et cela me dévore, me pousse à détester jusqu’à ton image même. Il saisit doucement son menton et l'oblige à le regarder, en ajoutant : J’imagine que finalement me voilà congédié. Un écho tragique à cette phrase sensuelle qu’il lui glissa à l’oreille, lorsqu’ils étaient encore enlacés. Cela lui semble déjà une éternité. La lame se déguise dans son sourire et frappe : Si tu changes d'avis et que tu souhaites enfin arrêter d'être un petit soldat aveugle, appelle-moi. Je me ferai un plaisir de te rejoindre comme ce soir.


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J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Lorsque les bombes pleuvent sur le camp ennemi, il est meilleur d'être loin, très loin, pour échapper aux missiles que l'on est le premier à envoyer. Mais quand les canons sont directement dirigés sur nous, là, il n'y a plus aucune échappatoire possible. Il faut se soumettre à l'idée que les feux vont nous écorcher, nous brûler vifs, nous abattre ou, tout au moins, nous changer. C'est ce qui leur arrive en ce moment. Ils sont deux idiots qui ont perdu de vue leurs objectifs, qui ont oublié qu'ils venaient du même coin et qui tirent les yeux fermés. Ils tirent sans même viser, c'est instinctif, ils savent comment toucher la cible. Aleksander ne prend pas de gants pour titiller l'égo de la jeune femme. Il ne se détourne pas de cette ironie qui retrousse ses lèvres quand il dessine dans l'air avec ses mots pour graver le tableau de sa propre déception. Les pupilles de la "petite fille modèle" se dilatent et l'agacement félin qu'on y lit est sans équivoque. Prise d'un accès de colère, elle pourrait lui répondre verbalement mais intérieurement, elle bouillonne de laisser la lumière l'aveugler en guise de punition. Au lieu de cela, elle pince ses lèvres et répond de mauvais poil. "La petite fille modèle préfère ne pas répondre aux impertinents." Elle joue son jeu. Mais ils savent tous deux que ce n'est pas une capitulation. Alicia n'est pas du genre à se rendre et encore moins quand celui qui attaque est aussi... perturbant. Bien qu'elle le haïsse en ce moment même, elle ne peut s'empêcher d'être attirée par cette flamme obscure qui brille dans chaque pore de son adversaire. Cependant, il n'y a plus rien pour la contaminer quand elle ressent qu'il cherche à la dominer. Impunément, il se sert de sa force pour la contraindre à ressentir. Et la jument sauvage se débat pour ne pas le laisser faire, craignant presque de découvrir ce qu'elle devine déjà à moitié. Et si en vérité, je ne souhaitais pas t'acculer? Et si je savais déjà mais que j'avais préféré oublier. L'oubli. Ce mot qui résume des années de sa vie. Elle se détache du grand méchant loup et s'en éloigne à pas feutré, feignant d'être juste en train de se débarbouiller. La jeune femme feint la nonchalance à la perfection. La jeune femme a appris que la comédie était essentielle si l'on voulait survivre dans son métier. Mais elle n'est pas la seule à maîtriser cet art pervers qu'est le théâtre et le jeu de scène. Son fiancé se lève, rhabille ses phalanges de ce tissu froid qui les éloigne toujours plus et lâche qu'il sait ce qu'il fait. "Je ne cherchais pas à te vexer." Elle minaude innocemment comme une gamine qui regrette d'avoir blessé la fierté de son petit ami. Pourtant, c'était exactement ce qu'elle voulait. Le provoquer est une arme qui fonctionne. Elle jubile mais se retient de le montrer. Ce qu'elle ressent est certes plaisant mais elle sait que la victoire est loin, très loin d'être actée. Et si tu avais voulu me faire mal, je suis sûre que tu l'aurais pu. Mais alors que veux-tu? Elle ne répond pas, jouant la gamine sotte qui est toujours mal à l'aise, qui le regarde sans comprendre ce qui se joue entre eux. Et il feint d'être vexé. Cependant Alicia est trop impulsive pour ne pas réagir, pour ne pas contre-attaquer. "Parce que tu espérais rester pour me câliner?" Son sourire s'arcboute avec malice. Elle se trahit sans plus s'en soucier. Son coeur frémit sous le contact froid du cuir qu'il lui impose à nouveau. Ses yeux baissent sur elle et Alicia se sent dépérir tandis que leur échange arrive à sa fin. Vas-y, contredis-moi, reste, prends sur toi. Reste. Reste. Mais elle ne demande rien. Elle serre sa mâchoire quand il l'insulte et quand il rappelle le plaisir passé, qu'il le dénature pour le comparer à ses desseins sinueux, elle croise les bras sur sa poitrine. "Tu rappliquerais comme un bon petit soldat pour moi?" Implacable, elle jette son acide au visage de celui qui ne se gêne plus pour la mépriser. "C'est gentil mais j'ai déjà pas mal de petits soldats. Mais qui sait, si je m'ennuie à nouveau..." Elle laisse sa phrase en suspension et lui tourne le dos, retournant à la salle de bains. Son corps flanche complètement. Elle a envie de le gifler et en même temps de s'accrocher à lui pour qu'il ressente sa colère passer au travers de leurs corps. Pars, pars donc avant de ne déchaîner ce pouvoir que je ne veux plus te laisser voir.
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Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Ils sont à couteaux tirés depuis que leurs corps embrassés rejoignent des songes qui passent bientôt pour des mirages. L’a-t-il seulement aimée, lui a-t-il véritablement juré cette fidélité virulente au creux de ses prunelles sombres ? Lui a-t-il murmuré ce surnom qui lui semble arraché à un autre âge, une langue oubliée qui pourtant fait sens dans sa tête, et glisse dans sa mémoire avec pugnacité, comme pour se raccrocher au garçon qu’il a été. La palissade blanche de la maison en été, et son corps frêle, qu’il avait adulé, sans oser le profaner, alors que le murmure du soleil envahissait la chambre. Puis tout avait basculé, tout avait changé, l’atmosphère dorée plongée dans les affres d’une nuit d’encre. Ses souvenirs se déchirent, les mots oubliés se dissolvent, il l’entrevoit un instant dans le murmure de cette fin d’été, langage d’un autre temps qui s’appose sur son épiderme qui se hérisse légèrement. Puis le souvenir s’enfuit, et elle aussi, au loin, alors que les mots les blessent, les repoussent, les irritent. Il prend son temps pour se porter sur ses traces, toutefois, il a la guerre qui tambourine dans son coeur, celle qui fit que ses ennemis tombèrent tour à tour, jusqu’à ce que la trahison tisse son linceul. Ils jouent, ils surjouent même, le détachement ou l’indifférence, mais l’un et l’autre n’y croient pas vraiment, il suffit de surprendre certains de leurs regards ou bien ces fêlures qui apparaissent tour à tour sur leurs visages dès lors qu’ils ne se voient plus. Ne t’en fais pas, ça n’est pas à ta portée. Mais elle l’a en effet vexé, et il se tance intérieurement d’ainsi marcher, alors qu’il ne s’agit que d’une gamine capricieuse qui cherche à l’intéresser. Malgré tous les subterfuges qu’elle emploie, il n’est pas dupe, et il annonce son départ presque comme un ultimatum. Rien en lui n’aspire pourtant à partir, à reculer, à retourner dans les bras de la nuit pour se rappeler la saveur sirupeuse de la solitude. Il se détourne déjà, mais elle réplique, le retient de ses mots, de ses griffes fictives qu’elle plante en lui, si profondément. La lueur est mauvaise cette fois, et la morsure est pour lui, animale. Disons que si tu avais été plus affable, j’aurais pu faire un effort pour remettre ça. La goujaterie dénote par rapport à cette perfection qu’il affiche toujours, trahit de lui la vipère qui se tapit dans les ombres. Il devrait tourner les talons, il devrait éviter de la toucher encore, mais il le fait, il caresse, cajole faussement. Pour mieux partir, il abandonne la tendresse sur sa peau, cette tendresse qui l’obsède et l’empoisonne. Qui est-elle si ce n’est qu’un souvenir froissé ? L’éclat d’une première fois qu’il lui fallait réaliser ? Tout son corps aspirait seulement à avoir ce qu’on ne lui avait pas dénié jusqu’alors. Mais ça ne ressemble pas à la vérité, le moment qu’ils ont vécu ne ressemble en rien à celui qu’il réarrange dans son esprit contrarié. Sa dernière pique est cependant si virulente qu’elle l’atteint réellement, et alors qu’elle s’efface, il n’écoute en rien les alarmes qui résonnent dans sa tête, saisit durement son bras pour l’empêcher de partir. Il la retient, l’oblige à lui faire face de nouveau et éructe, la voix presque sourde : Si tu t’ennuies ? Son autre main attrape sa nuque et ses lèvres rejoignent les siennes, dans un soupir presque incrédule, dû à cette envie à laquelle il cède avec déraison. Le baiser n’a rien de doux, il n’a rien de pur ou de modeste, il est brutal, aussi brutal que les mots le furent, aussi malvenu que cet acharnement quand il lui apparaît toutefois nécessaire. Il goûte la colère d’Alicia sur sa langue, ployant sa nuque pour qu’elle abdique et qu’elle ne le repousse pas, lui donne en retour cette détresse qui le parcourt. La collision est trop brève, bien trop intense aussi, vu l’état de ses pensées qui s’entredéchirent et il ajoute, tout en continuant à contraindre sa nuque : Désormais, les autres et leur prévenance ne sont plus à l’ordre du jour non plus, miss Lockwood. Son sifflement est vindicatif, et l’écho de leur parjure est entier. Il se contraint à la relâcher et réarrange sa veste, avant de se passer une main dans les cheveux. Il a un dernier regard pour elle, au moment où il passe souplement par la fenêtre restée entrouverte, retournant au néant qui semble l’avoir engendré.


~ i'm just a man of no consequence...
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