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 Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka

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Sparka
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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On entend le tintement des sabres croisés. Chacun y va de son plus beau coup, chacun y va avec force. Pourtant, quelque chose les retient encore. Ils pourraient s'écraser l'un l'autre, ils ont l'habitude de mettre à terre leurs adversaires. Mais il y a ce sentiment nauséabond dans leurs auras, dans leurs envies, ce sentiment qu'ils pourraient peut-être regretter de trop se blesser. Alors, à pas de loup, ils jettent leurs fléchettes sur la cible, l'atteignent mais n'enfoncent pas complètement la pointe, se laissant un peu de marge pour plus tard. Aleks prétend qu'elle n'a pas la capacité de le vexer. Et pourtant, elle sent qu'il l'est déjà. Les traits fermés, le regard fusil, tout transpire la colère en lui. Une de ces colères qui vous entraîne dans un abysse sombre, une de ces colères calmes qui tuent sans regret ou amertume. Plus elle le regarde et plus elle frissonne à l'idée des secrets qu'il respire, des cadavres qu'il empile dans sa mémoire. Elle a senti sur son poignet, au travers de sa peau, son pouvoir. Infime démonstration mais démonstration certaine, il n'y a aucun doute sur la force qui habite l'homme. Et des démonstrations, ils en font tous deux. D'abord lumière, maintenant taquine et agressive, Alicia lui renvoie son propre miroir comme arme fatale. Elle rappelle à l'homme qu'elle ne l'imagine pas s'étendre sur le lit pour la serrer dans ses bras dans un câlin affectueux. Et il ne se défend de cette accusation que mollement. Il ne s'en défend pas réellement à vrai dire, il préfère l'enfoncer un peu plus. La chasseuse ne sourit plus. Agacée par cette insolence à la limite du vulgaire, elle ne le retient que par une dernière pique qu'elle choisit avec précaution. Quand on ne veut frapper qu'une fois, il faut le faire avec une rigueur scientifique. C'est ainsi qu'elle choisit de frapper ce qui semble être le point faible de son homme. L'égo. Elle se détourne de lui et le sent qui vacille. Il ne retient plus la colère et attrape sa main, la serre, la force à s'arrêter et faire volte-face. Leurs yeux ne sont plus que ténèbres conjuguées. La guerre n'avait pas encore vraiment démarré. Alicia affiche un sourire suffisant, satisfaite de voir son amant perdre le contrôle. C'est tout ce qu'elle voulait, le pousser à bout. Et la silhouette qui semble fragile vacille, entraînée contre lui, absorbée par ses lèvres. Ce n'est pas une trêve, pas un répit. Le baiser est un nouveau coup qu'on lui porte mais cette fois, sa nature est différente. Perverse. Parce qu'il s'agit d'un poison qui pourrait la faire céder. Elle sent sa main qui vibre sous sa nuque et sous le gant qui l'emprisonne, elle sent la fièvre qui monte. Et dans son esprit un scénario funeste reprend. Collée le dos au lavabo, il ne leur faut que quelques secondes pour que les jambes d'Alicia redeviennent nues de leur sous-vêtement. Il ne faut que quelques secondes aussi aux deux amants fous pour se retrouver à nouveau dans un geste qui casse la porcelaine blanche de l'évier tandis qu'il étreint avec violence ses hanches. Et la pénétration aussi pénible qu'intense lui arrache un rictus d'haine et de plaisir. Mais le fantasme se dissipe et ne reste que la morsure qu'elle impose à sa lippe. Aleks ne s'écarte pas pour autant. Il continue d'enserrer sa nuque et menace sans détour, affirme qu'elle n'est plus libre d'aller batifoler ailleurs si telle est son envie. Rassure-toi Prince de la Nuit. Là n'est pas mon envie. Mais son regard noir n'admet en rien cette fidélité qui lui est déjà assurée. Il a capturé plus que sa dévotion, il a captivé sa curiosité. Elle sourit en le regardant chercher à retrouver sa contenance. Une main dans ses cheveux qu'elle souhaiterait éprouver sous ses doigts, sa veste qui redevient droite et il disparaît sous ses yeux. Mais tu me reviendras. J'en fais le serment. Le corps subitement fatigué par toute l'agitation de la soirée s'écroule contre l'évier qui est toujours intact. Du bout des doigt, elle frôle l'endroit où son imagination l'a propulsée et sourit avec une tristesse démente. Qu'est-il en train de faire de moi ? Quels sont ses sorts et ses tourments? Elle lève les yeux pour regarder son reflet dans le miroir et le choc la frappe sans égard. Son visage est une combinaison inédite d'exaltation et d'ombres. Plus sombre que jamais, elle lit dans ses pupilles des forces noires qui s'agitent avec force en elle, des désirs condamnables. Et à leurs côtés, il y a une excitation qu'elle n'avait plus ressentie depuis... des années.
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Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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☯☯☯☯☯
There is only power.
☯☯☯☯☯

Les affiches ne sont pas encore déployées dans la ville, mais dans l’atmosphère tendue par les dernières mesures de sécurité votées par le gouvernement et le conseil des chasseurs, il flotte une aura électrique. Partout des groupes de gens se forment pour se diriger en rangs serrés vers l’arène des jeux, monstre de pierre érigé en plein Hyde Park depuis plus de 120 ans. Lorsqu’ils décidèrent de brûler les premiers sorciers, histoire de ne pas perdre les bonnes vieilles habitudes. Officiellement, il s’agit de jeux organisés par les chasseurs et par le parti en place, et chaque année au solstice d’été, l’on sacrifie le sang des ennemis de l’état sur le sable de l’arène, ou l’on divertit la plèbe par diverses démonstrations de combats. Aujourd’hui, s’ouvre une semaine pleine de festivités, en l’honneur du mariage de deux fiancés que l’on croirait princiers, tant les journaux parlent d’eux, mentionnent l’ère à venir comme éternelle tant leur union doit signifier l’apogée des chasseurs et de ce pouvoir qu’ils ont sur le pays. Nous ne sommes que lundi, jour d’ouverture qui permet pour la première fois de présenter les deux tourtereaux à la population, dans la tribune d’honneur où leurs monogrammes s’enlacent comme pour présager l’aspiration du conseil sur leurs chairs, leurs idéaux, leurs pensées. Leur intimité. Lundi seulement. Et Samedi, où le mariage sera prononcé. Voilà les deux temps qui leur appartiennent pour paraître. Voilà deux ponctuations dans ce stratagème qui semble leur échapper plus l’échéance se rapproche. Lundi seulement, et tous les jours à venir, et tous les autres ensuite, l'éternité à deux, forgée par l'appairage de la puce, risible mensonge. Devant le miroir en pieds, Aleksander retient son soupir, le tailleur profite des derniers instants de tranquillité pour parfaire quelques ajustements de son manteau militaire noir. Un noir intégral, profond, où quelques bandes de soie viennent captiver les yeux dans de savants entrelacs. Le tailleur lui présente un foulard de couleur mais le Général secoue légèrement la tête, une nouvelle fois. Non, pas de couleurs, pas d’appartenance à leur caste, uniquement la sienne semble-t-il. L’homme soupire ostensiblement, et abandonne là les négociations, car la phalange au grand complet est venu escorter Kirigan jusqu’à l’arène à quelques pas de là. Ils le saluent profondément, certains ont même l’air ému de connaître celui qui sera amenés à côtoyer le gratin politique et à prendre des décisions qui leur font tourner la tête tant elles semblent décider du sort du monde. Il lui faut braver un bain de foule à l’entrée, alors que son unité se réorganise pour protéger sa personne de la frénésie ambiante. Aleksander se force à sourire, à paraître dans sa fausse perfection, dans ses allures pleines de charme tandis que son regard se balade sur ces anonymes, ne voyant personne, comptant ses pas pour ne pas céder au besoin de hurler de frustration quant à toutes ces simagrées. Un long escalier privé lui permet de rejoindre la tribune centrale, où différents légats sont présents, dont Stevenson bien sûr. Tout le conseil est là, et il s’avance, balançant quelques amabilités sans sourciller, s'attardant particulièrement auprès de sa future belle-mère, s'enquérant à haute voix de son état. Un rôle de gendre idéal qu'il tient à la perfection. Puis il fait quelques pas supplémentaires pour prendre place dans le fauteuil assigné. Tout cela n’est qu’une répétition pour le grand jour. Samedi, les tribunes seront bondées, quand aujourd’hui, seul un public sélectionné sur le volet a eu le droit d’accéder au spectacle. Alicia est déjà assise, à ses côtés, et le regard d’Aleks se balade sur ses atours, s’attarde sur sa peau, avant de se pencher pour embrasser délicatement sa joue, comme le très bien élevé promis qu’il est, contrastant violemment avec celui qu’il fut devant elle un soir en particulier. Il respire son parfum avant de ronronner : Dire que tu ne m’as même pas contacté. Je suis profondément blessé, Alicia. Mais la froideur dans sa voix est sans équivoque, c’est comme si le partage incandescent n’existait plus du tout, et qu’il s’était rencogné dans un personnage totalement inabordable. Bientôt, Stevenson se lève, afin de représenter le premier ministre que l’on dit souffrant, et il entame son discours (qu’Aleksander ne semble absolument pas écouter), et partout les affiches descendent, décorant l’arène de leurs deux silhouettes, dos à dos, comme s’ils s’apprêtaient à combattre un ennemi que l’on devine par les ténèbres qui nimbent le contour. Son propre pouvoir qui continue tant de les effrayer, il peine à ne pas en rire, tandis que sa main gantée se serre sur l'accoudoir. Dos à dos, alliés en osmose. Ou bien désunis, se dit-il amèrement. Il hausse ses sourcils et raille. 6 mètres sur 2, est-ce vraiment assez grand pour nos égos réunis ? Certains conseillers ricanent à son mot d’esprit, mais lui plonge son regard dans celui d’Alicia, celle qui s’expose sur l’affiche, celle qu’il ne connaît pas, froideur du papier glacé, une expression austère sur ses traits. Une représentation qui n'est pas du tout à la hauteur de la femme qu'elle est, et qu'il tenait dans ses bras, alors que le vice rehaussait ses joues d'une coloration charmante. Il respire profondément, chassant l'image de son esprit.


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Alicia
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J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Les lumières de la ville sont déplaisantes, discordantes. Arrivée en grande pompe avec sa mère, Alicia soupire déjà. Elle ne sait ce qui lui déplaît le plus : cette extravagance ou le plaisir que prennent certains au bain de sang. Mais en vérité, elle sait très bien ce qui la contrarie le plus : le revoir. Ils sont à quelques minutes de se retrouver et elle sent déjà la tension l'habiter. Leur dernière entrevue a été fort animée, fort déstabilisante aussi et s'est soldée par... ce qui ressemble à un échec, des deux côtés. Ils ont perdu leur âme dans le combat et ce, depuis bien plus longtemps qu'ils ne se l'imaginent. Aujourd'hui, ils portent l'étendard d'un flambeau qui ne leur correspond pas. Aujourd'hui, ils sont les marionnettes d'un public qui vient voir leurs exploits. Dans l'arène, il y aura des sorciers chassés par leurs soins. Alicia ne tue pas quand il n'en est pas besoin. Mais ceux qui ont été emprisonnés, vidés de leurs forces et de leurs savoirs, sont désormais des bêtes de foire. Enchaînés afin qu'ils ne puissent user de leurs dernières ressources, ils sont menés à l'abattoir sous les yeux d'une foule primitive. Ce sont les gladiateurs d'anciens temps et les Romains du présent qui crient et appellent au meurtre de ces hommes qui n'ont pas demandé à être là. Des gladiateurs de l'ère moderne. A cela près, qu'on ne leur offrira pas le loisir de combattre pour leur vie. Leur sort est déjà scellé. Panem et Circus. Mais surtout Circus. Les invités présents sont en ébullition et Alicia s'installe en prenant soin d'incliner sa tête à chaque fois qu'on lui présente un salut plus formel. Elle éclaterait bien de rire si elle le pouvait mais cela serait totalement déplacé de se moquer des gens qui lui vouent une telle adoration. Elle, la sauveuse. La pensée la fait frissonner tandis que son alter ego, son binôme consacré pour la mission du siècle, fait son apparition. Vêtu de noir, comme à son habitude, il brille dans sa tenue faite sur mesure. Elle sourit sans qu'il ne la voie, pensant avec amusement qu'il est plus coquet qu'elle probablement. Habillée d'une robe serrée et dans des teintes foncées aussi, elle se demande s'il va interpréter son accoutrement comme un pas dans sa direction. Mais contrairement à lui, si solennel, si endeuillé, Alicia a des éclairs blancs parsemés sur l'entièreté de sa tenue. Lorsqu'il s'installe près d'elle, elle reçoit son baiser et ne peut s'empêcher de penser. Et voilà Juda qui embrasse Jésus. Elle laisse l'apôtre déçu la taquiner avec une fausse douceur. Il la raille de son indifférence qu'elle perçoit sans trouble. Et elle lui répond avec un aplomb audacieux "Tu t'en remettras Aleks." Utiliser son prénom en ces lieux n'est pas recommandé. Mais elle le fait consciemment. Elle lui rappelle qu'il n'a pas à prendre trop de libertés avec elle, qu'elle n'est pas sa poupée. Sans daigner tourner son visage vers son fiancé, elle contemple la foule et s'absorbe dans les affiches qui se déroulent. Froide, menaçante, elle se demande qui est cette femme qui défie les spectateurs depuis sa toile photographique. Elle est le pendant parfait de l'homme qui est adossé à elle. Cruelle vision de leurs défauts exacerbés. Pourtant, Alicia sait que c'est ce qu'elle est : une chasseuse, une missionnée. L'assemblée rit au propos d'Aleks et elle pince les lèvres dans une grimace sans équivoque avant de lui répondre spontanément. "Ton égo n'entrerait sûrement sur aucune pancarte, ils ont dû faire un compromis." Elle tourne enfin son visage vers lui et lui lance un sourire qui se veut taquin. Mais si les lèvres se troussent dans une comédie crédible, ses yeux, eux... ne mentent pas. Elle tend sa main vers lui et attrape ses doigts entre les siens comme dans un geste amical ou charnel. L'assistance se régale de les voir aussi complices. Alicia déteste jouer ainsi, elle se sent étouffer. Et l'angoisse qu'elle ressent lui ramène une envie totalement déplacée en ces endroits : elle donnerait cher pour une cigarette en ce moment. Elle se souvient de celle offerte par Aleks alors qu'il était dans son lit, elle se rappelle de la façon dangereuse qu'elle a eu de l'éteindre. Et elle retire sa main, inconsciemment, gênée par le contact qu'elle a elle-même créé entre eux mais qui désormais la brûle alors qu'il est pourtant ganté. Elle baisse les yeux sur les gants de maître qu'il porte en ce jour et murmure "Qu'est-ce qu'ils sont censés cacher?" Elle fixe l'objet de sa question et frémit à l'idée qu'il ne puisse pas contrôler son pouvoir, qu'il mente depuis le début. Et puis, une idée encore plus violente la traverse. Peut-être qu'il sait parfaitement le contrôler et que ces gants, c'est pour se protéger... de lui. Depuis qu'ils se sont vus, elle a contacté son homme de main. C'est un homme de l'ombre, celui qui lui fournit ce qu'il faut pour l'aimant à puce. Il est discret mais bien entraîné et l'aide à se focaliser sur ses dons en toute discrétion. Cependant, Alicia crève à l'envie de ressentir à nouveau la pulsation démente procurée par l'exercice de son don en sa compagnie, à lui. Elle ne s'explique pas la différence d'intensité. Elle ne se l'explique que d'une seule façon : l'attirance qu'elle éprouve pour Aleks.
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Il ne retient strictement rien du discours de Stevenson. Des mots, des mots. Des mots choisis, des mots fleuris, des mots de pouvoir faits pour endormir la conscience d’une population entièrement lobotomisée par la peur. Cette peur qui grogne et hurle dans les cellules aménagées sous l’arène. Cette peur décérébrée qui les pousse à réclamer le pugilat ou le martyr de ces autres qui n’ont de faute que d’avoir cherché leur liberté, en s’échappant de la tyrannie d’un camp où on les avait jetés, tels les rebuts de l’humanité. Aleksander a une mine sombre, une mine de circonstances, il sait que cette semaine pour lui sera plus que ce qu’il a enduré jusqu’alors, et qu’il lui faudra faire mine de se baigner dans l’aura de ceux que l’on massacrera en son nom, histoire de bénir son mariage dans le sang impie. Dans l’aura de ceux qu’il massacrera à son tour, à ses côtés à elle, rien que pour les yeux ébahis de leur nouveau fan-club, qui les épie depuis les gradins, par l’entremise de l’écran qui renvoie leur image charmante. Les vivas au moment de dérouler les affiches furent somptueux, Stevenson doit être très fier de lui, et le conseil aussi, les voilà les joyaux d’une couronne depuis longtemps fêlée par la terreur d’un parti devenu fou. Et si leur loi est votée, alors il n’y aura pas besoin d’arène pour organiser le massacre de ceux qui cherchent à s’échapper ou simplement à exister. Alors la retrouver, malgré la morsure inhérente à ces souvenirs encore prégnants n’est pas aussi douloureux qu’il l’aurait escompté. Il le lui a glissé à l’oreille après l’avoir embrassée : Je n’en suis pas certain, Chérie. Une mimique a ourlé sa bouche à ce surnom qu’il lui assigne toujours pour la faire enrager. Qu’elle ait employé son prénom ne lui a absolument pas échappé, la menace sous-jacente non plus. Et depuis il la regarde sans dérober son intérêt, cette robe lui plaît, enfin assortie à lui, et ces quelques touches de blancs qui parcourent l’étoffe comme pour échapper aux ténèbres, c’est une métaphore presque charmante de qui ils sont. Il ne fait aucun commentaire mais le poids de son oeillade lui dit tout, avant que la comparaison avec la femme sur la surface cirée ne lui arrache quelque sensation de désarroi. Ainsi, côte à côte, le mensonge est entier, et il peine à se reconnaître quand parfois il dérive vers sa propre image, son air austère rivalisant avec celui qu’il affichait en pénétrant la tribune. La petite pique qu’elle lui retourne le fait rire ouvertement, et il élève une voix presque chantante lorsqu’il affirme : C’est vrai, toutes ces fadaises seront toujours bien trop minuscules pour moi. Son regard dérive vers le légat, et son sourire est plus acéré, tandis que le politicien le méprise d’un coup d’oeil glacé. Revenir à Alicia, malgré ses prunelles tout aussi froides ne lui fait pas le même effet cependant, c’est un mépris qui déguise les coups portés. Pourtant, lorsqu’elle glisse sa main dans la sienne, il resserre son emprise un instant, comme une pulsation en réponse, comme pour lui dire que malgré tout ça, malgré les mots, les blessures, la peine, malgré ce décorum absurde et toutes leurs obligations, il est là, avec elle. Tout contre elle, comme sur cette putain d’affiche. Lorsqu’elle échappe au contact, il tourne la tête vers elle, et dans ses iris tremble un instant interdit, fugace, qui transcrit cette envie qui ne le quitte plus. La question qu’elle lui pose tout bas lui fait hausser un sourcil interloqué, et il daigne lui donner quelques clefs du problème, sans pour autant totalement le dévoiler. C’est leur jeu depuis le tout départ au final, jamais sereins, jamais entiers, jamais eux. Ils ne sont que des fragments arrachés à l’hérésie de moments déjà éteints. Qu’est-ce qu’ils sont censés empêcher, ce serait une bien meilleure question. Dommage vraiment que tu n’aies pas daigné me joindre, j’aurais adoré parler avec toi de nos dons particuliers. Il appuie la fin de sa phrase, et la menace se loge dans son sourire ténu, pourtant dangereux, ils sont deux à savoir, deux à pouvoir se détruire, deux à pouvoir s’enfuir également. Une idée aussi folle qu’impossible. Les bruits de certains spectateurs cependant le rappellent à l’ignominie de l’instant alors que l’on amène au centre de l’arène deux proies, deux proies copieusement entravées, tant leurs pouvoirs s’ils étaient délivrés pourraient ravager et les spectateurs et les deux chasseurs qui seront les héros de cette chorégraphie qui n’a rien d’improvisé. Sa voix est distante, comme s’il se claquemurait déjà en lui : Bientôt, ce sera nous dans l’arène. Histoire d’amuser la foule, en massacrant sans risque des créatures affamées qui ne peuvent même pas se défendre. Tant de gloire, je ne sais pas si je vais y survivre. Son ironie est mordante, et ses commentaires ne s’adressent qu’à elle, tandis que le combat débute, sans aucun suspens quant à son issue.


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J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Le combat sera sanglant. Le combat sera surtout fatal. Et si elle parvient à ne pas y penser pendant un moment, c'est parce qu'un autre fauve s'approche progressivement d'elle. Absorbée par toutes les émotions que sa présence déclenche, Alicia souffre de ne pas pouvoir s'échapper. Les sorciers au milieu de l'arène sont là, emprisonnés. Et elle, comme eux, se sent tel un animal en cage. Les regards sont tantôt portés sur Aleks et elle, tantôt sur les futurs victimes de la société. Les chasseurs applaudissent et appellent au sang, ravis de figurer parmi les privilégiés que l'on a daigné laisser assister à la répétition du mariage. Alicia se demande alors ce qu'elle fiche là. Plus cette mascarade avance et moins elle se sent prête à endosser les couleurs de sa caste, à les défendre en tout et pour tout. Est-ce son pouvoir qui la transforme? Quand elle a commencé à se battre pour les chasseurs, elle n'en était pas consciente. Enfoui derrière l'oubli, elle ne savait pas qu'elle regorgeait d'une force lumineuse et incandescente. Depuis, elle se découvre chaque jour. Et la rencontre avec son ami d'enfance, son amant du présent, la chamboule d'autant plus. Aleks lui a demandé à plusieurs reprises qui elle était. Et à son plus grand dam, elle n'a pas su répondre. Il lui manque une pièce du puzzle, voire plusieurs. Son seul réconfort réside dans l'ignorance partagée qui les unit, le terrible chasseur et elle. Son sourire s'évanouit quand il l'appelle "chérie". Affection forcée pour lui rappeler qu'il la connaît déjà assez pour appuyer sur ses points faibles. Aleks se moque et elle se tend. La belle est toujours aussi ravissante même quand son fiancé la force à marcher sur la corde raide. Et lui, il s'en sort parfaitement, riant de ses critiques, parvenant même à les tourner au dérisoire et à tourner cela à son avantage. Des fadaises qui seront désormais notre quotidien. La Lockwood peste intérieurement mais ne réagit pas. Il lui semble inutile de se donner en spectacle ou d'argumenter avec lui. Leur différend doit rester secret. Elle ne sait plus pourquoi elle se bat aujourd'hui mais elle sait que quelles que soient ses motivations ou ses buts, elle doit maintenir ses doutes secrets. Cependant, elle ne peut s'empêcher de sonder, de creuser. Si elle doit cacher ce qu'elle pense et ressent aux yeux du monde, elle se doit d'en parler avec celui qui commence à comprendre ce qu'elle est. Partiellement, certes, mais il sait qu'elle n'est pas totalement des leurs. Tout comme il ne l'est pas non plus. Et cette question sur le cuir qui recouvre ses doigts n'est pas innocente. Comme d'habitude, il répond sans répondre. Et il en profite pour lui rappeler qu'il lui a offert ses services. M'aurais-tu montré la vérité sur ce qui habite en toi si j'avais accepté? Elle sent qu'ils sont tous les deux sur la défensive. Mais elle soupçonne que leurs raisons sont totalement différentes. "Il y a certaines choses qu'il vaut mieux oublier." Parle-t-elle de son invitation à apprendre ensemble? De leurs dons respectifs? De leur passé? Peu importe ce qu'il comprend, Alicia préfère s'éloigner du sujet car elle saisit sans grand mal qu'Aleks la menace à son tour. Ses yeux baissent vers l'arène où les jeux débutent et son coeur se serre en l'entendant rappeler une des règles qu'elle avait occultée. Ils vont devoir aller exécuter des sorciers. C'est là le grand final de cet "affrontement" sanguinolent. "Sommes-nous obligés?" Elle trahit sa réticence par son interrogation qui sort de sa bouche de façon spontanée. Telle une enfant qu'on veut forcer à manger de la viande après une visite à la ferme, elle se sent puérile et fragile. Mais elle se ressaisit très vite. "Je voulais dire, sommes-nous obligés d'ainsi nous donner en spectacle?" Elle lève les yeux au ciel comme pour signifier que tout cela l'exaspère et qu'elle aurait aimé qu'on la dispense de toutes ces chipoteries. Puis, elle tourne son visage vers lui, amère. "Là-bas, serai-je votre alliée ou votre ennemie Alec?" Elle utilise son pseudo, celui de chasseur. Elle l'utilise pour rappeler qu'il sera sur le champ d'une bataille qui est supposée les place en proie et non en bourreaux. Si Alicia n'a pas déserté son camp initial, elle se demande si la connaissance de son secret ne l'expose pas au danger désormais. Aleks ne pourrait-il la viser afin de se débarrasser de celle qui, comme lui, a des pouvoirs et trahit leurs rangs de chasse?
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Il se rencogne en lui-même, se renferme en sa froideur impériale, devenant cet être entièrement désincarné, uniquement tenu par les apparences. Il faut se dissocier de l’ignoble spectacle, oublier que ceux qui seront mis à morts auraient pu rejoindre ses rangs, avant qu’ils ne soient dissous par la guerre avortée, et par sa mort présumée. Il faut cesser de croire qu’il aurait pu les sauver, tous les sauver, et que le voilà à surjouer le prince charmant au creux de l’Union pour la détruire de l’intérieur, pour entacher ce qu’ils ont de plus précieux. Tout cela lui paraît soudain illusoire et absurde, il a l’impression que le chemin qu’il lui reste à parcourir est fait de méandres qui finiront par le rendre fou, lui ôtant tout ce qui lui demeure de force et d’idéal, pour n’être plus que cela : un pantin qui parle, qui fait des jeux d’esprits quand devant la foule réjouie, les siens sont mis à mort comme des animaux. Le premier chasseur frappe, un coup de lance dans le flanc de sa victime qui cherche à ne pas s’écrouler, qui cherche à se débarrasser des menottes d’adamantium pour recouvrer sa magie, pouvoir invoquer et se battre à armes égales. Aleksander frémit, une désagréable sensation qui parcourt son corps, et que l’on ne peut surprendre qu’en regardant sa main qui se crispe sur l’accoudoir. Il a l’envie de hurler. Il ressent le besoin de pleurer. Il n’y aura jamais suffisamment de larmes pour ceux qui sont tombés sous son règne et qui continuent de crever alors qu’on le croit disparu. Il n’y aura jamais suffisamment de sang versé pour étancher sa rage qui gronde à l’intérieur de lui. L’autre électrocute sa proie qui convulse presque et il détourne les yeux, revenant à Alicia, se baignant un instant dans l’image qu’elle renvoie, malgré ce déni qui emprunte le chemin de ses lèvres pleines. La peine éclate un instant dans les prunelles d’Aleks et il lui demande doucement : Et comment fait-on lorsqu’on ne peut pas ? Oublier, oublier tout ce qu’ils ont fait, tout ce que j’ai dû devenir pour pré-exister malgré la haine. Et tous ces visages contorsionnés de ceux à qui j’ai arraché la vie, pour payer de leur sang celle de mes hérétiques ? Comment fait-on Alicia ? Le pourrais-tu à ma place ? Oublier ? L’oubli est impossible, et toutefois sa mémoire lui fait défaut, facétie d’un destin bien cruel. Et elle non plus il ne peut l’oublier, il ne peut oublier ce que cela lui fit de la tenir sous lui, offerte, alors que ses murmures roulaient à son oreille. Il serre sa mâchoire, pris entre les échos du plaisir et les relents de sa haine. La spontanéité qu’elle lui offre cependant laisse planer sur son front un peu de tendresse, qu’il se fait un plaisir d’écraser de mots durs, qu’il ne peut oublier non plus. Oh mais c’est vous qui me l’avez dit ma chère, nous le devons : pour servir comme il faut. Il esquisse un petit sourire amer qui n’atteint pas ses yeux où s’ancre cette détresse qui transitait en lui déjà lorsqu’il l’a embrassée alors qu’elle le fuyait. Cependant, son autre question le prend au dépourvu et il fronce légèrement des sourcils, sondant ce regard amant, ce regard ami, ce regard ennemi. Il n’a aucune peine à délivrer cette fois-ci la vérité, penchant un peu la tête pour que ses mots la frôlent, et aussi parce qu’il ressent le besoin de renouer cette proximité, afin d’échapper au massacre qui continue dans l’arène. Vous êtes l’alliée que j’ai choisie, miss Lockwood. Il caresse son nom, son timbre vibre de quelque chose de plus, assez indescriptible, qui semble passer entre eux alors qu’il continue de la regarder. Et tout bas il ajoute, les yeux rivés dans les siens : Je t’ai choisie depuis longtemps, Koroleva. Malgré lui, tous les mensonges ne peuvent valoir la profondeur de ce qu’il lui confie, malgré tout ce qu’il lui dissimule encore, c’est ce qu’il ressent. Qu’importe qui il est, c’est ce qu’il ressent à chaque fois qu’il songe à elle désormais, celle qui pourrait être son égale si seulement elle le souhaitait. Celle qu’il leur arrachera pour tout renverser, et régner sur ces infirmes qui beuglent comme des damnés devant la mort de ceux qu’ils craignent.


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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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C'est là, c'est dans l'air, entre eux, en train de se passer. Le sang vole, traverse l'atmosphère avant de retomber sur le sable comme des perles de pluie, comme une ignominie consentie. Mais le consentement n'existe pas. Ceux qui perdent leur vie sous les yeux affamés des violents refoulés n'ont pas accepté de finir ainsi. Pour la plupart, ils n'ont rien demandé. D'autres, d'autres l'ont cherché. Alicia reconnaît un visage parmi les soi-disant martyrs du jour. Elle reconnaît un visage qui date du soir où elle  a rencontré Alec Kirigan. Lors de ces attentats, il était là, le sourire vicieux, à attaquer de ses mains avec des boules de feu. Un chasseur s'est écroulé au sol sous les yeux d'Alicia. Et elle sait que celui-là, elle ne le regrettera pas. Ou moins. Mais à ses côtés, il y a des femmes et même un adolescent. Il y a des âmes qui supplient au travers de leurs regards peinés, qui implorent la salvation. Et l'humaine en elle, ou la sorcière, elle ne sait plus, souffre de devoir assister au spectacle de cette mutilation en directe. Tout comme elle, cela semble difficile pour son partenaire. La froideur qu'il affiche sur les pancartes qui illustrent toute la zone n'est pas la même que celle qui contracte ses mâchoires en ce moment. Que peut-on faire quand on ne peut oublier? De quoi parle-t-il? Cela pourrait être de leurs exploits privés, de leurs secrets, d'une partie de leur passé. Cependant, la chasseuse a le flair suffisamment aiguisé pour sentir qu'il y a là plus que ce qu'il ne voudra révéler. Quelles peines caches-tu en ton sein, là, sous mes yeux, près de mon coeur? Quels secrets noirs et avilissants réprimes-tu en ton âme? Sans un mot, elle détourne son visage de lui, cherchant à se raccrocher au combat mais sa gorge se révulse dans une contraction indigeste. Il lui crache ses mots au visage comme s'il avait complètement oublié le motif de leur union. Déboussolée, perdue, elle navigue entre ses principes moraux, entre ses convictions et ce qu'elle ressent soudain au fond d'elle. De la peur et la certitude que ce qu'ils vont faire est terriblement mal. Nous ne sommes pas en train de gagner la guerre, nous sommes en train de la provoquer. C'est une évidence qui s'impose sans concession. Elle ne comprend pas comment cela ne lui est pas apparu plus tôt. Elle ne saisit pas pourquoi personne d'autre ne voit ce qu'ils sont en train de créer : un gouffre entre les castes, un trou béant qui ne pourra être comblé qu'avec des tonnes et des tonnes de sang. Alicia ravale sa rage à l'encontre d'Aleks, préférant obtenir une réponse d'un tout autre ordre. Peut-elle encore compter sur lui. La réponse qu'elle reçoit l'étonne. Leurs regards s'accrochent dans une tentative désespérée de se détourner du massacre qui se joue non loin d'eux. Il insiste et son coeur se serre dans un pincement qui la fait défaillir. Il ment. Il joue avec toi. Un homme ne livre pas autant d'intensité aussi vite. Il te manipule pour faire ce qu'il veut de ton corps et de tes aspirations. Elle cherche à se convaincre qu'il n'est pas bon et qu'il manipule sans scrupule. Mais une autre part d'elle la serre aux viscères car elle le ressent en elle-même. Ce qu'il vient d'affirmer en dernier, ce choix qui a été fait, ce n'est pas le sien, c'est le leur. Ils se sont choisis il y a des années, peut-être même bien avant. Elle ferme les yeux, on entend au loin un cri de douleur qui ne laisse aucun doute sur l'issue du malheureux qui vient de l'émettre. C'est le grognement de la mort. Les yeux toujours plongés dans ceux de son fiancé, Alicia tend la main vers lui à nouveau, dans une recherche désespérée de réconfort. Dans les gradins arrière, elle croise la mine renfrognée de sa mère qui l'observe sans ciller. Nul besoin de se parler pour comprendre qu'il y a quelque avertissement dans cette figure maternelle austère. Alicia dessert son statut en se désintéressant des jeux qui sont en cours plus bas. Mais la fille se moque des réprimandes silencieuses et cherche toujours le réconfort des doigts d'Aleks. Lorsqu'elle capture sa main dans la sienne, c'est instinctif, elle se sert de l'autre pour ôter le gant et faufiler sa chair contre sa chair. Elle a besoin de le sentir comme on a besoin de respirer. J'ai besoin de toi. Une larme invisible brille dans son oeil tandis qu'elle retourne au combat pour prétendument l'admirer. La foule en délire applaudit et elle comprend que les premiers hommes sont morts. On pousse les suivants au centre de l'arène et Stevenson recommence à parler afin d'expliquer pourquoi ceux-ci sont particulièrement dangereux. Elle sourit en se faisant la réflexion que de tous, il est probablement le plus vénéneux. Ses désirs de conquête et ses aspirations politiques ne dupent personne. Les applaudissements reprennent et Alicia tourne sa tête vers Aleks avant de lui lâcher une bombe inattendue. "Je ne combattrai pas aujourd'hui. Je suis désolée." Ses doigts serrent la main qu'elle n'a pas quittée et il doit pouvoir sentir qu'elle est en train de générer de la tension électrique en interne. Alicia joue avec le feu en usant de son pouvoir ainsi mais elle ne voit pas d'autre solution. Sa maîtrise est totalement imparfaite mais son pouvoir suffisamment fort pour parvenir à ses fins si elle parvient à le canaliser. L'électricité la parcourt et elle ferme ses canaux pour qu'elle reste en elle. Le court-circuit s'effectue et la belle s'évanouit. Je pars. Je m'échappe. Avant qu'ils ne me forcent à me damner plus que je ne le suis déjà. Son corps cède sous la tension et elle se laisse aller sans rien feindre cette fois. L'évanouissement est réel. Provoqué par son pouvoir et par son incapacité à changer quoique ce soit à ce qu'elle ressent.
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

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Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Pourquoi a-t-il ainsi aussi facilement délivré de nouveau une partie de lui devant elle ? Pourquoi s’est-il confié sur un sentiment aussi fragile qu’illusoire, qui le berce encore d’une mélopée très trompeuse, comme s’il pouvait se permettre de se lier à elle, bien au-delà du mariage qui leur est imposé, bien au-delà du temps, bien au-delà de la politique qui gronde dans toute l’arène qui semble les enfermer dans une atmosphère tragique. Les mots ont quitté ses lèvres avec délicatesse, mais ils l’ont blessé avec virulence, tandis qu’il semble la sonder, soudain incrédule d’avoir dit à voix haute ce qu’il continue de penser. Aleksander ne sait plus quel masque porter, celui de Morozova qui est venu décharner cette fille, pour s’accaparer sa lumière et l’éteindre dans son poing serré, ou celui du jeune homme qui berçait en lui encore tant d’onirisme à chaque fois qu’il l’apercevait. Il se rassure en se disant qu’après tout, ce genre de paroles sert ses projets, et qu’elles ont plus d’impact s’il s’agit là de la vérité, mais se montrer vulnérable à chaque fois qu’il la côtoie lui pèse de plus en plus. C’est comme si elle avait un ascendant sur lui, comme si son don captivait les ténèbres pour s’y insinuer, la brûlure d’une lame, la profondeur d’une passion, une plaie béante dans ses convictions qui se tressent à elle pour la détenir à jamais. L’écho à chaque fois qu’ils se touchent semble duel, en elle, en lui, s’il la convoque, la réponse résonne toujours sous les côtes, près du coeur, près du souffle, près de l’esprit qui demeure à peindre l’onirisme trompeur où elle se retrouve incarnée. Il se débècte de n’avoir su conserver la ligne acerbe de ses mots mais ne regrette pourtant pas de les avoir dits, alors que le temps semble se suspendre et que les prunelles d’Alicia tremblent. De sa confession ou bien du tourment qui continue de s’élever dans le creux de l’arène où les cris retentissent, il ne sait pas. Il ne sait ce qu’il préférerait. Il sent les regards sur eux peser lourdement, comme des serres qui se plantent dans leurs épaules, les réprimandes mutiques d’une mère, et même de tout le conseil ici assemblé, car sur les écrans qui parfois les montrent, ils sont plus absorbés l’un par l’autre que par la félicité morbide des combats, quelque chose qui ne ment pas. Demain les journaux parleront de leurs amours passionnelles qui s’annoncent dans leurs prunelles, et cela ravira le coeur de certains qui croient encore que l’amour peut être une loi. Mais les politiciens eux ne se réjouiront pas, car cette marque ostensible de désintérêt grave les deux protagonistes du mariage arrangé dans une indépendance d’esprit qui sied peu à des marionnettes. Trancher les fils, c’est ce qu’il souhaite, c’est ce qu’il souhaite. Hormis celui qui le relie à elle, et qui semble vibrer avec prégnance quand elle se permet de délivrer sa main de sa prison de cuir, pour le toucher enfin. L’expression d’Aleks se modifie, l’on pourrait croire que le contentement nimbe un instant son front, avant qu’il ne se reprenne, et se force à regarder la tuerie qui vient de s’achever. Des cadavres désormais. D’autres oubliés qui finissent par murmurer leur néant tout contre le sable. Le regard qu’il élance vers Stevenson, sans que le légat ne puisse le voir est désormais meurtrier, avant qu’il n’inspire brusquement et réarrange ses airs affables, serrant la main d’Alicia dans la sienne bien plus qu’il ne le devrait. C’est à cet instant précis qu’il le ressent, son pouvoir qui sourde, qui vient de sa chair, qui s’appose sur la sienne, bien avant d’entendre les mots qui gravent sa désaffection. La surprise empreinte un instant tous ses traits, et il craint que le pouvoir lui échappe complètement et qu’elle se mette à irradier de sa lumière. Ses doigts la serrent plus fort, comme pour l’accompagner dans cette chute qu’elle entreprend, car il ressent l’abandon qu’elle opère, et le contact lui procure une sensation proche, comme s’il allait s’écrouler lui-même. Mais il garde sa main dans la sienne, il garde sa main, la cajole et ajoute tout bas, alors qu’elle est déjà arrachée au présent pour se retrouver perdue dans les limbes. Tu n’auras pas à le faire, je te le promets. Il attend une seconde, Stevenson est toujours en train de discourir et il se lève, annonçant à la cantonade : Bien : ça n’est pas que je sois particulièrement enclin à me priver d’un plaisir aussi intense mais Miss Lockwood est souffrante. Sans trop de peine, il cueille sa dulcinée dans son fauteuil et la prend dans ses bras, tableau charmant s’ils étaient seuls, moins charmant désormais que la plupart des regards du gratin se fige sur lui. Mais il a l’habitude de leur détestation, alors il sourit, ouvertement amusé, bien qu’inquiet dans son fort intérieur, et s’échappe de la tribune patiemment. Stevenson tique, mais laisse les jeux se poursuivre et bientôt, dans les corridors tentaculaires sous l’arène, Aleksander emporte le corps pâmé de sa comparse, de sa complice, se réjouissant de s’arracher au spectacle navrant du massacre, et pourtant concevant l’aigreur de n’avoir su accompagner les siens dans la tourmente. Une déchirure, qui saccade un peu sa démarche. L’infirmerie de l’arène est sur sa droite et il pousse la porte du pied, déposant soigneusement Alicia sur un lit, indiquant platement à la chasseuse qui a l’habitude de soigner les blessures au combat : Miss Lockwood doit demeurer au repos. Un ordre plus qu’une indication, de son timbre profond, et il entend la porte s’ouvrir, et voit deux silhouettes se glisser là. Madame Lockwood bien sûr, plus soucieuse visiblement de l’image que de la santé de sa fille, et le légat Stevenson, qui les tance aussitôt : “Qu’on la ranime et qu’elle se prépare à combattre. La population est venue pour la voir.” Aleksander note qu’il n’a pas dit “pour vous voir” et il sourit légèrement en coin avec de s'asseoir auprès de celle qu’il couve d’un regard appuyé. Et il murmure tout bas, son timbre résonnant pourtant dans toute la pièce : Non.


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J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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C'est la main dans la sienne qu'elle s'étourdit. Liée à lui par leurs épidermes collés, elle ressent aussi comme les forces de son allié l'aident à ne pas déborder. Suis-je déjà en train de m'évaporer ? Est-ce une illusion ou es-tu réellement en train de me sauver? Elle défaille sans attendre qu'on la retienne. Car elle le sait, on tentera de la retenir. Alicia décline dans les abysses du coma et tombe dans un monde de halo lumineux. Elle s'y voit, gamine de 15 ans, rieuse et heureuse. Et pour la première fois, elle découvre le visage de son amant, plus jeune et moins ridé, moins sérieux. Son coeur s'accélère sous ce qui est ni plus ni moins qu'un souvenir. L'image se brise et elle entend la voix grave et profonde de son fiancé annoncer qu'il l'emmène au loin, qu'elle est souffrante. Un sourire inconscient se dresse sur le visage de l'inanimée. Son corps se soulève comme un poids plume et elle s'agrippe à lui, dans son sommeil de belle au bois dormant, comme si elle sentait qu'en ce moment, il est son seul salut. Elle n'a pas eu le temps d'entendre la promesse qu'il lui a faite. Alicia était déjà dans les vapes quand il la lui a jurée. Mais elle l'entend maintenant qui s'oppose à... elle ne sait pas, ne voit pas, mais sent le danger qui rôde autour de son corps, autour d'eux. Des bras s'acharnent autour de sa carcasse intacte. Et la voix du légat Stevenson se fait entendre alors dans ses oreilles qui reprennent du travail. "Ce n'est pas à vous de juger ce que Mademoiselle Lockwood fera ou ne fera pas." Elle comprend que le politicien et son fiancé sont dans une joute verbale mais ne sait qui se bat pour quoi. La voix de sa mère s'élève doucement et elle excuse maladroitement le malaise de sa gamine. "Peut-être serait-il plus prudent de la laisser se reposer? C'est samedi qu'il sera impératif de la voir combattre et livrer le spectacle..." Elle semble incertaine et sa servitude aux gens hauts placés est sans appel. Alicia remue un peu, comme une personne qui revient à elle mais se contraint à ne pas rouvrir les yeux. Elle ne sait pas encore ce qu'elle doit faire. Si elle se réveille maintenant, elle ne pourra pas échapper à la sale besogne qui lui incombe. Mais elle n'est pas d'une nature à s'esquiver. Ici, face aux trois êtres qui ont le plus d'impact dans sa vie, il est temps de s'affirmer. Elle rouvre les yeux d'un coup et sent soudain la chaleur qui est logée contre son cou. Une compresse chaude a été déposée là et l'odeur de thym est infernale. L'infirmière semble ravie de l'effet de son remède de grand mère. Alicia saisit le tissu chaud et le fait tomber au sol telle une reine prétentieuse. "Qu'est-ce que je fiche ici?" Elle doit sauver les apparences. La guerre ne peut être déclarée dans de pareilles circonstances. Stevenson hausse les yeux au ciel et lui répond avec agacement "Demandez donc à votre petit ami." Alicia se redresse sur la table de l'infirmerie et aboie. "Il s'agit de mon fiancé. Et il me semble que c'est à vous que j'ai posé la question." Virulente, elle peste contre lui, en profitant pour l'agresser bien qu'elle utilise des motivations fausses. Stevenson lui explique alors ce qui s'est passé. On sent qu'il déteste de ployer l'échine devant elle mais l'enfant chérie du peuple jouit de son statut préférentiel et en abuse sans rechigner. Elle opine du chef à plusieurs reprises avant de déclarer. "Fort bien. Nous profiterons de ce coup de chaleur pour nous défiler. Alec et moi avons des choses à régler." Devant le regard contrit de sa mère et du légat, elle ajoute. "Le soir des attentats, j'ai découvert des sorciers qui étaient emprisonnés dans les sous-sols et dont on se servait pour des expériences ... non validées par la communauté." Avec un aplomb sans borne, elle révèle ce secret pour examiner les réactions des deux hommes présents. Aleks savait-il? Stevenson ne pouvait l'ignorer. Mais Alicia joue les idiotes, celle qui en parle par acquis de conscience, celle qui cherche à lutter pour sa cause, pour leur cause. Une cause qu'ils doivent encore croire être commune. "Alec et moi devons continuer nos investigations et pour cela, nous nous rendrons dans les arènes mais pas pour combattre. J'ai besoin de descendre là-bas pour parler aux prisonniers." Et là, elle jubile. Elle n'en montre rien. Froide, têtue, elle semble déterminée à aller parler aux futurs décédés. Mais elle sait que jamais Stevenson n'autorisera pareille parade. Jamais il ne tolérera qu'elle se rapproche de ses secrets aussi ostensiblement et surtout... qu'elle aille là-bas sans livrer bataille. Le message qu'elle enverrait au public serait totalement incohérent et ferait l'office d'une propagande qui ne lui sied pas. Elle tourne son visage vers Aleks et remarque qu'il n'a pas remis le gant qu'elle lui a ôté plus tôt. C'est alors qu'elle réalise qu'il est dans sa main depuis tout ce temps et qu'elle s'y agrippe comme à un grigri, comme à un mantra.
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Callian
Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Il la ressent, tout au long du voyage, c’est le chant des abîmes où elle dérive langoureusement, qui combat dans ses veines la colère et la peine qui s’y étaient abandonnées. Elle est là, auprès de lui, elle est là, contre lui, s'agrippant à son cou comme s’il était son seul ancrage, absolu d’une déraison vécue à deux, contre toute la fièvre d’une nation inscrite dans les regards de leurs détracteurs. Car dès lors qu’ils ne correspondent plus au modèle infaillible dans lequel on les force à entrer, la détestation n’est pas longue à se manifester. Il la protège quant à lui, silhouette entièrement vêtue de noire, veilleur d’une nuit éternelle, sa nuit éternelle, alors que son long manteau dessine chacun de ses pas qui les éloignent des vivas de la foule. Il pourrait presque courir pour sortir de là, il a l’envie de se détourner de tous leurs devoirs, de retrouver l’accueil des douceurs du printemps pour s’y précipiter avec elle, l’allonger dans la partie encore arborée du parc, la regarder s’alanguir sous la contrariété de son évanouissement, lui embrasser les lèvres comme dans un conte d’enfant, pour la ranimer. Mais Aleksander n’est pas âme à vaquer, ou à fuir la confrontation, non, alors il trouve le secours de l’infirmière, secours de trop brève durée car les reproches claquent dans l’air. La réplique de Stevenson lui arrache un haussement d’épaule méprisant, et il ne regarde même pas le légat quand il lui dit d’un ton parfaitement détaché. Ni à vous, à bien considérer, si bien que vous pouvez nous dispenser de vos jérémiades de politicien. Une façon de lui rappeler son rang, sa propre caste, et le fait qu’il n’est pas un chasseur, qu’il n’est qu’un invité ici même si c’est lui qui tire toutes les ficelles, et qui a la faveur de la population et de l’Union. Gloria Lockwood se rappelle alors subrepticement à ses devoirs de mère et il opine quelque peu quant à l’argument, raillant l’empressement du légat : Raison de plus pour nous passer de vaines remontrances. Il hausse un sourcil hautain envers son ennemi de jadis, son ennemi de toujours, c’était déjà lui, à l’orée du regard, quand il n’en pouvait plus que de se faire torturer, dans leurs souterrains purulents, où la haine s’est gravée en lui, profondément. Il n’a pas oublié. Chaque cicatrice réparée par ses heartrenders, chaque cicatrice masquée par l’encre qui parcourt sa peau, chaque blessure qu’il porte encore au coeur, parce qu’il a frôlé alors la folie la plus brutale qui soit… Il s’en souvient, et un jour, il les lui rappellera. “On se passera volontiers de votre ironie, Kirigan.” Aleks fait la moue et comprend qu’Alicia s’éveille doucement si bien que les importuns cessent d’exister aussitôt. Les effluves de la compresse de thym sont infâmes mais il serre sa main, cette main toujours nue dans la sienne, alors qu’il l’appelle, la relève des morts ou plutôt comme il l’a soutenue dans la chute, la conforte dans l’éveil. L’amplification la caresse doucement, sans brutalité, pour lui redonner l’allant nécessaire à affronter ces tristes sires. Il n’a pas le temps de répondre à sa question cependant, Stevenson saute sur l’occasion de le compter comme cette gêne qu’il cherche à enfoncer à coup d’épithètes peu flatteuses. Petit ami ? Vraiment ? Alicia ne se laisse pas faire, et Aleksander ne retient pas ce sourire dangereux qui donne à ses airs quelque chose de pernicieux. Il en rajoute même : Vous devriez répondre, Stevenson, quand on vous pose une question, c’est de la simple politesse. L’autre fulmine, les regardant tour à tour, comme s’ils formaient soudain une bien vilaine paire, très assortie dans la monstruosité. “Je vois que votre impertinence n’a pas tardé à rejaillir sur elle.” Le Général ouvre ses mains en signe d’innocence. Elle n’a absolument pas besoin de mon aide pour avoir de l’esprit. Aleks offre son bras à Alicia pour qu’elle s’y raccroche et se remette debout au moment même où elle dit qu’ils ont des choses à régler tous les deux. Il ne sait pas quoi mais il serait prêt à inventer n’importe quel stratagème pour continuer à voir Stevenson s’agacer devant leur caractère peu amène. Sa main dans la sienne, la palpitation est cependant plus intense quand elle exprime ce qu’elle a découvert. Il demeure de marbre mais un rugissement éclot dans sa tête, perturbe son pouvoir, rappelant des souvenirs peu agréables qu’il aurait bien souhaité abandonner dans le néant, eux aussi. Ses joues se creusent, sa main se crispe, mais il n’y a aucun éclair de surprise dans son regard qui devient plus froid. Oh voilà une pratique que l’Union réfute depuis combien d’années déjà ? Dix-sept ans au moins. Ce pourrait-il qu’elles soient appuyées par nos chers élus ? Il faut reconnaître au moins à Stevenson une parfaite maîtrise de lui-même, dès lors que l’on touche à son emprise sur le pouvoir. Et une langue de bois irrésistible par là-dessus. “Mais voyons, ce sont des accusations très graves que vous portez Alicia. Quant à vous Kirigan, je vous assure que vos sous-entendus perturbent plus les hommes que vous menez au combat qu’ils ne les sauvent.” Une ponctuation, un regard appuyé, qui montre qu’il le menace de le destituer, et Aleksander pourrait en rire tant c’est là absolument ridicule. Les hommes qui suivent aveuglément le type sur vos affiches de 6 mètres dans toute la capitale, vous voulez dire ? Le légat balaye l’air de la main, comme pour chasser les élucubrations de ces deux énergumènes. “Quant à vous ma chère, vous avez sans doute en effet pris un peu trop chaud dans l’arène pour que de telles idées vous montent à la tête. Quelqu’un comme vous ne pourrait s’abaisser à aller visiter les geôles des ennemis de notre nation, n’est-ce pas ?” Gloria ajoute, d’un ton de mère supérieure : “Alicia, ça n’est pas sérieux, que penserait le public qui t’attend ?” Aleksander ne perd alors pas un instant pour faire jaillir cette ironie qui le caractérise entièrement. J’imagine qu’il penserait qu’elle se soucie de son équité. Et de celle de ceux qu’elle représente. Il a gardé sa main dans la sienne, s’y raccrochant, tout du long et ajoute en la regardant : N’est-ce pas ce pourquoi l’on combat ?
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