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 Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka

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Sparka
Sparka
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UNIVERS FÉTICHE : le réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

tea

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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Ainsi s'envole le charme de leur union. Tout comme ils étaient parfaitement soudés lorsque Sebastian les reliait d'un sort qu'elle n'avait encore jamais entendu scander, ils étaient parfaits pendant que leurs corps s'accordaient. Fusion charnelle qui trahit pour la seconde fois leurs destins liés. Le tatouage sur leurs peaux en a même bougé, elle pourrait le jurer. L'éclipse sur son bras a pris en intensité, renfermant le soleil avec plus d'avidité pendant un court moment, un moment volé à l'éternité. Mais voilà que la lumière du jour revient les bercer affreusement, les ramenant à la réalité dure et hargneuse qui les oppose. Ils sont mari et femme, ils sont ennemis. Les prétendus alliés ressentent pourtant jusque dans leurs tripes à quel point leurs envies divergent. Froid, Alicia devine que le sanguin Aleks se détourne d'elle avec une rage qui le consume encore. Mais cette fois, rien n'y paraît. Il se détache d'elle en l'agressant d'une phrase qui se veut insultante mais la brune est bien trop vicieuse pour se laisser faire aussi facilement. "Non, on m'a enseigné qu'au sein d'un mariage raté, on pouvait négocier dans l'autre sens. Ou alors divorcer." Sans y prendre gare, elle comprend que c'est désormais sa seule carte réelle dans sa manche. Il est évident qu'Aleks cherche quelque chose. Il n'est pas un amoureux transi qui souhaite se lier avec elle parce que son caractère fleur bleue lui donne des envies de conte de fées, oh non. Et les étincelles que leurs contacts provoquent sont une preuve tangible de quelque chose qui les dépasse. C'est votre destinée. Les mots incompréhensible de cette femme sont désormais gravés en elle. Quelle est cette destinée? Alicia n'en sait rien. Mais la certitude que le pluriel les concerne tous les deux est devenue prégnante, incontournable. Aleks sait-il de quoi il s'agit? Cette femme après tout, c'est celle qui est venue lui dire qu'il n'aurait pas dû se marier. Tandis qu'il se retire du corps qu'il a tant caressé de sa présence, qu'il a comblé de sa complémentarité, Alicia le regarde se rhabiller. Sa propre jupe retombe sur ses jambes et elle esquisse un sourire dégoûté. C'est donc là le tableau de l'union Kirigan Lockwood. Un homme désabusé qui s'en va sans un regard en arrière et une femme souillée qui marche le derrière à l'air. Elle passe une main distraite sur les plis de son vêtement et cherche un endroit où elle pourrait aller se... rafraîchir. Trivialité nécessaire en fin de partie. Elle s'écarte sans expliquer où elle disparaît, sans même indiquer qu'elle reviendra. Dans des ruines, elle saisit une lingette et essuie la marque impie du contrôle qu'il a pu avoir sur elle. Le visage fermé, elle a un regard tendu envers cette expulsion qui pourrait couronner une nouvelle vie. L'idée la dégoûte et elle fouine dans son sac à la recherche d'une pilule qui détruise cette seule possibilité. Le petit cachet est avalé sans eau, faute de moyens à bords, mais elle l'avale en voyant clairement le dessein d'un héritier s'envoler avec. Revenue dans la rue au bout de quelques minutes, la voix d'Aleks s'élève. Comme un professeur qui accepte d'enseigner à un élève récalcitrant, elle l'entend "capituler" et elle sourit. Oh mais tu ne capitules pas chéri. M'entraîner et voir de quoi je suis capable, c'est tout ce dont tu rêves depuis que tu as saisi que je n'étais pas qu'humaine. "Où tu voudras mon coeur." Réplique qu'elle rend pour ce "gentille" fourbe qu'il lui a adressé. Elle a hésité à utiliser le terme 'koroleva' pour encore plus le blesser. Mais perfectionniste comme elle l'est, le doute concernant le genre du mot et l'incapacité à l'accorder au masculin s'il n'est pas neutre de base lui ont fait renoncer à cette ironie. Il affirme sans peine que c'était une erreur et Alicia ne se gêne pas pour manier cela en sa faveur. "Evidemment que c'était une erreur." Et comme si ce n'était pas prémédité, elle envoie ses pensées se balader dans la tête de son amant, pour lui rappeler qu'elle n'est que doute depuis qu'ils se sont dits oui. La première étant de nous être mariés.

On pourrait dire qu'elle le suit docilement. Mais Alicia qui est moins habituée des lieux que son guide, observe attentivement chaque coin et recoin qu'ils traversent pendant leur avancée. Les ruines lui donnent un sentiment de nausée. Elle repense alors à la pilule qu'elle a avalée sans s'hydrater depuis un bon moment et serre les dents pour qu'elle tienne encore quelques heures. Les bâtisses vides et déconstruites s'enfilent les unes derrière les autres et un pincement au coeur la prend quand elle reconnaît l'immeuble où elle vivait avec ses parents. Elle était encore là quand ses souvenirs se sont éclipsés. Eclipsés. Et s'il était responsable de sa perte de mémoire? Elle chasse l'idée car ce n'est pas le moment de fouiner dans les tréfonds d'un cerveau qui a été entaillé. Ils s'immiscent dans un bâtiment et un frisson spécial la parcourt tandis qu'elle dépose les pieds sur le béton. Qui a souffert ici? Qui a perdu sa vie sous mes pieds? Son pouvoir intuitif ne lui laisse aucun doute, elle ressent un vide qui l'aspire pendant qu'elle progresse derrière lui. Occupée à observer ce sol qu'elle devine empreint d'une histoire tragique, l'aboiement de son hôte la rappelle au présent. Les traits de la belle se ferment. Tu étais moins amer quand tu étais fourré en moi. Presque vulgaire, elle se retient de commenter et s'assied comme demandé. Aleks s'approche d'elle et un sursaut ne peut être réfréné quand il tend sa main vers elle. Rien qu'un banal contact. Laisse-moi en douter. Depuis leur première rencontre, chaque contact a déchaîné des vents et marées entre eux. Même s'il ne cherche plus à pénétrer son âme cette fois, Alicia sait d'avance que toucher cette main qu'il vient de dévêtir va avoir son effet. Et comme s'il comprenait ce à quoi elle pense, Aleksander explique une partie de son pouvoir. Sans le toucher, elle incline son visage, contemplant cette main qui semblerait presque inoffensive ainsi tendue vers elle. "Bizarre, je ne t'aurais pas associé à un pouvoir ... altruiste. Ses propres pupilles sont dilatées dans une expression de provocation. Elle toise cette main avant de venir enlacer ses doigts aux siens dans un geste qui en serait presque tendre. C'est encore une fois instinctif, elle ne calcule pas ce qu'elle fait et suit l'offre tout en écoutant son besoin. Il n'a pas menti, rien ne lui est imposé. Un mince filet de lumière se crée au bout des phalanges qu'elle a collées sur celles d'Aleks et Alicia regarde le lumineux se conjuguer dans l'air qui les entoure. "Provoquer mon pouvoir, ça je sais déjà le faire." Elle l'accuse de perdre son temps, s'impatiente et tout naturellement resserre sa main autour de celle de son époux, demandant subtilement qu'il l'aide à accomplir quelque chose de nouveau. Ce qu'elle voudrait, ce serait qu'il lui enseigne comment garder ses pensées pour elle, comment ne plus en perdre le contrôle. Mais la chasseuse est suffisamment intelligente pour comprendre qu'une fois qu'elle maîtrisera les abysses de son pouvoir, elle sera aussi en contrôle du reste. Alors qu'elle regarde leurs mains entrelacées, un songe impertinent lui vient et Alicia dissimule un sourire amusé tandis qu'elle se propose de l'essayer. Et si je pouvais moi aussi provoquer ton pouvoir? Elle voit sans difficulté qu'il a pu entendre cela et se presse de tenter avant qu'il ne l'en dissuade ou avant qu'il ne rompe le contact. Alicia ferme les yeux, sans savoir ce qu'elle fait, et au lieu de provoquer quoique ce soit, se perd dans une incursion qu'elle ne connaît pas. Sa lumière franchit une barrière et son esprit se réverbère une fraction de seconde dans celui de son hôte, lui montrant une image violente des lieux où ils sont. Des lieux où ils sont mais sous un autre jour. Elle rouvre les yeux, retire sa main et baisse son visage pour analyser ce sol intact qu'elle vient pourtant de voir sous une marre de sang. Tremblant sous l'effroi de ce qu'elle vient de ressentir, Alicia s'inquiète "Où sommes-nous exactement?" Le pressentiment horrible qui la parcourt est désormais sans appel. Il y a eu ici quelque chose de vraiment puissant et de dramatique. Son âme pleure sans qu'elle ne sache pourquoi. Et cette douleur lui fait oublier qu'elle vient de s'inviter en Kirigan sans y avoir été invitée. Et cette peine lui fait oublier qu'elle voulait faire une chose et en a généré une toute autre.
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Callian
Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

avatar(c)red
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Les minutes glissent de nouveau vers l’apathie, et cette solitude qu’il ressent sans cesse revient se draper autour de lui, comme une amante trop amoureuse pour savoir l’abandonner, et ne pas chercher à le navrer plus encore qu’elle ne le fit déjà. L’idée de fusion qui chantait dans son esprit lui apparaît si illusoire soudain, tandis que son masque revient sur ses traits, perfection froide et immobile, gravée dans l’hérésie glaciale. Les menaces qu’elle apprivoise désormais ne se déguisent plus et si extérieurement il ne laisse strictement rien paraître de ce que ses répliques provoquent chez lui, il demeure l’effroi de l’imaginer le quitter, ou alors chercher à rompre ce lien gravé par la magie et sans doute par la puce qu’ils portent aussi. Il ne fait qu’énoncer, très stoïquement. On ne t’a rien appris alors. On ne t’a pas appris que les hommes comme moi ne se quittent pas, et qu’il ne suffit pas de raturer un imaginaire papier pour leur imposer une loi. Il ne la regarde pas à cet instant là, il préfère l’ignorer et pourtant, il ajoute dans son sillage au moment où elle va se dissimuler, pour arranger sa tenue : Puis au final, tant que ta chère maman n’est pas au courant, ce mariage n’existe pas, n’est-ce pas ? L’amertume hérisse quelque peu son intonation, car il sait bien que s’ils sont unis psychiquement, et que la fureur d’un tatouage trahit le sort déjà abusé, il lui faut l’aval officiel des chasseurs pour être reconnu comme son époux, comme cette réalité qui ne sera jamais disputée. Appartenir définitivement pour mieux trahir… Le dégoût l’habite, c’est son dégoût à elle surtout qui nacre sa peau d’un détestable frisson, son corps désormais semble le rejeter et une part abandonnée aux ombres quémande de la marquer encore et encore, jusqu’à ce que jamais elle ne puisse insinuer une telle injure envers leur mariage, envers leur lien, qui continue de répondre malgré eux. Sur le fil transite une once de sa mélancolie fragile, qui cherche à se balancer dans le vide pour disparaître à jamais. Il songe dans le recueillement qu’elle lui a aménagé à ce besoin d’elle qui vient de s’exprimer, et considère le pilier comme le rappel permanent de sa faiblesse, et sans savoir réprimer le sursaut de rage qu’il libère enfin, il déchire l’illusion et laisse les ténèbres se matérialiser une seule seconde, pour heurter la colonne qui s’écroule brutalement. Rappel sonore à la guerre et il recompose son accent placide quand elle reparaît, ne cherchant pas à expliquer ce qui vient de se produire et qu’elle n’a pu qu’entendre plutôt que de voir. Cela lui a coûté plus qu’il ne l’aurait cru, et il sait ce qui lui manque encore, il sait que malgré les années à réparer son corps et son esprit, il n’est pas encore au niveau de celui qui terrorisa presque la terre entière. Cette foutue puce qu’on lui a implanté, et qui continue de le museler lui est soudain si désagréable qu’il se frotte la nuque d’un geste virulent, sachant pertinemment qu’elle n’est qu’en partie responsable de ses limites actuelles. Des ruines, rien que des ruines. Un constat sombre qui les emmène plus loin, dans la traîne de leur histoire, de ce quartier écroulé par un conflit qui n'aura sans doute jamais de fin. Un constat qu'il complète de manière mutique : Et pourtant, je ne regrette toujours pas. Le seul sursaut qu'il lui accorde sans mesquinerie aucune à brûle pourpoint. Assis dans l'usine désaffectée, à même ce sol où il perdit son sang sans discontinuer, il a l'impression de revenir à la tombe. Mais ici déjà son pouvoir est moins palpable et cela lui permet de se concentrer. Jusqu'à ce qu'il la ressente de nouveau, à cause de la proximité et également à cause de ces ténèbres qu'il dissout pour mieux rétablir la connexion entre eux, trop curieux de glaner des ressentis. Et aussi ce qui se passe à chaque fois que son pouvoir entre véritablement en action. Dans le caveau d’un monde qui s’est écroulé depuis, alors que le sang revenait à la terre, il lui explique quelque peu ce qu’il est capable de faire, et une fois encore, la confidence est naturelle pour lui. Parce que c’est elle, il le comprend, et en souffre également, le lien entre eux se tend de nouveau. Il a un très maigre sourire, avant d’avouer très doucement : Parfois l’altruisme se transforme en bien autre chose. Le revers de l’amplification est mortel, mais il se garde bien de le lui dire, leurs provocations s’entrechoquent même s’il ne semble plus avoir l’envie de jouer. Lorsqu’elle lui confie enfin sa main, il la serre avec ce qui pourrait passer pour de la tendresse, et tandis qu’elle moque les lueurs qui naissent, prétendant déjà savoir le faire, il lui parle sans ironie. Provoquer c’est facile, mais c’est parer qu’il te faut apprendre. Matérialiser ton pouvoir, dans ton corps et extérieurement, sans que ça ne soit anarchique. Mais déjà dans l’accent de sa prétention, elle serre plus fort, et avec un sourire en coin, il laisse aller un peu plus fortement son pouvoir, qui la somme, qui la pousse également. Il capte son songe impertinent au moment même où il appuie ses capacités, et se voit surpris de la sentir entrer ainsi en lui, sans qu’il ne puisse l’en empêcher, les rideaux de ténèbres se désagrègent, et laissent le passage à leur reine, il semble presque s’incliner mentalement, une fraction de seconde seulement, et l’image en lui se grave, revient des limbes où il l’a enfouie. Il se souvient de la nuit, des ténèbres partout, qui flottaient dans l’air ambiant, dévorant les âmes, et les relevant pour les porter au combat. Il se souvient du sang, qui s’écoulait de la plaie qui courait sur son corps. Un sang visqueux, presque noirâtre. Il a une main dans la sienne et il demande, sans discontinuer. “Tue-moi, tue-moi avant qu’ils ne me trouvent. Fais-le, que ça te revienne plutôt qu’à eux. Fais-le.” Mais une porte grince soudainement, la porte de l’entrepôt, et des pas précipités se font entendre dans le lointain. La voix de Sebastian retentit : “Moy soverennyi…” Mon souverain. Celui qu’il sauva ce jour-là, ou du moins à qui il permit de survivre, même ainsi. Et le sang continue de s’enfuir de son corps, sa vue se brouille, il serre la main qui cherche à le garder en vie, et il répète : “Tue-moi, que ce soit toi… Je t’en prie.” Aleksander sort de la trance qu’elle a permis sans même qu’il ne s’en rende compte, et son visage blêmit ostensiblement, tandis qu’elle l’interroge. Sa gorge se serre un peu et il regarde ailleurs, perdu dans le lointain, ce souvenir qui lui fut rendu avec une éclatante vérité le perturbe. Il avait oublié. Il avait oublié ce que c’était que de périr. Quelqu’un est mort ici. Son timbre est distant, encore perdu dans la nuit de ténèbres, alors que le sang fracturait ses songes. Il a une vague impression que quelqu’un l’a sauvé cette nuit-là, qu’il a senti soudain la profondeur d’un rayon de soleil caresser sa peau, qu’il s’est laissé dériver dans ces immortelles lueurs. Et ça n’avait rien à voir avec le sort que Sebastian a jeté alors. Je ne veux pas mourir sans t’avoir revue. Une pensée qui lui échappe et qui lui fait froncer les sourcils. La peine emplit ses yeux quand il les relève sur Alicia, et il se demande si c’est elle qu’il a alors appelée, pour ne pas périr sans qu’elle ne soit à ses côtés. Il reprend sa main dans la sienne avec une délicatesse notable, et ça n’a rien à voir cette fois-ci avec leurs pouvoirs respectifs. Il glisse une caresse dans sa paume, puis déglutit et reprend en la regardant toujours, sans hostilité aucune. Ton pouvoir a une autre facette. Tu as le pouvoir d’intuition, n’est-ce pas ? Tu sais lorsqu’on te ment, tu sais distinguer le faux du vrai ? Modeler ce que ressentent les gens peut-être ? C’est une vraie curiosité, sa caresse se poursuit et remonte sur son poignet, comme pour prendre son poul, et il invoque de nouveau l’amplification. Appuie-toi sur moi, et essaye de le ressentir. Le lien, dans toute sa matérialité. Et sans chercher à le briser, distends-le, juste un peu. Ta lumière n’est pas seulement quelque chose qui transite de toi vers moi, c’est aussi un bouclier. Et c’est cela que tu dois tisser pour que de toi je ne ressente que ce que tu souhaites. A son tour, il laisse les ténèbres dévorer le lien, pour qu’elle puisse l’envisager, et cherche à pénétrer les pensées, sans trop forcer, s’approprie cette angoisse qu’elle ressent encore, la remplit, la dévoie comme il sait le faire, élève une illusion parfaite qui doit la captiver, et la navrer d’effroi. Le sang partout, et son odeur caractéristique, et le sursaut de la respiration sifflante. La lourdeur du corps qui devient cadavre. L’horreur de perdre un être cher et de ne pouvoir l’empêcher, et tomber, tomber, tomber encore. Et encore. Empêche-moi Alicia, empêche-moi de ressentir ce qu’il y a, tapis en toi et de le détourner. Juste un bouclier. C’est juste un bouclier qu’il te faut élever. Et il le lui montre, trahissant la frontière de leurs psychées, son pouvoir s’arrêtant alors à la limite, atténuant quelque peu l’illusion qu’il infiltre dans sa tête. Car cela fonctionne dans les deux sens, et dès lors qu’elle sera capable de lui résister, alors elle saura canaliser ses pensées, et les conserver à l’intérieur de sa tête. Elle cessera de visiter ses nuits et ses cauchemars, déchirant le voile de ténèbres dès lors qu’il n’y prend pas garde. Invoquer et matérialiser sa lumière correctement, cela viendra plus tard, Aleks trouve que cette invasion inopportune est plus urgente à régler.
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Sparka
Sparka
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Tu ne sais rien de ce qui m'a été appris ou non. Tu ne sais rien de ce que signifie une relation. Une relation saine. Ton mépris, il m'indiffère. Car je ne suis pas une catin de basse composition, je suis une femme, ta femme. Et ce dernier constat est celui qui la blesse le plus. En quelques petits jours, ils sont passés d'un respect réel à ce combat mortel. Elle le sent qui prend ses distances, qui est déjà prêt à faire d'elle une sacrifiée. Il lui a pourtant juré qu'il était son allié, qu'elle n'aurait pas à changer pour lui. Où est-ce ainsi qu'elle a voulu l'interpréter? Alicia sursaute en entendant parler de sa mère avec ce ton ironique qui sied si bien à Aleks. "S'il n'y avait pas ce truc étrange qui se passe entre nous, tu n'aurais pas à te soucier que ma mère apprenne notre union secrète, on pourrait tout simplement prétendre que cela n'a jamais eu lieu." Mais elle sait très bien que ce n'est pas dans ce sens-là qu'il vient d'affirmer les choses. Sauf qu'elle préfère le confronter en jouant celles qui ne comprennent pas. Et elle s'absente, espérant que lorsqu'elle reviendra, il ne sera plus là. Evidemment, elle entend le bruit fracassant de la colonne qui s'effondre. Lorsqu'elle sort, elle constate que ce son n'était pas le fruit de son imagination. Un regard mesquin se dresse vers celui qui a ainsi détruit la pierre et elle s'autorise même un trait d'humour noir "Si c'est moi que tu voulais atteindre, tu aurais dû agir tant que j'étais dessus." Cela compense quelque peu sa frustration de le voir encore là. Car Alicia ressent le besoin de partir et de se recentrer, de se retrouver avec elle. Sauf qu'elle est celle qui a demandé, qui a ordonné même, qu'on lui enseigne l'art de maîtriser ses pouvoirs. Et elle ne peut donc faire marche arrière. Elle s'avance donc derrière lui, regardant ces ruines qu'il verbalise. Et son coeur marque un arrêt quand il persévère dans ce désir d'affirmer qu'il ne regrette pas leur union. Evidemment qu'il ne regrette pas, ne te fais pas de faux espoirs, ne te berce pas d'illusions. Il se sert de toi. Voilà pourquoi il ne regrette pas. Cela n'a rien de romantique. La dame Lockwood, devenue secrètement Kirigan, tente de ne pas se voiler la face. Et ce sursaut du coeur se transforme en peine impudente. Elle voudrait le gifler alors qu'il vient pourtant de flatter son égo d'une phrase qui n'était pas méchante. Cependant, Alicia ne ressent qu'angoisse et rage depuis que leurs corps se sont séparés. Elle s'assied comme il le lui commande, résistant à l'envie de l'envoyer paître une nouvelle fois. Mais si elle souhaite avancer, il lui faut aussi coopérer à un moment donné. Transformer l'altruisme en autre chose, cela semble être un don que seul toi peut façonner. Elle constate, déçue, n'avoir su lui renvoyer cette pensée car il n'a aucune réaction. Alicia est encore incapable de gérer ce qu'elle partage ou pas. Et elle sent qu'il est plus talentueux qu'elle dans ce domaine. Ecoutant sagement le conseil qu'il lui donne, la belle tente de comprendre comment faire pour mettre l'avis en application. Sauf qu'elle ne gère pas du tout et que lorsqu'elle veut elle-même provoquer chez l'autre son pouvoir, elle se confronte à son inexpérience ravageuse. Attirée dans la mémoire d'Aleks, elle le voit blessé, comprend son sentiment d'angoisse et de peine inexpliqué et regarde la scène avant de s'en détacher. Prise au piège de ce qu'elle a créé sans le vouloir, Alicia semble comprendre quelque chose qui l'avait torturée des années plus tôt.

Je ne veux pas mourir sans t'avoir revue.

La phrase vient s'incruster dans son esprit, confirmant ce sentiment inquiétant qu'elle avait déjà ressenti toute cette scène plus tôt. La douleur d'Aleks ne lui était pas inconnue. C'était un déjà-vu. Pourtant, elle n'avait rien vécu, elle n'était pas présente. Mais réveillée en plein milieu de la nuit, elle avait entendu le cri d'un homme qui lui avait transpercé l'être. Tu me reverras. C'était une certitude qu'elle avait adressée à l'obscurité, sans savoir à quoi cela rimait. Mais son corps tout entier était chamboulé et dans ses veines, le sang battait à lui déchaîner une crise cardiaque. Je connaissais cette histoire. Je t'ai entendu... Mais elle n'a pas le temps de lui en faire part car le mage noir reprend sa carapace, la sort de son esprit et déjà redevient tristement froid. "J'imagine que si tu possédais ce pouvoir, tu n'aurais pas besoin de me poser la question." est la seule réponse qu'elle daigne lui donner. Sur la défensive, elle se comporte comme une adolescente rebelle qui ne veut pas en apprendre plus. Ce qu'elle a vu lui fait peur. Car Sebastian s'inclinait face à Aleks, lui était tellement... soumis. Soverennyi. Qu'on l'adule comme général, cela s'entendait. Mais souverain de quoi? La brune s'inquiète de ne pas saisir l'image totale de ce tableau sanglant. "Ce sont de beaux principes que tu me chantes là. Mais il n'y a aucune clé, aucune façon de procéder dans tes mots. M'appuyer sur toi? Cela signifie quoi? Que je dois te faire confiance aveugle et te laisser faire? Tu n'y comptes quand même pas." La terreur s'entend dans sa voix tremblante. Elle n'a pas peur de lui. Elle craint ce qu'elle a vu. Encore ravagée par cette peine qui le transperçait et à laquelle elle était impuissante, encore sous le choc de savoir qu'elle y avait déjà participé dans le passé, elle a du mal à se concentrer. Et c'est ainsi qu'il pénètre sans difficulté dans son âme, qu'il voit sa peine, son propre passé. C'est John qui se dessine dans un premier temps. Mais elle entend la voix d'Aleks qui lui intime de résister et cette voix la ramène au moment où étendue dans son lit, elle l'a entendu l'appeler. Une silhouette identique mais les traits légèrement plus jeunes, pourfend la nuit de son innocence ensommeillée. Et soudain, un cri dans sa tête la réveille. "Je ne veux pas mourir sans t'avoir revue." Le front en sueur, elle regarde partout autour d'elle, ne trouvant que la lune insensible pour lui révéler qu'elle est seule. Elle passe sa main sur son bras, là où plus tard un tatouage apocalyptique se dessinera, et murmure sans savoir pourquoi "Tu me reverras." Alicia rouvre les yeux et regarde Aleks toujours dans la transe qui lui aura permis de voir ce fragment du passé. Elle ne parvient pas à le chasser de son être alors elle retire sa main violemment, craignant qu'il n'aille fouiller à d'autres endroits. "Ca ne marche pas. Tes conseils sont vains et inutiles." Elle l'insulte afin de ne pas parler de ce qu'il vient de découvrir. Elle n'a pas envie d'y penser car elle sait ce que cela veut dire. Leur lien remonte bien plus loin, leur lien était déjà ancré avant même qu'ils ne se marient. "Montre-moi comment toi tu as appris à maîtriser tes pouvoirs, cela sera plus efficace." Elle sait. Elle sait très bien qu'en jouant la carte de la demoiselle qui veut se renseigner et faire des recherches, elle est surtout en train de proposer qu'il lui montre ses pouvoirs aussi. Mais il est temps qu'il lui révèle plus. Après tout, nous sommes les deux faces de la même pièce, non? Cela devient une évidence. Une évidence fatale, une évidence létale.

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Callian
Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Les mots d’Aleksander opposent leur revers, et il devient très délicat de distinguer le faux du vrai, l’envers de la réalité. Parfois il est son plus tendre ami, souvent il est son plus cher ennemi, oscillant lui aussi, entre le besoin de lui avouer qui il est, entre la nécessité de continuer ce qu’il a débuté. Car tout repose sur l’alliance qu’elle pourrait lui offrir, tout repose sur les accès qu’elle pourra lui donner. La grande tournée des époux passera à Fort Liverpool, la ville archive devenue propriété des chasseurs depuis des années, là où ils stockent leur savoir, et toutes les données qui furent arrachées aux sorciers vaincus, torturés, abusés, perdus. Il sait que là-bas, se planque ce qu’ils ont su retrouver de lui, il sait que là-bas, il saura enfin recouvrer l'entièreté de son pouvoir. Il sait que là-bas, tout se déjouera, et que le mari, l’époux qu’il est pour elle, pourra enfin clamer son identité, sera incapable de la maquiller. Alors, ce “truc étrange” est en effet une contrariété bien incommode, qui fait flancher la certitude en lui. Et en elle aussi. Elle a beau faire mine de ne pas le comprendre, elle a beau chercher à le confronter, cela ne semble plus fonctionner, et sa rage est lente, intérieure, planquée. Au point qu’il la délivre sur les vestiges de leurs amours charnelles. Il ajoute, en mordant sa lèvre inférieure, après avoir accompli son méfait : Ce n’est pas l’envie qui m’en a manqué. Un trait vif, qui allume son regard d’une profondeur infernale, comme si en effet devant lui, revenaient les images de sa tyrannie sur son corps de femme. Il ne lui faut pas grand chose pour se souvenir que sa gorge tenait dans la paume de sa main, et que l’écraser aurait été simple, si simple, si délectable aussi pour l’animal qui gît en lui. Toutefois, si l’envie est bien là, si le fantasme morbide les unit et les oppose, il demeure flagrant qu’il y a quelque chose d’autre qui le rattache à elle. Bien plus que le désir, bien plus que le tatouage hérité du mariage, bien plus peut-être que leurs souvenirs manquants. Un “truc étrange”. Un truc étrange, en effet, qu’il ne regrette pas car cela comble le vide en lui, lui donne aussi d’autres projets, plus vicieux encore que jamais. Il se souvient de ses années de guerre ponctuées par une recherche malsaine, qui obnubilait ses nuits, de la quête d’un pouvoir qui serait à sa portée enfin, qui lui appartiendrait, décuplerait le sien, et surtout lui permettrait bien plus que ses aptitudes durement acquises. Ce qui lui a toujours manqué, même s’il connaît la formule par coeur pour l’avoir lui-même écrite et codée, c’est la clef des arcanes. Et au fond de lui, Aleksander le sait, le ressent, sans même connaître l’ensemble de la prophétie. La clef, c’est elle, c’est Alicia, et la lumière qui la nourrit, la fougue brûlante qui manque à ses ténèbres froides pour concevoir un pouvoir plus grand. Et c’est sans doute pour cela que tout leur échappe quand elle cherche à s’enfouir en lui, quand elle cherche à saisir les ténèbres qu’elle est incapable de convoquer, c’est l’esprit qu’elle invoque à leur place, et les images troublantes d’une trop longue agonie. Il a perdu la vie ce soir-là, à quelques pas de là, il s’est senti crever, quelques minutes durant, alors que ni Sebastian, ni Ellen, ni Electra ne savait que faire pour le ramener. C’est une phrase qui l’a trouvé, une réponse dans le noir qui devenait peu à peu son seul et unique destin. Une voix qui perturbe encore ses cauchemars tant il lui doit l’air qu’il respire, l’inflexion qui appuya son coeur pour qu’il reparte, l’énergie qui manquait pour que ses chairs ne soient réparées par le pouvoir de son Heartrender. Mais Alicia a peur, c’est palpable, il a laissé voir de lui, de sa véritable identité bien plus qu’il ne l’aurait envisagé, pourtant il s’aperçoit qu’il ne conçoit aucune rage, aucune frustration devant ce mirage qui l’emporte plus loin d’elle que jamais. Cela lui rappelle son devoir envers chacun de ses hérétiques, bien au contraire. Le pouvoir qu’elle revêt est nouveau, il ne l’a jamais rencontré, et il subodore qu’il est aussi puissant que le sien. Il est le seul jusqu’alors à revêtir un pouvoir pluriel, qui montre des aptitudes nombreuses, comme les faces taillées et tranchantes d’un joyau noir où l’éternité pulse, infamie chantée en lui depuis la naissance, chanson d’une autre ère qui vient pour élever l’ouragan sur celle qu’ils vivent. Les questions se retournent contre lui, mais en totale maîtrise, alors qu’il l’observe toujours, il répond aisément : En effet, mademoiselle Lockwood, mon pouvoir ne s’approche en rien de ce qui révèle la vérité. Bien au contraire, le sien la maquille, la transfigure, la fait passer pour autre au moyen de ses illusions. Les ténèbres masquent la réalité, ils l’étranglent, et ils donnent à la vérité des airs de mensonge. Elle se rebelle déjà face à son enseignement et il s’en amuse un peu, un sourire orne ses lèvres quand elle rejette ce qu’il sous-entend. Il aime son avantage, et cette terreur qu’elle ne parvient plus à déguiser. Il se penche légèrement vers elle rien que pour la voir reculer son dos. Cela signifie qu’il faut te jeter dans le vide pour apprendre à voler, Alicia. Et que tant que tu n’es pas prête à le faire, tu seras l’esclave d’un pouvoir dont tu devrais être une parfaite maîtresse. Il susurre, c’est comme s’il élevait devant elle un avenir brutal où elle se perdrait à jamais. Alors la convoiter psychiquement n’est pas difficile, particulièrement par le toucher qui cherche à apprivoiser sa peau. Il entre dans son esprit comme s’il y était attendu, et d’abord la vision de cet autre, de cet homme d’un passé qu’il aimerait rayer de sa mémoire apparaît, si bien qu’il ne se retient pas pour prolonger l’angoisse qui déjà est née en elle depuis la vision qu’ils ont partagée. C’est à lui de voyager, de comprendre l’autre versant de ce qu’il a entendu alors, la réponse qui lui permit de se relever des limbes et de continuer à exister. A exister uniquement pour elle, en elle. Il revoit la lumière, il la ressent le cueillir, le baigner dans le néant où il s’enfonçait irrémédiablement, et les mots le saisir. Tu me reverras. C’est elle, c’est lui, c’est depuis l’aube ce lien que leurs épousailles n’ont fait que réveiller. Il est surpris, déconcerté lui aussi, mais bien plus prompt à s’en remettre tant cela complète les quelques prémices de ses certitudes. C’est elle. C’est elle la clef. C’est elle ta clef. Voilà pourquoi tu ne saurais l’abandonner. L’avidité le ronge entièrement et reparaît sur son visage et il laisse aller cette pensée viscérale. Tu m’as retrouvé autrefois. Tu m’as… Il se retient au dernier moment, la dévisageant toujours. ... sauvé. Il est son débiteur et ce constat est loin de l’effrayer, bien au contraire, cela renforce son idée que son plan est forcément justifié. Et qu’il lui fallait la retrouver à son tour pour lui offrir la destinée à laquelle elle appartient. Elle ne résiste ni à son pouvoir sur elle ni à cette peur qu'il avive en son coeur qui bat et bat encore, au même rythme saccadé que le sien. Et le contact se rompt mais pourtant il est encore là, en elle, à utiliser le lien qu'ils partagent pour lui transmettre sa pensée. Souhaites-tu donc que je puisse t'atteindre à la nuit tombée, quand tu seras dans ton lit, confiée au sommeil, comme cette fois-là ? La puce l'invective et il arrête de repousser les limites, abandonnant le lien à un calme retrouvé, lui transmettant une émotion aussi positive qu'il en soit capable, même s'il n'est pas fait de cette étoffe là. Il inspire profondément toujours rencogné dans ce calme qu'il arbore face à elle. Inutiles parce que tu ne veux pas de ton pouvoir. Tu luttes contre lui Alicia, comme une enfant qui ne supporte aucun joug. Il n'épilogue toutefois pas non plus sur l'instant qu'ils viennent de partager ni sur le sens que cela revêt. J'ai cessé de lutter. Qu'est-ce que tu crois ? Que je n'avais pas honte de ce que j'avais fait ni peur de l'endroit où l'on m'avait enfermé ? J'ai cessé de croire que c'était une malédiction. Son calme se craquèle légèrement parce qu'il saisit ses deux avant-bras cette fois, dans sa poigne de fer, ayant déganté son autre main, pour qu'elle ne puisse plus reculer. Pourtant il ne convoque rien, il demeure à l'orée de la peau mais il n'entre pas, il conserve son regard sombre dans le sien et plutôt que de lui montrer ce qu'il ne peut guère dévoiler, c'est l'impression de totale paix qu'il a ressentie alors qu'il s'est mis à invoquer avec facilité son pouvoir, cette impression d'être enfin lui-même à sa digne place. Si tu ne me fais pas confiance, aies au moins confiance en ce que la nature t'a offert. Ta lumière. Il l'emporte dans une nouvelle vision alors qu'il venait tout juste de comprendre comment déclencher ce pouvoir, non plus en le subissant ou en le forçant mais en le modelant comme un langage oublié. Une seconde langue maternelle, une onde qui émanait de lui, et qu'il pouvait façonner à sa fantaisie. Ils ne sont plus que deux pendants d'un même axe dans l'éternité au moment où il ferme les yeux et qu'il la convoque à ses côtés. Cette fois-ci la danse est plus lente, et il invoque en elle les ténèbres, entrelacs plus doux qu'ils ne le furent, caresses sensuelles pour toute la sensualité qu'il aura interdite plus tôt quand il était physiquement en elle. Ici il l'apprivoise, il va chercher la lumière et ne lui ordonne rien, il l'accompagne et cherche à la dessiner dans cette barrière parfaite qu'il saura frôler, amplifier et soutenir. C'est ce baiser qu'il ne lui a pas offert et son corps ressent la chaleur d'une étreinte éthérée, son souffle s'accélère légèrement sous l'onirisme d'un instant qui pourrait les maintenir enchaînés. Il n'a pas appris ainsi, il a appris dans la douleur et dans la haine mais il sait, il sent qu'Alicia ne répond pas à cette contrainte brutale à laquelle elle cherche continuellement à échapper. Alors la douceur et l'évidence de ce qui est, entre eux et en eux. Ses index suivent l'intérieur de ses bras, une caresse supplémentaire qui manifeste celle qu'il appose sur son esprit. Tu vas me laisser partir maintenant, et maintenir ce que l'on vient d'ériger. Et tu vas te souvenir de ce que cela fait. Je ne suis en toi que parce que tu le veux Alicia. Et il lui communique cette sensation douce et infinie de vérité, lorsqu'il apposait sur ses lèvres les siennes, et que le jour jouait au travers des persiennes de sa chambre. C'était il y a des années. Quand leurs pouvoirs étaient déjà reliés et qu'elle savait parfaitement le maîtriser. Il retrouve ce fragment oublié et le rend à sa digne propriétaire, lui montrant un chemin qu'elle peut parcourir seule un court instant, pour se souvenir. Se souvenir de qui elle était, avec lui, de cette confiance offerte quand les ténèbres n'étaient que le revers de la lumière, que la partie de ce tout qu'ils formaient.
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Sparka
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Les expériences deviennent de plus en plus brutales entre eux. Et c'est ainsi que le langage verbal se transforme, passant des railleries douces aux attaques en bonne et due forme. Aleksander confirme que l'envie de la tuer lui est passé dans l'esprit. La nouvellement mariée devrait en prendre peur mais elle le savait déjà. Pendant qu'elle était à la merci de sa main sur son cou, elle pouvait sentir les pulsions qui parcouraient son époux. Ce lien qu'elle a qualifié d'étrange, cette chose qui les unit malgré eux, cela lui donne une perspective encore plus forte sur ce qu'il ressent. Mais ce qu'il ressent est tant de nature à l'effrayer qu'à la fasciner. Les images partagées, ce moment du passé qu'elle découvre sans s'y attendre, c'est déjà suffisant à lui rappeler pourquoi elle a dit "oui" alors que tout lui indiquait de refuser de s'unir à cette âme pervertie. Leur danse macabre continue et il confirme qu'il n'est pas doté du même pouvoir qu'elle. Au contraire, elle devine que si elle côtoie la force pure, il est de ceux qui manient des pouvoirs plus obscurs. Revers d'une même médaille, ils sont des extrêmes opposés, elle en doute de moins en moins. Es-tu la facette parfaite de mon pouvoir ou sa complémentarité? Les réponses d'Aleks sont comme toujours, lacunaires. Mais en ce moment, il n'est plus temps de chercher à trouver des éléments lui indiquant qui il est. Désormais, elle veut se concentrer sur ce qu'il lui a promis. S'il est néfaste pour elle, autant que ce prix à payer aie aussi quelques avantages. 'L'esclave de ce dont je devrais être la maîtresse, le concept me semble familier." Elle le toise, s'amusant sans scrupule à le défier par ces termes qui rappellent leur lien. Lorsqu'il la domine comme il semble trop aimer le faire, il devient bourreau et oublie qu'elle était destinée à un rôle bien différent de celui de soumise. Sauf qu'entre eux, elle est bien moins docile qu'avec ses pouvoirs. Entre eux, elle a plus de force. Car elle s'abandonne dans ce lien. Et ce constat corrobore les mots d'Aleksander. Elle doit lâcher prise. Peut-être pas aussi fort qu'elle ne le ferait autrement, car elle n'oublie pas qu'il est dangereux à ses yeux. Mais elle se doit de lâcher la bride un petit peu. Et il vient se plonger dans ses pensées, les contamine de sa présence. Ai-je envie que tu voies cela ou voudrais-je m'en protéger? L'incertitude la rend incapable de trancher et de tenter une défense contre l'intrusion de cet étranger à sa tête qui fouille dedans. Sa seule façon de l'en éloigner est de couper le contact physique entre eux. Le bouleversement qu'il ressent en comprenant qu'elle lui a répondu cette fameuse nuit-là l'ébranle au plus haut point. Je t'ai quoi? Mais elle ne demande pas. Tout comme il ne termine pas. Il se contente de lui rappeler qu'elle n'a fait aucun effort et qu'elle est toujours à sa merci. Leur lien ne passe pas uniquement par cette tangence physique. Non. Cette réponse monosyllabique qui avait été depuis trop de jours oubliée. Elle revient en force, simple, plate, claire. Aleksander se moque d'elle, la traite d'enfant et Alicia s'agace de le voir aussi irritant. Il a pourtant raison, la belle se refuse à aller de l'avant, quelque chose la retient. "De quoi avais-tu honte au juste?" Elle devrait se contenter de se concentrer sur sa formation mais la curiosité au sujet de celui qui est un livre fermé avec un énorme cadenas doré la ronge. Plus ils avancent et plus elle attrape quelques miettes sur son passage, des mies insuffisantes pour combler sa faim de savoir. Mais des mies qui lui rappellent pourquoi elle est tant sous son charme : le mystère. Peut-être que je ne t'aime pas. Peut-être que tu me fascines, c'est tout. Les mains de celui qui se veut maître saisissent doucement celles d'Alicia et elle s'empêche d'esquisser un mouvement de recul. Cependant, il ne peut que sentir l'appréhension qui la parcourt désormais quand il se rapproche d'elle. Il y a d'une part, cette même tension physique qui ne cesse de la parcourir et d'autre part, un besoin de s'éloigner, de ne pas risquer de lui succomber... à lui où à cette force qui lui permet de provoquer son pouvoir sans qu'elle ne l'ait demandé. Plongée dans les confins de son esprit, elle est happée par un nouveau souvenir lui appartenant. L'homme lui montre comment il a cédé. L'image est séduisante. Aleksander semble tellement plus jeune dans cette vision, comme s'il était encore marqué d'une innocence qui depuis a disparu. Elle le contemple qui fait face à ses démons et... qui leur cède. C'est donc ça ta solution? Que je m'abandonne aux forces obscures? Qu'elles prennent le dessus? Laisser mes émotions négatives partir pour ensuite mieux revenir? Elle ne sait pas pourquoi elle interprète cela ainsi. Les images ne montrent pas de négativité. Mais Alicia sent en elle l'obscurité qui la serre aux chevilles comme des ronces dans lesquelles on se prend les pieds. C'est son propre pouvoir qui se manifeste alors qu'elle est en immersion ailleurs. Les mots de son professeur lui reviennent alors à l'esprit : avoir confiance en sa lumière. Bien que ce n'était pas ce qu'il espérait qu'elle comprenne, elle autorise alors à ses dons de la guider dans l'interprétation du tableau qui se joue sous ses yeux. L'incursion est tellement douce, la balade tellement tendre qu'elle en oublie un moment le fond de ce qu'elle ressent. Mais les ombres d'Aleks reviennent vite à la charge car elle ne peut les ignorer. Tu as cédé pour maîtriser ton pouvoir ou ton pouvoir t'a tellement maîtrisé que tu as cédé? La question se délie dans leurs esprits connectés tout naturellement. Elle s'en veut de briser la tendresse de ce partage avec ses accusations à peine voilées. Mais elle ne peut retenir plus longtemps ce que tout cela lui inspire. Elle ressent néanmoins la bienveillance qu'il érige entre eux, le feu d'un été doux et chaud, les tremblements d'une idylle adolescente, comme s'il construisait le lien à partir d'émotions et non plus de souvenirs. Plongée dedans, Alicia se sent enfin plus en confiance. Cependant la panique revient quand il lui indique qu'il va la laisser seule pour travailler désormais. Alors qu'elle ne voulait qu'une chose quelques instants avant, la perspective de perdre son contact maintenant l'horrifie. Je le veux tellement. Et elle rougit de cette réponse spontanée qu'elle propulse jusqu'à lui. Parce qu'en ce moment, il lui a offert ce dont elle avait besoin de sa part. L'émotion positive se transforme en lumière blanche et alors que leurs mains se séparent, Alicia sent qu'une force douce et englobante la quitte pour venir entourer Aleks. C'est un lasso lumineux qui l'encercle et qui le maintient près d'elle sans qu'ils ne se touchent. Ce n'est pas moi qui génère cette force. Mais ses doutes la font vaciller. Elle se trompe. C'est elle et uniquement elle qui gère le faisceau lumineux, comme un sort d'enchantement qui retient son amant dans ses filets, l'empêchant de partir. Est-ce moi qui fait ça? Elle propulse le voile de lumière sur le visage d'Aleks et en caresse les traits, sentant une flamme ardente qui cramponne son être. Radieuse, Alicia tente alors de couper le contact télépathique entre eux. Si je ne te haïssais pas tant, je pourrais affirmer que je t'aime. Elle le regarde afin de voir si cette pensée est bien demeurée secrète. Et elle comprend enfin ce qui la retenait de pouvoir exercer son pouvoir plus librement : elle ne tenait pas tête à ses dons. C'était à ce qu'elle ressentait qu'elle faisait obstacle. Ses émotions retenues dans un sac bien fermé, elle ne pouvait pas les laisser s'exprimer. Mais son bourreau lui a montré la voie en l'entraînant sur un sentier qui lui correspondait : la douceur de ce qu'elle ressent ... encore ... pour lui. Encore. Car ce pouvoir est brimé depuis qu'il s'est détaché d'elle des années auparavant. Enfoui dans des souvenirs dont elle ne peut reprendre possession, elle peut néanmoins se réaccaparer ses émotions. Je commence à comprendre maintenant. Ce n'est pas à lui qu'elle doit céder, ni même à ses pouvoir. C'est à elle qu'elle doit faire confiance. Une confiance qui pour une raison qu'elle ne comprend pas encore, elle a perdue. Comme si elle était elle-même responsable du mal qu'elle avait encouru. Pardonne-toi. La voix vient de son intérieur, comme si c'était son pouvoir qui s'adressait à elle ou elle qui s'adressait à son pouvoir. Alicia ferme les yeux et rappelle la lumière en elle. En les rouvrant, elle regarde Aleks et sourit. "Si tu m'entraînes trop bien, je n'aurai plus besoin de toi." Elle se relève sur ses genoux et sous l'impulsion des milles émotions qui l'ont parcourue en quelques secondes à peine, elle s'abandonne encore une fois... mais pas à elle-même. Tu ne devrais pas. Mais elle se moque des avertissements de son intuition. A quatre pattes, elle avance des quelques centimètres qui les séparaient et vient se lover contre lui. Je te déteste toujours. affirme-t-elle avec une onde lumineuse de plaisir qui la parcourt de part en part. Ce n'est pas vraiment un remerciement, c'est juste un prolongement de ce qu'elle vient de ressentir. Elle n'a plus envie de se débattre contre lui. Je devrais te haïr, je devrais partir. Mais tout mon être ne tend qu'à une chose... contre toi, me blottir.

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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Ne pas pouvoir lui montrer les ombres qui le parcourent, et qui lui sont si familières, ne pas pouvoir les tisser dans l’éther autour d’eux, ne savoir les libérer du carcan de la puce sans risquer de faire tomber et l’illusion et sa seule protection tant qu’il demeure affaibli, cela le torture, le démunit. Car il est lui-même cet esclave qu’il dépeint, non pas de son don mais bien de la situation qui l’a emporté dans une déchéance qui parfois le rend fou. Quelques nuits se sont passées à la haine pure, des nuits de virulence où il décharnait et ses projets et cette réalité qui l’encombre. Puis il l’a rencontrée, ou bien retrouvée, et tout a changé, tout a changé car son combat lui apparaît plus sensé désormais qu’elle est là, à ses côtés. C’est étrange en effet car cela devrait produire l’exact effet inverse. Si elle apprenait son identité, là, si elle saisissait la vérité alors qu’il la touche et qu’il s’enfonce ainsi dans sa tête, elle se mettrait à hurler d’horreur, et son rejet n’aurait strictement rien à voir avec celui qu’elle lui oppose depuis qu’ils se sont étreints passionnément, brutalement. Il sait très bien que tout se brisera au moment où elle le saura, et il a l’espoir ridicule parfois de lui permettre de comprendre ses motivations avant que ce dénouement fatidique ne survienne, changeant ainsi l’image monstrueuse qu’il a, en celle du sauveur qu’il érige auprès des hérétiques qui lui sont encore fidèles. Ses lèvres s’étirent cependant, quand elle édicte une boutade sur leur relation qui lui semble ascendante, mais en son for intérieur, il connaît parfaitement l’ascendant qu’elle commence à avoir sur lui, et il s’en méfie. Les promesses versées dans cette langue chantante, presque psalmodiée dans son oreille, ce moment de luxure et de complétion entremêlés, il sait que cela trahit de lui un attachement qui va bien au-delà du charnel. Un attachement qui ne fait que se renforcer depuis qu’ils se côtoient presque quotidiennement. Et cela ne peut s’arranger quand il ne parvient plus à la considérer comme une ennemie potentielle, la révélation fracturant l’ensemble de sa construction, car s'il s’est relevé c’est grâce à elle. Au moment où tout aurait pu s’arrêter, c’est son esprit qu’il est parvenu à appeler, la seule balise qui lui restait dans son océan qui s’ouvrait peu à peu sur le néant le plus profond qui soit. Aleksander n’est pas seulement bouleversé, il a un sursaut de reconnaissance qui brave le lien, qui le rend plus chatoyant soudain, plus doux aussi, les maillons de la chaîne se font de la même matière que ce velours qui trame sa voix ou ses songes. Il a envie d’elle, mais pas de ce désir aveugle et brutal, de cette consommation animale, il a envie d’elle dans ses bras, dans sa vie, dans son éternité. Dans ce toujours qui les a un jour reliés. Il baisse les yeux, il est presque gêné d’avoir abandonné les sonorités chantantes de la reconnaissance. Tu m’as sauvé, tu m’as permis de ressusciter et j’ai su ensuite te retrouver. Que cela fait-il de nous, moya Koroleva ? Que cela fait-il de notre détestation, de nos destins, de nos combats ? Il n’est plus totalement certain d’être en capacité de la blesser mortellement si le problème s’envisageait désormais, alors quand les gestes se renouent, il goûte cette négation qu’elle lui renvoie, ce non qui le provoque mais également le menace, il s’en sert pour se réapproprier une volonté plus pragmatique. D’avoir tué. Et d’avoir aimé cela. Pulsion imparfaite qui se retranscrit dans ses pensées qu’il lui abandonne en retour. Il ne maquille pas avec elle sa dangerosité, et il sait qu’Alicia n’est pas du genre à chercher à s’enfuir ou à s’effaroucher. Son premier crime est une honte qu’il continue de porter, et s’il se raconte qu’il aimait Maeve pour mieux se torturer, il sait aussi qu’elle ne lui suffisait pas, qu’elle n’était pas faite de la même magie que lui, implacable, infinie. Il considère la chasseuse et inspire, la tristesse lui parvient par vague, remords que cela n’ait pas suffit à le combler, sa vie aurait été alors bien différente sans doute. Alors il choisit de montrer ce moment où pour lui tout a basculé, où il a enfin compris qui il était, et où un sentiment de paix, fragile, et quelque peu indocile lui a été accordé. C’est ce qu’il est. Le pouvoir de mort, le pouvoir lové dans la naphte de la nuit, le pouvoir d’appeler les âmes dans la disharmonie, le pouvoir de conquérir la terre qui meurt et renaît sous ses pas. Qui meurt, à cause de lui, et qui renaîtra, grâce à elle. Grâce à toi… Pensée secrète et infime, qu’il laisse tournoyer en lui. Le moment qui les relie est dangereux parce qu’il est plus doux que ceux qu’ils ont mentalement expérimentés jusqu’alors. Une connexion si parfaite, et si harmonieuse aussi qu’elle pourrait leur faire oublier qui ils sont, un instant seulement, un instant suffisant pour s’aveugler. Alicia résiste encore, interroge toujours et peut-être lui donne-t-il la clef qui lui permettra de mieux comprendre. J’ai cédé parce que je ne pouvais pas échapper à ma nature. Je suis mon pouvoir, c’est mon identité, et je n’y renoncerai jamais. Malgré tout ce que j’ai pu faire, jamais je ne renierai ce qui me constitue. L’on ne peut reprocher à quelqu’un ce qui le constitue tout entier. Je sais qui je suis. L’avouer devant elle, et ne plus se parer de cette honte inopportune lui permet de tisser ses ténèbres dans des élans bien plus dociles, il devient la toile crépusculaire sur laquelle elle peut se reposer, comme lorsqu’il la tenait dans le creux de ses bras. Souvenir sensation qui l’habite entièrement, il était déjà qui il est aujourd’hui, il était déjà ce garçon de ténèbres, et il n’avait jamais peur, il n’avait pas peur de ce qu’ils avaient en eux. C’était l’évidence, c’était un sentiment éternel comme le sont toujours ceux qu’expérimentent ceux qui comprennent qu’ils aiment. Il l’a aimée. Mot proscrit qui ne parvient qu’en creux de ce qu’ils ont perdu depuis. Je le veux aussi. Il la relâche, délicatement, alors que leurs voeux se renouvellent spontanément, et il est subjugué par le pouvoir qu’elle modèle enfin dans l’air, matérialisant un lien parfait, modelé par ces sentiments qui battent dans son coeur et qu’il vient expérimenter par le biais de l’onde qui l’enserre. Il se laisse faire, laisse les ténèbres se dissoudre en lui, et la solitude se morcèle alors que la paix revient. Toi, et uniquement toi, Koroleva. Et il ferme les paupières, profite de l’intensité de cet instant qui comme autrefois le sort des limbes où il disparaissait, son esprit lui semble plus clair que jamais, il lui semble pouvoir être conscient de tout ce qu’il a accompli, et de tout ce qui lui reste à construire. Et la colère, et la peine, et le deuil, cohorte sombre qui le suit depuis des années se distance. L’émotion est pure, stellaire, et elle le quitte peu à peu qu’elle rappelle sa lumière à elle, et c’est lui qui cette fois-ci pourrait gémir de la perte qu’il subit. Il sourit à son tour, un sourire doux, ému également et il rétorque, tout bas, en souriant davantage : Alors je veillerai à ne pas trop bien t’entraîner. Il la recueille dans ses bras, et il la respire profondément, son odeur, sa chaleur, l’impression de ne plus avoir à lutter contre quoique ce soit, l’impression que l’éternité pourrait se déjouer-là. L’impression qu’elle ne lui appartient pas, mais que ça n’a aucune importance à chaque fois qu’elle viendra chercher secours tout contre lui. La pulsion de son amplification semble non pas éteinte, mais entièrement en phase avec la lumière d’Alicia, et alors qu’il glisse une main contre sa nuque pour la serrer plus encore contre lui, il n’a pas peur. Il n’a pas peur de ce qu’il pourrait lui faire, de cette avidité qui semble l’avoir quitté. Sa main glisse jusque sous son menton, et il l’oblige à le regarder, une seconde où ses iris tremblent de cette reconnaissance qu’il conserve pour elle. Merci. Pour autrefois. Pour aujourd’hui. Il ne sait pas, mais il penche la tête pour l’embrasser amoureusement sur les lèvres. Tu auras bien des raisons de continuer à me détester, ne t’en fais pas. Il est tendre avec elle, il est tendre et conscient de cette chance qu’il a, et qu’il s’apprête à trahir et à déchirer. Excuse-moi, mon amour. Excuse-moi pour tout ce que je ferai. Mais pas encore, il n’est pas encore temps, et il aimerait figer le temps, les enfermer dans les bras des ténèbres et qu’ils disparaissent ici, où il est mort loin d’elle, où il a pu renaître grâce à elle. Je sais que tu aimerais que je te dise tout ce que je cache, Alicia, mais je ne peux pas. Il s’épanche peu à peu, parce que sa lumière porteuse de vérité continue de l'influencer, de le manipuler, de supprimer les retenues qu'il grave d'habitude dans ses mots. C’est le pouvoir qu’elle revêt, et il s’y laisse dériver sans s'apercevoir qu'il parle bien plus que son côté précautionneux ne l'incline d'habitude à le faire. Tu veux bien me croire quand je te dis que je ne peux pas ? Une question lente, après de très longues minutes, après qu’il ait embrassé une nouvelle fois ses lèvres, sa joue, sa tempe, avec délicatesse.


~ i'm just a man of no consequence...
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Les vagues déferlent sur le sable, les souvenirs perlent dans leurs mémoires. La belle devrait s'évaporer comme la chaleur produite par un soleil d'été, devrait s'envoler sous le joug des révélations qui ne font que les séparer. Il a aimé tuer. Cette confession, en tout autre temps, provenant de n'importe qui d'autre, suffirait à la faire reculer. Mais Alicia n'entend pas le danger qui creuse les mots, qui révèle la nature de celui qu'elle a épousé. Non, elle ne voit qu'une chose : il lui dit la vérité. Fascinée par ce lien spécial qui se tisse entre eux, au point de les pousser à se livrer sans retenir leurs démons, elle est flattée. Un homme lui avoue qu'il avait honte d'avoir pris goût à retirer la vie et elle, elle ne peut s'empêcher d'y goûter une part de son hérésie. Je devrais avoir moi-même honte de ne pas te condamner en ce moment. Mais je ne sais pas pourquoi, je comprends. Je comprends que tu puisses exulter du pouvoir que les cieux t'ont conféré. Et si d'ordinaire, je t'aurais condamné... Aujourd'hui, je ne peux que me féliciter de te voir ainsi m'en parler. Prise au piège de leur connexion, elle ne réalise pas tout à fait que si elle n'a pas peur de lui, c'est parce qu'elle partage ses émotions avec cet homme. Leurs ressentis se mêlent, s'apprivoisent et se confondent en oubliant d'où ils viennent parfois. En oubliant à qui ils appartiennent aussi. Et lui, il clame sans détour s'appartenir à lui, arborant trop vite et trop fièrement les couleurs d'une indépendance qui n'est plus tout à fait réelle. Par contre, il esquisse une vérité qu'Alicia ne peut réclamer. Si Aleks sait qui il est, Alicia a toujours cette impression indigeste qu'elle n'en finira jamais de se chercher. En vérité, il n'y a que lorsqu'elle est emprisonnée dans une de ses étreintes, langoureuse ou violente, qu'elle se détend pendant quelques instants et qu'elle respire une quiétude nouvelle. Il n'y a qu'auprès de lui qu'elle oublie qu'elle est incomplète, voire imparfaite. C'est comme s'il venait rattacher à son être une pièce d'elle-même, une pièce qu'on aurait implantée en lui. Ce doit être la puce. Mais leur passé qui se révèle contredit cette affirmation. Cette nuit où il a eu besoin d'elle, cette nuit où elle a répondu à son appel sans même savoir qui il était, c'est la preuve d'un lien bien plus fort que celui créé par une puce humaine. Un lien tellement fort qu'il se déchaîne de tout, même de leur haine. Alicia le repousse depuis plus d'une heure, tentant de ne plus céder aux tentations qui la forcent à aller dans sa direction. Et malgré cela, l'attrait est plus fort. Elle le réinvestit de sa dominance en affirmant qu'elle le veut tellement, ce lien, cette connexion, elle veut les maintenir. Ils cherchent ensemble à détruire la capacité d'Aleks de tout savoir sans qu'elle ne puisse rien retenir. Et pourtant, elle craint qu'une fois qu'il lui aura enseigné l'art de se maîtriser, elle ne lui communique plus rien, par fierté. Ici, aussi gênante soit cette faiblesse, elle lui permet d'encore les souder. Car lorsqu'elle fait une gaffe, lorsqu'elle lui transmet certaines pensées, Aleks se radoucit parfois. Comme ici, quand il se joint à elle pour confirmer qu'il veut la même chose qu'elle. Elle sourit faiblement, tentant de réprimer le battement de son coeur. Mais à quoi bon cacher le pouls si tu entends bien plus loin, tu sens la vibration.

Elle se rapproche de lui, oubliant qu'il a violé son espace personnel, qu'il l'a prise de manière sauvage, qu'ils se sont engueulés au milieu des ruines. Elle revient vers son havre de paix, celui-là même qui est aussi son enfer. Blottie dans ses bras, elle peut sourire sans plus se cacher. La tendresse qu'il déploie autour d'elle est un soulagement dont elle avait besoin depuis qu'ils se sont retrouvés. C'est comme si j'avais attendu pendant des années. Pathétique. Le mot lui revient en tête mais elle est trop heureuse dans ses bras pour tout gâcher en se critiquant en ce moment. Aleks baisse son visage vers elle et dépose un baiser sur sa joue, sur ses lèvres. Elle le goûte avec une nouvelle intensité. Ce n'est plus l'animal sauvage qui dévore l'agneau à sacrifier. Non, c'est un échange, un besoin réciproque de se retrouver. Du bout des doigts, elle enserre les bras de l'homme autour d'elle, profitant de l'étreinte, s'y reposant un moment. Il la remercie et elle lui répond presque malgré elle qu'elle le déteste toujours. Ce n'est pas un mensonge. Les révélations sur leur passé commun, ces petites cases qui se défont pour retrouver le puzzle qu'ils reconstruisent progressivement, tout cela ne suffit pas à complètement chasser ce qu'elle ressent. Il est puissant. Il est dangereux. Il sera sa perte. Et pour elle, la seule salvation possible serait de le condamner avant qu'il ne la détruise. "Je n'en doute pas." Mais si les mots devraient les séparer, c'est comme si les marques de haine trahissaient, au contraire, un amour qui les dépasse. Pourquoi ai-je le sentiment qu'à chaque fois que je clamerai que je t'aime, tu entendras la vérité? La vérité de cet amour qui grandit et qui m'épuise déjà. Comme si je te haïssais de t'aimer. Oui, c'est ça. Je te hais pour l'amour que je ne peux m'empêcher de te donner. Et éprouver de l'amour pour toi.. alors que... nous nous connaissons à peine, c'est détestable. Vraiment détestable. Pour ne pas dire pathétique. Souffrant de cette évidence qui se dessine en elle de plus en plus, elle souffre encore plus de ne pouvoir se l'expliquer. Mais une autre chose ressort avec encore plus de force et c'est celle-là qui la détruit le plus : ne pas l'aimer la rendrait plus vulnérable encore.

Tu es faiblesse.
Tu es force.
Tu es tout.
Tu es partie de moi.
Voilà qui je suis,...
Un morceau. Imparfait. Désuni. De son tout.


Après un temps de douceur, après avoir profité de ses bras dans le calme, elle l'entend qui sort de sa lutte intérieure. La brune ne disait rien mais elle ressentait comme il cherchait la voie pour lui parler. Elle ne répond pas. Est-ce de la frustration que de le sentir encore qui se préserve d'elle? Ou respecte-t-elle son silence? Alicia ne le sait pas. Elle mûrit cette affirmation sans concession. Il ne peut pas lui dire. Mais lui dire quoi? Il l'embrasse à nouveau mais elle est un peu plus distante, happée par le trouble, distraite par la curiosité. Pourquoi insister sur son incapacité à lui communiquer plus sur lui ? Il a aussi peu confiance en toi que toi en lui. Et ce songe lui fait mal. Car elle sait pourquoi elle se méfie. Cependant, elle, de quoi pourrait-il avoir peur venant d'elle? "Je te crois." Elle ferme les yeux et pose sa tête contre le torse de celui qui la tient dans ses bras. Sa tête pivote légèrement avant de lâcher. "Mais je ne comprends pas." Sa voix n'est pas emplie de reproches, au contraire. Il n'y a que de l'amertume, du regret dans ce qu'elle exprime. Ses mains attrapent celles d'Aleksander dans les siennes et elle les caresse doucement, cherchant à s'emplir de ce sentiment libérateur qu'elle ressent quand ils sont en contact. "Je crois que tu me sous-estimes." Ou que tu sous-estimes ce que je ressens pour toi. Une des mains est remontée jusqu'à sa bouche et elle y dépose un baiser chaste avant de serrer la patte dégantée sous son menton. Aleks. Je sais déjà que tu as éprouvé du plaisir à tuer. Et je suis toujours là. Qu'est-ce qui pourrait être plus grave que ça? Cependant, bien que ses pensées projetées soient énoncées avec douceur, il ne peut passer à côté du stress qui agite l'âme de sa femme. Alicia redoute elle aussi ces confessions qu'il garde pour lui. "Tout à l'heure, tu avais envie de me tuer?" La question sort sans qu'elle ne l'ait préméditée. Ses angoisses se délient et elle saisit une vérité qu'elle a ressentie alors qu'elle était à sa merci. Est-ce là la nature qu'il craint tant? Elle s'écarte de lui un peu pour se tourner vers son corps et l'analyser. "C'est normal pour un couple marié de vouloir s'entretuer." Une touche d'humour qu'elle glisse pour détendre l'atmosphère mais Alicia n'est pas sereine. Ce n'est pas Aleks qui l'inquiète. C'est elle. Si je sais que tu as des envies de meurtre sur moi et que malgré ça, je ne fuis pas. Qu'est-ce que cela fait de moi? Une femme pathétique, c'est ça... Son regard est intense. Elle vient de lui transmettre subtilement qu'elle a confiance en lui. C'est bien trop tôt, totalement prématuré. Et ce n'est pas complètement vrai. Mais elle a confiance en cette partie d'Aleks qui lui est dévouée. Elle sourit, se relève sur ses genoux et vient près de lui doucement, glissant ses mains dans ses cheveux et tirant dessus pour redresser son visage vers elle. Je vois le contraste entre toi et moi. Je vois tes ténèbres, je les vois, là, qui dansent dans le feu de tes pupilles. Et je sais que tu me brûleras, me consumeras. Mais si je dois vivre en enfer, je préfère que ça soit avec toi.

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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Cela pourrait lui suffire, de l’avoir ainsi tout contre lui, dans la fin de cet après-midi qui leur rendit autant de leur identité qu’elle ne la fractura. Cela pourrait lui suffire, de la tenir pour amante, pour protégée, pour partie d’un tout qu’il continue de disputer. Cela pourrait enfin combler entièrement la blessure et la refermer. Les ténèbres s’oublient dans le lointain d’une aurore, et il lui semble presque entendre comme une symphonie de deux âmes qui sauraient se délivrer, se lire, se lier. Le pouvoir d’Alicia retentit profondément en lui, vient chercher l’obscurité pour la distancer, ou plutôt lui donner d’autres reflets. Il n’y a plus de vide, il n’y a que cette étoffe qui constituerait un univers, un univers rien qu’à eux, où les rubans de lumière sertiraient les ténèbres pour leur donner des allures de joyau. Les yeux d’Aleksander brillent, dans la pénombre de l’entrepôt, et il oublie le sang versé ici, la peur et la douleur qui lui faisaient un bien inique cortège, il oublie les promesses, les trahisons, les échos d’une guerre qui frappaient jusqu’à la porte. Le verrou est toujours brisé depuis. Il se souvient d’avoir entendu le hurlement d’Electra, il a senti l’électricité dans l’air, son pouvoir se porter brutalement vers les ennemis qui avaient su les débusquer, et elle demandait, sans cesse, à Sebastian d’emporter le Darkling, d’emporter leur roi, leur souverain, loin des cris, loin du sang, là où l’on pourrait l’enfermer dans une autre prison, et le soigner, le reconstruire, l’arracher du néant qui continuait de le retenir. À bout de souffle, Aleksander a invoqué les ténèbres, les vitres ont explosé alentour, et il a masqué leur fuite dans ce qui lui coûta une part de l’énergie que la voix lui avait rendue. Il a oublié après, il a dû s’évanouir dans le véhicule où le Materialki l’avait glissé, et il ne s’est réveillé ensuite que déchu, sans ses précieux carnets, qui lui avaient été volés par les chasseurs. Ils ont retrouvé son sang, et les ruines d’un désastre, et ils ont préféré le croire mort. Ils ont préféré raconter une légende où le triomphe guerrier pouvait retentir au-delà de la nuit : un jour éternel où il aurait péri. Aleksander serre Alicia un peu plus fort dans ses bras, comme s’il souhaitait la protéger d’un passé qui le hante, et qui continuera à le poursuivre, à cause de ses projets. Que se passera-t-il donc quand tu comprendras qui je suis, quand tu sauras ce que j’ai fait ? Quand tu verras que je représente tout ce que l’on t’a appris à détester ? Il fronce des sourcils en embrassant son front, et il se perd dans la douceur que leur prodigue un instant qui semble dévolu uniquement à eux, à tous les deux et ce qu’ils représentent, malgré toutes les alarmes qui devraient les alerter. Cet amour est contre nature, et Electra l’a mis en garde bien des fois, particulièrement depuis le mariage, par ses messages désespérés. Ce qu’il a pris pour de la jalousie est également sa façon de tenter de lui rappeler que ses ambitieux buts ne peuvent coexister aux côtés de l’épouse qu’il a choisie, de celle qu’il souhaitait trahir, abuser, manipuler. Mais comment renoncer à l’idée folle de la faire évoluer, elle est si semblable à lui qu’elle pourrait comprendre ce qui l’anime, comprendre ce qui le pousse à avancer, comprendre pourquoi il lui faut mentir. Il sent ses mains qui étreignent ses bras, et un soupir de contentement le quitte, il choisit d’oublier les peurs, et les ensevelit sous l’onde solaire qui continue de le baigner. Elle est sienne Alicia, malgré toute l’énergie qu’elle dépense pour le repousser, elle est sienne. Malgré ses a priori, malgré leurs heurts et leurs blessures, malgré la violence qui continue de la convoiter, elle est à lui. Il le ressent entièrement à cet instant précis. Il sourit même légèrement tout contre son épiderme, tant la réplique est caractéristique de qui ils sont désormais. Incompatibles et pourtant irrémédiablement attirés l’un par l’autre. Il aurait l’envie de lui promettre qu’elle n’a pas à s’inquiéter, mais il refuse de s’enferrer dans un mensonge aussi infâme, elle sait pertinemment que le fréquenter ainsi ne lui apportera que des pleurs, et une très lente agonie. Tu es à moi Alicia, tu es mienne, depuis l’aube des âges et pour encore longtemps, tu es mienne. Tu es celle que j’attendais, tu es la raison réelle de ma colère et de ma guerre, tu es celle que j’ai appelée, que je souhaitais tant protéger. J’ai toujours su que je voulais garantir un monde meilleur pour mes semblables, mais c’était pour toi que je le souhaitais. C’était pour toi, que j’avais perdue, que l’on avait séparée de mon être. L’errance, Alicia, si tu savais ce qu’a été mon errance sans toi… Leurs esprits sont au repos, seule l’impression et les sensations demeurent connectées, profondes et invincibles, il lui semble faire partie de son corps, de ne savoir comment exister sans la recueillir ainsi, abritée par son ombre. Son souffle est langoureux, le souverain ténébreux se repose et oublie la vindicte qui est plantée profondément dans son coeur et continue de le faire saigner. Il lui parle enfin, c’est une magie recouvrée, il ne comprend pas que c’est son influence, tant cela lui paraît nécessaire et naturel. Il attend l’écho à son constat amer, et la même amertume résonne en elle, sur une note identique à la sienne. Elle s’attriste doucement du fait qu’il la sous-estime et l’idéal s’éclaire, il rayonne, l’espoir y gît, là, pas totalement mort et il répond, calmement, tandis qu’il exerce une douce pression en retour, sur ses mains : Je crois que tu sous-estimes encore ce que tu es prête à faire, ou à commettre. Pour moi. Pour nous. Pour que nous demeurions unis. Mais lui-même doute de ce qu’il entonne, et dans ses songes, il rit amèrement, et tristement, parce qu’au milieu des mots il y a l’angoisse qui continue de la navrer. Ses yeux tombent dans les siens après qu’elle l’ait embrassé : Que fais-tu de ton propre combat contre les sorciers ? Contre les tiens ? Peut-être même contre moi ? Il ne déguise guère ses affinités, cela fait longtemps qu’elle a déduit de ses actions et de ses déclarations ses désirs de vengeance, et il lui a promis chercher bien plus que cela. La question tombe comme une pierre dans son estomac, et il l’enlace farouchement, comme s’il combattait contre l’idée qu’il lui arrive quelque chose, par sa faute. Mais il ne lui répond pas à haute voix. Tu le sais ce dont j’ai eu envie, tu l’as vu, tu l’as senti. Un aveu qui ne lui donne pour sa part aucunement l’envie de faire de l’humour car il comprend par sa déclaration que l’emprise qu’il a désormais sur elle est sans doute plus grande qu’il ne l’avait rêvé à la base. Ses mots, les échos qui les portent se teintent de quelque chose de plus troublant. Ne dis pas ça… Ne dis pas ça de toi. Cela fait de toi mon égale, celle que je recherchais. Il renvoie dans les limbes les termes qu’il a lui-même employés, et les regrette, le montre dans ce regard doux qu’il dérive dans le sien, laissant voir de lui l’incertitude quand il s’agit d’elle, de ce pouvoir qu’elle a sur lui. Et la confiance qui se tisse, malgré eux, est duelle. Tu ne m’abandonneras pas, je le sais. Et tu me haïras du prix que ma compagnie te coûtera… Il ne la regarde plus, il a honte, cette même honte qu’il ressentait jadis et qui le dévore à cet instant-là, et en lui, il étrangle la lumière pour faire surgir de nouveau les ténèbres, reprendre emprise sur son coeur qui bat trop fort, si fort à l’idée qu’elle puisse réellement le détester, le haïr au point qu’elle ne saura plus jamais le voir, et il tremble de la folie qui saura le saisir alors, et du tourment qu’il lui fera vivre pour l’obliger à le tolérer. Elle l’interrompt, et vient le regarder, se baignant dans les ténèbres à son tour, s’y perdant également, et il la voit ne même pas chercher à se débattre. Les ténèbres l’embrassent, passent sur le lien pour caresser son esprit, le convoiter, le modeler à leur guise, et les mots qu’elle abandonne sont un chant parfait. Il exulte intérieurement de son aveuglement mais il sort de cette transe, s’oblige à considérer la monstruosité qui gît en lui. Sa main vient caresser les contours de son visage et il lui dit : C’est tout ce que je désire, tout ce que je souhaite pour nous, si ce n’est le pire. Mais tu ne sais pas ce que tu dis Koroleva, je suis en train de t’empoisonner. Je suis en train de modeler tes idéaux, tes idées, c’est cela que mon contact te fait, c’est cela ce que tes sentiments provoquent chez moi aussi. Et j’oublie tout ce que j’ai promis, tout ce que j’ai trahi jusqu’alors. J’oublie. Qu’est-ce que ça fait de moi ? La même question qu’il lui posa avant de la forcer à le vouloir dans la déchirure des ruines, de leur ruine à venir, et la passion plonge de nouveau sur ses lèvres, il l’embrasse, perdu, consumé par cet amour qu’il hait lui aussi pour l’esclave qu’il devient. Qu’est-ce que tu fais de moi ? La douceur est là également, il l’embrasse pourtant comme si c’était la dernière fois, jusqu’à ce qu’une sonnerie inopportune déchire l’instant et qu’à bout de souffle, il considère vaguement l’écran de son téléphone. La masque retombe sur ses traits, c’est un message d’Electra. "Retrouve-moi à l’heure habituelle, j’ai un cadeau pour toi. Dont tu as envie depuis bien longtemps." Un message totalement tendancieux mais qu’il déchiffre sans mal, elle doit enfin avoir retrouvé l’un des sorciers dissidents qui participa à l’attentat lors de la soirée de gala. Aleksander inspire et expire, quelque peu contrarié sans doute, mais quelque chose chez lui se réjouit, une réjouissance qui palpite sur le lien qui l’unit à Alicia. Il n'en a même pas vu la ponctuation mesquine qui termine le sms envoyé, très visible sur l'écran : "À moins que tu n'aies mieux à faire avec ton petit pantin."


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