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 Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka

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Sparka
Sparka
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tea

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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka - Page 14 Eect
Un tourbillon intense d'émotions se prépare. Alors qu'il dévoile qu'il a été formé, la belle ne sait si cela la rassure ou si cela l'effraie. Car la perspective d'un sorcier qui a été éduqué en tant que tel, c'est aussi la certitude qu'il n'est pas digne d'elle. Il n'est pas digne de sa confiance, chose qu'elle savait déjà. Alicia hésite à lui demander qui l'a formé, quand, combien de temps, ce qu'il a ressenti. Le trouble est présent et se fait ressentir dans la confusion qui émane d'elle pour aller se projeter jusqu'à lui. Pourtant, elle feint de se désintéresser de cette cause, trop consciente qu'il n'y aura jamais de réponse satisfaisante de sa part. Aleksander Kirigan, ou quel que soit son nom au final, est un gouffre pour la vérité. De son haut, elle peut en apercevoir quelques reflets tout au fond. Mais ces reflets sont comme des ondes sur une eau noire, qui peut faire des centaines de mètres de profondeur et cacher des monstres que lui seul connaît, des secrets qu'il protège à coup de petites lueurs destinées à la rassurer. Quand les démons se déchaînent, Alicia gronde de ne pouvoir se défaire de cette attache, de ce lien qu'il serre sur son poignet. Dans sa tête, une voix grave et sans pareille la critique. Petite fille. Pour qui se prend-il de la traiter comme sa soumise et ensuite l'insulter comme une gamine qui refuse de manger son dessert? Les regards s'affrontent dans un éclair noir. Et pendant un faible instant, la chasseuse reconnaît dans ces yeux une flamme qu'elle a déjà entrevue chez d'autres hommes... Des dissidents. Es-tu mari ou ennemi? Es-tu allié ou homme dont je cherche à contrecarrer les plans depuis le début des temps? Alicia le repousse dans un éclair qu'elle ne contrôle pas du tout. C'est la force de son pouvoir qui prend le dessus, c'est l'amplification qui fait son travail et surtout, surtout, c'est cette connexion entre eux qui crée ce feu indomptable. C'est comme si j'avais puisé en toi la force pour me débarrasser de ton emprise. Paradoxe qu'elle ne comprend pas. Le corps valse dans les airs et le sieur se redresse, maintenant son allure fière, époussetant sa veste tandis qu'il continue de provoquer celle qui désormais, bon gré mal gré, est son élève. Les éclairs parcourent les mètres qui les séparent et Alicia grogne dans sa direction "Par respect. On ne t'a pas appris ça pendant qu'on faisait ton éducation?" Elle reçoit ses accusations par télépathie et un sourire mesquin se glisse sur son visage. Qui JE suis? Toujours cette question qui revient entre eux, comme si elle était la réponse à tous leurs enjeux. Alicia n'a pas de réponse mais elle voudrait revenir à lui pour le gifler d'autant d'audace. Cependant, elle ne bouge pas, préférant lui faire comprendre que son intrusion en elle est digne du plus horrible des actes, du plus criminel. "Et toi ne prétends pas ne pas être un bourreau!" Cela sort tout seul. Elle le toise à peine une fraction de secondes avant de tourner les talons. Pauvre victime. Pauvre victime. De quel droit est-ce qu'il s'imagine... Ses pieds se soulèvent pour enfourcher la bécane tandis qu'elle sent tout son corps qui se contracte sous le désir de laisser jaillir ses lumières vers l'extérieur. Elle est consumée par une rage qui ne lui ressemble pas, qui ne lui appartient pas. Cherchant comment allumer l'engin à moteur, elle remarque trop tard que son époux l'a rattrapée. Le ton de sa voix n'impressionne aucunement la chasseuse qui ne veut qu'une chose : mettre de la distance entre eux. "Fous-moi la paix." Sèche, elle continue de se concentrer sur la moto. Mais Aleks est rapide et se glisse derrière elle, l'empêchant de partir seule si elle parvient à démarrer le véhicule. Contrainte par son bras, elle sent le picotement non désiré de ce qu'il lui fait, toujours, comme effet. Sa supplique ne la laisse pas de marbre mais la rage bat son plein. "Toi arrête." Elle se débat, ses mains se posent sur le guidon de la bécane et comme elle n'a pas les clés, elle tente d'allumer le tout via son pouvoir. La lumière électrique parcourt ses doigts violemment et sa colère qui prend le dessus consume l'appareil dans des étincelles fulminantes. Le bolide grésille une seconde avant qu'un bruit sourd n'indique qu'elle vient de griller le moteur. Alicia cherche à se concentrer ailleurs que sur la détresse d'Aleks pendant qu'il murmure contre sa tempe, qu'il l'embrasse avec une délicatesse qui contraste avec l'énervement qui la retient encore prisonnière. "Arrête Aleks!!" Elle veut se relever, remettre de la distance entre eux, mais elle en est incapable. Il continue d'user de sa force physique pour la retenir contre lui. C'est inconfortable et en même temps, elle lui sait gré de l'empêcher de partir car elle n'en a que partiellement envie. Ses épaules s'affaissent contre son dos, relâchant sa tête sur son torse et lâchant entre ses dents serrées "Je te déteste." Le pense-t-elle? Alicia n'en sait rien. Elle déteste surtout ce sentiment d'impuissance quand elle est face à lui. Sa main agrippe le gant qui est sur sa taille et la retient sur place, serre avec force avant de s'insinuer sous le tissu pour y planter ses ongles lentement. Tu sens? Tu sens la douleur? Tu sens ce que ça fait? Le mal et le bien? Tu les sens? Elle pousse plus loin encore, relevant son menton vers lui dans cette position d'abandon, embrassant sa mâchoire pendant qu'elle continue d'éprouver son épiderme du bout des doigts. Le désir la ravage et elle sait qu'elle ne peut le garder pour elle. Ils sont trop près l'un de l'autre pour qu'il ne ressente pas cette excitation extrême qui la parcourt de part en part. Ses lèvres s'entrouvrent pour mordre sur cette mâchoire qu'elle a éprouvée d'un doux baiser quelques secondes plus tôt. Et sa main cesse de griffer pour venir délivrer sa paume du cuir et la ramener sur son cou qu'elle expose comme un agneau qu'on s'apprête à sacrifier. Alicia frémit en sentant cette caresse qu'elle s'est offerte toute seule. Sens-tu comme je te déteste? Elle repousse alors sa main, enfonce son coude dans son estomac et se redresse rapidement, avant qu'il ne puisse la retenir encore une fois. Debout, elle s'écarte à reculons d'un pas et l'observe avec le regard noir. "Tu as raison sur un point Aleks. Je ne suis pas une victime. Et je ne serai jamais ta victime."
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Callian
Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Il la voit peu à peu changer de comportement auprès de lui, car la magie danse entre eux, autour d'eux, et déconcerte ses certitudes. La voilà cernée, plongée dans un monde qu'elle ne connaît guère et qu'elle ne maîtrise pas. Alors qu'il l'y guide, il redevient l'ennemi qu'elle a toujours cherché à voir en lui et il est surpris de cette douleur qui continue de l'élancer, comme si les voeux factices d'un mariage devaient avoir gommé ce gouffre qui entre eux continue de se creuser. Sa cruauté naturelle reparaît rapidement dès lors qu'elle retombe entre ses griffes et il moque sa verve excédée, les sursauts de sa rage et de ce dégoût qu'elle conçoit brutalement. Oh… Tu me vois navré de constater que tu m'as menti lors de notre propre mariage. Aleks, je te fais confiance… Pathétique. L'animal brise ses chaînes et se lance sur sa proie, le timbre est virulent, soulevé par les noirceurs intrinsèques de cet époux qui dévoile peu à peu cette part monstrueuse de lui. Car elle fut défigurée ici, elle porte encore les stigmates du conflit, se nourrit de la haine qui fut sa seule divinité. Divinité obscure et menaçante. Le respect ? Parce que tu crois que tes ennemis en auront, du respect ? Pour tout ce que tu planques, pour tout ce que tu chéris encore, pour tout ce que tu aimes ou voudrais protéger ? L'amertume gronde en lui et enflamme son verbe qui claque comme un fouet sur les vestiges du champ de bataille où il fut en effet ce bourreau qu'elle l'accuse de devenir. Son visage se fige sur une expression sans équivoque, car il sera toujours le juge de ceux qui cherchent à lui nuire, ou qui cherchent à le fuir pour ce don qu'il revêt. Il ne prétend pas, il ne prétend rien, le lien devient un étranglement et il saigne de se tendre autant entre leurs deux silhouettes qui s'affrontent. Puis se poursuivent, se traquent. Ses gestes sont dessinés par la violence et l'indécence, car serrer soudainement son corps contre lui arrache les quelques retenues qu'il pouvait encore avoir, sa main s'imprimant durement sur son épaule et sur sa taille, pour la conserver en tenaille, entre son corps figé et son bras meurtrier. Non. Jamais. Jamais je n'arrêterai. Une certitude qui le confond au passé perdu, où elle cherchait déjà à le fuir et où il ne pouvait se résoudre à la laisser libre de le faire. La moto excave un râle quand elle cherche à la faire démarrer sous l'inflexion de son pouvoir qu'elle ne sait pas canaliser, violence mécanique qui semble secouer leurs deux corps de frustration. Je ne te laisserai jamais faire. Continue-t-il à murmurer contre sa peau, une douleur, une certitude, presque un hommage de sa voix cassée par une envie d'elle qui continue de le ravager. Sa bouche sourit contre sa tempe, un sourire triste quand elle prétend le détester. Car il la veut et la rejette tout autant en lui, en permanence, confronté à ce destin qui les lie, soumis à lui. La douleur qu'elle lui inflige se conjugue à son désir et ses lèvres fondent sur son cou qu'il malmène, embrasse durement et marque comme s'il lui fallait rappeler cette appartenance qui l'aveugle. Contrairement à toi, je sais ce que je veux, je sais ce dont je suis capable. Le bien, le mal. Tour à tour. Tu le pourrais aussi, si tu te laissais faire… Appel prégnant et inconvenant, tandis que sa main gantée glisse sur sa peau blanche, s'insinue sous le tissu de son haut, dénudant son épaule, son souffle brûlant alors qu'elle embrasse à son tour, puis mord sa mâchoire. Sa main de niveau mise à nue, il la laisse le manipuler pour qu'il caresse le creux de son cou qu'il a malmené, frôlant, appuyant également une menace trouble. Tu peux me détester, encore et encore, ça ne change strictement rien à ce dont tu as envie. Toi aussi... Le velours de sa voix se verse en son esprit, profonde, insidieuse tentation qu'elle repousse violemment en lui coupant la respiration. Il la relâche sous la contrainte, et abandonne la carcasse de la moto, avançant d'un pas identique à celui qu'elle trace pour reculer. Alors prouve-le Alicia. Il la regarde de ses yeux noirs où rugit ce désir qui l'obnubile, et il avance encore jusqu'à l'acculer contre un pilier en ruines, pousse le vice en apposant le plat de sa main contre son épaule pour qu'elle heurte la pierre. Accepte d'être mon égale plutôt que de fuir. De me fuir. Et avec un geste délicat, il tend sa main nue, paume ouverte, pour qu'elle consente à y glisser la sienne. Apprends les limites, et repousse-les. Laisse moi te le montrer… Proposition démoniaque qui lui donne cette allure qui fascina bien des sorciers avant elle, et qui fit faillir bien des chasseurs également. Je ne te ferai pas de mal, Koroleva, ne me laisse pas être ton bourreau. Tournure étrange, il voit en elle autant ce délectable poison que cette barrière qu'elle érige tout contre ses obsessions.
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka - Page 14 Eect
Tu savais très bien que je ne le pensais pas. Elle se souvient de sa réponse lorsqu'elle avait tenté de le manipuler de cette assertion injuste entre eux. La confiance, sceau d'un mariage, n'existait pas. Ni d'un côté ni de l'autre. Il lui avait répondu que non mais que cela viendrait avec le temps. Et ce temps n'est pas encore là. Il ne le sera probablement jamais, pense-t-elle alors. Car il fait tout pour lui rappeler leurs différences et elle les sent qui s'insinuent en elle, qui la dévorent tandis qu'il ose marteler qu'elle est pathétique. Le désespoir la prend au cou car Alicia se trouve effectivement pathétique. Pathétique d'avoir attendu qu'il la recontacte, d'avoir désirer son contact, de s'être langui de lui comme une adolescente qui découvre l'amour. Tous des sentiments inspirés par un passé dont elle ne se souvient pas même à moitié. Désespérée de devoir lui concéder ce terme à son encontre, elle ne peut pas battre en retraite pour autant. En lui, elle devine que le prédateur ne la laisserait pas survivre si elle tournait le dos pour fuir. Tous deux se nourrissent de ce combat, comme s'il alimentait leur raison de vivre. "Mes ennemis. Tu persévères à me parler d'eux et à oublier qu'en faisant de la sorte, tu t'englobes dans ce terme, dans cette catégorie. Je ne demande pas à mes ennemis de me respecter. Je l'attendais juste de toi." Blessée et blessante, la brune lui rappelle que ce n'est pas la première fois qu'il fait cette erreur et se confond dans ce groupe qui ne devrait pas être le sien. Pourtant, elle se doute qu'il est bien plus un ennemi qu'un ami. Tout dans leur échange le lui indique. L'électricité est autant le fruit de leur désir réciproque qui mûrit à chaque rencontre que du combat qui semble les opposer. Certains ennemis me portent du respect. Plus que tu ne m'en donnes en ce moment. La pensée la bouleverse. Car sur le champ de bataille, tous savent qu'ils défendent une cause et tous croient que leur cause est la meilleure. Mais cela mis à part, il y a certains principes que l'on n'enfreint pas quand on a des valeurs. Et Alicia sent que son adversaire du jour se moque de ce qui est bon ou mauvais pourvu que cela le mène à la victoire. La provoquer comme il l'a fait est une preuve tangible de son manque de scrupules quant aux méthodes à employer. Et ce manque de respect de ce qu'elle lui demande se poursuit quand il lui indique que jamais il ne la laissera s'échapper. Alicia lui enjoint de s'arrêter mais l'homme la poursuit, la maîtrise et s'impose à elle. Fulgurants, leurs désires s'harmonisent pour déverser leur haine réciproque. Plus elle lui résiste et plus elle souhaite le voir faire céder ses barrières. Pathétique. Le terme se dessine dans son esprit, la corrompt et elle se déteste bien plus qu'elle ne le déteste lui. Sauf qu'elle dirige son aversion dans sa direction, cherchant à résister à l'influx qui gonfle ses veines, qui pervertit sa passion. Les pensées qu'il glisse dans son esprit sont dangereuses. Il sait ce qu'il fait, bien mieux qu'elle, elle n'en doute pas. Ses mains la parcourent et Alicia ne peut résister à cet appel qui fait vibrer tout son corps. Il dessine sur la base de son cou, s'immisce déjà avant d'y être invité. Le bien, le mal, si je me laissais faire... Elle répète dans son esprit déjà trop corrompu sans plus partager avec lui, victime de ce qu'elle ressent. Mais les termes volent, se mélangent et bien qu'ils la séduisent de cet attrait interdit, elle ne peut oublier qu'il semble mixer bon et mauvais sans y mettre de barrière morale. Ses doigts dans son cou, elle sent son coeur pulser sous ces phalanges meurtrières. Alicia devrait craindre une pression qui pourrait être fatale mais le danger l'exalte bien plus qu'il ne le devrait. Et il répète ses litanies agaçantes, ces mots qui les transcendent tous deux. Pathétique. Elle se relève d'un coup violent et brusque, imposant une distance de sécurité, seule barrière permettant qu'elle reprenne ses esprits. Les mots sont forts et Aleks répond sans les prendre à coeur. Car elle a beau clamé qu'elle n'est pas victime, il a raison, elle doit être capable de le prouver. "Je ne te dois rien." Elle tente de se défaire de son époux, de le fuir mais il l'accule contre un mur, laissant son épaule cogner dessus comme une vilaine morsure. "Si je ne te fuis pas, que proposes-tu?" Ses yeux baissent vers cette main qu'il lui tend presque trop amicalement. De m'unir à toi? L'intonation de ses pensées est railleuse. Ses yeux envoient des étincelles noires en sa direction, ignorant ce traité de paix qu'il agite sous son nez. "Depuis quand tu me demandes mon avis? Si tu veux voir mes limites, pourquoi tu ne te contentes pas de me forcer?" Elle est collée au mur, elle n'a nulle part où aller. Emprisonnée entre la pierre et la glace du coeur qui lui fait face, elle sait pertinemment bien qu'elle joue avec le feu en lui rappelant qu'il est en position de force en ce moment. Et Aleks tente mièvrement de la rassurer. Ne me laisse pas être ton bourreau... Elle répète intérieurement cette phrase qui sonne comme une incantation, souriant d'un sourire mauvais. Elle tend alors la main et saisit celle d'Aleks et serre dessus, sentant sans difficulté les os qui tiennent sous sa chair. "Si j'étais celle qui t'avais fait du mal en premier, dis-moi, serais-je encore là pour en témoigner?" Elle serre plus fort, inconsciente de ce qu'elle fait, suivant une intuition grave et impertinente. De quel bois es-tu fait ? Quel est ce pouvoir qui me contamine et pourtant me plaît? Elle attire cette main qu'elle a voulu martyriser pour la forcer à entourer sa gorge. Sous la contrainte de ce lien qui pourrait lui ôter la vie, elle ne baisse pas les yeux. Plongée directement dans les pupilles dilatées et d'un noir sombre d'Aleks, elle s'y laisse noyer un instant, comme si elle savourait ce contact mortel. De son autre main, elle agrippe son col pour l'attirer vers elle. Sensuelle sans le calculer, sa main remonte sur son cou, écoute le pouls de son homme au travers de sa chair et de son artère, la caresse délicatement. Passant du chaud au froid et de la glace aux flammes depuis plusieurs minutes, Alicia est confrontée au désarroi de ne plus savoir dans quel camp lutter. Je suis ta perte et tu seras la mienne. Violemment, sa main passe de l'autre côté, saisissant sa nuque pour le pousser vers elle, propulser ses lèvres contre les siennes dans un baiser mordant. Elle agrippe ses lippes entre ses dents sans douceur et insère sa langue avec ardeur, l'embrassant dans une rage pleine de fureur.
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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La confiance entre eux est une notion absconse, impossible à retenir ou à façonner, trop fragile, dès qu’ils la frôlent, la voilà déchirée par leurs appétences. Par ses appétences en vérité, car Aleksander est bien trop seul depuis des années pour risquer de donner quelque chose qui fut trahi un trop grand nombre de fois. Il ne fléchit donc pas, laisse aller une nature dévorante envers Alicia, guidée par ce mépris qui façonne entièrement le personnage de Morozova. L’éternité entre les mains à chaque seconde, de par ce pouvoir bien trop grand, bien trop bestial pour qu’il ne la regarde pas du haut de ces récifs où il s’est blessé bien souvent. Alors le terme l’abandonne sans avoir même le besoin de le maquiller. Ennemi. Autre. Voilà qui il est pour elle, et qui il sera à jamais, sachant tout ce qu’il lui cache encore une fois, tout ce qu’il renferme en lui et qu’il ne lui dit pas. Si les impressions et les sensations voyagent entre eux, derrière le mur noir et implacable de son pouvoir, tout son passé se déploie, ce qu’il a osé faire pour toujours exister aujourd’hui, tout ce qu’il a orchestré, les gens qu’il a déçus, trompés, ceux qu’il a torturés, et tués. Dans son regard d’ombres, défile le temps englué dans l’horreur, et sa voix demeure froide, ce stoïcisme qui le caractérise face à l’adversité. Je n’appartiens à aucune de tes catégories, Alicia. Contraintes trop simplistes pour seulement le définir. Comment caractériser celui qui mena la rébellion durant des années, qui pervertit ceux qui n’allaient pas au combat, qui relevait les morts tombés, qu’importe leur camp d’origine pour rattraper ceux qui ne ployaient pas l’échine devant lui dans la brutalité de l’extermination ? Quel nom donner à celui que l’on ne nomme plus, que l’on évoque mais que l’on a trop peur d’invoquer, pour s’apercevoir qu’on n’aura pas su le tuer. Immortel mal qui pulse dans ses veines, dans sa tête, sous ses pas. Sa triste épouse le regarde comme s’il l’avait bafouée, et il ne rêve que de le faire davantage, c’est là la vérité, il ne maquille même pas cet instinct qui élève un cri en lui, de rage et d’envie. C’est ce qu’il fait dès qu’il la retient entre ses bras, qu’il la touche, qu’il la marque, c’est ce qu’il veut quand toute sa détestation se confronte à son désir. Qu’elle le haïsse, qu’elle le haïsse encore un peu, cela vaut mieux que son indifférence. Cela veut dire que l’attachement qu’il ressent, implacable et puissant, signifie quelque chose, et qu’il ne s’agit pas d’une lubie qui aurait été créée par sa solitude. Alors elle lui demande d’arrêter et il continue, contre tous les codes inculqués par la décence que tout être normalement éduqué devrait avoir. Aleks n’a pas de limite, le bien et le mal sont des notions qu’il ne considère que comme des armes, pour abolir le joug de ceux qu’il continue de combattre, et de vouloir remplacer. Et s’il fallait la décharner pour cela, s’insinuer sous sa peau, dans ses os, la vider de sa conscience pour qu’elle le serve à son tour, si elle était la seule personne qui l’écarte du pouvoir qu’il convoite, malgré tout ce qu’il prétend, il l’enfouirait dans ses ténèbres jusqu’à ce qu’elle y expire. Il le sait, le ressent, et son désir d’elle est plus prégnant encore en retour, car elle a raison de le détester, elle a raison de haïr les sensations éprouvées, la trahison qui peut s’esquisser sous ses doigts ou sous ses mots, pour arracher des soupirs et les consommer. Tel une bête déchaînée. La séduire et la fasciner est encore la solution la plus agréable, et tout son corps, son esprit même s’y inclinent langoureusement, c’est une arme comme une autre, c’est une arme qu’il n’hésitera pas à affûter, pour lui faire mal un jour. Il aime sentir le pouls excédé sous la peau fine qu’il pourrait déchirer, il aime qu’elle soit à sa merci sans ne jamais l’avouer, il aime l’idée de ne savoir se résoudre à rompre ici ce jeu qui finira par l’emporter lui aussi, dans les oraisons ténébreuses. Il aime l’idée d’en faire son égale pervertie pour ne plus jamais marcher seul dans les méandres dessinés par le sang de ses ennemis, de leurs ennemis si elle le voulait aussi. Pathétique, je le suis tout comme elle. Pathétique. Pathétique lorsqu’il la provoque, pathétique lorsqu’il la courrouce, pathétique lorsqu’il la bloque contre ce pilastre où courent les fissures qui préfigurent sa propre psychée. Pathétique d’avoir tellement besoin de son contact, quitte à le lui arracher dans la violence. Pathétique d’exulter quand elle le regarde, quand elle lui fait mal. Pathétique. Le revers de sa main vient frôler son doux visage excédé, alors qu’elle le rejette de ses mots, qu’elle l’appelle de ses yeux devenus sombres. Rien, en effet. Et ça ne m’empêchera pas de venir pourtant chercher ce que j’estime me revenir. Leurs corps se confrontent de nouveau, et son souffle est plus court, son souffle est plus lourd, tandis qu’il ne parvient plus à s’arracher à ses prunelles, figées dans les siennes, figées en elle. Tu es déjà unie à moi, moya Koroleva, et rien ne pourra défaire ce lien désormais. C’est une réalité qu’il convoite et qu’il craint, tour à tour. Elle ne prend pas sa main, au contraire, elle provoque l’animal en lui, celui qui se nourrit de sa magie, de ses ombres ancestrales, qui semblent se resserrer dans ses iris de plus en plus fixes. La question le tance, et il a l’envie d’y répondre, il a l’envie de la forcer encore c’est vrai, de lui infliger plus de trivialité, qu’elle le reçoive de nouveau dans savoir ni lui résister, ni lui échapper, caressant la lumière, pour ensuite la prendre, l’entraver, la violer. C’est le terme qu’elle a employé, et dans son regard à cet instant-là, c’est une vérité crue qui s’éprend de son corps et qui brûle tout au fond de ses yeux. Il se voit attraper son visage un instant, durement, l’obligeant à le regarder durant toute son imprégnation d’elle, un fantasme tortueux qu’il est si proche de réaliser, et c’est elle qui vient le parfaire en saisissant sa main, serrant et menaçant à son tour de déclencher les foudres de celui qui pourrait être son bourreau. Qui en conçoit une envie presque aveuglante, mais qui est suffisamment maître de lui pour se figer avant de frapper. Ne cherche pas à déchaîner des foudres que tu ne sauras pas recevoir, Alicia. Une mise en garde, où l’instabilité de sa nature tremble des images qu’elle continue de convoquer. Sa question vient cueillir la vérité, elle n’a guère besoin de la lui arracher alors que ses yeux se plissent légèrement et qu’il répond dans son esprit, dans une douceur pourtant infamante : Si tu m’avais fait du mal, mon amour, je t’infligerai bien pis que la mort. Et il penche son visage jusqu’au sien pour embrasser brutalement son front et murmurer contre sa peau : Pourtant, pourtant, je n’ai pas voulu te faire du mal, je te l’ai déjà dit. Tu n’aurais aucun doute si c’était le cas. Une menace qu’il inflige, de la douceur de ses lèvres, avant de la regarder de nouveau, découvrant ses doigts sur sa gorge, sans savoir si le geste fut dicté par son envie, par celle d’Alicia, ou par leur déviance réunie. Du pouce, il caresse la ligne de sa gorge, tenté d’appuyer tandis qu’elle se met à le toucher, qu’elle ose venir apposer une sensualité déplacée et en même temps effroyablement harmonieuse au creux de leurs envies de brutalité. So. Be it. L’évidence tonne en eux, alors que le ton de ce songe est grave, acéré aussi, comme une arme qu’il cherche à parfaire tout contre elle, ou en elle. Il embrasse en retour, mord aussi, sent le goût métallique sur ses lèvres qui attise ce désir depuis trop longtemps réprimé. Sa main serre sa gorge un peu plus fort tandis qu'il retient l'amplification qui pourtant hurle de cette violente liberté esquissée. Il l'embrasse, comme si le désespoir lui intimait de boire la vie à ses lèvres, de l'en priver pour la maintenir sur le fil de ses obscurités, et qu'elle ressente le même désespoir, la même tyrannie à son tour. Son autre main vient dénuder plus encore l'épaule qu'il s'était appropriée, le tissu se déchire, un bruit qui retentit en lui, alors que son corps se presse contre le sien. Il appuie un peu plus fort sur sa trachée, juste suffisamment pour couper quelque peu l’oxygène qui s’ébat dans son sang, se détachant de sa bouche pour de nouveau la regarder, dériver sur la peau nue que ses prunelles suivent. L’excitation le trahit, l’envie de tuer, l’envie de retrouver son corps se mélangent, une symphonie archaïque et indigne. Aussi indigne que lui, aussi indigne qu’elle qui l’a provoqué ainsi. Il n’y a aucune douceur quand il amène sa cuisse à ceindre sa taille, aucune douceur quand sous sa jupe il vient navrer son sous-vêtement, le cuir contrastant sur la peau nue, tandis que sa paume comprime et libère tour à tour. Il vient laper le souffle entre ses lèvres, l’embrassant de nouveau, toujours avec violence, alors qu’il déboucle sa ceinture, oscillant contre elle, leurs peaux blèmes accordées au marbre d’une autre époque, écroulé autour d’eux. Splendeur violée par la guerre. Splendeur ravagée par la colère.
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Alicia. Le nom dans sa bouche a désormais une autre consonnance. Il y a quelques jours, quelques heures à peine, elle frémissait de se sentir lui appartenir quand il rappelait son prénom sur ses lèvres. Et maintenant, le frisson est autre. Maintenant, c'est une malédiction que d'être sienne. C'est un charme nouveau et terriblement funeste que de l'entendre se l'approprier alors qu'elle le sent qui vacille, qui déraille, prêt à la posséder jusqu'à l'en détruire. Mais il ne se défend ni du terme ennemi ni du manque de respect et elle le note sans difficultés. "Et moi je ne t'appartiens pas." répond-elle avec une force qui trahirait presque de l'incertitude. Le besoin de l'affirmer n'est-il pas une preuve qu'elle est déjà à lui en partie? Celle qu'il a dénommée petite fille et qualifiée de pathétique préfère ne pas y penser. Car y penser serait acter encore un peu plus qu'elle a des doutes sur son identité, sur son indépendance. Alors, elle cherche à remettre de l'ordre dans ses idées en le repoussant. Si son corps lui crie de s'accrocher à lui ou même de l'écraser, sa raison l'incite à le quitter. A peine mariée et me voilà déjà épouse battue pas un psyché qui m'impose ses volontés. A peine mariée et me voilà déjà contrainte de m'éloigner... pour ma sécurité. Des songes qui miraculeusement restent personnels. Mais si les pensées parfois se permettent de rester secrètes, nul doute sur le fait que ses émotions, elles, se transmettent. Projetées sur leurs corps qui se déchirent autant qu'ils s'attirent, Alicia laisse la morsure du désir s'amplifier jusqu'à partir en courant. Ou presque. Mais son bourreau la poursuit sans relâche, la coince et la balade prend une tournure totalement nouvelle. Quel est ce mal qui nous défigure ainsi? Quelle est cette force qui anime nos âmes au point de nous pousser à bout? Pourquoi devant toi me croyais-je à l'abri? Et pourquoi désormais ai-je le sentiment que personne ne m'entendrait si je venais à pousser mon dernier cri? Elle se débat avec ses envies mais ces dernières sont plus fortes et déraisonnables qu'elle. La belle subit l'attaque de son agresseur sans rechigner, consciente que son sang se chauffe à l'intérieur, prêt déjà à exploser. Ne te méprends pas sur cette union. Ce n'est rien d'autre qu'un contrat, rien d'autre... Vainement, elle cherche à le convaincre, échouant probablement car elle n'y croit pas plus que ça. Pourtant, elle sait qu'il faudra transformer ce qu'elle ressent et se détacher de cet homme dont le danger devient de plus en plus évident. Les pulsions du début ne ressemblent plus en rien à celle de cette après-midi. Dominée et mise sur le côté, dans l'incapacité de se sauver désormais, elle doit faire face à sa nouvelle réalité : son mari est puissant et ne se privera pas d'user de son pouvoir et de sa stature pour assouvir ses désirs. Et malgré ça, malgré qu'elle comprenne tous ces éléments, Alicia ne peut s'empêcher de continuer à attiser les colères d'Aleksander. Provocatrice jusqu'au bout, elle le toise et le défie. Il répond sans difficultés, prêt à lui démontrer que si elle joue avec le feu de trop près, c'est elle qu'elle va finir par brûler. "Tu ne sais pas ce que je suis capable de recevoir ou non." Froide, elle répond à voix haute à la menace du ténébreux. Il n'y a plus que des foudres noires qui traversent l'espace, le fin espace, qui les sépare. Je t'infligerai bien pire que ça. Son âme tremble inconsciemment. La chasseuse comprend progressivement que celui qu'elle rêve de redécouvrir dans les traits d'amant est criminel et potentiellement dangereux... pour elle. Il continue en insistant sur le fait qu'il n'a pas souhaité la blesser. S'il l'avait voulu, elle le saurait. Loin de la rassurer, il continue d'installer son empire et de braver la bienséance pour lui rappeler qu'elle n'est qu'un moineau dans la paume d'un géant. Sauf que le volatile est habile et que du bout de son bec, elle est prête à lui faire mal, quitte à y broyer ses ailes. Voilà la folie qui l'anime en cet instant. Trop courroucée, trop énervée, elle se jette corps et âme dans la toile tissée par son prédateur. Annonçant sans détour qu'ils sont la perte de l'un et l'autre, Aleksander ne se détourne pas de ce funeste présage. Au contraire, il l'embrasse avec une démence qui commence à devenir sa marque de fabrique aux yeux de sa captive. Ses dents s'éprennent elles aussi des lèvres agressives d'Alicia et leur échange se pervertit, devenant sauvage et charnel. Le besoin de se dominer l'un l'autre s'exprime au travers de la rage physique qui s'exprime sans que les mots ne viennent plus les interrompre. Alicia sent sa cuisse s'écarter pour laisser sa jambe remonter sur lui. Peu sûre de la personne à l'initiative de ce geste, elle ne sait pas non plus si cela a encore une quelconque importance. Mors et pars. Avant qu'il ne soit trop tard. Mais si son esprit tente encore une once de lucidité, la morsure qu'elle délivre dans le cou de son assaillant est tout sauf blessante. Elle taquine l'épiderme, s'y accrochant pour laisser sa main défaire l'habit qui recouvre son homme et sa virilité. Le contact froid entre la ceinture qu'il déboucle et la peau qui s'irrite en dessous accélère la fièvre. Compromise par cette posture peu flatteuse où elle lui est totalement soumise, son seul salut demeure dans son envie de lui. Malgré tout. Elle le désire autant qu'elle voudrait le frapper. Son corps se contracte tandis qu'elle sent son souffle aspiré par Aleks, ses jambes se resserrent violemment autour de sa taille, l'emprisonnant comme s'il pouvait envisager de partir maintenant. Et alors qu'elle sent leurs intimités se frôler dans une hargne enivrante, une pensée déloyale lui vient en tête et elle la laisse chanter jusqu'aux oreilles d'Aleks. Possède mon corps autant que tu le voudras, prends-moi, je le sens, tu en as envie. Elle sourit, passant le bout de sa langue contre son lobe tandis que de sa main, elle descend dans son dos pour le presser contre elle, plus loin et plus fort. Détachant sa bouche de son oreille, elle murmure "Pénètre mon corps, enfouis-toi dans mes pensées, mais je ne t'appartiens pas Aleks." Acide, elle anticipe un écart de sa part et enfonce ses ongles dans sa hanche pour ne pas qu'il prenne l'initiative de rompre leur étreinte. Non. Tu ne partiras pas. Je te veux. Quel qu'en soit le prix. Je te veux. Elle se garde de communiquer plus en avant ce besoin irrépressible de lui. Dégageant sa tête pour offrir son cou à celui qui quelques secondes plus tôt pressait dessus et menaçait le souffle de vie qui l'anime de la quitter. Ce balancement de tête en arrière n'est que le prolongement de son bassin qu'elle avance vers lui, le cherchant dans une fièvre sans pareille. Aime-moi. Et cette pensée la percute et l'électrocute. Elle s'en veut et se morcelle de ressentir ce besoin d'être sienne malgré tout ce qu'elle vient de lui dire. Un grondement rauque dans sa gorge, elle espère qu'il va la punir et s'en aller plutôt que d'assouvir ce besoin incontrôlable qu'elle a de se livrer à lui, encore et encore. Jusqu'à en crever.
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Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Et moi je ne t’appartiens pas. L’écho de sa voix se réverbère sous son crâne et le rend fou, l’envie de la contredire est une impossible conjoncture, qui le force à la poursuivre, à la modeler dans son imaginaire guerrier, ennemie, alliée déchue, captive mais pas captivée. La mémoire de son tout premier crime lui revient, à la fois parce qu’il l’a évoqué, mais aussi parce que ce qu’elle prétend le renvoie à ce qu’il a toujours recherché. À ce qu’on lui appartienne, à posséder plus que de raison, l’essence de son pouvoir entièrement convoyée par l’avidité la plus abrupte qui soit. Et en ce moment-même, l’air se tend de devoir retenir les ténèbres, sous sa peau c’est la déraison qui navigue, brutalement dans les veines, un chant funèbre pour leurs amours qui semblent déjà mortes. Dévoyées par des instincts contradictoires, qui s’appellent pour mieux se repousser, encore et encore. Il susurre son prénom comme s’il la maudissait, il le goûte, le dévore, le souhaite comme alliance et pourtant le tatouage contre son bras le brûle comme un éternel rappel à ce qu’il n’aura pas. Jamais. Et moi je ne t’appartiens pas. Il la croit, il est suffisamment solitaire pour cela, il est suffisamment opiniâtre toutefois pour combattre l’accès de rage qui le morcelle alors, il aimerait la morceler à son tour, qu’elle ressente cette part de lui qui manque, cette part de lui arrachée, depuis l’aube d’un âge dont il n’a aucun souvenir formé, juste des bribes de ce qu’on lui déroba. De ce qu’on leur déroba, elle et lui, morceaux choisis qui ne savent pourtant se réassembler désormais que la vie a un peu plus dessiné de blessures en eux. Il ne comprend plus ses instincts, il les recouvre si éblouissants de noirceurs, incapable de les taire devant elle, incapable de les noyer sous la placidité parfaite qui est la sienne depuis des années. Elle a raison, de le penser, de l’envisager dans son corps, elle a raison, ce mariage était une erreur, car le lien qui les arrime est bien pire qu’une simple chaîne, c’est une introspection duelle, et permanente. Leurs ires se croisent et s’allient pour devenir ouragan. Il n’a jamais autant voulu quelqu’un, voulu se l’approprier, voulu le détruire également. Il n’a jamais autant espéré que l’étreinte sache lui donner ce qu’il pleure d’avoir perdu à jamais. Il n’a jamais autant souhaité envahir le corps d’une femme pour y demeurer, comme un poison lent qui fleurirait au creux de ses reins. Ça n’a jamais été cela pour lui, la passion est quelque chose de bien trop aveuglant pour seulement s’y donner. Et en ce moment il s’y perd tout à fait. Il dessine une respiration sifflante de l’entendre songer à leur union comme d’un risible contrat. Un contrat que l’on pourrait déliter, ou jeter dans les flammes, pour se raconter ensuite que ça n’a pas existé. Ça n’a jamais existé. Le tatouage le brûle et il se souvient des mots. Ces mots qui se tracent à l’encre dans son esprit, ébène liquide et acide qui lui rappelle ce qu’elle lui a imposé. Amor vincit omnia et nos cedamus amori. Et ça n’est pas de l’amour qu’il ressent à cet instant, c’est bien plus que ce sentiment altier ou doux, ce sentiment qui pourrait tout écrouler de leur colère et de leur amertume. La nuit où il la retrouva dans sa chambre, la possession était lente, la possession était douce. Elle est devenue cruelle, presque meurtrière. La phrase qu’elle ose excite ses sens, et les ténèbres dévoient les images qui furent d’eux, les prémices oniriques à l’outrage. Aleksander sait la pente sur laquelle il s’élance, il connaît son inclination profonde, il connaît le précipice de ses passions, il connaît également les blessures que l’on ne peut qu’y trouver, les cicatrices que l’on ne peut ensuite qu’arborer telle une honte. Il sait pertinemment qu’il regrettera et la colère, et le désir impie qui le relie à elle, il sait qu’il regrettera la violence, avec l’hypocrisie de ceux qui parfois peinent à se regarder en face. Il sait que l’image qu’il a de lui-même, déjà profondément écornée, se verra plus défigurée que jamais. Il lui a murmuré la protection, il lui a demandé l’alliance. Il a souhaité son secours dans son combat, et c’est la guerre qu’il projette sur son corps, et sur son âme. Je le saurai bientôt. Nous le saurons l’un et l’autre. Il annonce ce qui s’ensuivra, ce même “bientôt” qui peignit pour eux l’élection devient aujourd’hui une condamnation sans appel. Les promesses enflammées de jadis rejoignent les ombres, se relèvent comme des spectres prompts à tuer, à commettre l’irréparable, et il lutte contre elle autant qu’elle le fait. L’envie se confronte à l’angoisse et à la peur, les lueurs d’Alicia deviennent dégénérées, dans la toile spectrale. Ils sont deux sur fond de détresse abyssale. Deux à se détester, deux à se désirer, deux qui souhaitent s’échapper. La folie trace son disgracieux plaisir, sous ses lèvres, sous ses mains, tissus déchirés, et peau abîmée, elle répond à la rage d’un instant qui s’aveugle, à cause d’elle. Pour elle. Arrête. Arrête, maintenant, car il n’y a aucun retour en arrière, et elle te haïra pour ça. Elle te haïra pour la honte qu’elle ressentira ensuite. De s’être laissée allée à ça. À ton pouvoir sur elle, à son envie de toi qui lui arrache toute parcelle de raison. Tu le sais. Arrête. Mais il ne s’arrête pas, la domination s’échange, tour à tour c’est elle qui lui inflige la même honte de désespérer, homme perdu devant le corps de la femme qu’il souhaite tant posséder, puis c’est lui qui lui fait mal en retour, qui la regarde comme s’il souhaitait la désincarner, confondant le plaisir à cette violence triviale, décharnant les sentiments pour n’en garder que cette laideur qui l’éblouit. Elle embrasse son cou, semble l’encourager, il sent ses mains sur lui et il la maudit une nouvelle fois que de participer, de ne pas continuer à chercher à le repousser, de se faire actrice quand elle deviendrait victime. Mais elle ne sera jamais sa victime, elle le lui a promis. Ne me laisse pas devenir celui que j’aspire être pour toi. Un monstre. Celui que j'étais juste ici, celui que tes congénères ont haï. Celui que tu haïras aussi. Ses doigts s’immiscent entre eux et viennent goûter les preuves de son désir pour lui, et les flammes qui explosent dans ses prunelles sont implacables, promesses de dévoration qui gît là, chantant l’hallali. D’elle et de lui. Avalées aussitôt par les ténèbres au moment où elle lui promet son corps en retour, tout en lui déniant son âme. Sa colère est vicieuse sur ses traits, et il relâche sa gorge de peur de l’écraser sous l’inflexion de sa haine. Et il la regarde profaner les mots qui se planquaient déjà dans le poids de ses pensées. Il cherche à reculer de cette étreinte empoisonnée, car l’envie de la tuer ici et maintenant et plus aveuglante que jamais, se joint à un désir qui cette fois-ci lui fait peur car il a le besoin d’y céder, un besoin viscéral de la faire gémir d’avoir seulement osé lui tourner le dos ainsi. La solitude le mord, profonde morsure qui rouvre les plaies, et il saigne devant elle, Aleks, de leurs songes qui cherchent à fusionner, de leurs corps qui se désirent, de leurs esprits qui semblent à jamais désunis. Vaine déraison, sa main remonte sur sa taille pour la maintenir contre le pilier de pierre, la rejeter un peu, que son dos heurte plus fort les aspérités qui rentrent dans sa peau. Tu ne me veux que pour me repousser. Une certitude qui s’enfonce en lui et en elle, au moment où il pénètre son corps d’un seul mouvement, où la douleur renforce le plaisir. Une certitude qui n’arrête rien, ni leurs enfers qui hurlent en eux, ni le désespoir qu’elle vient de lui abandonner en partage. Car l’envie de lui, cette envie qui convoite un autre versant de la personnalité d’Alicia, ce besoin qu’il l’aime, et sans doute le fait qu’elle l’aime à ce point-là également, tout cela lui est interdit. Derrière le miroir de ses ténèbres, il ne la voit pas, il ne voit pas ce qu’elle pourrait lui céder un jour, il ne voit pas la promesse d’une éternité reliée, il ne ressent que l’étranglement d’une vindicte qui s’empare de ses muscles. Tu ne m’appartiens pas, je le sais, tu ne m’appartiendras jamais. Alors il prend son corps, il prend ce qu’elle est incapable de lui refuser, il prend ce qu’elle lui dédaigne, violemment, alors que leurs pouvoirs semblent se traquer, se chercher, et se fuir, dans un ensemble vertigineux. Sa puce retient péniblement les sursauts les plus assassins, mais les ténèbres pulsent dans ses veines, dans le creux de ses reins, à chaque fois qu’il la prend plus brutalement, comme pour s’enfoncer en elle, y demeurer, que jamais elle ne puisse oublier. Se raconter qu’elle est à lui, le temps de quelques minutes d’infamie. Se raconter que son corps suffira, quand tout contre le lien il cherche son esprit. Il cherche la vie qui s’enfuit, sur tout ce qu’il frôle, sur tout ce qu’il touche. Il se sent seul, soudain, il se sent si seul dans la mécanique d’un plaisir charnel, qui ne lui offre pas ce qu’il est venu chercher. Ce qu’il est venu invoquer. L’amplification pleure dans son esprit, pleure la lumière enfuie, car malgré ce contact irrépressible de leurs corps, elle ne lui répond pas. Elle se refuse à l’appel pour la première fois. Les ténèbres sont seuls et la nuit infinie où il se renferme n’est habitée que de ce souffle animal qu’il épanche contre sa peau, de ces murmures rauques qui dessinent un plaisir qui les relie, et qui pourtant les sépare aussi.


~ i'm just a man of no consequence...
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J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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T'appartenir.
Te fuir.
T'aimer.
Pour te haïr.
Tu es l'ancre de ma noirceur,
Tu es l'ombre par ma lumière.
Tu es le mauvais sort...
Celui que je crains et que je vénère.
T'appartenir.
Te le refuser comme si j'avais mon mot à dire.
T'appartenir.
Je t'appartiens déjà.
Malgré toi.
Malgré moi.


Leurs feux se concentrent l'un sur l'autre, se décentrent d'eux. Leur volonté de se faire mal est virulente, pleine d'une démence qui leur ressemble bien plus qu'ils ne pourraient le reconnaître. Dans les yeux d'Aleks, elle découvre des démons qu'elle ne connaissait pas. Dans ses pupilles dilatées d'un désir flagrant, elle lit aussi la force de son désarroi. Et si elle le jette, c'est pour mieux le reprendre. Et si elle le reprend, c'est pour mieux le jeter. Combat constant entre raison et folie, la dame s'éprend à chaque coup de rein un peu plus. Il pénètre sa chair, s'insère en elle sans prendre de gants. Les frontières entre eux cèdent et valsent sans pudeur. Elle l'a traité de violeur quelques minutes plus tôt, lui reprochant l'assaut sur son pouvoir. Mais en ce moment, bien qu'elle grince des dents, détournant son regard du mage noir, Alicia ne pourra se clamer innocente dans leurs ébats. Elle les a provoqués autant qu'endurés. Elle les a désirés autant que subis. Parce qu'elle les a voulus autant que lui.

Sous ton joug obsédant,
Les griffes sous ton cou enivrant,
Le corps caressé par tes airs mordants,
L'âme encrassée par tes désirs avilissants.

Elle le laisse venir en elle sans plus crier sa haine. Pourtant la rage la mord encore, l'enserre et délivrée de l'étouffement certain qui l'attendait s'il avait continuer à presser sur sa trachée, elle ne respire qu'à moitié. Car elle était captive volontaire de cet homme à la poigne de fer. Elle était prisonnière d'un mal qu'elle aimait. La liberté est sa nature première mais elle lui sied mal quand elle veut prétendre ne pas tolérer les actes de son prédateur. Sous sa main, elle lui délivre son essence, ce parfum honteux de désir qu'elle éprouve envers lui. Sous le regard éclairé du jour, ils s'abandonnent l'un à l'autre, se moquant de l'impudeur du lieu, du danger d'être surpris. Qu'ils fassent à nouveau la une, cela leur est égal. Toutes ces banalités sont soudain bien trop triviales. Car leur vie se joue maintenant, sous le coup de rein incessant, violent, agressif et dément d'Aleks.

Je ne te veux que pour te repousser.
Je ne te veux que pour t'enfoncer.
Je ne te veux que...
Je te veux.
Peu importe comment.
Peu importe quand.
Peu importe pourquoi.


Pensées irrationnelles qu'elle lie à celui qu'elle désire détruire. Il est en elle, et bizarrement, elle se sent comme si elle était en lui. Une pluie de sentiments contraires la ravage tandis qu'elle sent comme le corps étranger durcit. Sans rien changer, elle lui impose une image déférente, dangereuse et oscillante. Dans l'esprit de son amant, elle dessine ses lèvres sur le membre qui la transcende au même moment. Sa langue caresse avec adresse avant qu'elle ne retrousse ses dents. Et d'une illusion parfaitement maîtrisée, elle mord la chair tout en levant les yeux sur lui. Image dangereuse du désir de se rapprocher encore plus de ce qui le rend homme, elle trahit aussi son besoin de le castrer, de lui enlever sa force, de s'imposer reine quand il la prend comme on prendrait une esclave. Peu encline à reconnaître que cela lui convient trop bien d'être ainsi à sa merci, elle ne peut que le contraindre à la craindre, à craindre sa furie. Au bord d'une jouissance qu'elle devine réciproque, elle murmure "Tu peux jouir si tu le souhaites. Mais cela ne changera rien. Tu ne possèdes rien qui en vaille la peine." Ses yeux s'ouvrent et le caressent d'une claque assassine. Alicia jubile, Alicia fulmine. Ses élans féminins affichés à la vue de n'importe quel piéton perdu dans la zone, elle sent la pierre qui arrache son épiderme avec une violence peu retenue. Le frottement manifeste laissera des traces dès demain. Mais la douleur est vivifiante, lui rappelant qu'elle n'est pas dans les bras d'un John ni même d'un Ray. Aleks. Le prénom s'envole malgré elle et elle pince ses lèvres comme si cela avait échappé à ses lippes maladroites. Hargneuse, elle passe le bout de sa langue sur sa lèvre inférieure, rappelant l'illusion qu'elle lui a transmise quelques secondes plus tôt et l'invite à finir ce qu'il a commencé. Mais elle n'en a pas fini avec lui. Confrontée à ce jeu machiavélique entre eux, elle décide qu'il est temps de se servir de cette énergie qui les possède bien plus qu'eux ne parviennent à s'entre-posséder. Unissant sa main tatouée à celle d'Aleks, elle sent comme son sang pulse dans ce contact inespéré. Le contrôle se perd progressivement tandis que sa lumière traverse son bras pour aller se réfugier chez celui qu'elle semble considérer soudain comme son allié. Les pouvoirs se mêlent, se défient, se bouffent l'un l'autre. Dans son for intérieur, la dame ressent les pulsions de ce pouvoir grandissant maintenant qu'il est uni à son seul égal. C'est une puissance inégalable qui la traverse, appuyant en elle là où ça fait mal, là où ça fait du bien. Et alors qu'elle se sent défaillir, sa main s'accroche à celle d'Aleks, puisant dans son pouvoir amplificateur instinctivement, cherchant la déchéance des sens, l'absolution du moment. Cède-moi. Animal, instinctif, il n'y a plus qu'une chose qui la retienne de sombrer. Lui. Elle a besoin de son plaisir pour délivrer le sien. Elle a besoin de lui pour faire rayonner sa lumière dans le plus large des éclairs. Il n'est pas son opposé, il est son complémentaire. L'évidence la frappe avec une décharge douloureuse tant l'égo et la fierté s'en prennent soudain dans la figure.

Sombre dans nos abysses communes.
Sombre avec moi.
Sombre. Dans nos ombres.
Sombre dans ma lumière.



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Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Il est. En elle, il est, se réinvente, reparaît, devient autre pour mieux investir sa nature triviale, se réapproprier celui qu’il a été dans les entrailles de l'abbatiale. Conquérant sombre qui ne laisse que la cendre comme héritage, et que des cris pour tisser son linceul. En elle, en elle, il est et devient ce monstre, monstre à peine apprivoisé dans le creux de ses reins, et il faut bien les griffes acérées d’une démone pour encore le manipuler, défigurer sa beauté qui ainsi se révèle n’être qu’un masque retenant la dangerosité qui rampe en dessous. Je t’ai attendue si longtemps, moya koroleva. Je t’ai attendue, à l’aube de mon désespoir, dans la fièvre des combats, dans la rage de la défaite, dans l’extase du triomphe. Je t’ai attendue, je t’ai attendue sans relâche. Et te voilà, te voilà. Il s’enfonce en elle, encore et encore. Sans que la décence ne sache plus dicter sa loi, et le désarroi qu’il exhale, et la fièvre qui prolonge sa peau, s’abattent sur la sienne pour lui faire goûter les feux imparfaits de ses plaisirs. Tout se conjugue dans sa chair, lapant la folie pour lui donner la force d’une vérité. La seule vérité qui fut, la seule vérité qui sera encore entre eux, à la naissance et à la mort des mondes qui les virent se combattre, s’abattre, se retrouver et s’aimer. Car il l’aime à sa manière, il l’aime sans doute de la seule façon qui lui reste, ravageant l’être pour se lover tout contre l’âme, même si elle ne lui appartient pas, il sait, oui il sait, qu’il saura la pervertir peu à peu. Elle ne le regarde plus, et il a l’impression qu’elle préfère s’enfuir de sa chair meurtrie plutôt que de le subir, pourtant, il ne s’arrête pas. Elle continue de s’enfuir, en elle, et en lui, pour continuer à le renvoyer aux limbes dont il s’est arraché. Et il ne s’arrête pas. Il ne s’arrêtera pas. Il ne s’arrêtera jamais. C’est espérer crever là sans doute, et ne jamais ployer, c’est espérer toujours la retrouver, qu’importe les blessures qu’il lui aura infligées. C’est espérer que le poids des mensonges ne lui ôtera guère ses esprits, pour qu’elle puisse encore le regarder défaillir, en elle, et contre elle. C’est espérer la poursuivre jusqu’à exister. Exister enfin. Qu’importe l’ombre, qu’importe le silence, qu’importe l’abandon qu’elle lui inflige, qu’importe. Il la veut tant, il la veut au point de perdre la raison, dans le jour carmin, qui se navre déjà de voir l’oraison de leurs amours déchues, jour de sang, jour de violence, alors que la prétention n’est plus, alors qu’il ne cherche plus à paraître dans la maîtrise qui fut pour lui l’unique note au creux de l’infini. Aujourd’hui, la note se fêle et s’entrechoque à la sienne. Disharmonie et désespoir forment le cortège d’un prince noir, et les ténèbrent charrient la peine et la douleur, à chaque va-et-vient, à chaque fois que son corps rencontre le sien, et qu’il arrache à leurs souffles ces humeurs sulfureuses qui éclatent au milieu de leurs méandres. Où il s’enfonce, où il s’enfonce avec elle, plus profondément encore. La réalité disparaît, ce monde qui ne veut pas d’eux également, et alors que les mots percutent l’onirisme amer de sa violence charnelle, il disparaît avec elle. Ses prunelles s’ancrent, ses prunelles fondent sur elle, prédateur aux aguets qui crève de brûler sur les feux de sa renaissance. Je te veux. Je te veux aussi. Alicia… Alicia… Une plainte infinie, et cette tristesse pleine de trivialité, quand sa main vient saisir sa nuque, pour la forcer à rapprocher son visage du sien. La position se module légèrement, la violence demeure, la passion s’y insère langoureusement, et les sensations se décuplent tandis qu’il la retrouve enfin, et que l’appel dans l’abysse cesse de se perdre, cesse de se déliter. Elle l’a enfin trouvé. Il ressent tout, tout ce qu’elle lui inflige, tout ce qu’elle se permet, de penser, de rêver, de reprocher. Il la laisse pénétrer son esprit, s’abandonner en lui tout comme il s’abandonne en elle. Et le plaisir se mêle à ses menaces, quand l’illusion l’emporte et qu’il verse un gémissement tout contre sa bouche. Il l’embrasse, amoureusement, éperdu dans l’instant qui résonne tant, qui manque de le faire basculer entièrement, le souvenir de sa langue et de ses dents le faisant chevaucher la vague en inclinant la tête en arrière. Quand son regard s’appose de nouveau sur elle, les mots empoisonnés ne lui font plus de mal, et ne parviennent qu’à l’exciter davantage. Il lui résiste, préférant à son tour insinuer davantage de son pouvoir, l'amplification caressant la peau, s’appropriant les prémices d’une jouissance qui la font se contracter sur lui. Il ferme les yeux de nouveau et lui répond, tout en s’appropriant sa peau, sa chair, enfin ses nerfs. Peut-être que tu dis vrai. Et pourtant, pourtant, regarde-toi désormais, entièrement soumise à ce que je te fais. Entièrement offerte à celui que tu méprises, à celui que tu rejettes. Regarde qui tu es… Et il lui communique le propre plaisir qu’il y convoque, ce que l’image qu’elle offre lui permet de trouver, il lui fait ressentir sa soumission, et son emprise, les sensations qui courent alors qu’il la baise. La morsure sur sa peau, dans le creux de son dos, les fantasmes qu’il nourrit, l’image dévoyée d’une sainte épinglée sur un pilier en ruines, la lumière chevauchée par la nuit. L’appel d’Alicia est trivial, profond, émanant par tous les pores de sa peau, et elle rejoint le cortège de leur déraison, perce et illumine l’affront des ombres sur son épiderme, une seconde qui parfait le tableau déchaîné de leurs enfers reliés. Leurs pouvoirs s’enchaînent enfin, et les ténèbres s’expriment, libres, en elle, et en lui, refuge offert aux lueurs qui les dévorent. Aleksander se laisse dévorer, et inflige en retour le crépuscule à ses velléités, le combat éternel, de la mort et de la vie, inscrit en elle et en lui, frôle les limites qu’il ne doit pourtant jamais franchir. Et il l’entend lui demander, lui demander de lui céder. Sans cesser, l’appel se réverbère en lui, infernale tentation qui conjugue ses ténèbres à la peau d’Alicia. Il les sent, chercher à s’insinuer en elle, gagner chaque parcelle, gagner ses veines, chercher les battements de son coeur et les saccader. Il gémit plus fortement tant l’envie le manipule, l’envie de céder, l’envie de l’écouter. L’invocation est aussi brutale que souterraine, les pouvoirs s’échangent, s’assemblent, s’entredéchirent avec délectation, cherchant à conquérir ou agonir celui qui est son exacte moitié. Arrête. Arrête… S’il-te-plaît, arrête… Et il ne sait si c’est elle ou c’est lui qu’il cherche à retenir sur le fil du désir et de la folie, tranchant les idéaux pour les reconstruire. Il serre sa machoire mais ne parvient pas à échapper à la convocation qui continue de marteler sa tête, incapable de dire s’il commence à contaminer la lumière ou si la situation est inversée, le péché originel revient tonner en lui, et sa souffrance se délie, pulse dans la chair offerte, s’imprime dans les images qu’il lui inflige, où l’avidité trace la mort et la destruction des âges. Une part de la prophétie, qui explose en eux, charriée par leurs pouvoirs qui se complètent peu à peu. Il se sent complet, ainsi rendu à la fresque immense de son éternité, tandis qu’elle prolonge et son corps et son esprit, qu’elle le rejoint et qu’il soutient sa magie. En elle, il est enfin, il devient, il existe. En lui, elle éclot, elle s’épanouit, elle fleurit. Les ramifications de sa lumière viennent se lover contre les ténèbres et il lui cède enfin, ses regards accrochés aux siens, sa jouissance aussi animale que l’appel qui l’encouragea, tandis que ses murmures reviennent à sa langue originelle, un chant en hommage à la sirène qui le porta sur les récifs tranchants. Ya stol'ko raz iskal kogo-to vrode tebya. Ya iskal, iskal snova. Ya nashel tebya, nikogda, nikogda ne otpushchu tebya. O moya koroleva, moya obozhayemaya koroleva. J'ai cherché tant de fois, quelqu'un comme toi. J'ai cherché, cherché, encore. Je t'ai trouvée, jamais, jamais je ne te laisserai partir. Ô ma reine, ma reine adorée. La lumière l’aveugle après ça, éclate dans son esprit tandis que les ténèbres cherchent toujours à la convoiter, embrassant, choyant, lapant le nectar jusqu’à l’étancher, jusqu’à ce que son plaisir lui soit arraché. La vague l’emporte, les emporte, les abandonne là, alors que leurs corps sont enchaînés, dans la fin du jour, dans la mort de leurs amours qui pourtant semblent soudain n’avoir plus ni de commencement ni de conclusion. Sa main tremblante vient caresser sa joue, et il continue de l’observer comme s’il la voyait pour la toute première fois, son pouce frôle la ligne de sa mâchoire, puis ses lèvres, dans une douceur infinie, comme s’il avait peur qu’elle l’abandonne, qu’elle s’écroule ici, qu’elle rejoigne les cendres qui furent et seront toujours son seul héritage. Alors que son corps glisse sensuellement contre le sien, il frôle son avant bras, et son regard s’écarquille pour découvrir le tatouage qu’elle porte, l’éclipse plus profonde encore, les volutes plus sombres. Un rappel à ce mal qu’il perpétue, un rappel qui dévale ses traits tandis que désormais que le plaisir est consumé, il comprend tout ce qui vient de se produire, pour elle autant que pour lui. Son pouvoir sur lui est trop grand et il le sait, il le comprend. Son pouvoir sur elle est trop dangereux et il finira par la tuer, il en est persuadé. Leurs esprits se dissocient, et la chape opaque tombe brutalement entre eux, Aleksander se ferme et cherche à échapper au sursaut de sa honte, engendrée par la peur de ce mal qu’il aurait pu lui infliger, et surtout par l’idée d’avoir su y céder.


~ i'm just a man of no consequence...
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka - Page 14 Eect
Il lui a proposé d'explorer les limites du mal et du bien avec lui. Il a tendu la main et elle s'est fermée, laissant penser qu'elle n'était pas intéressée. Et pourtant, la voilà acculée, bête sauvage ainsi coincée, qui se voit offrir une chance inespérée. C'est le sort qui a voulu les rapprocher. Séparés par une épreuve dont ils ne se souviennent pas, le destin les a réunis. Séparés par des buts qui diffèrent, leurs chemins se sont quand même unis. Et par une volonté atroce, ou par une faiblesse féroce, ils ne peuvent se refuser les cris de leurs chairs qui s'appellent, qui se désirent jusque dans les enfers. Alicia n'est rien quand il détourne les yeux d'elle. Vibrant uniquement de ce contact visuel, de cet échange charnel, elle perd pied à chaque fois qu'il semble s'éloigner. Retrouvés depuis si peu et pourtant leurs âmes se délient et se relient ensemble, comme un couple trop vieux. L'assassine étreinte devrait la faire hurler, lui faire comprendre qu'elle est en train de se damner. Et alors qu'elle chasse la décence pour provoquer le Prince des Ténèbres, Alicia ne peut rien faire d'autre que d'encore plus le convoquer. Invocation cruelle que celle d'une âme qui des noirceurs est encore pucelle. Fille des ondes blanches, elle ne sait pas à quoi elle joue. Elle prend des risques et elle avance des cartes dans une manche où elle n'est pourtant pas maîtresse. La brune mise plus qu'elle n'a et sans l'avouer, espère que son bluff sera couronné d'une punition à la hauteur de son audace. Car elle se trahit sans honte et dévoile son désir dans des pensées qu'elle ne parvient plus à retenir. A son chant funeste, Aleks répond par une poésie courte et directe. Attachée à son corps, elle le sent qui s'insinue de façon à la faire taire, enfouissant sa langue amère auprès de celle qu'il martyrise depuis plus d'une heure. Les flashs souillent l'innocence de sa jeunesse, rappelant qu'elle est de leurs ébats la déesse. Car je veux te marquer, je veux être unique, je veux être la seule. Je veux les effacer toutes. Farouchement, je veux que ma soumission soit de courte durée, mais qu'elle te fasse pendant un instant tout oublier. Parce qu'avec toi, je ne suis plus le soldat, je suis ... moi. Je suis celle qui a sa propre volonté. Parce qu'avec toi, je veux donc je suis. Et elle le veut jusqu'à s'enfoncer dans la peau qui recouvre son dos tandis qu'il la martèle. Ils se damnent et se condamnent sans répit. La haine qu'elle lui a juré, la fin sans saveur qu'elle lui a promis, tout cela ne fait que servir une finalité encore plus débridée. Sauvage, elle le laisse la maîtriser, prenant un malin plaisir à le voir vriller. Lorsque leurs tatouages se réunissent pour briller dans leur encre noire, Alicia sait qu'elle est l'instigatrice de ce charme qu'elle ne comprend pas. Comment est-elle parvenue à utiliser son don pour se graver sur l'épiderme d'Aleks? Mais il lui suffit de se plonger en lui, de le sentir qui vibre dans son corps pour comprendre que c'est en son mari qu'elle a puisé cette encre surnaturelle. Je ne te suis soumise que parce que je le veux. Elle ne peut s'empêcher de le contrecarrer. Et pourtant, elle ment impunément. Car ils savent tous deux que cela va bien au-delà de cela. Sa soumission est autre que physique. Il y a une allégeance incontournable qui se ressent dans sa façon d'évoluer contre lui, d'être à lui tout en le méprisant. Qui je suis... Bien qu'elle refuse de céder à ce qu'il lui dit, Alicia se regarde de loin. Ce corps qu'il possède, ce corps qui la remplit sans qu'elle ne puisse imaginer une seule seconde ne plus le vouloir un jour, cette étreinte qui les pousse de plus en plus à la folie. Je suis celle qui ... Mais il l'empêche de raisonner. Elle n'a pas même la force de propulser ses pensées. Elle peut encore moins les terminer. Il est en elle, il est tout. Il est l'univers qu'elle crevait de retrouver sans même savoir qu'elle en avait été dépossédée. Leurs initiales inscrites dans un cahier, c'était le sceau d'une gamine qui se livrait à une prophétie sans en deviner l'intensité. Et c'est ainsi qu'elle le contraint à revenir vers elle, à retrouver leurs essentiels, cherchant ce qu'elle ne connaît pas mais qui instinctivement l'appelle. Leurs pouvoirs se conjuguent et celui d'Aleks la consume. C'est grisant et terrifiant. La lumière qu'elle ne connaît encore que trop peu faiblit un peu sous l'assaut de ces ténèbres qui émanent de lui. Elle devrait se retirer mais elle jouit de cette pénombre comme si elle parvenait à calmer des feux qui la consommaient depuis trop longtemps. Alicia l'entend supplier qu'elle arrête mais elle ne le peut pas. Non. C'est un cri égal à celui qu'il a disséminé dans son esprit. Ce n'est plus violent, c'est une supplique. Ne me demande pas d'arrêter. Ses yeux s'accrochent avec force au regard de son bien-aimé. Ne me demande pas de fermer la porte à cette extase que je viens à peine de retrouver. C'est comme si elle était en quête d'un sens depuis toujours et qu'on venait enfin de lui révéler le sien. Sa mission sur Terre, c'était de le retrouver. C'est une certitude qui l'assaille tandis qu'il ne contrôle plus son corps. La pénétration devient plus forte, plus intense et Alicia se resserre autour de ce membre qui vient la combler comme une pièce manquante. Aleks lui parle dans une langue qu'elle ne comprend pas et sans savoir pourquoi, elle répond Oui. C'est un étrange sentiment que de donner son assentiment sans comprendre réellement à quoi l'on s'engage. Elle soupire lorsqu'il s'enfonce une dernière fois, plus loin, trop loin pour pouvoir retenir plus longtemps l'expression de leur passion commune. Ses ongles s'enfoncent dans son épaule malgré elle. La belle ne cherche plus à le punir ou à le fuir, c'est un geste de démence cruelle. Elle ne sait comment enfouir sa jouissance, ce plaisir qu'elle n'a jamais connu avant lui. Voilà qui je suis. Un prolongement de ta personne. Et cette pensée la détruit instantanément. Elle la chasseuse indépendante, elle la figure de proue d'une nation, condamnée à n'être qu'une moitié, qu'un morceau d'un tout dont elle n'a pas le contrôle. La crainte de ce que cela signifie la refroidit aussi vite que son amant ne se rigidifie. Il se redresse sous ses yeux et Alicia s'agace de le voir déjà prendre ses distances alors qu'il est encore en elle. "Quoi? Tu as pris ton plaisir et maintenant tu es déjà prêt à t'enfuir?" Violente, la froideur de son ton laisse transparaître son amertume. Sa main relâche l'épaule qu'elle continuait de pénétrer sans s'en rendre compte. De cette main libérée, elle chasse ses cheveux et remonte la blouse qu'il avait écartée pour se frayer un chemin jusqu'à son cou. Mais elle n'est pas prête de le laisser partir cette. "Tu ne partiras pas aussi facilement cette fois. J'ai payé mon dû. Tu me dois un entraînement. Glaciale, elle dénature ce qui vient de les unir, prétendant qu'il ne s'agissait que d'une transaction vénale. Mais Alicia ne veut pas être sa proie, ne veut pas être celle dont il se détourne maintenant en faisant quelques pas. Elle sent comme la sève de l'homme s'écoule de son corps, tout comme cette peine qui pourrait s'évader de ses yeux si elle s'y autorisait. "Retire-toi et entraîne-moi." Ce ton dur et cette façon qu'elle a d'ordonner sont destinés à déplaire à Aleks. Elle sait que son égo va détester de la sentir aussi autoritaire. Mais elle n'est pas prête de lui révéler à quel point en ce moment, elle souhaiterait juste qu'il penche ses lèvres vers elle pour un baiser doux, un baiser destiné à sceller ce moment qui les a tant rapprochés malgré leurs comportements froids.


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J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Il a su la retrouver. Désormais il en est persuadé, cet accident du destin n'est en rien un hasard, il lui fallait la chercher sans relâche jusqu'à l'infini désespoir pour l'excaver des limbes. Sa lumière, sol Koroleva, Alicia. La lumière aux ténèbres et les ténèbres en elle. La psalmodie s'élève dans ses esprits et il l'entend distinctement. Prends-la, prends ce qui te revient, prends son pouvoir, et consume-le. Sers-t-en pour tous les conquérir. La jouissance est une damnation, au creux de ses prunelles l'obsession est entière et il l'abat sur elle une toute dernière fois, sentant qu'il parade au bord du gouffre sans jamais y tomber entièrement. Sans consentir à l'entraîner avec lui et il ne dévore pas le pouvoir qu'elle a immiscé dans sa chair, au contraire, il s'en délecte. Il ne fait que l'embrasser avec adoration, l'étreignant un peu trop fort, au point de bleuir sa peau sous la pulpe de ses doigts. Il sent ses ongles s'enfoncer dans son épiderme en retour et il relâche l'étreinte sur la lumière, la laisse lui échapper dans la violence étanchée, dernières secondes où tout ce qui compte, c'est elle dans ses bras. C'est elle contre lui, dans les premiers frimas d'un jour qui meurt. Et il a l'impression de mourir avec lui, pour avoir trop osé, pour avoir trop souhaité qu'elle soit à lui, pour avoir convoqué sa marque et l'avoir sentie, irrépressible certitude qui continue de lui donner le vertige. Elle est tout pour lui. Tu es absolument tout pour moi Koroleva. Alors pourquoi, pourquoi ça ne s'arrête pas là ? Promesse impie de sa peau qui se détache peu à peu d'elle, par la force d'une réalité qui les blesse. Parce qu'entre ses mains elle a été cet éternel hommage à leurs puissances conjuguées, parce qu'en elle il a enfin conçu ce que pouvait être un seul instant de paix. Un monde où elle ne serait qu'à lui, un monde où tous deux pourraient régner pour mille ans, côte à côte, et où elle serait sa parfaite égale, celle qu'il a appelée dans ses songes et qui lui a enfin répondu. Ils ne seraient jamais défiés et leur monde se modèlerait à chacun de leur pas. Parfait équilibre qui protégerait ceux que l'on continue de traquer et de bafouer. Alicia lui offrira cela il en est persuadé. Sans le savoir la prophétie continue de s'écrire en lui, et les parcelles qui lui furent maquillées par Morrigan deviennent claires. Il a écrit ce qu'il en comprend sur la chair de son amante et les volutes de ténèbres ont continué leur oeuvre, lui rappelant le danger d'une telle union. Mais peuvent-ils réellement y échapper ? Il n'en croit rien, tandis que la conscience de l'instant lui rend toute son austérité. Car elle n'a pas arrêté alors. Et il ne l'a pas forcée à le faire. Le pont entre eux était une réalité bien plus tangible que toute celle qu'ils doivent de nouveau s'infliger. Le seul mot d'assentiment qu'elle laissa échapper continue de tourner et tourner, à chaque battement de son coeur, comme si elle avait su ce que cela impliquait, comme si elle avait compris la profondeur des affects sans pouvoir en déchiffrer le sens. Sa langue maternelle, ces quelques mots que parfois il parsème, ce langage qu'il avait comme seule balise dans le noir quand il était retenu au camp et que les ténèbres l'habitaient, sans qu'il ne sache de nouveau les invoquer. Partager avec elle ce langage de l'intime est presque dérangeant tant cela paraît nécessaire et évident. Elle est la seule évidence qui soit désormais pour lui, et il se voit contrarié d'imaginer l'entrave qui pourrait le garder loin de ses aspirations. Mais peut-être est-elle au contraire celle qui lui permettra de les achever. Le doute le travaille tandis qu'il reparaît devant elle, les prunelles encore un peu dilatées mais son visage de nouveau froid. Il ne la défie plus, il ne fait que la regarder, et l'amertume de ses mots passe sur lui comme une onde trop glacée pour qu'il n'en tienne pas compte. En haussant légèrement un sourcil il semble l'interroger, moquant ce qu'elle attend de lui, ce signe qui ne vient pas et qui ne viendra pas aujourd'hui. Il passe ses doigts dans ses cheveux pour les remettre en place et ne semble nullement gêné par ses accusations au point même où il rétorque : On ne t'a pas appris à réclamer ton paiement avant d'offrir tes charmes ? La froideur sclérose son expression, malgré ses paroles frivoles il y a comme un fruit amer engendré par leurs amours et qu'il lui faut croquer. Contrairement à ce qu'il implique, c'est lui qui a l'impression d'être utilisé. Et le peu de candeur ou de douceur qu'il pouvait conserver se voit étranglée sous la fièvre d'une fureur cette fois-ci très maîtrisée. Il serre une dernière fois le creux de sa taille entre ses mains, d'un sursaut cruel, c'est comme une ponctuation et il se retire brusquement, la boucle de sa ceinture tintant de nouveau lorsqu'il la remet en place, des signes triviaux pour une consommation exsangue. Il a un regard vide pour leur moyen de transport complètement foutu et semble hausser les épaules pour lui-même, il s'en occupera plus tard. Il observe les ruines et ajoute sans plus la regarder elle, cherchant à se détacher de ce sentiment blessé qu'il découvre sans l'avoir même présagé. Lui aussi attendait quelque chose et il se sent vide, vide et fourbu, désintéressé de leurs petits jeux qui ne parviennent plus à le bousculer. Bien. Je vais le faire parce que tu as été très gentille. Un mot qu'il appuie de son mépris, ce mot qu'ils se disputent depuis le départ car Alicia n'est rien qui soit gentil ou bienveillant du moins envers lui. Mais pas ici. Il se méfie de ce contrôle qu'il vient de perdre sur l'ensemble de la situation, à cause de son passé encore présent dans l'air alentour. C'était une erreur. Et cette fois-ci ses yeux plongent de nouveau vers Alicia, comme s'il appuyait sur la blessure purulente de leurs amours. Et sans plus de mots il tourne les talons, reprenant un ascendant factice sur la situation, recomposant à chaque pas sa dureté et son détachement. Ses épaules sont plus droites et il réarrange son cuir, remontant la fermeture éclair d'un coup sec et remettant ses gants en place. Comme la première fois, les barrières s'érigent physiquement et mentalement. Son esprit lui demeure opaque. Ils n'ont que quelques minutes à marcher et il ne vérifie pas si elle le suit ou pas, avant de pousser la porte d'un entrepôt désaffecté dont il connaît les lieux pour s'y être réfugié après le combat. C'est ici qu'Ellen et Electra ont tenté de soigner ses blessures et il se dit parfois que son sang est peut-être incrusté profondément dans le béton sur lequel ils marchent. Il n'y songe pas et se laisse tomber en tailleur dans l'ombre, près d'une haute fenêtre dont il manque l'armature et où le verre est encore en place par endroit. Assieds-toi. Je n'ai pas que ça à faire. Il la regarde et ne se gêne pas pour la dévisager quand elle se retrouve en face de lui et cette proximité recouvrée lui est désagréable. Il ôte uniquement le gant de sa main droite et la lui tend avant d'expliquer, toujours moqueur : Ne t'en fais pas, pas d'incursion malavisée cette fois, rien qu'un très banal contact. Il semble hésiter une longue seconde avant de pencher la tête sur le côté pour dire plus doucement, malgré ses précautions habituelles. Elle doit de toute façon se douter de ce qu'il permet désormais. Me toucher permet d'aider à invoquer ton pouvoir. Il ne mentionne nullement l'amplification ou son fonctionnement réel, celui qu'il a étudié des années pour comprendre pourquoi il était essentiel pour lui de ne jamais retomber entre les mains des chasseurs. Ses journaux sont en leur possession, seul preuve de l'existence de Morozova que cette écriture codée, qui semble courir ses ténèbres sur le papier et il lui faudra bientôt les récupérer pour les sauvegarder de leurs malveillance. Et c'est ainsi qu'il s'efforce de la voir actuellement, non pas celle qu'il a étreinte avec passion mais bien celle qui pourrait à terme lui nuire s'il lui dévoilait l'entière vérité.
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