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 L'Église Maudite — ft. Hatake

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HATAKE
HATAKE
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morgan hill
J'ai 18 ans et je vis en Ecosse, quelque part où tu ne veux aller. Dans la vie, je suis maudit et je m'en sors comme je peux.. Je suis hanté.

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Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. - Luc 10, 19.


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Faceclaim : Erin Mommsen
C’est l’heure de se tirer d’ici. Enfin, ils peuvent toujours rester, mais ce n’est pas tout à fait l’endroit le plus confortable du monastère réhabilité. Et puis la sœur qui distribue les cachetons ne fait pas non plus de pied de grue jusqu’à l’heure du couvre-feu. Donc s’ils veulent leur part, ils doivent se mettre en marche. Mo s’étire, donnant le signal de départ, et se lève, avant de laisser la gamine passer devant lui, récupérer le cachet blanc, et puis les yeux de la sœur croise les siens. Elle pivote, attrape l’un des minuscules gobelets mis à l’écart et le lui tend. Il la remercie à mi-voix, toujours des restes d’éducation le petit grognon. Le médoc disparaît dans les poches de son sweat alors qu’il se met à hauteur d’Anya. Quelques pas dans les couloirs et il s’arrête devant l’une des portes qu’il avait désignées plus tôt comme l’une des réserves. Il entre dans le noir, attrape un cardon qui pendouille devant son nez et tire dessus pour allumer l’ampoule nue au plafond.

Sont presque prêts à affronter une apocalypse zombie. Ou presque … Il n’a pas encore trouvé l’armurerie, haha. Erm. En tout cas, s’alignent devant eux des étagères métalliques sur toute la surface des murs. des stocks de produits d'entretien, de savon, de shampooing, des balais, des couverts supplémentaires, des cartons sans étiquette, mais rien de bien croustillant. Ils ne sont pas fous, s’ils ont des choses à cacher, ce n’est certainement pas dans un local déverrouillé, laissé à la portée de n’importe quel pensionnaire. Pour ça qu’il ne s’est jamais donné la peine de fouille, Mo. Il attrape une nouvelle serviette au passage, une bouteille d’eau, des draps et une couverture supplémentaire, des fois qu’elle soit frileuse la gamine, et lui colle tous les bras sans plus d’explications. Y a pas besoin de lui faire un dessin. Et puis il a au moins doublé son effectif de discussions journalières aujourd’hui.

Et après tu oses te plaindre que personne ne veuille te faire la causette.

Miss oignon n’a cependant pas encore abandonné la partie. Alors qu’ils remontent les couloirs plus loin que précédemment, enchaînant les coudes et une légère descente, elle reprend la parole. Morgan plisse le nez. Forcément que ça allait revenir sur le tapis.

C’était le but.

Mais il ne s’en froisse pas outre mesure. Tire ses mains de sa poche, une pilule blanche et verte entre le pouce et l’index.

_ Pas tout à fait. Les miens sont plus … pas pareils.

Il rempoche le tranquillisant, pousse une porte et les voici dans un couloir nettement plus encombré de portes.

_ V’là les chambres. C’est petit et semi-enterré pour garder la chaleur. J’espère que t’es pas claustro …

Dis comme ça, mec, même si elle ne l’est pas, elle ne va pas apprécier l’ambiance.

Il pousse une porte et les voilà chez eux. Si on peut dire. Il est à peu près certain que les lieux ont dû servir à un tournage de film d’horreur avant d’être réquisitionné par l’Eglise. Ce qui frappe le plus c’est la symétrie. La lucarne en hauteur comme axe de symétrie, à droite et à gauche il y a un lit surmonté d’un crucifix (enfin plus au-dessus du sien), une table de nuit métallique et un coffre au pied du pieu. Heureusement que le désordre de son côté met un peu de relief. Il se souvient de l’impression d’angoisse à travers le brouillard quand on l’avait collé aussi. L’impression d’être envoyé en taule. Ou en Enfer. Ou un mélange des deux. Mais depuis, il avait tej la croix, et laissé quelques affaires traîner sous le lit et un peu partout autour. Y compris sur le matelas inoccupé qu’il débarrasse (pouf disparu sous son sommier, il verra bien plus tard).

_ Bienvenue chez toi ...

Il penche la tête vers elle d’un air de compassion. Tombe encore sur les traits tirés de la gamine qui doit être obsédée par l’idée de s’allonger et de dormir à l’heure qu’il est. Dernier effort de sympathie de la journée, tiré dans un léger soupir, certes, Mo, récupère la bouteille qu’il a filé à la gamine plus tôt pour la poser sur la table de nuit et tend les mains pour l’aider à installer ses draps. T’façon, il ne va pas s'asseoir et la regarder faire comme un petit salopard. Et puis ça distrait un peu leur attention pour le reste de ce qu’il a à dire.

_ C’était pas innocent la remarque de Cullen tout à l’heure. C’était sans doute pour te faire flipper. A mon propos j’veux dire. Y a des chances qu’il recommence demain. Ou peut-être pas, je sais pas ce qu’il pense en vrai. Enfin dans tous les cas … Tu vas entendre des trucs. Y en a qui sont vraies, d’autres qui sont fausses. Juste … les crois pas. Et demande-moi. J’te répondrais.

A un détail près. La curiosité est un vilain défaut. C’est plutôt connu comme dicton. La plupart le comprennent comme un avertissement pour ne pas se faire pincer à fouiner. Lui le comprend comme un avertissement contre ce que finalement, on aurait préféré ne pas savoir. Quelque chose lui dit que miss oignon doit en avoir à peu près la même interprétation.

Morgan se tourne vers elle et pose une main sur le sommet de son crâne. Comme un geste de protection. Et pour être sûr d’avoir toute son attention.

_ Réfléchis juste bien aux réponses que tu as envie d’entendre avant …
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Nellyos
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Héloïse

« On me répète sans cesse que c’est pour mon bien ; mais comment pourraient-ils savoir mieux que moi-même ce qui me convient ? »

J'ai 17 ans, et je suis portée disparue depuis deux ans, je crois. Deux ans que je me suis lancée à la poursuite de légendes, de rumeurs. Mais, finalement, cette lueur d'espoir que ces histoires m'offrent, c'est toujours mieux que rien.

On adore raconter les histoires des personnes aux capacités extraordinaires, pourtant, moi, maudite, on n'a fait que me rejeter pour cela. Pourquoi ? Parce qu'on fait peur autant qu'on fascine.



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Mon père, lui, son truc c'était de me cacher : la réputation avant tout. Il était comme les enfants qui pensaient que les choses disparaissaient si on les ignorait, mais ça ne marche pas comme ça, hein ? Surtout pas avec les malédictions.

Et puis, il y avait ma mère qui ne disait rien. Je crois que c'était mieux comme ça. Je sais qu'elle m'aime encore, ça n'a rien changé, mais ça compliquerait trop les choses avec mon père qu'elle me le dise.

C'est pour ça que je suis partie, pour la protéger, pour me protéger parce qu'il prenait une pente dangereuse. Et peut-être aussi parce que j'en avais marre.


Faceclaim : Hallucineon
« Bienvenue chez toi ».

Ces mots, ça faisait longtemps qu'elle ne les avait plus entendus, longtemps qu'elle ne les avait plus pensés, qu'elle avait abandonné l'idée de trouver un chez elle. Mais ça ne remontait pas au moment de sa fugue parce que, déjà bien avant cet événement, elle ne se sentait plus chez elle dans la maison de ses parents, au sein de sa propre famille. Plus vraiment. Et, même si l'ambiance de la chambre n'était pas accueillante, même si elle était vide, austère, elle s'y sentait plus chez elle que dans la maison quittée quelques années plus tôt, ou que dans tous les endroits où elle avait pu aller entre temps. Elle trouvait ce constat presque triste, et elle pourrait presque en pleurer, Anya. Ses yeux, ils brillaient, mais peut-être était-ce à cause de la fatigue, ou peut-être pas. En tous cas, elle souriait, à Morgan, à elle-même, à la chambre, parce qu'elle commençait à y croire à ce nouveau départ, bien plus confiante qu'il y a quelques heures. Mais ça, c'était sûrement parce qu'elle était plus vraiment seule.

Elle hocha la tête, la brune, faisant de ce simple geste une promesse silencieuse. Elle n'écouterait pas les rumeurs, ni les propos du père, en tous cas, elle essayerait de ne pas les laisser lui embrouiller l'esprit, pas trop. De ne pas les laisser briser ce semblant de lien amical qui semblait se tisser entre eux. « Demander à Morgan », sans doute ces mots deviendraient-ils son mantra le lendemain.

Et puis, son nouveau conseil aussi, elle essayera de ne pas l'oublier parce qu'elle avait compris que, s'il lui disait cela, ce n'était pas pour rien. Peut-être avaient-ils la même vision des revers de la curiosité, peut-être que, lui aussi, en avait fait les frais par le passé. Mais est-ce qu'elle sera vraiment capable de l'appliquer ? Elle n'en était pas certaine, mais il le faudrait bien : ici, elle ne voulait pas faire d'erreurs. Pas trop, en tous cas, pas des trop grosses. Et elle se connaissait. Par le passé, elle n'avait jamais été capable de l'appliquer, ce conseil pourtant si vrai et, malgré les erreurs faites, elle ne semblait pas vraiment en avoir su tirer les leçons, sinon ça ne se serait pas reproduit autant de fois. Enfin, peut-être bien qu'elle en avait tiré une, de leçon, ouais, elle avait apprit qu'on était jamais tout à fait préparés aux vérités, à celles qui étaient pas banales, sans intérêts. À chaque fois, elle était tombée comme une pierre dans l'eau, alourdissant son cœur alors peut-être qu'elle ferait de faire attention, pour une fois, qu'elle réfléchirait avant de parler. Ouais, c'est ça qu'elle fera : elle ne posera pas de question, elle laissera les choses aller, pour une fois. Mais ça, elle le verrait demain parce que, aujourd'hui, elle hoche juste la tête une nouvelle fois, parce que, aujourd'hui, elle est juste fatiguée.

Merci.. t'es plutôt de bon conseil, tu sais ? elle soupire, parce que c'était pas ça qu'elle voulait lui dire, à la base. Alors, elle balaye les alentours du regard, le reposant finalement sur son interlocuteur en même temps qu'elle reprenait la parole, tu vas peut-être trouver ça idiot, mais.. j'ai un peu peur, pour demain.

« Idiot », c'était le mot approprié à ses yeux, et peut-être même qu'il pensait la même chose. Idiot parce qu'il n'y avait aucune raison que ça se passe mal, en tous cas, on ne lui en avait donné aucune. Tous avaient été amicaux, en tous cas, avant qu'elle ne décide de coller Morgan, mais c'était pas les regards en biais ni les rumeurs qui lui faisaient peur. Pas plus que l'interrogatoire du père Cullen ou ses questions, peut-être un peu ce qu'il pourrait dire mais ça, c'est parce qu'elle avait peur d'être trop influençable. Mais il y avait pas que de ça. Il y avait aussi le changement qui serait brutal, peut-être un peu trop pour elle. Elle avait l'impression d'être une gamine à sa première rentrée des classes et, elle en était certaine, ce devait être ça, elle avait dû être pareil la première fois qu'elle avait mis les pieds dans une école. Cette peur, c'était celle de ne pas être à la hauteur, celle de l'inconnu, celle d'être perdue. Encore plus qu'actuellement, si seulement cela était possible.

Mais elle secoua la tête, de gauche à droite, comme si ce geste pourrait chasser ses pensées. En vain. Alors, elle se laisse tomber sur le lit à présent fait, son
lit.

Comment ça s'est passé, pour toi ? lui demande-t-elle, mais, cette fois, pas de lèvres pincées ou de signe de regret parce qu'elle était sûre. Sûre de sa question et sûre d'en vouloir la réponse. Elle voulait pouvoir se faire une idée de comment les choses pourraient se passer même si elle savait que ce ne serait pas la même chose, pas tout à fait, après tout, la vie était surprenante. Et ça la rassurerait certainement, ce récit.
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morgan hill
J'ai 18 ans et je vis en Ecosse, quelque part où tu ne veux aller. Dans la vie, je suis maudit et je m'en sors comme je peux.. Je suis hanté.

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Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. - Luc 10, 19.


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C’est bizarre. C’est doublement bizarre. Déjà parce qu’il se rend compte que cela faisait une éternité qu’il n’était pas entré en contact physique avec qui que ce soit. La chaleur dégagée pour le crâne d’Anya sous la main, c’était le genre de sensation banale qu’il avait complémentement oublié. La pierre du mur et des sols est froide. Le métal des couverts et des outils est froid. La faïence de la vaisselle est froide. Le bois … ça dépend, mais la plupart du temps, il n’est rien du tout. Non il n’y avait que l’eau qui était à peu près chaude. Et puis là, il y avait le crâne de miss oignon. C’était étrange. Encore plus de ne se rendre compte qu’après tant de temps de cette rupture supplémentaire entre lui et le genre humain. Plus de contact.

La voix de la gamine le ramène sur la terre ferme et il retire sa main, son regard se perdant un instant sur sa paume et ses doigts où la chaleur continue de danser une seconde avant de s’évanouir. C’est fini.

_ C’est rien …

Tu parles de quoi ?

Il hausse les épaules, un sourire en demi-teinte qui revient d’aussi loin que ses pensées. C’est tout ce qu’il a, surtout. Des conseils. Et puisqu’elle a décidé de crécher entre les murs du monastère, de partager sa cellule, et de lui tendre une main, c’est bien le moins qu’il puisse faire. Des conseils et un peu de compassion. Il hésite, les doigts qui se tendent et se rétractent, pour finalement s’enrouler trop brièvement autour de l’avant-bras d’Anya. Juste assez pour retrouver un peu de chaleur.

_ C’est pas idiot, mais ça ira …

En tout cas ça devrait pas trop mal se passer....

Il se recule et se déchausse dans la foulée. S’asseoit sur son lit, adossé au mur froid. Il ne sait pas bien quoi faire du reste de sa soirée. Mais il ne va pas faire grand chose. Certainement comater sous cachetons avant de pioncer. C’est pas comme s’il était tard. C’est pas comme s’il était fatigué non plus. Mais c’est surtout pas comme s’il avait quelque chose d’autre à faire. Mais ce qui n’était clairement pas dans ses plans, c’est la soirée confession. Il fronce le nez à la question d’Anya. Il la fixe un instant, retrouve cet air déterminé qu’elle affichait dans l’église, plus tôt dans la soirée. Alors il hoche la tête, replie ses jambes et pose ses coudes sur ses genoux. Il regarde le plafond et soupire.

_ Aucune idée. J’étais sous des calmants beaucoup plus puissants que ceux-là les premières semaines. Et le temps que j’émerge, j’étais déjà entré dans une certaine routine. J’étais déjà tout seul. C’était déjà … comme ça.

Il dessine un geste vague de la main. Tout le reste était déjà ainsi. Le dortoir sans colocataire. Les murmures dans les couloirs et les rumeurs au réfectoire. Les habitudes chevillées au corps comme un bon petit soldat. Et la solitude. Quoique au final, c’est peut-être la seule constante qui a toujours été dans sa vie. Avant sa malédiction, après sa malédiction, puis à l’Eglise.

Jusqu’à maintenant.

L’arrière de son crâne vient percuter un peu sèchement le mur. Une piqûre de rappel à la réalité. Pour arrêter de rêver. Même si c’est assez chouette comme rêve. Et qu’il ne peut pas nier l'avoir eu plus d’une fois. Cette utopie de celui ou celle qui serait peut-être pire que lui, ou juste différent des autres. Assez pour pouvoir créer un lien, quelque chose. Pour rompre la solitude et l'engourdissement général dans lequel il s’enfonce avec le temps. Avec ou sans calmant. Le truc, c’est que dans toutes ces petites idylles fantasmées sur le plafond de sa chambre avant que le sommeil ne l’emporte, terminent de la même façon. Ou bloque au même point. Les faits et la vérité.

Meh. Bah y' a plus qu’à en semer les graines et on verra ce qu'il se passe. Plutôt que de jouer à Icare et à être beaucoup trop haut pour pouvoir amortir la chute.

_ Je suppose qu’une âme charitable voudra te faire passer l’info demain alors j’vais m’en charger avant. Mais moi c’est ma mère qui m’a laissée ici. Elle m’a drogué et abandonné. J’étais dans un tel état de rage qu’ils ont dû en faire autant pour que j’sois un danger pour personne …

Ses iris glacés retombent sur Anya et puis un rictus cynique se dessine aux coins de ses lèvres.

_ Je n’ai pas complètement usurpé ma réputation de démon.

Comme on dit, mieux vaut en rire qu’en pleurer.
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Nellyos
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Héloïse

« On me répète sans cesse que c’est pour mon bien ; mais comment pourraient-ils savoir mieux que moi-même ce qui me convient ? »

J'ai 17 ans, et je suis portée disparue depuis deux ans, je crois. Deux ans que je me suis lancée à la poursuite de légendes, de rumeurs. Mais, finalement, cette lueur d'espoir que ces histoires m'offrent, c'est toujours mieux que rien.

On adore raconter les histoires des personnes aux capacités extraordinaires, pourtant, moi, maudite, on n'a fait que me rejeter pour cela. Pourquoi ? Parce qu'on fait peur autant qu'on fascine.



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Mon père, lui, son truc c'était de me cacher : la réputation avant tout. Il était comme les enfants qui pensaient que les choses disparaissaient si on les ignorait, mais ça ne marche pas comme ça, hein ? Surtout pas avec les malédictions.

Et puis, il y avait ma mère qui ne disait rien. Je crois que c'était mieux comme ça. Je sais qu'elle m'aime encore, ça n'a rien changé, mais ça compliquerait trop les choses avec mon père qu'elle me le dise.

C'est pour ça que je suis partie, pour la protéger, pour me protéger parce qu'il prenait une pente dangereuse. Et peut-être aussi parce que j'en avais marre.


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Ce contact qui s'était établit entre eux, aussi bref eut-il été, ça l'avait rassurée. C'était sa main sur sa tête, sa main sur son avant-bras, pas grand chose en somme, pas longtemps non plus, mais ça s'était montré bien plus efficace que les mots.

Mais ça, c'était peut-être aussi parce que ça l'avait rendue nostalgique, que ça l'avait ramenée à des souvenirs plus lointains, à ceux qui dataient d'une époque où être maudit était le genre de chose qui n'arrivait qu'aux autres. Pas à elle, aux autres, ou peut-être que si, finalement. Ce contact, il avait été doux, chaud : agréable. Peut-être un peu maladroit, mais c'était pas ça l'important. Ses mots aussi, ils l'avaient été mais ça, c'était pas nouveau, dès les premières phrases échangées ils l'avaient été.

Alors elle sourit.

Elle sourit parce qu'on était loin des mots froids auxquels elle était habituée, loin des mots bien trop moches pour êtres répétés par des enfants, mais dont elle avait dû, parfois, en reconnaître l'originalité. On était loin de la bêtise de certains. On était loin aussi des gestes brusques, de ceux qui blessaient, qu'on fuyait. Alors ouais, elle aurait sûrement voulu qu'ils durent un peu plus longtemps, même si ce n'était que quelques secondes supplémentaires, quelques secondes de répit. Et c'est pour ça qu'un soupire passa la barre de ses lèvres, parce que sa main quittait définitivement son bras, parce qu'elle n'osa pas amorcer un nouveau contact. Peut-être aussi que, au fond, elle savait que c'était assez. Elle n'avait jamais été à l'aise avec les autres, avec la proximité alors la peur qu'en les faisant durer plus longtemps ça devienne trop, que ça devienne agaçant, désagréable. Alors, elle se contenta du souvenir de sa main sur son crâne, sur son bras.

Elle aussi, elle avait enlevé ses chaussures, parce qu'elle voulait mettre ses pieds sur son lit sans tâcher ses nouveaux draps. Elle s'était assise avec les genoux repliés, les jambes contre son torse et le regard à moitié dans le vide, mais c'était pas qu'elle l'écoutait pas, la réponse de son colocataire, au contraire.

Les parents, ce sont toujours les pires, n'est-ce pas ? lui répondit-elle finalement, après quelques secondes de blanc. Mais, au fond, il ne s'agissait pas vraiment d'une question.

Elle aurait pu lui dire autre chose, après qu'il lui ait raconté son arrivée, mais quoi ? Rien ne lui semblait approprié, sauf ces quelques qui l'étaient peut-être un peu plus que ce qui lui était venu en tête. Oh, elle trouvait ça ignoble, oui, écœurant, aussi, et peut-être même un peu triste, mais si elle le lui disait, si elle le lui montrait, elle trouverait sa propre réaction tout aussi pitoyable. Les yeux remplis de pitié et les phrases creuses comme « je suis désolée », elle préférait laisser ça aux autres, à ceux qui ne pouvaient pas comprendre parce que, finalement, ça aussi c'était le pire. Ces regards, elle y avait eu le droit, mais on y voyait de la peur mêlée à la pitié, et les paroles étaient souvent peu pensées, peu sincères.

Le genre de choses qu'on disait pour se donner bonne conscience.

Ses lèvres se pincèrent alors parce qu'elle réalisait que, ce qui l'écœurait le plus dans son histoire, c'était pas sa mère, à Morgan. Non, parce que, finalement, c'était pas étonnant, elle pourrait presque comprendre : c'était la réaction de ceux qui avaient peur, de ceux qui étaient pas comme eux. Oh oui, c'était triste, mais c'était comme ça. Si ses lèvres étaient pincées, c'était à l'évocation de l'attitude des autres, des leurs, et cette même question qui tournait en boucle dans sa tête : pourquoi ?

La peur. Toujours elle. Et elle est vicieuse à prendre le pas sur le reste, à en effacer la raison.

Je trouve ça ironique que les « enfants du diable » te traitent de démon.., lui souffla-t-elle alors que lui revenait en mémoire ce surnom ridicule qui lui avait été donné à l'époque où elle pouvait encore mettre les pieds dans une école.
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C’est plutôt à une bonne conclusion que parvient miss oignon. Assez en tout cas pour transformer le rictus de Morgan en un sourire beaucoup plus doux. Soulagé en réalité. C’était toujours agréable de se sentir compris par quelqu’un d’autre. Oh oui, quelque part, ça le scandalisait de savoir que si Anya en était arrivée à ces conclusions, c’est qu’elle avait dû avoir son lot de crasses avec ses vieux. Mais … enfin si ce n’était pas le cas d’une façon ou d'une autre, elle ne serait pas ici. Mais ce n’est pas ce sentiment qui l’envahit pour l’instant. Juste celui d’être simplement compris, et pas tout seul. Parce qu’il n’arrive pas à croire les paroles de réconforts des adultes qui s’occupent d’eux, ici. Ni à se sentir proche de la bande d’autres paumés dans son genre. Donc oui, là, il se sent bien, même au sommet du désastre qu’a été sa vie jusque-là.

Ses pupilles ont percés à travers Anya, et il s’est mis à contempler ses souvenirs à travers la jeune fille, et à travers le mur.

Les pires, ouais.

Il y a des jours où il arrête de les détester, et cherche à comprendre où est-ce que ça a merdé. Qu’est-ce qui a fait qu’il en est arrivé-là. Alors qu’il cherchait à arranger les choses. Mais dans ces moments-là, le seul responsable qu’il trouve, c’est lui-même. Et comme il y a suffisamment de personnes qui le méprisent comme ça, il tourne à nouveau sa colère vers ses géniteurs. Ou vers l’Eglise. Il brise son immobilisme quand elle ouvre à nouveau le bec, et Mo rit doucement.

_ Sans doute parce que c’est moi qui en suis le plus proche. Et à partir du moment où il y a communauté, il y a discrimination, et il fallait un type… C’est comme ça…

Il hausse les épaules. Prétend que ce n’est pas très important. Il ne va pas commencer à faire sa pleureuse. Déjà qu’il n’en est pas passé très loin avant le dîner.

_ Tu pourras lancer le sujet de la malédiction, et des « enfants du diable » comme tu dis, en étude de la Bible … ça va être marrant tu vas voir.

Oui, ça lui arrive de relancer la discussion juste parce que ça le fait marrer. Ce n’est pas parce qu’il est grognon et pas aimable, qu’il n’aime pas rigoler un peu le petit Morgan. Il aime déclencher ces débats où certains avancent leurs avis avec conviction pendant que les autres se demandent si on ne serait pas un petit peu en train de leur raconter des conneries, des fois ?

Clairement, oui.

Et puis il y en a qui se mettent soudainement, à les défendre, eux tous, et bien malgré eux, lui y compris. Hehe. Mais à chaque fois qu’un nouveau débarque, le sujet est remis sur le tapis. Normal. Dehors, on parle de malédiction et ici, tout devient subitement paillettes et bénédictions.

_ Ils vont te dire qu’on n’est pas maudits, et qu’on a été choisi pour de plus grands desseins du Seigneur. Mais que le monde n’est pas encore près et ignorant. Je suis d’accord avec le deuxième point. Le premier par contre … j’ai pas l’impression d’avoir servi à grand-chose jusque-là…

Il hausse encore les épaules, soupire et baisse la tête, les mains contre sa nuque. Il cause trop. Faut croire qu’il en a marre que les autres parlent à sa place. Et que ça lui manquait d’avoir quelqu’un à qui il avait envie de parler. Parce qu’il y a ça aussi. Il ne faut pas croire que ce soit à sens unique. Il maintient les autres à distance autant que les autres le repoussent. Marre de se brûler les ailes, le dos, et tout le reste du corps et du cœur avec. Il se relève finalement et  attrape une serviette étalée sur les barreaux du pied de son lit.

_ J’vais prendre une douche. Tu ferais bien de dormir. Même s’ils certainement te laisser tranquille demain, les cloches, elles réveillent tout le monde dans tous les cas.
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Nellyos
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Héloïse

« On me répète sans cesse que c’est pour mon bien ; mais comment pourraient-ils savoir mieux que moi-même ce qui me convient ? »

J'ai 17 ans, et je suis portée disparue depuis deux ans, je crois. Deux ans que je me suis lancée à la poursuite de légendes, de rumeurs. Mais, finalement, cette lueur d'espoir que ces histoires m'offrent, c'est toujours mieux que rien.

On adore raconter les histoires des personnes aux capacités extraordinaires, pourtant, moi, maudite, on n'a fait que me rejeter pour cela. Pourquoi ? Parce qu'on fait peur autant qu'on fascine.



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Mon père, lui, son truc c'était de me cacher : la réputation avant tout. Il était comme les enfants qui pensaient que les choses disparaissaient si on les ignorait, mais ça ne marche pas comme ça, hein ? Surtout pas avec les malédictions.

Et puis, il y avait ma mère qui ne disait rien. Je crois que c'était mieux comme ça. Je sais qu'elle m'aime encore, ça n'a rien changé, mais ça compliquerait trop les choses avec mon père qu'elle me le dise.

C'est pour ça que je suis partie, pour la protéger, pour me protéger parce qu'il prenait une pente dangereuse. Et peut-être aussi parce que j'en avais marre.


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Ses lèvres se pincèrent et, ce simple mouvement presque inconscient, reflétait bien les pensées  et émotions qui traversaient son esprit en cet instant. De l'impuissance, certainement, qui faisait qu'elle n'ajoutait rien, préférant garder le silence face à toutes ces paroles qui lui semblaient dénuées d'intérêt. Il y avait-il seulement de quoi répondre à des paroles qui, elles, n'étaient que vérité ? Une vérité qu'elle trouvait peut-être écœurante, mais dont elle ne pouvait nier qu'elle était indéniable, qu'elle semblait immuable. Une vérité qui s'avérait être une véritable règle qui, selon elle, empoisonnait toutes les communautés. Il avait raison ; il y avait toujours un bouc émissaire. Et ce même dans les communautés composées de parias, comme la leur.

Elle soupire. Et elle se laisse retomber en arrière. D'assise, elle passe à allongée sur le lit, les pieds qui balancent dans le vide et les yeux qui quittent Mo' pour se poser sur le plafond. Mais celui-ci, il était juste blanc. Celui-ci, il ne lui apportait aucune réponse ou aucun réconfort, il semblait se contenter de lui renvoyer ses propres pensées et l'évidence énoncée plus tôt. Le jeune homme avait raison et, être bouc émissaire, était tombé sur lui. Peut-être qu'il l'était devenu pour rien, ou peut-être qu'il y avait de vraies raisons, mais elle supposait qu'elle aurait le droit, le lendemain, à une liste des choses qu'on lui reprochait. Certaines vraies, certaines fausses, il le lui avait dit lui-même.

Mais, pour l'instant, elle préféra se raccrocher à la suite de conversation qui, lui semblait-il, commençait à se faire plus légère que les paroles échangées précédemment.

J'essayerais, lui affirma-t-elle.

Presque malgré elle, un léger sourire vint courber le coin de ses lèvres. Cependant la raison de ce léger sourire ne se trouvait certainement pas dans la perspective d'assister à des cours d'étude de la Bible, ni même de participer à un débat, mais c'était bien dans celle de voir les autres défendre un point de vue auquel elle ne croyait pas. Il y avait aussi cette certaine curiosité qui grandissait en elle, celle qui lui donnait l'envie de voir à quel point leur vision des choses avaient changée en entrant dans l'église parce qu'elle pensait qu'il était impossible, en venant de dehors, de songer que ça puisse être autre chose que quelque chose de mal. Et peut-être aussi l'envie de voir si, elle aussi, elle ne finirait pas par changer d'avis, qui sait ?

C'est ce que j'avais cru comprendre, en effet.., ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel. En tous cas, ravie d'apprendre qu'on a un « grand dessein » et qu'on existe pas seulement pour porter les maux du monde.

Cette fois, c'est un léger rire qui s'échappa d'entre ses lèvres mais, celui-ci, il était amère. Un « grand dessein », vraiment ? Elle avait presque l'impression que le père Cullen et les autres se croyaient dans un roman fantastique. Et elle, elle n'y croyait pas, et elle voyait bien que son colocataire non plus, il n'y croyait pas. Ouais, elle avait pas servie à grand chose non plus jusqu'à présent. Et tout ça, toutes ces.. histoires, de bénédiction, de Dieu et de toutes les autres choses, ça la mettait mal à l'aise, au moins un petit peu. Elle n'avait jamais cru en tout ça, elle n'avait jamais eu la foi et, avant que sa malédiction ne se dévoile, jamais elle n'avait eu de lien avec l'Église.

À l'instant même où elle sentit du mouvement devant elle, où elle l'entendit se lever, elle se redressa. Ses coudes appuyés sur le matelas lui permettaient alors de le voir, ses yeux ayant visiblement délaissé le plafond blanc. Et elle hocha la tête face à cette proposition, celle de dormir. Maintenant que les bavardages étaient terminés, elle sentait sa fatigue revenir, encore plus présente qu'à son arrivée si seulement cela était possible. Et une nuit de sommeil, dans un lit, était la dernière chose qui lui manquait pour marquer ce début d'un retour à une vie normale, presque normale. Dormir, c'était la seule chose qu'elle attendait depuis qu'elle avait récupéré ses draps, ou peut-être même plus tôt, dès l'instant où il lui avait parlé d'un lit.

Bonne nuit, dans ce cas, lui répondit-elle. Elle se doutait que, le temps qu'il revienne de sa douche, elle aurait déjà rejoint Morphée. Surtout avec l'aide du somnifère.
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morgan hill
J'ai 18 ans et je vis en Ecosse, quelque part où tu ne veux aller. Dans la vie, je suis maudit et je m'en sors comme je peux.. Je suis hanté.

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Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. - Luc 10, 19.


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☽☽ MOODBOARD ☾☾


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Il la laisse seule. Qu’elle puisse aussi profiter d’un instant avec elle-même. Elle découvrira bien assez tôt que c’est un luxe entre ces murs. Ou alors il faut profiter du froid qui fait fuir tout le monde vers la chaleur, et rester tout seul dehors. C’est ce qu’il avait fait, sauf que cette fois-ci, une fille avec un imperméable jaune était arrivé. Et qu’elle était maintenant devenue sa colocataire. Comme quoi l’univers à un drôle de sens de l’humour. Morgan referme la porte de leur chambre après lui avoir souhaité une bonne nuit, et remonte le couloir des cellules vers celui où se trouvent les douches. Il laisse de côté les murmures et les regards en coin. Et pour une fois, il s’en fiche vraiment. Parce qu’il n’est plus tout seul. Douche, chaleur rare à cette période de l’année, il en profite largement avant de se sécher. Méditant sur le fait que si ce n’est pas très écologique, ce n’est pas très économique non plus. Et la question de l’argent revient sur le tapis. L’eau, la bouffe, les fournitures,... Les médocs aussi. C’est étrange, mais ce n'est pas le moment. Pour l’instant il se tient devant la porte de sa cellule. Hésitant avant d’y entrer, ouais, ça a aussi des inconvénients de ne plus être seul. Il avise la pile qu’il a entre les doigts. Il sait que ça ne va pas aller s’il la prend en entier. Le lendemain matin. Mais il ne peut pas se risquer à ne rien prendre, ce serait con de faire flipper la gamine. Alors tant pis, il jette la pilule au fond de son gosier et l’avale péniblement. Y a plus qu’à dormir.

Il se glisse en silence dans la chambre où miss oignon semble avoir rendu les armes depuis un moment. Un sourire étire doucement ses lèvres, et il détourne les yeux pour ne pas avoir l’être d’un psychopathe qui regarde les gens dormir. Lampes éteintes, il s’allonge encore habillé entre ses draps. Parce qu’il sait qu’il sera pas capable de s’habiller tout seul demain, et que ça risque de pas trop le faire s’il doit demander à Anya de l’aider à enfiler son froc. Alors il rabat des couvertures sur lui, plonge son regard dans les ténèbres du plafond, et laisse sa conscience s’étioler avant de s’endormir pour de bon.

Les cloches sonnent à six heures trente, comme il l’avait annoncé. Elles sont loin, loin, si loin de lui. Morgan rampe plusieurs minutes à travers les limbes pour tenter de retrouver la conscience. Au moins le contrôle de ses muscles. Ouvrir les yeux déjà. C’est dur. Les doigts qui se referment et se détendent et enfin les paupières qui se relèvent. Se relever, rien que ça, c’est le bout du monde. Il se redresse comme il peut sur ses coudes, un regard flou et lointain pour miss oignon déjà éveillée. il arrive à faire basculer ses jambes hors du lit et à se renverser en position assise. Ça vient frapper à la porte. Le père Cullen déjà souriant et pimpant qui vient quérir Anya pour leur entretien.

Celui-là, il s’est pas tapé de tranquillisant la veille.

Ça tape entre ses temps, il sait qu’il doit dire quelque chose, faire quelque chose, mais il n'y arrive pas. Il en a trop pris… Il arrive à baragouiner un truc, pour attirer un truc avec que la gamine ne passe la porte. Il relève difficilement les yeux et la tête vers elle.

_ Oignons…

Ça devrait suffire pour qu’elle le comprenne. Pour le reste, il n’en sait rien… ça ne dépend plus que d’elle. Lui va prendre encore dix minutes avant d’arriver à se mettre debout. Puis enfiler une parka et se traîner dehors, bosser dans le potager où il fait ses corvées. C’est enfin réveillé qu’il débarque sur les bancs de l'Église. Absolument ravi de se réveiller pour l’heure la plus énergique de la journée … Et puis les cours … (Z’auriez pas une autre pilule s’il vous plaît ?). Heure du déjeuner, enfin, et Mo’ attend dans un coin, contre la cheminée, qu’Anya pointe le bout de son nez. Si elle ne s’est pas tirée après l'entretien, ou l’examen médical ...
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« On me répète sans cesse que c’est pour mon bien ; mais comment pourraient-ils savoir mieux que moi-même ce qui me convient ? »

J'ai 17 ans, et je suis portée disparue depuis deux ans, je crois. Deux ans que je me suis lancée à la poursuite de légendes, de rumeurs. Mais, finalement, cette lueur d'espoir que ces histoires m'offrent, c'est toujours mieux que rien.

On adore raconter les histoires des personnes aux capacités extraordinaires, pourtant, moi, maudite, on n'a fait que me rejeter pour cela. Pourquoi ? Parce qu'on fait peur autant qu'on fascine.



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Mon père, lui, son truc c'était de me cacher : la réputation avant tout. Il était comme les enfants qui pensaient que les choses disparaissaient si on les ignorait, mais ça ne marche pas comme ça, hein ? Surtout pas avec les malédictions.

Et puis, il y avait ma mère qui ne disait rien. Je crois que c'était mieux comme ça. Je sais qu'elle m'aime encore, ça n'a rien changé, mais ça compliquerait trop les choses avec mon père qu'elle me le dise.

C'est pour ça que je suis partie, pour la protéger, pour me protéger parce qu'il prenait une pente dangereuse. Et peut-être aussi parce que j'en avais marre.

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Elle ne tarde pas à pointer le bout de son nez la brune et, même si elle avait encore cette désagréable impression que cette matinée ne se terminerait jamais, qu'elle y était restée des journées entières, se retrouver dans le réfectoire était comme une bouffée d'air frais qu'elle accueillait avec plaisir. Interminable et fatigante, elle avait bien cru qu'elle ne s'en sortirait jamais, perdue au milieu des informations et des questions parfois un peu trop insistantes de Cullen. Visiblement « ce ne sont pas tes oignons » n'était pas une réponse très appréciée en ces lieux. Mais elle avait tenu, la brune, même quand il se mettait à répéter inlassablement la même question, comme un disque rayé, en espérant qu'elle change sa réponse, même lorsqu'il fronçait ses sourcils l'air dire qu'il avait conscience qu'elle ne lui disait pas tout, si seulement tu savais. Seulement, si elle n'était pas à l'aise avec les relations sociales, elle avait toujours su user des mots : parler aux gens, c'était son domaine.

En réalité, qu'il la croit ou non, ce n'était pas son affaire, encore moins son but. Tout ce qu'elle voulait c'était qu'il la laisse tranquille, et elle avait bien cru qu'elle n'y parviendrait pas. Cullen était de ceux à qui on ne semblait pouvoir dire non, sans même le connaître, elle avait l'impression de tout lui devoir. Alors, elle avait été bien obligée de lui en dire des choses, des informations éparpillées, vagues, sur ces choses qu'elle ne pourrait, de toutes manières, pas lui cacher bien longtemps. Ces informations, elles étaient comme l'os qu'on donnait à ronger au chien : juste assez satisfaisant pour acheter la paix.

Sa malédiction pardon, bénédiction ? Métamorphose, mais comment ça marche ? Aucune idée, elle semblait l'avoir oublié, jamais utilisée m'sieur, j'avais pas le droit.

D'où elle venait ? De trop loin pour qu'ils puissent connaître. Mais il avait insisté et, le nom d'un des village perdu qu'elle avait traversé avait franchi la barrière de ses lèvres, en effet, ça ne lui disait rien  et tant mieux.

Son nom ? Maintenant, c'était Anya et le reste était sans importance. Plus d'Héloïse, plus de mademoiselle Glenn pour l'instant : c'était juste Anya.
Les mensonges les plus convaincants étaient ceux qui se baisaient sur une part de vérité disait-on.

Durant toute la durée de ce qui avait semblé, aux yeux de la jeune fille, un véritable interrogatoire, les conseils de son colocataire n'avaient cessés de tourner en boucle dans sa tête, un message imprimé en gros caractères rouges qui lui indiquait « oignon, oignon ». Ne voulant se mettre à dos Cullen et les autres, elle avait joué sur sa situation de nouvelle, de gamine paumée, plutôt que la méfiance. Jouer le jeu de la méfiance n'aurait fait l'énerver, l'aurait conduite à un but opposé à celui qu'elle cherchait, elle l'avait compris à l'instant même où elle avait croisé son regard. Et elle ne voulait pas se le mettre à dos. Elle en avait eu un aperçu, avec Mo', de combien il pouvait être fourbe.

Et puis, alors qu'elle avait cru que c'était terminé, qu'elle pourrait rejoindre les autres et surtout Mo' pour faire elle ne savait qu'elle activité, il y avait eu la visite médicale. La partie qu'elle avait trouvé certainement encore plus agaçante que la première ne serait-ce parce qu'on avait fait que lui dire des choses qu'elle savait déjà. Pas en très bonne santé ? Trop maigre ? Dis-donc, elle ne l'aurait deviné, que c'était étonnant. Elle s'était peut-être retenue de dire ces mots-là, mais pas de lever les yeux au ciel. « Faut manger », merci Cullen, je l'aurais jamais deviné seule non plus.

Alors, c'est avec les lèvres pincées qu'elle arrive dans le réfectoire, ses yeux cherchant la seule tête qu'elle avait envie de voir en cet instant, la seule aussi qu'elle connaissait et, en tête, une seule envie : celle que cette journée se termine. Dès que ses yeux se posent sur le jeune homme qui attendait dans un coin, ses pas la dirigent vers lui, et un soupir passa la barrière de ses lèvres : elle pouvait enfin se raccrocher à quelque chose, à quelqu'un.

Tu avais raison, lui lâcha-t-elle simplement lorsqu'elle arriva à sa hauteur.
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