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 Maddy'n * The sky'd be falling while I'd hold you tight

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Maddy'n
Maddy'n
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Lev A. Oulanov
J'ai 28 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis professeur d’Histoire des Civilisations Antiques et d’Archéologie et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, même si mes parents commence à me mettre la pression.

+ Sa famille n’est pas sa famille biologique + Il lui manque un rein + Il est allergique à la noix de coco + Il parle de nombreuses langues, notamment celles qui n’existent plus.


Julian Morris :copyright: Shiya
Je peux sentir l’ambiance s'alourdir ma phrase aussitôt fini.C’était très certainement indélicat de ma part de la traiter de cette façon, mais je ne pouvais pas faire autrement. C’était une erreur, une perte de contrôle, liée à l’alcool et la noirceur de la nuit. Ca n’aurait pas dû arriver, et ça n’arriverait plus. Il fallait que j’arrive à intégrer ça dans mon esprit, et il faudrait qu’elle l’intègre également. Cette situation n’avait pas d’avenir. Nous n’avions pas d’avenir. Ce n’était pas des sentiments que j’éprouvais pour elle, mais seulement la volonté d’étouffer ma solitude dans les bras d’une femme, le temps d’une nuit d’ivresse. Elle ou une autre ne changeait rien. Aucun lendemain était possible dans ces conditions. Et plus tôt nous acceptons l’idée, plus vite la vie reprendrait son cours. Et malgré tout, je peux sentir mon coeur éprouver des choses contraires à mon esprit. La détresse dans le regard de la jeune femme ne me laisse pas indifférent, pourtant mon corps refuse de bouger et de faire à nouveau un pas vers la française. Je reste immobile, la suivant simplement du regard, la regardant réunir le reste de ses affaires avant de quitter mon appartement. J’ai bien une idée de ce qu’elle pouvait ressentir à cet instant, mais je me préserve, décidant de jouer l’autruche. Ignorant sa douleur, et la mienne.

Mon café termine dans l’évier. Je n’ai envie de rien après son départ, juste de tout oublier. Je me dirige vers la douche, laissant l’eau couler sur mon corps pendant de longues minutes. Par moment, j’ai l’impression de pouvoir ressentir les mains de Lullaby à nouveau contre ma peau. Je me savonne frénétiquement, comme si cela pouvait me permettre de faire disparaître ces sensations, comme si ça pouvait me permettre d’oublier. Je sors de la douche, me sèche et me rhabille, attendant sans rien faire que l’heure tourne et qu’il soit temps pour moi d’aller rejoindre mes amis. Au restaurant, je suis accueilli en “héros” par mes amis, mais je réfrène leur joie quasi-immédiatement. Je leur raconte dans les grandes lignes ma soirée et m’attarde beaucoup plus sur ma matinée, et comment mon “histoire” avec Lullaby avait été rapidement avortée, et surtout pourquoi. Je me prends deux tapes à l’arrière de la tête. Mes amis me font la leçon, me disant que j’avais tort de rejeter mon étudiante, de ne pas assumer mes sentiments pour elle, que je faisais une erreur et j’en passe. Pendant de longues minutes, nous débattons véhément sur ma situation, jusqu’à ce que je les envoie promener peu poliment, fermant le sujet.

~

Les dernières heures du week-end étaient passées, ainsi que le lundi. Je ne m’étais même pas rendu à l’université pour assurer mes cours. Étant l’ombre de moi-même, j’avais inventé une excuse, me faisant passé pour pale, histoire de juste pouvoir rester une journée de plus chez moi pour me remettre de mon week-end. Et éviter mes L3, notamment une étudiante toute particulière, à qui j’aurais dû faire face pendant deux heures ce matin si j’avais été capable d’assurer mon cours. Malheureusement, mon courage avait dû se faire la malle avec la jeune femme hier. Même mes amis n’avaient pas réussi à me faire sortir de chez moi aujourd’hui, malgré toutes leurs propositions. De la plus raisonnable à la plus loufoques.

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Lullaby
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Lullaby Alexander
J'ai 21 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en histoire et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis Célibataire et je le vis plutôt bien.

Elle adore le patinage artistique * Elle fait des études par obligation, à cause de ses parents. * Elle a un coup de coeur pour un de ses professeurs, le professeur Oulanov.

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Elle se sentait… tellement mal. Et encore le mot était faible. La jeune femme se sentait plus mal que mal, pour être tout à fait honnête. Elle se sentait… salie, trahie, utilisée. Jetée dehors sans ménagement et en même temps… en même temps elle s’en voulait, non pas d’avoir cédé à la tentation de la nuit, mais de se sentir aussi mal à présent. Parce que la situation n’avait rien d’étonnant en soit, qu’elle ne pouvait pas attendre autre chose au petit matin. C’était comme ça que se passaient tout les coups d’un soirs. Et pour lui, c’est ce qu’elle était. C’est ce que sont les filles qu’on ramasse dans les bars. Elle s’en voulait d’être stupide au point d’être mal, à présent. Mal qu’il l’ait si vertement congédié. Et encore, il avait été poli. Mais elle n’avait été qu’une attraction. Ni plus ni moins. Ça aurait put lui convenir. Ça aurait put, si ça n’avait pas été lui. Si ça avait été n’importe qui d’autre.

Allongée sur son lit, boudant le lundi de cours, consciente qu’elle ne pourrait pas supporter de passer deux heures avec lui pour le cours qu’il devait donner à la promotion, la jeune femme sanglote à intervalles réguliers, honteuses de la situation, songeant qu’elle ne pourrait plus jamais se présenter devant lui, plus jamais supporter son regard sur elle, sa proximité dans l’amphithéâtre. Et dire qu’elle devait partir en Grèce avec lui cet été. Elle avait presque envie de décliner. Mais c’était une chance qu’elle ne pouvait pas se permettre de louper. Surtout pas pour que la place soit donnée à Elise. Ça, jamais. La demoiselle redoute qu’il ne touche sa camarade de classe, au cours de ce séjour. Et la jalousie pointe dans le creux de son coeur.

Un sms de Damien. Oulanov n’est pas là. Elle aura raté les cours pour rien, mais elle n’est pas en état d’assister à la moindre leçon de toute façon. Le simple fait de lire le nom de l’homme sur le sms, de se souvenir de son visage, de ses yeux, de ses mains sur elle, la fait pleurer. Elle a l’impression de sentir encore sa peau contre la sienne. Faut croire qu’elle va virer totalement folle. Elle presse un peu plus la veste de Lev contre elle, plongeant son nez dans celle-ci. Et ce parfum qui chatouille ses narines. Mauvaise idée. La jeune femme se sent plus mal encore. Les larmes redoublent sur son visage.

***

Damien avait réussit son coup. Finalement, elle avait finit par sortir le nez de chez elle. Sans avoir dit à son ami ce qu’il s’était passé, elle avait accepté d’avouer que ça n’allait pas fort, que c’était la faute d’un homme. Et finalement elle s’était retrouvée dans un bar avec lui. Un peu de sel, un peu de citron, tequila. Elle repose le shoot en grimaçant. Mauvaise idée. Elle se sent plus minable encore, d’avoir suivit son ami dans cette idée. Elle faisait pitié. Stupide, voilà ce qu’elle était. Les larmes coulent de nouveau sur son visage et la demoiselle renifle, sans que le spectacle n’échappe à deux regards, particulièrement au courant de sa situation. L'un deux attrape son téléphone.


T’y es pas allé de main morte Bro’… Y’a ta jolie petite rouquine dans le bar et c’est pas terrible à voir.

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J'ai 28 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis professeur d’Histoire des Civilisations Antiques et d’Archéologie et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, même si mes parents commence à me mettre la pression.

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J’avais passé une journée tout en sommes classique, à zoner dans mon appartement, comme un dimanche après une soirée du samedi trop arrosée que je n’assumerai pas. A la différence près qu’on était lundi, et que j’avais déjà eut le temps hier de me remettre de ma soirée. Sur le plan physique seulement. Sur le plan sentimental et spirituel, on en était très loin. Grosse partie de la journée sur mon canapé, à lire ou à écrire, entrecoupée de coups de fil ou de messages de mes fameux compères présents en ville qui semblaient bien s’amuser. J’aurais pu aller me promener avec eux, ça ne m’aurait pas fait de mal, au contraire, j’aurais pu arrêter de broyer du noir quelques heures, mais quitte à faire croire à l’université que j’étais malade, autant ne pas prendre de risques, et rester chez moi, au moins encore aujourd’hui, avant de reprendre le cours de mon existence tel qu’elle devrait l’être. Pas de cours avec les L3 le mardi, donc des chances quasiment nulles de croiser l’étudiante avec laquelle j’avais dérapé ce week-end. Je pensais encore à elle, c’est vrai. Régulièrement dans la journée, je voyais son ombre dans mon appartement. Le pire étant cette nuit, dans mon lit, où j’avais encore l’impression de pouvoir sentir son parfum, malgré le fait que j’ai changé les draps. Je suppose qu’il allait me falloir du temps pour me remettre de mon erreur et adopter à nouveau un comportement décent vis-à-vis d’elle.

J’étais dans mon bain, à me prélasser, m’accordant des plaisirs rares tel qu’un joint et un verre d’une bonne vodka, lorsque je reçus un message. Habituellement, je n’y aurais probablement accordé aucune importance, et je ne l’aurais lu qu’en sortant de la salle de bain. Seulement, je savais qu'aujourd'hui n’était pas comme les autres jours, comme je savais que ce week-end continuerait de me hanter encore un moment. Et je n’avais jamais été aussi clairvoyant dans ma vie. Message de Gabriel, m’indiquant mon étudiante était visiblement dans le même bar qu’eux, et que elle aussi, semblait s’être laissé aller ce soir. Surtout à l’alcool si je comprenais bien. Je leurs réponds rapidement et sèchement que ce n’est pas mon problème. Elle était adulte et responsable, libre de sortir, de boire, de passer ses soirées comme elle l’entendait. Je n’avais pas mon mot à dire sur la façon dont elle gérait sa vie. Je n’étais personne pour elle, son professeur tout au plus. Je coupe mon téléphone et le repose, avant d'immerger complètement ma tête dans l’eau pour me calmer l’esprit. Maintenant qu’il m’en avait parlé, je n’avais aucun mal à l’imaginer, dans un bar, dans une robe similaire à celle qu’elle portait samedi. Fine et sexy, ses cheveux tombant sur ses épaules, et son corps, ondulant sur une quelconque piste de danse. Et mon corps se souvient du plaisir à son tour. Je ressors la tête de l’eau, boit un nouveau verre de vodka et laisse mes mains glisser le long de ma masculinité pour un plaisir solitaire. Il me faudrait au moins ça pour chasser son image de mon esprit et les sensations de sa peau sur la mienne. A moins que ce ne soit l’inverse…

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Deux semaines plus tard

Il s’était écoulé quasiment deux semaines depuis que la demoiselle avait dérapé avec son professeur. Deux semaines d’une incroyable déprime. Elle avait séché plusieurs jours de cours pour ne pas avoir à croiser son enseignant. Elle avait l’impression qu’elle se décomposerait à la minute même où elle aurait à croiser son regard. Elle ne regrettait pas ce qui était arrivé entre eux, pas une seconde. Elle regrettait seulement la finalité de tout cela et la manière qu’il avait eut de la mettre à la porte au petit matin. C’était normal. Evidemment. Elle aurait dût savoir dès la veille, en acceptant de le suivre, que ça se finirait comme ça : ça n’avait pas d’autre finalité possible, tout simplement. Elle le savait, au fond. Mais ça faisait mal quand-même. Incroyablement mal.

Au cours de la deuxième semaine, elle avait soigneusement évité les cours dispensés par le professeur Oulanov, demandant à son meilleur ami de les lui récupérer. A vrai dire il avait été étonné de la voir absente à ces cours, conscient qu’entre toutes, l’histoire antique était sa période favorite. Mais la demoiselle avait refusé de lui donner plus d’informations que cela, assurant que son absence était dû à un mauvais concours de circonstances. Comment lui dire qu’elle avait fauté avec leur professeur et qu’au matin, elle avait connu le sort qu’on réserve aux filles d’une nuit, qu’elle en gardait le cœur abîmé et une sérieuse envie de dévorer des litres de glace plutôt que de croiser leur enseignant.

Ce vendredi, à l’aube du week-end, la jeune femme se hâte de quitter la salle de classe après sa leçon d’histoire contemporaine. Elle évitait de trop s’attarder à l’université, encore moins dans les couloirs, de peur d’y croiser la silhouette de son professeur d’historie ancienne. Mais après deux semaines sans le voir ou à tourner les talons quand il arrivait en sens inverse pour masquer les larmes qui rendaient ses yeux bien vite humides, croire qu’elle pouvait encore l’éviter relevait du miracle. D’autant plus qu’elle allait bien devoir retourner en cours, la semaine prochaine, ne pouvant pas éviter la classe jusqu’à la fin de l’année scolaire. Mais elle n’aurait pas besoin d’attendre jusque là malheureusement, l’homme venant en sens inverse dans ce couloir vide, sans possibilité pour elle de l’éviter. Son cœur bat la chamade et elle baisse la tête pour masquer les cernes qu’elle a sous les yeux. Elle resserre sa veste autour d’elle, comme pour se cacher, avant de réaliser que cette veste est précisément celle du professeur Oulanov. Bee se morigène immédiatement et son cœur bat la chamade alors qu’ils se rapprochent l’un de l’autre. Elle ralentie son allure, comme pour éviter cet instant tout en sachant qu’elle ne pourra pas l’éviter. Ses pas se font plus hésitants. Elle ferme les yeux, se donnant un semblant de contenance.
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J’avais repris ma vie telle qu’elle était dès le mardi suivant mon écart de relation avec mon étudiante. Comme si de rien n’était, j’avais repris ma fonction, mes cours, mes corrections, mes recherches. Tout était revenu à la normal, à un détail près, l’absence de Lullaby. Certes, ne pas la voir rendait les choses beaucoup plus facile, notamment lors des lectures pour les L3. Je n’avais pas à croiser son regard, sa silhouette, à entendre sa voix et à repenser à elle de façon peu chaste. Ni à la nuit que nous avions passé, que je m’efforçais d’oublier, ou à défaut de réussir, au moins les sentiments qu’elle avait fait naître chez moi. Pourtant, je me sentais tout de même coupable. J’avais également fauté, mais c’était elle qui manquait mes cours, mettant en péril sa scolarité. Enfin, surtout dans mon cours. D’après les informations que j’avais de mes collègues, après quelques journées d’absences, elle avait fini par se représenter en cours, TD et autres. Elle m’évitait donc moi, tout particulièrement, ce que je ne pouvais pas lui reprocher après la façon peu élégante dont je l’avais traitée.

Pourtant, elle allait devoir se ressaisir, et moi aussi. Elle avait été choisie pour le stage en Grèce cet été, que j’allais devoir encadrer. Ce qui allait impliquer de nous voir presque tous les jours pendant six semaines, et avec une proximité bien plus importante que celle que nous avions actuellement lorsque je dispensais mes cours. Je regrettais déjà que ce soit elle qui ait été retenu pour ce projet, mais en même temps, elle l’avait mérité. Et il serait vraiment dommage qu’elle gâche une telle opportunité, ainsi que son diplôme pour un simple coup d’un soir. Nous devons reprendre nos vies en mains et oublier toute cette histoire. Même si c’était bien plus facile à dire qu’à faire.

Vendredi, fin d’après-midi. Je viens de terminer mon dernier cours, et je n’en suis pas mécontent. Les premières années le vendredi soir sont intenables et bruyants. Je déambule dans les couloirs, presque vides à ces heures. Un rapide passage à mon bureau et je rentre chez moi. Parmis les rares silhouettes présentes dans le couloir, une attire particulièrement mon attention. Lullaby… Je redresse la tête. Faire comme si de rien n’était, comme si elle ne pouvait pas m’atteindre. Elle n’était qu’une étudiante parmi les autres. J’avance, déterminé à ne pas croiser son regard. Mais plus nos corps se rapproche, plus j’ai envie de la détailler d’autant plus qu’un élément semble fortement attirer mon regard. Je finis par céder et parcours son corps de mes yeux, presque innocemment. Je m’arrête sur la veste qu’elle porte et qui ne m’est pas inconnue. C’est la mienne ! Deux semaines que je la cherchais en vain, sans comprendre où j’avais bien pu l’égarer. Je comprenais mieux désormais. Malheureusement, je ne pouvais pas l’arrêter ici, au milieu du couloir et lui demander de retirer “sa” veste pour repartir avec. Même si le couloir était peu fréquenté, nous n’étions pas seul. Et je préférais éviter de devoir lui parler ici. Je soupire et ne m’arrête pas lorsque nous passons l’un à côté de l’autre. Un simple geste de la tête, pour la saluer, mais impossible de faire plus.

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Trois mois plus tard

Trois mois. Trop longs mois. C’est le temps qui s’était écoulé depuis leur dérapage. Les choses avaient repris leur cours normal. Lullaby avait finit par remettre les pieds dans le cours de son professeur, évitant toujours soigneusement de croiser le regard de ce dernier. Le temps, dit-on, adoucit les mœurs. Presque. Si elle avait réussit à panser les plaies de son cœur meurtrit, la demoiselle se savait pourtant encore fragile sur la question, pour la plus stupide des raisons : elle était stupidement, irrémédiablement, amoureuse de lui. Elle l’avait compris face à la détresse qui avait envahie tout son être après leur nuit et la manière dont il l’avait repoussé. Ce n’était pas son égo que le jeune homme avait froissé. C’est son cœur, qu’il avait brisé. Comment avait-il put l’obtenir ? Ça, elle n’en savait rien. Mais elle le lui avait confié, cela était certain. Sans le prévenir. Comment l’aurait-elle put ? L’étudiante rougissait déjà elle-même de ces sentiments qu’elle comprenait, qu’elle avait du mal à assumer, mais qu’elle réalisait cependant.

Trois mois. C’était aussi le temps qu’il restait avant le départ en Grèce, voyage que la demoiselle allait devoir faire avec son professeur. Et Martin. Mais cela voulait tout de même dire que pendant deux mois, un peu moins, elle serait beaucoup trop proche de l’enseignant, au lieu de tenter de l’oublier. Deux mois pour se changer les idées et pour se défaire de cet amour qu’elle ressentait, qui restait impossible, qui n’avait pas lieu d’être et que l’homme ne comblerait tristement jamais, ça n’aurait pas fait de mal. Elle devrait cependant composer autrement.

Un rendez-vous, aujourd’hui, oblige la demoiselle à affronter une nouvelle situation : la proximité dans le bureau du professeur. Martin avait beau être là lui aussi, il n’en restait pas moins qu’elle serait beaucoup plus près de lui qu’elle ne l’était en amphi. Obligée de le regarder, aussi. Et à mesure qu’elle avance en direction du bureau, elle s’arme du peu de courage qu’elle a. Les camarades l’avaient plaint, quand elle avait rapidement filé vers son bureau. Il se murmurait partout que leur professeur était devenu un connard au stylo rouge dégainé plus rapidement que le revolver de Lucky Luke. Les premières années étaient ceux qui morflaient le plus, mais les élèves en troisième année n’étaient pas mieux lotis. L’homme avait eut à corriger deux de leurs devoir, ces trois derniers mois. Et les notes avaient été catastrophiques, pour l’ensemble de la promo. Personne ne le reconnaissait. Elle encore moins. Ce n’était pas le type qui l’avait étreint toute une nuit – celui-là avait décidé de se terrer pour ne plus jamais réapparaître – et ce n’était pas non plus l’homme dont elle était tombé amoureuse. Celui qui faisait battre son coeur était un homme intelligent, courtois, qui aimait enseigner, qui dégageait une certaine bienveillance à l’égard de ses élèves, qui les tirait vers le haut autant que possible et qui semblait apprécier son job. Pas ce type là, qui n’était plus que le fantôme de l’enseignant qu’ils avaient tous tant appréciés autrefois.

Elle attend, devant la porte de ce bureau, que Martin la rejoigne, son éternel gobelet de café fumant entre les doigts. Et elle prend son courage à deux mains pour toquer à cette porte, ouvrant celle-ci quand on les y invite. La tête baissée, elle marmonne des salutations en évitant soigneusement de le regarder. Non, elle n’était pas prête à ça. La dernière fois qu’elle l’avait vu de si près, la dernière fois que leurs regards s’étaient réellement croisés, c’était ce fameux soit de la boîte de nuit. Et elle avait lut tant de désir et de passion dans ses yeux alors, qu’elle ne voulait pas voir à présent la glace de l’indifférence.
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Trois mois s’étaient écoulés depuis mon dérapage avec une étudiante. J’avais réussi à mettre cet incident dans un coin de ma tête et à ne plus vraiment y penser, même en sa présence. Pourtant, cela avait des conséquences qui se répercutaient pas mal sur mon travail. Sentiments mis de côtés, m’efforçant même de les oublier, j’étais devenu plutôt irritable et ça pouvait se ressentir. Mes proches me voyaient seulement comme grognon, ce à quoi ils pouvaient s’y faire, mais mes collègues et mes étudiants - surtout ces derniers, qui subissaient - commençaient à me voir comme un tyran. Il faut dire que ses dernières semaines, j’avais pas mal passé mes nerfs sur eux au travers de mes corrections. La moindre erreur me rendait irascible, et j’avais fait saigner plus d’une copie à l’encre rouge. Les notes avaient baissées, les moyennes chutées, notamment chez les première année. D’ailleurs, je m’étais fais convoquer par le directeur de mon département pour ce changement soudain de caractère. Après un partiel de Licence 1, à qui je n’avais attribué la moyenne qu’à 8 élèves sur une cinquantaine, mon directeur avait commencé à se poser des questions, et il m’avait obligé, au terme de notre entretien, à revoir mes barèmes et de me montrer plus souple. Ce que je m’efforçais de faire, en corrigeant mes copies plus lentement, pour retrouver mon calme après les plus mauvaises. Ainsi, sur les derniers examens, les notes avaient remonté, les moyennes aussi, et mon cours ressemblait à nouveau à un cours, et non pas un abattoir.

Ce soir, j’allais soigneusement évité de corriger des copies par exemple. Une rendez-vous pédagogique avait été fixé entre Lullaby, Martin et moi pour discuter de l’organisation du stage en Grèce et ce qu’on attendrait d'eux et de leur travail pendant 6 semaines. Ainsi que du travail préliminaire qu’ils devraient fournir en plus des cours pour être prêts en arrivant sur le site, certaines choses n’étant pas abordées en cours. Alors certes, ce rendez-vous était purement professionnel, mais me retrouver si près de Lullaby pendant de longues minutes, et penser à ces six semaines pendant lesquelles j’allais devoir l’encadrer, il était possible que ça me rende un poil irritable pour le reste de la journée. Donc, pas de correction.

On tape à la porte. D’une voix forte et claire, j’invite à entrer, yeux toujours fixés sur l’écran de mon ordinateur. Je relève enfin la tête et accorde un léger sourire à mes étudiants en les saluant. Je les invite à prendre place à moi pour démarrer la discussion. Je reprends tout depuis le début. Les dates exactes du départ, le site sur lequel nous allions travailler, l’équipe qui serait présente, le travail qu’il ferait là-bas et les connaissances dont ils avaient besoin pour ne pas se faire surprendre sur place. Je leurs fourni beaucoup d’informations, mais je les vois m’écouter attentivement et prendre des notes, ce qui me rassure sur leur sérieux. Je parle beaucoup, leurs laissant peu d’occasions de m'interrompre jusqu’à ce que j’arrive au bout de mes explications les invitant à poser leurs questions s’ils en ont.
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J'ai 21 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en histoire et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis Célibataire et je le vis plutôt bien.

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Le temps passant, les sentiments de Lullaby pour son professeur étaient de plus en plus évidents pour elle. Il ne faisait aucun doute qu'elle était follement et irrémédiablement amoureuse de lui, sans qu'elle ne sache comment cela avait pu arriver, comment elle avait pu être aussi bête, pour s'amouracher d'un enseignant. Était-ce la douceur qu'il avait eu autrefois pour sa classe, sa bienveillance, son envie de les voir réussir, sa capacité à la remotiver quand elle ne trouvait pas de sens à ce qu'elle faisait ou son intelligence qui avait précipité la jeune femme directement entre ses bras ? Peut-être un regrettable mélange de tout cela. Regrettable vu comment tout ceci avait finit pour elle.

La demoiselle fuit le regard de son enseignant quand elle entre dans la salle, ne se sentant pas les épaules assez solides pour cela encore. Quand elle ose le redresser, elle s'arrête sur le sourire de leur professeur. Non. Pas son sourire. Elle baisse la tête immédiatement de nouveau. Comment allait-elle pouvoir tenir six semaines de stages avec lui si elle n'était déjà pas capable de passer normalement un rendez-vous ? Ça annonçait déjà des semaines compliquées. C'est que l'homme l'avait détruite quelque part, sans le vouloir. Ça n'aurait pas dû. Ça n'aurait dû être qu'une nuit comme n'importe qu'elle autre nuit passée en charmante compagnie. Si seulement. Mais cette bulle hors du temps avait matérialisé ses désirs les plus enfouis, les plus inavouables, rendant explicite ce qu'elle ne supposait que très légèrement autrefois. Comment aurait-elle put, alors, ne pas être blessée par l'éphémère de leur relation ?

Elle laisse Martin prendre la place dans le bureau, en espérant que leur professeur concentrera son attention sur lui. L'homme lui facilite la tâche comme il parle, parle, parle et ne les laisse pas vraiment placer un mot. Bee écoute et prend des notes, histoire de pouvoir garder son regard rivé sur son cahier et se donner un bon prétexte pour ne pas le regarder. Elle devait feindre l'indifférence. Comme si tout était normal. Comme si tout était oublié. Comme s'il ne s'était rien passé. Et pourtant elle savait bien qu'il ne pouvait pas être dupe, à la voir fuir son regard comme elle le faisait. Elle ignore pourtant la perfidie de cette petite voix interne lui soufflant ces mots pour se contenter de continuer à éviter soigneusement son regard. Sa voix lui est déjà difficilement supportable pour qu'elle ne se désarçonne d'avantage.

L'entrevue touche à sa fin. Des questions elle en a oui. La jeune femme se racle la gorge, attendant que Martin se lance en premier… mais au lieu de cela ce dernier se lève en s'excusant comme il doit partir travailler, laissant la demoiselle seule avec Lev assez rapidement. Bee fixe son cahier. Elle devait fuir. Elle devait absolument trouver un moyen de prendre poliment congé et ce sans croiser le regard de l'homme, tout en semblant naturelle. Mission impossible en somme. Le simple fait d'être seule avec lui dans un espace aussi restreint que son bureau semble amener une certaine tension, comme si aucun d'eux ne savait comment se sortir de ça.

"- Je euh… euh… je… enfin je..."

Magnifique. Il allait la prendre pour une débile en plus, à ne plus savoir aligner trois mots. Elle ne sait même plus ce qu'elle devait demander.
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Lev A. Oulanov
J'ai 28 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis professeur d’Histoire des Civilisations Antiques et d’Archéologie et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, même si mes parents commence à me mettre la pression.

+ Sa famille n’est pas sa famille biologique + Il lui manque un rein + Il est allergique à la noix de coco + Il parle de nombreuses langues, notamment celles qui n’existent plus.


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Parler du stage et de l’organisation à venir me facilitait grandement les choses. Je n’avais ainsi pas à me concentrer sur autre chose, ou à les regarder trop longtemps. Je me concentrais sur mes notes, n’oubliant aucune information. Enfin, j’essayais de n’oublier aucune information. Plus je leurs en donnerais moins ils m’en demanderaient à la fin de notre entrevue, permettant de la terminer au plus vite. Je les regarde, attendant qu’ils prennent la parole, mon regard se concentrant plutôt sur Martin pour éviter de m’attarder trop sur Lullaby. Malheureusement, cela aurait été trop beau de penser que ça serait si simple de lui faire face, même dans ses conditions. Martin se lève, s’excusant de son départ afin de pouvoir aller travailler. Je le regarde faire, l’invitant à passer me voir un autre jour ou bien à m’envoyer un mail pour toute question qui pourrait lui venir en tête dans les jours à venir.

Je me retrouve seul avec Lullaby, face à face. Nos regards ne se croisent pas, pourtant, la tension dans la pièce change pour se muer en quelque chose de plus proche de notre première soirée ensemble. Je me sens gêné, et l’envie de la prendre dans mes bras n’est pas si lointaine, mais après tant d’efforts pour passer à autre chose, ce n’était pas le moment de craquer. Je me contente de la regarder, toujours assis dans mon fauteuil à attendre qu’elle ouvre la bouche ou non, ou bien qu’elle décide de s’en aller. Les secondes qui passent sans que nous disions un mot semble interminable, bien que seulement quelques unes aient du s’écouler. Sans lever la tête de ses notes, elle finit pourtant par prendre la parole. Enfin, elle bégaye quelque chose. De complètement incompréhensible. Ca n’allait pas nous aider à avancer. J’hésite à prendre la parole à nouveau. Je n’ai rien de très agréable à lui dire et je ne voulais pas la mettre encore plus mal à l’aise. Mais nous n’allions pas rester des heures ainsi à esquiver le regard de l’autre sans rien dire. Je soupire alors que je cherche à rester neutre. Aucune émotion ne devait se faire ressentir dans ma voix.
    « Si vous avez des questions, vous pouvez me les poser par mail quand vous voulez. Et dans un tout autre registre… Si à l’occasion je pouvais récupérer ma veste, je vous en saurais gré. »

Bien sur, parler de cette veste consistait à admettre que cette nuit entre nous avait eut lieu, malheureusement, je ne pouvais pas lui laisser indéfiniment. Tout devait retrouver sa place.

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Lullaby Alexander
J'ai 21 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en histoire et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis Célibataire et je le vis plutôt bien.

Elle adore le patinage artistique * Elle fait des études par obligation, à cause de ses parents. * Elle a un coup de coeur pour un de ses professeurs, le professeur Oulanov.

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Le silence se fait dans le bureau et naturellement, Lullaby se sent mal à son aise. Comment oublier l’évidence de ses sentiments pour l’homme ? Comment oublier la manière qu’il avait eut de la traiter, depuis cette nuit-là, aussi ? Comment oublier qu’il n’avait eut de cesse de la fuir, depuis lors, d’éviter de la regarder, d’éviter de s’attarder auprès d’elle ? Elle faisait, certes, la même chose. Mais sûrement pas pour les mêmes raisons et celles que l’homme pouvait avoir, de ne tout simplement pas assumer d’avoir fricoté avec une étudiante, avaient de quoi la vexer. La blesser. Son jugement était probablement erroné, certainement bancal. Peut-être qu’elle ne devait pas tant lui en vouloir, il n’avait juste pas gérer l’après, ça pouvait arriver à n’importe qui. Et elle s’en serait moqué, avec n’importe qui. C’était seulement impossible de passer outre cette fois, parce que c’était lui. Parce qu’elle n’aurait pas dût se laisser aller avec lui. Elle en payait les pots cassés à présent, alors même qu’il n’y avait que cette issue possible. Alors même qu’elle ne parvenait pas à assumer, elle-même, de n’avoir été qu’un plan cul hasardeux. De lui avoir fait perdre pied. De lui avoir fait perdre la tête, la raison, quand il aurait put danser avec n’importe qui d’autre.

Comme elle essaie de parler, pour combler le silence de la pièce, l’homme la congédie – sait il seulement faire autre chose, dans le fond ? - l’invitant à poser ses questions par mail, plus tard. Et demande à récupérer sa veste, cette veste qu’elle ne porte pas aujourd’hui. Parce qu’elle aurait caché la dentelle de ses manches et qu’elle avait soigneusement choisit cette robe, avec l’envie plus ou moins consciente de lui plaire, d’attirer son regard. Connerie, elle le savait très bien. Elle ne devait pas vouloir de cela, elle devait encore moins espérer que cela arrive, ce ne serait que briser son cœur d’avantage, dans le fond. La jeune femme se racle la gorge

«- Je vous l’aurais rendu volontiers...»

Faux ! Elle n’avait aucune envie de rendre cette veste qu’elle avait prit pour ne pas attraper la mort en même temps qu’elle rentrait chez elle ce fameux matin après une nuit… fabuleuse. C’était le mot. Guidée par l’alcool, certes, pour la première partie. Mais pour le reste de la nuit ? L’alcool n’était sûrement pas la seule explication au désir qu’il y avait eut entre eux. Certainement pas.  

«- … Si vous m’aviez laissé ma dignité.»

La demoiselle redresse la tête, plantant son regard dans celui de son professeur en essayant de ne pas se laisser déstabiliser. C’est la première fois qu’ils reparlent de cette nuit. La première fois qu’ils frôlent une conversation qu’ils se devaient peut-être d’avoir, sans qu’elle n’ait pourtant réellement envie de parler de tout cela. Il n’y avait pas grand-chose à dire non plus. Elle avait été un coup. Juste un coup. Et quoique cela fut difficile à admettre, ce n’était pas interdit. Ce n’était pas tant cela qu’elle lui reprochait, toutefois, que le comportement qu’il avait eut à son égard par la suite.

«- Et comme vous ne pouvez pas me la rendre, j’imagine que la veste n’est qu’une... maigre compensation ?»

C’était peut-être sa veste et la convenance aurait sûrement voulu qu’elle la lui rende, mais elle ne pouvait pas s’y résoudre. C’était un attachement matériel inconvenant ,déplacé, probablement, mais cette veste lui rappelait la douceur dont il avait été capable à son égard avant le matin et la voir de nouveau sur son dos la ramènerait toujours à cette nuit. Et à tout ce qu’elle avait impliquée. A la rudesse des lendemains. Impossible, donc.

«- Vous savez… c’était pas un drame. Personne ne l’aurait sût.» elle évite encore soigneusement son regard.

Personne ne l’aurait sût et surtout, même si les autres l’avaient apprit, il n’y aurait pas eut de conséquences à tout cela, rien de grave. Probablement quelques critiques à l’égard de la demoiselle… Mais pour lui ? Rien. Ni suspension de poste, ni blâme, ni rien du tout. Ça aurait put bien se passer. Il n’était pas obligé de tout gâcher, pas obligé de devenir un parfait connard. C’était la première fois qu’elle osait aborder le sujet avec qui que ce soit. Peut-être qu’elle ferait mieux de ne pas essayer. Qu’elle ferait mieux de laisser tomber. Cette conversation ne mènerait à rien, de toute façon. Elle ne pourrait pas corriger le comportement qu’il avait depuis les trois derniers mois. C’était parfaitement inutile dans le fond. Et pourtant, elle amène le sujet sur la table. Parce qu’elle ne lui a jamais vraiment dit comme il l’avait blessé ce matin là en étant si distant, comme il l’avait blessé en devenant si froid, comme il lui avait fait du mal avec ses regrets, avec son incapacité à assumer convenablement la passion qui les avait animé, le désir qui les avait guidé.

«- Vous n’étiez pas obligé de…» elle se coupe. «Laissez tomber.»

Bee se lève en attrapant son sac. Elle devait sortir de là. Vite. Elle ne voulait pas entendre ce qu’il aurait à dire. Elle ne voulait pas qu’il détruise un peu plus l’image qu’elle avait de lui, par quelques moyens que ce soit. Elle ne voulait pas entendre qu’il regrettait cette nuit, bien qu’elle la regrettait elle-même. Non pas pour ce qu’ils avaient fait, cela dit, mais pour ce qu’elle avait impliqué, ce qu’elle avait changé, ce qu’elle avait détruit. A commencer par son estime d’elle-même, tant il l’avait traité depuis comme s’ils avaient commis un crime. Si le désir et la passion en étaient, alors avec lui, elle se serait bien rendu coupable encore et encore. Bien qu'elle n'ait peut-être jamais cessé de l'être, tant elle n'avait jamais cessé de le désirer malgré tout.
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