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Through hell, we thrive, and rebuild we will -feat Ananas

Mr.Wolf
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Univers fétiche : Post-Apocalyptique, Réaliste; Sci-Fi, Cyberpunk
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Mr.Wolf
Mar 23 Jan - 12:26
Through hell, we thrive, and rebuild we will

Through hell, we thrive, and rebuild we will -feat Ananas Rl9h

Mise en situation


Le monde a sombré dans le chaos. La nature égoïste et cruelle de l’homme a fini par lui coûter son existence. Il ne fallut qu’une seule ogive nucléaire pour que l’entièreté de la planète s’embrase, se consume dans un cataclysmique ballet de feu et de désolation. Pendant presque 48 heures, toutes les plus grandes nations s’auto-détruisent et déciment dans leur folie plus de 85 % de la population mondiale. 3 semaines plus tard, ceux qui ont survécu sont divisés en deux catégories bien distinctes : il y a ceux qui tentent de garder espoir malgré ce cauchemar atroce et s’évertue à penser à un futur dans lequel l’humanité se relèvera… Et de l’autre, il y a ceux qui s’amusent à piller, torturer et bâtir un nouvel ordre mondial sous le règne de la terreur. Ajoutez à cela les conséquences directes comme indirectes provoquées par l’irradiation massive du globe… Et vous vous retrouvez avec un véritable nid à emmerdes qui ne cherchent qu’une seule chose : vous voir mordre la poussière.

Nous sommes à Wilmington, dans l’état du Delaware aux États-Unis. Comparée à l’Ouest avec Baltimore ou bien à l’Est avec Philadelphie, cette ville semble avoir été plus ou moins épargnée par la chute des ogives nucléaires. Bien sûr, le souffle des plus grosses têtes sur les villes précédemment citées n’a rien arrangé et certains quartiers ont beaucoup plus souffert que d’autres. Comme partout ailleurs, les forces armées sur place ont tenté de canaliser les foules pour éviter qu’elles ne cèdent à la panique, mais tout s’écroula comme un château de cartes lorsque les premières détonations retentirent. Aujourd’hui, les vestiges des barrages routiers comme ceux des avant-postes de sécurité à l’abandon montrent à quel point les survivants sont livrés à eux-mêmes et doivent se débrouiller pour survivre, si cela en vaut encore la peine.
Contexte provenant de cette recherche.


Through hell, we thrive, and rebuild we will -feat Ananas Mdq7

You’re going to learn a lot of things, But it might be easier to keep living, if you didn’t learn them, if you didn’t know them. You don’t realize your body is on fire and burning up because of the things you did. You’ll understand one day. And then you’ll realize for the first time that you have many burns.
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Mr.Wolf
Mar 23 Jan - 12:37

Wyatt Houxton
J'ai 32 ans et je survis actuellement à Wilmington dans l’état du Delaware. Avant les bombes, j’étais un détective privé et j’étais ici pour une enquête. Je suis pour le moment célibataire. Sinon, j’ai pour objectif de rejoindre New York afin de retrouver ma maison familiale et faire mon deuil.

Plus d'infos à venir selon mes péripéties.

Artist Unknown

– « Bordel… La nuit pointe déjà le bout de son nez. Il faut que je m’active. »

Grommela l’homme au travers du morceau de tissu poussiéreux qu’il avait remonté jusqu’à la pointe de son nez afin de préserver ou plutôt se persuader de préserver un tant soit peu ses poumons de toute la merde qu’il inspirait à longueur de journées. Le mieux serait sans doute de trouver un masque à gaz fonctionnel et des filtres pour pouvoir arpenter les rues de la ville sans se soucier de la respirabilité de l’air mais hélas… Wyatt n’avait pas encore eu la chance ou le luxe de tomber sur un tel artefact. Non, depuis que le monde avait tourné au cauchemar, dame fortune semblait elle aussi lui avoir tourné le dos. Ça ne l’avait pas empêché de se débrouiller depuis tout ce temps cela dit. Mû par le désir de survivre mais également par un objectif personnel ancré dans un recoin de son esprit torturé, notre ancien privé était déterminé à continuer de tromper la mort sans demander son reste. Un bruit de véhicule força l’encapuchonné à se dissimuler derrière un pan de mur, ne décalant qu’une partie de son visage pour essayer de repérer la provenance de ce vrombissement reconnaissable entre mille.

Très vite, l’intensité du son se rapprocha pour laisser apparaître une fourgonnette couleur pourpre. Plissant légèrement les yeux, il resta camouflé tout en réfléchissant déjà à ses options de repli si jamais il venait à être repéré. Car oui, désormais, manquer de prudence ou faire confiance aveuglément à son prochain pouvait rapidement signer votre arrêt de mort. Pourquoi diable coopérer et s’entraider quand on peut tout simplement acquérir et posséder tout ce qu’on désire en écrasant les plus faibles dans le processus ? L’arrivée du feu atomique fût pour certains l’occasion rêvée de laisser libre cours à leurs instincts les plus barbares. Un frisson de dégoût hérissa la pilosité des membres supérieures de notre survivant tandis qu’il continuait de surveiller méticuleusement la direction prise par le fourgon avant que celui-ci ne prenne finalement un virage et s’éloigne peu à peu de sa position. Poussant un petit soupir de soulagement, Wyatt continua d’avancer, essayant de repérer un endroit suffisamment sécurisé pour passer la nuit.

Pendant qu’il progressait lentement, ses souvenirs l’emmenèrent une fois encore dans le passé. Il se remémora contre son gré les premiers jours du déclin, ne parvenant visiblement pas à assimiler ou intérioriser les souvenirs chargés émotionnellement de ces jours-là. Quand les sirènes retentirent, il se trouvait dans un petit diner tout ce qu’il y a de plus classique. Les infos qui passaient à la télévision continuaient de déblatérer leur charabia habituel : les pourparlers sont maintenus, une solution devrait vite être adoptée. Tu parles qu’ils en ont trouvé une. Incapables de faire des compromis, ils ont préféré s’assurer que tout le monde y perde plutôt que quelqu’un d’autre remporte la plus grosse part du gâteau. Et les civils dans tout ça ? Nous n’étions que du bétail à leurs yeux, dispensables et sans importance. Lors des premières heures du chaos qui émergea suite aux annonces de la fin du monde, Wyatt avait essayé de rassurer ou plutôt de contenir un petit groupe de personne afin qu’ils évoluent et se serrent les coudes ensemble. Ça avait fonctionné, du moins… Pendant un temps.

En même pas une semaine, les premières tensions éclatèrent au sein de cette petite troupe et malgré tous les efforts déployés par notre privé pour maintenir un esprit de cohésion, le groupe finit par se déchirer, l’individu primant à nouveau sur la communauté. N’ayant d’autres choix que de se rendre à l’évidence, Wyatt accepta à contrecœur la décision votée et ils partagèrent de manière à peu près équitable, vivres comme équipements avant de chacun tracer leur propre voie. Depuis cet évènement, le grand brun progressait désormais seul, ayant compris qu’il ne pouvait compter que sur lui-même et qu’il était impossible de faire comprendre à son prochain qu’ils avaient plus de chances de survie en primant sur la coopération et l’entraide. Malgré cette fatalité, son cœur meurtri continuait de croire au fond de lui qu’il était possible que les consciences s’éveillent un jour et que les choses changent. Cet espoir naïf semblait également être un carburant qui poussait notre homme à se réveiller une journée de plus pour affronter les horreurs de son quotidien.

– « Celle-ci peut-être ? Non… Celle-là… Mmmh… Roh puis merde. Plus le temps de faire l’indécis. »

Déclara-t-il à lui-même tout en jetant son dévolu sur une maison en briques qui avait meilleure mine que les autres autour d’elle. Le portail métallique semblait ne pas avoir été enfoncé, ce qui donna un premier indice à notre homme de la possibilité qu’il soit le premier à visiter ce logis depuis le chaos. Essayant d’ouvrir la grille, celle-ci était bien évidemment verrouillée. Pas découragé pour autant, l’encapuchonné retira son sac de son dos pour le faire passer par-dessus d’un tour de bras. Après quoi, il essaya de repérer les prises et point d’appuis pour se hisser au-dessus de portail et se retrouver de l’autre côté de celui-ci. Après cette petite démonstration d’agilité notoire, il renfila son barda avant de glisser sa main à l’intérieur de son trench-coat délavé pour ne pas dire complètement rongé par le temps afin de dégainer son arme à feu, celle-là même qui ne l’avait pas quitté depuis qu’il était devenu détective privé et qui lui avait permis de se sortir de situations délicates que ça soit avant ou bien après la fin du monde.

Arrivant au niveau de la porte d’entrée de la bâtisse, Wyatt fit tourner la poignée pour essayer d’ouvrir celle-ci, mais là encore… Impossible de l’ouvrir. Deux options s’offraient maintenant à lui : il pouvait sortir son pied-de-biche pour forcer l’ouverture ou bien tenter de passer par-derrière et prier pour trouver un passage non verrouillé de ce côté-là. N’ayant pas envie d’être exposé trop longtemps en contournant la maison, l’encapuchonné opta pour la première alternative. Posant son sac à ses pieds, il ouvrit celui-ci pour en sortir l’outil du cambrioleur par excellence. À présent, il ne lui restait plus qu’à coincer la partie aplatie et fendue de l’objet avant d’exercer une force suffisamment élevée afin que le pêne de la serrure cède sous la pression exercée et quitte la gâche, permettant alors à notre homme d’enfin pénétrer dans la maison. Conscient que cette manipulation avait fait un peu de bruit, il referma derrière lui et attrapa le premier meuble adéquat pour condamner la porte qu’il venait de forcer. Gardant son pistolet bien ancré dans sa main droite, il commença à fouiller pièce après pièce, à commencer par le salon.

Celui-ci semblait tout ce qu’il y a de plus basique. Un canapé, deux fauteuils et une table basse sur laquelle était disposé des bougies. De restes de cire et d’allumettes, consommée firent froncer les sourcils à notre enquêteur qui se demanda si ces traces d’un ancien occupant étaient récentes, auquel cas, il allait devoir redoubler de méfiance et garder son arme près de soi. Soudain, des coups de feu retentirent à l’extérieur, obligeant l’encapuchonné à se rapprocher des fenêtres du salon pour essayer de repérer la scène à l’origine de ce chahut. N’arrivant pas à voir d’où cela pouvait provenir, il se résigna et commença à tirer les rideaux pour camoufler sa présence et empêcher les maigres sources de lumière qu’il allait utiliser d’être visible depuis l’extérieur. Oui mais voilà, au moment où il tira le dernier rideau, un cliquetis provenant de derrière lui le fit presque sursauter. Il avait immédiatement reconnu ce bruit, celui du chien que l’on enclenche vers l’arrière et qui n’attend plus qu’à mettre feu à la poudre à la simple pression de la gâchette. Il était coincé, il ne pouvait pas réagir.

– « C’est décidément pas mon jour… »

Avoua-t-il sur un ton désabusé pour ne pas dire dépité. Sans même attendre qu’on le lui ordonne, Wyatt commença par lever lentement ses mains jusqu’au niveau de sa tête avant de carrément laisser tomber son pistolet. Peut-être cette preuve de bonne foi lui accorderait un sursis suffisamment long pour qu’il puisse sortir de cette confrontation par le dialogue… Mais pour ça, il fallait d’abord qu’il puisse jeter un œil sur la personne qui le tenait en joue. C’est donc très doucement qu’il se retourna pour enfin poser ses billes noisette sur le visage de cette inconnue. Une femme… Il venait d’empiéter sur son territoire. Allait-elle gentiment le laisser partir ou bien allait-elle lui faire payer cette grossière erreur ? Notre homme allait très vite être fixé.

– « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? »

Demanda-t-il calmement à la propriétaire des lieux tout en continuant de la fixer, essayant d’analyser les émotions qui transparaissaient sur son visage ou bien au travers de ses gestes. Son arme était-elle chargée d’ailleurs ? La menace que pouvait représenter un tel objet suffisait parfois à effrayer alors même qu’il ne contenait aucune cartouche. Mieux valait ne pas évoquer cette possibilité cela dit… Il ne voulait pas envenimer les choses. Non, pour l’heure, il allait attendre de savoir ce qu’elle comptait faire de lui.


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Mer 24 Jan - 18:59

Riley
Anderson

J'ai 28 ans et je vis ici et là depuis les bombes. Actuellement je suis à Wilmington, dans le Delaware. Dans la vie, j'étais médecin militaire et je m'en sortais bien ou pas, tout dépendait de la mission en cours. Sinon je suis célibataire et je le vis plutôt sans y penser ce n'est pas une priorité.

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UC
La matinée avait pourtant démarré plutôt bien, si ont puis dire qu’il est possible d’avoir un bon début de matinée dans un monde aussi ravagé qu’était aujourd’hui celui de l’humanité. Toujours est-il que son sommeil avait été une fois n’est pas coutume plutôt réparateur et son petit-déjeuner bien que maigre, lui avait fait du bien, il faut croire que son corps et son esprit commençaient à s’habituer à tout ça. Ce qui est autant salvateur qu’assez triste en soi, pas le temps cependant de s'appesantir sur ce genre de trivialité, Riley en aura bien le temps une fois qu’elle sera de retour dans son abri temporaire. Il y a quelques jours de cela, la jeune femme était en effet tombée sur une petite maison relativement épargnée au contraire des autres bâtiments et elle y avait vu une belle opportunité d’y faire une pause bien méritée. Évidemment, la demoiselle ne comptait pas s’y éterniser, juste de quoi reprendre des forces et pourquoi pas faire un peu le plein de vivre en tout genre. En espérant ne pas trop gâcher ce qui lui restait dans son sac, justement en voulant récupérer les biens en question, ça allait être encore un coup de poker. Équipé en conséquence, Riley avait laissé le reste de ses affaires dans cette petite baraque, affaires qu’elle avait forcément bien planquées, sait-on jamais que quelqu’un passe par ici, ça l’emmerderait sévère de voir ses biens réduits de moitié.  

Fin prête, l’expédition pouvait être lancée, à savoir rejoindre une baraque plutôt cossue et perdue au milieu de la végétation qu’elle avait repéré en arrivant Wilmington, pour la fouiller de fond en comble. N’étant pas trop idiote, la jeune femme avait pris la peine de s’y rendre par deux fois pour y rester quelques heures et observer les alentours, à la recherche d’éventuels survivants qui s’y planqueraient ou des traces de créatures hostiles. Avec les retombées radioactives des bombes, Dieu sait que la faune et la flore s’étaient pris une belle tarte dans la gueule, pire encore que durant cette paix relative qu’il y avait dans le monde d’autrefois. Bref, son observation méticuleuse des lieux à des angles différents ne lui avait pas appris grand-chose, sauf peut-être que ce serait bien qu’elle trouve un bouquin ou toute autre activité pour passer le temps dans ce genre de cas. Ou même durant les phases de repos, être constamment en introspection pouvait être lourdingue, même un stupide magazine pour femme ferait l’affaire pour la faire rêver. Putain, elle en était vraiment arrivée là ?! Grommelant contre elle-même, Riley poursuivit sa route toujours sur ses gardes, même si finalement, elle n’avait rencontré personne… Quoique, il y a bien un moment où elle avait eu quelques sueurs froides, si elle n’avait rien vu, elle avait en revanche entendu un bien étrange grognement et l’ambiance de cette portion du sous-bois où elle crapahuter était des plus lourdes. L’ex militaire comptait donc faire un joli détour quand elle partirait dans l’autre sens, elle préfère perdre un peu de temps que de finir sous les crocs d’elle ne sait quelle saloperie. Riley a beau être encore relativement bien équipé, merci pour le matériel militaire, il y a des choses dans ce vaste monde qu’elle ne souhaite absolument pas croiser.

Une fois sur place, sa fouille de la maison lui prit un certain temps et bien qu’elle semblait déjà avoir été pillée de fond en comble, l’oeil de la jeune femme était devenue encore plus affuté qu’avant, de sorte qu’elle put trouver des articles vraiment bien caché. Comme du dentifrice, une brosse à dents, du papier toilette, du tissu, très utile pour diverses possibilités et cerise sur le gâteau, de quoi ragaillardir un peu son stock de provisions. Ce soir, ce serait haricot à la tomate et ananas dans son sirop, ça va être la fête. Le retour bien qu’un peu plus long fût comme l’aller, sans encombre, une vraie promenade de santé ! Évidemment, ce n’était pas toujours le cas, certains de ses périples avaient été jalonnés de danger, à cause de certains survivants de la catastrophe qui avaient complètement vrillés et si Riley n’aime pas trop utiliser ses armes, elle doit dire qu’elle n’a pas trop d’état d’âmes à les éliminer. La demoiselle a en effet le sentiment de rendre le monde un chouïa plus sûr en faisant ça.

— Home sweet home, souffle la blonde en apercevant les contours de son abri.

Passant par une petite cour arrière, beaucoup moins exposée que l’entrée et plus facilement accessible, pratique quand on a trouvé la clé de la porte, qui était miraculeusement cachée dans le pot d’une plante à moitié crevée. La jeune femme n’a jamais bien compris cette pratique, que ce soit dans le pot d’une plante ou sous une fausse pierre, on ne cache pas une clé qui mène à son logement ! Une fois à l'intérieur, elle referme la porte et pousse devant la lourde table de la cuisine, ensuite elle se déleste de son sac, puis de ses chaussures avant de se caler contre un meuble de cuisine et de masser ses pieds endoloris par la marche. C’est alors qu’un bruit très léger de cliquetis la met instantanément à nouveau en alerte, discrètement Riley s’empare de son pistolet et vient se coller au mur de la cuisine juste à côté de la porte donnant sur le couloir. Un coup d’œil rapide vers l’entrée lui apprend que quelqu’un vient de pénétrer dans son abri, cette personne étant de dos impossible de savoir s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Au vu de la carrure, cependant, elle penche plutôt pour un homme. Puis comme si ça ne suffisait pas, des coups de feux se firent entendre à l’extérieur et elle espérait vivement que l'intrus ne va pas lui attirer des emmerdes.  

Ce brouhaha restait tout de même une belle occasion de tenter de prendre l’autre par surprise, discrètement et arme au poing, l’ex militaire se glissa dans le couloir désert avant de bifurquer dans le salon. L’intrus lui tournait le dos et elle ne perdit pas de temps pour poser le canon de son arme derrière son crâne et enclencher le chien de celle-ci, pour bien lui faire comprendre qu’elle ne plaisantait pas. Elle ne répond rien à sa remarque, se contentant d’observer le moindre de ses gestes avec grande attention, au moindre mouvement suspect, elle le flingue et tant pis si ça fait du bruit. C’est lui l’ennemi le plus proche pour le moment. Riley récupère l'arme laissée à l’abandon qu’elle glisse dans son holster vide, avant de croiser le regard de l’inconnu qui l’observe avec précaution.

— Pour commencer, tu vas regarder le mur face à toi, ensuite, tu vas faire glisser ton sac vers le sol, je ne veux pas de mauvaises surprises. Et si ça ne te convient pas, je peux toujours t’offrir la délivrance, dit-elle d’une voix des plus neutre.

Et pour bien lui faire comprendre que pour le moment, il doit faire ce qu’elle dit, elle appuie un peu plus avec le bout du canon de son arme sur le crâne du brun.

— Ensuite, tu vas très lentement te redresser, toujours les mains en l’air, tu vas marcher vers le fond de la pièce et retirer tout ce que tu as sur le dos et j’ai bien dit tout !

Ce n’est même pas une question de l’humilier ou de le rabaisser, Riley sait juste qu’une arme ça peut vraiment se cacher n’importe où.
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Jeu 25 Jan - 13:02

Wyatt Houxton
J'ai 32 ans et je survis actuellement à Wilmington dans l’état du Delaware. Avant les bombes, j’étais un détective privé et j’étais ici pour une enquête. Je suis pour le moment célibataire. Sinon, j’ai pour objectif de rejoindre New York afin de retrouver ma maison familiale et faire mon deuil.

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Le contact froid et métallique du canon de l’arme à l’arrière de son crâne n’enchante pas du tout notre homme, bien loin de là. Il sait pertinemment qu’il n’a d’autres choix que d’obéir aux ordres de celle qui possède maintenant sa vie sur un plateau d’argent. Intérieurement, il continue de se maudire pour avoir à ce point manqué de jugeote. Ça ne lui ressemblait pas d’être aussi distrait pour quelques coups de feu lointains. Il aurait dû penser à nettoyer chaque pièce de la maison avant de se préoccuper des détails pour masquer sa présence, quel idiot ! Désormais, il était à la merci de cette jeune femme qui prit enfin la parole pour imposer ses conditions. Son timbre froid et autoritaire laissa penser Wyatt qu’elle n’en était pas à sa première intimidation. Opinant lentement du chef pour acquiescer face aux directives de la propriétaire, il se délesta doucement de son sac à dos pour le faire glisser au sol comme demandé. Chacun de ses gestes était millimétré, effectué dans un rythme extrêmement lent afin de montrer à l’inconnue qu’il souhaitait coopérer, pour peut-être qu’elle relâche ne serait-ce qu’un petit peu sa garde.

Sauf que non, elle ne semblait pas du tout l’entendre de cette oreille. Toujours méfiante, elle ordonna à notre ancien privé de se diriger vers le fond de la pièce pour ensuite… Se déshabiller ? Elle était sérieuse ? Elle comptait jouer la sécurité à ce point ? Serrant légèrement les poings sous la frustration, Wyatt planta pour la deuxième fois son regard noisette dans les billes grises de sa geôlière, essayant de lire au travers de celles-ci afin d’y déceler la moindre information, la moindre hésitation. Hélas, il ne trouva rien d’exploitable. Ce n’était pas une simple civile, mais quelqu’un qui paraissait avoir vécu dans un milieu similaire au sien. Réalisant qu’il n’avait toujours pas bougé, l’encapuchonné commença à marcher jusqu’au fond du salon, les mains bien en évidence jusqu’à se rapprocher le plus possible du mur. Une fois là-bas, il se retourna pour faire face à la jeune femme qui continuait de le tenir en joue à une distance d’environ 2 mètres tout au plus. Elle attendait silencieusement, les yeux attentifs aux moindres faits et gestes du grand brun qui ne souhaitait pas la faire attendre trop longtemps, au risque de le payer au prix fort.

– « J’imagine qu’il est trop tard pour essayer de négocier, pas vrai ? Soit… J’espère qu’après ça, tu baisseras enfin ton flingue pour qu’on puisse discuter. »

Exprima-t-il tout en commençant à retirer ses vêtements, commençant par sa capuche et le foulard qui lui servait de masque de fortune. Maintenant à visage découvert, sa barbe mal taillée qui remontait jusqu’à ses oreilles était clairement visible tout comme sa chevelure qui retombait naturellement sur son front. Ensuite, Wyatt enleva son trench-coat délavé pour le jeter au sol devant lui. Très vite, il se retrouva entièrement torse-nu, ayant déposé toutes les couches qu’il avait « sur le dos » comme elle le lui avait spécifié. Il n’allait certainement pas se déshabiller complètement devant elle. Si elle souhaitait jouer la carte de la précaution, elle n’avait qu’à le fouiller d’elle-même pour comprendre qu’il ne possédait pas d’autres armes supplémentaires sur lui. Enfin si… Il en restait une seule, et il allait là encore faire gage de bonne foi en la révélant distinctement.

– « Je préfère garder mon pantalon si ça ne te dérange pas. Généralement, il me faut un verre ou deux avant que je retire le bas, tu comprends, je suis sûr. Mais regarde… Je vais gentiment me retourner et saisir le couteau que je garde coincé dans le bas du dos. »

Il avait tenté un brin d’humour pour essayer de réduire la tension de la pièce et montrer à nouveau patte blanche à la femme qui avait toujours un doigt sur la gâchette de son pistolet, visiblement pas amusée par la remarque qu’il venait de faire. Soupirant brièvement, Wyatt s’exécuta et se retourna toujours, les mains en l’air avant de montrer son dos à celle aux cheveux blonds. Il glissa ensuite sa main gauche jusqu’au bas de celui-ci pour en sortir un cran d’arrêt qu’il garda plié avant de le jeter le plus près possible des pieds de sa geôlière. Venant de se débarrasser de la dernière arme qu’il possédait, le barbu fit un nouveau tour sur lui-même pour reposer ses mirettes sur le minois implacable de celle qui menait la danse. Qu’est-ce qu’elle voulait de plus dorénavant ? Allait-elle le forcer à se déshabiller entièrement ? Et si oui, le ferait-elle uniquement par prudence ou pour jouir du sentiment que nous procure l’autorité que l’on peut forcer sur quelqu’un d’autre ? Ne préférant pas obtenir de réponse à cette question, c’est lui qui reprit la parole afin de tenter une énième fois de désarmer la situation délicate dans laquelle il se trouvait.

– « Voilà… J’ai fait tout ce que tu m’as demandé. Je sais pertinemment que ce n'est clairement pas assez pour être digne de confiance, mais je te demande juste de me laisser le bénéfice du doute. Je ne suis pas ton ennemi. Tout ce que je voulais, c’était un coin sûr pour passer la nuit. »

Calmement, l’ancien privé essayait de persuader la propriétaire des lieux qu’il ne représentait pas une menace pour elle, encore moins maintenant qu’elle avait bien pris le soin de le désarmer dans son entièreté. D’un côté, il ne pouvait que saluer toutes les précautions qu’elle prenait avec lui. C’était avec ce genre de comportement prudent qu’on pouvait espérer survivre le plus longtemps possible dans cette jungle de béton où règne la loi du plus fort et dans laquelle s’associer comportait souvent un risque. Si les rôles étaient inversés… Nul doute qu’il aurait, lui aussi, cherché à s’assurer qu’elle ne présentait aucun risque avant de décider de son sort. Attendant une réponse, Wyatt resta silencieux, les mains toujours au niveau de sa tête tandis que ses yeux continuaient de fixer le visage de son interlocutrice. Ce bleu-gris s’alliait parfaitement avec la pâleur de sa peau. Était-ce l’unique raison qui expliquait pourquoi il semblait difficilement pouvoir détourner le regard du sien ?


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Ven 26 Jan - 17:18

Riley
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Il est vrai qu’elle aurait sans doute pu employer une autre façon de se présenter que la manière forte, même dans ce monde se montrer sympathique peut avoir des bons résultats, bien que ce soit particulièrement risqué. En général, tu tires d’abord sans forcément tuer avant de poser les questions. Cependant, dans le feu de l’action Riley avait opté pour ce à quoi elle était habituée, c’est-à-dire montrer les dents avant que l’autre ne prenne le dessus, pas agréable pour l’autre, mais bien plus sûr pour elle. Ce type allait devoir vraiment montrer patte blanche pour lui montrer qu’elle n’était pas obligée de dézinguer d’une bastos entre les deux yeux, oui la blonde avait déjà tué. Que ce soit avant ou aujourd’hui, elle avait du sang sur les mains et même si c’était dans un cadre défensif, ça avait toujours impacté sa psyché. Aucun être humain ne peut ressortir indemne d’avoir ôté la vie d’autrui, à moins de n’avoir aucun remord, comme certains groupes de survivants qui avait complètement vrillé. L’ex militaire les avait toujours observés de loin, les abords de leur camp donnant assez le ton pour savoir comment ça pouvait se dérouler à l’intérieur. Entre les corps pendus devant l’entrée ou les têtes enfoncés dans des piquets ici, il ne fallait pas être un génie pour comprendre que s’approcher c’était signer son arrêt de mort.

Revenant à l’instant présent, le type ayant pénétré dans son abri se déleste enfin lentement de son sac, qu’elle ne tarde pas à éloigner de son propriétaire en venant le coincer entre ses jambes. Evidemment qu’elle allait le fouiller, hors de question de le lui rendre s’il y avait des armes dedans, pas folle la guêpe, si elle décidait de le laisser partir elle ne voulait pas que ça se retourne contre elle. Maintenant que sa première demande avait été exécutée, Riley lui demande d’aller à l’autre bout de la pièce et de se mettre a nu, une façon pour elle de voir s’il ne cacherait pas d’autres armes. La sécurité rien de plus, si elle veut voir des hommes nus, elle a son imagination pour elle, merci. L’homme lui jette pour le seconde fois un coup d’oeil, comme s’il espérait trouver quoique ce soit dans le regard de la jeune femme, mais tout ce qu’il verra ses son reflet dans les pupilles gris bleu de la demoiselle.

— Bouge ! Qu’elle ordonne d’une voix sévère.

C’est qu’ils n’ont pas toute la nuit non plus ! Surtout si elle décide de le dégager, ce type va vite devoir se trouver un autre toit à mettre au-dessus de sa tête, la fin de journée est déjà bien engagée et traîner dehors en nocturne n’est jamais conseillé. Il y a quelques jours de cela, avant d'arriver ici, Riley avait dû voyager de nuit quand un groupe hostile s'était un peu trop approché de son abri pour la nuit. Autant dire que les bruits gutturaux portés par un vent léger lui avait fait dresser les cheveux sur la tête et accélérer le pas, impossible de savoir de quelle horreur il s’agissait mais ça devait être sacrément moche. L’encapuchonné reprend semble enfin se motiver et rejoint l'autre bout de la pièce, les mains en l’air et toujours bien évidence, Riley pense qu’il va poursuivre en retirant ses vêtements, mais non il ouvre à nouveau la bouche. C’est pas possible, ils ne sont pas aussi bavards d’habitude !

— Tu parles trop mon gars, contente toi de t’activer, sinon tu ne me verras peut-être jamais baisser mon flingue.

Au moins c’était clair. Moins de blabla, plus d’action. Amen, le miracle se produisit enfin. Capuche, foulard, trench coat et toutes les autres couches qu’il pouvait avoir sur le dos, Riley restait très attentive au moindre faits et gestes de l’inconnu, vérifiant qu’une arme ne se dévoilait pas à chaque vêtement qui tombait. Sauf que le brun, maintenant qu’il n’a pu cette capuche sur la tête, la jeune femme peut le nommer autrement que comme le type, l’intrus, ou l’inconnu, même si ça reste cohérent. Donc le brun ne va pas plus loin dans son effeuillage si l’on puis dire et va même jusqu'à blaguer en lui sortant que son pantalon aurait pu disparaître avec un p’tit coup dans le nez. Sérieusement… Alors qu’elle réfléchit très sérieusement à lui créer un second trou de balle, ce sacré comique lui spécifie qu’il va se retourner et lui montrer le couteau qu’il avait coincé dans le bas de son dos. Certes, c’est un geste qui prouve qu’il veut coopérer, d’un autre côté cependant s’il avait un cran d’arrête planqué ici, qu’est-ce qui peut bien se cacher ailleurs ? Persistant dans le mutisme, elle le regarde lui tourner le dos, s’emparer de l’arme avant de s’en délester, cette dernière glisse bientôt vers elle et comme pour l’arme feu elle s’en empare et vient la glisser dans poche.

— Non, tu n’as pas fait tout ce que je t’ai demandé et ne joue pas sur les mots, retirer tout ce que tu as sur le dos n’était pas une façon de te demander de juste enlever ton manteau et tout ce qu’il y avait sur ton buste. J’ai plus l’impression que tu me prends pour une conne.

Ouais, les petites touches d’humour ne sont pas bien passé, ça et le fait qu’il a très clairement et totalement joué sur les mots de l’expression employé par Riley. Pour la première fois le visage impassible de l’ex militaire devient colère et ses yeux gris bleu se font orage et il aura beau jouer de son regard de chien battu ça ne changera pas grand-chose à sa situation.

— Ce n’est pas ce soir que tu auras gagné le bénéfice du doute, répond Riley acide.

D’un pas rapide, elle s’approche du voyageur alors qu’elle fait tourner son arme de sorte à avoir le canon vers elle et la crosse vers l’extérieur, qu’elle abat sur le crâne du brun sans avertissement aucun. Demain, il aura sûrement un peu mal à la tête… Après avoir vérifié qu’il était bien assommé, elle tâte son pantalon pour tenter d’y déceler une arme cachée, mais ne trouve rien, il avait donc dit la vérité, bon, elle a sans doute joué un peu trop la carte de la prudence, tant pis. Histoire qu’il ne crève pas de froid cette nuit, l’ex militaire lui remet ses vêtements sur le dos avant de l’attacher, sait-on jamais qu’il se réveille en pleine nuit et veuille rendre la monnaie de sa pièce à Riley. Pas dénué de force malgré sa finesse corporel, Riley arrive à le mettre sur le canapé pour qu’il passe une nuit aussi agréable que possible. Maintenant que le comique est en stand-by pour le moment, elle peut prendre le temps de manger, de se reposer et de penser à ce qu’elle fera demain, quand même, elle ne va pas le laisser attaché pour toujours…

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Sam 27 Jan - 16:39

Wyatt Houxton
J'ai 32 ans et je survis actuellement à Wilmington dans l’état du Delaware. Avant les bombes, j’étais un détective privé et j’étais ici pour une enquête. Je suis pour le moment célibataire. Sinon, j’ai pour objectif de rejoindre New York afin de retrouver ma maison familiale et faire mon deuil.

Plus d'infos à venir selon mes péripéties.

Artist Unknown

À en croire la réponse acerbe de la blonde, il venait de faire une grossière erreur en essayant de jouer sur les mots et essayer de gagner sa confiance en retirant uniquement les vêtements au-dessus de sa ceinture. Écoutant ses réprimandes tout en découvrant une flamme de colère s’infuser au travers de ses prunelles grises qui venaient soudainement de gagner en intensité, il soupira faiblement, déçu de ne pas avoir réussi à désamorcer un tant soit peu cette confrontation directe dans laquelle il ne menait pas, mais alors pas du tout la danse. Essayant de se faire une raison concernant le reste de ses vêtements, Wyatt n’eut pas le temps de s’exécuter, devancé par l’avancée soudaine de la jeune femme qui s’approcha jusqu’à lui avant de retourner son pistolet de manière à avoir la crosse en avant. N’écoutant que partiellement ce qu’elle clama, la vivacité d’esprit et les réflexes du privé lui crièrent d’esquiver le coup et de chercher à la neutraliser maintenant que la menace d’une balle en plein cœur n’était plus sur le tapis. Mais au lieu de ça, il serra fiévreusement les poings, résigné à subir le coup contondant qui le plongea irrémédiablement dans l’inconscience.

Le contact métallique et féroce de l’arme le fit vaciller d’un pas en arrière, sa vision se brouilla quasiment instantanément et les dernières pensées qu’il formula dans son for intérieur avant de s’effondrer à même le sol du salon fût d’espérer qu’il respirerait encore dans les heures à venir. Pendant son repos forcé, les pensées de Wyatt vagabondèrent çà et là au travers de sa mémoire. Des souvenirs récents liés à l’effondrement du monde ressurgirent, témoignant de la panique ainsi que du chaos général qui s’était très vite emparé de la ville durant les premiers jours. Combien de scènes de pillage avait-il assistées ? Combien d’inconnus avait-il vu mourir sous les coups ou bien sous le feu d’autres individus d’un simple claquement de doigt ? Difficile de mettre un chiffre là-dessus, préférant plutôt refermer temporairement cette porte pour déambuler aléatoirement dans le labyrinthe énigmatique et fragmenté de ses souvenirs. Cette fois, c’est une porte vers le passé qu’il ouvrit. Le brun se revoyait quelques années en arrière, quand il était encore en service au sein du New York City Police Department. Il avait rejoint les rangs avec la même aspiration partagée par beaucoup qui choisissaient cette voie : le désir et la volonté d’apporter la sécurité dans les rues de la ville.

– Wyatt, c’est toi ? Qu’est-ce que tu fabriques ici ?

Une voix familière, provenant uniquement de l’imagination de son subconscient, força notre homme à se retourner, recherchant immédiatement l’homme à qui elle appartenait. Il se retrouva subitement au plein milieu d’une foule d’individus qui avaient tous le visage effacé, mais qui murmuraient en chœur des mots incompréhensibles pour le barbu qui essayait maintenant de se frayer un chemin au travers de cette marée humaine afin de se rapprocher de la voix qu'il lui avait semblé entendre. Pendant qu’il progressait, des projecteurs flottant dans les airs le mirent en lumière, l’aveuglant au passage et incapacitant légèrement sa poursuite. N’abandonnant pas pour autant, l’homme réussit enfin à sortir de la foule pour se retrouver face à une porte grisâtre qui avait été marqué d’une croix évangélique à l’envers. Essayant de se souvenir à quoi pouvait bien rapporter cette porte, voilà qu’une silhouette apparue à côté de celle-ci. Là encore, le visage de cette personne était complètement brouillé.

– Nous y voilà, une fois de plus. Tu es prêt Wyatt ?

– « Je… Je sais ce qui se passera une fois qu’on va ouvrir cette porte. »

– Qu’est-ce que tu racontes ? On les a coincé. On va enfin boucler cette affaire et rentrer chez nous. Allez, 3...2…

– « Non, Lee, attends ! »

La silhouette enfonça la porte d’un grand coup de pied et c’est à ce moment précis qu’un flash aveuglant sortit enfin Wyatt de ses songes, le ramenant de force à la réalité dans laquelle il était prisonnier. Son cœur cognait rapidement contre sa poitrine et sa respiration était devenue presque haletante à cause de ce drôle de cauchemar. Prenant quelques secondes pour se remettre de cet évènement, il souhaita se masser les tempes, mais se trouva fort dépourvu en réalisant qu’on lui avait attaché les mains dans le dos. L’incompréhension s’effaça vite pour laisser place à la réalisation, il soupira longuement pour accepter sa condition actuelle, n’ayant d’autres choix que d’attendre auprès de celle qui avait jugé bon de le neutraliser de la sorte pour pouvoir passer une nuit paisible. Toujours dans la capacité de se mouvoir, l’ancien détective se redressa lentement sur le canapé et remarqua qu’il avait retrouvé ses vêtements. Elle avait donc quand même prit le soin de le rhabiller… C’était déjà ça.

– « Il ne faut pas que je m’éternise ici… New York ne va pas se rejoindre tout seul… »

Murmura-t-il à demi-voix tout en ayant les yeux rivés sur les planches du parquet du salon. Cet objectif était toujours au centre des préoccupations de notre homme qui n’avait clairement pas beaucoup progresser depuis le début de l’effondrement. On pouvait même carrément dire qu’il stagnait vu qu’il n’avait pas quitté Wilmington. Mais il allait se ressaisir. Il fallait qu’il trouve un moyen de locomotion suffisamment fonctionnel pour quitter ces ruines. Une voiture, un camion, même un bateau ferait l’affaire. Mais chaque chose en son temps. Entendant des bruits de pas, il cligna des yeux en tournant instinctivement la tête de ce côté, comprenant que sa geôlière était également réveillée. Quelle heure pouvait-il être ? À en croire la faible intensité de lumière qui tentait de se frayer un chemin au travers des rideaux de la pièce, il ne devait pas être plus de sept heures du matin. Lorsque ses yeux se posèrent enfin sur le visage de la blonde, aucun son ne sortit de sa voix. Il avait compris qu’être trop bavard ne servait à rien auprès d’elle. Il vaut mieux donc qu’il la laisse continuer d’être celle qui mène le rythme de leurs échanges.


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You’re going to learn a lot of things, But it might be easier to keep living, if you didn’t learn them, if you didn’t know them. You don’t realize your body is on fire and burning up because of the things you did. You’ll understand one day. And then you’ll realize for the first time that you have many burns.
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Jeu 1 Fév - 16:43

Riley
Anderson

J'ai 28 ans et je vis ici et là depuis les bombes. Actuellement je suis à Wilmington, dans le Delaware. Dans la vie, j'étais médecin militaire et je m'en sortais bien ou pas, tout dépendait de la mission en cours. Sinon je suis célibataire et je le vis plutôt sans y penser ce n'est pas une priorité.

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L'assommer avec la crosse de son arme était sans doute un peu trop radical, mais la blonde était bien trop crevée après cette journée à marcher et fouiller pour avoir l’envie de poursuivre des pourparlers. Demain sera-t-elle sans doute un peu plus encline à reprendre les échanges là où ils les avaient laissés… Ou pas, car en vérité cet homme ne voudra peut-être plus ouvrir la bouche après qu’elle lui ait collé une bosse sur le crâne estourbi. Mais à la guerre comme à la guerre comme on dit. Avant de regagner la cuisine ou Riley a laissé ses affaires en plan, elle prend le temps de fouiller dans le sac du barbu, ou elle ne découvre rien de spécial et surtout aucune autres armes qu’il dont il aurait omis de lui parler. Ouais, visiblement il a été honnête avec elle, cependant comment pouvait-elle le savoir ? La méfiance est devenue tellement de rigueur aujourd'hui que même la personne la plus honnête du monde passera pour le pire des menteurs. Il peut très bien lui en vouloir, l’ex militaire s’en fiche pas mal, surtout que si les rôles avaient été inversés il aurait réagi comme elle. Remettant les babioles de l’inconnu dans le sac, elle abandonne ce dernier sur la petite table du salon après un dernier coup d'œil à la silhouette toujours immobilisé sur le canapé. Très bien, cette nuit elle pourra peut-être dormir plus ou moins sur ses deux oreilles.

De retour à la cuisine, la jeune femme s’empare de son barda et gagne l’étage ou elle s’est installée dans une des chambres de la maison, l’avantage de celle-ci et que la fenêtre unique de la piéce donne sur un toit ou elle pourra facilement montée en cas d’intrusion. Et puis, le lit est assez confortable car il a encore dieu sait par quel miracle, encore un matelas pour qu’elle puisse y trouver le repos, plus que salvateur quand on sait que la journée elle crapahute à gauche et à droite. Ce soir, Riley va devoir d’ailleurs engranger un maximum d’énergie car demain elle compte bien quitter cet abri, évidemment la blonde compte y rester encore quelques jours, mais avec cette violation de domicile si elle puis dire, il est maintenant complètement exclu qu’elle s’y éternise. Ce type à beau lui avoir dit la vérité au sujet de ses possessions, elle ne compte pas pour autant lui donner le bon dieu sans confession. Il pourrait très bien faire mine de partir, pour mieux revenir et pourquoi pas la voler. De toute façon, il lui reste encore pas mal de chemin avant d’atteindre son objectif, à savoir la Nouvelle-Écosse qu’elle connaît plutôt bien, puisqu’à une époque pas si lointaine que ça ses grands-parents y ont habité. D’ailleurs sa famille possède toujours une maison dans le coin d’inverness, difficile de dire dans quel état elle sera, mais Riley compte bien la retaper et si tout va bien y faire son nid et espérer s’en sortir du mieux qu’elle peut. C’est plus ou moins tout ce qu’elle peut souhaiter à l’heure actuelle.

Manger un peu, boire un peu et faire une petite toilette rapide avec les quelques lingettes pour bébé qu’il lui reste en stock, on fait c'qu’on peut pour tenter de garder un minimum d'hygiène, même si elle ne dirait pas non à une douche bien chaude. Bon sang, c’est idiot de se morfondre pour ça alors que pleins de gens on péris à cause des conneries des plus grand, mais oui, de temps en temps elle a bien le droit de regretter sa douche, son canapé ou le thailandais au coin de chez elle… Chez elle… Sa vie d’avant… Le genre de choses auxquelles il ne faut pas penser sous peine de virer nostalgique, ou pire de se mettre à pleurer, ce qu’elle avait souvent fait dans les premiers temps ayant suivi les bombes. Normal, on venait de lui voler son quotidien, les gens qu’elle aime, son avenir, il y avait de quoi être triste et en colère… Riley pousse un soupir, repousse la vague de souvenirs qui tente de la submerger et ferme les yeux pour essayer de dormir un peu.

Sans doute était-elle plus fatiguée qu’elle ne l’imaginait car elle n’a pas ouvert l'œil de la nuit, ce qui n’était pas très prudent au vu de son invité surprise ou des autres survivants traînant elle ne sait où. En tout cas, il n’a pas tenté de pénétrer dans sa chambre, sinon elle aurait entendu la porte claquée contre la commode en bois, de quoi faire du bruit. Au pire il est encore dans le canapé, au mieux il a réussi à se détacher et a pris la clé des champs, dans un cas comme dans l’autre elle va très vite le découvrir. Se préparant rapidement, sac sur les épaules et prête à partir, la blonde pousse la commode et rejoint le rez-de-chaussez et plus précisément le salon ou l’homme semble être déjà réveillé, mais quelque chose à changer par rapport à hier…

— Bah alors, t’as perdu ta langue ? Qu’elle lui demande presque moqueuse.

Sortant le cran d’arrêt qu’elle avait confisqué au brun, l’ex militaire s’approche de lui, avant de le détacher pour qu’il retrouve un semblant de liberté. D’un geste précis et léger, le couteau vient se planter dans le bois de la table basse, puis elle dépose l’arme à feu du barbu près de la lame. Riley recule ensuite, reprenant presque exactement la même place qu’elle avait pas plus tard qu’hier.

— Je ne m'excuserai pas de t’avoir assommé, ma sécurité avant tout, mais comme tu l’auras constaté tu es libre de foute le camp. Tu vas repartir d'où tu es arrivée histoire que je t’ai bien vu et après chacun reprendra tranquillement le cours de sa vie. Pas d'entourloupe !

Comme Lucky Luke, elle tire plus vite que son ombre.

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Mar 6 Fév - 14:51

Wyatt Houxton
J'ai 32 ans et je survis actuellement à Wilmington dans l’état du Delaware. Avant les bombes, j’étais un détective privé et j’étais ici pour une enquête. Je suis pour le moment célibataire. Sinon, j’ai pour objectif de rejoindre New York afin de retrouver ma maison familiale et faire mon deuil.

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Quand elle lui demanda s’il avait perdu sa langue de manière moqueuse, Wyatt haussa un sourcil, ne s’attendant pas à une remarque pareille de sa part avant d’esquisser un fin sourire défiant. L’observant qui approchait, il préféra continuer d’être silencieux, voulant davantage analyser le comportement de la jeune femme qui se planta devant lui avant de sortir le cran d’arrêt qui appartenait au grand brun. Lorsqu’elle le libéra de ses liens, il eut pour réflexe de se frotter doucement les poignets afin de dissiper un tant soit peu cette sensation désagréable de brûlure après avoir passé toute la nuit attaché de la sorte. Quand la blonde dépose les affaires de notre homme sur la table, celui-ci sourit intérieurement, rassuré de savoir qu’elle n’avait pas si mauvais fond que ça, étant donné qu’elle s’était résigné à lui subtiliser, ou plutôt s’approprier ses effets personnels. Une fois qu’elle se recula à une distance suffisante, le brun quitta le canapé pour se diriger vers ses affaires, commençant par renfiler son sac sur son dos sans oublier son holster à l’épaule pour y glisser son arme à feu juste après.

– « Qui a dit que j’attendais des excuses ? Je comprends pourquoi tu l’as fait. Si les rôles étaient inversés, j’aurais sûrement agi de la même façon, qui sait. »

Aurait-il répondu face aux propos de la jeune femme qui venait de justifier sa démonstration d’autorité de la veille, même si ce n’était pas vraiment nécessaire. Avec le recul, Wyatt devait bien avouer qu’il avait sans doute un peu trop joué avec le feu lors de leur rencontre et qu’il avait de la chance de s’en tirer avec seulement un coup de crosse sur le crâne. S’il était tombé sur quelqu’un avec beaucoup moins de patience, les choses auraient pu devenir dramatiques bien plus facilement. Reconnaissant envers celle qui lui permettait de repartir sain et sauf, il ne put s’empêcher de froncer brièvement les sourcils quand elle mentionna qu’ils allaient gentiment tracer leur route chacun de leur côté. Elle ne lui faisait toujours pas assez confiance pour envisager de faire un bout de chemin ensemble ? Il n’en savait rien, et devait bien réfléchir à ces prochaines paroles pour ne pas froisser son interlocutrice qui semblait déterminée à ce qu’il déguerpisse le plus vite possible.

– « Ne t'inquiète pas, je ne compte pas m’éterniser ici. Tu ne saurais pas où est-ce que j’aurais le plus de chance de tomber sur une voiture fonctionnelle dans le coin ? Voir carrément un bateau, pour remonter le Delaware jusqu’à Philadelphie, pour commencer. »

Demanda-t-il avec curiosité et intérêt auprès de celle aux yeux bleu-gris. Il venait, en un sens, de lui révéler une partie de son périple tout en omettant d’indiquer sa destination finale, à savoir New York. Il avait grandi et vécu là-bas pendant une très longue période de sa vie. Très vite, des souvenirs doux-amer ressurgirent dans sa mémoire tandis qu’une étrange chaleur qui mélangeait mélancolie et insouciance se diffusa au niveau de sa poitrine, jusqu’à se concentrer sur son palpitant qui avait du mal à rester indifférent face à cette soudaine réminiscence. Ce long périple n’allait clairement pas être une partie de plaisir pour l’ancien détective privé, mais il comptait bien faire tout ce qui était possible pour y arriver, coûte que coûte. C’était uniquement lorsqu’il aura constaté de ses propres yeux la possible destruction de sa maison d’enfance tout comme l’inéluctable disparition de ses parents qu’il pourra définitivement tirer un trait sur l’Ancien Monde et décider de ce qu’il ferait de sa vie dans ces ruines radioactives encore fumantes. Clignant des yeux pour quitter ses songes, il déporta son attention vers la jeune femme, reprenant la parole calmement.

– « Et toi ? Qu’est-ce que tu comptes faire ? Même si Wilmington tient encore à peu près debout, je n'ai pas l’impression que tu sois du genre à rester ici définitivement, je me trompe ? »

Espérant que sa curiosité soudaine ne serait pas perçue négativement par celle qu’il interrogeait, Wyatt plaqua le bas de son dos contre le bord de la table du salon avant de lentement croiser les bras, attendant une réponse de la part de cette femme dont il ignorait toujours le nom d’ailleurs. Si ça se trouve, elle n’allait pas du tout être d’humeur à parler d’elle et allait se braquer pour congédier à la vitesse de la lumière le bougre afin de pouvoir vaquer à ses occupations. Face à cette possibilité, comment était-il supposé réagir ? Devait-il poursuivre ses efforts pour établir un semblant de dialogue ? Ou bien alors… Était-il plus judicieux de laisser tomber et de continuer à tracer son propre chemin sans l’aide ni la compagnie de qui que ce soit ? Une sorte de mini-dilemme s’installa dans le for intérieur du barbu juste avant que son interlocutrice n’accapare toute son attention, celle-ci prenant enfin la parole pour lui dire le fond de sa pensée.


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Dim 11 Fév - 13:59

Riley
Anderson

J'ai 28 ans et je vis ici et là depuis les bombes. Actuellement je suis à Wilmington, dans le Delaware. Dans la vie, j'étais médecin militaire et je m'en sortais bien ou pas, tout dépendait de la mission en cours. Sinon je suis célibataire et je le vis plutôt sans y penser ce n'est pas une priorité.

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Malgré ce qu’il s’est passé hier, ce type semble avoir gardé son petit côté tête brulée, en témoigne le fin sourire qui étire ses lèvres lorsque la blonde se moque de lui et de son soudain mutisme. Fort heureusement pour lui, elle ne compte pas lui asséner un nouveau coup de crosse, Riley n’a pas un mauvais fond et elle a réagi du mieux qu’elle le pouvait face à cette intrusion. Le barbu aurait pu subir bien pire s’il était tombé sur quelqu’un d’autre que l’ex militaire, il y avait des gens biens avant qui ont complètement changé avec la perte de leurs proches et de leur mode de vie. Si la jeune femme ne pourra jamais pardonner les actes qu’ils et elles commettent maintenant, elle peut néanmoins les comprendre, tout cela est fort déstabilisant. Il faut avoir un esprit fort et assez équilibré pour savoir résister psychologiquement à autant de bouleversements et de tragédies.  

— Je préférais le préciser, j’aime quand les choses sont bien claires, ravie de voir que tu comprends ma position en tout cas. Tu es peut-être moins idiots que je le pensais.

Clairement, cet homme c’était montré stupide et imprudent en voulant jouer à la grande gueule et a prendre sa situation qui était la sienne hier un peu trop à la rigolade. Riley espère qu’il en aura tiré quelques leçons, car qui sait, si ça devait se reproduire, il finirait avec une balle logée entre les deux yeux. La chance est une maîtresse parfois facétieuse est pas toujours fidéle, mieux vaut éviter de trop compter sur elle, surtout par les temps qui cours. Toujours est-il que maintenant que le brun était maintenant libre et avait également retrouvé ses affaires, chacun allait pouvoir repartir de son côté, ce qu’elle lui verbalisa. C’était sans doute mieux ainsi, non ? Mais surprise, les mots de la blonde semblent troubler le barbu, qui fronça des sourcils devant cette déclaration. S’attendait-il à autre chose de sa part ? Il prit quelques instants pour formuler ses prochains mots, semblant réfléchir à la meilleure façon dont il devait aborder la situation. Il ne comptait donc pas s’éterniser ici, c’était au mieux, surtout avec ce qui rôdait alentour, encore une fois l’ex militaire avait juste entendu des bruits, mais ça lui avait suffit pour ne pas avoir envie elle aussi de rester dans le coin plus que nécessaire. Ses deux autres questions lui firent hausser un sourcil, si Riley savait ou trouver une voiture voir même un bateau fonctionnel, c’est une information qu’elle aurait gardé pour elle. Ce type à beau être resté tranquille toute la nuit et ne pas l’avoir attaqué une fois libéré de ses liens, la confiance n’est pour autant de mise. En ce moment, c’est le genre de chose qui demande du temps et quelques actes qui iront dans ce sens.

Laissant le brun poursuivre, il la questionne sur ses plans à elle, plans qu’elle ne comptait évidemment pas lui donner en détails. Enfin maintenant qu’elle y pense, il semble qu’ils vont plus ou moins dans la même direction, ne serait pas plus sûr et judicieux de voyager avec lui le temps d’atteindre les alentours de New-York, avant qu’ils ne prennent des chemins différents ? Quoique, plus sûr elle ne sait pas trop, encore une fois elle ne connaît pas cet homme et ne lui donnera pas sa pleine confiance comme ça en claquant des doigts. En revanche, oui ça reste plus judicieux qui sait ce qu’il y aura sur son chemin ? Elle a eu de la chance jusque-là, cependant, ça ne va peut-être pas encore durer.

— Pour la voiture et le bateau je n’en ai aucune idée, tu te doutes bien que si je le savais je ne serais pas resté dans le coin plus que de mesure. En revanche, il y a un garage dans le coin et un port de l’autre côté de la ville. Aucune garantie cependant que tu trouveras ton bonheur ici ou là et même si tu trouves un véhicule ou un bateau en état de fonctionner ce qui risque de poser problème c’est le carburant.

Et ça, c’est comme chercher une aiguille dans une meule de foin, tout un programme.

— En effet, je ne compte pas m’établir dans le coin, c’est bien trop urbanisé et il y a de fait beaucoup plus de chance de croiser des gens peu recommandable. Tout ce que je te dirais, c’est que je prends plus ou moins la même direction que toi, le reste je vais le garder pour moi.

Riley marque une pause, observant le barbu tout en tenant de peser le pour et le contre, avoir quelqu’un pour couvrir ses arrières ou ses avants c’est toujours utile, mais il y a toujours cette grande question sur la confiance. La blonde suppose que pour le découvrir, elle va devoir se jeter à l’eau.

— Vu tes questions et ta façon de me dévoiler en parti tes plans, tu vas me demander de t'accompagner un temps ?

Une façon comme une autre de tâter le terrain.



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Mr.Wolf
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Mr.Wolf
Ven 16 Fév - 18:47

Wyatt Houxton
J'ai 32 ans et je survis actuellement à Wilmington dans l’état du Delaware. Avant les bombes, j’étais un détective privé et j’étais ici pour une enquête. Je suis pour le moment célibataire. Sinon, j’ai pour objectif de rejoindre New York afin de retrouver ma maison familiale et faire mon deuil.

Plus d'infos à venir selon mes péripéties.

Artist Unknown

Écoutant silencieusement les mots de la jeune femme, Wyatt acquiescera simplement de la tête face aux maigres informations qu’elle venait de lui fournir. Obtenir l’emplacement approximatif d’un garage et d’un port n’allait pas lui permettre d’exaucer immédiatement son souhait, mais c’était déjà un bon début de piste. La remarque concernant la rareté de l’essence fit souffler légèrement du nez le concerné, conscient qu’il ne pouvait clairement pas la contredire sur ce point. Il n’y avait qu’à voir le nombre de voitures laissées à l’abandon qui pullulaient dans les rues de Wilmington. La plupart étaient soit complètement réduites à l’état d’épaves et les autres se retrouvaient avec leur réservoir siphonné par les plus rapides. En clair : posséder un véhicule en état de fonctionnement était déjà un miracle en soi… Mais réussir à trouver de quoi l’alimenter signifiait relever la difficulté d’un cran encore.

– « Mmmh… Tu n'as pas tort. Mais quand même… »

Avoua-t-il d’un air têtu tout en détournant momentanément ses yeux de son interlocutrice, essayant de réfléchir aux autres possibilités qu’il possédait pour son long périple. Y aller à pied lui prendrait des semaines, pour ne pas dire des mois. C’était « théoriquement » réalisable, mais la quantité de vivres, d’eau, et d’endroits sûrs pour dormir que ça demandait lui apparaissait bien trop colossale pour envisager un tel plan d’action. La voiture restait l’option la plus concrète, surtout s’il la comparait avec la voie maritime ou pire… la voie aérienne. Qui serait assez fou pour prendre l’avion dans un monde dans lequel quasiment n’importe qui cherche à vous déposséder de tout ce qui a un semblant de valeur et qui laisse peu de place pour le partage ou encore la pitié. Clignant des yeux pour se forcer à quitter son for intérieur, il continua de prêter attention aux dires de celle aux cheveux blonds, qui venait d’ailleurs de lui révéler, enfin à moitié, son objectif actuel. Ainsi donc leurs destinations coïncidaient… Face à ce constat, un léger frisson parcouru la colonne vertébrale de l’ancien détective privé. Venait-il de ressentir un brin d’engouement en entendant cela ? Ça y ressemblait.

– « C’est l’idée qui me traversait l’esprit, oui. Je me dis qu’à deux, on aura peut-être plus de chances d’éviter les emmerdes et réussir à atteindre la destination qu’on convoite. Qu’est-ce que tu en penses ? »

Demanda-t-il en gardant ses yeux intéressés plantés dans ceux de celle dont il ignorait toujours le nom. Celle-là même qui était en train de le jauger silencieusement, sûrement pour savoir si le pari qu’elle s’apprêtait à prendre en valait la peine ou s’il valait mieux décliner ce possible partenariat et s’en remettre uniquement à leur capacité de survie en solitaire pour aller le plus loin possible. Wyatt était conscient qu’avec son petit numéro d’hier soir, il ne partait pas avec des points d’avance, c’était même plutôt tout le contraire. Probablement était-ce là une raison supplémentaire pour lui de vouloir s’allier avec elle ? Sans doute souhaitait-il lui montrer qu’il pouvait être digne de confiance si jamais elle décidait de lui donner sa chance. Et puis, même s’il avait du mal à l’admettre, cette solitude forcée commençait véritablement à peser son poids sur l’épaule de notre homme qui s’efforçait chaque jour et chaque nuit de garder la tête froide, s’étant maintes et maintes fois jurer de ne pas sombrer dans la folie et devenir une pâle, mais effrayante copie des pillards sanguinaires et psychopathes qui massacrent tout sur leur passage.

– « Je sais que je n'ai pas fait une bonne première impression… Mais accorde-moi le bénéfice du doute, ne serait-ce que pour aller fouiner ensemble autour de ce garage que tu as mentionné. J’ouvrirai même la marche si tu veux, histoire que tu aies constamment un œil sur moi le temps de t’apercevoir que je suis réglo. »

Mince, voilà qu’il se remettait à monopoliser le tour de parole, visiblement un peu trop nerveux ou impatient de connaître la décision de celle aux yeux bleu-gris. Rattrapé par cette maladroite constatation, Wyatt décida de se taire pour de bon, laissant le soin à celle qu’il avait sous les yeux de sceller ou non le sort de leur possible coopération. Alors, une fois de plus, il essaya de décrypter de possibles indices de langage non verbal chez son interlocutrice, notamment au niveau de son visage. Si seulement il pouvait lire au travers de ces billes grises, ça faciliterait grandement les choses, n’est-ce pas ? Sauf que ça ne fonctionnait pas de la sorte. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était attendre qu’elle ne lui révèle son choix tout en espérant qu’elle opterait pour l’issue qu’il désirait de son côté. Voyant qu’elle allait prendre enfin la parole, le barbu retint presque son souffle, entendant carrément son rythme cardiaque bourdonner au travers de ses tempes. Allait-il devoir continuer d’arpenter les vestiges de Wilmington en solitaire ? Il allait le savoir… Maintenant.


Through hell, we thrive, and rebuild we will -feat Ananas Mdq7

You’re going to learn a lot of things, But it might be easier to keep living, if you didn’t learn them, if you didn’t know them. You don’t realize your body is on fire and burning up because of the things you did. You’ll understand one day. And then you’ll realize for the first time that you have many burns.
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