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LE TEMPS D'UN RP

House of Prey

Lobscure
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Lobscure
Ven 17 Nov - 23:01

House of Prey
Mise en situation

Imagine un monde…

Réduit à de nombreux couloirs et
portes qui ne mènent nulle part.

Un monde où la vie s’écoule sur deux
dizaines d’années tout au plus...

et où l’humanité se compte par milliers,
réduite à l’état de bétail.

C'est celui de Treize et Sept.

House of Prey Porte_sud2

La dynastie des Hommes n'est plus depuis longtemps, remplacée par celle des Ombres qui se nourrissent de leur chair. Pour éviter l'annihilation de l'espèce, les êtres humains qui restent sacrifie les leurs pour rassasier les Ombres.

Un mal nécessaire pour le bien du plus grand nombre qui permet à une poignée d'entre eux de survivre à cette nouvelle réalité, sans subir les conséquences de leur insatiabilité...


Contexte provenant de cette recherche



Le dernier acte est sanglant


quelque belle que soit la comédie en tout le reste: on jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais.
- B.P.

KoalaVolant
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Lobscure
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Lobscure
Sam 18 Nov - 0:28
e261f019c53c2111f386b85bda6128b8.jpg
Treize

J'ai 23 ans. Je suis née à l’intérieur de ces murs. Dans 6 mois, je serai partie pour la dernière porte à l’Ouest.. Je vis dans l’espoir de succéder un jour à Mère pour ne jamais quitter les miens. Sinon, grâce à mon insouciante légèreté, je suis attachée à mon petit monde et je le vis plutôt bien.



Chanson thème (13)

Il était l'heure de se lever dans la chambrée où la pénombre fut vite remplacée par la lumière émise des néons blafards juchés au-dessus de leurs lits. Treize, une jeune fille - plus si fille que ça - aux cheveux noirs rebondis, plus ou moins entretenus et qu’elle n’attachait jamais voulant garder ses grandes oreilles à l’abris des regards indiscrets, se réveilla la première. Ce dortoir-ci ne comptait que des filles. Tandis que celui des garçons se trouvait à l’autre bout de l’aile Sud. Étant les aînées de leur chambre commune et les premières levées, Treize, Dix et Six aidèrent les plus petites à émerger de leurs songes. Elles étaient toutes trois responsables des nourrissons en ce début de matinée strictement programmée, ainsi que des cours qui se donnaient dans l’avant-midi.

Ainsi, avant même de pouvoir rejoindre les autres à la salle commune qui leur servait aussi de cantine pour prendre leur petit-déjeuner, Treize savait devoir faire un tour par la nurserie pour nourrir les plus petits. Mère, une quinquagénaire aux cheveux noirs jais comme ceux de Treize, s'y trouvait déjà, portant dans ses bras un petit nouveau qu'elle présenta aux trois filles à leur arrivée.
— Il est arrivé ce matin. » Leur dit-elles. « Son nom est Quatre. » Elle releva la tête, souriant tendrement comme elle avait pour habitude de le faire. Elle était si douce Mère que tout le monde l’aimait comme si elle l’était véritablement. Leur mère. « Tu veux le porter Treize ?
Elle lui tendit avec milles précautions, le petit être frêle que la jeune femme enlaça alors à son tour de sa protection. La jeune femme s'attendrit devant cette nouvelle petite bouille encore toute fripée et aux yeux mis-clos. Pour Treize, aimer était un exercice aisé. Ce petit Quatre avait donc déjà gagné sa place dans son coeur.
— Commençons les filles, les garçons doivent bientôt avoir terminé de préparer le petit-déjeuner. Vous pourrez les rejoindre dès que vous en aurez fini ici.
Sur ces mots, elles hochèrent toutes trois de la tête et s’exécutèrent, servant le biberon à toutes les petites bouches affamées de la nurserie et changeant les couches nauséabondes, non sans se pincer le nez. Lorsque tout ceci fut fait, elles quittèrent la nurserie pour la cafétéria, affamées à leur tour. C’est là que la Mère intercepta Treize par le bras et replaça une mèche de cheveux derrière son oreille d’un geste qui se voulait maternel.
— Je vois depuis que tu es toute petite, Treize, à quel point tu es dédiée pour notre famille. Je sais que dans 6 mois, ton tour viendra où tu devras rejoindre ceux de ton âge à l’aile Ouest. Cependant, je pense que tu serais une candidate idéale pour devenir Mère à ton tour. Qu’en dis-tu ?
Les yeux de Treize s'élargirent, brillants d’entendre une telle nouvelle. Évidemment, qu’elle souhaitait devenir Mère à son tour et ne jamais quitter les siens. La question ne se posait même pas dans l’esprit de la jeune fille qui hocha vivement de la tête pour signifier son accord.

Treize arriva donc avec quelque peu de retard dans la salle commune où tous terminaient déjà leur bol de céréale, repérant la table où était assis Sept, Dix et quelques compères plus jeunes. Elle prit place à l’attablée, sa place usuelle, et vint assurément réveiller les dernières têtes encore endormies avec sa bonne humeur contagieuse et sa grande nouvelle.
— Devinez quoi ! Il se pourrait bien que votre chère Treize... devienne un jour votre Mère ! » Dit-elle sur un ton fier, empreint d’humour et d’une réelle joie décontenancée. Elle accrocha son regard sur Sept, pour qui cela ne fut jamais vraiment un secret, attendant la réaction de son ami qui semblait chaque jour de moins en moins enclin à ces éclats de joie dont elle, débordait. Une plus petite, dont les yeux s’illuminèrent d’admiration, s’écria :
— C’est vrai ça ? Tu vas devenir notre nouvelle maman ?
— J’y compte bien.  Elle caressa la tête de la petite avec affection. « Mère pense que je suis la candidate idéale pour prendre la relève. Je vais pouvoir rester avec vous, ici, pour toujours !
Des cris de joie s’élevèrent à l’heureuse tablée, bien vite rejoints par d’autres curieux.
— Mais tu n’es pas curieuse de découvrir l’aile Ouest ? » Lui demanda Dix, une rouquine aux yeux trop clairs, tout à fait surprise d’une telle nouvelle.
— Si, bien sûr. Mais… Je préfère m’occuper de vous tous. »Répondit-elle en partant à la chasse aux chatouilles et mettant le grappin sur le premier gamin à sa portée qui partit d’un rire grelot.« Une partie de cache-cache, ça vous dit avant le début des cours ? » demanda Treize à la petite assemblée qui s’était formée autour d’eux.
— Ohh oui !! » s’écrièrent les plus petits.
— Vas-y ! Cette fois-ci c’est moi qui compte ! » Lança Dix, commençant le décompte. Les enfants crièrent de plus bel. Tandis que Treize se faisait tirer par un petit de chaque main, elle tourna la tête vers Sept.
— Sept, tu te joins à nous cette fois-ci ? » lui demanda-t-elle tout sourire.


@telanie



Le dernier acte est sanglant


quelque belle que soit la comédie en tout le reste: on jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais.
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Sam 18 Nov - 15:32


Numéros sept

Je ne suis rien de plus qu’un numéro destiné à l’abattoir mais je n’en ai pas réellement conscience, tout ce que je sais, c’est que j’aspire à une meilleure vie que celle que l’on me propose. Tout me semble factuel, faux et sans le moindre intérêt, cela provoque une grande dépression chez moi alors que tout semble vie et joyeux autour de moi.
Est-ce moi qui déraille? En tout cas je ne le vis clairement pas bien !







:copyright:️️Pinterest



Toujours la même histoire, d' abord un bip dans les dortoirs, puis on se lève, on s'habille tous ensemble, on aide les plus jeunes garçons du dortoir puis on se rend à la cafétéria pour préparer le petit déjeuner pour tout le monde même les filles qui serviront alors les enfants avec ce que l'on a préparé. Toujours le même schéma sans fin, j'ai l'horrible sensation d'avoir fait ça toute ma vie, après viendra les cours d'école pour enseigner au plus jeune les bases de notre éducation mais je me demande réellement à quel but, je n'ai jamais compris, on ne nous dit rien sur l'extérieur sinon que quand on aura 24 ans, on sera enfin prêt à rejoindre l'autre côté. En attendant moi, qui suis appelé numéro sept, on ne peut pas dire que cette idée me convient, bien au contraire, elle me tourmente l'esprit depuis aussi loin que j'ai eu l'âge de la raison. Ce que l'on apprend chaque jour à l'école, je le sais déjà et ne voit pas réellement à ce que cela servira derrière cette fameuse porte qui se trouve à l'ouest, on ne nous l'explique pas. Personnellement, je me dis que cela ne peut pas être pire que ce trou où chaque jour débarque d'autres morveux que l'on doit materner. C'est pas un rôle de garçon à mes yeux, et j'en ai marre de jouer avec des bambins de cinq ans qui pleure dès qu'ils ont perdu. Par contre, passait du temps avec numéros treize, me redonne un semblant de sourire même si elle préfère passer du temps avec tout le monde que juste avec moi… elle sera une bonne mère tout le monde le sait, et je sais qu'un jour si elle ne part pas d'ici comme elle espère, nous serons séparé. Cette idée me déplaît fortement. Alors j'avale et passe le plus clair de mon temps à garder le silence. Certain comme treize s'inquiète pour moi et essaie de me distraire par des jeux idiot dont j'ai clairement passé l'âge.

Bref, sans réfléchir je prépare le petit déjeuner pour tous le monde dans l'attente de la voir arriver enfin, la seule raison pour moi de me lever le matin, c'est elle. Étrangement elle est en retard, ce n'est pas dans ses habitudes. D'habitude elle est toujours là pour aider à servir les “morvelles” comme je les appelle. Je décide donc de me mettre à table seul mais je suis rapidement envahi par numéros dix et d'autres vanupieds. Je grommelle dans l'espoir que l'on me laisse dans ma solitude, mais rien n'y fait. Finalement je la vois débarquer avec sa petite coupe de cheveux que j'admire toujours la bouche entrouverte, instinctivement je me redresse sur ma chaise pour l'accueillir, et chasse de ma tête mes pensées obscures un court instant car sa présence me donne un baume au cœur sans fin que je ne sais pas expliquer. Cela nous est interdit mais j'aimerais tellement la prendre dans mes bras et la serrer si fort afin qu'elle et moi soyons unis à jamais.

A la place de cet idéal pour moi une annonce qui me renvoie directement dans mes mauvais jours un espoir pour elle de demeurer à jamais ici. Nous serons tous contraints de partir à vingt quatre ans et donc même si on continue à se voir une année de plus au lieu de 6 mois seulement au vue de son âge et ses dires. Cela annonce également que l'on ne se reverra pas la bas. L'idée ne m'enchante pas le moins du monde ! Et je le fais comprendre à tous les gosses qui s'excitent autour de nous de la nouvelle en balançant ma cuillère virilement dans mon bol de céréales de rage. Mon désarroi est profond, je ne veux pas la perdre ! Le pire, c'est qu'elle est ravie, comme si c'était un cadeau d'avoir cette responsabilité, c'est une vrai corvée de vivre ici à jamais, je ne sais pas pourquoi elle veut faire ça. Je ne la comprendrais jamais. Finalement dix qui est un peu plus maline fait une remarque évidente mais treize ne semble pas comprendre en surenchérissant qu'elle préfère être avec nous tous pour toujours…

“Pour toujours … tu es sûre ?... “
dis je sur un ton ironique et vexé. Mais ma phrase tombe presque dans l'oubli entre les chatouilles et les rires des enfants. Je lève les yeux au ciel de dépit. Cela me dégoûte d'être autant content de la voir en sachant que je vais la perdre, et surtout qu'elle ne voit rien.

Finalement elle propose à l'assemblée un jeu de cache-cache avant l'école. On en fait pas tous les jours et cela a le mérite de changer mon quotidien morose.

“D'accord mais à condition que tu viennes te cacher avec moi treize, j'aimerais te montrer une cachette !”


La veille j'avais eu le réflexe de laisser un morceau de sparadrap sur le loquet de la porte qui mène à l'aile ouest afin d'empêcher sa fermeture. Notre mère l'avait laissée ouverte par erreur et je voulais voir ce qu'il y avait derrière. Malheureusement l'heure de se brosser les dents avait sonné alors je n'avais que cette solution pour la garder ouverte plus longtemps. Au moins avec cette histoire de cache cache, j'aurais tout le loisir de visiter derrière avec numéros Treize. Peut-être qu'elle sera moins encline à rester ici  si on voit ce qui se trouve derrière, ensemble. Qui sait ?

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Sam 18 Nov - 21:21
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Treize

J'ai 23 ans. Je suis née à l’intérieur de ces murs. Dans 6 mois, je serai partie pour la dernière porte à l’Ouest.. Je vis dans l’espoir de succéder un jour à Mère pour ne jamais quitter les miens. Sinon, grâce à mon insouciante légèreté, je suis attachée à mon petit monde et je le vis plutôt bien.



Chanson thème (13)

Visiblement, l’annonce ne semble pas être au goût de tous et il ne m’échappe pas la contrariété de Sept à cet égard. Je lui lance un regard fort réprobateur à son commentaire qui veut se traduire par : « pas de ça devant les plus jeunes » avant d'attaquer à coup de chatouille un des mômes qui se tenait un peu trop proche sur ma droite. Sept est le seul d’entre nous à être en proie à ce mal-être dont je ne saurais expliquer les origines. Lui non plus d’ailleurs. Il a toujours été peu bavard et accompagné de son lot de mystères. Mais ces derniers jours, il me semble de plus en plus refermé sur lui-même qu’auparavant et s'en est inquiétant. On a grandi ensemble, je le connais par cœur. Et même si nous ne partageons pas le même point de vue sur le monde, cela ne nous a jamais empêché d’être très proches l’un de l’autre. Je suggère donc pour chasser les mauvaises ondes une partie de cache-cache accueillie avec une vive énergie par tous. Sept le sait. Nous profitons souvent des jeux que l’on propose aux plus jeunes pour aller de notre côté à l’exploration du monde de fond en comble, sans éveiller les soupçons de Mère. Quoique depuis bien des années, nous avons tout exploré, j’avais envie d’illuminer un peu ce début de matinée pour Sept et les autres. Je lui lance un sourire complice et il semble comprendre la subtilité de ce que ce jeu implique pour nous puisqu’il me suggère une soi-disant nouvelle cachette. Cela a le don d’éveiller ma curiosité. Mais pas seulement. Un et Huit, deux gamins de 6 et 7 ans qui me traînent déjà de force par la main dans des directions opposées s’arrêtent subitement à ses propos.
— Oh oui !! Une nouvelle cachette !!
Heureusement que les autres enfants sont déjà partis se cacher, autrement, on ne s'en serait jamais sortis ! Je retiens un rire et glisse à l’oreille de Sept.
— Bravo pour la discrétion.
Dix, non loin, qui fait face à un mur et qui s’impatiente de nous savoir toujours là, interrompt son décompte.
— Arrêtez de parler et grouillez-vous un peu ! Je vais pas compter indéfiniment. » qu’elle grommelle.
Je lui tire la langue pour amuser les petits, qu’ils ne se sentent pas intimidés par Dix qui se veut faussement irritée et les tire vers moi pour les diriger à l’extérieur de la salle commune. Je fais signe à Sept de la tête.
— Allons leur trouver une cachette d’abord…
Nous partons donc en petit groupe de 4. J’ai en tête une cachette qui pourrait bien faire gagner les deux énergumènes qui me suivent comme mon ombre et nous faire gagner un max de temps. Enfin, si Sept et moi revenons avant la fin du jeu bien sûr. La plupart des mômes se cachent dans les dortoirs, sous les lits ou derrière des meubles en général. Les options sont limitées dans le monde, mais Sept et moi en connaissons une inconnue de tous. Le bureau de Mère. À cette heure de la journée, elle ne risque pas de s’y trouver de toute manière. Trop affairée à s’occuper dans la nurserie, elle n’y sera pas avant l’après-midi. La pièce secrète et sa clé se trouvant dans la bibliothèque, j'y amène donc le petit groupe, et face à une des étagères remplie de livres, viens déloger la clé du bureau, caché dans un roman sous la complicité de Sept. Une fois la porte ouverte, j’allume pour ne pas les laisser sans lumière et fais entrer les deux enfants.
— Une chose. Promettez-moi que lorsque vous entendrez Dix abandonner la partie, vous sortirez sitôt de votre cachette et refermerez la porte derrière vous. Promis ? » Je me baisse à leur hauteur et leur présente mon petit doigt pour sceller le pacte. Quoiqu’enfantin, ce geste compte énormément pour les plus jeunes et me sert de confirmation qu'ils écouteront bien tout ce que je dit. Les deux enfants s’empressent de me tendre leur petit doigt et se cachent sous le bureau de Mère en gloussant. Je referme doucement la porte derrière eux avant de me redresser et me retourner vers Sept, fière de mon coup.
— Alors cette cachette ? Où allons-nous cette fois ?


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Dim 19 Nov - 8:58


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Je ne suis rien de plus qu’un numéro destiné à l’abattoir mais je n’en ai pas réellement conscience, tout ce que je sais, c’est que j’aspire à une meilleure vie que celle que l’on me propose. Tout me semble factuel, faux et sans le moindre intérêt, cela provoque une grande dépression chez moi alors que tout semble vie et joyeux autour de moi.
Est-ce moi qui déraille? En tout cas je ne le vit clairement pas bien !







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Son regard me fusille, elle m'en veut de dire tout haut ce qui me semble si évident. Contrairement à elle, je préfère la vérité à un mensonge éhonté pour faire plaisir aux nains de jardin. D'ailleurs je préfère les ignorer même si au fond de moi je les aime à ma façon comme des frères, ils me sortent tous des yeux, quoi de plus normal, on dirait que tout tourne autour d'eux et que nous, nous n'avons plus la moindre importance.

Ma proposition que je lui montre une nouvelle cachette est bien entendu, réclamer des mioches, elle a raison je n'ai pas été très malin sur ce coup là. Heureusement elle rattrape ma bourde comme si elle aussi voulait que l'on soit ensemble pour changer.

Nous prenons donc la route vers le bureau de mère pour nous débarrasser des deux parasites, tout du long du chemin, montent en moi la tristesse et la peine de la perdre. Je contrôle toutefois l'envie de pleurer ou de tout casser, tiraillé par cette émotion de profond rejet de l'évidence, je vais la perdre.

Une fois les petits isolés dans un espace clos je la tire dans un couloir vide par la main puis dans la fougue j’accentue ma poigne pour la projeter dans mes bras. Les contacts sont interdits mais je m'en fiche totalement et la serre dans mes bras quoi qu'il arrive, elle peut râler autant qu'elle veut la future mère ! Je garderai mon étreinte aussi longtemps que ce sanglots que j'avale en moi disparaisse. Cette odeur qui m'envahit, j'adore tout de son être, je me sens si bien en sa compagnie, j'hume son parfum au point de ressentir un plaisir intense, mon nez se plaque sur sa nuque et je la tiens pour pas qu'elle s'échappe.

“Je veux pas que l'on soit séparé treize, je veux partir et demeurer à jamais à tes côtés, aussi proche que possible, même si je dois pour cela cesser de respirer.”

Une envie impossible à tenir sur la durée, j'en ai conscience, ainsi je la relâche pour que mon étreinte ne devienne pas une contrainte pour elle. Je remue la tête comme pour chasser mes émotions, hors de question que je pleure en sa compagnie, mais ma fragilité est perceptible. Je n'ai clairement pas fait tout ça car je lui veux le moindre mal, bien au contraire. Cela montre à quel point je tiens à elle !

J'écarte toute remarque sur mon état en continuant à prendre les devants, je ne lui ai toujours pas lâcher la main et l'entraîne à nouveau avec moi dans les couloirs direction la porte interdite.

“Je dois te montrer un truc, sinon tu ne me croiras pas !”

Il ne nous faudra pas longtemps pour arriver à la porte que j'ai laissé ouverte grâce à mon sparadrap la veille au soir. Je l'entends déjà râler de ce que je m'apprête à faire mais peu importe. J'ouvre la porte devant ses yeux et finit par dire.

“Avant que tu ne sois mère, allons voir ce dont tu comptes te priver ensemble d'accord ?




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Dim 19 Nov - 18:13
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Treize

J'ai 23 ans. Je suis née à l’intérieur de ces murs. Dans 6 mois, je serai partie pour la dernière porte à l’Ouest.. Je vis dans l’espoir de succéder un jour à Mère pour ne jamais quitter les miens. Sinon, grâce à mon insouciante légèreté, je suis attachée à mon petit monde et je le vis plutôt bien.



Chanson thème (13)

En grandissant, si les jeux d’enfants nous permettaient de s'éclipser allégrement à nos excursions et aller à la découverte des confins du monde, nos jeux à nous avaient évolué avec les années, force de découvrir toujours les mêmes recoins poussiéreux. Des envies de se retrouver seuls, sans vraiment comprendre pourquoi, toujours avec ce désir qui nous poussait l’un vers l’autre et qui n’était pas le même que celui que nous éprouvions pour les autres enfants. Avec Sept, ces aventures d’exploration étaient devenues des fringales d’intimité où l’on se découvrait plutôt des sensations nouvelles, endormi peut-être. C’était parfois des mains qui s'entrelaçaient frileuses, parfois des doigts vagabonds sur mon épaule, les miens se voulant dessiner les traits de son visage pour les gravés dans un coin de ma tête. Et il y avait de quoi éveiller les sens et des sentiments nouveaux que je ne connaissais pas. Aussi, étais-je toujours celle à mettre fin à ces jeux la première avant de céder à cette faim, cette insatiabilité qui grondait en nous, par peur d'être pris sur le fait. Je craignais les conséquences de ces jeux que je savais interdits plus terrible que nous les imaginions.

Pourtant cette fois-ci, je la sens différente des autres cette étreinte, alors qu’il me tire à l’abri des regards profitant que nous soyons seuls pour glisser sa main dans la mienne. Sept s’arrête subitement pour m’attirer avec force dans ses bras et là mon souffle s’accélère. Je le sens dans la tension qui nous habite que c’est nouveau cette fois-ci, pour tous les deux et je ne sais pas comment réagir à ce contact beaucoup plus… frontal que les autres. Néanmoins, je ne recule pas devant lui, n’ose rien dire ne voulant pas rompre avec la délicatesse de l’instant et savoure plutôt de sentir son visage disparaître dans mon cou. Je le lui rends en caressant tendrement sa nuque, puis ses cheveux. C’était donc ça, Sept, la raison de ta morosité ces derniers jours ? Il redoute la séparation. Je ne sais pas quoi répondre à sa déclaration. J’aimerais lui dire que cela n’arrivera pas, qu’il pourra venir me rendre visite autant qu’il lui plaira, mais les années nous ont prouvé que tous ceux qui quittent le monde ne regardent pas en arrière. Nous ne recevons de nos aînés aucune nouvelle, visite ou même la moindre lettre de leur part. Il semblerait que l’autre côté ait de quoi faire table rase du passé.

Le contact de nos corps s’interrompt, mais Sept se refuse à me lâcher la main et cette fois-ci nous partons véritablement à l’aventure. Il ne m’en prend peu de temps pour réaliser où Sept nous emmène. La porte qui sépare les couloirs de l’aile Ouest s’offre à nous. Mes yeux s’écarquillent en découvrant que celle-ci est entrouverte au moyen d’un bout de sparadrap posé là.

— C’est pas vrai, Sept… Comment tu t’y es pris ? » je demande hallucinée avec un large sourire. « Elle ne la laisse jamais ouverte… » Je dis parlant de Mère. Je me suis toujours imaginé que l’aile Ouest était peut-être semblable aux livres de la bibliothèque. Des plafonds azur, sur lesquels miroiteraient des traces de fumée blanche ainsi qu’un sol verdoyant. La curiosité me dévore, je dois l’avouer.
— Tu penses qu’ils sont là ? Tous les autres ? » Sans y penser deux fois, je pousse doucement la porte face à moi et pénètre la première ces lieux jamais visités.

Le monde est grand. Il est fait d’étages reliés par des escaliers, reliés par des couloirs qui sont reliés à de nombreuses portes. Et l’aile Ouest n'en fait pas exception. Il n'en est que la continuité du monde, quoique plongé dans une curieuse pénombre. Un courant d’air se fait ressentir aussi, il fait plus frais dans cette partie-ci du monde. La raison m’échappe. Mon excitation n’en est que plus grande, quoique peut-être déçue de réaliser que nos frères et sœurs aînés ne se trouvent pas dans cet autre côté où pourtant nous avons témoigné de leur passage quelques années plus tôt. Mais où sont-ils, alors ?
— Il fait trop sombre ici. » Je me retourne vers Sept. « T’as apporté de quoi mettre un peu de lumière j’espère ? » Je lui lance un sourire taquin, espérant vraiment qu’il ait des allumettes ou je ne sais quoi, autrement notre petite escapade tombe à l’eau.



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Dim 19 Nov - 19:17


Numéros sept

Je ne suis rien de plus qu’un numéro destiné à l’abattoir mais je n’en ai pas réellement conscience, tout ce que je sais, c’est que j’aspire à une meilleure vie que celle que l’on me propose. Tout me semble factuel, faux et sans le moindre intérêt, cela provoque une grande dépression chez moi alors que tout semble vie et joyeux autour de moi.
Est-ce moi qui déraille? En tout cas je ne le vit clairement pas bien !







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La nouvelle l’enchante, et cela me rassure, elle n’a pas peur de voir l’autre côté avec moi, je m’attendais presque à ce qu’elle me gronde, me voilà rassuré !

“Oh et bien, quand Huit est partie hier, mère est revenue seule et j’ai bloqué la porte avec mon pied puis j’ai collé ce sparadrap, depuis la porte ne se ferme plus. Du moins tant que l’on enlève pas notre pass de fortune…. et oui j’espère les revoir ! c’est le but ! Je pensais que tu m’engueu… ”


La fin de ma phrase est coupée par sa hâte de franchir le seuil de la porte. Il fait froid, sombre et lugubre, j’avais ressenti la même sensation lors de son ouverture hier soir. Je m’attendais à des lumières moi aussi mais non. L’endroit est hostile à notre vue et on ne peut effectivement pas avancer sans un appuie logistique de taille. Je sors alors une boîte d’allumette de ma poche, un signe d’intelligence de ma part. La fierté peut se lire sur mon visage, je ne la décevrai pas aujourd’hui !

“Yep !”

L’ustensile rudimentaire sortie de ma poche, j’en craque une et commence à m'engouffrer avec treize dans le passage afin que l’on puisse voir un peu plus où cela nous mène.
Le couloir semble sans fin tellement la luminosité est faible, mais au moins on ne se perdra pas. J’ai fini par lâcher la main de ma précieuse amie afin de pouvoir allumer cette torche de fortune, il serait plus malin d’avoir un truc à brûler ou bien une lanterne.

Comme si le destin m’avait ouvert la voie, trois bon mètres plus loin, je remarque une sorte de présentoir où sont entassés des objets de spéléologie, pioche et tenu, je n’en comprend pas l'intérêt de la moitié d’entre eux, mais parmi l'ensemble se trouve une lanterne pour mineur.

Je m’interroge sur l’objet et entrouvre la petite lucarne en verre en tapotant dessus, au centre une bougie, j’en déduis qu’il s’agit d’un endroit où installer ma flamme.

Que la lumière soit ma chère.”

C’est alors que l’objet inconnu allume la pièce où nous nous trouvons, bien plus efficace que ma simple allumette. Je remarque les couleurs sur les murs, une énorme fresque est dessinée tout du long…Je ne sais pas réellement ce qu’elle représente ni même à quoi elle fait référence. A vrai dire je suis comme émerveillé par le travail qu’il a fallu faire pour polir ainsi la roche.

“Treize, regarde !”


Lui dis-je afin que ces yeux se fixent sur ce que je n’arrive pas à décrire. Mon instinct d’aventurier me pousse à soulever la lanterne que je viens de trouver afin d’augmenter la luminosité, bien plus haut. Dans la pénombre est gravé une sorte de créature bipède étrange et difforme avec plein de griffe et de croc, mais je n’en porte pas cas, tout cela n’a pas le moindre sens pour moi, c’est comme si vous lanciez un livre sur le sol et que vous deviez le lire à distance, l’information de cette chose se perd dans l’immensité de la fresque.

Il faut dire, je n’ai jamais vu de telle créature, ni même de si belle décoration murale. Il s’agit d’un avertissement, mais je n’en ai alors pas conscience.
 
C’est alors que j’entends un bruit de porte qui se ferme, un grand clack ! La porte qui mène ici vient de se fermer derrière nous, nous sommes enfermés !  

C’est officiel, cette fois, Treize va m’engueuler !

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Dim 19 Nov - 21:46
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Treize

J'ai 23 ans. Je suis née à l’intérieur de ces murs. Dans 6 mois, je serai partie pour la dernière porte à l’Ouest.. Je vis dans l’espoir de succéder un jour à Mère pour ne jamais quitter les miens. Sinon, grâce à mon insouciante légèreté, je suis attachée à mon petit monde et je le vis plutôt bien.



Chanson thème (13)

Sept sort un petit paquet d'allumettes de sa poche. Il m'en voit ravi. Puisqu'il est le détenteur de notre seule source de lumière, je l'invite à prendre la tête de notre exploration. Nous empruntons le premier couloir qui s'offre à nous malgré l'obscurité pesante. J'ai l'instinct de regarder derrière moi une dernière fois, m'assurer que la porte demeure bien entrouverte derrière nous. Ce serait idiot de se retrouver coincés ici. Surtout que le prochain passage pour le tournant des 24 ans de Dix n'aura pas lieu avant une semaine. Le trait de lumière qui s'échappe par la fente de la porte est la seule chose perceptible, et elle rétrécit à chaque pas.

Alors que nous circulons à travers les nouveaux couloirs, pourtant pas si différents des nôtres de l'autre côté, nous tombons sur un tas de débarras d'outils en tout genre qui ne nous dit rien. Sept s'empare de l'un d'eux et a le réflexe malin d'approcher une allumette vers le centre d'un petit réceptacle en verre. Aussitôt, la lueur s'élargit et s'étend sur les murs autour de nous. Je lâche un soupir de soulagement, agréablement surprise de l'utilité de l'objet qui tombe à pic. C'est à ce moment-là que Sept attire mon attention sur les murs non loin de nous, éclairés par la lanterne qu'il brandit devant lui. Je fronce les sourcils, trouvant une ressemblance dans cette fresque dont les couleurs me rappellent celles des craies à pastel utilisées par les plus jeunes de notre famille. Cependant, la scène de ce dessin sur les murs est étonnamment différente. Un bonhomme allumette souriant arbore aussi un sourire à l'envers, gravé avec quelque chose de contondant sans doute plutôt que les pastels. La fresque présente un fond bleu comme ceux dans les livres et un sol vert avec des traits par dizaines qui pointent partout. Et à côté de tout cela, une autre forme, plus étrange, noire et difforme aux yeux ronds et tout blancs, elle aussi ayant été gravée… Mes doigts parcourent la fresque pour m'en assurer. Le relief du sourire à l'envers du bonhomme allumette est le même que celui de la créature et m'affirme qu'ils ont bien été gravés par-dessus le reste du dessin. Sans doute après. Je frémis.

— Qu'est-ce que c'est que ce truc ? » Je lâche dubitative à Sept. « Ça ressemble aux dessins que font parfois les petits sur leur calepin, mais celui-là est bizarre. »
Nous n'avons pas le temps de nous attarder sur ce mystère qu'on entend au loin le claquement d'une porte. Mon regard croise celui de Sept, un instant prise de panique, un instant sentant monter en moi une colère noire. Non... ne me dis pas que... Furieuse de réaliser la situation dans laquelle nous nous trouvons par sa faute, je me retiens de lui hurler à la figure. Après tout, c'est aussi ma faute, non ? Ne suis-je pas celle à avoir franchi le premier pas dans ce monde pourtant interdit ? Je n'arrive pas néanmoins à me départir de ma frustration.

— Et puis zut ! Explorons tant que nous le pouvons, on risque bien de se faire passer un savon de toute façon quand mère nous découvrira ici. » J’arrache la source de lumière des mains de Sept, encore quelque peu éméchées, et m'engouffre dans l'une des allées qui s'ouvre à nous. Je lui en veux et ne me retiens pas pour le lui cacher. Si nous avons toujours été doués pour déjouer les règlements, la contrepartie était de ne jamais se faire prendre. La petite escapade proposée par Sept risque de me coûter cher, peut-être même le rôle spécial que Mère me réserve.

Pour apaiser la panique en moi, j'opte pour l'ouverture d'une porte au hasard. Celle-ci révèle un bureau similaire à celui de Mère, mais étrangement différent avec un tas d’objet que je ne reconnais pas. La pièce est bordélique comme si on s'était empressé de partir. Des bouts de papier jonchent le sol et un instrument étrange repose sur l'un des meubles. Mes doigts, trop désireux d'en connaître l'utilité, tapotent l'objet pour en découvrir la fonctionnalité. C’est là qu’un son s’échappe de l’étrange instrument un fort grésillement mêlé à quelque chose de mélodieux et accompagné par la voix enchanteresse d’une femme. Je n'ai jamais rien entendu de tel. Des frissons me parcourent l’échine. La voix résonne jusqu'aux couloirs derrière nous, chassant le silence qui y régnait. À travers cette symphonie mystérieuse, je distingue finalement des images qui prennent forme dans l'obscurité. Il y a d’autres dessins accrochés sur le mur, derrière le bureau ? Non. Les personnages qui y figurent semblent aussi réels que nous. Qu’est-ce que ceci ? Je décroche l’une de ces images pour les apporter plus prêt de mes yeux.
— Sept, tu as une idée de ce que c’est ? » L'image semble illustrer une famille d'enfants de tout âge que je ne connais pas, qui entoure une femme portant les mêmes habits que Mère. Et derrière, il y a la fresque que nous avons découverte plus tôt, mais le sourire à l'envers du bonhomme et la créature ne s'y trouvent pas.



Le dernier acte est sanglant


quelque belle que soit la comédie en tout le reste: on jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais.
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Dim 19 Nov - 22:31


Numéros sept

Je ne suis rien de plus qu’un numéro destiné à l’abattoir mais je n’en ai pas réellement conscience, tout ce que je sais, c’est que j’aspire à une meilleure vie que celle que l’on me propose. Tout me semble factuel, faux et sans le moindre intérêt, cela provoque une grande dépression chez moi alors que tout semble vie et joyeux autour de moi.
Est-ce moi qui déraille? En tout cas je ne le vit clairement pas bien !







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Incroyable, elle ne me crie même pas dessus ! Pourtant moi je suis sûr que je mérite bien plus que de la frustration. Décidément, Treize a décidé de ne pas m’en vouloir de quoi que ce soit, peut être même qu’elle se sent fautive pour le coup. En tout cas, je ne comprends pas pourquoi le sparadrap n’a pas tenu alors qu’il est resté toute la nuit en place.

Treize est plus concentré que moi sur la fresque et j’avouerais que je ne comprend rien  à ce que je vois, que représente le bleu, que représente le vert. Les notions de ciel et d’herbe sont des concepts inconnus pour nous deux et l’idée même que cela signifie réellement quelque chose ne nous vient pas forcément à l’esprit.

Du coup afin de ne pas rester ici plus longtemps, nous décidons de rentrer dans une pièce annexe, afin de pouvoir visiter le complexe souterrain et de ne pas rester là à faire du surplace.  

Treize a peur de se prendre un savon, et peut-être de perdre le rôle qui lui était destiné… si seulement cela pouvait être vrai, on ne serait plus séparé comme ça ! Je demeurerai égoïste à ce sujet, car quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle touche, je n'arrête pas de l’observer et de lui sourire quand elle me regarde à son tour. J’admire cette fille comme si elle était ma mère, sans être ma mère. je n’arrive pas à l’expliquer, c’est ainsi.

Finalement son regard se porte sur une espèce d’objet que je n’ai jamais vu, elle émet un son et je sursaute alors dans la pièce d’étonnement, au point que je me mette à crier un son étrange qui pourrait faire penser à celui d’une gamine apeurée.

Je me redresse droit et fier quand je réalise que ce n’est pas hostile et que je me comporte vraiment comme une mauviette.

“P… pardon, cela m’a surpris, c’est… bizarre, je dirais qu’ils ont mis des gens à l’intérieur de cette chose… on devrait peut-être briser le verre pour les libérer, y a une mère qui semble prisonnière, non ? A moins que cela ne représente, une chose qui a eu lieu y a longtemps, une sorte de souvenir ?”

C’est alors que ma colonne vertébrale se met à frémir de haut en bas, j’ai entendu un son étrange mais il ne venait pas de cette boite, cela venait du couloir extérieur.
Le bruit que j’ai entendu me déplait car je suis incapable de le transcrire, je ne veux pas que l’on soit repérer, instinctivement c’est comme un réflexe de survie, je ne sais pas pourquoi mais je me précipite vers treize pour lui arracher des mains l’objet mais n’en fait rien, juste je pose mes doigts sur les siens qui le tient et lui dit à voix basse.

“On devrait briser cette chose pour qu’elle cesse de faire du bruit. Je…Je crois que l’on est pas seul…”

En parallèle, j’ai le réflexe d’éteindre la lumière de ma lanterne.
Effectivement, il ne faudra pas longtemps pour que le bruit recommence dans les couloirs, une sorte de grincement sombre, comme si Treize nous hurlait dessus malade avec une voix rauque. Le bruit n’est pas solitaire, il s’accompagne d’un crissement sur la paroie des murs, comme si un ongle glissait le long d’un objet métallique et le faisait grincer. Comme une assiette et une fourchette.. Une énorme fourchette.

J'éteins l’objet à la hâte et plaque ma main sur la bouche de  Treize qui ne semble pas réaliser.. On est pas seul je le sens, une chose en moi me dit de ne pas faire de bruit, un instinct de survie surdéveloppé alors que je n’ai jamais été confronté au moindre danger jusqu’ici, mais là je le sens, cela me tourmente dans mes tripes.

Finalement, une voix parle dans les couloirs, notre mère, elle parle à une autre personne, un homme mais je ne reconnais pas la voix.

“Où en êtes-vous avec huit ? Il est prêt ? Elle a faim n’entendez vous pas ?”
-Oui nous allons pouvoir l’amener à la salle noire.
-Bien, ne tardez pas, vous savez ce qui arrive quand on la fait trop attendre.”

Les voix s'arrêtent et mère retourne dans notre dortoir alors que l’individu lui semble s’éloigner vers l’ouest. Elle utilise une clef et sort du couloir, elle ne semble pas nous avoir repérer ni même fait attention à notre sparadrap.

Je fixe alors Treize dans la pénombre avec mes yeux ronds, tout cela ne me rassure pas le moindre du monde.

“Huit est encore ici, tu veux aller le voir ? mais restons discret, je n’aime pas tous ces bruits”


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Lun 20 Nov - 16:53
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Treize

J'ai 23 ans. Je suis née à l’intérieur de ces murs. Dans 6 mois, je serai partie pour la dernière porte à l’Ouest.. Je vis dans l’espoir de succéder un jour à Mère pour ne jamais quitter les miens. Sinon, grâce à mon insouciante légèreté, je suis attachée à mon petit monde et je le vis plutôt bien.



Chanson thème (13)

Le son qui se met à émaner de ce curieux objet fait sursauter Sept qui lâche un cri aigu. Mon cœur manque de me lâcher. Je le regarde stupéfaite, avant d'éclater de rire nerveusement.
— Ne fais plus jamais ça. » Je souffle encore nerveuse, me retenant de rire de nouveau face au comique de la scène.
Il tente de cacher son embarras en essayant de trouver une explication aux images que je trouve cachées derrière le bureau. Des personnes ? Prisonnières là-dedans ? Elles ne m’ont pas l'air… vivantes. Peut-être une représentation de celles-ci, comme il le suggère si bien.
— Une sorte de souvenir, dis-tu ?
Toutes ces étrangetés vont finir par me causer un mal de tête. Si je repose les images à leur place, je suis tentée de repartir avec l'étrange objet dans lequel s'échappe une voix de femme mélancolique. Sept me retient dans mon geste, ou plutôt semble soudain paniquer lorsque je lève les yeux vers lui et s'empresse de faire taire l'objet avant d'éteindre notre seule source de lumière. Je viens pour rétorquer mon mécontentement, mais Sept m'empêche d'émettre le moindre son en plaquant sa main sur mes lèvres.

C'est là que je l'entends, moi aussi, ce hurlement étouffé et sinistre au loin, qui n'a rien d'humain. Il s'accompagne d'un bruit strident métallique horrible sur les murs, à m'en faire ciller les oreilles. Finalement, le silence s'installe de nouveau dans les corridors, bientôt vite remplacé par une voix familière au loin. Les échos d'une conversation nous montent aux oreilles, et je crois reconnaître la voix de Mère, mais je ne reconnais pas celle de son interlocuteur. Une voix d'homme, plus mature que celle de Sept. Des bribes de la conversation, le jeune homme en question me propose d'aller se payer une visite à Huit. J'ai le sentiment désagréable au fond de moi que nous ne devrions pas nous trouver là.
— De qui parlait-elle ? » Je demande à Sept, quoique lui-même ne doit pas avoir la réponse à cette question.
J'ouvre la porte, et réalise que la pénombre n'est plus. Quelques néons aux plafonds se sont mis à fonctionner, mais la plupart clignotent et laissent certains couloirs dans la pénombre. J'avertis Sept et c'est là que les bruits métalliques que nous avions entendu plus tôt prenne sens. Je découvre derrière moi que la porte de la pièce a été lacérée par je ne sais quoi. Les murs non plus n'y ont pas échappé.
— Allons voir Huit et sortons d'ici.

Je m'avance la première, en direction de là où les voix semblaient provenir, et finis par voir sortir par l'une des portes, Huit, accompagné de Mère souriante et de deux hommes adultes que je ne connais pas.
Nous décidons de les suivre discrètement, guidés par un besoin criant de comprendre les choses qui se déroulent sous nos yeux. Quelque chose ne tourne pas rond, mais je n'arrive pas à saisir quoi. Finalement, je réalise que nous arrivons à la dernière porte à l'ouest. Celle dont parlait Mère, nous attendant tous au tournant de nos 24 ans. L'un des hommes l'ouvre, mais la noirceur de la salle ne permet pas d'y voir ce qu'il s'y trouve. Finalement, il sort de sa poche un objet étrange qui se met à émaner un puissant rayon de lumière au loin. Cette lumière-ci n'a rien à voir avec celle de Sept plus tôt. Aussitôt, nous discernons de l'autre côté, à travers les silhouettes de Huit, Mère et les deux hommes, la curieuse pièce. Elle est entièrement vide, et le mur du fond présente une béante ouverture, une sorte de trou gigantesque. Le courant d'air se fait d'autant plus ressentir par ici. Je me demande si cela ne serait pas une sorte de tunnel comme celui des souris, mais plus grand.
— C'est par là, mon garçon ! » S'exclame l'une des voix qui craque une allumette pour allumer un curieux bout de bâton qu'il pince entre ses lèvres, avant d'en souffler la fumée qui en émane au dessus de lui. Il ouvre le petit paquet de ce drôle de bâton et le tend à Mère qui refuse d'un hochement de tête froid. Il hausse les épaules et, face à l'inertie de Huit, ajoute : « Tu rentres là-dedans et tu continues tout droit.
— On n'y voit rien là-dedans. Vous ne me donnez pas un de ces… machins ? » demande Huit aux deux hommes, en pointant du menton leur outil lumineux. Ces derniers soupirent.
— Tu n'en auras aucune utilité. Crois-moi. Allez gamin, on n'a pas toute la journ..» L'homme s'interrompt.
De nouveau, cet hurlement sinistre au loin. Cette fois-ci par dizaines et provenant du trou au mur. Les deux hommes semblent soudain crispés et se mettent à reculer vers la porte. Le silence retombe. Et là, je distingue dans l'ouverture du mur plongé dans la noirceur, une paire d'yeux blancs lumineux, puis deux, puis trois, puis dix. Une épaisse brume noire s'accompagne et s'échappe du tunnel. Huit est tétanisé par ce qu'il se trouve dans le trou, mais nous ne voyons rien. Un temps passe, nous avons tous le souffle suspendu. Et là, par dizaines, des créatures difformes s'extirpent du tunnel et s'abattent sur Huit. L'une lui arrache un bras, une autre lui déchire l’abdomen, et les cris de Huit se transforment alors en des hurlements de douleur et d’agonie. Mère et les deux hommes se précipitent à l'extérieur de la pièce, et tout juste avant qu'ils ne referment à la hâte la porte derrière eux, je discerne le visage en sang et horriblement défiguré de Huit qui plante ses yeux vitreux dans ceux de Mère, le bras qui lui reste désespérément tendu vers elle dans l’espoir qu’on le tire de là.
— Mère!! » Les créatures l'emportent et s'engouffrent dans le tunnel. La pièce est de nouveau vide. Un autre cri retentit par l'écho des cavités du tunnel, puis le silence retombe. Froid et pesant.
Mère arrange les plis de sa robe et, d'un ton tout à fait détaché, je l'entends dire à l'attention des deux hommes.
— Bien messieurs. Nous nous revoyons la semaine prochaine, numéro Dix arrive à terme de son développement.
— Entendu.

Le groupe se sépare. Nous restons tapies dans l'ombre d'un couloir adjacent de longues minutes sans bouger, encore frappés d'effroi par la scène que nous venons d’assister. Les larmes me montent aux yeux et un haut-le-cœur aussi. Je suis comme pétrifiée sur place. Je ne parviens pas à bouger. Mes lèvres tremblent, mais je réussis néanmoins à murmurer à Sept ces quelques mots que je peine à dire. Je le supplie :
— Sors-nous d'ici… S'il te plaît… » Je fonds en larmes.



Le dernier acte est sanglant


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