Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

The House Of The Rising Sun

Sha
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Univers fétiche : Sadique polyvalente.
Préférence de jeu : Les deux
patrick
Sha
Dim 11 Juil - 22:01
Le contexte du RP
Florida State Prison

La situation
La Prison de l'Etat de Floride est un établissement de sécurité maximale. On y enferme les détenus jugés dangereux pour l'état. Empilés les uns sur les autres en attente de leur libération, conditionnelle ou finale, chacun est prié de respecter les règles de la prison - cette dernière ne fera aucun favoritisme.

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Contexte libre.



Oh Darling,
Darling, What I have done ?
Sha
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patrick
Sha
Dim 11 Juil - 23:43
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Stanley Sheller
J'ai 25 ans et je vis à la Prison de Raiford (FSP), en Floride, USA. Dans la vie, je suis le détenu S06699 et je m'en sors pas trop mal.

Stanley Sheller a été jugé pour l'assassinat prémédité de trois hommes à l'âge de 16 ans dans une sordide histoire de prostitution et de viol sur sa mère abusive. Jugé comme un adulte, il a été condamné à 150 ans de prison.
Mary Sheller n’était pas une bonne mère.
Elle n’avait de toute façon jamais voulu l’être – violée à 15 ans par un toxicomane que sa mère appelait « petit ami ». Elle avait gardé l’enfant, parce qu’avorter ça ne se faisait pas à l’époque. Elle l’appelait « l’enfant », parce que ça ne serait jamais son fils. C’était quelque chose, un petit être qui la regardait toujours avec amour, qui lui pardonnait tout. Même quand elle n’était plus aussi gentille que ça, Mary Sheller, même quand elle le laissait toute la journée avec Juliet Sheller, sa propre mère qu’elle n’avait jamais aimé comme une mère.
Mary Sheller n’avait jamais cherché à rompre le cercle. Elle s’était dit qu’il trouverait un moyen, lui-même, de grandir. De se protéger parce qu’elle n’avait jamais été capable de protéger qui que ce soit, pas même elle-même.

Stanley Sheller avait grandi entre temps. Du nourrisson gênant et braillard il était devenu bagarreur, insolent. Toujours le regard droit dans les yeux des grands, toujours bavard, même la bouche en sang. Il y avait dans Stanley Sheller une volonté de vivre, non pas insoupçonnée, mais véritable. Stan avait survécu à la grossesse, à l’enfance – il allait survivre à tout.
Ce que Mary Sheller ignorait en revanche, c’est qu’elle ne supporterait pas prendre des leçons de la part de cette horrible chiure qu’elle avait pondu un vingt-trois décembre. Pas supporter de l’entendre balancer de belles leçons, des « je te protègerai », des « il faut que ça s’arrête », des « je ne le laisserai plus jamais faire », comme si elle n’était qu’une enfant, comme si à un moment donné les rôles s’étaient inversés.

Alors à la Cour suprême de Floride, à Tallahassee, dans le silence pesant d’une salle pleine à craquer à la climatisation morte, à la chaleur écrasante, elle n’avait pas jeté un seul regard à son cher et seul bambin. Elle avait fait ce qu’elle avait toujours fait : elle l’avait ignoré. Ignoré ses regards, ignoré ses sourires, ignoré ses hurlements quand les deux molosses du gouvernement avaient fait décoller ses pieds du sol pour l’emmener.

A l’annonce du jugement, elle n’avait pas moufté. 150 ans, c’est long pourtant, même avec une reconsidération dans 25 ans promise par le procureur, ça laisse 25 ans de silence, de liberté, de solitude. C’était même presque une douceur car il échappait à la peine capitale dans un état où on en éliminait trois ou quatre par an. 150 ans finalement, c’était peu cher payé pour trois vies enlevées.
Elle s’était simplement dit, comme soulagée : « enfin ».

…*…

Les yeux légèrement gonflés, l’un cerclé de noir, Stanley Sheller jeta un regard à travers la fenêtre du bus de transfert. La « FSP », Florida State Prison, était aussi déprimante que les deux dernières qu’il avait faites, mais il n’allait pas s’en plaindre. Ce n’était pas pour les murs qu’il s’amusait à faire le tour de la Floride. Encore une sombre histoire de transfert, d’augmentation de la sécurité, de perte de privilège. Tout ça pour une droite et quelques coups de couteau… Lui aussi avait saigné. Il n’avait fait que se défendre.
Il n’allait pas regretter Tampa, mais ça l’éloignait de sa mère. Mary Sheller ne se déplaçait que gracieusement qu’à deux occasions par an – à son anniversaire et à noël, et souvent sa seule visite faisait l’affaire pour les deux.

Stan se gratta nerveusement, tant bien que mal vu que ses mains étaient menottées, la cuisse. C’est au moment où il commençait de nouveau à avoir la bougeotte que le bus s’arrêta devant une des portes d’entrée de la prison.

Le chauffeur ne se leva pas – un homme entra à la place, avec une magnifique plaque sur la poitrine. Stan n’écouta pas, ou seulement d’une oreille. Il attendit sagement qu’on lui demande de se lever et de suivre. On lui toucha le cul dans les rangs, mais il fit comme s’il n’avait rien vu, rien senti. Il fallait s’y attendre. Après neuf ans de prison, il avait fini par comprendre qu’il y avait des choses à faire et d’autres à ne pas faire pour survivre.
La FSP n’avait rien à lui apprendre là-dessus – du moins, le pensait-il.

…*…

« Les douches sont prises une fois par jour, sans exception. »
Pour ceux qui refusent, c’est le jet, comme partout – nota silencieusement Stanley en suivant le cortège.
« Vous avez l’obligation de vous inscrire dans des programmes de réhabilitation… »
L’esclavagisme moderne, hm ? Je vois qu’on y échappe jamais – les yeux de Stan passaient de cellules en cellules en attendant qu’ils arrivent dans l’aile où ils seraient dispatchés.
A chaque pas, le cortège perdait quelques membres de plus.
« N’est pas toléré les bagarres et les hurlements. »
Chaque parole, toujours les mêmes. Chaque discours, toujours aussi monotone, par des gardiens fatigués.
« Nous vous dirons quand dormir, quand manger, quand pisser. Le planning est toujours le même. »

Quelle fatigue.

A la fin, Stanley s’arrêta devant une cellule ouverte dans laquelle il y avait trois lits, comme c’était souvent le cas pour les cellules de 11m². Un luxe, finalement, comparé à celle qu’il avait à Tampa.

« Votre cellule est votre maison, gardez la propre. »

Le gardien jeta un regard à l’intérieur et partit sans un mot de plus. Stanley Sheller était un habitué, pas besoin de lui faire la leçon. Pour le reste, il pourrait toujours demander à ses camarades de chambre. Maintenant qu’il y pensait, il n’avait pas eu l’occasion d’en avoir ces deux derniers mois à Tampa.

Il entra avec ses quelques vêtements dans les mains, le fameux uniforme orange dont il n’avait que le pantalon sur lui.

« Je prends celui-là » annonça-t-il d’un air simple, en pointant le lit du bas à gauche qui semblait inoccupé car entièrement dépouillé.

Même si quelqu’un était mort dans son pieu, il s’en foutait. Il avait vu plus que ça de la mort pour se chier dessus à l’idée de dormir sur le matelas d’un macchabé.



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khalomnie
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tea
khalomnie
Jeu 2 Déc - 16:03
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Hanseong Caldwell
J'ai 21 ans ans et je vis à la Prison de Raiford (FSP), en Floride, USA. Dans la vie, je suis le détenu T019930 et je m'en sors pas franchement bien

Hanseong Caldwell a été jugé comme un adulte à l’âge de 19 ans pour troubles à l’ordre public en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Son alcoolémie au moment des faits a joué en sa défaveur, de même que son refus de donner le nom de ses complices. Il a plaidé coupable pour réduire sa peine à 40 ans de prison incompressibles.

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Hanseong n’aimait pas les changements dans sa routine. Deux ans déjà qu’il était là et il parvenait sans grande peine à passer en dessous des radars des autres prisonniers. Oh bien sûr, au début, ses airs androgynes et son visage fin avaient attiré les convoitises mais après qu’il eut arraché, avec les dents, la première phalange de l’index qu’un molosse tatoué avait tenté de glisser dans sa bouche de force, on l’avait plutôt laissé tranquille. Il se murmurait, parfois, d’un couloir à un autre, que le gosse portait malheur. Lunaire, généralement muet et souvent résigné, le métisse parvenait à s’éviter les ennuis et ça lui convenait très bien ainsi.

Il fallait dire que les ennuis l’avaient très bien trouvé d’eux-mêmes, sans qu’il ne les cherche vraiment. Quand il était sorti avec ces amis, il y avait de cela deux ans jour pour jour, pour fêter son anniversaire, il n’aurait jamais pensé que ça le conduirait tout droit en taule. Un peu trop d’alcool, quelques grammes de marijuana en excès, un type qui en bouscule un autre et tout avait dérapé. Est-ce qu’il avait donné le premier coup de poing ? Tout avait été si flou, qu’aujourd’hui encore, il ne parvenait pas à s’en souvenir. Tout ce qu’il savait, c’était que ses potes s’en étaient mêlés et que le type était passé à travers la devanture vitrée du bar. Quand il avait commencé à se vider de son sang et les gens à hurler, ses potes s’étaient barrés et lui, il était resté figé devant le fascinant mais dérangeant spectacle, comme un papillon hypnotisé par la flamme. L’alcool et la drogue ne l’avaient pas aidé à prendre la bonne décision, qui aurait été de fuir, comme l’avaient fait les autres, et quand les flics étaient arrivés, ils s’étaient fait un plaisir de claquer sa jolie gueule sur le capot de leur bagnole avant de lui passer les menottes. Le problème de ce genre de soirée, c’était qu’on ne savait que trop rarement à qui on avait à faire, en face, et il aurait été bien en peine de deviner que le type aux vêtements trop larges était en réalité un policier en civil. Ça avait pesé lourd dans la balance, au tribunal, comme son état et son refus de fournir les noms de ses complices. Bercé de contes de fées, Hanseong avait gardé pour lui une loyauté chevaleresque qui aurait sans doute fait défaut aux potes en question, si on les avait pincés. Il avait plaidé coupable pour éviter la perpétuité et quand le verdict était tombé, sa mère s’était mise à hurler avant de s’évanouir. Lui, il était resté figé, le visage inexpressif, ne consentant à bouger que lorsqu’un des agents de police avait tiré sur ses menottes pour le sortir de la salle d’audience.

Depuis, il vivotait là, faisant de son mieux pour survivre. Si les tueurs de flics étaient plutôt bien vus, par les autres prisonniers, c’était une toute autre histoire quand il s’agissait des gardiens qui aimaient jouer les justiciers vengeurs au nom de leurs collègues tombés au combat. Hanseong faisait donc de son mieux pour ne pas s’attirer davantage leurs foudres, mais il n’était pas rare que, pendant un transfert à l’infirmerie, un coup de matraque ne se perde sur ses doigts, qu’un coup de coude ne vienne frapper ses côtes ou qu’un crachat n’atterrisse dans son assiette… Le jeune homme ne voulait pas leur donner de prétextes de se défouler sur lui encore davantage alors il baissait généralement la tête, serrant les dents et ravalant sa rage. Seuls quelques regards assassins venaient parfois habiller quelques débuts de rébellion ; ses œillades meurtrières étaient devenues ses seules armes. Alors, bien entendu, tous les moyens étaient bons pour le faire chier mais ils ne pouvaient pas le massacrer trop ouvertement non plus, sous peine de voir débarquer tous les bien-pensants qui estimaient qu’un prisonnier était encore un être humain. Il fallait donc être plus subtil et, parmi les meilleures façons de l’emmerder, l’une était simplissime ; le mettre dans la même cellule que tout nouvel arrivant potentiellement dangereux. Sans doute espéraient-ils que l’un d’eux finissent par le buter, à force…

C’est donc aujourd’hui qu’on le balance sans ménagement dans cette toute nouvelle cellule. Fatigué par une nuit blanche à appréhender son nouveau compagnon de cellule, Hanseong s’étale sur le sol, ses prunelles sombres crucifiant le gardien qui le surplombe avec un air mauvais avant qu’il ne lui balance à la tronche la couverture la plus miteuse qu’ils aient pu trouver et des draps qui avaient sans doute été propres avant que le gardien ne les traîne au sol de tous les couloirs jusqu’à arriver jusqu’ici. Sa joue arbore déjà les prémisses d’un bel hématome, son visage ayant « malencontreusement » rencontré une porte sur le trajet. Très vite, pourtant, ses iris se baissent et il donne sa reddition. Il tenait à sa vie et il n’aimait pas particulièrement se faire taper dessus alors mieux valait fermer sa gueule. Quand la porte se rouvre, il est toujours assis par terre, au pied de la fenêtre à barreaux, ses draps serrés contre lui. Ses iris se lèvent, avisent le nouveau venu qui arrive, le jauge en silence. Il a l’air moins impressionnant que les derniers colocataires qu’on lui avait imposés mais il sait qu’il faut se méfier des apparences alors il plisse le nez, méfiant. « Je prends celui-là » qu’il annonce tout de go, sans lui demander son avis. A vrai dire, Hanseong, lui, il s’en fout pas mal de savoir dans quel lit il va dormir mais il a aussi appris qu’il valait mieux s’imposer tout de suite pour ne pas subir les autres toute sa vie. Alors, il se lève d’un bond, poussant le nouveau venu d’un coup d’épaule, d’un air peu amène. « Celui-là, il est à moi. » qu’il déclare, virant les affaires du nouveau pour y mettre les siennes. Il relève un peu le menton, joue les bravaches, sort son plus bel air de loubard avant de s’asseoir sur le matelas, le défiant du regard. La marque sur sa joue lui donne un air dangereux même si l’autre ne tardera sans doute pas à comprendre, une fois sortie de leur cellule, qu’il ne l’est pas tant que ça, ce sont les premières minutes qui comptent et Hanseong est bien décidé à s’imposer, quoi qu’il en coûte. Il croise lentement les bras, reculant pour prendre davantage possession dudit lit, comme si c’était un territoire militaire à annexer. Ses iris curieuses ne manquent pas de détailler l’inconnu, cherchant la craquelure, la faille à exploiter et dans laquelle s’engouffrer. Si on le lui a collé sur le dos, c’est qu’il a sans nul doute le potentiel d’un assassin. « J’m’appelle Hanseong et toi ? » qu’il finit par interroger mollement pour briser la glace. Une autre méthode qui visait généralement à éviter qu’on en vienne à lui briser quelques os. Ils ont l’air d’avoir le même âge en plus, ça changeait des molosses de cinquante piges qu’on lui avait collés jusque-là. Les premiers avaient bien essayé de glisser leurs mains dans son froc, certains avaient même réussi, à quelques occasions manquées, mais ils n’étaient plus là pour en parler. Ici, Hanseong avait un ou deux amis puissants qui l’appréciaient suffisamment pour le protéger, la plupart du temps. Ça avait suffi à dissuader le reste de la meute de loups enragés. Ca dissuaderait aussi celui-là s’il approchait trop.
Texas-Flood
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tea
Texas-Flood
Sam 8 Jan - 20:39
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Caiden Wade

J'ai 25 ans et je vis à la FSP (prison de Raiford), en Floride. Dans la vie, je suis le détenu K04576 et je m'en sors plutôt bien au vu des circonstances.


Caiden est à la prison depuis trois ans. Il a été jugé pour un certain délit et crime dont son frère lui a fait porter le chapeau en l'abandonnant à son sort comme un malpropre. Il n'a dénoncé personne mais voue une haine profonde à son frère aîné. Des rumeurs circulent à son sujet. Lors de son jugement, son avocat s'est servi de ces rumeurs pour le faire passer comme psychologiquement instable. Les rumeurs circulent au sein de la prison, mais la véracité de ces faits n'a pas vraiment été constatée à ce jour.


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Caiden parle en # ffffff



Freddy Carter :copyright: TF

Il ne bronchait jamais. Car cela ne servait strictement à rien. En général, la contrariété ou l’agacement qu’il a pu ressentir finissait toujours par se faire savoir du principal concerné de l’infraction à son égard. D’aucuns le disaient complètement timbré, ou encore fou à lier. Une réputation qu’il ne démentait pas. Jamais. A la fois avantage et inconvénient de sa condamnation. Son silence était mal vu, depuis le début. Alors pourquoi Caiden se serait-il donné la peine de dire quoi que ce soit lorsqu’ils ont décidé de le trimballer dans une énième nouvelle cellule ? Sur le coup, il pensait atterrir dans le même coin que ceux dont les nerfs avaient fini par lâcher. Que cette fois, il n’y échapperait pas. Pour de bon. Mais il fallait croire que ce brave Directeur se pensait suffisamment bon samaritain pour épargner un soi-disant choc psychologique supplémentaire utopique à l’un de ses détenus. En trois ans, la fausse bonté des maîtres des lieux ne cessait de le surprendre – si tant est qu’elle puisse être dénommée ainsi. Récupérant ses affaires de manière un peu trop méthodique (et souvent moquée des gardiens), il se dit que le orange est vraiment hideux sur sa personne. Ca lui donne l’air d’être encore plus pâle qu’il ne l’est déjà. Il aurait préféré du gris, ou du bleu. Pourquoi pas. Il jette un dernier coup d’œil à Phillips qui n’a pas bougé de sa couchette. Ce vieux roublard s’était montré un peu trop bavard sur les bords, à croire que le jeune voulait être distrait de sa peine par des récits fantoches de course poursuite des années folles. Surtout qu’il n’était pas si vieux… Cet idiot avait probablement fini par s’inventer un crime plus cool que ce pourquoi il était là. Pauvre Phillips. Il ne lui manquerait certainement pas.

Après plusieurs minutes de marche savamment surveillée et quelques sifflements approbateurs et désapprobateurs au passage, il parvient devant la porte de sa chère nouvelle cellule. Premier constat : un loupiot qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam à la gueule cassée, et… Le minet du coin. Caiden ignore tout de son cas mais il savait écouter les rumeurs avec attention. S’ils se sont déjà croisés quelques fois ils ne se sont jamais vraiment adressés la parole et le brun ne compte pas faire exception aujourd’hui. Quand les portes se referment derrière lui, les deux autres sont déjà en train de se chamailler pour la pseudo meilleure place. Le visage sans expression aucune, Caiden s’avance, passe sans sourciller entre les deux têtes brunes pour aller investir l’espace et le lit au fond de la cellule. Qu’ils gardent les deux lits les plus près du coin toilettes, ça l’arrangeait bien. Avec précaution, et sans tenir compte de ses nouveaux camarades, il entreprend de faire son lit, déplie les draps insupportables, range soigneusement ses modestes affaires sous le lit avant de s’y mettre assis en tailleur, ouvrage entre les mains. Lorsqu’ils auraient terminés de se chamailler, peut-être deviendraient-ils intéressants. Pour l’heure, seules ses oreilles semblent secrètement s’intéresser à ce qu’il se passe, prunelles claires focalisées sur les mots qui s’enchainent. Il aurait très bien pu ne pas savoir lire. Il était longtemps resté sans savoir d’ailleurs. Cet apprentissage, il ne le devait certainement pas à ce qu’ils appelaient « études » ou « école ». Il n’avait guère eu le temps pour ça. Non, cet apprentissage il le devait à son frère. Son adorable frère aîné qui l’avait laissé dans la merde quand il avait eu le plus besoin de lui. Est-ce qu’il l’avait dénoncé pour autant quand ils s’étaient foirés ? Non. Il devrait pertinemment s’en mordre les doigts, pourtant ce n’était pas le cas. Caiden ne parvenait pas à avoir ce raisonnement-là. Mais ça ne l’empêchait pas de lui en vouloir avec une férocité intérieure plus que dangereuse. Si jamais un jour Caiden devait revoir la face de son frère. Cela deviendrait probablement son premier meurtre.

A en juger par la présence toujours actuelle des deux autres, ils ne s’étaient pas entretués. Dommage, ça aurait pu devenir encore plus intriguant que ça ne l’était. Intérieurement, le jeune homme pariait sur le moins hargneux des deux. Celui à la tête de minet. L’autre avait tout l’air d’un dominant trop brusque. Il suffisait de voir sa tête de jeune bouledogue pour le comprendre tout de suite. Mais peut-être Cai faisait-il fausse route. C’était là tout ce qui l’intéressait toujours dans l’analyse des autres détenus. Un amusement tout trouvé que celui de tenter de deviner leurs méfaits ou leurs véritables tempérament. Bien sûr, il lui est déjà arrivé de se tromper, mais ça ne l’avait que rarement découragé jusqu’ici. Qui plus est, chacun disposait de sa propre réputation, et Caiden n’était pas assez idiot pour oublier qu’il avait la sienne… Et elle était loin d’être doucereuse. C’était une erreur que les quelques-uns d’entre eux refusaient de réitérer. Celle de penser qu’il était un véritable agneau. Et ils avaient raison de se montrer prudents, là où, d’un pressentiment, Caiden se doutait que ses deux camarades de cellules feraient tout pour ne pas l’être.




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