Partagez
 
 
 

 The House Of The Rising Sun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 
Sha
Sha
Autre / Ne pas divulguer MESSAGES : 328
INSCRIPTION : 24/03/2017
ÂGE : 29
RÉGION : Sarthe, Le Mans.
CRÉDITS : Nobody.

UNIVERS FÉTICHE : Sadique polyvalente.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

patrick

The House Of The Rising Sun Empty

Le contexte du RP
Florida State Prison

La situation
La Prison de l'Etat de Floride est un établissement de sécurité maximale. On y enferme les détenus jugés dangereux pour l'état. Empilés les uns sur les autres en attente de leur libération, conditionnelle ou finale, chacun est prié de respecter les règles de la prison - cette dernière ne fera aucun favoritisme.

5f351a49d8ad5862195d4959.jpg

Contexte libre.



Oh Darling,
Darling, What I have done ?
Revenir en haut Aller en bas
 
Sha
Sha
Autre / Ne pas divulguer MESSAGES : 328
INSCRIPTION : 24/03/2017
ÂGE : 29
RÉGION : Sarthe, Le Mans.
CRÉDITS : Nobody.

UNIVERS FÉTICHE : Sadique polyvalente.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

patrick

The House Of The Rising Sun Empty

kRdm14y.png
Stanley Sheller
J'ai 25 ans et je vis à la Prison de Raiford (FSP), en Floride, USA. Dans la vie, je suis le détenu S06699 et je m'en sors pas trop mal.

Stanley Sheller a été jugé pour l'assassinat prémédité de trois hommes à l'âge de 16 ans dans une sordide histoire de prostitution et de viol sur sa mère abusive. Jugé comme un adulte, il a été condamné à 150 ans de prison.
Mary Sheller n’était pas une bonne mère.
Elle n’avait de toute façon jamais voulu l’être – violée à 15 ans par un toxicomane que sa mère appelait « petit ami ». Elle avait gardé l’enfant, parce qu’avorter ça ne se faisait pas à l’époque. Elle l’appelait « l’enfant », parce que ça ne serait jamais son fils. C’était quelque chose, un petit être qui la regardait toujours avec amour, qui lui pardonnait tout. Même quand elle n’était plus aussi gentille que ça, Mary Sheller, même quand elle le laissait toute la journée avec Juliet Sheller, sa propre mère qu’elle n’avait jamais aimé comme une mère.
Mary Sheller n’avait jamais cherché à rompre le cercle. Elle s’était dit qu’il trouverait un moyen, lui-même, de grandir. De se protéger parce qu’elle n’avait jamais été capable de protéger qui que ce soit, pas même elle-même.

Stanley Sheller avait grandi entre temps. Du nourrisson gênant et braillard il était devenu bagarreur, insolent. Toujours le regard droit dans les yeux des grands, toujours bavard, même la bouche en sang. Il y avait dans Stanley Sheller une volonté de vivre, non pas insoupçonnée, mais véritable. Stan avait survécu à la grossesse, à l’enfance – il allait survivre à tout.
Ce que Mary Sheller ignorait en revanche, c’est qu’elle ne supporterait pas prendre des leçons de la part de cette horrible chiure qu’elle avait pondu un vingt-trois décembre. Pas supporter de l’entendre balancer de belles leçons, des « je te protègerai », des « il faut que ça s’arrête », des « je ne le laisserai plus jamais faire », comme si elle n’était qu’une enfant, comme si à un moment donné les rôles s’étaient inversés.

Alors à la Cour suprême de Floride, à Tallahassee, dans le silence pesant d’une salle pleine à craquer à la climatisation morte, à la chaleur écrasante, elle n’avait pas jeté un seul regard à son cher et seul bambin. Elle avait fait ce qu’elle avait toujours fait : elle l’avait ignoré. Ignoré ses regards, ignoré ses sourires, ignoré ses hurlements quand les deux molosses du gouvernement avaient fait décoller ses pieds du sol pour l’emmener.

A l’annonce du jugement, elle n’avait pas moufté. 150 ans, c’est long pourtant, même avec une reconsidération dans 25 ans promise par le procureur, ça laisse 25 ans de silence, de liberté, de solitude. C’était même presque une douceur car il échappait à la peine capitale dans un état où on en éliminait trois ou quatre par an. 150 ans finalement, c’était peu cher payé pour trois vies enlevées.
Elle s’était simplement dit, comme soulagée : « enfin ».

…*…

Les yeux légèrement gonflés, l’un cerclé de noir, Stanley Sheller jeta un regard à travers la fenêtre du bus de transfert. La « FSP », Florida State Prison, était aussi déprimante que les deux dernières qu’il avait faites, mais il n’allait pas s’en plaindre. Ce n’était pas pour les murs qu’il s’amusait à faire le tour de la Floride. Encore une sombre histoire de transfert, d’augmentation de la sécurité, de perte de privilège. Tout ça pour une droite et quelques coups de couteau… Lui aussi avait saigné. Il n’avait fait que se défendre.
Il n’allait pas regretter Tampa, mais ça l’éloignait de sa mère. Mary Sheller ne se déplaçait que gracieusement qu’à deux occasions par an – à son anniversaire et à noël, et souvent sa seule visite faisait l’affaire pour les deux.

Stan se gratta nerveusement, tant bien que mal vu que ses mains étaient menottées, la cuisse. C’est au moment où il commençait de nouveau à avoir la bougeotte que le bus s’arrêta devant une des portes d’entrée de la prison.

Le chauffeur ne se leva pas – un homme entra à la place, avec une magnifique plaque sur la poitrine. Stan n’écouta pas, ou seulement d’une oreille. Il attendit sagement qu’on lui demande de se lever et de suivre. On lui toucha le cul dans les rangs, mais il fit comme s’il n’avait rien vu, rien senti. Il fallait s’y attendre. Après neuf ans de prison, il avait fini par comprendre qu’il y avait des choses à faire et d’autres à ne pas faire pour survivre.
La FSP n’avait rien à lui apprendre là-dessus – du moins, le pensait-il.

…*…

« Les douches sont prises une fois par jour, sans exception. »
Pour ceux qui refusent, c’est le jet, comme partout – nota silencieusement Stanley en suivant le cortège.
« Vous avez l’obligation de vous inscrire dans des programmes de réhabilitation… »
L’esclavagisme moderne, hm ? Je vois qu’on y échappe jamais – les yeux de Stan passaient de cellules en cellules en attendant qu’ils arrivent dans l’aile où ils seraient dispatchés.
A chaque pas, le cortège perdait quelques membres de plus.
« N’est pas toléré les bagarres et les hurlements. »
Chaque parole, toujours les mêmes. Chaque discours, toujours aussi monotone, par des gardiens fatigués.
« Nous vous dirons quand dormir, quand manger, quand pisser. Le planning est toujours le même. »

Quelle fatigue.

A la fin, Stanley s’arrêta devant une cellule ouverte dans laquelle il y avait trois lits, comme c’était souvent le cas pour les cellules de 11m². Un luxe, finalement, comparé à celle qu’il avait à Tampa.

« Votre cellule est votre maison, gardez la propre. »

Le gardien jeta un regard à l’intérieur et partit sans un mot de plus. Stanley Sheller était un habitué, pas besoin de lui faire la leçon. Pour le reste, il pourrait toujours demander à ses camarades de chambre. Maintenant qu’il y pensait, il n’avait pas eu l’occasion d’en avoir ces deux derniers mois à Tampa.

Il entra avec ses quelques vêtements dans les mains, le fameux uniforme orange dont il n’avait que le pantalon sur lui.

« Je prends celui-là » annonça-t-il d’un air simple, en pointant le lit du bas à gauche qui semblait inoccupé car entièrement dépouillé.

Même si quelqu’un était mort dans son pieu, il s’en foutait. Il avait vu plus que ça de la mort pour se chier dessus à l’idée de dormir sur le matelas d’un macchabé.



Oh Darling,
Darling, What I have done ?
Revenir en haut Aller en bas
 
 
The House Of The Rising Sun
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [UploadHero] House of the Rising Sun [DVDRiP]
» [UPTOBOX] House of Fury [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers réel :: Amérique du Nord-
Sauter vers: