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Ezvana
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Ezvana
Lun 28 Aoû - 0:49

Méléän Hastros
Je suis un loup-garou, vivant entre la ville et les forêts. Je n'ai pas d'attache, plus de famille, pas d'amis, pas de meute. Je suis un solitaire mais cette situation me pèse. Aucun loup ne choisit d'être un solitaire. C'est juste qu'il n'a pas trouver de compagnon, ou de meute pour l’accueillir. Un renégat. Moi, j'ai du me sacrifier pour pouvoir vivre. Je suis un mercenaire et je survis au jour le jour.

Après des années d'errance, je cherche une âme, une présence. Mais la vie me contraint à vivre de contrat tous plus dégradant les uns que les autres. Mais un jour une mission me met sur la voie de quelqu'un. Elle.


Petit point rougeoyant dans la pénombre, fumée âcre qui s'élève dans le ciel. Le vent s'engouffre en chantant dans la ruelle soulève une chevelure poivre et sel, dérange les plis du tee-shirt et dévoile des parcelles de peaux marquées de cicatrice.

Un mouvement d'épaule pour replacer le manteau en cuir qui craque. Tirer de nouveau sur la cigarette, chassant d'une pensée ce cancer qui ne viendrait plus jamais.
Parfois l'éternité avait des avantages.
Un mince sourire, éclat d'une lumière chaude d'un lampadaire sur un croc d'ivoire. Grande silhouette adossée contre un mur, presque menaçante dans sa nonchalance feinte. Prédateur qui a rangé ses crocs derrière une apparence tranquille, ce nez aquilin qui se fronce devant les odeurs qui chatouillent ses sinus, ce mélange de poubelles et de crasse provenant de fast food si reconnaissable des bas-fonds de cette ville. Ses yeux chauds qui se laissent distraire par un cafard entreprenant qui s'approche de sa chaussure.

Le Loup attendait, avec la patience de l'immortel. En avance, comme à son habitude. Les ruelles sombres étaient un terrain qu'il connaissait que trop bien et les informations dont il avait besoin méritaient une certaine discrétion. Cela faisait des jours qu'il traquait une cible, un nouveau contrat qui lui permettra d'avoir un revenu pour tenir ces prochains jours. Depuis des décennies il parcourait des ruelles crasseuses pour subvenir à ses besoins, courant après le moindre travail qu'on daigne bien lui donner. Et depuis longtemps, ses principes c'étaient effondré. Il avait vendu son corps, son âme, son égo.
Un sourire amer étire la bouche, un bref instant les yeux se ferment pour effacer les souvenirs d'une ancienne vie qui s'étiolaient à chaque année passée. Qui aurait cru que cet ancien militaire humain soit prêt à tuer quelqu'un pour de l'argent ?

Julian Skart. C'était le nom qu'on lui avait donné. A tuer le plus vite possible. Une embrouille entre deux anciens partenaires d'une boîte dont le nom lui avait échappé. Peut importe. Cela n'avait pas d'importance le pourquoi du comment. Son rôle était de tuer quelqu'un, pas de savoir la raison. Il n'était qu'une arme. Chaque jour des vies étaient retirés d'un claquement de doigt, d'un coup de croc. Humain, Vampire, Lycan, Chaman, Elfe et autre. La réalité était la même, être surnaturelle ou non. Le monde était pourri jusqu'à l'os avant l'invasion, cela n'a pas beaucoup changé depuis. Il suffisait de détourner le regard et de le porter sur le cœur de la ville, avec ces beaux immeubles rénovés et cette verdure entretenue. Depuis toujours on ne veut pas regarder ces bidonvilles qui envahissent les quartiers à chaque nouvelle tête, on esquive la misère, on efface de notre mémoire la torture. La vérité était crue aux yeux de ceux qui vivaient ici.
Méléän lui baignait dans cet univers depuis toujours. C'était devenu sa normalité. Et il fallait survivre ou se mettre un flingue sur la tempe.

Son d'une pluie fine qui s'abat sans prévenir. Tirer une dernière fois sur la tige cancérigène, l'éteindre et la balancer dans une poubelle.
Lever son visage vers le ciel courroucé, sentir les gouttes d'eau froide s'écraser sur son visage, dévaler le vallon de nez, de ses joues pour goutter sur son torse.
Fermer les yeux, expirer longuement. Des mèches brunes collent à son front, son tee-shirt épouse les courbes de son corps. Il y avait une beauté magnifique dans cette colère primitive, des éléments que l'on ne pouvait pas contrôler. Comme si c'était l'eau bénite qui collait à sa peau il se sentait laver des impuretés de la ville.

Une envie sauvage lui étreint le cœur, de courir encore et encore, de devenir le Loup qu'il était et de sentir la nature autour de lui. Pulsion de chasser après une proie, de sentir sous la puissance de sa mâchoire des os se briser.
Un bruit.
Le visage se baisse dévoilant des yeux brillants dans le noir, jaunis par l'excitation. Mais il se retient de grogner, de fléchir les genoux. Car il voit une silhouette s'approcher, une jeune femme a l'apparence si fragile dans cet espace étroit.
Elle semble hésiter en le voyant, peut-être intimidé.

Se redresser, s'approcher lentement de la créature. La pluie l'empêcher de pouvoir sentir son odeur. Cligner des yeux pour chasser la bête en lui et paraître moins menaçant. Sans demander son autorisation il se penche en avant, prend une mèche de cheveux entre ses doigts et vient humer son odeur. Retenir le parfum de sa peau, de son shampoing. Une Fée ? Il n'était pas certains, peut habituer à cette espèce.
Comme une puce qu'il intégrait dans son cerveau, il n'oublierait jamais cette fragrance. Une mesure de sécurité. Si elle lui mentait, il pouvait la retrouver.
A peine l'effleurer. Ne pas troubler son intimité. Et déjà il se recule.

Cela faisait quelque jour qu'ils avaient prit contact. Des téléphones jetables détruits systématiquement, des mots de code pour ne pas se faire griller. Elle semblait fiable, même s'il ne lui faisait pas confiance. On ne pouvait dans ce monde de merde. Surtout dans son métier.

Qu'est ce qu'elle gagnait à cet échange ? La tranquillité. Ce Skart aimait trainer dans la boîte de nuit de cette femme et n'était pas un client des plus faciles. Il avait la fâcheuse tendance à mal traiter les femmes, à les forcer pour satisfaire son propre plaisir.
Lui avait un contrat sur sa tête.
Donnant donnant.

- Je suis L'Ombre. Quand et quelle heure ?

Se présenter sous son nom de code comme si cela pouvait rassurer la Nymphe face à lui.
Parce que de sa carrure, il la plongeait dans l'ombre.

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Lun 28 Aoû - 18:57

Pansy
Doe

Sylphide aux ailes diaphanes se confronte aux années d'une manière bien singulière, échappant à la course effrénée du temps, elle irradie d'une jeunesse éternelle. Son cœur de verre, avide de tendresse, ne demande qu'à vibrer au rythme des mélodies romantiques, mais une pesante solitude le condamne à les savourer à travers le vécu des autres. Derrière le voile de ce nom aux sonorités florales, Pansy dissimule sa véritable identité, étranglée par les années qui passent. Prisonnière d’un cycle infernal : à chaque tombée du jour, elle se dévêt de ses pétales, cédant sa chair aux guêpes insatiables, puis renaît à l'approche de l'aube, revêtant une splendeur éphémère, pour à nouveau se dénuder à la chute nocturne. Elle est le fantôme à l’agonie du Nymphéa, les murs et les planchers, portent les cicatrices de ses griffes et sont imprégnés de sa fragrance étourdissante.  

Après des années à survivre seule dans cet enfer, mes rêves semblaient évanouis. Chaque performance me volait un peu plus ma dignité et mon identité. Je pensais devoir les abandonner pour toujours, jusqu'à ce que qu'une histoire de vengeance me mette sur la voie de quelqu'un. Lui.
PANSY'S POV. Les confessions ardentes de son supérieur avaient enflammé son cœur. Et lorsque ses yeux d'or rencontraient l'ombre de l'infâme, Pansy sentait ses entrailles se contorsionner sous le fardeau du dégoût. À chaque rire, à chaque sourire, à chaque souffle émanant de cet individu, la malheureuse ne pouvait réprimer les pensées pour celles qui suffoquaient sous le poids des horreurs auxquelles lui seul consentait. Ceci en échange de quelques billets, aussitôt dépensés pour contempler les courbures des lampadaires. Parmi elles, certaines furent capturées par des monstres aux vices comparables à ceux de cet individu, ce, alors qu'elles n'étaient que des fillettes. Pansy faisait partie de ces infortunées, de celles qui furent arrachées à leurs proches pour satisfaire l'appétit de ces esprits dévoyés, de celles qui furent jetées dans cet enfer alors que leur âme commençait tout juste à éclore. Ainsi, au plus profond de Pansy, grondait un brasier, une colère ardente, alimentée par les souffles empoisonnés de ces horreurs passées. Familier des errances de sa précieuse fée, son supérieur, Wraith, avait proposé à cette dernière de tisser de ses propres mains le funeste destin du monstre qui répondait au nom de Julian Skart.
C'est ainsi que le chemin de la Moire se mêla à celui de l'Ombre. On lui avait murmuré que sa mâchoire féroce avait été sculptée pour dévorer la lumière de n'importe quelle étoile et lui infliger une mort terrifiante. Ce conte avait suffi à séduire le cœur enflammé de la fée, qui s'était empressée d'entrer en contact avec l'intéressé. Toutefois, lors de leurs premières interactions, les restes bienveillants de sa nature féerique s'étaient éveillés, dans l'espoir d'apaiser cette volonté destructrice qui était censée lui être étrangère. Pansy n'était pas née pour semer la mort, mais elle n'avait pas non plus vu le jour pour subir toutes ces atrocités. Conscient de la nature bienveillante de son bien le plus ancien, Wraith n'avait pas hésité à entretenir le brasier en rappelant à sa protégée dans quelles circonstances ils s'étaient rencontrés, et que d'autres jeunes filles n'avaient pas eu le même privilège que la rescapée. En mettant en place la chute de Skart, elle répondrait aux prières de toutes ces jeunes âmes aux destins brisés, car ce n'étaient pas les autorités qui s'en chargeraient. Ainsi, le feu devint un fardeau insupportable pour le pantin, et engloutit la douce fée qu'elle avait été jadis, une âme tendre et bienveillante, afin de pouvoir accomplir son premier méfait.

Sous le voile d'une nuit sans étoiles, dans les ruelles sombres, une créature solitaire à la grâce exquise se déplaçait. Chacun de ses pas était une note délicate, une mélodie rythmée qui se tissait dans l'air lourd de l'obscurité. Les lumières lointaines et vacillantes des lampadaires projetaient parfois des éclats fugaces sur les courbes séduisantes non dissimulées par son long manteau noir. Ses yeux, teintés d'une lueur dorée, scintillaient faiblement, laissant entrevoir les fissures de son âme épuisée à ceux qui les croisaient. Ses yeux étaient soulignés d'un habile trait de khôl noir, transformant les prunelles de fée en amandes félines capables de percer les ténèbres. Sa chevelure, aussi sombre que les ombres qui l'entouraient, retombait en vagues soyeuses autour de son visage inanimé. Les ondulations naturelles de ses cheveux avaient été disciplinées pour une apparence plus soignée. Une paire d'ailes aux reflets irisés était nichée dans son dos, promettant un spectacle envoûtant une fois déployées, mais leur éclat était bien moins éblouissant que celui de ses semblables libres. Hélas, la plupart des mortels et des immortels ne se souvenaient plus de ces éclats, car la majorité de cette espèce avait été décimée par la cupidité et le chagrin. Ainsi, rares étaient ceux qui pouvaient deviner l'état déplorable dans lequel se trouvait la danseuse, ce qui convenait parfaitement à la menteuse qui entretenait son apparence enchanteresse pour cacher les ravages causés par des années enchaînées aux bas-fonds.
En progressant, une silhouette se détacha des volutes de fumée. L'Ombre était là. Le cœur de la fée tressaillit, et malgré la tentation de fuir, elle maintint sa détermination. Que deviendraient ces pauvres enfants ? La détresse des oubliées la poussa à faire preuve de courage, et elle s'approcha du loup massif. Il avait sûrement détecté sa présence bien avant qu'elle n'apparaisse, leurs regards se croisèrent, formant un océan doré intense mais dénué d'hostilité. Les deux créatures s'évaluèrent en silence, et la fée s'efforça de calmer les battements frénétiques de son cœur. L'Ombre tendit la main, et Pansy resta immobile malgré ses craintes. Elle perçut l'odeur du tabac qui parfumait ses doigts, ainsi qu'une autre fragrance plus terreuse. Des souvenirs lointains et précieux menacèrent de refaire surface, mais elle les repoussa fermement. Docile, elle laissa l'Ombre découvrir son parfum, une fragrance légère et fruitée. L'inspection terminée, il fit résonner sa voix grave dans la ruelle étroite, provoquant un frisson fugace chez Pansy. Comme si l'éclat de cet être impressionnant l'avait touchée, laissant son empreinte même après que les frissons se soient dissipés. Les yeux rivés sur le visage marqué du loup, elle fut prise d'un frisson d'émerveillement face à sa puissance incontestable. L’agitation qui avait saisi son cœur s'atténua lentement, mais ne s'éteignit pas, la laissant dans un état étrange. Les lèvres charnues de la fée s'entrouvrirent, et ses paroles mirent un instant à s'échapper.

— « Mercredi, à deux heures du matin », souffla la Moire d'une voix aussi douce que la caresse d'une plume. Quand bien même le contexte ne se prêtait pas à une telle tendresse, mais celle-ci lui était intrinsèque.

Julian Skart avait exactement quarante-huit heures avant de périr à jamais. Pansy avait choisi jour et heure en fonction des habitudes du vampire qui fréquentait le Nymphéa en milieu de semaine. Souhaitant garder son sang-froid, la créature glissa une cigarette entre ses lèvres.

— « Je me trouverai dans une pièce en compagnie de Monsieur, pour un spectacle exclusif. Lorsque vous franchirez les portes du Nymphéa, prenez soin de dire au premier vigile que vous croiserez que vous êtes venu pour... » ses mains fines glissèrent dans les poches de son manteau, saisissant un briquet qu'elle actionna contre la roue striée. Un soupir déçu s'échappa de ses lèvres lorsque le feu ne jaillit pas comme prévu. Elle continua néanmoins, «... pour faire un peu de nettoyage », et dire qu’elle l’avait acquis récemment. « Vous recevrez le reste de votre récompense une fois que ce sera terminé. Si je ne me trompe pas, cela équivaut au tiers de ce que vous gagnerez au total », conclut-elle en rangeant l'objet inutile dans sa poche. Espérons que l'intervention de l'Ombre s'avère plus satisfaisante que ce briquet. « Est-ce que je peux emprunter votre feu ? » murmura la danseuse, ses prunelles se mêlant à celles de l'Ombre. Une légère teinte de vénération dansait toujours dans son regard, un mélange subtil de fascination et d’appréhension, pour ce loup qui, s’il le désirait, pourrait lui briser la nuque comme l’on briserait une pauvre allumette.
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Ezvana
Mar 29 Aoû - 1:37

Méléän Hastros
Je suis un loup-garou, vivant entre la ville et les forêts. Je n'ai pas d'attache, plus de famille, pas d'amis, pas de meute. Je suis un solitaire mais cette situation me pèse. Aucun loup ne choisit d'être un solitaire. C'est juste qu'il n'a pas trouver de compagnon, ou de meute pour l’accueillir. Un renégat. Moi, j'ai du me sacrifier pour pouvoir vivre. Je suis un mercenaire et je survis au jour le jour.

Après des années d'errance, je cherche une âme, une présence. Mais la vie me contraint à vivre de contrat tous plus dégradant les uns que les autres. Mais un jour une mission me met sur la voie de quelqu'un. Elle.

Sur son visage aux traits tirés, rien n'apparaît, rien ne se devine quand il regarde cette femme. Pourtant, son esprit essai tant bien que mal de se départir de cette odeur qui reste imprimé dans ses sinus et qui monte en vague languissante dans son crâne. Des images traversent son esprit, des flashs d'odeurs et de sens décuplé, de la liberté totale, un appel sauvage.
Le parfum de l'interdit.

Entrouvrir la bouche, dévoiler la pointe de ses quatre canines et exhaler un soupir pour se détacher de cette fragrance enivrante. Un pas en arrière comme pour s'échapper de l'emprise de la fée.
Créature rare et délicate qu'il n'a presque jamais croisée, presque un mythe, une rumeur, un secret. Et jamais il n'aurait pensé que leur fragrance puisse être aussi puissante. Était-ce les Loups qui étaient ainsi sensibles ou seulement lui ?
Méléän n'appréciait pas d'être ainsi envoûté. Il se devait d'être efficace, d'être distant.

Pourtant, comment resté insensible ? La pluie commençait à plaquer ses épais cheveux sombre sur sa nuque, il voyait des gouttelettes dévaler ses pommettes saillantes. Ses yeux miroitants avaient l'affront de le regarder droit dans les yeux. Et quand elle se détourne pour essayer d'allumer sa cigarette, il tourne son visage, retient à un grognement en serrant brièvement les poings.

Longue inspiration, se nettoyer le nez avec l'odeur de la pluie. Au loin une voiture passe, ses phares illuminant brièvement la ruelle sombre, se reflétant dans leurs prunelles. Un rat couine dans une poubelle voisine, un chat lui courant après.

Et à la demande de la sylphide il sort son zippo de sa poche, se penche en avant pour protéger du haut de son corps cette flamme vacillante qui enfin allume cette cigarette frustrante. Méléän la voit tirer sur sa cigarette, ses yeux dorés cherchant les siens. Un bref instant il voit un reflet illuminant ces ailes diaphanes. Elles semblaient être faites d'un verre délicat, douce au toucher. Bon nombre serait prêt à des folies juste pour avoir l'opportunité de pouvoir les toucher. Il imagine parfaitement la perfidie qu'elle devait connaître chaque soir, devant lutter contre des mains invasives la tirant vers le fond, essayant de la noyer vers ses profondeurs insondables ou l'esprit se perd dans la folie. On avait l'impression d'être sali, d'être collant d'une vase qui ne jamais se détacher tout à fait, même après des douches brûlantes à se racler la peau jusqu'à la faire rougir.
Oui il connaissait que trop bien cette sensation.
Une colère alimente les braises dans le creux de son ventre.

Soudain de profil pour tendre l'oreille alors que des pas se font entendre en échos sur les brisques rendus sombre par la pollution.
Déplier les dents et grogner d'un air menaçant, camouflant la silhouette de la fée de sa carrure. Lui pouvait se faire voir, elle, ne le pouvait pas. Il fallait que son identité reste secrète. Sinon elle ne serait plus qu'une âme perdue au fond d'un cimetière.
Un autre grognement, un mouvement où il tourne son corps vers l'étranger.
Aussitôt il entend que la personne fait demi-tour sans demander son reste.
Reprendre une posture normale. Ils ne pouvaient pas rester ainsi, c'était trop dangereux.

- Je serais donc là dans deux jours.

Lui pouvait prendre des coups, se faire menacer, se faire torturer. Mais imaginer que quelqu'un puisse toucher à cette femme lui faisait serrer les dents.
Hésiter. Comme si ses pieds ne voulaient pas répondre à sa demande. Le Loup n'était pas à l'aise avec les codes sociaux, il était plutôt cru, trop honnête. Brutal par moment. Il craignait de froisser la délicatesse de cette fée par sa nature farouche.

Tendre une main et venir repousser doucement une mèche sombre derrière son épaule. S'il avait pu, il aurait posé un doigt sous ce menton pour relever son visage.

- Cela sera la dernière fois qu'il vous touchera.

Adoucir sa voix, presque un murmure.
Une promesse.

Et sans attendre une réponse il fait demi-tour, s'enfonce dans la ruelle pour n'être plus qu'une haute silhouette et retrouver la lumière de la rue principale pour se mêler à la foule.



***


D'un geste il porte le verre à ses lèvres, laisse le liquide ambré glisser dans sa gorge et réchauffer son gosier. La musique pulsait dans ses oreilles, faisait vibrer ses os, laissait les sens se pervertir pour se laisser porter par la sensualité des paroles. Face à lui une scène ou dansait des strip-teaseuses, leurs peaux mise à nues, leurs courbes mise en valeur. Parfois il recevait un clin d'œil, une langue qui balaye des dents refaites.

L'entrée ne fût pas difficile. Comme l'avait dit la fée, il lui avait suffi de se présenter comme le nettoyeur pour que les mains qui fouillent ne s'attarde pas sur la lame à l'arrière de son pantalon.
S'adosser au siège en faux cuir taché par endroit, laisser transparaître une nonchalance du mâle qui savait parfaitement ce qu'il désirait. Faire semblant de dévorer des yeux ces corps, comme si l'idée de les planter de ces crocs étaient tentant. Passer pour le client lambda qui venait satisfaire ses pulsions pour une soirée.
Une main se glisse sur sa cuisse, fait des arabesques sur son genou pour venir remonter sur l'entre-jambe.
Détourner son regard du spectacle, observer cet homme qui le dévisageait avec un sourire aux lèvres. Des cheveux d'un bleu sombre, presque noir. Des yeux d'argents hypnotiques.

Décidément les employés ici étaient envoûtants.

Méléän avait repoussé toutes les femmes qui étaient venues le voir lui proposant des services payants, des extras qui pourraient lui faire tourner la tête. C'était donc un homme qui s'était approché, peut-être était-ce ses préférences ?

Il sent des yeux sur lui, des regards en coin, des murmures. Généralement il y avait toujours une raison pour venir dans ce type d'établissement. Les employés s'affolent de ne pas trouver quelque chose pour le satisfaire. Peut-être de future retombée sur leurs incapacités à faire craquer un client.

Attraper le menton d'une main ferme, approcher cette bouche de la sienne. Écraser ses lèvres sur les siennes sans douceur. Franchir la barrière de ses dents de sa langue, échanger leurs souffles le temps d'un instant. Du coin de l'œil observer la fameuse pièce qu'il examinait depuis le début. Il sent le corps de l'homme se rapprocher du sien, une main venant se poser sur son épaule. Rompre le contact en s'écartant, afficher un sourire en coin et glisser un billet dans le creux de sa paume.
Lui faire comprendre que sa présence était souhaité pour une couverture parfaite.
Parce que dans peu de temps la fée rejoindra la cible.


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Mar 29 Aoû - 19:17

Pansy
Doe

Sylphide aux ailes diaphanes se confronte aux années d'une manière bien singulière, échappant à la course effrénée du temps, elle irradie d'une jeunesse éternelle. Son cœur de verre, avide de tendresse, ne demande qu'à vibrer au rythme des mélodies romantiques, mais une pesante solitude le condamne à les savourer à travers le vécu des autres. Derrière le voile de ce nom aux sonorités florales, Pansy dissimule sa véritable identité, étranglée par les années qui passent. Prisonnière d’un cycle infernal : à chaque tombée du jour, elle se dévêt de ses pétales, cédant sa chair aux guêpes insatiables, puis renaît à l'approche de l'aube, revêtant une splendeur éphémère, pour à nouveau se dénuder à la chute nocturne. Elle est le fantôme à l’agonie du Nymphéa, les murs et les planchers, portent les cicatrices de ses griffes et sont imprégnés de sa fragrance étourdissante.  

Après des années à survivre seule dans cet enfer, mes rêves semblaient évanouis. Chaque performance me volait un peu plus ma dignité et mon identité. Je pensais devoir les abandonner pour toujours, jusqu'à ce que qu'une histoire de vengeance me mette sur la voie de quelqu'un. Lui.
TW. Agression sexuelle

PANSY'S POV. Son esprit n'avait pas quitté cette ruelle, et bien qu'elle se cloîtrât davantage dans cette prison de rêves, Pansy pouvait à nouveau ressentir les frissons que sa douce précaution lui avait ôtés. Qui aurait cru trouver de la compassion entre les griffes d'une bête féroce ? Elle était telle un trésor dissimulé sous une enveloppe solide et épaisse, sous une carcasse massive qui distillait la terreur dans les cœurs des autres créatures croisant son chemin. Pourtant, ses crocs aiguisés et redoutés ne lui avaient infligé aucune blessure, au contraire, ses lèvres s'étaient animées d'une douceur hésitante, insufflant du réconfort dans le cœur morne de la fée. À mesure qu'elle poursuivait ses réflexions, la fascination de la désespérée pour ce colosse fabuleux s'était accentuée. Une lubie précieuse, qui lui permit de survivre quarante-huit heures de plus dans les brasiers de cet enfer.

— « Pour te remercier de ta fidélité, tu disposeras de ma précieuse Pansy autant de temps que tu le désireras », déclara avec allégresse le monarque du Nymphéa, sachant que cette période serait éphémère. Wraith avait laissé le loup affamé entrer à l’intérieur du temple et seule la chair de cette fichue sangsue saurait apaiser sa faim.

Celle qui n'avait pas plus de valeur qu'un lambeau de chair jeté à la gueule avide d'un chien affamé, arbora un sourire feint dès que ses perles mordorées rencontrèrent le regard impatient du privilégié. La fée ne pouvait être touchée que par des mains ruisselantes d'or, celles aptes à s’offrir les services d'une créature hors du commun. On chuchotait que, lorsque leurs ailes se déployaient, elles répandaient la joie, et que leur sang suscitait l'effervescence et l’extase chez celui qui y trempait ses lèvres.
Pansy, d'un geste subtil, dissimula son frêle poignet à peine guéri contre sa cuisse dénudée, pendant que Wraith, d’humeur généreuse, offrait un dernier verre à son ami éphémère. Un rire gras s'échappa des lèvres de l'insouciant, saisissant promptement le cristal pour goûter à ce liquide écarlate où les deux conspirateurs avaient distillé quelques gouttes de ce sang féérique. Wraith désirait plonger sa proie dans un état qui justifierait sa disparition et se prémunir des possibles représailles des proches endeuillés, se retranchant derrière l'excuse implacable : c'est lui qui a frappé en premier. Celui qui allait bientôt n’être qu’une bête avide de volupté fit glisser sa langue sur ses crocs acérés et détourna ses pupilles aux éclats cramoisis sur le corps partiellement dénudé de la nymphe adorée. D'un œil avide, il dévora des prunelles cette frêle silhouette, drapée dans une étoffe soyeuse qui laissait en évidence de quoi émoustiller ses admirateurs, sans en dévoiler de trop pour susciter chez eux de la frustration. Seuls quelques billets de plus pourraient faire choir les étoffes, et ainsi offrir à leur regard une vue totale sur les courbes galbées de cette silhouette enchanteresse. En cette soirée bénie par la générosité de Wraith, Skart serait gratifié du privilège rare de ne pas devoir puiser dans ses bourses pour se délecter des contours exquis de la sybarite… Sans pour autant, disposer de l’autorisation de profaner ses chairs les plus intimes.

Le souverain d'une ultime nuit se pavanait aux côtés de son trésor, drapé d'une expression qui masquait son inquiétude. Seuls les yeux de ceux et celles qui subissaient le même cauchemar pouvaient lire derrière les rondeurs provocantes de ses sourires, y découvrant un cœur qui frôlait la défaillance, tant ses pulsations s'emportaient en une danse anxieuse.  Avant de s'enfermer avec lui dans l'un de ces antres de supplice, la sacrifiée parcourut les environs d'un regard éteint dans l’espoir de surprendre dans cette mer d’âmes esseulées, la silhouette du gardien suprême s’élever. Une masse sombre était enchaînée à une autre, plus svelte. Le battant de la fée loupa un battement, ses prunelles étincelant sous l'élan d'une nouvelle vitalité. Lui. Son arrivée tant attendue annonçait la fin de son tourment, et elle brûlait d'impatience de voir ses crocs libérateurs se délecter du corps de cet énième monstre qui s’apprêtait à la profaner.
D'un mouvement sec, il l'entraîna dans les abîmes de la souffrance, et la créature assoiffée de sang laissa entendre un râle fiévreux. Et son pauvre cœur se mit à hurler dans sa poitrine, au point que sa détentrice fut réduite à devenir l’auditrice impuissante de ses sanglots déchirants. Sous ces coups rapides et furieux, sa conscience s'évanouit et seul le corps demeura, abandonné. L'effet de l'élixir empoisonné commença à corrompre la bête, qui dévoila sa facette monstrueuse et sans pitié, en s’abattant sur le corps de son offrande. La charogne vigoureuse et déchaînée pressa la fée contre l'un des murs, s'inclinant pour enfoncer ses crocs dans le cou de la profanée dont les lèvres se déchirèrent pour susurrer sa douleur. Le reste de cette enveloppe destructrice s'écrasa brutalement contre celle chétive de la danseuse, la comprimant davantage contre la surface froide. La fée eut l'effroyable impression de sentir ses os s'éclater sous l’assaut, et un autre gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres tremblantes. Merde, merde, merde, murmura la damnée, noyée dans ce drame vespéral aux griffes coupantes et prédatrices, qui s’empressèrent de réduire en lambeaux la maigre barrière soyeuse qui protégeait son antre meurtrie.

« Cela sera la dernière fois qu'il vous touchera. »

Promesse qui fit vibrer tout son être, mais qui, en cet instant, demeura endormie. Horrifiée, ses deux couronnes de cils s’abaissèrent, et l’éternelle délaissée susurra ses espoirs usés à l'ultime divinité. Les dieux passés avaient feint l'oreille, sourds à ses implorations répétées. Mais désormais, une nouvelle foi frémissait timidement chez la désespérée, qui se tourna donc vers cette mystérieuse figure lupine. Ombre bienfaitrice, étends ton voile obscur, et protège-moi, je t’en supplie, avant que l’irréparable ne se reproduise. Je t’en supplie, Loup, réponds-moi.
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Ezvana
Mer 30 Aoû - 16:23

Méléän Hastros
Je suis un loup-garou, vivant entre la ville et les forêts. Je n'ai pas d'attache, plus de famille, pas d'amis, pas de meute. Je suis un solitaire mais cette situation me pèse. Aucun loup ne choisit d'être un solitaire. C'est juste qu'il n'a pas trouver de compagnon, ou de meute pour l’accueillir. Un renégat. Moi, j'ai du me sacrifier pour pouvoir vivre. Je suis un mercenaire et je survis au jour le jour.

Après des années d'errance, je cherche une âme, une présence. Mais la vie me contraint à vivre de contrat tous plus dégradant les uns que les autres. Mais un jour une mission me met sur la voie de quelqu'un. Elle.


Boum. Boum. Boum.
Le cœur tambourine dans sa large poitrine au rythme de la musique. Métronome sanguin qui électrise ses membres, fait agiter le bout de ses doigts d'un tic nerveux. Incroyable sensation de se sentir vivant, plein d'énergie, prêt à défier la plus haute des montagnes, à se lancer à corps perdu dans la moindre quête.
Nature du Loup d'ainsi chercher cette adrénaline qui fait vibrer comme pour retrouver l'euphorie de la chasse, de pouvoir courir auprès de ses congénères la langue pendantes et l'œil vif.
Pourtant Méléän était calme, maîtrisant, muselant cet esprit sauvage qui chercher à se libérer de sa cage de chair. L'habitude et l'aisance de l'expérience.
Tuer pour avoir de l'argent n'était en rien un plaisir. Oh, il ne se mentait pas, la chasse c'était grisant. Mais ôter une vie n'était pas un passe-temps. Quand cela tombait sur des raclures, on avait l'esprit plus sereins.
Mais jamais il n'oublierait. Les innocents, les plus faibles, les brisés. Il entendait encore leurs derniers soupirs, se souvient de leurs larmes, de leurs mains agrippants son tee-shirt. La supplication au bord des lèvres, ou ceux qui avaient déjà abandonné.
Et leurs yeux vides.
Son âme était hantée par tous ces souvenirs qui le poursuivront inlassablement jusqu'à la fin.

Un mouvement dans la périphérie de sa vision. Alerté le Loup tourne le visage, fouille de ses yeux cette noirceur qui ne laissait deviner que les mirages et les non-dits.
Elle.
Le corps se tend brutalement, les doigts raclent le siège d'un crissement dérangeant étouffé par la musique qui pulsait des enceintes. Il accroche son regard mordoré et il dut prendre sur lui pour ne pas bondir, jeter cette table loin de lui et briser ce poignet qui lui étreignait le bras.
Et déjà elle était partie.

Boum. Boum.Boum.
Reprendre conscience de la réalité. Ses yeux bruns parcourent la salle, s'attardent sur des détails. Ce client avec cette Louve aux cheveux vert. Cette femme accompagnée d'un Elfe aux yeux bleu. Vérifier toutes les sorties potentielles, compter le nombre de garde qui tenait des armes à feux. Machinalement il cherche son paquet de cigarette, en tire une avant de fouiller ses poches à la recherche du zippo. A peine le temps de réaliser qu'il ne l'avait pas qu'un éclat orange attire son œil.
Le garçon était là, tenant son zippo à bout de bras, un sourire aux lèvres.
Se pencher en avant, allumer sa tige cancérigène en le regardant droit dans les yeux. L'homme semblait vouloir le charmer, un petit clin d'œil aguicheur.
Mel ricane, reprend son zippo avec douceur.

- Ne te donne pas à moi. Je suis peut-être dangereux. Va.

L'homme hésite un instant avant de poser sa main sur celle du Loup. Pendant quelques secondes ils s'observent en silence et il hoche la tête en remerciement.

Boum. Boum. Boum.
Le poing se serre, les dents grincent alors que ce dessine la musculature de sa mâchoire. Il ne supportait pas cette candeur, cette douceur dans ce monde sanguinolent ou les cris sont silencieux et ou l'avenir est incertains. Celui fait mal, là, à droite. Comme un voile qui s'était retiré, comme si la réalité était devenue une lumière trop criarde dans ce monde sombre.
Comme une fée trop délicate pour cette vie.
Finir son verre d'une dernière lampée, balayer de sa main les gravures sur le vieux bois de la table. Peut être y avait-il les plaintes des employés ou les pensées des clients trop isolés pour trouver une oreille attentive. Des déboires et des passés gravés à jamais au Nymphéa et ignorés de tous.

Tirer une dernière fois sur sa cigarette avant de l'écraser sur la table.
Se lever comme s'il avait terminé sa soirée. Se diriger vers les toilettes et bifurquer parmi les ombres. La sécurité n'était pas optimale et Mel se faufilait à travers chaque brèche avec l'habitude de celui qui faisait cela depuis des décennies. Enfin il se retrouve face à la salle privative. Tendre l'oreille, mais aucun son ne sortait de cet endroit.
Lentement, sans aucun bruit, il entrouvre la pièce ne laissant apparaître qu'un morceau de son visage.
La vision qu'il vit le pétrifia.

La fée était plaquée contre le mur, écrasé par le corps d'un homme qui avaient les mains prisent de frénésies, s'attaquant déjà aux vêtements pour atteindre son objectif final. Le visage de la femme était crispé par la détresse.
L'odeur lui prit le nez avec violence, ce mélange d'hémoglobine aux notes sucrées, d'excitation provenant d'un corps en rut, la peur acide sur la langue.
Il croise alors son regard.

Boum. Boum. Boum.
Le souffle est court. L'horreur de la vision le bouleverse de l'intérieur et un tsunami semble l'envahir tout à coup, vague brûlante qui renverse tout sur son passage. Sans le moindre contrôle ses yeux jaunissent, remplaçant le brun chaud par de l'ambre en fusion. Le nez se plisse en découvrant des canines. Il lui fallait agir. Maintenant.

Dans un mouvement d'épaule, il fracasse la porte violemment et dans le même mouvement il tendit la main pour attraper un pan de veste, de tee-shirt, des cheveux. Tout pour le repousser avec hargne en arrière. Le corps trébuche, se cogne s'étale contre le mur d'en face.
Un sifflement se fait entendre, des yeux rougeoyants se font apercevoir.

Et pour répondre, un long grondement se fait entendre, résonne dans la large cage thoracique. Le corps se ploie vers l'avant, les bras s'écartent pour faire barrière et protéger la fée derrière lui. Il sent son corps contre son dos, il entend de sa respiration. C'était le seul point de repère qui l'empêchait de basculer.
Une injure est lancée par le Vampire qui cherche derrière son pantalon quelque chose. Un reflet argenté se fait voir, un pistolet de petite taille se fait apercevoir.

Grogner jusqu'à en avoir la bave aux lèvres. Et le son qui sort de cette bouche qui s'ouvre n'avait rien d'humain. Son esprit vacillait entre raison et pulsion, l'apparence humaine laisser entrapercevoir le Loup géant qui se tenait tapis dans ses entrailles.

Une détonation. Réflexe inhumain qui permet à Méléän de se déplacer de quelque centimètre devant la femme pour qu'elle ne prenne pas la balle. L'impact est violent, le fait reculer d'un pas, écrase la fée contre le mur. Sa main glisse vers l'arrière, tient la hanche de sa protégée pour la maintenir et ne pas qu'elle tombe.

Une sorte d'aboiement étouffé et l'Ombre se jette en avant, se saisit de ce poignet trop blanc pour le briser dans un craquement écœurant. Dans le même mouvement il vient saisir la lame à l'arrière de son pantalon et dans un élan vient l'enfoncer à travers les côtes, vers le haut pour percer le cœur.

Sous la violence du coup les deux corps basculent et Méléän se retrouve à presque soulever le corps contre le mur de son couteau. Une gerbe de sang s'écoule de la bouche du Vampire, vient s'écouler sur le torse du Loup. Grogner en plongeant son regard dans ses yeux qui palissent, l'envie de lui mordre la gorge et de lui arracher la jugulaire faisant chanter ses veines. Il reste ainsi longtemps, trop longtemps. La cible était morte qu'il continuait à ainsi le menacer, incapable de réfréner ce qui l'habitait.
Boum.Boum.Boum.

Entendre un bruit derrière lui qui lui fait reprendre raison. Reculer et dégager sa lame pour que le cadavre s'effondre au sol dans un bruit sourd. De son avant-bras il vient essuyer sa bouche, sa respiration soulevant le haut de son corps. Il n'y avait que son souffle puissant pour briser le silence. Se pencher et essuyer sa lame contre les vêtements du Vampire et la ranger dans son fourreau en cuir. Et il reste ainsi, de dos, pendant de longues secondes, essayant de se démêler du Loup qui ne demandait qu'à sortir, secouant son visage pour chasser les grimaces.
Lentement à ses pieds s'étalaient une flaque d'un sang sombre et à son épaule une fleur pourpre s'épanouissait ou il y avait la balle. La douleur lui rappelle la présence de la jeune femme.

Se retourner, lentement, tel le monstre qui cherche sa proie. Il faisait peur avec les traits de son visage ainsi tendus, ce regard ou dansait l'ambre et autre chose de plus primitif. Avec tout ce sang qui maculait son corps. Pourtant il ne voulait pas lui faire peur. Battre des cils, fermer sa mâchoire.

S'approcher, avec une lenteur calculée. Tendre la main pour poser ses doigts sous son avant-bras pour la tirer du mur avec délicatesse. Dégager son cou d'une main douce pour voir si elle avait été mordue. Inspecter sa peau ou des rougeurs apparaissaient qui faisait rater des battements à son palpitant. Un regard vers ses ailes. Elles n'ont pas été abîmées ? Cette envie de la prendre contre lui, de la protéger de ses bras, de son corps. Pour réfréner le tremblement qu'il sentait sous ses doigts. Mais lui-même devait paraître menaçant.

- C'est terminé.

Une voix rauque, profonde. La gorge était encore nouée par la furie. Les yeux se plissent, la peine se lit sur son visage.

- Je suis désolé de ne pas être arrivé plus tôt.

Il ne le pouvait pas. Détourner la tête comme si la honte lui nouait les boyaux. Détacher le bout de ses doigts de cette peau étrangement douce au toucher. C'étaient les règles de son travail. Il fallait parfois que des choses atroces arrivent pour arriver à ses fins. Là, Skart n'a pas eu le temps.
Mais s'il était arrivé deux minutes plus tard … ?
Boum. Boum. Boum.


Lulu
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Lulu
Jeu 31 Aoû - 0:31

Pansy
Doe

Sylphide aux ailes diaphanes se confronte aux années d'une manière bien singulière, échappant à la course effrénée du temps, elle irradie d'une jeunesse éternelle. Son cœur de verre, avide de tendresse, ne demande qu'à vibrer au rythme des mélodies romantiques, mais une pesante solitude le condamne à les savourer à travers le vécu des autres. Derrière le voile de ce nom aux sonorités florales, Pansy dissimule sa véritable identité, étranglée par les années qui passent. Prisonnière d’un cycle infernal : à chaque tombée du jour, elle se dévêt de ses pétales, cédant sa chair aux guêpes insatiables, puis renaît à l'approche de l'aube, revêtant une splendeur éphémère, pour à nouveau se dénuder à la chute nocturne. Elle est le fantôme à l’agonie du Nymphéa, les murs et les planchers, portent les cicatrices de ses griffes et sont imprégnés de sa fragrance étourdissante.  

Après des années à survivre seule dans cet enfer, mes rêves semblaient évanouis. Chaque performance me volait un peu plus ma dignité et mon identité. Je pensais devoir les abandonner pour toujours, jusqu'à ce que qu'une histoire de vengeance me mette sur la voie de quelqu'un. Lui.
PANSY'S POV. Ce bras, animé de sombres intentions, exerça sa tyrannie sur la poupée brisée, malmenant avec une férocité cruelle sa chair tendre pour la contraindre à s’incliner et à subir ce premier assaut. La gorge de la fée se resserra, lacérée par la détresse qui s'abattait sur son être à demi-vivant. Cependant, aucun pleur ne jaillit des étoiles mordorées, des souffrances passées les avaient épuisés de leurs flots.
Résister, encore un peu. Se battre encore un peu. Survivre encore un peu.
Il arrivait, elle en était certaine.

L'ailée tenta de se rebeller, déplaçant laborieusement son corps meurtri pour perturber la prise du buveur d'ichor. Ce geste agaça l'agresseur qui réagit promptement en enfonçant plus profondément ses crocs dans sa chair immaculée. Ses lèvres laissèrent échapper une plainte supplémentaire, et la désillusion l'emporta. Quand il arrivera, ce sera trop tard. Triste songe plus assourdissante que ses prières, car enfin l'Ombre fit son entrée pour répondre à son appel, prête à sceller le destin immortel.

Enfin, la silhouette recouvra sa légèreté, libérée du parasite projeté à l'autre bout de la salle par le Loup enragé. Une valse sanglante s'ensuivit, où le vampire ne se laissa pas facilement maltraiter. Un bruit sourd traversa l'air, frôlant de près les chairs pétrifiées de celle qui s'était réfugiée contre la bête déchaînée. Mais cette dernière s'était interposée pour la protéger, au prix de sa propre intégrité. Le souffle de la sauvée fut brusquement suspendu, la panique emporta son cœur. Soudain, ses yeux s'orientèrent vers la blessure, mais ils ne furent pas plus rapides que la fureur de la créature lupine. L'Ombre se jeta sur la silhouette de Skart, la déchirant avec son canif aiguisé. Une pluie de sang inonda l'antre de la torture, mais elle n'était pas tachée du carmin de la prisonnière, c'était le sang du bourreau qui se répandait. Nouvelle vision d'horreur inscrite sur les rétines de la fée, qui détourna les yeux de cette toile vengeresse. Son cœur, encore trop pur pour se repaître d'une telle scène, encore trop pur pour... Petite fée voilant la réalité, son cœur souillé frémit timidement de satisfaction devant le sort atroce infligé à son agresseur. Pansy voulut extirper ce monstre de sa poitrine, le déchiqueter, le réduire en lambeaux. Y avait-il encore quelque chose à sauver ? Y avait-il encore une lueur en elle ? Non, non, non... Ils n'avaient pas réussi à la corrompre, ils n’avaient pas pu réussir. Impossible.

Un soupir anxieux fit trembler sa poitrine. Son souffle agité fut interrompu par le toucher délicat du loup. Lui, maculé du sang de leur ennemi. Et dans tréfonds de l’effroi, scintilla l’admiration. Pansy s’empressa de la réprimer, mais le loup ne cessait de l’invoquer.

« C'est terminé. »

La noyée respira enfin, tirée de cette tempête provoquée par un spectre assoiffé de revanche. Wraith ne l'aurait pas sauvée, lui.
Honteuse, l'Ombre s'excusa de ne pas être intervenu plus tôt et retira ses doigts de la chair qu'il venait de sauver. Le cœur de l'infortunée se souleva face à cette culpabilité injuste qui assombrissait le visage de celui qui avait répondu aux prières de tant d'âmes meurtries, et à ces souhaits longtemps restés sans réponse.

— « Tu m'as sauvée. Tu nous as sauvées, Ombre... » Dans cette intimité partagée, la rescapée délaissa le vouvoiement.

Il ne détruira plus d'âmes, ne sèmera plus la terreur dans les cœurs de ses victimes. C'était fini, c'était tout ce qui importait. Pour l'instant, c'était tout ce qui comptait. Mais pour atteindre cet idéal, le Loup avait laissé quelques poils, se rappela Pansy. Ses yeux se portèrent immédiatement sur la meurtrissure infligée par le cancrelat, et elle remarqua l'épaule mutilée du lycanthrope. Son cœur se fendit, et sa main se tendit vers le bras ensanglanté du loup, mais ses doigts se suspendirent dans le vide tandis que ses yeux dorés se levèrent vers les yeux ambrés du blessé. Et s’il ne voulait pas de son toucher ? Ses doigts se languissaient de son contact, mais elle ne le toucherait pas. Pas tant qu'il n'y consentirait pas. Trop de fois, des mains avaient parcouru le corps de la fée, des hommes et des femmes l'avaient possédée sans se soucier de son consentement. Pansy ne lui imposerait pas son contact, elle y tenait. Peut-être n'était-elle pas encore totalement corrompue.

— « Je vais te soigner, suis-moi s’il te plaît. »

Quitter rapidement ce repaire cauchemardesque pour soigner leurs blessures, à l'abri du regard vide du monstre récemment tué. La fée ouvrit précipitamment la porte et s'engagea dans le couloir, faisant quelques pas pour atteindre les vestiaires réservés aux danseurs et danseuses. À cette heure où les clients étaient nombreux, nulle âme n'y errait. Il n’y avait qu’eux. D'ailleurs, en chemin, ils n'avaient croisé qu'une ou deux personnes, dont un homme aux yeux d'argent qui avait observé intensément ces deux visages familiers. L'un, une proie récemment goûtée et ensanglantée, l'autre, une sœur d'infortune qui l'avait accueillie à son arrivée. Ici, il n'y avait pas un seul de ces captifs qu'elle n'avait pas chaperonnés. Même si certains étaient plus âgés qu'elle. Pansy était enfermée entre ces murs depuis bien plus longtemps que le spectre lui-même, purgeant une peine dont elle ne connaîtra jamais le terme.

— « Tu peux t'installer ici si tu veux », annonça-t-elle en montrant du doigt une chaise face à une coiffeuse.

Quant à elle, ses pas familiers avec le lieu la guidèrent jusqu'à une armoire en métal située au fond des vestiaires. Pansy l'ouvrit, saisit la trousse de secours et retourna auprès de l'Ombre. La fée contempla longuement son épaule meurtrie, l'air hésitant et soucieux. Jamais elle n'avait fait ce type d’opération... Il suffit d'extraire la balle, se dit-elle pour se rassurer. Enlever une balle... Comment faire ? Et ensuite elle devrait refermer la plaie. Coudre, elle savait faire ça. Mais suturer la peau... Ses lèvres se pincèrent, et la fée secoua finalement la tête pour chasser les pensées qui pourraient entraver ses efforts pour soigner l'Ombre. Avant de se concentrer entièrement sur l'intervention, Pansy ouvrit l'un des tiroirs de la coiffeuse et en sortit une flasque pleine. Aucun secret n'échappait à la vétérante du Nymphéa, encore moins les trésors que ses collègues tentaient de dissimuler. Elle posa délicatement la flasque devant le Loup, lui faisant comprendre d'un bref regard complice qu'il pouvait en boire si la douleur devenait insupportable.

— « Je vais retirer la balle... Puis te recoudre », lui souffla-t-elle, s'efforçant de trouver un peu d'assurance. « Je vais essayer d'être rapide... Et efficace. » Évidemment. « Et surtout, dis-moi si tu veux que j'arrête », ajouta-t-elle, prête à respecter ses limites.

Ses doigts inexpérimentés s'enfoncèrent dans la chair blessée, faisant de leur mieux pour réparer les dégâts. Pendant toute l'opération, Pansy pinça les lèvres et fronça les sourcils. C'était la même expression qu'elle arborait habituellement lorsqu'elle était concentrée, et elle ne la quitta pas jusqu'à la dernière suture. L'infirmière improvisée s'était empressée de jeter la balle dès qu'elle l'avait extraite, un processus qui avait pris de longues minutes. Elle s'était aventurée avec douceur entre les chairs abîmées du pauvre Loup, et elle avait préféré utiliser cette même douceur lorsqu'elle avait eu à le recoudre. Lorsque Pansy referma enfin la plaie, un petit soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. Enfin. Elle ne s'était pas trop mal débrouillée. Ses yeux dorés se levèrent vers ceux de l'Ombre, qu'elle pouvait contempler grâce au reflet du miroir. Face à cette vision, le battant loupa de nouveau un battement.

— « Hm… C'est terminé. » Ça aussi. « Ça va, ça n'a pas été trop douloureux ? » demanda-t-elle avec douceur, soucieuse.
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Dim 3 Sep - 3:13

Méléän Hastros
Je suis un loup-garou, vivant entre la ville et les forêts. Je n'ai pas d'attache, plus de famille, pas d'amis, pas de meute. Je suis un solitaire mais cette situation me pèse. Aucun loup ne choisit d'être un solitaire. C'est juste qu'il n'a pas trouver de compagnon, ou de meute pour l’accueillir. Un renégat. Moi, j'ai du me sacrifier pour pouvoir vivre. Je suis un mercenaire et je survis au jour le jour.

Après des années d'errance, je cherche une âme, une présence. Mais la vie me contraint à vivre de contrat tous plus dégradant les uns que les autres. Mais un jour une mission me met sur la voie de quelqu'un. Elle.


Expirer lentement sans faire aucun bruit. Un besoin nerveux de décompresser. Il avait l’impression d’être dans un tourbillon, une tornade dévastatrice qui repousser au loin tout ce qui pouvait le main-tenir debout pour lui faire ployer l’échine et se laisser aller aux bas-fonds de ses fantasmes. L’odeur d’hémoglobine chatouille ses sinus, fait chanter le loup en lui. Cela lui prenait la tête et diluer chaque pensée cohérente dans un voile de sensation farouche.
Il aurait dû rejeter cette mission. Il aurait dû la confier à quelqu’un d’autre. Ce n’était pas profes-sionnel d’agir ainsi, de réagir aussi violemment juste à la vue d’une strip-teaseuse malmenée. Il ne la connaissait pas, ne savait même pas son prénom. Elle n’était rien, ni personne.
Mais il n’oublie pas la vision de ce visage au bord du désespoir, cet éclat dans son regard dorée. Cette image qu’elle est en train de couler et qu’il n’y avait personne pour la remonter à la surface.
Bordel.

Fermer les yeux, plisser ses paupières pour chasser les images. Depuis longtemps il était détaché du monde qui l’entourait, muraille autour de son cœur qu’il a bâti à la sueur de son front, avec le sang de ses veines. On ne lui demandait pas de s’investir, juste d’effectuer des missions. Il devait se museler et juste acquiescer. Il ne pouvait pas ainsi s’ouvrir aux autres et perdre peu à peu ce qui lui restait d’humanité. Un jour il finirait par devenir un loup et ne plus jamais quitter cette forme, sa conscience devenant de plus en plus brumeuse jusqu’à disparaître.
Mais était-il encore humain ?
Plus vraiment. On n’agissait pas ainsi en tuant quelqu’un, on ne devient pas aussi fou furieux prêt à devenir un monstre plein de crocs.
Aucune larme devant cette évidence. Depuis bien longtemps il ne pleurait plus pour ce genre de chose, comme si sa réserve était à sec depuis des décennies. Trop torturé par la vie pour s’attarder.

Rouvrir les yeux quand elle lui parle. La regarder tendre sa main vers sa plaie. Un léger mouvement de recul de l'épaule, un froncement de sourcil. Les narines frémissent alors qu'il fuit le contact. Instinct primitif de protection. Il était blessé donc il devait se méfier de tout le monde.
Méléän voit la main se retirer, croise le regard de la fée. Cligner des yeux comme le chien qui cesse de grogner quand on s'approche de sa gamelle.

Et déjà elle lui demande de la suivre. Le Loup s'exécute sans vraiment réfléchir. Ils croisent yeux d'argents qu'il salue d'un mouvement de tête. Une fois dans la pièce il tourne le visage, analyse ce nouvel environnement. Odeur de laque, de maquillage, de parfum. Tout à un tas d'objet, des tenus aux couleurs flamboyantes jusqu'aux photos de proche sur un miroir.

Docilement il s'assoit, la regarde s'affairer un peu plus loin. D'une main il tire une brosse à cheveux, repousse un poudrier sur le bord d'une main. Il s'occupe alors que la nervosité l'agite, qu'il tient à peine en place sur ce siège presque trop petit. Mel savait qu'il ne pourrait pas retirer la balle seul.
La douceur de la fée était un baume sur son esprit. Ce n'était pas la douleur qui le mettait ainsi mal à l'aise. Elle était une partenaire de vie qu'il connaissait par cœur et même si elle arrivait encore parfois à le surprendre, il ne se faisait pas avoir par ses tours de passe passe. Serrer les crocs, endurer, il savait faire. Devenir résilient était une nécessité pour survivre dans ce monde. Non ce qui le mettait à l'aise c'était de devoir découvrir un peu plus de sa peau labourée par les années de torture. C'était un homme capable d'être nue face à la tempête, tant qu'il était seul. Ses parties génitales n'étaient pas une honte contrairement à son dos, ses bras, ses côtes. Alors quand la jeune femme s'approcha de son dos, il retire lentement le manteau de cuir qui sentait la pluie. On peut déjà lire les lignes d'un livre qui restera graver sur le corps du loup-garou. Mais pour ne pas en montrer plus il tirait sur son tee-shirt gris jusqu'à le faire craquer, jusqu'à le déchirer, pour dévoiler la plaie et laisser ainsi le reste de son corps dans l'ombre. C'était une sorte d'autorisation pour qu'elle puisse le toucher.

Sentir tout d'abord le bord de ses doigts chauds qui le chatouillent. Puis quand elle dû enfoncer ses phalanges dans la plaie il fait une grimace, plisse son nez et gronde de douleur. Ses chairs étaient en feux, l'impression qu'une gangrène était en train de se former dans son épaule et que de l'acide se dispersait des ongles de la fée.
Prendre la flasque d'une main abrupte, avaler une longue gorgée pour que la lave qui coule dans sa gorge soit plus présente que celle de son épaule. Garder la tête baisser alors qu'il gardait la mâchoire serrer, laisser filtrer de temps à autre un sifflement de douleur. Les mains agrippent les accoudoirs et font craquer la chaise sous la pression.

- Putain.

Ce lui échappe alors qu'il sent le corps étranger migrer et se retirer lentement de la blessure. Et quand enfin le dernier bruit de succion se fait entendre, il reprend sa respiration qui c'était coupé sur le moment, balaye son front de son avant-bras pour en retirer les gouttes de sueurs.

La douleur de la suture était moindre, beaucoup plus supportable. Une habitude également. D'habitude c'était lui qui refermait ainsi ses plaies, mais la fée semblait vouloir le faire. C'était un peu maladroit, la cicatrice ne serait pas droite. Mais son doigté était tellement léger contrairement à la sienne qu'il ne dit rien.
C'était cela qui le ramena à la réalité. La douleur du fil et de l'aiguille. Lancinante, chaude pulsation qui se répercute dans tout son corps. Dans cette tornade il se rattache à quelque chose qu'il connaissait bien. C'était presque sécurisant, cette sensation qu'il identifie depuis sa vie d'humain. Quand on était militaire, les blessures étaient monnaie courante. Parfois la douleur était dévastatrice, mur de feu qui brûle tout sur son passage et fait basculer l'esprit dans la survie. Mais pas maintenant alors qu'il ressentait chaque coup d'aiguille.

Rejeter sa tête en arrière une fois que c'était fini, repousser d'une main calleuse les mèches collaient à son front. Il ne prête à attention à se corps collé au sien, si prêt de son épaule. Il sentait l'odeur doucereuse de sa peau, la chaleur qui se dégageait de son corps.

-J'ai l'habitude. Et merci.

Plonger dans ses yeux dorés. Il n'y avait pas porté attention, mais elle était belle. Il se dégageait quelque chose de particulier de ce corps, de ce regard. C'était presque devenu rare de sortir du lot dans ce monde, ou les êtres surnaturelles d'une beauté stupéfiantes défient les lois de la nature. Mais elle réussissait à attirer l'intention. Lui-même était banale, l'air presque humain. Pas de yeux rose ou de cheveux argentés. Il a toujours été très grand et athlétique. Mais depuis qu'il était loup, son corps c'était véritablement développé, il se dégageait dans sa manière de se déplacer, de se mouvoir, une inhumanité qui ne laissait pas de place au doute. Ses sens surtout avaient décuplés A l'époque ce fût terrible à vivre, une explosion d'odeur, de saveur, de visuel. Maintenant il se demandait comment il pourrait vivre sans.
Prendre une profonde inspiration. Froncer des sourcils alors qu'il perçoit encore des notes fruitées dans l'air.

- Il vous a mordu.

Ce fils de pute.
Une nouvelle fois il se flagelle de l'intérieur. Faire taire ce démon frémissant d'un raclement de gorge.Croiser son regard dans le miroir et rester quelques secondes ainsi, comme s'ils pouvaient communiquer par les yeux. Ne sont-ils pas le reflet de l'âme ?

Reculer son visage, le haut de son corps pour être face à elle.

- Je peux vous aider. Le sang de Lycan a des propriétés de guérison. Il permet de refermer des blessures plus rapidement. Vous n'êtes pas obligé de boire à ma veine, je peux vous appliquer mon sang par endroit. Et je suis indemne de toute maladie.

Montrer l'exemple en posant la pulpe de son index sous l'une de ses canines et d'une pression il vient la perforer pour qu'une perle vermeille scintille.
Un bref instant une image frappante lui vrilla les nerfs.
Celle de sa langue rouge balayant la peau et les perforations de la nymphe.
Battre des cils. Il ne fit aucun mouvement vers elle, attendant patiemment sa réponse. Elle pouvait refuser, il ne s'en offusquerait pas. Désormais, avec l'arrivé des êtres surnaturelles, l'échange de sang pouvait être qualifié d'intime pour certains, de sensuelle pour d'autre. Pour certains c'était même tabou. Un Vampire qui donne son sang à un inconnu sera mal perçue par ses congénères. Pourtant les échanges du liquide vital est devenu une norme dans la population mixte. Lui-même à déjà goûter à ces notes ferreuses.
Après tout quand un Loup chasse et dévore sa proie, n'ingurgite-il pas son sang également ?


Lulu
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Lulu
Lun 4 Sep - 20:15

Pansy
Doe

Sylphide aux ailes diaphanes se confronte aux années d'une manière bien singulière, échappant à la course effrénée du temps, elle irradie d'une jeunesse éternelle. Son cœur de verre, avide de tendresse, ne demande qu'à vibrer au rythme des mélodies romantiques, mais une pesante solitude le condamne à les savourer à travers le vécu des autres. Derrière le voile de ce nom aux sonorités florales, Pansy dissimule sa véritable identité, étranglée par les années qui passent. Prisonnière d’un cycle infernal : à chaque tombée du jour, elle se dévêt de ses pétales, cédant sa chair aux guêpes insatiables, puis renaît à l'approche de l'aube, revêtant une splendeur éphémère, pour à nouveau se dénuder à la chute nocturne. Elle est le fantôme à l’agonie du Nymphéa, les murs et les planchers, portent les cicatrices de ses griffes et sont imprégnés de sa fragrance étourdissante.  

Après des années à survivre seule dans cet enfer, mes rêves semblaient évanouis. Chaque performance me volait un peu plus ma dignité et mon identité. Je pensais devoir les abandonner pour toujours, jusqu'à ce que qu'une histoire de vengeance me mette sur la voie de quelqu'un. Lui.
PANSY'S POV. L’infirmière improvisée se mua en témoin malgré elle, contemplant les souffrances passées du loup, ces maux incrustés dans son épiderme telles des strophes gravées sur le marbre glacial d'un mausolée. Chaque ligne, chaque courbe, chaque cicatrice récitait une complainte lugubre, l'écho d'un rescapé aux mille blessures, et sans doute le survivant de tout autant de drames vécus. Le cœur de la fée s'étiola, transpercé par une douleur qui se glissa insidieusement jusqu'au fond de ses prunelles. Où étaient passés ces temps où les créatures erraient, insouciantes et protégées, dans les forêts enchantées ? On lui avait chuchoté que toutes ses sœurs, gardiennes de ces êtres merveilleux, avaient été fauchées, et depuis, le monde était devenu une contrée hostile. Ces propos, elle ne pouvait pas les ignorer, puisqu’elle était témoin du nombre croissant de créatures englouties par les entrailles infernales du Nymphéa. Les yeux de la gardienne se perdirent tristement sur la toile funèbre qu'était devenue la peau de l'Ombre, et silencieusement, elle s'excusa de n'avoir su protéger dignement les frontières des mondes enchantés. La curiosité était un vilain défaut, et elle en avait payé le prix fort.
Le mercenaire prit un moment pour la remercier, tout en soulignant qu'il n'était pas étranger à la douleur. Un coup de plus pour son palpitant, tandis que ses doigts ensanglantés se crispèrent autour de ses instruments.

— « C'est la moindre des choses », répondit la fée, offrant un faible sourire empreint de politesse. « Et je suis désolée de l’apprendre », ajouta-t-elle, d'une voix timide. Désolée, de découvrir qu’il n’était pas étranger à la souffrance.

De nouveau, leurs regards se croisèrent, et la brune put l’admirer. Il y avait chez ce loup, une beauté primitive qui ne pouvait laisser la fée indifférente. Lorsqu'elle le contemplait, même brièvement, Pansy avait l'impression d'admirer cette nature impétueuse, sauvage et authentique, qu'elle avait tant aimé lorsqu'elle était encore une fillette insouciante, libre de ses mouvements. Une beauté ensorcelante et apaisante, qui lui rappelait que le monde qu’elle avait connu n'avait pas encore été complètement dévoré par l'avènement de cette nouvelle ère avide, dévorant chaque espace de verdure et épuisant les précieuses ressources de mère nature. Et à travers cette contemplation, elle percevait comme une résurgence timide de ses instincts féeriques, longtemps plongés dans un sommeil profond.
La danseuse se détourna de ses rêveries dès que le loup afficha une mine contrariée. Qu'avait-il vu ? Avant que sa voix ne gronde, avec l'intensité d'un orage, ses yeux mordorés désignèrent la source de sa colère. Le vampire l'avait mordue. La fée releva brièvement les yeux pour inspecter son reflet dans le miroir, confirmant qu'en effet, l’affreux s'était régalé au creux de son cou. Son cœur frémit d'effroi lorsque les ombres du passé vinrent danser dans les alcôves de sa mémoire, là où son corps aurait pu à nouveau endurer l'innommable. Mais le loup, d'un raclement de gorge rauque, la retira des abysses de ses souvenirs encore vifs. Il reconquit son esprit, et de nouveau, leurs regards s'entrelacèrent en une entente silencieuse. L'Ombre se dressa devant elle, et les yeux de la fée se posèrent sur lui, avide d'écouter la mélodie de ses paroles.
Il désirait lui offrir son sang, assurant qu'il possédait des vertus curatives. Un acte qui n’était en rien banal, même aux yeux d'une créature maintenue dans l'ombre du monde depuis... Elle ne saurait dire avec précision combien de temps s'était écoulé depuis sa capture. Une lueur d'indécision dansa tout d'abord dans son regard, cherchant à sonder celui du loup, afin de s'assurer qu'il ne se livrait pas à cette offrande de manière forcée. Mais dans ses yeux, l’Ombre ne dévoilait nulle contrainte. Pansy se demanda alors si elle était étrangère à cet élixir lupin. Une part d'elle-même semblait y être familière. Une part d'elle-même, relique d’une époque révolue où diverses substances avaient forcé ses lèvres pour la contraindre à l'obéissance. Ses yeux s'attardèrent sur la pulpe de son index, percée par le croc aiguisé du loup, et elle vit la naissance de cette perle écarlate, la promesse d'une guérison rapide et certaine. Si ce n'était pas lui qui lui prodiguait ce miracle, Wraith le ferait en lui faisant ingérer une potion aux ingrédients mystérieux. Car aucune souillure, aucune cicatrice, aucune tâche ne devait altérer la silhouette de sa précieuse nymphe. Pansy devait briller comme un joyau fraîchement extrait des entrailles de la terre, une gemme immaculée, dépourvue de la moindre éraflure, d’imperfection, un diamant brut que seuls les joailliers d'un soir pouvaient rêver de manipuler. Pansy se devait d'être parfaite, sublime et douce aux yeux, même si son âme souffrait des stigmates du passé, même si son cœur était putride, même si son esprit gisait mort depuis bien longtemps... Même si elle était toujours cette enfant de la forêt. Celle qui avait autrefois écorché ses genoux à force de courir, celle qui s'était baignée dans les étangs pour dénicher les trésors des nixies et en était ressortie couverte de vase, celle dont les mains portaient les cicatrices de mille aventures à force d’escalader les arbres. Mais cette jeune fée insouciante et aventurière ne pouvait plus exister. Pansy se devait d'être sage et prudente, car c'était ce que sa clientèle désirait.

— « Vous pouvez m'en appliquer », affirma-t-elle en renouant avec le vouvoiement, plongeant ses prunelles dans cet océan mordoré qui l'avait ensorcelée.

Le loup avait éveillé en elle une soif insatiable de cette douceur contrôlée, une douceur que seul lui, lui avait offert et qui avait su faire naître en elle une curiosité brûlante. Quelle émotion se cacherait derrière ce regard ? Serait-ce de l'indifférence, de la tendresse, ou bien une lueur plus ardente encore ? Pansy voyait en cela une occasion de percer un peu plus le mystère qui entourait cet être étrange, que l’appel de la vengeance avait mis sur son chemin.

— « Mais attention, n'ingurgitez en aucun cas mon sang. Car si le vôtre peut guérir, le mien peut... éveiller en vous une certaine agitation. »

Cette mise en garde était nécessaire, pour éviter le pire, quand bien même il faudrait au loup plus qu’une lichette pour subir le même état que le vampire. Jadis, les fées offraient quelques gouttes de leur sang aux rivières, aux fleurs, aux animaux, à l'écorce des arbres, ou à la terre, afin de nourrir la nature, de la préserver, d'assurer la perpétuité de la vie et d'empêcher toute espèce de sombrer dans la famine et l'oubli. Dorénavant, ce don était détourné, distillé dans des philtres aphrodisiaques, ou bien dans des breuvages censés stimuler la fécondité.

D'un geste gracieux, la fée glissa sa chevelure ébène sur le côté, dévoilant ainsi la partie de son cou qui avait été cruellement meurtrie. Deux blessures, semblables à de sombres fleurs, avaient éclos à cet endroit, laissant échapper encore quelques gouttelettes de ce sang fiévreux et vénéneux. Certaines de ces perles écarlates avaient trouvé refuge le long de sa clavicule, tandis que d'autres avaient marqué la bretelle de sa guêpière d'une teinte sinistre. Dans cet état de vulnérabilité, elle ne pouvait pas envisager de reprendre son service. En effet, il ne faisait aucun doute dans son esprit tourmenté qu'elle serait contrainte de retourner à l'abbatoire. Malgré l'épreuve psychologiquement éprouvante qu'elle venait de subir, Pansy ne profitera d’aucune pause, d’aucune clémence de la part de Wraith et des clients. La seule pause qu'elle pouvait éventuellement savourer, était celle que leur octroyait ce bref instant de soin qu'ils se prodiguaient mutuellement… Et que Pansy s’apprêtait à savourer.

— « Ah, je ne peux m’empêcher de m’émerveiller devant la beauté qui émane de deux créatures vulnérables. »

Le cœur de la fée cessa de battre au moment précis où la voix de Wraith, telle une mélodie macabre, résonna dans la pièce. Comme si subitement ensorcelée, elle se figea, sa silhouette se muant en une statue de marbre glacé, quant à ses prunelles, emplies d'inquiétude, elles se détournèrent de la stature du loup.
Wraith, tel un spectre vêtu d'obscurité, s'imposa dans la pièce avec sa longue silhouette et son charisme envoûtant qui semblait invitait à se plonger dans les abysses de son regard. Celui-ci, perçant et cruel, brillait d'une malice sadique, comme s'il savourait à chaque instant les tourments qu'il infligeait aux âmes naufragées du Nymphéa. Une chevelure noire, telle une ombre en mouvement perpétuel, encadrait son visage aux traits ciselés, rappelant une sculpture maudite, une œuvre des ténèbres. Wraith était telle une brise funeste qui soufflait sur les cœurs et qui figeait le sang dans les veines de toute âme qui croisait son chemin… Pour mieux les capturer, et en faire ses pantins. Revêtu de son élégant habit, il s'avança d'une démarche sereine vers ces deux entités, sans pour autant effacer son sourire malfaisant.

— « L'Ombre... C’est donc vous ? Un autre fils de la lune s'épanouit au sein du chaos… Intéressant », siffla-t-il en se glissant derrière la silhouette de la fée. Dominant de sa stature la créature de plusieurs coudées, le sorcier pouvait aisément continuer à contempler le loup, ou plutôt, l'objet de son obsession. « J'ose à peine imaginer l'orgie de violence et de terreur que vous avez déclenchée en réduisant ce pauvre Skart en lambeaux », ajouta-t-il, frémissant d'excitation à la simple évocation de cette scène morbide.

Pansy croisa nerveusement ses mains tout en s'efforçant de ne pas laisser transparaître son trouble face à la présence de Wraith qui lui glaçait l'échine.

— « Je dois avouer que votre œuvre a éveillé en moi l'envie de vous intégrer à nos rangs. Mes merveilles auraient bien besoin d'un loup pour veiller sur elles... Quel est votre prix, Ombre ? » souffla-t-il, faisant glisser ses perles d'onyx dans les prunelles dorées du loup.

Le regard de la fée se précipita vers la mine du loup. Bien sûr, grâce au miroir en face d'eux, Wraith put remarquer l'inquiétude qui tourmentait sa rescapée. Pansy s'efforça de l'ignorer, bien que le poids de ce regard pesait si lourdement sur ses paupières qu'elle faillit les baisser. Mais la fée décida de ne pas fléchir. Il ne devait pas accepter une quelconque offre de ce démon. Il ne devait pas accepter les chaînes que Wraith s'apprêtait à lui imposer, car un loup n'était pas un vulgaire chien de garde ni un monstre assoiffé de sang.

— « Quelque chose te turlupine, ma petite Pansy ? », siffla Wraith à l'oreille de l'intéressée, provoquant un long frisson le long de sa peau.
— « L'Ombre n'est pas à vendre. Il a... décliné mon offre », répondit-elle d'une voix tremblante. Les lèvres d'une fée n'étaient pas faites pour mentir, et elle sentit la trahison se répercuter jusque dans les profondeurs de son être.
— « Mmh… Je pense qu'il peut parler de lui-même. Je vous écoute », reprit le sorcier, plongeant son regard encore plus profondément dans les yeux du lycan. « Sauf si vous désirez éventuellement un petit temps de réflexion », proposa-t-il.
Ezvana
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Dim 10 Sep - 1:46

Méléän Hastros
Je suis un loup-garou, vivant entre la ville et les forêts. Je n'ai pas d'attache, plus de famille, pas d'amis, pas de meute. Je suis un solitaire mais cette situation me pèse. Aucun loup ne choisit d'être un solitaire. C'est juste qu'il n'a pas trouver de compagnon, ou de meute pour l’accueillir. Un renégat. Moi, j'ai du me sacrifier pour pouvoir vivre. Je suis un mercenaire et je survis au jour le jour.

Après des années d'errance, je cherche une âme, une présence. Mais la vie me contraint à vivre de contrat tous plus dégradant les uns que les autres. Mais un jour une mission me met sur la voie de quelqu'un. Elle.


Pendant un temps suspendu dans le vide, leurs yeux se croisent, se mélangent. Le grain s'écoule avec lenteur, magie d'une rencontre incongrue entre deux esprits sauvages. Comme s'ils pouvaient lire dans les prunelles de l'autre ses véritables intentions et la pureté du cœur. Méléän reste subjugué par la beauté et par l'intensité qui pouvait briller dans l'ambre en fusion face à lui. A tel point qu'il c'était relevé sans y faire attention, s'approche d'elle sans briser le cocon intime. Discrètement il inspire ces effluves, imprime un peu plus cette personnalité dans son cerveau. Elle sentait le fruit gorgé de sucre, la forêt. Et quelque chose qui flattait les narines sans qu'il puisse l'identifier. C'était presque pétillant, remplis de vie. C'était faible, presque dilué dans l'air ambiant, mais c'était présent.

Et derrière son propre regard il sentait que cela remuait, comme si son Loup intérieur ne pouvait s'empêcher de resurgir pour voir au-delà de sa beauté naturelle. Lui et Méléän ne faisaient qu'un, l'un plutôt l'esprit rationnel l'autre la sauvagerie. Mais peu importe la forme, il était toujours lui. Et en cet instant tout son être était dans la contemplation de cet être si rare dans les ruelles de cette grande ville. Elle était attirante comme l'appel de la liberté. Envoûtante comme le rêve le plus doucereux. Cette strip-teaseuse était un ancien symbole que son âme comprenait sans l'identifier.
Quand elle dégage sa nuque, le Lycan retient sa respiration. L'arc duveteux de sa nuque était perforé par deux fleurs sombres qui entachaient la beauté naturelle de la fée. C'était une morsure faite avec force, brutalement. Celle qui déchire les chairs et laisse la veine douloureuse. Bien des fois il a lui-même du endurer ce genre d'attaque et il connaissait bien la bestialité de ces assoiffés d'hémoglobine quand le manque asséchait leurs artères. Cela n'avait rien à voir avec les morsures dans l'intimité, ou le plaisir se mêle à la douleur pour un échange, un partage.
Quand la Nymphe lui adresse la parole, sa respiration se débloque.

- Je vous promets de ne pas toucher à une seule goutte de sang de votre corps.

Jamais je ne te ferais de mal.

Se mordre l'intérieur des joues. Depuis quand il pensait ce genre de choses ? C'était une idiotie. S'il devait faire mal, il me ferait. Point. Sa propre survie était sa priorité. Il ne pouvait pas s'apitoyer sur le sort de toutes les créatures qu'il croisait. Cela serait une quête sans fin et il y laisserait sa peau. Et pourtant il ne pouvait museler sa rage quand il repense à ce Vampire au-dessus du corps de la jeune femme. L'injustice de ce monde le débectait. Alors s'il pouvait faire quelque chose pour elle, même infime, il le ferait.
Avec délicatesse il approche sa main de ce cou, presse fort son doigt alors qu'il le dépose sur la plaie béante. Voir ainsi son sang mélangé à celui de la fée lui fait rater un battement à son palpitant qui se serre dans sa poitrine pendant une fraction de seconde. Chasser le jaune de son regard pour laisser place à sa couleur chaude, bien plus humaine pour prendre le contrôle sur son corps. Il avait l'impression d'être constamment au bord du gouffre quand il était proche d'elle. Curieux comme elle arrivait à le déstabiliser. Serait-ce un mauvais sort ?

Du bruit à l'arrière. Quelqu'un arrivait. D'une main preste il rabat la chevelure sombre sur la blessure, à peine le temps d'essuyer sa main à la vite sur son jean. Et déjà une voix retentit, remplit de fiel telle la langue perfide du serpent.
Vulnérable ?
Le Loup aurait pu se vexer, claquer des dents devant cette description. On le qualifié de beaucoup de choses, mais certainement pas de vulnérable. Et il n'appréciait pas que l'on puisse relier cela à de la faiblesse. Mais il se contente d'observer l'allure de cette personne qui approchait d'un pas sûr.
C'est marqué sur sa gueule.
L'odeur de son parfum l'empêcha d'identifier son espèce. Mais clairement, il n'affichait en rien de la sympathie. Le laisser parler, c'était certainement quelqu'un qui aime entendre le son de sa propre voix. Il avait deux choix face à un tel individus. Soit il restait lui-même, soit il jouait le jeu et faisait semblant d'être appâter par le gain. Mais cette deuxième option disparut aussi vite qu'elle était apparue en écoutant ce Wraith. Visiblement il aimait l'horreur.

L'envie de le mordre lui contracte la mâchoire, mais il ne fait que hausser un sourcil en écoutant sa proposition. Travailler ici ? Il n'y avait pas pensé. Parce que ce lieu sentait le désespoir et la luxure. Il sentait très bien les mains invisibles de Wraith l'entourer, comme s'il voulait posséder une créature de plus à sa main. Tenir en laisse une créature telle que lui pouvait être une fierté personnelle. Et devoir plier l'échine devant un tel individu faisait battre le cœur de Méléän un peu plus fort. Connaître l'esclavage comme un cauchemar qui lui colle à la peau, qui reste figé dans ses chairs pour le restant de l'éternité. Il se souvient de plus tard, crevant de faim, il a dû se vendre pour le plaisir des autres. Souvenir de leurs mains parcourant son corps meurtris, de ce collier qui le maintenant prisonnier sous les assauts de leurs corps. Quoi de plus grisant que de maîtriser cette bête sauvage qui combattait farouchement pour garder sa fierté, teintant ces prunelles d'une de colère sourde.
Son surnom n'était pas Furax pour rien.
De la bile remonte de sa gorge qu'il ravale aussitôt.

La jeune femme cherche son regard, semble vouloir lui dire quelque chose. Son regard tourbillonnait d'une émotion puissante. Puis Wraith prononça un mot.
Pansy.
Un nom de scène certainement. Mais avoir ainsi un surnom ancrée cette personne dans le réel. Comme si d'un seul elle était palpable. Soudain elle avait une histoire, un passé. Et le Loup se demandait quel en était le récit pour qu'elle se retrouve enfermer dans ces murs le soir venue.
Il voit le frisson la parcourir, il voit la chair de poule hérisser ses poils.
Et son cœur se serre.

- J'ai effectivement refusé l'offre, mais je peux l'accepter sous certaine condition.

Laisser quelque seconde de silence comme s'il voulait réfléchir

- Je veux bien être le garde du corps des travailleurs ici, si je peux effectuer mon travail avec la totale liberté que cela implique. Quiconque fera du mal à l'un de vos employés devra répondre aux conséquences.

Une façon détourner d'indiquer qu'il sera efficace dans son travail.

- Je suis libre de loger ou je veux et boissons offertes lors de mon temps de repos bien entendus. Si le contrat ne me convient plus, possibilité de le rompre.

S'assurer une certaine liberté tout en faisant comprendre qu'il prenait le risque de tout perdre également. Donner l'impression que c'était équitable. Lui pouvait agir comme il l'entendait, Wraith aurait la possibilité d'avoir un homme de main efficace et polyvalent.

Pas un regard vers la fée. Pas le moindre geste qui pourrait trahir sa véritable pensée comme si elle n'était rien. Pas aussi intéressante et incroyable que cet homme aux yeux sombres qu'il fixait dans les yeux sans se départir de son assurance. Que Pansy ne comprenne pas sa démarche, qu'elle le trouve pitoyable à ainsi se rabaisser à devenir un loup portant une muselière. Lui-même était inquiet en y pensant mais son égo était déjà blessé depuis longtemps. Pour bien des raisons cela pouvait dégénérer. Mais c'était ainsi. Il ne pouvait pas répudier ce qui lui tordait les boyaux.
Parce qu'il pouvait empêcher les monstres de l'approcher.

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Lun 11 Sep - 11:29

Pansy
Doe

Sylphide aux ailes diaphanes se confronte aux années d'une manière bien singulière, échappant à la course effrénée du temps, elle irradie d'une jeunesse éternelle. Son cœur de verre, avide de tendresse, ne demande qu'à vibrer au rythme des mélodies romantiques, mais une pesante solitude le condamne à les savourer à travers le vécu des autres. Derrière le voile de ce nom aux sonorités florales, Pansy dissimule sa véritable identité, étranglée par les années qui passent. Prisonnière d’un cycle infernal : à chaque tombée du jour, elle se dévêt de ses pétales, cédant sa chair aux guêpes insatiables, puis renaît à l'approche de l'aube, revêtant une splendeur éphémère, pour à nouveau se dénuder à la chute nocturne. Elle est le fantôme à l’agonie du Nymphéa, les murs et les planchers, portent les cicatrices de ses griffes et sont imprégnés de sa fragrance étourdissante.  

Après des années à survivre seule dans cet enfer, mes rêves semblaient évanouis. Chaque performance me volait un peu plus ma dignité et mon identité. Je pensais devoir les abandonner pour toujours, jusqu'à ce que qu'une histoire de vengeance me mette sur la voie de quelqu'un. Lui.
PANSY'S POV.

« J'ai effectivement refusé l'offre, mais je peux l'accepter sous certaines conditions. »

Ses maigres espoirs se sont fait déchiquetés par les crocs de celui qu'elle avait essayé de protéger. Les perles ichoriennes, impuissantes, observaient sa débâcle cuisante. Encore une merveille qu’elle n’avait pas pu soustraire aux flammes infernales. Derrière la déchue, le démon arborait un sourire malsain, comblé par l’idée d'ajouter ce loup à sa milice maudite. Une sensation grisante le traversa, celle d'être assez puissant pour avoir su dompter le prédateur, et de détenir le pouvoir de le lâcher sur ses ennemis. Dans son excès d'orgueil, Wraith négligea la douleur qui ternissait le visage de sa fée.
L'Ombre énuméra ses conditions, peut-être pour alléger le fardeau de ses nouvelles chaînes. Son nouveau maître ne montra aucune résistance, il acquiesça à chacune d'elles. Dans son esprit, il se voyait déjà ordonner à son nouveau jouet de déchiqueter ses ennemis, de leur infliger une mort épouvantable. Grâce à sa férocité, son prestige grandirait encore davantage. Et bientôt, il s'érigerait comme le tyran des enfers, son règne s'étendant tel un manteau sombre sur l'abîme infernal. Son Cerbère majestueux, chien dévoreur d'âmes, deviendrait son fidèle bras armé, ses crocs tranchants prêts à déchirer quiconque oserait défier son autorité. Sa Perséphone ailée, serait le joyau de son empire de ténèbres. En reine ensorcelante, elle séduirait et enserrerait les cœurs perdus dans les méandres de l'enfer. Du bout de ses doigts, il caressait son rêve infernal et chaque âme tombée sous son emprise contribuait à son ascension vers sa sinistre gloire.

— « Tes termes me conviennent, l’Ombre. »

Dorénavant, tu m'appartiens.
Entendit Pansy, dont les yeux empreints de supplication étaient rivés sur la silhouette qui était dressée devant elle, prête à la rejoindre dans l'abîme où les serpents sifflaient. Les mains gantées de Wraith vinrent délicatement se poser sur les frêles épaules de sa muse, dans l'espoir de l'écarter de son chemin. Un contrat attendait d'être scellé, mais elle résistait, prête à déployer ses ailes pour prévenir la chute du loup. En silence, elle implorait, cherchant désespérément le contact de l'océan doré dans lequel elle s'était égarée plus tôt. Si c'était l'or qu'il convoitait, elle pourrait lui procurer d'autres missions, moins sauvages, moins dégradantes, des quêtes moins éprouvantes que celle qu'il venait d'accomplir. Des tâches qui le préserveraient de tout pacte avec ce démon qui s'apprêtait à le dévorer jusqu'à la moelle.
Je t’en supplie, regarde-moi.

— « Pansy », gronda la voix agacée de Wraith.

Son épiderme se hérissa à nouveau. La peur, telle une bête féroce, parcourait sa peau, cherchant la moindre faille pour s'infiltrer en elle et la contraindre à plier sous son joug. Mais la fée résistait, comme elle l'avait fait face à l’assaut du vampire. Son être frémit, et l'impatience bouscula la sérénité du spectre. Les mains se resserrèrent, exerçant une pression presque bestiale sur les épaules graciles de la danseuse. La douleur laissa transparaître la peur. Il pourrait me briser les os, pensa-t-elle, se rappelant les actes cruels qu'il avait infligés à d'autres de ses jouets. Il ne sera ni le premier, ni le dernier, répliqua la lueur de résistance qui avait éclos dans son cœur. La douleur s'intensifia, réveillant des souvenirs désagréables qui réussirent à étouffer sa rébellion silencieuse… Enfin, Pansy se libéra d'un geste brusque, tel un gibier échappant aux griffes de son prédateur. Ses épaules, rougies par la pression, la fée dévoila un regard empreint de désolation et d'une pointe de colère lorsqu'elle leva les yeux vers Wraith. Il rencontra ce regard obscur, et il tenta d’en chasser les ombres en claquant la langue, comme l'on disputerait une bestiole indisciplinée. Pansy dévia finalement son regard, la crainte que lui inspirait le spectre étranglait ses hurlements de révolte qui lui restèrent en travers de la gorge.

— « Rappelle-toi que je suis capable de briser bien plus que des os si tu oses défier ma volonté », siffla Wraith. Il reporta ensuite son attention sur l'Ombre, son souffle agacé s'échappant en un soupir. « Les jeunes fées peuvent être si capricieuses », se lamenta-t-il tout en glissant une main à l'intérieur de son veston. Il en extirpa un parchemin et un stylo, toujours prêt à pactiser avec les âmes qui titillaient son intérêt. Le contrat était déjà rédigé, il ne restait plus qu'à l'Ombre d'ajouter ses termes et de le parapher. « Allez-y, complétez ces sections, puis signez en bas... Oh, et... Remplacez “quiconque” par “clients”. Il est impératif d'employer des termes précis pour éviter tout... quiproquos. »

Wraith se protégeait, conscient qu'en ces lieux, ce n'était pas les clients qui versaient le plus de sang, ni ceux responsables des  injustices les plus cruelles ou encore des disparitions énigmatiques, mais bien ses ambitions insatiables.

— « Dès que vous aurez apposé votre signature, vous pourrez débuter sur-le-champ », déclara-t-il d'un ton dénué d'émotion. « Sachez que l'établissement ferme ses portes dans deux heures. Ce temps vous laissera l’occasion de le visiter », proposa-t-il, « et si vous avez besoin d'un logement, nous avons une chambre à votre disposition. Pansy occupe l’une d’elles, elle semble s'y plaire. »

Le sorcier n’oubliait pas la petite fée révoltée, et il le lui fit savoir en la mentionnant. Il remarquait les regards courroucés qu'elle lui lançait discrètement, il la voyait tournoyer dans les ténèbres, dévorée par la rage qui bouillonnait en son for intérieur. Cependant, dès que leurs regards se croisèrent, la danseuse évita cette communion visuelle, signe patent que les caprices de l'ingénue n'étaient nullement source d'inquiétude. En effet, la peur qu'il avait insufflée en elle, alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, la dominait toujours.

— « Cependant, prenez soin de verrouiller votre porte. Nombreux sont les éméchés, attirés par les lumières, qui pénètrent ces chambres… Votre présence se révélera d'autant plus précieuse pour les rares pensionnaires du Nymphéa, car elle devrait permettre de conjurer ces incidents », poursuivit-il, ses orbites ténébreuses rivées sur le loup. « Alors, avez-vous signé le contrat ? » s'enquit le sorcier.

L'impatience lui consumait le cœur, tandis qu'en arrière-plan, la silhouette de la fée avait à nouveau choisi de se perdre dans la contemplation silencieuse de l'Ombre. Si Pansy n'avait pu empêcher la cession de son âme au Diable, elle s'efforcerait, de tout son être, de le préserver de ses machinations démoniaques. Nulle plaie supplémentaire ne saignerait sur son épiderme, nulle souffrance de plus ne viendrait alourdir son âme, et avec une détermination sans faille, elle s’appliquerait à ériger un refuge, un sanctuaire empreint de douceur, un abri inviolable pour lui, en dépit des menaces spectrales. La gardienne se le promettait.
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