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LE TEMPS D'UN RP

Relent or Resist ? Seems the monster always wins [ft Maioral]

FoxDream
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Sabrina
FoxDream
Dim 9 Juil - 15:37
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
En 2441, Arkney
Dans un monde dévasté par la cupidité et le pouvoir, les humains essaient de survivre dans cette société décadente, où la loi du plus fort règne et où les fractures sociales sont plus fortes encore. La technologie a évolué de plus en plus vite, faites pour appauvrir une population déjà au bord du gouffre, faites pour les asservir et les rendre plus docile. Tout ceci pour le profit de quelques-uns.
Le peuple gronde, la rébellion tente de survivre tant bien que mal, de mener une révolte pour mettre fin à ce système avilissant. Ils font face à une répression violente et sans merci.
Dans cette société déshumanisée, qui pourra survivre ?

Musique:
FoxDream
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Sabrina
FoxDream
Dim 9 Juil - 15:40
@maioral

X-23 alis Astria
J'ai 23 ans et je vis à Arkney dans les castes supérieures ou plutôt sous leur contrôle, enfermée quand ils n'ont pas besoin de moi. Dans la vie, je suis une assassin, une chose sans humanité au service de mes maitres. Je ne connais rien d’autre que la violence et l’isolement. Je ne compte sur personne et ne fais qu’obéir à mes maitres.

Ma capuche rabattue sur ma tête, me tenant dans l’ombre d’un mur, j’observais l’orateur qui était posté en hauteur pour que tous puissent le voir, déclamant un discours plein d’énergie pour soulever les cœurs, créer une vague d’indignation pour lutter contre la résignation et l’abattement général. Quelques badauds passaient rapidement en baissant la tête, fuyant les problèmes que cela allait forcément créer, mais d’autres étaient attirés par ses mots et commençaient à se rassembler autour de l’orateur. Des cris indignés, emplis d’une colère longtemps refoulés, commençaient à résonner, en phase avec le créateur de ce rassemblement. Les grondements de colère se répandaient de plus en plus vite et la foule prenait autant d’ampleur. Les émotions violentes sortaient sous forment de cris, mais bientôt, tout allait déraper, inévitablement…

Mêles-toi à eux. Agis comme eux. Vas aussi loin qu’il le faut. Les consignes qui m’avaient été donné avant de m’envoyer ici me revenaient en mémoire. Je savais ce que j’avais à faire.

Mes yeux bleu brillèrent de cette lueur glaciale et déterminée qui me caractérisait tant. Je m’avançais dans la foule pleine de hargne, sentant leur colère qui enflait de plus en plus. J’eus un instant l’impression que ma peau s’électrisait dans cette ambiance de fou. La moindre petite étincelle ferait imploser le peu de conscience qui restait parmi ces gens.

Mon corps était sur le qui-vive. La foule se pressait autour de moi, me serrant, me compressant, essayant de m’attirer dans cette émotion folle et incontrôlable qui les envahissait, accentué par l’orateur qui faisait enfler cette hargne. Je serrai les poings, essayant de juguler mon instinct, ce qui m’avait été enseigné toute ma vie. Je pris une inspiration, essayant de ne pas me laisser déborder, ce qui, dans cette foule, s’avérait complexe. Je devais me concentrer sur ma mission et oublier un peu ce que j’étais.

Je relevais les yeux vers l’orateur. J’étais presque devant lui. Ma capuche glissa, dévoilant ma chevelure platine. Je poussais un premier cri, calquant mon comportement sur ceux qui m’entouraient. Leur hargne était contagieuse et, bien vite, mes cris furent aussi puissants que les leurs, quand bien même je ne ressentais rien de similaire à eux. Je ne ressentais jamais rien de toute façon. Je devais faire semblant, les convaincre que je haïssais ce système et les maitres. Cette seule pensée me fit frissonner, mais je continuais de hurler ma hargne.
maioral
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maioral
Lun 24 Juil - 23:05
Kirill
Scorsese

J'ai 26 ans et je vis à Arkney, dans les bas fonds. Dans la vie, je suis dealeur, activiste, puis mécano à mes heures perdues et je m'en sors pas trop mal vu mon cas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, mais je le vis plutôt bien.


Têtu • Rancunier • Bavard • Téméraire • Sarcastique • Rebelle • Bagarreur • Naïf • Intuitif • Colérique • Rêveur • Protecteur • Fidèle.
Un orateur hors pair, voilà ce dont nous avions toujours eu besoin. Et je me targuais d'avoir trouvé notre perle rare. Greg était le profil idéal, tout juste sorti de ses études. Il avait le tact, les mots et la manière de coupler les deux ensemble pour raviver la foule. Quand son ton s'enflammait, ses auditeurs se déchaînaient. Et les déchaînements, c'était tout ce à quoi on aspirait. On voulait mettre ce monde à feu et à sang pour retrouver notre liberté, pour cesser de n'être que les esclaves de ces grippe-sous. Et ça, Greg l'avait bien compris aussi. Il ne m'avait pas fallu des années d'étude pour le comprendre, mais Greg, ça lui avait sauté aux yeux bien plus tard. Mais il n'est jamais trop tard pour agir. Que du contraire, les voix s'élevaient de plus en plus à Arkney. Il ne suffisait plus que d'une étincelle pour faire exploser la poudrière... Il ne restait plus qu'à trouver cette allumette qui allait lancer l'engrenage. Le minuscule drame qui allait lever les consciences du petit peuple.

C'était avec ce but ultime que nous parcourions différents quartiers avec Greg quelques jours par semaine. Quelques discours ici, quelques discours là. Souvent répétitif, mais ô combien véridique. Nous voulions ouvrir les yeux à tous ces gens qui se contentent de ployer la nuque devant ces dirigeants dictateurs. Rien que d'y penser, j'en éprouve du dégoût.

Alors je regarde Greg sur son petit tabouret improvisé d'un petit rocher. Un peu éloigné de la foule, les bras croisés et l'épaule appuyée sur le mur, je surveille ce beau monde s'abreuver aux belles paroles de Greg. Et même si je suis là dans l'unique but de ma mission, je repère ce petit bout de femme dans la cohue. Les bas fond, je les connais bien. J'en viens même à penser que je connais tout le monde. Mais elle, je sais pas qui elle est. Alors, ça me turlupine, ça me trotte en tête. Bientôt, elle enlève sa capuche et sa chevelure d'un blond platine se grave dans ma rétine. À mes yeux, elle sort du lot. Quand Greg s'emballe et invite la populace à se rebeller contre le système en place, la jeune femme s'anime de la même émotion. La foule enfle. Les discussions et les cris se multiplient. Soudain, je me rends compte que Greg ne tient plus. Son public non plus, qui a grossi à vu d'oeil. La situation va nous échapper, et ça, c'est mal barré. À moins que ce ne soit la goutte d'eau qui fera déborder le vase, celle qu'on attendait depuis longtemps. Mais j'ai un doute.

Un pote arrive en courant vers moi. C'est le signal. Les flics sont là. Ils arrivent. Ils vont nous dézinguer. Parler ainsi en public et inviter la foule à se rebeller, ça signe l'arrêt de mort de mon protégé. Et ça, j'en ai pas envie. Je suis le meilleur recruteur de la bande, mais trouver un deuxième Greg, ça relève de l'impossible. Quelqu'un qui osera prendre autant de risques que lui en a déjà pris, j'y crois plus. Surtout que le gouvernement risque de serrer la visse. Ils sont en train de nous serrer la corde autour du cou, je suis pas con. Bientôt, il faudra être suicidaire pour parler ainsi dans la rue, alors mon Greg, je compte bien le chouchouter. Le garder en vie, au moins.

Mon ami qui faisait le guet me fait signe. Il ne s'arrête pas de courir, juste sa vois s'élève au-dessus de la cohue du groupe :

— ILS SONT LÀ ! crie-t-il avant de s'évanouir dans les ruelles.

Premier avertissement. C'est là que se joue la suite. Soit Greg a fait un boulot extraordinaire et les gens vont chercher à contrer ces miliciens, soit ils perdront leur courage et s'enfuiront à toutes jambes. De mon côté, je prends pas de risque. Ma main plonge dans la poche de mon baggy et j'en sors une grenade fumigène. Je la dégoupille, puis la balance au milieu de la foule et un épais brouillard les entoure bientôt. Second avertissement.

J'espère donner un avantage à mes semblables, et surtout, je préviens Greg qu'il doit vraiment se casser sans penser à rien d'autre. La grenade fumigène, c'est le signe qu'un danger imminent va lui tomber dessus s'il se retire pas illico.

Un coup de feu retentit en l'air alors qu'une escouade de miliciens bloque un côté de la rue. Troisième avertissement. Deux flics courent en direction de Greg, il a à peine eu le temps de réaliser qu'ils en ont après lui. Fais chier !
Ils sont à deux doigts de l'attraper. Moi qui espérais partir sans devoir me salir les mains, je crains pour mon champion du baratin. Je vais devoir me mouiller, et ça, j'aime moyen. Mais quand il faut, il faut.
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Sabrina
FoxDream
Mar 25 Juil - 0:32
@maioral

X-23 alias Astria
J'ai 23 ans et je vis à Arkney dans les castes supérieures ou plutôt sous leur contrôle, enfermée quand ils n'ont pas besoin de moi. Dans la vie, je suis une assassin, une chose sans humanité au service de mes maitres. Je ne connais rien d’autre que la violence et l’isolement. Je ne compte sur personne et ne fais qu’obéir à mes maitres.

Froide • Cynique • Solitaire • Audacieuse • Naïve • Déterminée • Implacable • Curieuse • Emerveillée
Au fur et à mesure que l’indignation et les cris de la foule montaient, plus le discours de l’orateur se gonflait de cette hargne qui pesait en chacun de ces individus. Ceux-là même qui avançaient de plus en plus, se serrant, se pressant les uns contre les autres, dans un mouvement presque insupportable pour moi. Je devais porter toute mon attention à ne pas les frapper pour les repousser. Je détestais être dans une foule. Je détestais qu’on me touche à dire vrai, qu’on m’impose un contact. Et tous ces gens et leur colère à laquelle je n’entendais rien, ne faisaient que réactiver mes réflexes. Mais je devais encaisser, prendre sur moi et me concentrer sur l’expression de la colère. M’inspirer de la leur pour faire semblant d’être comme eux. Me faire remarquer.

Chose faites, car je pouvais voir les yeux de l’orateur accrocher les miens, me désigner du doigt, me prendre comme exemple, se servir de moi comme exemple pour soulever un peu plus les foules. S’il savait… J’ignorais tout de son lien avec les rebelles, mais je devais me faire remarquer. Et après tout, de cette façon… qui a part un fou rebelle oserait se lever ainsi face aux maitres ? Alors je criais cette fausse rage, essayant de rester consciente de mon environnement malgré tout, faisant illusion parmi cette foule de plus en plus déchainée.

Et puis le drame, inévitable, frappa. Je distinguai un cri différent, un cri de crainte, un appel à la fuite. L’orateur, et la foule, trop absorbée par le tourbillon de leurs émotions, ne perçurent rien. Moi j’avais arrêté mes cris, essayant de voir par-dessus la foule pour distinguer les guetteurs. J’eus juste le temps de voir un objet voler, de voir la direction d’où il venait, et le gaz s’échappa et vint envahir petit à petit la foule. Première vague de panique : les cris de rages firent place à la surprise et la crainte. L’émotion de la foule, telle un virus, contamina tous les individus, tel un raz-de-marée. Des cris de peur, des mouvements désordonnés et dangereux se répandirent parmi le peuple, bousculant et écrasant tous ceux qui auraient le malheur de ne pas être assez solide pour rester debout. Le coup de feu ne fit qu’amplifier la peur qui enflait.

C’était la merde… et l’arrivée brutale des miliciens n’allaient faire qu’empirer les choses. Je ne devais pas rester dans la foule. Je lançai un regard sur le côté, gardant en vu l’orateur, figé sur son point en hauteur de fortune. La cible parfaite pour la police qui se précipitait sur lui. Et merde… Luttant contre mon instinct, je me jetais vers le policier sur le point d’attraper le rebelle. Avant qu’il ne puisse voir ou comprendre, mon coude percuta avec violence sa mâchoire. Sa tête fut projetée sur le côté, il perdit connaissance. Je retrouvai mes appuis et, avant qu’un autre ne me repère, je tirais ma capuche sur mon visage. Mes pupilles se posèrent sur l’orateur, toujours aussi sidéré – un vrai boulet. Sans attendre, je l’attrapai par le bras, le forçant à descendre de son piédestal.

– Aller ! Bouge bordel ! m’exclamai-je en le poussant sans vergogne.

Comme s’il retrouvait un peu de conscience, le type se mit enfin en branle, ses yeux cherchant frénétiquement dans la foule. La lacrymo était donc son allié. Un bon point pour moi, mais ce n’était pas le moment de penser à ça. Je voyais d’autres flics arrivés vers nous. Je saisis le gars par le bras et l’entraînait de force avec moi. Un milicien nous fonçait dessus, matraque électrique en main. Je sentis mon fardeau tenter de ralentir alors que je fonçai vers l’obstacle. Je tirai mon fardeau vers moi et le projetai sur le côté, le faisant rencontrer un mur. J’évitai la matraque, qui frôla ma joue, déchargeant un courant dont je me souciai à peine, une légère odeur de brûlée se dégageant. Mon poing percuta de plein fouet son estomac, donc l’équipement encaissa un peu le coup. Sans attendre, je percutai son genou avec mon pied, qui émis un craquement fort, accompagné d’un cri. Neutralisé. Je rattrapai à nouveau l’orateur, dont les yeux écarquillés me prouvaient la perte totale de sang-froid dans cette situation. Heureusement, la lacrymogène et les mouvements de peur nous laissèrent un instant le champ libre. Je nous projetai dans une ruelle, espérant nous rapprocher des potes de l’autre orateur, tournant à une autre un peu plus tranquille. Je devais nous éloigner des lieux, trouver les autres rebelles potentiels et sans connaitre la topographie du terrain… Ce fut ce moment que choisi l’autre pour trébucher, manquant de m’entraîner avec lui.
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Dim 30 Juil - 22:45
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J'ai 26 ans et je vis à Arkney, dans les bas fonds. Dans la vie, je suis dealeur, activiste, puis mécano à mes heures perdues et je m'en sors pas trop mal vu mon cas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, mais je le vis plutôt bien.


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Richard Harmon
La fumée. J'espère qu'elle suffira à cacher les traits de mon poulain. Je n'hésite pas à l'utiliser dans des situations comme aujourd'hui. Je veux que Greg reste un anonyme face à ces bâtards. Je veux que jamais son nom ni son visage ne soient affichés et placardés sur les lampadaires de la ville comme un criminel. Que seuls les rebelles et les futures rebelles voient en lui le symbole de notre combat et de notre liberté à portée de bras.

Mais mon protégé, sans surprise, devient la cible prioritaire des miliciens. Mon coeur qui battait déjà fort dans mes tempes s'emballe et je me joins à la foule pour l'atteindre et contrer ses persécuteurs. En vain. J'ai pris du retard. Greg est dans leur ligne de mire. Il est foutu. Je tends les bras, je grimace à cause de l'horreur que je m'apprête à voir... Puis, surpris, mes yeux s'écarquillent. La blonde que j'ai remarqué plus tôt s'avance vers le milicien. Intérieurement, je me fige. Son audace m'estomaque. D'un coup de coude, la jeune femme dégomme le premier flic.

Je ressens une pointe d'espoir face à ce spectacle. Elle nous aide. Et en plus, elle a l'air badass. Je ne peux que l'admirer. Enfin, c'est pas vraiment le moment, mais si l'occasion se présente, je lui revaudrais ça, et volontiers.

La foule s'est dissipée. Un ou deux autres gars sans cervelle se rebiffent contre les miliciens qui nous assaillent. Moi-même, je donne un coup avec mon poing américain. Du coin de l'oeil, je vois Greg et la blonde s'éloigner. Bien. Je suis rassuré. Pour un temps.

Je me démène comme un beau diable contre un énième milicien. Coup de pied, coup de poings, je ne suis plus qu'un amas de chair. Je ne réfléchis plus, je n'ai plus de conscience. J'agis et réagis en n'étant plus qu'un pantin doué de terminaisons nerveuses et de bonds réflexes. Puis une ouverture se présente. Je file, je m'extirpe de la baston. Je cours. À toutes jambes. Mon adrénaline fait pomper mon coeur comme jamais.

Les yeux grands ouverts, je cherche Greg, je cherche sa trace, voire même la blonde ou sa capuche. J'avance dans les rues qui me semblent les plus logiques, et j'ai beau courir comme un dératé, je ne les vois nulle part.

— Putain, où est-ce qu'il sont ? pesté-je en soufflant comme un boeuf.

Je suis parti trop loin. C'est impossible qu'ils aient couvert plus de terrain. Je sais que Greg n'a jamais été une flèche et que sa tactique réside plutôt dans la comédie pour s'en sortir en cas de coup dur, car il sait très bien qu'il n'a pas trop le souffle d'un marathonien.

Fais chier !

Ça veut dire qu'il est resté près de la baston, mais où ? Je suis obligé de revenir sur mes pas.

Ne me dis pas que... ?

En revenant sur mes pas en marchant à la hâte, je vois deux miliciens se diriger vers une rue que je sais être une impasse... Pourvu que cet imbécile ne s'est pas jeté lui-même dans la gueule du loup, prié-je.
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Lun 31 Juil - 11:31

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J'ai 23 ans et je vis à Arkney dans les castes supérieures ou plutôt sous leur contrôle, enfermée quand ils n'ont pas besoin de moi. Dans la vie, je suis une assassin, une chose sans humanité au service de mes maitres. Je ne connais rien d’autre que la violence et l’isolement. Je ne compte sur personne et ne fais qu’obéir à mes maitres.

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Non mais quel boulet... Je devrais le laisser là et filer rapidement. A cause de lui je prenais le risque de me faire repérer, que des affiches de mon visage placarde la ville où me faire arrêter. Je prenais bien trop de risques et pour quel bénéfice ? Sérieusement, si je faisais ça pour finalement me rendre compte que ce type ne me servait e rien, que c'était juste un fou avec quelques-uns tout aussi a côté de la plaque.

Fait chier... pensais-je face a cette situation.

Une situation qui ne fit qu'empirer lorsque, en relevant les yeux de mon fardeau, je vis que la rue n'était qu'une impasse.

Et merde.

Cette journée devenait de pire en pire. Et l'orateur a côté de moi, s'il avait du souffle pour déclamer des discours, n'en avait aucun en ce qui concernait la course. Il soufflait a côté de moi, se relevant péniblement de sa chute.

Je pivotai et me figeai. Deux miliciens se dirigeaient vers nous, pointant leurs armes a feu sur nous. Sans ménagement j'attrapai l'orateur et le tirai avec moi. Au même moment, j'entendis la détonation. Un coup de semonce simplement, accompagné d'un "premier et dernier avertissement". Soit on se rendait, soit on se faisait tirer dessus ? La belle affaire.

- Reste calme, dis-je a mon boulet qui s'inquiétait de plus en plus. Je m'occupe d'eux, ne bouge pas.

Je ne lui laissai pas le temps de répliquer. Je tirai un peu plus ma capuche, remontai le col de mon vêtement pour dissimuler le bas de mon visage et bondis hors de notre cachette. Les flics s'étaient rapprochés entre temps. L'un avait baissé son arme, pas l'autre. Je me jetai sur le second. Surpris, il n'appuya sur la détente qu'au moment où je frappai son poignet pour détourner le coup. Un sifflement retentit dans mon oreille.

J'enroulai ma main autour de son poignet et le tordit brutalement. Il poussa un cri de douleur. Je m'apprêtai a le frapper quand l'autre flic me frappa au côte puis enroula son bras autour de mon cou, me tirant vers l'arrière. Le milicien au poignet en miette, me lançant un regard plein de hargne.

- Sale garce ! Je vais te faire payer.

Il m'assena un coup de poing au visage. Je sentis le goût du sang dans ma bouche. Alors qu'il prenait son élan. Je levais les bras pour saisir la tête de celui qui m'etranglait, pris appuie sur lui et levai les jambes, écrasant avec force mes talons dans le visage de celui qui me frappait. Il bascula en arrière, le nez en miette. Sa tête percuta la poubelle en métal. Hors d'état de nuire.

La prise du milicien dans mon dos se ressera autour de ma gorge, me privant un peu plus d'oxygène. Il tenait bon malgré le recul que nous avait fait prendre mon attaque.

- Salope, tu vas le regretter !

Je serrai les dents. Plus qu'à m'occuper de ce connard.
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Lun 31 Juil - 21:32
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Richard Harmon
Je m'approche en douce, encore aux aguets. J'ai beau regarder tout autour de moi, je ne vois aucune trace de Greg. Pris en filature, je suis les miliciens en tentant d'être discret et ne pas me faire repérer par les autres qui menottent et font passer un sale quart d'heures aux plus malchanceux d'entre nous. Intérieurement, je jure et je leur promets que ces salauds auront la monnaie de leur pièce. Mais pour l'heure, je dois d'abord retrouver Greg.

Un coup de feu retentit et je m'inquiète. Je me fais des films, j'imagine déjà Greg en train de clamser au sol car il aura été trop bête pour agir correctement. Mais la voix d'un milicien me revient depuis la rue. « Premier et dernier avertissement. »

On a peut-être encore une chance. Je m'avance au coin de la rue juste au moment où un nouveau coup de feu assourdit mes oreilles. Les sourcils froncés, je regarde la scène sans vraiment y croire. C'est encore cette meuf ? Elle tient tête aux miliciens, avec une technique et une efficacité qui forcent le respect... Et si elle est ici, Greg devrait être avec elle, non ?

La silhouette du jeune homme se détache de la mêlée, en retrait, l'air complètement perdu et absent. Je grommelle silencieusement. Quel con, mais qu'il bouge, putain !

Voilà, ce qui devait arriver arriva. La tigresse tient tête aux deux flics, mais elle est clairement désavantagée. Elle mène la danse un moment, puis la tendance s'inverse. Je crains que si je m'en mêle, je risque d'être dans ses pattes plus qu'autre chose. Mais quand elle se retrouve coincée entre les bras du dernier milicien, ayant mis l'autre totalement KO, je me sens bien forcé d'agir.

L'occasion de lui rendre la pareille...

Je cours vers eux, à pas de souris. Attaqué par derrière, le milicien n'a aucune chance de me voir. Ni une ni deux, mon canif sort de sa cachette et sans aucun remord, j'attrape la tête du gars et la tire en arrière.

— On t'a jamais appris à combattre à la loyale ? Connard !

Je lui chuchote ces mots comme une vipère, alors que ma lame court sur sa gorge et laisse un sillon ensanglanté derrière elle. Il n'a guère le temps de réaliser ni de répondre.

Le corps du gars se fige dans mes mains, puis retombe mollement. Je le lâche et il s'affaisse sans vie au sol comme un vulgaire pantin. Mes yeux le scannent, m'assurant qu'il est bien crevé, puis mon regard remonte sur la jeune femme.

Je suis attiré par l'éclat pur de ses prunelles. Je m'y attarde plus que de raison, me noyant dans le bleu abyssal de ses pupilles. Ce n'est qu'une fraction de seconde, mais c'est déjà trop. Un cadavre gît à nos pieds, alors on a intérêt à déguerpir vite.

Des voix nous parviennent depuis le reste du quartier. Des flics et des rebelles qui se pourchassent. Je me ressaisis.

— Putain Greg, bouge ton cul !! je lui gueule en lui lançant un regard foudroyant.

Mon protégé sort de sa torpeur. Il hoche la tête vivement comme un benêt et se met en branle. Je tourne mon visage vers la jeune femme, m'attardant une dernière seconde à essayer de deviner les traits de son visage sous sa capuche et son col. Je pourrais lui dire merci. J'hésite, puis me ravise. Ma dette est payée. Je ne lui dois rien, et elle non plus. Advienne que pourra. Qu'elle nous suive si elle veut, mais nous, on se casse fissa.

Greg arrive à ma hauteur, je lui fais signe de prendre de l'avance et je me penche sur le corps sans vie à mes pieds. Je fouille ses poches, je récupère un semblant de porte-feuille, puis sans attendre plus longtemps, je rejoins Greg avant qu'il se fasse gauler une nouvelle fois.
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Mar 1 Aoû - 15:36

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J'ai 23 ans et je vis à Arkney dans les castes supérieures ou plutôt sous leur contrôle, enfermée quand ils n'ont pas besoin de moi. Dans la vie, je suis une assassin, une chose sans humanité au service de mes maitres. Je ne connais rien d’autre que la violence et l’isolement. Je ne compte sur personne et ne fais qu’obéir à mes maitres.

Froide • Cynique • Solitaire • Audacieuse • Naïve • Déterminée • Implacable • Curieuse • Emerveillée
Le milicien me tient à la gorge, son étreinte se faisant de plus en plus forte. J’avais réussi à passer une main entre son bras et ma peau pour le repousser et le forcer à s’écarter légèrement. La résistance que je lui opposais le surprenait. J’entendais sa respiration lourde et les grognements qu’il faisait contre ma résistance. Il n’arrivait pas à resserrer sa prise plus intensément, luttant contre une force qui lui était bien supérieure. Moi je restai calme malgré la situation. Je savais que je ne devais pas trop me faire remarquer, tout en sortant du lot. Une exercice complexe, surtout dans ce type de situations. Je pouvais voir les yeux écarquillés du gars que j’avais sauvé qui regardait la situation, oubliant de rester planqué, comme un véritable ahuri. Bon sang… vraiment inutile ce type. Heureusement que je n'avais besoin d’aucune aide.

Mon bras libre vint enfoncer mon coude dans les côtes de mon adversaire. Il grogna, mais ne lâcha pas prise pour autant. Je donnais un autre coup. Mon talon vint écraser son pied. Il évita ma tête que je projetai en arrière. Bordel… Ce serait tellement plus simple si je m’autorisais à le tuer. Dans mon dos, dissimuler sous ma veste, je sentais la lame d’un des couteau que je portais. Il serait si simple de la dégainer et lui enfoncer dans la cuisse ou trancher les tendons de son coude. Si simple oui… Mais ça ne ferait que compliquer la situation. Ce n’était pas le moment de tuer. J’avais carte blanche et je me fichais bien du sort des miliciens, mais je préférais agir dans la discrétion avant tout. Pour le moment.

Je bascule à nouveau ma tête en arrière et percute son nez. La pression de se relâche, mais, avant que je n’aie le temps de me libérer, je le sens être tiré soudainement en arrière. Je termine de me dégager et me retourne vive, déjà prête à terminer ce que j’avais commencé. Jusqu’à ce que je voie quelqu’un le faire à ma place, tranchant la gorge de l’homme. Pour la discrétion, il faudra repasser… Je ne jette pas un regard au corps de l’homme qui s’effondre – mort il ne représente plus aucun danger. Mes yeux restent accrocher à celui qui venait d’intervenir, le scannant froidement. Retenir les détails physiques le plus vite possible : yeux bleus, bruns, plus grand que moi. Des mains à l’air abimées, signe qu’il les utilisait souvent, et des yeux qui n’exprimait aucun regret – même si je n’avais aucune idée de ce que c’était – par rapport à ce qu’il venait de faire. J’aurais presque cru voir mon reflet, si son regard ne brillait pas d’une flamme différente.

Notre confrontation ne dura qu’un instant avant que de nouvelles voix ne nous parviennent, détournant mon attention et la sienne. Sans relâcher ma garde, je me redresse. Il s’adresse au boulet derrière moi qui réagit enfin. Je lance un regard à ce Greg et revient sur le second individu. Nos regards se croisent encore et puis… il fouille le cadavre. Je fronce les sourcils en le voyant sortir le portefeuille. Il y avait plus important que ça à faire. Il s’éloigne sans me regarder.

Alors qu’ils étaient à la sortie de la rue, je saisis une barre d’acier qui trainait et l’enfonçai dans la gorge du milicien, couvrant les traces du couteau de l’autre. L’angle d’entré percuta la puce qui se trouvait à la base du crane. Crime dissimulé. L’opération n’avait pas été longue. J’aurai pu faire mieux, mais les cris que j’entendais se rapprochaient. Je me mis donc à courir, suivant la direction que les deux autres avaient prise. J’avais perdu un peu de temps, mais les plaintes de ce Greg m’étaient parvenu, juste assez pour que je ne les perde pas. Je tournais à un angle et les aperçu un peu plus loin. Je restai à distance, les suivant, dissimuler dans l’ombre des bâtiments, avançant aussi discrètement que la situation le permettait.
maioral
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maioral
Mar 1 Aoû - 21:43
Kirill
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J'ai 26 ans et je vis à Arkney, dans les bas fonds. Dans la vie, je suis dealeur, activiste, puis mécano à mes heures perdues et je m'en sors pas trop mal vu mon cas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire, mais je le vis plutôt bien.


Têtu • Rancunier • Bavard • Téméraire • Sarcastique • Rebelle • Bagarreur • Naïf • Intuitif • Colérique • Rêveur • Protecteur • Fidèle.

Richard Harmon
Ce n'est pas qu'un portefeuille que je prends, mais aussi peut-être des badges, des cartes électroniques qui nous donneront peut-être accès à des bâtiments, ou même simplement des informations intéressantes. On en a besoin pour continuer d'avancer à trouver une faille dans ce système de merde. Et avec ces quelques papiers, je récupère une arme que je cache vite dans mon dos, sous ma ceinture.

Un dernier regard vers l'inconnue, et je me taille sans demander mon reste. C'est seulement arrivé au bout de la rue, au moment de rejoindre l'avenue que, du coin de l'oeil, je remarque qu'elle défigure le gars avec une barre d'acier. Simple précaution ou un moment d'égarement, pendant lequel sa rage prend le dessus après avoir manqué de mourir ?

Continue. T'en à rien à foutre, j'essaie de me convaincre. Même si en vrai, je la trouve très jolie. Et avec un côté badass.

Sauf que je ne peux pas me permettre ce genre de faiblesse. Greg compte sur moi. Je le rejoins en pressant le pas. Mes mains sur mes poches pour m'assurer que tout est bien là. Je jette un regard autour de moi, surveille mes arrières. Greg m'attend à la rue suivante. À son visage blême et ses yeux livides, je comprends à quel point il est secoué.

— Allez, viens, reste pas là !

Mon bras attrape son épaule de manière presque fraternelle et l'invite à continuer.

— T'as super bien géré ton discours, je lui dis pour lui remonter le moral.
— Ouais... répond-il d'un air absent.
— Mais prochaine fois, tu te casses direct quand t'entend le signal, d'accord ? Qu'est-ce que t'a foutu, bon sang ?! T'a failli te faire cramer !

Greg hoche la tête, le regard dans le vide. On marche cependant d'un pas décidé. Du moins, je le pousse un peu à presser l'allure avec mon bras sur ses épaules. On évite ainsi les chemins trop fréquentés tout en parlant (faut lui changer les idées, le pauvre), puis on bifurque près d'un vieux cinéma pour entrer dans la bouche du métro souterrain. Un courant d'air souffle sur nous pendant qu'on descend les escalators qui ne fonctionnent plus depuis des lustres. Ils ont perdu leur usage depuis la grande inondation qui a mis trois quart de la ville d'Arkney sous l'eau. Si les métros ont été remis en fonction, les dirigeants n'ont pas trouvé utile de tout remplacer et refaire. Arkney, pour certains sujets, ne se foule pas trop pour améliorer les conditions de vie dans le bas fond de la ville. Et ce coin-ci, il est clairement pas fait pour les riches, alors à quoi bon le rénover ?

Du coin de l'oeil, je vérifie toujours qu'on ne nous repère pas. C'est con, mais si j'ai survécu jusqu'ici, c'est que j'ai été assez parano pour me méfier de tout le monde. Et là, je tique légèrement. Je réaperçois la silhouette de la jeune femme qui tente de se faire discrète.

On arrive au bas des escalators. Greg baraguine quelques mots sur les améliorations de son texte, et les points sur lesquels il n'a pas eu l'occasion de parler aujourd'hui. Je pousse mon pote dans une allée sans retirer mon bras de mes épaules, mais la pression que je mets pour le faire dévier de chemin le fait lever la tête et froncer les sourcils.

On vient de passer un angle. Je retire mon bras et fais signe à Greg de se taire en mettant mon index devant mes lèvres. Je m'immobilise au coin, et au moment où la jeune femme apparaît enfin, je me mets en travers de sa route.

Je la jauge d'un regard sombre et méfiant, la surplombant légèrement. Greg est derrière moi, et il peut voir toute la scène.

— T'es bien mignonne ma p'tite et je te remercie d'avoir sauvé le cul d'mon pote, je commence à dire, mais j'aimerai bien savoir pourquoi tu nous suis comme un p'tit chien, tu veux ?

Ma voix trahit mon agitation intérieure. Je suis sur le qui-vive et cela se ressent. Le plus dur est derrière nous, mais mon corps et mon esprit est toujours en alerte, tant je prends mon rôle de protéger Greg à coeur aussi, et un rien peut me faire prendre la mouche quand je suis ainsi sur la défense.

Une main se pose sur mon épaule. Je tourne la tête pendant un fragment de seconde vers Greg qui s'est avancé pour m'apaiser.

— C'est bon, K'ill. Elle nous a aidé, je te signale.

Elle t'a aidé, toi, soupiré-je en mon for intérieur.

Mon ami fait encore un pas vers l'inconnue, affichant un sourire agréable, accueillant. Et le voir sourire ainsi me fait littéralement chier. Ma main chope son poignet de manière assez violente.

— Fais pas le con, le préviens-je, t'as déjà assez merdé pour aujourd'hui.
FoxDream
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Sabrina
FoxDream
Mar 1 Aoû - 23:14

X-23 alias Astria
J'ai 23 ans et je vis à Arkney dans les castes supérieures ou plutôt sous leur contrôle, enfermée quand ils n'ont pas besoin de moi. Dans la vie, je suis une assassin, une chose sans humanité au service de mes maitres. Je ne connais rien d’autre que la violence et l’isolement. Je ne compte sur personne et ne fais qu’obéir à mes maitres.

Froide • Cynique • Solitaire • Audacieuse • Naïve • Déterminée • Implacable • Curieuse • Emerveillée
Je n’étais pas satisfaite de ce camouflage. J’aurais pu faire mieux, faire passer cela pour un tabassage par une foule en colère, faire subir la même chose aux deux hommes. Camoufler un meurtre de sang-froid, par autre chose, je savais faire. Sauf que je n’avais pas ce temps si je ne voulais pas perdre mes cibles. Rajoutons à cela que ce n’était pas mon propre meurtre, ni ma mission, que je camouflais. Ce n’était pas de ma faute si ce type ne faisait pas les choses proprement… Enfin bon, je devais me dépêcher de les suivre et laisser ce travail mal fait derrière moi.

Mes pas me guidaient derrière eux. Ils marchaient désormais. Greg semblait encore sous le choc de ce qui venait de se passer. L’autre le tenait pas les épaules, le poussant à avancer. Vu d’ici, ils semblaient proches, mais impossible de connaitre la nature de leur relation. Je n’entendais pas non plus ce qu’ils se disaient, car je me tenais à une certaine distance. En terrain inconnu, j’observais tout autour de nous, sur le qui-vive, tout en continuant ma filature. Je restais discrète, presque invisible aux yeux de certains, mais je ne manquais pas de voir la même méfiance dans le comportement de ceux que je suivais. Enfin, du second dont j’ignorais encore l’identité. Etait-ce de l’entrainement, ou bien une vie plongée dans ces rues dans lesquels nous évoluions ? Ce n’était pas ma première descente dans certains de ces quartiers, j’avais déjà dû réaliser quelques missions ici, comme ailleurs. Missions éclairs, peu propice à l’exploration, ce qui m’importait peu. Je n’étais donc pas surpris que certains puissent développer quelques compétences de survie. Pas tous visiblement…

Mais à quel point était-il fort ? Cela me questionnait. Peut-être devrais-je être moins discrète pour pouvoir me faire remarquer et me rapprocher d’eux. Etait-ce la bonne solution ? Ce n’était pas dit qu’il ne tente pas également de me tuer. Si cette perspective ne créait aucune réaction chez moi, l’idée de perdre ma potentielle source pour atteindre les rebelles me déplaisait plus. Je n’avais pas l’intention de le tuer pour le moment. Finalement, je prends ma décision et décide de me rapprocher, rendant ma filature moins discrète. Peut-être m’aurait-il repérée sans cela, mais autant lui laisser un maximum de chance.

Je le vois lancer un regard par-dessus son épaule et accélérer. Il m’a repéré. Je le laisse faire son manège, accélérant à mon tour, comme si je risquais de les perdre. Ce qui était une option si je le laissais faire. Il connaissait l’endroit, moi pas. Me dévoiler ainsi risquait de me faire perdre ma chance actuelle. Tant pis, le plan était déjà lancé, plus qu’à voir l’intérêt qu’il pouvait me porter, car je venais de miser là-dessus. Les paranoïaques fuyaient. Les paranoïaques-intrigués eux, non.

Ils disparaissent à un angle. Je continue d’avancer et soudain, l’homme se trouve face à moi. Je lève la tête, plantant mes yeux dans les siens. Je hausse légèrement le sourcil face à la façon dont il s’adresse à moi.

— C’est comme ça que tu parles à ceux qui te sauvent la mise ? Et tu penses que je vais te répondre ? Désolé, mais le chaton qui fait le dos rond ça n’a jamais fonctionné sur moi, lui rétorquais-je.

Ma voix était détachée, froide, alors que lui semble aussi tendu qu’un arc. Dommage pour lui, il avait le mauvais adversaire face à lui. Mais alors que nous nous affrontions du regard, c’est le boulet qui intervient. Visiblement assez proche pour ne pas se prendre un coup et faire exploser l’autre apparemment. K’ill ? Nom étrange, je notais pour moi-même. Mais alors que la situation change, je me retrouvais plus désarçonner par le sourire que me fis l’orateur. Je ne m’attendais pas à ça, c’est certain. Qu’est-ce qu’il attendait par ce sourire ? Je restais méfiante, mes yeux passant de l’un à l’autre.

— C’est pas le seul qui a pu merder. Tuer un de ces connards et le laisser comme ça ? Meilleure façon de te faire fiché si ça t’arrive souvent, lançais-je à ce fameux K’ill.

Je vis Greg se tendre, comme si mes expressions lui déplaisaient. Ou plutôt qu’elles suffiraient à terminer de faire flamber la situation. Je posais mon regard sur l’orateur, qui tentait toujours d’apaiser la situation en souriant. Je choisis d’adoucir un peu mon expression, passant de froid et déterminé, à quelque chose de plus… neutre dirons-nous. Je laissais échapper un soupire et finis par lever la main, retirant ma capuche et abaissant le col de ma veste.

— Si je vous suis c’est parce qu’on ne voit pas souvent des gens qui veulent faire bouger les choses et qui font plus que de parler. Enfin…, je lançais un regard à Greg. Façon de dire.

Clairement, je n’avais pas compris la raison pour laquelle cette foule c’était tant relevé face à un discours, ni à quoi cela pouvait bien servir puisqu’il n’y avait pas tant d’action derrière cela. Mais mes chefs ne m’avaient pas envoyé ici pour de simples inquiétudes. Il y avait donc réellement des choses à faire.

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