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LE TEMPS D'UN RP

Rappelle l’été à nos mémoires d’hiver

Lojzo
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Lojzo
Sam 31 Déc - 12:40

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai Leo dans le crâne, dans le corps et dans le coeur, mais on n'en parle pas, c'est plus simple.


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Marjolaine est enfin bien, enfin heureuse. Elle a mis de côté sa pression, ses concours, ses examens, ses heures de sommeil comptées à la seconde près et tout ce qui lui pèse depuis des mois pour ne se concentrer que sur ce qu'elle aime. Leo. La vie. La joie. Elle arrive tellement bien à compartimenter qu'elle ne se remet pas en question, à aucun moment elle se dit que son objectif de vie est vain et qu'elle pourrait faire autre chose. Non. C'est un peu bête, mais ça lui permet de savourer cet instant.

D'un autre côté, elle ne se rend pas compte du mal qu'elle fait, des mots qu'elle choisit un peu rapidement, sans réfléchir, elle se contente de sourire, d'admirer Leo et de déguster son cocktail. Elle a une chance monstrueuse et elle ne la savoure même pas à sa juste valeur. « T'es si merveilleuse. » souffle-t-elle avant qu'elle s'en aille. Le rire de Leo, ses mimiques, sa façon de jouer comme si elle était une actrice, son air aguicheur, Marjo va crever devant tant de perfection.

L'éclat de rire qui jaillit des lèvres de la brune est si violent qu'elle manque de s'étouffer. Elle ne s'attendait pas à cette remarque et ensuite, elle rougit brutalement. Elle jette un coup d'oeil autour d'elle, mais personne ne les écoute. « Han comme je t'aime » s'exclame-t-elle avant de se mettre les mains sur la bouche. Leo était déjà en train de partir accueillir les filles qui venaient d'arriver, l'a-t-elle entendu ? Marjo se sent idiote, les mots sont sortis, tout seul, sans qu'elle n'y réfléchisse. Pourtant c'est terriblement vrai, elle l'aime. Si fort, si violemment que ça déclenche une explosion dans son coeur. Elle rougit encore et détourne les yeux. Elle fera comme si de rien n'était, Leo ne la reprendra pas dessus, c'est certain. Quand elle revient, Marjo prend la parole, directement, avant même que Leo ne puisse ouvrir la bouche. « J'en ai pas sur moi cette fois-ci, mais je peux aller t'acheter un truc si tu veux. » Elle qui manque encore de confiance en elle, semble prête à tout pour oublier le cri d'amour qui a jailli de ses lèvres un peu plus tôt. Elle la regarde, droit dans les yeux. « Ou alors je pensais que je pouvais apprendre à faire des cocktails pour que, pour une fois, ce soit moi qui t'offre quelque chose ? » S'il n'y a pas trop de monde dans le bar, et si son patron est ok et si ça fait plaisir à Leo. Parce que Marjo a toujours l'impression de profiter de ses talents, sans jamais réussir à offrir les siens en échange et ça la fait culpabiliser de se sentir inférieure, parce qu'elle est bien moins douée en relation humaine que Leo.
June
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June
Mar 10 Jan - 16:45

Leo Sanchez
J'ai 24 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis serveuse dans un bar et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon côté légèrement instable, je suis célibataire… enfin, je sais pas trop, je crois ? Mon cœur brûle d’autre chose, mais… je suis impuissante à l'écouter.

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Elle n’a pas entendu les mots qui ont échappé à Marjo, Leo. Et d’ailleurs, si elle les avait entendus, cela aurait-il changé quelque chose ? Probablement pas. Probablement qu’elle aurait juste cru à une façon de réagir, sans implication, comme si ça avait été n’importe quelle autre interjection.

Elle givre les bords des verres au citron et au sel, mixe la tequila, le cointreau, le jus de citron vert et la glace dans son blender – elle a toujours préféré la margarita frozen –, et dépose sur le bar les deux grandes coupes pleines à ras bord. « Eh voilà ! Vous réglez comment ? » qu’elle demande avant d’attraper la machine à carte, la faisant passer d’une main à l’autre pour la présenter à celle des deux filles qui paye.

Un moment d’attente, un regard qui se lève vers elle et se plante dans le sien, un battement de cils qu’elle jurerait charmeur, et le bip de la machine signale que le paiement est fait. Leo déchire le ticket, retire la carte. « Merci ! Et vous m’en direz des nouvelles », lance-t-elle dans un sourire en désignant les margaritas. Elle croise le regard de la fille. La fille est jolie. Elle lui sourit aussi, sans doute un peu trop longtemps.

Ce n’est pas que ça ne lui fasse rien – c’est toujours flatteur de se faire draguer, non ? –, et ça lui fait peut-être même un peu plus de choses que ce qu’elle voudrait. Mais c’est parce qu’avec Marjo, elles se voient si peu ; le regard de la fille lui rappelle avant tout combien Marjo lui manque. Elle peut se faire draguer tous les soirs par une jolie fille, encore plus souvent par un joli garçon – mais Marjo… Marjo est si rare, ces derniers temps.

*

« Oh non, pas maintenant », répond Leo une fois revenue devant Marjo. Et elle se dit, alors que son cœur se serre fort, qu’elle n’a pas menti : c’est vraiment elle, la plus belle de toute la pièce. « C’est de toi que j’ai envie », dit-elle simplement. « Mmmmh », dit Leo, jetant un œil englobant sur la salle pour estimer le flux de clients. Elle sait qu’elle peut prendre des libertés, que c’est à la cool ici, et qu’elle est assez indispensable à son boss pour pouvoir se permettre ça. « Tu les feras jamais aussi bien que moi, cherche pas. Mais ok, je veux bien t’apprendre un ou deux trucs », fait-elle d’un air snob. « Venez là, madame », et elle lui fait signe de passer derrière le bar.

« Ok alors. Tu veux faire quoi, comme cocktail ? Parce que y’a genre des milliards de possibilités. » En disant ça, elle prend Marjo par la taille et l’amène doucement devant la paillasse où elle prépare ses mélanges. « Me dis pas un filtre d’amour : la recette est top secrète. » Elle prend un air faussement important, puis elle se poste derrière Marjo, lui prend les mains – lui relevant doucement les manches – et les pose sur le plan de travail, pour qu’elle soit fin prête.

C’est fou comme il lui suffit d’être tout près de Marjo, de sentir son corps contre elle même un bref instant, pour que son cœur batte plus fort et qu’elle ait envie d’elle. « Et puis les filtres d’amour, ça sert à rien, sur moi », dit Leo sur un ton un peu étrange, à cause de ce mélange d’émotions qui la trouble et la déborde. Elle veut dire par là : tu n’en as pas besoin, je suis déjà à toi… Mais elle ne se rend pas compte que ça pourrait aussi être compris comme : de toute façon, mon cœur restera froid.

Lojzo
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Lojzo
Mar 10 Jan - 22:45

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai Leo dans le crâne, dans le corps et dans le coeur, mais on n'en parle pas, c'est plus simple.


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Comme prévu, Leo ne réagit pas et Marjo se sent bête. Bête parce qu'elle a espéré, elle ne sait pas quoi, mais elle avait envie d'y croire. Bête parce que maintenant elle se demande si elle a été ignorée ou si elle n'a vraiment pas entendu. Bête parce que c'est si vrai que ses entrailles se tordent dans tous les sens et qu'elle comprend enfin pourquoi les pièces de théâtres sont si vibrantes, pourquoi les personnages dramatiques agissent de la sorte. Phèdre, qu'elle a toujours jugée totalement irresponsable et ridicule lui apparaît sous un autre jour. Est-ce ça l'amour ? Est-ce censé être si merveilleux et si atroce à la fois ? Le doute, l'indécision et la peur se mêlent en elle, mais c'est trop tard. La vie est de nouveau remise sur ses rails.

Et puis l'excitation revient, et elle met de côté ses doutes. Marjo, elle aura toute la nuit pour réfléchir à tout ça, maintenant il faut qu'elle vive le moment présent à fond. Elle rougit sous les mots de Leo, mais elle ne répond pas, elle n'ose pas encore. Elle espère être un jour aussi à l'aise que Leo, à dire ces mots qui font frémir son bas-ventre.

Après l'invitation de Leo, elle passe derrière le bar et englobe la pièce d'un regard, la vision est différente de ce point de vue là et l'espace et légèrement surélevé. Voilà pourquoi Leo parait si impressionnante de ce côté. Fait-elle le même effet ? « Hey dis pas ça, l'élève et voué à dépasser le maître. » Le regard de braise que Marjo lui jette est une tentative de séduction, de montrer qu'un jour elle y arrivera, mais elle explose de rire et ça gâche tout l'effet. « J'veux juste te faire du bien comme tu m'en fais » nouveau rougissement « enfin pas dans ce sens-là, dans un sens tout pur, genre comme quand tu m'avais apporté une part de gâteau quand j'étais venue bosser chez toi, c'était si incroyable » Petit sourire en coin et nouvelle oeillade « enfin dans ce sens- aussi. »

L'esprit de Marjo va dans tous les sens, elle est électrisée par le lieu, certes, mais la présence de Leo derrière elle, qui lui remonte les manches y est pour beaucoup. « Et puis les filtres d’amour, ça sert à rien, sur moi » Un instant, le coeur de Marjo rate un battement, elle a l'impression que les mots de Leo répondent enfin à son commentaire précédent et elle se sent vide soudainement. Heureusement qu'elle est devant Leo, cette dernière n'a pas pu voir la détresse sur les traits de son visage. Elle inspire doucement et reprend la conversation l'air de rien. « Ok ok, je vais faire de mon mieux. » Elle n'esst pas prête à faire un truc de fou, quelque chose de simple, sans trop d'ingrédient. Sauf qu'elle veut prendre des initiatives et ne pas donner l'impression à Leo qu'elle ne dépend que d'elle. Elle inspire et son regard accroche un nom qui la fait sourire. « Y a un cocktail qui s'appelle le sex on the beach ? C'est mort je veux faire celui-là. » Un sourire sur les lèvres tu espères qu'il n'est pas trop dur ou infecte, parce qu'après, il va falloir assumer et le boire.
June
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June
Mar 10 Jan - 23:55

Leo Sanchez
J'ai 24 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis serveuse dans un bar et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon côté légèrement instable, je suis célibataire… enfin, je sais pas trop, je crois ? Mon cœur brûle d’autre chose, mais… je suis impuissante à l'écouter.

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« Oh oui, très bon choix. Un classique ! C’est parti pour faire l’amour sur la plage », susurre Leo, pétillante. « Dooonc, tu vas avoir besoin de ça », fait-elle en déposant, d’un geste théâtral, un shaker sur le plan de travail. « C’est un Boston, dans le jargon, parce qu’il n’y a que deux parties. Là-dedans, tu vas pouvoir mettre tous tes ingrédients. D’abord la glace, toujours. Jusqu’à un tiers du shaker, à peu près. Tu la prends là-dedans », fait Leo en tapotant du revers d’une phalange le bac à glaçons sous le bar, et elle tend à Marjo une petite pelle en inox.

Elle profite que Marjo s’occupe de ça pour continuer son petit cours de mixologie, parfaitement dans son élément. Elle n’a tellement pas souvent l’occasion de parler d’une chose qu’elle sait vraiment faire… C’est grisant, presque comme une danse. « Le sex on the beach, c’est un long drink, parce qu’on va avoir pas mal de jus de fruits », continue-t-elle en attrapant les bouteilles dont Marjo aura besoin. « Vodka, liqueur de pêche, jus d’orange, jus de cranberries », récite-t-elle. « Le plus important, quand tu prépares un cocktail, c’est de bien l’équilibrer entre l’alcool, le sucre – qui amène de la douceur – et l’acidité. »

Elle fait une pause et pouffe de rire, incapable de se prendre au sérieux plus de cinq minutes, et surtout parce qu’elle voit la tête de Marjo, mode bonne élève activé, qui l’écoute comme si elle détenait la clé du plus grand savoir. « Y’a pas de bulles dans le sex on the beach, donc on va tout mettre ensemble dans le shaker. D’abord les jus ; l’alcool à la fin, sinon la glace va fondre plus vite. Tu peux utiliser ça. » Leo sort un doseur à cocktail 30/45 – elle ne s’en sert pas tellement, parce qu’elle a l’habitude et connaît ses recettes par cœur, mais pour débuter, ça aide. « 45 d’orange, 45 de cranberries », indique Leo. Puis, attendrie, elle regarde les gestes hésitants de Marjo, dans lesquels transparaît toute sa volonté de bien faire. Elle a l’impression d’être un genre de chef d’orchestre. « Maintenant, 15 de pêche – tu peux faire ça au pif – et 45 de vodka. Je suis pas censée en mettre autant, mais faut être honnête, c’est comme ça qu’il est bon », chuchote Leo en se rapprochant, complice.

Quand tout ça est fait, elle se glisse de nouveau derrière Marjo, lui prend les mains et referme le shaker. Un simple prétexte pour la toucher, pour sentir la chaleur de sa peau… « Tu sais ce qu’il te reste à faire. Vas-y franchement ; pas trop longtemps, pour que la glace ne fonde pas. » Leo lâche les mains de Marjo et recule de quelques pas, pour mieux l’admirer. Elle rit de la voir faire ce geste qu’elle-même fait des dizaines de fois par jour. Bon d’accord, elle se moque un peu, c’est vrai ; mais en fait, son cœur explose surtout de tendresse. Elle sort un verre étroit et haut – un highball, comme on appelle ça dans le métier –, et dépose la passoire à cocktail dessus, pour que Marjo n’ait plus qu’à passer le mélange.

« Well done ! Je suis admirative. Il a l’air parfait. T’as raison en fait : l’élève va dépasser le maître, c’est sûr », taquine Leo, parce qu’elles savent toutes les deux que c’est quand même assez peu probable. Marjo est vouée à s’élever dans les hautes sphères intellectuelles, pas vraiment à préparer des cocktails, aussi beaux et bons soient-ils… Leo sait très bien qu’après ce soir, elle ne s’y intéressera plus. Alors elle en profite. Et elle goûte le sex on the beach de Marjo, avec une moue approbative. « Tu t’en es super bien sortie. La prochaine commande de cocktail, c’est toi qui la fais ! » Elle lance ce nouveau défi avec un sourire d’enfant, débordant d’enthousiasme. Ça y est, elle sent ses veines bouillir : l’excitation, l’euphorie est à son comble. Faire la prof, c’est marrant deux minutes ; maintenant l’heure est venue de s’amuser !

« Je t’aiderai un peu, bien sûr. Et pour te remercier, je te préparerai un autre cocktail spécial, rien que pour toi », ajoute-t-elle pour achever de la séduire.

Lojzo
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Lojzo
Ven 13 Jan - 8:52

Marjolaine Fonsi
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« En vrai, dans le sable, ça doit pas être fou. » dit-elle avant de rire doucement. Elle espère ne pas gâcher le truc, mais vraiment, le sable, elle n'aime pas. Ça colle, ça gratte, rien d'agréable tout de même. Rapidement, Marjo se concentre sur le cocktail, impressionnée de tous les détails et connaissances de Leo. Bien sûr, elle savait que c'était un art et pas à la portée de tout le monde, mais inconsciemment, comme beaucoup d'autres personnes de son milieu, elle dénigrait la profession. Avant Leo, bien sûr. Elle essaie de juste boire les paroles de son amie, sans faire transparaître de surprise.

Elle suit les gestes, les précisions, elle essaie de faire au mieux, mais quelques gouttes tombent à côté et sans les mots de Leo, elle n'aurait clairement pas réussi. Secouer le shaker lui déclenche un grand sourire. Elle est fière d'elle-même, fière d'essayer et sentir qu'elle s'en sort. « J'ai toujours rêver de faire ça. » Elle lui tire la langue au dernier commentaire de Leo, parce qu'elle sait bien que c'est loin d'être parfait et que de toute manière elle n'atteindra jamais la maîtrise de la lionne en une soirée, puis elle trempe les lèvres dans le cocktail. « Oh, on sent pas trop l'alcool c'est traitre j'suis sûre. » Le sucre c'est bon, mais vu la dose d'alcool qu'elle s'est vue mettre dedans...

« T'es pas sérieuse ! Je peux pas ! » s'exclame-t-elle. Son patron va les empêcher de faire ça, elle se raccroche à cette idée, parce qu'elle n'est absolument pas capable de servir à quelqu'un un cocktail qui... non, elle est sérieuse. Marjo le lit dans son regard excité. « Bien sûr que tu vas me guider, t'es ouf, j'suis incapable de m'en sortir sans toi, je te jure, je stresse. » Leo ne se rend pas compte que Marjo est perfectionniste, que tout doit être parfait, là c'était un jeu, rapide, mais servir les autres clients ça dépasse ses... « Bonsoir » La voix la coupe en plein élan et Marjo se retourne sans réfléchir. Leo la pousse du coude et la gamine tente son plus beau sourire. « Oui bonsoir, vous voulez boire ? » demande-t-elle, idiotement, d'une voix trop aiguë. Elle devine le rire de Leo mais s'interdit de se tourner vers elle.

La fille au bar doit avoir à peu près leur âge, à peine plus vieille et elle ne quitte pas Marjo du regard qui ne peut s'empêcher de rougir. Puis avec assurance, elle prononce le nom d'un cocktail que Marjo n'a jamais entendu de sa vie. Elle déglutit et se tourne vers Leo. Cette dernière prend les devants, juste pour éclairer la situation et Marjo se force à respirer. Stagiaire, en apprentissage, à l'essai, Marjolaine ne sait pas lequel des trois Leo a utilisé, elle aurait préféré entendre c'est une blague, je vais vous servir mais cette phrase n'a pas eu lieu. Et Marjo attrape un verre. Elle suit les conseils à voix basse de Leo et rempli le verre, pendant que l'amour-de-sa-vie-à-qui-elle-en-veut-un-tout-petit-peu-à-cet-instant-présent met les glaçons dans le mixer. D'une voix tremblante, Marjo finit par tendre le verre. « Et voilà, vous réglez par carte ? » demande-t-elle, encore une fois totalement idiote puisque l'autre à la carte déjà en main prête à payer.

Quelques secondes plus tard, tremblante, Marjo dit « plus jamais » à Leo.
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Mar 17 Jan - 22:53

Leo Sanchez
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Au début elle rigole, Leo. Elle croit que le challenge ça va lui plaire aussi, à Marjo ; elle se rend pas compte que la situation peut être désagréable, que Marjo peut se sent en porte-à-faux. Quand elle dit qu’elle stresse, Leo rit : elle n’y croit pas. La prépa, c’est stressant. Les révisions, les oraux, les concours blancs, c’est stressant. Faire des cocktails dans un bar en soirée parce qu’on connaît la serveuse, et que de toute façon elle sera toujours là pour rattraper le coup, c’est juste fun, non ?

Il ne se passe pas longtemps avant qu’une fille arrive au bar pour commander un cocktail. Leo vole tout de suite au secours de Marjo, lui soufflant ce qu’elle doit faire, s’occupant même de piler la glace. Elle se rend bien compte, au bout d’un moment, que Marjo n’est pas vraiment en train de s’amuser. Et du coup, pour elle non plus, ce n’est plus trop amusant, au bout du compte.

Plus jamais, dit Marjo quand la cliente est repartie à sa table après avoir payé, et Leo fait la moue, déçue. Quelque chose s’est un peu effondré à l’intérieur d’elle. C’est la première fois que Marjo ne rentre pas dans son jeu, et ça lui fait presque un peu le même effet que quand elle a trouvé son appartement vide en sortant de la douche, la folle nuit de leur rencontre. « Bon, d’accord », concède-t-elle, penaude comme une enfant qui n’aura plus de bonbons. « Je te libère. » Elle la regarde faire le tour du bar, repasser de l’autre côté pour revenir s’asseoir sur un tabouret. « T’as quand même mérité mon deuxième cocktail secret », qu’elle dit, avec toute la malice qui lui reste après que tout soit retombé comme un soufflé. Elle veut pas que l’instant se rompe, qu’elles se séparent tout de suite, que Marjo ne veuille plus rester.

Elle se retourne, s’affaire quelques instants, et en quelques mouvements elle dépose devant sa belle un verre haut rempli d’un liquide d’un bleu limpide, électrique et presque transparent, sur le bord duquel elle a planté une rondelle de citron. « Sex in the driveway », dit-elle avec un petit sourire en coin, quand même contente de son effet. « C’est ma variante préférée du sex on the beach. » Elle se penche en avant et baisse la voix, recherchant la proximité de leurs visages, de leurs souffles. Elle essaye de reprendre là où elles en étaient au début, quand Marjo est arrivée – de reprendre ce qui marchait mieux que d’essayer de lui faire faire des cocktails… Et elle espère que rien ne se soit brisé entre elles.

« Je suis d’accord que le sable c’est pas fou. Y’a pas de sable dans mon lit », fait-elle dans un sourire, faisant tout ce qu’elle peut pour être irrésistible, à ce moment précis. « D’ailleurs », ajoute-t-elle en jetant un œil à l’horloge accrochée dans la salle, « j’ai bientôt fini mon service. Tu voudrais… pratiquer ton activité préférée ? Ou qu’on se fasse du bien ? » demande Leo en pouffant, quand même, de s’entendre dire ça. Puis elle baisse la voix, et dit plus bas, dans un souffle, un souffle qui a peur que non, que tout se termine maintenant, que Marjo s’en aille et qu’elle, elle rentre seule dans la nuit : « Tu pourrais venir chez moi. »

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Lojzo
Lun 13 Fév - 14:03

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai Leo dans le crâne, dans le corps et dans le coeur, mais on n'en parle pas, c'est plus simple.


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Marjo elle tremble, elle n'est pas loin de la panique. Elle qui gère si bien le reste du temps est totalement démunie. Et le pire, c'est qu'elle ne se rend pas compte de l'effet qu'elle offre à Leo, elle ne comprend pas ce qu'elle brise à cet instant. La trop sérieuse Marjolaine n'est pas l'amusante Marjo de l'été, mais ça, seule Leo s'en rend compte à cet instant.

Leo ouvre le bar pour que Marjo retourne de l'autre côté, mais toute penaude, Marjo lui chuchote à l'oreille. « J'peux avoir un câlin ? » Elle a besoin d'affection, de courage, elle a eu peur - irrationnelle certes - de mal faire, de détruire quelque chose, seulement elle s'est pas rendu compte que c'était l'inverse qui s'était produit, ou plutôt... que ce qu'elle a détruit n'était pas ce qui lui faisait peur.

Assise sur le tabouret, Marjo joue avec sa paille, de l'autre côté du bar, elle se sent mieux, elle sourit même un peu, la pression s'est envolée, elle n'est plus qu'une cliente, invisible, plus aucune projecteur n'est tourné vers elle, contrairement à Leo qui brille dans la lumière d'ambiance du bar. Ses gestes sont assurés, elle sait ce qu'elle fait, elle ne transpire pas et Marjo tombe encore une fois amoureuse. Son coeur bat plus vite, Leo a trouvé une place qui lui correspond et elle lui envie ça. Le cocktail déposé devant ses yeux, Marjo rougit. Elle adore quand Leo la fait se sentir comme ça, elle adore être désirée, elle adore cette complicité. Et le visage de Leo qui est trop proche d'elle, Marjo a envie de se pencher un peu et se sceller leurs lèvres, mais elle patiente, plus tard. Elles auront du temps plus tard. Et que la pression monte n'est-ce pas encore plus délicieux ?

« Comment tu retiens tout ça. » C'est une vraie question, une vraie admiration qui passe dans ses yeux, il y a quatorze mille cocktail sur la carte et Leo elle sait toujours combien de chaque, quelle quantité, quelle dose. Marjo elle retient des formules avec des mnémotechniques, elle connait des phrases entières de citation, mais elle est incapable de cuisiner sans suivre une recette à la virgule prête. Mais Leo ne s'arrête pas là, tout comme le rougissement des joues de Marjo. « C'était pas déjà acté ? » souffle-t-elle en se recroquevillant sur elle-même. Leurs yeux échangent un regard si fort, si intense que le souffle de Marjo se fait plus saccadé. « J'ai besoin de toi, mais j'ai aussi envie de passer du temps avec toi et je sais que j'suis pas la meuf la plus dispo de la terre et que j'ai abusé parfois à n'pas te répondre, mais je te jure que » elle s'arrête, elle allait dire ce qu'elle avait sur le coeur, elle allait prononcer ces trois mots qui la rendrait insupportable aux yeux de Leo « j'veux faire des efforts, j'aime trop traîner avec toi. » C'est trop délicat comme situation, c'est trop bizarre de ne pas avoir posé de mots sur leur relation, mais dans l'esprit de Marjo elles sont en couple, pour de vrai, avec les hauts et les bas que ça représente. Là, elle a l'impression de marcher sur des oeufs, d'éviter les sujets importants, de ne pas pouvoir tout dire, de faire comme si. Alors que merde, elles ne sont pas comme si ! Leo c'est sa bouffée d'oxygène qui lui permet de sortir la tête de l'eau. Leo c'est son soleil qui lui permet de garder les pieds sur terre Leo c'est son horizon, qui lui donne un objectif de vie. Et comme elle ne peut rien dire, elle se met juste à boire le cocktail.  « Désolée d'être une serveuse si nulle » reconnait-elle  « j'aurai apprécié que tu sois fière de moi et que j'me découvre un talent. » Elle a encore honte de son échec, Marjo elle déteste rater.

Elle inspire profondément pour chasser tout ce négatif puis avoue.  « J'ai un peu hâte que ton service soit terminé. » Et le rouge court à nouveau sur ses joues.
June
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Date d'inscription : 02/03/2017
Région : Île-de-france
Crédits : icon: SOLSKEN. gifs: consfg & shadowgale96 (detroit: become human)

Univers fétiche : Réel, SF, inspiré d'œuvres ou de jeux vidéos
Préférence de jeu : Les deux
Lune
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June
Ven 17 Fév - 22:55

Leo Sanchez
J'ai 24 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis serveuse dans un bar et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon côté légèrement instable, je suis célibataire… même si j'en ai plus trop envie finalement, mon cœur brûle d’autre chose, mais je n'arrive pas à l'exprimer.

amanda arcuri (c) crushedstvrs (tumblr)
L’heure finit par tourner, ça y est, Leo est libre. En temps normal, elle aurait proposé à Marjo de poursuivre la soirée dans un autre bar, de boire encore, d’aller danser peut-être ; mais là, elle sait que l’occasion est rare, soir de semaine, tout ça, elle veut juste en profiter, qu’elles se retrouvent toutes les deux.

Quand elle était là, Marjo, accoudée au bar, à lui dire qu’elle était désolée, à lui rappeler qu’elle est pas dispo, qu’elle répond pas aux messages, Leo se sentait comme bizarrement loin, à côté d’elle-même. Elle se rend pas compte que c’est ça, une peine de cœur, dans le fond. Cette drôle de maladie que tout le monde semble avoir connue sauf elle, et à laquelle elle n’est pas aussi immunisée qu’elle le veut, qu’elle le croit. Comme elle savait pas quoi répondre, comme elle arrivait pas à dire que c’est pas grave, rien n’est grave, pas vrai, elle est juste restée silencieuse, étrangement silencieuse.

Elle a juste un peu souri quand Marjo a dit j’aime trop traîner avec toi. Mais c’était un sourire triste. Mais quand même joyeux. Mais quand même triste. Un truc à vous rendre dingue, quoi.

« T’as tous les talents, faut bien que j’en aie un rien qu’à moi, moi aussi, dans le fond », fait Leo, mais elle rate son coup, ça sonne bizarrement, pas trop comme une plaisanterie. Quelle est cette drôle d’ombre qui plane sur elles ? Comment on peut être aussi heureuse et aussi triste en même temps ?

Bref, Leo est libre, elle récupère le peu d’affaires qu’elle a, elles sortent du bar, elles filent sans détour à l’appartement. Dans la rue, dans le noir, dans la fraîcheur de la saison qui glisse lentement vers l’hiver, Leo prend soudain la main de Marjo, elle l’attire à elle, croise ses avant-bras derrière sa nuque, se niche dans son cou, le nez dans ses cheveux, elle ferme les yeux. Elle aussi, elle a besoin d’un câlin. Besoin d’être rassurée. Comme si Marjo allait dire finalement non, je dois rentrer, désolée, salut, disparaître, la laisser toute seule. Au cas où, elle préfère la serrer contre elle maintenant, elle aura au moins eu ça.

Pourquoi cette soudaine envie de pleurer, « J’ai tellement hâte qu’on soit rentrées » qu’elle dit, Leo, presque comme si elles habitaient au même endroit ; elle dit ça et pourtant elle tarde, arrêtée au milieu du trottoir à serrer Marjo dans ses bras, à gêner les gens qui passent.

Ça finit quand même par arriver, le moment de monter les escaliers, le cardio qui monte aussi, l’essoufflement arrivées en haut, la clé dans la porte, la porte qui se referme, Marjo est toujours là, elle n’est pas partie. Alors, comme si elle avait attendu ce moment pour être sûre que c’est bien réel, qu’elle va pas s’écraser lamentablement dans son absence, Leo lâche toutes ses affaires par terre et elle embrasse Marjo, les mains dans ses cheveux agrippant son visage comme pour la retenir encore plus près d’elle si c’est possible. Elle l’embrasse avec tout ce qu’elle est, tout ce qu’elle l’aime, tout ce qu’elle désire de toutes les deux ensemble sans oser le demander.

Lojzo
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Univers fétiche : fantasy, science-fi, réel.
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Lojzo
Jeu 23 Fév - 10:51

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai Leo dans le crâne, dans le corps et dans le coeur, mais on n'en parle pas, c'est plus simple.


Sonia Ben Ammar (c) icemacklin
Marjo elle comprend pas, elle voit pas pourquoi les yeux de Leo sont tristes alors que le reste de son visage est heureux. Elle saisit pas que leurs pensées sont bien trop similaires, que les deux jeunes femmes s'aiment si fort de cet amour si débutant, si pur, qu'il leur fait peur, parce que Leo et Marjo elles sont novices, chacune à leur manière et elles le montrent différemment, mais elles apprennent, peu à peu et malheureusement, les doutes, les mauvaises impressions, la volonté de faire bien comme il faut et le monde hétéronormé les éloignent de la vérité. Pire même, elles s'éloignent, l'une de l'autre alors qu'elles n'ont qu'une envie, c'est de claquer la porte et rester ensemble pour la vie.

Dehors, dans l'air frais de l'hiver, Leo se colle contre Marjo, elle la serre dans ses bras comme Marjo l'avait fait quelques heures plus tôt. Il y a dans cette étreinte une énergie nouvelle, mais qui fait peur à Marjo. Elle ressemble trop à un au-revoir, à une dernière embrassade avant la fin. Alors Marjo elle la serre contre son coeur, elle dépose ses lèvres sur son front et elle chasse les larmes. Elle ne pense qu'à l'instant présent, qu'au coeur de Leo qui bat contre le sien. Et elle sourit en savourant pleinement l'instant. Tout le reste s'éloigne, les doutes, les soucis, la prépa, leur incapacité à parler réellement. Il ne reste plus qu'elles deux, au milieu de Paris. Je t'aime voudrait crier Marjo, et ce mot jaillit de toutes ses pores, mais ce cri reste silencieux. Leo n'aura pas peur, elle ne veut surtout pas l'effrayer.

La montée des marches lui brûle les cuisses, c'est à cet instant que Marjo se rend compte qu'elle n'est vraiment pas venue souvent. Elle s'était habituée à cette douleur, elle connaissait les marches si bien et savait gérer son souffle jusqu'à la fin... cet été. Aujourd'hui, c'est bien plus dur. Et elle s'en veut. Elle renifle pour chasser ses larmes, ce n'est pas le moment. La porte s'ouvre puis se referme et Marjo perd la notion du temps et de l'espace. Il n'existe plus que les lèvres de Leo contre les siennes, plus que les mains de Leo sur son corps. Il n'existe rien d'autre que cette urgence d'amour qui les brûle de l'intérieur. Le souffle court, Marjo embrasse chaque centimètre carré du visage de Leo avant de saisir ses lèvres entre les siennes. Embrasser, aimer, vivre, brûler d'amour. Voilà la seule chose qui la retient debout.


June
Messages : 3189
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Univers fétiche : Réel, SF, inspiré d'œuvres ou de jeux vidéos
Préférence de jeu : Les deux
Lune
https://www.letempsdunrp.com/t488-apres-quelques-jours-de-resist
June
Jeu 23 Fév - 22:35

Leo Sanchez
J'ai 24 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis serveuse dans un bar et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon côté légèrement instable, je suis célibataire… même si j'en ai plus trop envie finalement, mon cœur brûle d’autre chose, mais je n'arrive pas à l'exprimer.

amanda arcuri (c) crushedstvrs (tumblr)
Leo elle rit, au début, quand Marjo prend les devants, l’embrasse, la dévêt, l’allonge sur le lit, caresse tout son corps. Généralement elle ne rit pas quand elle fait l’amour, mais avec Marjo, ça lui plaît tellement qu’elle est bien obligée de rire. Elle aime trop ces moments pour ne pas rire de bonheur, pour ne pas rire de sa chance, de la grâce que lui fait la vie et qu’elle payera plus tard.

Avec Marjo, elle dépose les armes et elle accepte de recevoir. Depuis ce jour d’été où elle en aurait pleuré de l’aimer autant, elle s’en rappelle comme si c’était hier, dans la rue après le restaurant, puis quand elles sont rentrées dans ce même petit appartement ; Leo se rappelle son émotion à ce moment-là, à quel point son cœur lui semblait sur le point d’exploser. Ce moment où sa vie a basculé, en quelque sorte. Ce moment où elle a admis, sans le mesurer encore tout à fait, qu’elle… aimait. Pour la première fois.

Alors Leo se détend, elle ferme les yeux, parfois elle ouvre les yeux et regarde le visage de Marjo penché entre ses jambes nues, les cheveux un peu défaits, et elle se concentre sur le plaisir qui la traverse. Elle ne rit plus, maintenant ; ce sont ses gémissements qui accompagnent chaque geste de son amante. Et puis elle rit de nouveau, quand Marjo s’interrompt et l’embarque sur son dos dans la salle de bain ; elles rient toutes les deux, Leo s’agrippe à elle pour ne pas tomber et finit par atterrir sur le bord du lavabo.

Leo s’apprête à répondre, mais elle n’a que le temps d’ouvrir la bouche pour finalement se confondre dans un râle de plaisir. Marjo la connaît trop bien, maintenant. Elle sait exactement quoi faire pour lui faire perdre la tête… L’arrière de son crâne cogne un peu contre le miroir quand elle laisse aller son corps contre tout ce qui peut encore la supporter, perdue dans la sensation aiguë qui la traverse depuis le bout des seins jusqu’au fond de son ventre. L’excitation la fait frissonner, ça devient intenable et Marjo le sait très bien. Son corps est tellement tendu, elle sent la faïence dure et froide contre ses lèvres trempées, il suffirait que Marjo la touche à peine pour la faire jouir, mais elle ne le fait pas encore.

« T’es cruelle », articule Leo en tentant de reprendre son souffle. Elle sent l’une des mains de Marjo glisser jusqu’à ses cuisses, effleurer son clitoris, mais finalement elle lui attrape le poignet et la retient in extremis. « Attends », souffle-t-elle. « C’est cruel mais j’aime bien je crois. » Elle sourit, elle saute du lavabo, elle frissonne de froid et de plaisir en se lavant les mains à son tour ; elle sent son cœur battre à l’intérieur de son vagin, comme une petite boule chaude qui se contracte à intervalles brefs et réguliers, comme une chaleur qui menaçait de la chavirer de l’intérieur. C’était moins une.

Elle entraîne de nouveau Marjo dans la seule et unique pièce du minuscule appartement, elle l’embrasse, elle la déshabille à son tour. « À quel moment t’as enlevé tes chaussures en fait ? » constate-t-elle en riant, et puis elle fait apparaître devant elle le corps nu de Marjo, la plus belle femme de la terre. « Mon tour de magie préféré », fait-elle comme pour elle-même. Elles sont toujours debout à côté du lit, Leo contemple Marjo, elle tend la main et commence à caresser son corps du bout des doigts. « C’est toi qui es si. » Elle suit la forme de ses clavicules, de ses seins, elle la pousse sur les draps à son tour. C’est là qu’elle se rend compte, Leo.

Le corps de Marjo a changé. Il n’a fallu que quelques semaines pour qu’il soit différent sous ses caresses. Leo elle voit, elle voit les os à peine plus saillants, elle voit les angles un peu plus pointus et les courbes un peu moins rondes. Marjo lui échappe déjà, finalement ; c’est écrit dans ce corps, sur ce corps qui a maigri, qui lui rappelle que Marjo appartient à une autre réalité maintenant, que Marjo vit des choses qui lui sont inconnues, et le lui demeureront toujours.

Mais Leo ne veut pas penser à ça, pas maintenant. C’est pourtant ce qui importe, mais égoïstement, peut-être, elle veut profiter de ce moment où la connexion entre elles est encore là, bien réelle. Alors elle ne laisse rien paraître, elle embrasse la peau blanche de Marjo et emmène ses doigts à l’orée de son sexe. Elle caresse ses lèvres douces et chaudes, et rien qu’à faire ça elle sent la petite boule qui se contracte à nouveau entre ses jambes à elle, Leo. Elle serre les cuisses l’une contre l’autre, elle plante ses yeux dans ceux de Marjo, ces grands yeux dans lesquels le monde se renverse.

« Je peux mettre mes doigts à l’intérieur ? » qu’elle demande dans un sourire. Puis, une fois qu’elle est entrée, elle les fait coulisser lentement, le plus lentement possible, d’avant en arrière. Marjo pourrait être en train de le lui faire que ça lui ferait le même effet. Et puis, au bout d’un long moment, Leo se ramasse au bord du lit et se penche pour prendre entre ses lèvres la petite rose qui fleurit au-dessus de ses doigts toujours à l’intérieur. Elle passe la pointe de sa langue dessus. Elle aime tellement ça, donner du plaisir à Marjo. Au moins autant que Marjo aime lui donner du plaisir.

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