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LE TEMPS D'UN RP

Rappelle l’été à nos mémoires d’hiver

Lojzo
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Univers fétiche : fantasy, science-fi, réel.
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Lojzo
Mer 1 Mar - 10:41

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai Leo dans le crâne, dans le corps et dans le coeur, mais on n'en parle pas, c'est plus simple.


Sonia Ben Ammar (c) valruna

« À quel moment t’as enlevé tes chaussures en fait ? » Elle rit, Marjo, parce que la question lui semble diablement sexy alors qu'il n'en est rien. C'est juste la voix de Leo, cette voix dont elle est tombée amoureuse. Comme de son visage, de ses mains, de ses idées et de sa vie. Elle aime tout chez Leo, mais elle n'a pas le droit de lui dire, alors elle rit, parce que dans sa tête plein de formule et d'exercice, le rire veut dire qu'elle lâche prise, qu'elle s'abandonne et qu'elle aime profondément. C'est si merveilleux d'être avec sa Leo, d'effacer tout le reste pour ne profiter que de cet instant.

« C’est toi qui es si. » Et les mots de Leo font battre son coeur. Marjo se sent perdre pied, son souffle se fait plus intense, plus fort et elle se sent remplie de joie. Ce ne sont que des mots, en réponses aux siens et pourtant, ça semble si fort. La phrase passe et repasse dans sa tête et, à cet instant, Marjo est persuadée que c'est de l'amour. Que ces mots sont si profonds, alors que ce n'est qu'une simple blague, mais bon sang, elle se sent brûler de l'intérieur, en proie aux flammes si violentes qui la consument tout entière et pourtant, elle plonge avec joie dans ce feu-là. Leo Leo Leo. Voilà sa seule litanie.

Et puis soudain, Marjo elle n'entend plus rien, parce que les doigts agiles de Leo parcourent son corps. C'est injuste, c'était elle qui avait pris les devants, elle qui avait sauté sur Leo pour lui montrer de quoi elle était capable et puis la voilà sous l'assurance monstrueusement sexy de Leo. Des frissons de plaisir la parcourent pendant que les doigts s'aventurent un peu partout. Et sa demande de consentement, a-t-on déjà fait quelque chose de plus sexy ? Des gémissement s'échappent de ses lèvres, mais Marjo ne fait rien pour les retenir. Elle ne voit pas Leo, elle ne fait que la sentir et son corps réagit si bien à ses mouvements, elle sent la vague de plaisir la parcourir, elle est si bien, dans un autre monde, flottant dans le bonheur à l'état. Et ses gémissements se transforment, elle a besoin de laisser jaillir un cri de plaisir, tout son corps se contracte et elle reprend doucement son souffle. La réalité peut toujours courir, elle veut savourer cet instant encore, parce que ce n'est pas fini, ça ne termine jamais, parce que c'est si merveilleux et qu'elle se sent si bien. « Viens » dit-elle d'une voix hachée, elle a besoin de la serrer contre elle, dans ses bras, de revenir dans le monde réel à ses côtés. Et juste, à cet instant, elle recharge, elle refait le monde dans ses pensées, elle serre la personne la plus unique et merveilleuse dans ses bras.

Enfin, un sourire aux lèvres, Marjo se tourne vers Leo. « Bon c'est pas tout, mais j'ai été interrompue tout à l'heure. » Elle s'approche doucement, le gros de l'incendie est passé, elles ont le temps, alors Marjo prend son temps pour approcher ses lèvres de celle de Leo. Ce n'est plus un baiser puissant et passionné, c'est la légèreté d'une aile de papillon qui vient caresser les lèvres de Leo, doux, délicat, porteur d'une promesse : on a le temps. Ses doigts frôlent à peine la poitrine de Leo. Elle recommence du début, parce que c'est peut être la meilleure partie. Celle qui les pousse à continuer et recommencer, encore et encore. Si la vie pouvait n'être faite que de moment comme celui-là.

Son coeur bat de plus en plus vite, à force de voir Leo se tortiller, ouvrir ses cuisses ou montrer sa gorge, Marjo sent le désir revenir en force, il n'avait pas disparu, jamais, mais il la submerge à nouveau. Qu'est-ce qu'elle est belle comme ça Leo, à sa merci. Qu'est-ce qu'elle est excitante avec ses tétons pointés vers le ciel, qu'est-ce qu'elle est incroyable avec ses yeux à demi-clos pendant que la bouche de Marjo s'active sur sa peau. « Encore ? » demande-t-elle d'une voix chaude, elle veut entendre Leo la supplier, parce qu'elle meurt d'envie d'entendre le son de sa voix, de sentir son plaisir déferler en elle, d'aimer son corps comme elle aime son âme.
June
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June
Sam 15 Avr - 0:54

Leo Sanchez
J'ai 24 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis serveuse dans un bar et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à mon côté légèrement instable, je suis célibataire… même si j'en ai plus trop envie finalement, mon cœur brûle d’autre chose, mais je n'arrive pas à l'exprimer.

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Marjo l’attire dans ses bras et Leo ferme les yeux, elle plane complètement, le souffle court, elle se laisse aller dans la douceur de cette étreinte et elle se niche dans les cheveux bruns, elle les respire de tout son corps. Lentement, les lèvres de Marjo caressent les siennes, mille frissons l’effleurent, toutes ces émotions c’est presque trop, elle ne sait plus quoi faire pour les soutenir. Elle se force à la lenteur aussi, parce que c’est bon, parce qu’avec Marjo elle découvre que rien n’excite plus son désir que ces baisers délicats.

Et puis, Leo se laisse emporter, elle laisse Marjo la toucher, elle libère toutes ses peurs, elle oublie qu’elle a peur de l’amour aussi, elle ne fait que le vivre. « Oui, encore », souffle-t-elle avec une timidité inhabituelle, « s’il te plaît, t’arrête pas… » Sa voix est suppliante. Ne t’arrête jamais. Heureusement, Marjo n’est pas si cruelle, ou peut-être qu’elle est tout aussi incapable que Leo de résister au plaisir, et bientôt toute la tension se relâche dans un cri de jouissance.

Comme sa partenaire un peu plus tôt, Leo prend Marjo dans ses bras, tremblant légèrement, sentant encore entre ses cuisses les répliques de plus en plus discrètes de l’orgasme. « C’est magique quand on fait l’amour, tu trouves pas ? » elle chuchote, un sourire lointain sur les lèvres. Son corps se détend, mais le reste d’elle-même est encore en plein cœur de la tornade.

Elles demeurent dans la tendresse, le ciel est noir dehors et c’est comme si elles étaient seules sur un bateau, loin de la terre. Par réflexe, Leo tend le bras et rétroéclaire l’écran de son téléphone, qui lui révèle une heure bien tardive. Dilemme, mais finalement elle ne dit rien, elle se blottit contre Marjo et tente de prétendre qu’elles ont encore toute la vie devant elles. Trop tard, les pensées reviennent peu à peu dans son esprit, que la paix de la volupté avait momentanément lavé de toute préoccupation. Marjo devrait rentrer, Leo le sait bien. Elle est déjà si fatiguée, elle a tant à faire… Oui, Leo le sait, alors pourquoi espère-t-elle qu’elle va rester ?

Pour autant, Leo n’ose pas. Dire que c’est ce qu’elle voudrait : que Marjo reste près d’elle, près d’elle pour toujours. Elle croit que Marjo ne l’aime que pour son côté déluré et enfantin, elle a peur de la faire fuir si elle se montre sérieuse. Elle a peur aussi que, si elle lui dit, Marjo reste par culpabilité, ou pire, par pitié.

D’un autre côté, Leo a tout aussi peur qu’elle s’en aille. Parce que ça voudrait dire qu’elle n’est venue que par envie de se changer les idées. Ça voudrait dire qu’elles sont devenues des sortes de… sex friends. Or ce n’est tellement pas ce qu’elle veut, Leo. Elle veut plus. Pour la première fois de toujours, sans savoir comment faire… elle veut plus.

Lojzo
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Lojzo
Dim 23 Avr - 20:10

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai Leo dans le crâne, dans le corps et dans le coeur, mais on n'en parle pas, c'est plus simple.


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Tout est parfait, chaque seconde passée dans ses bras est merveilleuse. Le coeur de Marjo est douloureux tellement il est lourd de bonheur et d'amour. Et, il faut bien l'avouer, ça lui fait peur à Marjo, parce qu'elle sait que malgré tout, Leo reste et restera Leo. Elle évite d'y penser la plupart du temps, mais elle n'est pas assez naïve pour croire qu'elle va changer Leo. Marjo elle est romantique au fond, elle croit à la princesse et au prince charmant, avant Leo elle n'avait jamais cru qu'un jour elle serait autre chose qu'une princesse à sauver. Et voilà que toutes ses convictions ont sauté en même temps. D'un seul coup, elle a plongé dans la vie réelle qui est beaucoup plus nuancée que les dessins animés. Alors elle essaie de se protéger, de se dénigrer pour avoir moins mal quand les autres la blesseront, car tout le monde finit par le faire, non ? Elle a si mal vécu le divorce de sa mère qu'au fond d'elle-même, Marjo est persuadée que le véritable amour ne l'attend pas, elle n'attend que le moment où Leo, lassée, finira par la repousser. Et elle sera triste bien sûr, mais elle pourra le supporter parce qu'elle le savait.

Alors, dans les bras de Leo, elle ne songe pas au futur, pas au lendemain, elle ne songe qu'au présent, qu'à la merveilleuse providence qui a placé Leo sur son chemin. Et elle rougit. Elle vient d'embrasser les parties les plus intimes de Leo, elle vient de jouir contre elle, mais quand Leo prononce ces petits mots magiques, elle rougit comme une enfant. « Oui, c'est de la magie. Tes doigts, ta bouche, toi, t'es magique. » Elle sent ses joues devenir brûlantes, mais elle veut être aussi effrontée que Leo, elle veut lui montrer qu'elle progresse, qu'elle est bien.

Quand Leo récupère son téléphone, la lumière de l'écran la trahit. Et soudain, Marjo est rappelée par la réalité. Tout le retard qu'elle a pris dans ses études pour ça. Elle ne regrette rien, elle le referait mille fois, mais elle compte mentalement combien de place elle peut perdre, combien la porte d'entrée de X se recule. Elle devrait rentrer, dormir un peu, se réveiller plus tôt demain pour travailler, mais elle ne peut pas. Elle sent les larmes monter, elle sent qu'elle va craquer, elle sent qu'elle va dire quelque chose qu'elle regrette et fondre en larme n'est pas une option. Leo risque de ne pas apprécier, elle aussi a besoin de dormir, pas de consoler les états d'âme d'une major de promo qu'elle ne comprend pas. Alors Marjo prend une décision, peut être idiote, mais la seule qu'elle puisse prendre à cet instant, enlacée comme elle l'est par Leo.

« Je peux dormir dans ton lit ce soir ? » demande-t-elle en relevant ses yeux vers la plus belle blonde de l'univers. Des yeux de biches sûrement brillant des ces larmes qu'elle n'a pas pu ravaler.

Elle le sait Marjo qu'elle devrait partir maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, avant de Leo se lasse de la voir si faible devant elle, mais elle ne peut pas, pas ce soir.

***


Vivaldi résonne à travers la pièce et Marjo met quelques secondes à émerger. Dans les bras de Leo, elle a excellemment bien dormi. Elle ne s'attendait pas à ressentir un tel bien être, mais l'appel de sa mère lui serre le ventre. Qu'a-t-elle oublié ? Elle décroche, encore pâteuse après tout il est six heures du matin, elle n'a clairement pas assez dormi.

« Maman ? » dit-elle de la voix la plus claire possible. La voix de sa mère semble amplifiée et elle résonne dans la pièce, elle réveille sûrement Leo. Marjo rougit. Elle essaie de respirer le plus doucement possible, mais elle sent sa gorge se serrer. « Pardon, je t'ai pas prévenue. » Elle essaie de se justifier, de s'excuser, mais la voix de sa mère ne lui laisse pas le moindre espace. La pauvre est sûrement terrifiée, Marjo est une gamine sage, qui prévient toujours, elle a paniqué en voyant son lit pas défait ce matin. Marjo n'a même pas pensé à la prévenir. « Non je, » qu'elle commence avant de baisser la voix « oui j'étais chez mon copain. » Malgré tout, Leo n'a pas pu ne pas l'entendre. « Je file directement à l'école, pardon Maman. » Elle va avoir le droit à une sacrée discussion. Mais elle ne sait pas si elle viendra de sa mère ou de Leo.
June
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June
Jeu 4 Mai - 8:55

Leo Sanchez
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La voix de Marjo qui tremble un peu, à peine, quand elle demande si elle peut dormir là. Elle a les yeux qui brillent comme si elle allait pleurer, alors qu'il y a cinq minutes elle n'arrêtait pas de sourire. Leo ne comprend pas les raisons de ce retournement, elle n'a pas la capacité de soupçonner ne serait-ce qu'un seul instant ce qu'il se passe dans la tête de Marjo. Elle comprend pourtant qu'il y a quelque chose, c'est évident, mais quoi ?

Intensément, elle regarde son amante dans les yeux comme si elle pouvait y lire la réponse. Sans doute le devrait-elle, se dit-elle, elle se sent nulle, elle est vraiment nulle pour les sentiments. Le regard humide de Marjo demeure une énigme totale, et pourtant il y a de la joie dans le cœur de Leo, une joie perturbée par la tristesse évidente de Marjo, mais c'est plus fort qu'elle, sa poitrine se serre et se libère d'un coup, euphorie soudaine, Leo est rendue à l'espoir. Marjo a dit je peux dormir dans ton lit, et même si elle sait qu'elle ne comprend pas tout, même si elle serait dévastée de penser que Marjo ne reste près d'elle que pour optimiser désespérément son sommeil, Leo est folle de joie. « Tu peux rester toutes les nuits si tu veux », souffle-t-elle timidement, mais Marjo a-t-elle vraiment entendu ?

Elles se nichent dans le grand lit de Leo, et très vite Marjo s'endort. Son souffle régulier tout contre elle, Leo la veille. À la faveur de la nuit, des tas de pensées s'infiltrent dans son esprit, et, comme chaque fois qu'elle pense trop, elle se met à douter. Pour une fois, elle ne doute pas de ce qu'elle veut. Elle veut être avec Marjo, ce soir, demain soir, tous les soirs, exactement comme maintenant, mais... elle doute d'elle-même. En serait-elle capable ? Elle se croit maudite, elle se croit nuisible pour autrui, et en un sens, Marjo lui donne raison.

Leo ne dort pas beaucoup, cette nuit-là. Ses pensées s'embrouillent et s'emmêlent au fil des heures, alors qu'elle croit qu'il se passe l'inverse. Le propre de l'insomnie. Elle regarde le corps endormi de Marjo, ombre dans l'ombre, inlassablement. Si proche, si loin... Et puis, si peu après que le sommeil l'a enfin emportée loin de la tourmente, la sonnerie du téléphone de Marjo la réveille.

Leur étreinte desserrée se défait quand elle se redresse pour décrocher. Leo s'étire en bâillant, frotte ses petits yeux plein de cernes. Elle s'émerveille de voir Marjo dans son lit. Elle n'est pas partie... alors qu'elle aurait dû, visiblement, si Leo en croit les bribes de conversation qu'elle entend.

Et puis, soudain, cette phrase qui la traverse sans prévenir. Oui j'étais chez mon copain. Le cœur battant, Leo se fige. Elle était pas prête. Dix mille pensées se bousculent dans sa tête. Que Marjo ait dit copain, ça, Leo le remarque même pas. C'est le sens de la phrase qui la fait totalement bloquer. C'est ce qu'elle rêvait d'entendre, au fond d'elle, mais est-ce qu'elle est prête ? Le mot lui paraît soudain hyper impressionnant, tout ce qu'il implique, la responsabilité, être à la hauteur, Leo est submergée par ce qu'elle projette, elle est heureuse, excitée, mais elle a peur aussi. Peur de faire mal, peur d'avoir mal, les deux autant l'un que l'autre. Et comme toutes les fois qu'elle a peur, son cerveau tente de trouver des explications, des raisons à ce qu'elle se trompe. Est-ce que... c'est juste une excuse pour que sa mère la laisse tranquille ? Non, Marjo aurait pas inventé ça, quand même ? Il faudrait lui demander...

Marjo s'apprête à raccrocher, Leo n'est pas prête, vite, il faut dire quelque chose, de toute urgence, avant qu'elle parte. « Alors c'est ce que tu penses ? » Elle a dit ça d'une drôle de voix, elle aurait voulu que ça sonne autrement, mais elle est tellement bouleversée, tellement fatiguée aussi, qu'elle a pas réussi à faire mieux. C'était trop direct, bizarre, un peu brusque, on aurait presque dit une sorte d'accusation, alors que Leo voulait exprimer tout l'inverse... Comment lui dire, à Marjo, qu'elle veut tellement être sa copine...

Lojzo
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Lojzo
Jeu 4 Mai - 10:52

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai Leo dans le crâne, dans le corps et dans le coeur, mais on n'en parle pas, c'est plus simple.


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Marjo se dépêche, elle doit fuir. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle le ressent comme ça. En réalité, elle n'est pas en retard pour l'école, mais ce besoin de partir rapidement urge en elle. C'est sûrement dû à l'impression d'avoir fait une connerie. Elle s'imagine déjà aller prendre une douche dans la salle de sport, utiliser des fringues qu'elle avait laissé là-bas, une autre fois, pour ne pas avoir ceux d'hier sur le dos, elle ne veut pas de remarques ou de mauvais regards. Et puis, elle ira bosser à la bibliothèque, elle s'occupera l'esprit pour ne surtout pas songer à... « Alors c'est ce que tu penses ? » Trop tard. Leo a entendu, Leo a réagit.

Dos à elle, Marjo ferme les yeux un instant. Elle a pourtant très bien dormi, alors pourquoi a-t-elle des larmes aux coins des yeux ? Elle inspire puis se retourne en souriant. Elle essaie de prendre un air léger, comme si ce n'était rien. « Quoi ? Non non t'inquiète. » Elle se brise le coeur en prononçant ses mots. Elle ne veut pas inquiéter Leo, elle ne veut pas que Leo croit qu'elle s'imagine déjà mariée, enfermée avec elle pour la vie. Pourtant, Marjo le sait, elle a déjà plongé à pied-joint. Elle a mis toute son âme dans cette relation, elle a tout donné et elle n'en repartira pas sans se briser. « Franchement, c'est elle qui en a parlé en premier et elle arrêtait pas d'me poser des questions, j'ai inventé un mec pour qu'elle me laisse tranquille. J'aurai pas dû, j'ai eu droit à la conversation. » Grimace avant un petit rire, même si l'hilarité n'est pas là. Si seulement sa mère savait.

Elle avale sa salive, rajoute un livre dans son sac, avant de se rendre compte qu'il n'est pas à elle. Elle le repose par terre, attrape la fermeture, puis continue d'enfoncer un poignard dans son propre coeur. « Nous, là, j'sais pas comment l'décrire, mais ne t'met pas d'pression, j'te jure, c'est rien, juste comme ça, quand on en a b'soin. » Elle mâche pas souvent ses mots Marjo, mais là, elle était obligée, parce que dire chaque syllabe en entier ça aurait été trop long, ça lui aurait fait trop mal. Elle ne veut pas perdre Leo, elle préfère se crever l'myocarde. Elle sourit une fois de plus. « Tu m'rappelles pour une prochaine fois ? Faut que je file. » Mais elle ne part pas, elle ne peut pas. Elle a envie de la serrer dans ses bras, de lui faire un bisou sur le front, de lui dire de passer une bonne journée. Mais tous ces mots-là, ça fait très couple. Et elle a peur de ce que Leo pourrait en penser. « Puis, » soudain elle rougit et se dit qu'elle lui doit au moins la vérité pour ça « elle est dans un milieu un peu pète-sec ma mère, j'ose pas lui parler de... filles. » Lesbienne le mot est trop fort. Elle ne sait même pas Marjo ce qu'elle est, elle aime Leo, elle aime ce qu'elles font, mais est-ce que c'est uniquement Leo ? Elle n'a jamais été attirée par d'autres filles avant. Par d'autres mecs, non plus d'ailleurs. Elle ne sait pas très bien encore et toutes ces questions ne tombent pas vraiment au bon moment.
June
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June
Dim 7 Mai - 17:45

Leo Sanchez
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C’est trop tard, maintenant. Toutes les deux, sans le savoir, depuis le début, elles allaient droit dans le piège de leur petit jeu, dans l’engrenage qui les a avalées pour leur broyer le cœur. Elles profitaient, innocentes, elles faisaient mine de n’y voir que du feu ; mais, tôt ou tard, il fallait bien que ça arrive. Quoi ? Non non t’inquiète, Leo a l’impression de se prendre un mur de plein fouet. Marjo a tout balayé en quelques mots ; tout quoi, finalement, peut-être n’y avait-il rien. La conversation défile à sens unique, inarrêtable, tout est pire de seconde en seconde, et ça fait tellement mal.

Leo n’est qu’une excuse ; juste comme ça, quand on en a b’soin, Leo n’est qu’un bon coup alors, c’est vraiment ce qu’elles sont – quand Marjo en a besoin, en réalité. Si le désespoir n’avait pas fait chavirer tout son être, Leo serait colère ; mais là, tout de suite, elle est vide. Elle mesure l’ampleur de tout ce qu’elle avait réussi à construire à l’intérieur d’elle-même, à quel point elle était prête, finalement, et… seule. Sans le savoir.

Le pire, c’est qu’elle a beau se dire qu’elle savait, que la souffrance était inévitable, elle ne parvient pas à regretter… de s’être laissée tomber amoureuse. L’absence de Marjo : ce sera ça, son seul regret, le trou noir au centre de son être, dans lequel elle se laissera sombrer avec défaitisme, presque avec une sorte de joie morbide.

Tu m’rappelles pour une prochaine fois ? Des sex friends, alors, c’est comme ça qu’elle les voit, Marjo ? Leo est sonnée, elle n’arrive pas à répondre, ni à sortir du lit. Elle regarde la scène se dérouler comme si tout cela n’était pas réel. Elle n’entend même plus ce que dit Marjo. Elle voudrait faire quelque chose pourtant, arrêter leur chute par tous les moyens, mais quoi, quoi dire, quoi faire ! Le temps semble s’être accéléré, Marjo rassemble ses affaires, enfile ses chaussures, en quelques instants elle s’en va, elle s’en va, et Leo sait très bien que si elle la laisse partir comme ça, elle ne s’en remettra pas, jamais, ça va la tuer, elle croit déjà crever, l’air lui manque, son cœur se tord de douleur.

À l’intérieur d’elle-même, elle hurle, elle cogne de toutes ses forces contre les parois qui l’enferment, mais il n’y a rien à faire, Marjo ne l’entend pas, Marjo ne se retourne pas. La porte du petit studio se referme sur elle. C’est pas possible ! Tout ça, ça ne pouvait pas ne rien vouloir dire, elle n’a pas pu tout inventer ! Leo se lève enfin, elle court jusqu’à la porte, elle l’ouvre, « Marjo ! MARJO ! » elle crie dans la cage d’escaliers, mais c’est trop tard, elle entend claquer la porte de l’immeuble.

*

Les jours passent. Leo ne rappelle pas Marjo pour une prochaine fois, et, comme elle s’en doutait, Marjo ne lui écrit pas.

Après avoir espéré, hésité, après avoir été à deux doigts d’aller camper devant son lycée pour lui avouer toute l’ampleur de ses sentiments, Leo se résigne, inévitablement. Ça lui fait terriblement mal, mais elle n’arrive plus à lutter contre la voix qui lui répète je te l’avais bien dit, que ça se passerait comme ça ; t’es vraiment trop stupide, ma pauvre Leo. Elle n’a jamais vraiment été le centre de l’attention de Marjo, en vérité, elle s’en rend bien compte. Sans doute est-elle trop médiocre pour ça, se morfond-elle, enterrée sous sa couette. Elle n’a pas de projets, pas d’intelligence, elle n’est bonne à rien – à part faire des cocktails, se susurre-t-elle à elle-même, acerbe, impitoyable. Elle n’a aucune ambition, c’est normal que Marjo se soit désintéressée d’elle.

Au cœur de l’hiver, tout devient noir. La lutte est vaine. Il est temps de se laisser sombrer.

Leo reprend le travail, qu’elle a manqué pendant quelques jours, comme si de rien n’était. Elle prétend que tout va bien, elle assure, elle boit, elle fume, elle rit, elle tient d’interminables conversations avec les derniers clients, elle va danser avec des inconnus, elle rentre seule la nuit – tente par tous les moyens d’anesthésier ce qu’elle n’est pas capable de gérer.

Et pourtant, elle n’arrête pas de penser à Marjo. Elle imagine la croiser à tous les coins de rue. Elle rétroéclaire par réflexe l’écran de son téléphone, éternellement vide. Comme elle est seule…

Et puis, un soir, la fille de la margarita frozen revient, sans son amie, et s’installe au bar. Elle plonge son regard dans celui de Leo, lui sourit. Et, alors qu’elle ne pense qu’à Marjo, alors que son cœur et son corps ne réclament qu’elle… Leo rend son sourire à la fille.

Lojzo
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Lojzo
Lun 8 Mai - 10:07

Marjolaine Fonsi
J'ai 19 ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis étudiante en 2eme année de prépa (pour entrer à polytechnique) et je m'en sors plutôt bien. Sinon, Leo vient de me briser le coeur par son silence.


Sonia Ben Ammar (c) the-curious-corvidae

Rien. Aucun mot, aucun son, aucun geste. Leo est immobile. Elle ne réagit pas. Et Marjo se sent partir, son coeur est piétiné, écrasé. Et ce n'est plus elle qui s'inflige cette désastreuse blessure toute seule, Leo saute à pied-joint à son tour. Son silence est sûrement pire qu'un acquiescement. Alors Marjo s'enfuit.

Elle claque la porte de l'appartement, ses larmes dévalent sur ses joues à la même vitesse que ses pieds sautent les marches, puis elle claque la porte de l'entrée. Un peu trop fort et elle pleure, son corps est secoué de tremblement, sa vue est floue, à cause des larmes et ses jambes ne la tiennent plus, mais elle doit avancer. Elle ne peut pas rester là, dans la rue de Leo.

Marjo marche au hasard, laissant les larmes couler. Au bout d'un moment, sa tête est si douloureuse d'avoir pleuré, qu'elle fait la seule chose qu'elle se sent capable de faire, elle appelle sa mère. « ... Non, je, je sais pas où je suis maman, mais viens me chercher, s'il te plaît. » Et elle s'assoit, par terre. Il se passe cinq minutes ou une heure, elle n'a plus conscience du temps qui passe. De toute manière, pourquoi le monde tournerait-il encore ? Pourquoi les secondes continueraient-elles de pousser l'aiguille ? La vie vient de s'arrêter non ? Marjo vient de vivre son premier chagrin d'amour et le pire, c'est que c'est elle qui a lancé le mouvement.

Sa mère, étrangement, ne pose aucune question. Elle la prend dans ses bras, elle l'a met dans son lit, elle lui prépare une soupe et appelle l'école. Sa mère a aussi eu le coeur brisé, plus d'une fois, elle sait qu'on s'en remet. Le soir, Marjo se réveille, en sursaut, ne se rappelant pas où elle est. Elle manque de paniquer avant de reconnaître ses murs recouverts de dessins et, pour la première fois de sa vie, ils ne la réconfortent pas. Elle arrache d'un geste plein de rage les bouts de papiers, le bruit attire sa mère. Les yeux de Marjo sont secs, elle sait qu'elle va devoir en parler. « On peut... ne pas en parler ? » demande-t-elle en évitant de regarder sa mère dans ses yeux, mais évidemment, il n'y aura aucune échappatoire. « Je l'aimais maman, je l'aimais si fort Leo, et... non, c'est terminé, quand je suis partie, quand j'ai dit que j'étais chez mon copain, j'ai compris que ce n'était pas réciproque. Ce n'était pas vrai autant que pour moi. Les sentiments n'étaient qu'à sens unique, je croyais que ce serait différent avec moi, je l'savais dès l'début qu'c'était pas son genre d's'accrocher, mais je croyais, idiotement... » Finalement, les larmes reprennent, ainsi que la douleur dans le crâne. Marjo serre sa mère dans ses bras, si fort. Elle s'en veut de ne pas avoir réussi à dire toute la vérité, mais elle a fait ce qu'elle a pu avec les miettes de son coeur brisé.

D'une voix douce, sa mère se met à parler. Elle raconte une histoire, avec une morale un peu dérangeante, mais la douce Marjolaine écoute jusqu'au bout. Elle comprend où elle veut en venir, elle comprend les demandes de sa mère, elle vit encore sous son toit, même si elle est majeur, elle reste une enfant, une gamine perdue. Elle promet de ne pas contacter Leo, de cesser cette relation "malsaine" comme sa mère l'a qualifié. Si seulement elle savait combien Leo lui a fait du bien, combien Leo l'a rendu heureuse, vraie, comment la vie avec Leo c'était la plus belle vie du monde, mais Marjo ne dit rien, parce que dire la vérité, ce serait trop dur, encore plus dur que de continuer à se taire.

Alors elle en fait des caisses, elle bosse, encore plus qu'avant, elle chasse Leo de ses pensées, elle ne pleure plus que dans son lit, le soir, tard, quand elle tombe de fatigue et que ses rêves sont peuplés de cauchemars. Un jour, deux jours, trois jours. Le temps passe et la vie reprend son cour. Sans Leo et Marjo. Avec acharnement, Marjo arrive à remonter dans le classement, depuis six jours, elle n'a pas sourit une seule fois.
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