Le Temps d'un RP
le seul rpg où tu joues
qui tu veux,
quand tu veux
Retrouve les animations du forum pour t'amuser,
découvrir de nouvelles plumes et vivre de folles aventures !
Le Deal du moment : -37%
Couette 2 places (220×240) – Polyester ...
Voir le deal
29 €

LE TEMPS D'UN RP

Le Temple Maudit [Val]

Val
Messages : 168
Date d'inscription : 27/02/2022
Région : France, Ile de France
Crédits : /

Univers fétiche : Avatars réels, mais tous types
Préférence de jeu : Homme
tea
https://i.servimg.com/u/f90/20/28/18/45/tm/espoir11.jpg https://www.letempsdunrp.com/t5103-carnet-de-notes-de-val#102055 https://www.letempsdunrp.com/t4965-bonjour-bonsoir
Val
Dim 31 Juil - 21:12

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

Prisonnier !

avatar : Adam Lundberg - copyright: Nino-Yap


MAUDITS ! NOUS SOMMES MAUDITS !

Ambriel Bladeheart  & Ange Asselin

2020–  Août












Je m'accroche à sa main comme un naufragé à une bouée lancée par des sauveteurs. Autour de nous, j'ai l'impression de voir des requins roder, ceux qui maintiennent fermée ce que j'appelle la porte. Elle a dit « un couloir, avec des murs, un plafond et de la terre recouvrant le sol. » moi, je ne vois pas cela ? Je marche sur des dalles inégales, les murs sont très loin, je suis dans la vaste salle où je suis entré il y a... elle n'a pas répondu à ma question ? Quelle est la date de ce jour ?

Mais l'entrée, le vaste rectangle de lumière est toujours là... Simplement, il prend petit à petit la consistance d'un verre opaque ? Je suis pris d'une terreur sans nom !

«  Allez-y ! Sortez !  »

Mon intonation la fait se retourner ? Elle m'a déjà presque traité de fou ? Elle parle toujours, « Ne vous en faites pas, je vais vous sortir de là... vous allez retrouver votre vie et votre famille... »

Je la vois avancer, et j'épie son départ avec un espoir insensé ! Quand elle aura franchi la porte, je m'y engagerai à mon tour, et comme elle dit, tout sera oublié !

« Tout va bien se passer »

Elle  fait un pas, deux, je m'attends à la voir disparaître... Et puis.

Le cauchemar recommence ! Comme il y a des années, quand moi je me suis trouvé prisonnier, la matière dont est faite cette maudite sortie semble la « renvoyer » à l'intérieur ! Elle rebondit, fait un bond en arrière, et se trouve à ma hauteur ! Sur ses traits, la stupéfaction se lit, pas encore l'horreur, je le sais, elle n'a pas ENCORE compris !

A mon tour, j'essaie de me ruer dehors ! Et si sa présence me libérait ! S'il fallait un otage pour que l'autre puisse sortir ! Je me fracasse presque l'épaule contre le rectangle de lumière dont la clarté faiblit encore un peu plus...

« Ensemble ! » C'est peut-être ça la solution ? Nous sommes deux ! Nous devons sortir tous les deux en même temps ? Je lui prends la main et l'entraîne, il faut franchir cette issue ensemble !

De nouveau nous sommes comme absorbés, pour être rejetés à l'intérieur !

Je regarde éperdu ce que j'ai cru être ma rédemption ! Mon sauvetage, ma … renaissance !

Et je me laisse tomber à genoux, je prends ma tête entre mes mains, et hurle ! Comme un chien hurlerait à la mort !

J'essaie de me reprendre, je halète, je suffoque, ma respiration se fait rapide et désordonnée! Devant nous, désormais oui, il y a un mur... Un mur plein, gris, humide... Comme tous ceux qui nous entourent, la porte a … disparu !

Je me retourne vers ma compagne, presque sûr qu'elle aussi va se dématérialiser pour me laisser seul, à nouveau seul pour je ne sais combien d'années, de dizaines d'années peut-être ? Mais non, à défaut de liberté, j'ai désormais une compagne de cellule...

«  Vous comprenez maintenant ? Vous me croyez ?  »

D'un geste désespéré je passe la main dans mes cheveux trop longs, emmêlés et sales... Bienvenue en enfer... Comment a-t-elle dit s'appeler ? Je crois bien qu'elle ne l'a pas dit... A-t-elle compris quand moi je me suis présenté ? Je me suis présenté ? Il me semble bien ?

Je pars tout à coup d'un éclat de rire dément ! C'est bien le moment de se soucier d'étiquette et de bonnes manières !

«  Je m'appelle Ange, Ange Asselin. Et vous ?  »



@Nemo



Follow

the dream spirits
Nemo
Messages : 172
Date d'inscription : 10/02/2022
Crédits : Re°

Univers fétiche : Réel - fantastique - futuriste
Préférence de jeu : Les deux
tea
https://www.letempsdunrp.com/t4994-le-monde-de-nemo https://www.letempsdunrp.com/t5305-fourre-tout-du-poisson-clown#105985
Nemo
Dim 7 Aoû - 13:41
tombée dans les enfers
fiche d'ambriel bladeheart
Rien devant moi ne semble m’empêcher de passer, et pourtant voilà qu’après plusieurs essais, je me retrouve encore et encore projetée en arrière sans aucune possibilité de progresser vers la sortie.
J’observe mon camarade, les yeux éberlués, qui à son tour s’évertue à plaquer son corps violemment contre une surface transparente nous bloquant complétement le passage.
Sans trop comprendre ce qu’il m’arrive, je le laisse s’emparer de ma main. Ensemble ? Et ça changerait quoi ? Après un essai de nouveau infructueux, je me défais brutalement de la poigne de l’homme et m’éloigne de lui. L’air effrayé, mes iris passent de ses mains à la « porte » inexistante.

« Que… Que m’avez-vous fait ?? »

C’est sa faute, c’est forcément sa faute ! Il a dû me jeter un sort, me porter la poisse, je suis certaine qu’il sait ce qu’il se passe. C’est sans doute une blague, une caméra cachée, et je suis tombée à pieds joints dedans. Quelle imbécile !

Son hurlement me traverse le corps en des frissons glacés. Cet homme me terrifie. J’ai envie de pleurer même si je ne comprends rien à ce qu’il est en train de m’arriver. Suis-je enfermée pour toujours ?

Vous comprenez maintenant ? Vous me croyez ?

Mes yeux, plein de larmes et désormais accablés par la rage et la frustration, se tournent vers lui.

« LA FERME ! TAIS-TOI ! Y’a forcément un moyen de sortir. JAMAIS je reste ici avec toi et ta folie. JAMAIS, TU M’ENTENDS ? »

Alors qu’il se met à rire comme un dément échappé de l’asile psychiatrique, je tente une nouvelle fois de sortir de cet enfer. En vain. Je fonds alors en larmes, tapant des poings contre la paroi invisible.

« À L’AIDE ! AIDEZ-MOI ! S’il vous plait… JE SUIS ENFERMÉE ! AIDEZ-MOI ! Je… Je ferai tout ce que vous voulez… Tout. AIDEZ-MOI S’IL VOUS PLAIT, OUVREZ-MOI ! »

Ma respiration se fait de plus en plus frénétique, au point où j’ai même du mal à reprendre mon souffle. Je n’arrive plus à contrôler mes larmes, je m’étouffe. Je vais mourir ici avec un inconnu repoussant. C’en est fini de moi alors que j’avais encore tant à faire.
Je veux pas mourir…
Je ne veux pas mourir.

Après quelques longues minutes, encore légèrement secouée de petits sanglots, ma crise d’angoisse se calme enfin. Toujours en boule contre un mur, la tête entre mes mains, je renifle et racle ma gorge.

« Ange. »

Je me rends compte que ça ne sert à rien de s’en prendre à son seul partenaire de survie. Pire que ça, c’est la solitude. Essayons de ne pas se la prendre en pleine tronche.

« As-tu une idée de ce qui nous arrive ? »

À la recherche des disparus pour avoir un scoop à la con, me voilà moi-même disparue. Viendra-t-on à ma rescousse ?


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
Mes recherches et toutes les infos qui vont avec : ici ~


Val
Messages : 168
Date d'inscription : 27/02/2022
Région : France, Ile de France
Crédits : /

Univers fétiche : Avatars réels, mais tous types
Préférence de jeu : Homme
tea
https://i.servimg.com/u/f90/20/28/18/45/tm/espoir11.jpg https://www.letempsdunrp.com/t5103-carnet-de-notes-de-val#102055 https://www.letempsdunrp.com/t4965-bonjour-bonsoir
Val
Mar 9 Aoû - 14:25

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

Prisonnier !

avatar : Adam Lundberg - copyright: Nino-Yap


MAUDITS ! NOUS SOMMES MAUDITS !

Ambriel Bladeheart  & Ange Asselin

2020–  Août












Elle réagit... comme j'ai réagi, il y a combien de temps ? Pourquoi n'a-t-elle jamais répondu à ma question ? Après... Vu la suite des évènements, quelle importance cela a-t-il ? Une nouvelle fois, il n'y a plus de porte ! Prisonnier ! Je me prends la tête entre les mains ! Comment ne suis-je pas devenu fou à force !

 « Que… Que m’avez-vous fait ??  LA FERME ! TAIS-TOI ! Y’a forcément un moyen de sortir. JAMAIS je reste ici avec toi et ta folie. JAMAIS, TU M’ENTENDS ? »

Je hausse les épaules... Je refuse d'endosser sa capture !

 «  À L’AIDE ! AIDEZ-MOI ! S’il vous plait… JE SUIS ENFERMÉE ! AIDEZ-MOI ! Je… Je ferai tout ce que vous voulez… Tout. AIDEZ-MOI S’IL VOUS PLAIT, OUVREZ-MOI ! »

Ça me rappelle tant de souvenirs...

«  C'est inutile... ça s'est refermé. J'ai fait ça aussi, j'ai tambouriné, hurlé, cherché... »

Je m'approche, elle a en me regardant des expressions de dégoût, je ne sais plus à quoi je ressemble, ici, il y a de l'eau, mais pas de savon, je n'avais pas prévu de peigne ou de brosse, ni de vêtements de rechange... Tu ne viens pas dessiner des bas-reliefs avec une valise pour un voyage interminable !

«   Et même pire, le lendemain, mon père est venu me chercher, avec ses ouvriers et des membres de l'expédition... Je les ai vus, entendus, suivis... Eux ne m'ont pas perçu, et quand j'ai voulu les toucher pour attirer leur attention, ma main est passée à travers leurs corps... »

 « Ange »

je m'assois à côté d'elle et lui entoure les épaules de mon bras... Je suis du regard avec effarement les haillons que je porte... Je ne trouve plus rien à dire... On est coincés.

 « As-tu une idée de ce qui nous arrive ? »

« Je ne sais pas... j'ai l'impression que ça fait des siècles que je cherche à comprendre... Tu ne m'as pas dit, ni ton nom, ni en quelle année on est ? S'il te plaît ? J'ai tellement perdu mes repères... Ici, chaque jour est le même qu'hier, et que demain, en fait je dis « jour » mais je ne sais même pas si le temps passe... Quand j'ai besoin de dormir, je dors, et quand je me réveille, je me dis qu'un jour nouveau est arrivé. Les objets vieillissent, mais pas nous, enfin, je crois...

Par contre les cheveux poussent, et la barbe, j'ai un couteau pour la barbe, un canif qui me servait à tailler au mieux mes crayons mais les cheveux, je n'arrive pas à les couper suffisamment... Et puis... pourquoi faire ? Est-ce qu'on va sombrer tous les deux ? Ou être deux nous donnera-t-il le ressort d'essayer de sortir de la léthargie où je me suis enfoncé, jour après jour, s'il y a des jours...

Je me tourne un peu plus vers elle, comment encaisse-t-elle ?

« Je ne voulais pas... A mon pire ennemi, si j'avais des ennemis, je ne souhaiterais pas de rester ici... Je ne voulais pas ! J'ai eu l'espoir qu'on ressortirait... Et même, au pire, que tu sortirais sans moi, mais je en voulais pas croire qu'on resterait ensemble... dedans ! »

Bon, je ne dis pas que j'ai même espéré qu'elle serve de monnaie d'échange, et qu'en la laissant seule ici, moi, je ressorte... Il faut croire que le dieu, le diable, ou le hasard qui nous a apparié a trouvé mes pensées bien téméraires ? Ou simplement que rien ne décide, que ce n'est qu'une immense toile d'araignée où tout ce qui vit s'englue ?

@Nemo


Follow

the dream spirits
Nemo
Messages : 172
Date d'inscription : 10/02/2022
Crédits : Re°

Univers fétiche : Réel - fantastique - futuriste
Préférence de jeu : Les deux
tea
https://www.letempsdunrp.com/t4994-le-monde-de-nemo https://www.letempsdunrp.com/t5305-fourre-tout-du-poisson-clown#105985
Nemo
Lun 15 Aoû - 9:44
rien de tout ceci n'est réel
fiche d'ambriel bladeheart
Il parle mais je n’écoute pas.
C’est un Enfer. Un cauchemar dont je vais sans doute me réveiller. Je ne vois que ça ! Ça ne peut pas être la réalité. Comment vais-je pouvoir survivre dans un environnement comme ceci ?

Des frissons me parcourent le corps quand l’homme pose son bras autour de mes épaules. Je redresse la tête brutalement et me décale sans dire un mot. Je n’aime déjà pas quand on me touche, mais alors dans ce contexte, encore moins. Gardant mes iris collés au sol poussiéreux, je tends une oreille attentive à ce qu’il dit. Ces paroles n’ont quasiment aucun sens. Il part dans toutes les directions et je dois rester bien accrochée pour tout comprendre.

Tout ça n’est pas réel.

Je hoche la tête négativement et ouvre la bouche pour parler. Je ne sais pas vraiment quoi dire, tout ça me dépasse. Au départ j’étais venu ici en quête de pouvoir, je pensais que j’allais ressortir d’ici la tête haute, acclamée et adorée de tous. Le fait de ne pas ressortir du tout ne m’avait même pas effleuré l’esprit. Quand je repense au garde qui m’avait ordonné de ne pas entrer dans le temple… Si je l’avais écouté, je ne serais pas ici, la tête dans la terre.
Tel un robot, je réponds aux questions d’Ange, sans plus aucune forme de sensibilité. Je suis perdue, je vais me réveiller. Alors autant en finir.

« Ambriel. Ou Amy. Nous sommes en août 2020. »

Je me lève soudainement sans prendre la peine d’épousseter mes vêtements et mes cheveux en bataille. À quoi bon ?
Je me dirige vers la paroi la plus proche et pose ma paume dessus, fermant les paupières. Je ne sais pas vraiment ce que je cherche. Si tout ceci est réel, pourquoi le temple ne serait-il pas vivant ? Ou bien dirigé par un être supérieur qui nous observe actuellement ? Peut-être vais-je ressentir une secousse, une respiration, des paroles… Si je me voyais ainsi dans un autre contexte, je me prendrais un rendez-vous chez le psy illico.

« Je dois vraiment être fatiguée pour créer ce genre de cauchemar. »

Je soupire et me retourne vers mon camarade emprisonné.

« Ça sert à rien de rester ici à se morfondre. Si t’es là depuis longtemps, tu dois avoir découvert pas mal de choses. Je te préviens, cauchemar ou non, enfer ou non, je ne compte pas emménager ici. As-tu déjà vu un bâtiment ayant une volonté propre ? Non, ça n’existe pas. Ce n’est pas le temple qui nous garde enfermé, mais quelqu’un. As-tu une idée de qui ça peut être ? T’es-tu fait des ennemis quand tu étais libre ? Y a-t-il une personne qui te voudrait du mal au point de t’enfermer aussi longtemps ? Combien de temps tu es là, déjà ? Dix ans ? »

Je ne suis pas prête à rester prostrée ici pendant une décennie.
D’ailleurs, ça n’arrivera pas. Nous allons sortir d’ici, et vite.


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
Mes recherches et toutes les infos qui vont avec : ici ~


Val
Messages : 168
Date d'inscription : 27/02/2022
Région : France, Ile de France
Crédits : /

Univers fétiche : Avatars réels, mais tous types
Préférence de jeu : Homme
tea
https://i.servimg.com/u/f90/20/28/18/45/tm/espoir11.jpg https://www.letempsdunrp.com/t5103-carnet-de-notes-de-val#102055 https://www.letempsdunrp.com/t4965-bonjour-bonsoir
Val
Ven 19 Aoû - 18:02

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

Prisonnier !

avatar : Adam Lundberg - copyright: Nino-Yap


MAUDITS ! NOUS SOMMES MAUDITS !

Ambriel Bladeheart  & Ange Asselin

2020–  Août












 « Ambriel. Ou Amy. Nous sommes en août 2020. »

Malgré moi j'ouvre des yeux effarés et je répète en hurlant :

«  2020 !?! Non tu te trompes, ce n'est pas possible ! 2020 ! »

J'ai la tête qui tourne, la respiration bloquée... C'est impossible ! C'est impossible ! Aucun être humain ne vit si vieux, je suis né en 1886 ! J'en suis sûr ! Je fouille frénétiquement les guenilles que sont devenus mes vêtements, j'avais des papiers ! J'avais toujours mes papiers sur moi ! Mon père l'exigeait sur les sites de fouilles, il disait « au cas où la police locale aurait contrôlé » mais nous savions tous que c'était en cas d'accident, qu'on puisse mettre un nom sur les cadavres au cas où un éboulement, une fuite de je ne sais quel gaz toxique... etc. aurait lieu... Je retrouve le passeport, corné et à peine lisible, le papier comme le tissu ne vit pas si vieux !

«Regarde ! Regarde ! Même si tu ne lis pas le français tu dois pouvoir comprendre ? Ange Louis Ferdinand Asselin, né à Limoges le 19 juin 1886, domicilié à Paris, étudiant en archéologie ! Regarde ! »

Par pitié regarde ! Dis-moi que je ne déraisonne pas !

J'ai... cent trente quatre ans ? Je compte sur mes doigts, 2020 moins 1886... Cent trente quatre ans ! Et seuls mes vêtements ont vieilli, beaucoup vieilli, tant dans la coupe qui n'a plus l'air de rien que dans la texture du tissu qui bombe en lambeaux... mais j'avais vingt ans quand j'ai rejoint mon père ici, vingt ans juste ! On a fêté mon anniversaire à mon arrivée...

 « … tu dois avoir découvert pas mal de choses. Je te préviens, cauchemar ou non, enfer ou non, je ne compte pas emménager ici. As-tu déjà vu un bâtiment ayant une volonté propre ? Non, ça n’existe pas. »

Elle n'y croit pas, elle ne croit pas mon histoire, elle soupçonne peut-être une  blague, un sale tour, au début je l'ai cru, et puis j'ai commencé à tracer des cercles dans la poussière, des marques de plus en plus élaborées, pour m'assurer que personne ne passait derrière moi pour les tracer à l'identique et me faire croire que je tournais en rond... Pourtant c'est le cas, le plan du temple est simple, c'est... comment dire ? Une sorte de huit, tu suis un couloir qui descend, passe sous un autre, puis remonte pour emprunter le premier, et cela, indéfiniment... Tu descends, tu remontes, et en avançant tu redescends, puis remontes... A perpétuité... Une condamnation à vie... Dans l'unité de mesure « jour/nuit » que je me suis fabriquée, il est long, il faut à peu près trois « veilles » pour revenir à son point de départ, il y a quelques bifurcations qui sont des impasses, mais au bout de trois « veilles » tu reviens au premier dessin que tu as tracé sur le sol ou le mur... Et cela, jour après jour... Une des bifurcations arrive à une grande salle circulaire, avec un immense lac et tout au sommet d'une hauteur comme cette nouvelle tour de Monsieur Eiffel -au moins- il y a un minuscule trait de jour... En descendant le jour illumine l'eau, à un endroit précis, le jour, ou la lune, je ne sais pas, cette « tâche » d'eau est toujours claire et renvoie la lumière en permanence. J'ai fait le tour aussi, en me tenant aux parois, parfois dans l'eau avec la peur au ventre de ce qui pourrait s'y trouver et me tirer vers le fond, mais il ne m'est jamais rien arrivé à part me sentir las au point de manquer couler à pic... s'il y a des « sorties » elles sont beaucoup trop hautes pour qu'un homme sans équipement et dans le noir total les repère et puisse les utiliser... Et à moins d'une paire d'ailes, rien qui permette de se propulser vers le ciel, là-haut... Je n'ai pas trouvé non plus le fond du lac, manquant d'air à ce qui me semblait mi-hauteur, j'ai failli m'y noyer, et suis remonté à l'air à bout de souffle et faible à m'en évanouir ! Oui, j'ai cherché, j'ai exploré, j'ai même essayé de tracer des plans dans les endroits où la pénombre permet d'y voir un peu...

J'essaie d'expliquer cela, le plus posément possible, réfléchissant ensuite à la seconde partie de sa phrase...

 « … Ce n’est pas le temple qui nous garde enfermé, mais quelqu’un. As-tu une idée de qui ça peut être ? T’es-tu fait des ennemis quand tu étais libre ? Y a-t-il une personne qui te voudrait du mal au point de t’enfermer aussi longtemps ? Combien de temps tu es là, déjà ? Dix ans ? »

Des ennemis ? Des ennemis assez vindicatifs et puissants pour m'avoir condamné à errer dans ce lieu pendant...

«  Des ennemis ? Qui auraient choisi de m'enfermer dans un temple en Indochine pendant cent quatorze ans ? Qui voudrais-tu ? Je venais de fêter mes vingts ans ? J'étais étudiant ? »

Car nous sommes bien en Indochine ? Je la regarde à nouveau, elle ne ressemble pas aux femmes qui rejoignent une Mission, ou aux femmes de planteur ? Que s'est-il passé pendant tout ce temps ? Les femmes portent des pantalons ? Elles voyagent apparemment seules et prennent des initiatives que ma mère ou mes sœurs n'auraient pas prises ? Elles emploient le même ton que les hommes de mon enfance ?

«  A quoi ressemble le monde dehors ? Comment es-tu arrivée ici ? Et pourquoi ? Tu avais l'air de tomber des nues quand j'ai parlé d'archéologie ? »

Puis, je reviens à sa question, et elle ? «  Et toi ? Si quelqu'un nous a emprisonné ici ? Pourquoi toi ? Et pourquoi avec moi ? As-tu un ennemi qui te voudrait écartée ? Qui te souhaiterait de rester plus de cent ans dans ce...  »

Je peine à reprendre mon souffle... Être deux ? Qu'est-ce que ça va changer ? Combien faut-il être pour trouver la clé de l'énigme qui nous fera sortir ? Elle y croit ? Mais moi aussi j'y ai cru ! Il m'a fallu combien d'années pour me résoudre à errer, solitaire, avec des jours qui n'étaient que la suite de la veille et l'identique du lendemain ? En admettant qu'il y ait des jours ? En admettant que le temps existe ?

Et si je sors ? Est-ce que l'air du dehors me fera tomber en poussière ? Comme un de ces héros de la littérature qui ne se rendent même pas compte qu'ils sont morts  ou refusent de l'admettre ? A t-elle lu ce roman de Monsieur Bram Stoker ? Je me garde bien de lui dire cela ? Elle me prend déjà pour un fou...

Peut-être a-t-elle raison.


@Nemo


Follow

the dream spirits
Nemo
Messages : 172
Date d'inscription : 10/02/2022
Crédits : Re°

Univers fétiche : Réel - fantastique - futuriste
Préférence de jeu : Les deux
tea
https://www.letempsdunrp.com/t4994-le-monde-de-nemo https://www.letempsdunrp.com/t5305-fourre-tout-du-poisson-clown#105985
Nemo
Sam 3 Sep - 17:34
un sérieux pète au casque
fiche d'ambriel bladeheart
Aucun homme sain d’esprit ne bougerait et crierait comme le fait cet homme. À nouveau, je ressens de la terreur face à lui, d’autant plus que je ne le vois pas bien dans l’obscurité. Qui sait ce dont il peut être capable dans cet état d’esprit ?
Sans plus réfléchir, je recule, augmentant la distance entre nous.
Je me saisis des papiers qu’il me tend, déchirés et détrempés, avant de revenir à ma place, loin de lui. Je fronce les sourcils comme pour mieux voir les écritures. La photo d’identité est complètement déchirée, impossible d’y voir quoique ce soit. Mes yeux dérivent sur la date de naissance indiquant 19 juin 1886. Je regarde à nouveau Ange en fronçant les sourcils.

« Eh bien quoi ? Qui me dit que c’est bien tes papiers ? Tout ce que cela me prouve c’est qu’un certain Ange Asselin est né en France en 1886. À quel moment ça prouve que c’est toi ? Tu dérailles, mon pauvre. Ce que t’es en train de me faire croire c’est que t’as quoi… cent trente ans ? Tu t’es vu ? T’as vingt ans, trente tout au plus. »

Je jette le vieux passeport l’air dédaigneux. Pour qui se prend-il pour vouloir me faire croire une chose pareille ? Croyait-il vraiment que j’allais être naïve au point de gober ses mensonges ?

Revenant à des choses plus sérieuses, il m’explique qu’il a érigé un plan du temple, et qu’il est uniquement composé de multiples couloirs dont les trajectoires se rejoignent toutes à un moment ou un autre. Impossible. Il y a forcément une sortie. Je refuse de croire que l’on soit enfermé à jamais dans ce trou à rat.

Je l’écoute répondre à mes autres questions, affirmant encore plus d’âneries. Il est vraiment fichu, le pauvre homme. Si jamais nous sortons de là, sa seule destination sera l’hôpital psychiatrique. Je soupire, tentant de rester calme et ne pas m’acharner à lui rendre la raison. Vu ses vêtements, il doit être ici depuis que le temple est apparu, facile de devenir fou dans un endroit comme celui-ci.
Je lui fais signe de se lever et m’approche d’un couloir menant plus profondément dans le temple.

« Viens, allons explorer les lieux. Un œil nouveau dans tes plans pourrait peut-être déceler des choses que t’as pu louper, tu crois pas ? »

J’ai surtout très envie de sortir d’ici, loin de toute cette poussière et de cette folie. Nous nous engouffrons dans un couloir, semblable en tout point à la salle où nous nous sommes rencontrés. Après quelques minutes de silence commençant à devenir gênant, je décide de le briser.

« On n’est pas en Indochine, Ange. On est en Ontario, au Canada. T’as vraiment dû te prendre un sacré coup dans le crâne. Le temple dans lequel on est enfermé est sorti de terre il y a quelques semaines. »

Le couloir ne change toujours pas de décor au fil de nos pas. L’obscurité est de plus en plus noire, et je regrette de ne pas avoir pensé à prendre une seconde lampe torche. Heureusement que j’ai mon téléphone portable avec moi, même si ça ne couvrira pas énormément de terrain, ce sera suffisant. Je l’allume et enclenche la lampe torche. Le réseau est, comme je m’en doutais, inexistant. Je n’ai aucun moyen de communiquer avec l’extérieur.

« Que la lumière soit. »

J’éclaire les parois à notre gauche et notre droite, sans rien déceler de particulier. Devant nous, simplement du noir. Alors nous continuons notre route.

« Tout à l’heure, tu m’as vraiment demandé à quoi ressemble le monde extérieur ? Tu es… amnésique ? J’ai vraiment du mal à te cerner, tu sais. T’es un mystère sur pattes. Et pour ma part, je suis entrée dans ce foutu temple de mon plein gré parce que je voulais avoir un scoop du tonnerre. Je voulais retrouver les personnes disparues, et voilà que maintenant j’en fais partie. Quelle conne, j’te jure ! »

Je ris jaune, puis me racle la gorge avant de continuer.

« Pour ce qui est de mes ennemis… J’en ai, oui. Disons que je suis pas la plus… diplomate, et que quand quelque chose me plait pas, je le dis, haut et fort. Alors beaucoup sont ceux qui voudraient me voir pourrir dans ce merdier, j’en doute pas. Mais bon… Je me demande bien qui serait capable de faire une chose pareille. »

Ce quelqu’un doit avoir un sérieux pète au casque pour créer ce genre de truc. Et aussi une intelligence hors du commun. Je ne connais personne qui serait en capacité de faire ça.


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
Mes recherches et toutes les infos qui vont avec : ici ~


Val
Messages : 168
Date d'inscription : 27/02/2022
Région : France, Ile de France
Crédits : /

Univers fétiche : Avatars réels, mais tous types
Préférence de jeu : Homme
tea
https://i.servimg.com/u/f90/20/28/18/45/tm/espoir11.jpg https://www.letempsdunrp.com/t5103-carnet-de-notes-de-val#102055 https://www.letempsdunrp.com/t4965-bonjour-bonsoir
Val
Jeu 8 Sep - 16:43

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

Prisonnier !

avatar : Adam Lundberg - copyright: Nino-Yap


MAUDITS ! NOUS SOMMES MAUDITS !

Ambriel Bladeheart  & Ange Asselin

2020–  Août













 « On n’est pas en Indochine, Ange. On est en Ontario, au Canada. T’as vraiment dû te prendre un sacré coup dans le crâne. Le temple dans lequel on est enfermé est sorti de terre il y a quelques semaines. »

En Ontario ? Au Canada ? Mais je n'ai jamais mis les pieds en Amérique du Nord,  pas plus aux Etats-Unis qu'au Canada ! Que serais-je allé y faire ? Mon père disait que les américains comme de nombreux colons de « nos » colonies étaient des êtres primaires et dénués de savoir, sauf quelques rares exceptions ? Il faut avouer qu'en France aussi, le gros du peuple est formé de paysans et d'ouvriers incultes ! Père n'a pas conscience d'appartenir à une élite, il imagine la « bonne société » bien plus répandue qu'elle ne l'est ne l'est en réalité ! Même à la faculté, j'ai vu des jeunes gens qui n'auraient dû y avoir leur place.

«  Le temple est apparu en Cochinchine pour la première fois en 1902 ! Les indigènes racontaient qu'il sortait de terre de façon aléatoire, ils en avaient peur, mon père a eu un mal fou à recruter une équipe pour y faire des fouilles ! Personne ne voulait s'en approcher ! Jamais je n'ai mis les pieds au Canada, il n'y a rien pour un archéologue au Canada ! »

De cela, je ne suis pas certain, il doit y avoir des sites amérindiens ? Les peaux rouges ont bien dû laisser quelques traces à l'époque où ils étaient seuls maître du continent ? Mon père était allé en Amérique du sud, quand il était très jeune, creuser avec un de ses professeurs féru de culture inca je crois ? Moi, je viens juste de finir mes études ! Enfin « viens » si elle ne déraisonne pas et que nous sommes vraiment en 2020... Il y a un sacré bout de temps que je les ai terminées !

Elle ne veut pas croire que je suis bien cet Ange Asselin mentionné sur les papiers, insiste pour visiter, soit, pourquoi pas ? Je doute fort d'avoir loupé quelque chose, mais allons revoir, peut-être son arrivée a-t-elle modifié la topographie ? Elle me déroute, son attitude n'a rien à voir avec la réserve et la pudeur qu'une jeune femme devrait avoir ! Comment espère-t-elle se marier en s'affublant comme un mâle et en parlant haut et fort comme elle le fait, sur un ton péremptoire et assuré ? Je suis comme tous les hommes, je n'ai rien contre les femmes intelligentes, mais j'aime qu'elles respectent les convenances ! J'ai rencontré quelques étudiantes, il y en a peu, surtout dans les matières scientifiques, qu'est-ce qu'une femme peut connaître à la science ? Je n'en connaît que bien peu -exceptionnelles comme cette Madame Curie- qui peuvent tenir leur place dans ces matières ! Et Madame Curie, elle, a la décence d'être l'épouse de son mari ! Pas une dévergondée qui se promène seule, vêtu en garçon, et qui vous clôt le bec comme un contremaître d'usine !

J'en étais là de mes pensées, la toisant de la tête aux pieds... Tout est étrange dans son habillement, les couleurs, les matières, la coupe ? Je suis incapable de définir ce qu'elle porte, les mots que je pose habituellement sur un vêtement sont tous inappropriés, cette chose qui ne cache pas suffisamment son anatomie n'est ni une robe ni une chemise, la texture du tissu est bizarre, fine, légèrement luisante, je fronce le nez, sa ceinture aussi est d'une matière qui ressemblerait à du cuir mais n'en est pas ? Ou travaillé de bien étrange façon ? Elle doit me prendre pour un fou, elle l'a déjà dit, j'ai pris « un coup sur la tête ». Je pousse un cri et recule précipitamment ! Qu'est-ce que c'est encore que ça ? Je tournais autour d'elle, subjugué par son habillement, puis, elle sort de son sac à main -un énorme sac presque un cartable de professeur !- une sorte de rectangle, très plat, comme... une plaque de métal d'un côté et de verre de l'autre ? Il y a une espèce de … dessin au dos, une sorte de … pomme très laide, comme un croquis d'enfant ? Et quand elle le prend en main, sur la face de verre apparaissent des tas de symboles lumineux ! Puis  « Que la lumière soit.  ». Le rectangle est allumé côté « verre », et projette une lumière bien plus vive par le dessus du cadre, une sorte d'oeil s'est éclairé !

« Qu'est-ce que c'est que ça ! Comment fais-tu ça ! »

Je me suis figé à un bon mètre de distance, à la fois effrayé et fasciné par cette chose. Elle peut à volonté faire jaillir la lumière ? Sans avoir besoin de combustible ? J'avais un briquet, mais il y a belle lurette qu'il est vide et n'a plus de flamme.

 « Tout à l’heure, tu m’as vraiment demandé à quoi ressemble le monde extérieur ? Tu es… amnésique ? J’ai vraiment du mal à te cerner, tu sais. T’es un mystère sur pattes. »

« Amnésique ? Bien sûr que non je n'ai rien d'un amnésique ! Et c'est moi qui suis un mystère sur pattes ! Alors que je suis face à face avec une femme, habillée comme un homme, dans des vêtements faits de tissus que je n'arrive pas à nommer, qui utilise des objets invraisemblables qui paraissent fonctionner par magie !  »

 « Et pour ma part, je suis entrée dans ce foutu temple de mon plein gré parce que je voulais avoir un scoop du tonnerre. Je voulais retrouver les personnes disparues, et voilà que maintenant j’en fais partie. Quelle conne, j’te jure !»

Ma stupéfaction est à son paroxysme, je ne comprends rien à ses paroles !

« Qu'est-ce que tu racontes ? Un scoop du tonnerre ? Des disparus ? C'est moi qui suis fou ! Mais tu t'es regardée ! »

Qu'est-ce que ça fait d'être enfermé avec une fille complètement dingue ! Ou alors... on est vraiment en 2020 ?! C'est impossible !

«  Arrête de raconter n'importe quoi ! On ne peut pas être en 2020 ! Je ne peux pas avoir vécu plus de cent ans, à tourner en rond dans ce trou à rat ! Je devais me fiancer ! Avec une femme convenable, pas une mégère qui se balade à moitié dépoitraillée dans un pantalon qui souligne ses formes sans la moindre pudeur ! Et qui coupe la parole à n'importe qui en traitant les gens de menteurs et de fous ! »

Je m'adosse au mur, je lève la tête en l'air, j'essaie d'empêcher les larmes de couler... Je murmure, je m'accroche à ma raison !

« Ce n'est pas possible ! Je fais un cauchemar ! Tu n'existes pas ! Nous sommes en 1906, en Cochinchine, mon père va venir me secourir avec son équipe, il doit juste avoir du mal à trouver un groupe d'indigènes pour creuser et dégager la porte ! Elle doit s'être effondrée, c'est ça, il y a eu un éboulement ! Je manque d'air et je délire, tu n'es pas là, je suis tout seul ! »

J'écoute, j'aimerais tant que ça soit vrai ! J'aimerais entendre le bruit des pioches, voir un trou se former dans la paroi ! Sortez moi de là ! Je ne m'interroge pas une seconde sur le type de personne qui aurait pu nous boucler tous les deux ici, je rêve, voilà, c'est obligé ! Sinon elle a raison, je suis fou.


@Nemo


Follow

the dream spirits
Nemo
Messages : 172
Date d'inscription : 10/02/2022
Crédits : Re°

Univers fétiche : Réel - fantastique - futuriste
Préférence de jeu : Les deux
tea
https://www.letempsdunrp.com/t4994-le-monde-de-nemo https://www.letempsdunrp.com/t5305-fourre-tout-du-poisson-clown#105985
Nemo
Mar 4 Oct - 17:40
et si...
fiche d'ambriel bladeheart
Sans céder à mon envie de lui retourner une claque, je fais volte-face, me retrouvant devant son incompréhension infondée. Quoi encore ? Ne me dites pas que je suis tombé sur un entubé du cerveau qui préfère vivre reclus de la société et de ces avancées technologiques ! Je jure que si c’est le cas, je me cogne le crâne contre ces parois foireuses jusqu’à en crever.

C’est un téléphone, Ange. À peu près tout le monde en possède un, je t’apprends ça aussi ?

Ma voix se fait légèrement agacée, je commence peu à peu à le trouver irritant au possible. Mon ressenti se déculpe quand il largue ses remarques complètement datées. Je suis enfermée avec un raté misogyne ? Alors là c’est le pompon.

Une femme habillée comme un homme ? Arrête-toi là avant que je dégomme tes cojones à coup de genoux, mon brave. Tu dis t’appeler Ange mais franchement, t’as rien d’un ange. Tu viens des années 1800 ou quoi, sérieux ?

Je me remets en marche en faisant voleter mes cheveux poussiéreux et entame à nouveau mon exploration. Côté parois, rien n’a changé à part le fait qu’il fait plus frais. Y’aurait-il une ouverture non loin de là ?
Tandis que je m’efforce de passer outre les commentaires désobligeants de mon camarade, je me pose une question effarante : et s’il disait vrai ? Il a l’air réellement paumé, il n’a pas vraiment l’air de vouloir être blessant, il semble naïf et innocent, comme s’il avait été élevé ainsi. Et puis, il a vraiment semblé effrayé quand je lui ai montré brutalement mon écran de téléphone lumineux. J’ai d’ailleurs pu voir son visage : boueux, fatigué, désemparé. Suicidaire presque.
Sans me retourner vers lui, je l’écoute déblatérer ses plaintes en fronçant les sourcils. Je me répète sans cesse « non, c’est impossible ». Mais… serai-je trop terre-à-terre ? Il suffit de contempler les faits : il dit qu’il est né en 1886, pourquoi mentirait-il ? Quelle pourrait bien être ses raisons de crier haut et fort de tels mensonges ? Ne reste que la folie.
C’est ça. En résumé, soit il est complètement taré, soit il dit vrai et… et c’est moi qui vais devenir cinglée sous peu.

Je m’arrête, sentant qu’il n’est plus derrière moi, lève les yeux au plafond et fais demi-tour pour le rejoindre. Il est adossé au mur et semble véritablement perdu.
Je prends mon courage à deux mains pour rester calme et douce, puis pose ma main sur son épaule.

Tu ne peux pas me demander de te croire alors que tu ne crois pas au fait que l’on soit en 2020. Nous sommes plongés dans la même incompréhension et il va falloir beaucoup de temps pour que l’on se comprenne, et que l’on se fasse confiance. J’y réfléchis, je te promets. Mais c’est beaucoup d’effort. Tu n’as qu’à croire que l’on est encore en 1900, si tu me laisses vivre en 2020. Pour le reste, on verra après.

Pour le moment, restons stables dans notre espace-temps respectif. Je laisse passer quelques secondes, réfléchissant à mes prochaines paroles.

En tout cas ce que je peux t’affirmer c’est que je suis bien là, je ne suis pas un mirage.

Je prends sa main, plaçant sa paume contre la mienne, tentant de lui prouver que je suis bien réelle. Ses doigts sont longs et fins, beaucoup plus que les miens.

Tu n’es pas fou, pas à ce point.


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
Mes recherches et toutes les infos qui vont avec : ici ~


Val
Messages : 168
Date d'inscription : 27/02/2022
Région : France, Ile de France
Crédits : /

Univers fétiche : Avatars réels, mais tous types
Préférence de jeu : Homme
tea
https://i.servimg.com/u/f90/20/28/18/45/tm/espoir11.jpg https://www.letempsdunrp.com/t5103-carnet-de-notes-de-val#102055 https://www.letempsdunrp.com/t4965-bonjour-bonsoir
Val
Ven 7 Oct - 13:06

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

Prisonnier !

avatar : Adam Lundberg - copyright: Nino-Yap


MAUDITS ! NOUS SOMMES MAUDITS !

Ambriel Bladeheart  & Ange Asselin

2020–  Août














 « C'est un téléphone Ange ! Tout le monde en possède un ! Je t'apprends ça aussi ? »

J'observe avec méfiance ce rectangle plat et lumineux ? Un téléphone ? Je revois celui que mon père avait fait installer dans le hall de notre grand appartement parisien ? -ICI- Un gros cube surmonté d'une sorte de... comment définir ça ? Ça ressemblait à ces fruits exotiques qui viennent des Antilles: les bananes, on appelait ça le combiné, on le posait contre l'oreille pour entendre, et on parlait dedans... Il fallait demander son numéro à l'opératrice, et peu de particuliers en avaient un ! Même dans les administrations, seuls les chefs de services en avaient un...

Je me souviens la fierté de mon père lorsqu'après des mois d'attente il a été posé sur un grand buffet qui trônait dans l'entrée. Il nous avait donné -aux adultes- une leçon sur l'utilisation de la chose, et avait interdit aux petits et aux domestiques d'y toucher sans autorisation ! Un téléphone, non, tout le monde n'en a pas ! Encore une chose aberrante qu'elle me jette à la figure !

Je dois avoir l'air totalement perdu, elle me dit tant de choses incompréhensibles ! Elle continue, agressive, furieuse, pourtant je ne dis que des vérités ? Elle est bien habillée comme un homme, et pas même un gentleman ! Sa vois résonne...

 « Tu dis t’appeler Ange mais franchement, t’as rien d’un ange. Tu viens des années 1800 ou quoi, sérieux ?»

La colère me prend, elle n'a pas écouté un mot de ce que j'ai pu dire ! Et puis, elle me promet quoi ? De me frapper ? je ne comprends pas les expressions qu'elle emploie ? « Arrête-toi là avant que je dégomme tes cojones à coup de genoux » D'où vient-elle ? Elle dit qu'elle est entrée dans le temple au Canada ? La tête me tourne ! Je perds l'esprit, c'est la seule explication ! Pourtant, je me bats :

«  1900 ! Pas 1800, je me suis trouvé enfermé ici en 1906, je te l'ai dit ? Je ne dis rien de si fou ? Tu arrives, avec des objets qui n'existent pas ! Une allure de... je ne sais quoi ! 2020 ! Mais c'est toi qui est folle ! Nous ne pouvons pas être en 2020 ! »

C'est presque un cri, je perds pied ! Je prends ma tête entre mes mains, et si elle n'était pas ? Si j'étais en effet devenu fou à force de solitude ? si... Je ferme les yeux, me mords les lèvres...

Elle continue, semble-t-il aussi incapable de se taire que d'écouter les autres ? Continuer à vivre chacun dans notre époque ? Comment alors qu'elle me sort des choses inimaginables ? Un téléphone ? Qui éclaire ? Que fait-il d'autre ? Il remplace une boussole ? Ou bien prend les messages en parfaite secrétaire ? Bientôt elle va me dire qu'il parle ? Qu'elle discute avec et qu'il lui répond ? Que va-t-elle encore me faire gober ou du moins essayer ?

 « En tout cas ce que je peux t’affirmer c’est que je suis bien là, je ne suis pas un mirage.»

J'en serai presque à le regretter... Mais elle ponctue :  « Tu n’es pas fou, pas à ce point. »

Je n'en suis toujours pas sûr, sa « réalité » bouleverse tellement mon monde et mon mental... Cela dit, si elle est vraie, je dois aussi la déstabiliser. Admettons ? Si elle est réelle, elle semble pragmatique ? Je ne suis toujours pas certain qu'elle n'est pas la matérialisation de mon désespoir...

«  Est-ce que tu aurais dans ton sac à merveilles un objet qui pourrait trouver une sortie ? »

Moi j'ai échoué, si je l'en crois, cela fait cent quatorze ans que je tourne en rond, en n'ayant pas changé d'un iota, simplement désormais presque nu, mes objets personnels désintégrés par le temps, mon avoir en haillons, comme ma mémoire... Je la prends par le bras, je veux voir dans le lac si je la vois ! Les hallucinations n'ont pas de reflet !



@Nemo


Follow

the dream spirits
Nemo
Messages : 172
Date d'inscription : 10/02/2022
Crédits : Re°

Univers fétiche : Réel - fantastique - futuriste
Préférence de jeu : Les deux
tea
https://www.letempsdunrp.com/t4994-le-monde-de-nemo https://www.letempsdunrp.com/t5305-fourre-tout-du-poisson-clown#105985
Nemo
Mar 8 Nov - 16:31
le point d'eau
fiche d'ambriel bladeheart
Je le regarde crier et perdre pied sans savoir trop quoi faire ni comment réagir. Il faut que je garde contenance, car si nous perdons la face tous les deux, il ne restera plus grand-chose à tirer. Ce qu’il dit n’a aucun sens selon moi, mais je me mets quelques minutes à sa place et j’arrive à comprendre que ce qu’il ressent est tout bonnement ce que je ressens depuis que je suis ici. S’il dit vrai et qu’il est coincé ici depuis une centaine d’années… Alors j’arrive à concevoir ce qu’il peut penser.

J’essaie alors de le rassurer, de lui dire qu’il vaudrait mieux ne pas tenir compte de nos temps et juste d’être dans le présent, celui où nous sommes enfermés dans un temple maudit. Je ne suis pourtant pas si sujette à rassurer les gens, généralement ce sont les autres qui me rassurent et moi qui leur tends la main en affirmant que je n’ai aucunement besoin de cela. La roue tourne. Ange a définitivement besoin d’aide, et si ce n’est moi, alors je dois à tout prix le sortir de là pour qu’il reprenne le chemin du bon sens. Il a vraiment l’air d’être un bon gars. Qu’il soit fou ou qu’il dise la vérité, finalement ça ne change pas grand-chose pour le moment.

Perdue dans mes réflexions, j’entends sa demande sans avoir le temps d’y répondre. Est-ce que j’ai quelque chose qui pourrait nous aider à sortir de là dans mon sac ? Une caméra, quelques en-cas, une brosse à cheveux, un portable, une lampe-torche inutilisable et une palette de maquillage. Mais avant de proposer quelques options, le jeune homme me tire par le bras sans dire mot. Je le suis, légèrement inquiète. Aurait-il vrillé ? Serait-il passé du garçon complétement perdu à un criminel sanguinaire et cannibale ?

« Tu m’emmènes où Ange, lâche-moi ! » Mes sourcils froncés trahissent une appréhension assez mal dissimulée. Je n’ai vraiment pas envie de crever dans ce temple à la con. « Si t’as faim à ce point, je viens de me rappeler que j’ai des barres de céréales. T’en veux ? Ce sera sans doute bien meilleur que de l’humain. J’ai pas grand-chose sur les os tu sais. » Mais la course continue et nous arrivons après quelques minutes dans une salle plus en profondeur, au centre de laquelle trône calmement un lac. Veut-il me noyer ? L’eau semble glaciale, et très claire. Je ne pensais vraiment pas tomber sur un point d’eau aussi grand. Avec ça et les quelques bestioles et insectes qui se trouvent ici, il est possible de survivre dans ce trou beaucoup plus longtemps que ce que j’imaginais. Si ça se trouve Ange dit vrai depuis le début.

« Dis donc si je m’attendais à ça ! » Je m’approche de la surface de l’eau, grimaçant en apercevant mon reflet. « Être coincée dans un temple ne me réussit pas du tout… Comment je vais faire pour rattraper mes cheveux… Regarde-moi ce travail… » Je tente tant bien que mal de remettre de l’ordre sur mon image, triste réflexe que j’ai pris l’habitude d’avoir à cause du métier de mannequinat. C’était la beauté physique avant tout, et j’ai encore un peu de mal à m’en défaire.

Alors que je suis toujours en train d’essayer de dépoussiérer mes cheveux et de les démêler, je me rappelle qu’un jeune homme souffrant sans doute de faim se tient à mes côtés. Je fouille dans mon sac et en sort deux barres. « Excuse-moi. Tiens, j’espère que tu aimeras. » S’il ne me les prend pas des mains, je les jette à ses pieds, pour finalement retourner à mon travail superficiel. Je repense à sa question avant qu’il ne décide de me trainer jusqu’ici. « Je finis ça et je vais regarder si j’ai du réseau ici. Avec cette ouverture dans la paroi, peut-être que oui. Si ça se trouve je pourrais appeler de l’aide. T’as déjà essayé de grimper là-haut ? Pour crier. » L’ouverture donnant sur l’extérieur est beaucoup trop étroite pour qu’un être humain puisse passer, mais peut-être qu’en appelant à l’aide, cela surprendrait quelqu’un ?


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
Mes recherches et toutes les infos qui vont avec : ici ~


Contenu sponsorisé
Le Temple Maudit [Val]
Page 2 sur 3
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Sujets similaires
-
» La clé du temple (ft. LarkoDim)
» Les dossiers Warren : le Manoir maudit !
» (m/f) scooby-doo à la recherche du temple perdu. (en cours)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE TEMPS D'UN RP :: Les Univers :: Univers fantasy :: Surnaturel-
Sauter vers: