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LE TEMPS D'UN RP

Le Temple Maudit [Val]

Val
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Sam 12 Nov - 11:11

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

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2020–  Août












 
« Tu m’emmènes où Ange, lâche-moi ! Si t’as faim à ce point, je viens de me rappeler que j’ai des barres de céréales. T’en veux ? Ce sera sans doute bien meilleur que de l’humain. J’ai pas grand-chose sur les os tu sais. »


Je suis là, devant le lac, et je nous vois tous les deux ! J'en hurlerais de déception ! Au moins, si elle était irréelle, je n'aurais pas à ajouter ses problèmes aux miens ? Je me dirais que j'ai aliéné ma raison à force de me rêver dehors ! Mais non, nous sommes deux, deux, ici, piégés ! Et ce qu'elle dit remonte à la surface, dans ma hâte de voir si elle existait, je n'ai pas écouté ? « Meilleur que de l'humain ? » je la regarde stupéfié ? Je suis changé en statue, les yeux écarquillés et la bouche à demi ouverte ? Elle a cru que je voulais l'attaquer ? La dévorer ? Mais c'est elle qui perd l'esprit !

Oui, j'ai faim, ici la faim est constante, je me suis habitué, au début, c'était insupportable, à la table Asselin on mangeait bien, trop probablement puisque je devais me dépenser pour éliminer et ne pas finir comme mon père avec une bedaine fort visible, mais je n'ai pas faim au point de dévorer un être humain, surtout vivant !

«  J'ai faim oui, mais je voulais juste voir ton reflet... parce que si tu te reflètes dans l'eau c'est que tu es bien là, malheureusement pour toi... et peut-être pour moi. »

Elle n'écoute plus, c'est elle maintenant qui regarde l'eau, comme happée par son reflet. Moi, il y a longtemps que j'ai cessé de me mirer, j'ai les cheveux longs comme une fille, le visage émacié, je suis sale malgré les efforts que je fais encore pour me laver, mes vêtements sont des loques, je n'ai plus de chaussures... Non, aucune envie d'admirer ce que le temps a fait de moi ! Elle touche ses cheveux, tire sur cette espèce de chemise ? Ça ne ressemble à rien, pas de boutons, pas de col, comme... une sorte de camisole ? Dans un tissu bizarrement tissé ? Il ne manquerait plus qu'elle sorte sa boîte de fard pour se refaire une beauté !

 « Comment je vais faire pour rattraper mes cheveux… Regarde-moi ce travail…» Je hausse les épaules, ses cheveux sont bien le dernier de mes soucis, les miens sont si emmêles que parfois ils me font mal ! Je n'ai rien pour les peigner, et il y a belle lurette que mes doigts ne suffisent plus. Elle sort du sac une sorte de bâton, un truc plat, d'environ deux centimètres de large et sept ou huit de long, emballé dans une matière curieuse ?

 « Excuse-moi. Tiens, j’espère que tu aimeras»

Que j'aimerai ? Je regarde l'objet avec circonspection, le prends, qu'est-ce que je dois faire de ça ?

« Que j'aimerai ? Qu'est-ce que c'est ? »

Elle me jette un regard ahuri.

 « Je finis ça et je vais regarder si j’ai du réseau ici. Avec cette ouverture dans la paroi, peut-être que oui. Si ça se trouve je pourrais appeler de l’aide. T’as déjà essayé de grimper là-haut ? Pour crier ? »

Je n'ai rien compris au début ? Elle finit ça ? Quoi ? De se recoiffer ? Et ? Du réseau ? Qu'est-ce que c'est du réseau ? Pour moi un réseau, c'est principalement un ensemble de relations, il est clair qu'aucune de mes relations ne m'a trouvé ici et que je n'ai pas de moyen d'appeler qui que ce soit. Le souvenir que j'ai de l'équipe me cherchant est peut-être même juste un rêve ? Je ne pense pas qu'elle voit ça au sens géométrique du terme ? Bref, je me concentre sur la fin de la phrase... si je suis monté ? Bien sûr, au début j'ai failli me tuer en tombant trop près du rocher au centre du lac ! Je suis monté, des dizaines de fois, j'avais même fabriqué une corde et un grappin improvisé, c'est trop haut pour le grappin, et la corde s'est disloquée, elle était en morceaux de lianes tressées à demi pourries... Je ne sais plus si j'ai crié, sans doute, j'ai dû hurler d'abord, avant d'essayer de sortir parce que personne ne répondait ?

«  Plus tu montes, et plus ça semble loin... D'ici on se dit qu'un bon grimpeur pourrait presque toucher le trou, mais j'ai mis des heures à gravir le tiers de la paroi, à peine, elle est gigantesque comme si elle s'étirait au fur et à mesure que tu avances, et puis je me suis trouvé à un endroit où il aurait fallu franchir un mur vertical, sans la moindre prise... et je suis tombé. J'ai réessayé, de plusieurs endroits, mais tu dois aller dans l'eau pour être vraiment en dessous, et d'être mouillé n'aide pas. »

Je ne vais pas narrer toutes mes tentatives, la seule chose que j'ai apprise, c'est que du plus haut que tu tombes, jamais tu n'approches du fond du lac, lui aussi paraît insondable.

A force d'être manipulé, l'emballage étrange a libéré son contenu, l'odeur m'amène la salive à la bouche et des larmes aux yeux, c'est sucré j'en jurerais, et plein de choses que je n'ai pas mangées depuis des dizaines d'années. J'en prends juste un tout petit morceau, pour savourer. Elle n'a pas conscience que si elle reste aussi longtemps que moi coincée, bientôt, ce sont des larves qu'il lui faudra avaler, ses trésors ne tiendront pas longtemps !

Je prie pour qu'elle soit plus dégourdie et inventive que moi. J'ai atteint le bout de ce que je pouvais faire... En fait, je me suis résigné, c'est à n'en pas douter la chose à ne pas faire.


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Nemo
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Mar 6 Déc - 15:58
escalade
fiche d'ambriel bladeheart
Je l’écoute narrer ses diverses tentatives tout en finissant de démêler mes cheveux dans le reflet du lac. Mes lèvres sont pincées et mes sourcils bas, le moral dégringolant au même titre qu’Ange sur la paroi lors de ses essais. Est-ce que l’on est destiné à errer ici-bas ? M’acharnant sur mes cheveux blonds devenus paille, je me répète en boucle « Non, je refuse. Nous sortirons vivants d’ici. »
Quand je me retourne vers Ange, le crâne en feu, mon visage ne trahit aucune émotion à l’exception de la combativité. Peut-être que mes quelques années d’escalade dans ma jeunesse aideront ? De plus, j’ai dû faire pas mal de musculation pour devenir mannequin. L’on pourrait croire que c’est un métier tout ce qu’il y a de plus simple, mais non. Être belle et marcher ne suffit pas, c’est un travail très difficile qui en a conduit plus d’une à sa perte.

J’attache mes cheveux en une tresse haute, de sorte qu’ils ne me gênent pas. J’enlève mon pull pour être plus à l’aise dans mes mouvements, dévoilant un débardeur à décolleté assez plongeant. Pour finir, j’ôte mes baskets ainsi que mes chaussettes : au moins je sentirai la paroi sous mes pieds. Observant la trajectoire, les mains sur les hanches et les sourcils froncés, j’enregistre toutes les prises possibles et inimaginables. Ange a raison, le trajet le plus court commence au beau milieu du lac. Mais c’est aussi le plus raide, et tenter de l’escalader en étant mouillé est totalement impossible. Je ne m’y risquerai pas.

Je m’approche de la paroi laissant apparaître pierres et racines et souffle un coup. « Bon… Souhaite-moi bonne chance. » Mes yeux plongent dans ceux de mon camarade et je souris. « Ne t’inquiète pas, on va sortir de là. » Je ne sais pas vraiment si je le rassure ou si je me rassure moi-même.
Je m’agrippe finalement à la première prise et comprends toute la difficulté de la procession. La paroi est légèrement humide et glissante, ça ne va vraiment pas être simple. Je me débrouille plutôt bien sur les premiers déplacements. Mon but : escalader la paroi en diagonale, rendant le trajet beaucoup moins raide, mais plus long.
Je sens déjà mes muscles se tendre mais je n’y fais pas attention. Ma volonté est telle que rien ni personne ne m’empêchera d’aller jusqu’au bout, quitte à escalader cette paroi durant plusieurs nuits, quitte à me blesser. Je ne jette aucun coup d’œil en bas et ne fais pas attention aux paroles d’Ange s’il s’adresse à moi. Je n’ai qu’un but en tête : le trou.

Après plusieurs heures d’escalade, de pause, de muscles tétanisés, de douleurs, je parviens enfin au trou. Je lâche un rire de soulagement. L’ouverture est petite, mais assez grande pour que j’y passe ma main. En m’accrochant solidement avec mes trois autres membres, j’enfonce ma main libre dans l’ouverture et sens l’air frais. Tout sourire, je crie de toutes mes forces. « À L’AIDE ! ON EST COINCÉ DANS UN TEMPLE, ON NE PEUT PLUS SORTIR, AIDEZ-NOUS !! » Je réitère mes cris à plusieurs reprises en agitant ma main dans tous les sens. Après quelques minutes sans aucune réponse, je parviens à sortir tant bien que mal mon portable de ma poche de pantalon. Je le déverrouille et observe l’écran. J’ai une barre de réseau qui clignote. Je grimace : c’est déjà ça mais ça ne va pas être simple. J’appelle le 911 et attends les sonneries. Une voix qui grésille me répond. « 911, quelle est votre urgence ? » Je ris une nouvelle fois, presque une larme aux yeux. J’explique à toute vitesse où je me trouve et ce qu’il s’est passé, sans oublier de parler d’Ange. « Je vous entends très mal Madame. Vous êtes enfermée dans une salle sous terre ? » Je répète les informations importantes, tout en ressentant de plus en plus la douleur de mes bras. Je vais lâcher…

« Psss »

Un sifflement retentit au niveau du trou. Je lève la tête et ce que je vois me paralyse. Je hurle de toutes mes forces et lâche toute prise. Je tombe dans le vide, dans l’eau glacée. Je me fracasse l’épaule contre quelque chose et c’est le trou noir.


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Val
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Ven 9 Déc - 22:42

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

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 «  À L’AIDE ! ON EST COINCÉ DANS UN TEMPLE, ON NE PEUT PLUS SORTIR, AIDEZ-NOUS !! »

Puis elle saisit cette tablette qu'elle appelle « téléphone » et qui me sidère encore et je la vois parler ? Parler à qui ? À quoi ? Elle est sacrément sportive en tout cas, je crois que je n'ai jamais réussi à aller si haut, mais soudain, elle retombe et je me précipite ! Je suis tombé aussi, un bon nombre de fois, et pas de si haut ! Je me surprends à chercher à mon cou la croix que j'ai perdue depuis longtemps et à murmurer « Mon Dieu, Mon Dieu, gardez-la en vie, par pitié ! » Même si elle est exaspérante, même si elle n'est assurément pas la compagne que j'aurais choisie pour vivre cet enfer, pourvu qu'elle ne se soit pas tuée !

Je la suis des yeux, elle chute à toute vitesse, il m'a semblé entendre un cri aussi ? Parce qu'elle a lâché prise ? La déception, elle regardait en haut, j'ai cru voir de l'effroi ? Mais j'ai imaginé, j'ai tendance j'en ai peur à déraisonner, souvent, de plus en plus souvent !

Elle tombe, accroche au passage cette espèce de surplomb sur lequel j'ai pris du repos presque à chacune de mes tentatives, puis rebondit et tombe à l'eau ! Je me jette dans le lac, Dieu merci j'ai toujours bien nagé, et le peu de guenilles qui me restent sur le corps me dérangent peu, je la soutiens, la traîne, elle a perdu conscience, c'est mieux, l'eau panique parfois les mauvais nageurs qui vous tirent par le fond craignant de se noyer et risque de vous immerger aussi ! Je cherche quelque chose qui la réchaufferait, mais il n'y a rien ! Maudite prison ! J'essaie de la ramener comme les maîtres nageurs de Deauville m'ont appris à le faire...

«  Ambriel ! Comment allez-vous ! Ambriel ! Oh Mon Dieu ! »

Je suis là, impuissant, elle est montée, je ne l'ai pas retenue ! Je guette son retour, elle va ouvrir les yeux, son cœur bat ! Qu'est-ce qui l'a fait tomber ? La fatigue, l'effort trop grand ? Je revois encore son regard tourné vers le ciel, combien de fois l'ai-je regardé ce ciel, avec l'espoir fou que quelque chose allait me happer dans ce trou et me porter en l'air, jusqu'à la liberté !

«  Ambriel ! Dites quelque chose ? Avez-vous pu alerter ? Avez-vous vu quelque chose ? Quelqu'un ? Va-t-on nous secourir ?»

Elle ouvre un œil, gémit, semble souffrir ! Bien sûr qu'elle souffre imbécile, à chaque chute j'avais l'impression qu'on m'avait brisé en mille morceaux, comme si je tombais non dans l'eau mais sur des milliers de piquants acérés !

«  Excusez-moi, je m'égare, j'ai tellement espéré en vous voyant monter si haut ? Puis-je vous aider ? Comment vous sentez-vous ? Avez-vous mal ? Dites-moi »

Je suis revenu au vouvoiement qui m'est tellement plus naturel, nous ne nous connaissons pas ? Juste ainsi, de vue, il y a si peu de temps qu'elle est là.

Peu de temps ? Comment puis-je savoir depuis combien de temps elle est là ? Le sait-elle, elle ? Peut-être a-t-elle une montre ? Un chronomètre ? Moi, tout est tombé en poussière, ma montre un jour malgré mes bons soins s'est arrêtée, marquant son âge avancé probablement... Si vraiment je suis là depuis plus de cent ans ?

Je la regarde, trempée, brisée, le visage parcouru de spasmes de douleur... Comment puis-je être utile ? Si je montais aussi, reproduisant le chemin qui lui a réussi ? Je secoue la tête, indifférent à ce qu'elle peut penser à me voir ainsi me mouvoir sous l'effet d'émotion et de pensées que je lui tais. Il me semble d'ailleurs qu'il m'arrive de parler tout seul, juste pour entendre un autre humain ? Là, si je parle, elle pensera à raison que je m'adresse à elle ! Non, monter aujourd'hui c'est une mauvaise idée, je dois m'occuper d'elle.

«  Ambriel ? Dites-moi ? Que puis-je faire ? »

Je te laisse...:

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Jeu 16 Fév - 17:51
l'observateur
fiche d'ambriel bladeheart
Je ne ressens rien d’autre à cet instant que la douleur sifflante de mon épaule qui s’évase peu à peu sur l’ensemble de mon corps. Que s’est-il passé ? Je serais tombée après avoir parcouru autant ? J’aurais laissé tomber tout courage et tout espoir ? Impossible. Ce serait très mal me connaître. J’ouvre un œil et grimace de douleur. Ange se tient au-dessus de moi, ses longs cheveux emmêlés encadrant son visage souillé par la fatigue et le désespoir. Il me parle mais je n’arrive pas à capter ses paroles. Ses yeux sont désemparés et je remarque que, malgré tout ce qu’il a dû endurer, toute la souffrance physique et psychologique qu’il a dû supporter, il s’en fait pour moi. Moi qui suis terriblement exaspérante. J’en aurais pleuré si cette image effrayante ne m’était pas revenue à l’esprit. C’est à cause de ça que je suis tombé… Je sens un frisson de terreur me parcourir le corps et je sers involontairement très fort le bras d’Ange.

« Ange… Il y a quelque chose… quelque chose qui nous observe… » Ma voix tremble de plus en plus au fur et à mesure que les souvenirs remontent à la surface. « Là-haut… Par le trou, il y avait un œil si rouge et si gros que je n’ai pas su le quitter. Il me regardait, il savait tout. Son regard était tellement lubrique… Il m’a dit… » Je plonge mes yeux dans ceux de mon camarade. « Vous ne sortirez jamais, vous êtes miens. »

Après une minute ou deux de silence, je me relève doucement pour me retrouver en position assise. Je grimace de douleur dès que je bouge le bras gauche. « Tu peux regarder si je saigne ou si c’est juste déboité ? Ça me fait un mal de chien. » J’ai connu bien pire, mais la souffrance me fait lâcher une larme qui roule le long de ma joue déjà mouillée par la chute.

« Tout ça n’aura pas été qu’un échec cuisant. J’ai réussi à joindre quelqu’un. Malheureusement il y avait très peu de réseau, l’opératrice n’a pas compris grand-chose. Mais peut-être qu’elle a pu nous localiser ? » Cette question restera en suspens dans le silence de la grotte. Je n’ai pas perdu ma force d’esprit, je n’ai pas perdu espoir. Je resterai confiante jusqu’à la fin, même si une question résonne sans cesse dans ma tête.

Qui te dit que l’enfoiré qui nous retient ne va pas téléporter le temple à un autre endroit, et ainsi nous laisser disparu à jamais ?


Citation :
Lancer de dé :

L'opératrice a-t-elle réussi à les localiser et comprendre l'urgence de la situation ?
Réussi = Oui
Echoué = Non


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Jeu 16 Fév - 17:51
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'RÉUSSI / ÉCHOUÉ' :
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Eh merde !
Val
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Val
Mer 1 Mar - 3:31

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

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«   Ange… Il y a quelque chose… quelque chose qui nous observe…  Par le trou, il y avait un œil si rouge et si gros que je n’ai pas su le quitter. Il me regardait, il savait tout. Son regard était tellement lubrique… Il m’a dit…»


Je la regarde d'un air ahuri? Un œil ? Je revois un de mes camarades féru de biologie qui avait reproduit dans une sorte de grand bocal en verre une fourmilière et regardait ses ouvrières travailler ? Sommes-nous prisonniers d'une chose gigantesque qui s'amuse de nous ? Je ne peux dire que je ne me suis jamais senti observé, suivi, « mis en scène » même ! Mais ce qu'elle dit est tellement incroyable !

«  Votre tête a dû cogner quand vous avez chuté ! Reposez-vous, prenez le temps. »

Bien sûr qu'elle a le temps ! Il est si ralenti ici... J'ai un regard pour les haillons qui me couvrent tant bien que mal, il me semble qu'elle est là depuis une journée à peine et pourtant elle est déjà sale et épuisée ?

 « Vous ne sortirez jamais, vous êtes miens. »

Malgré moi j'ai un frisson d'horreur ! Jamais ?! Mais nous devons sortir ! Nous devons retrouver nos vies ! Encore que moi... si elle dit vrai sur la date actuelle, je devrais être mort depuis cinquante ans au moins ? Je ne peux que lui répéter « Reposez-vous », ce qu'elle vient de m'asséner est trop grave, trop lourd ! Je veux sortir de ce … de cet enfer !

 « Tu peux regarder si je saigne ou si c’est juste déboîté ? Ça me fait un mal de chien. »

Je peux, mais je ne connais rien à l'art de remettre une luxation ? Je vais lui faire plus mal qu'autre chose ? J'avais tant de chose à apprendre ! Tant de chose à vivre ! Je pose mes mains sur son épaule et tente de sentir ce qui est hors de l'axe, puis d'un coup brusque je remets à sa place l'articulation. J'espère n'avoir pas augmenté sa douleur, avoir servi à quelque chose !

Je la regarde avec espoir, elle dit avoir joint quelqu'un, avoir parlé avec l'extérieur ?

«  Alors nous allons sortir ! Enfin ! »

A ce moment-là, une secousse terrible me fait la traîner au plus vite sous un surplomb de roche, la terre bouge, le sol s'entrouvre par endroit, des roches tombent du ciel ! J'ai déjà à plusieurs reprises connu cela... Il semble puisque le temple -en Indochine à mon emprisonnement- est désormais au Canada, qu'il se déplace à nouveau ? Mon Dieu ! Jamais on ne nous trouvera !

Je peine à retenir mes larmes... Vous êtes miens ? Mais quel cauchemar sommes-nous en train de vivre !

« Je crois qu'il se déplace ! »




-------------------------------------------
A mon tour ! Lancer les dés ? Si « réussi », le temple est ailleurs... si « échoué, c'est juste Ange qui se fait des idées



@Nemo




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Mer 1 Mar - 3:31
Le membre 'Val' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'RÉUSSI / ÉCHOUÉ' :
Le Temple Maudit [Val] - Page 3 DdSQp2v
Val
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Val
Mer 1 Mar - 3:32
Bon... Le temple a bougé...

Comme tu as dit : vous ne sortirez jamais... Ils jouent quand même de malchance ces deux-là !

:siffle:




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Sam 1 Avr - 12:03
voyage et désespoir

Ambriel Bladeheart
Je ne parviens pas vraiment à me remettre de mes émotions. L’œil immense -peut-être que mon esprit augmente sa taille avec la peur et le temps- reste collé dans un coin de ma mémoire. Vous êtes miens. C’est ce qu’il a dit, c’est ce qu’il a susurré, et à cet instant j’entendais sans peine son sourire mauvais. Peut-être cette vision n’était-elle que le jeu de mon cerveau fatigué ? Mais tout de même, l’on parle d’un temple qui va et vient dans le temps et l’espace… Pourquoi cette apparition nous semblerait impossible ?
Je n’ose pas vraiment regarder Ange dans les yeux, terrifiée de ressentir sa peur aussi grande que la mienne.

La douleur est telle que mes yeux se révulsent et que j’ai l’impression de tomber dans l’inconscience durant quelques secondes. Mon épaule devait être déboitée et Ange a dû la remettre dans son articulation : la violence du geste commence déjà à s’atténuer et je respire à nouveau. « Merci… » Ma voix faible et entourée d’une respiration presque haletante résonne dans la prison.

La lueur d’espoir que je vois apparaître dans ses yeux me revigore légèrement. Un petit sourire se forme sur mes lèvres. Il dit vrai, peut-être que la fin de ce cauchemar approche, si l’opératrice a compris que j’étais en grave danger, si elle a su me localiser à temps, si elle a pu envoyer une patrouille à notre rescousse, alors… Tant de « si ». Je ne sais pas si j’y crois, finalement.
Une secousse bruyante et violente me sort de mes questionnements. J’évite de peu une stalactite qui s’effondre sur le sol, juste à côté de ma jambe. La vision d’Ange me paralyse : ses joues semblent humides, ses yeux petits et étirés, sa bouche tremblante. Que se passe-t-il ?

Je crois qu’il se déplace !

Mes yeux s’ouvrent en grand, horrifiés. Non. Ce n’est pas possible. Comment vont-ils faire pour nous retrouver maintenant ? Si nous partons du Canada, est-ce qu’ils vont continuer de nous chercher ? Va-t-on tomber dans l’oubli ? Mon dieu, c’est une catastrophe. Des larmes commencent à couler le long de mes joues, formant des tranchées propres sur la crasse de ma peau. Je referme mes jambes sur ma poitrine et prend ma tête entre mes mains. Quitte à mourir ici, autant finir écrasée par un bout de plafond ! Mais la voix de l’œil résonne encore dans ma tête : vous êtes miens. Je l’entends rire tout en déplaçant d’une force extraterrestre les pierres pour qu’elles m’évitent. Il serait trop facile de mourir ainsi, n’est-ce pas ?
Est-ce que je deviens folle ?

Les secousses se stoppent enfin, et le boucan fait soudain place au calme, ne laissant que nos reniflements et sanglots s’arracher au silence.
Où sommes-nous ?
Le silence perdure quelques minutes, sans qu’aucun de nous ne le brise. Puis je relève la tête, cherchant Ange des yeux, une frayeur dans la poitrine. Bien que je n’aurai sans doute jamais apprécié ce genre de personne dans la vie réelle, il est aujourd’hui l’unique humain me raccrochant à la vie. Le perdre aujourd’hui signerait mon arrêt de mort, et surtout la chute dans la folie. Je ne sais d’ailleurs pas comment il a pu survivre autant de temps seul.
Je le trouve, accroupis lui aussi, et mon cœur se déleste d’un poids. Je déglutis difficilement, avant de l’appeler et de m’approcher de lui.

« Ce n’est rien, on va sans doute trouver quelqu’un qui pourra nous aider, ici. Je vais recommencer, il me suffit de monter une nouvelle fois et d’appeler quelqu’un. Ou… » Une interrogation me fait froncer les sourcils. « Ange, tu n’as jamais croisé personne depuis que tu es là ? À part moi ? Des dizaines de personnes y ont disparu rien qu’au Canada, et tu n’aurais croisé que moi ? »

La peur réapparait, glaciale et sèche.
@ Nemo


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Val
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Dim 9 Avr - 13:16

Ange Asselin
J'ai vu le jour en 1886 mais j'ignore quel âge j'ai aujourd'hui. Je parais environ 25 ans et je vis actuellement je ne sais pas où. J'ai été vu pour la dernière fois le 8 juillet 1906, je venais d'entrer dans un temple jailli des profondeurs de la terre pour en dessiner de magnifiques peintures et sculptures. J'accompagnais mon père et une équipe d'archéologues sur le site.



Je suis perdu... Entre deux mondes, j'entends parfois des choses que je ne vois pas, j'en vois qui ne sont pas ! Non ! Je ne suis pas fou, on nous l'avait dit mais nous n'avons pas voulu croire les « indigènes ». Le temple est maudit, il avale les hommes disaient-ils ! Mon père partait d'un rire tonitruant, comme lorsqu'à de rares fêtes familiales il se laissait aller à boire un peu trop ! Maudit ! Allons donc !



Je suis entré. Et ne suis jamais ressorti, j'ai passé une heure, deux ? Peut-être plus à dessiner dans la salle principale tout près de l'entrée. Il m'a bien paru que la luminosité baissait, mais la nuit tombait. C'est quand les ténèbres m'ont empêché de continuer que j'ai voulu sortir... La porte n'existait plus ! Le lendemain, mon père est entré à son tour avec des hommes du chantier, ils ont appelé, crié, fait un tour rapide, moi, j'attendais sur leur passage « Père ! Vous avez pu ouvrir ! Sortons vite ! » mais il n'a rien vu ni entendu... Ils m'ont traversé pour ressortir, me laissant abasourdi et désespéré.

Depuis, la porte ne s'est plus jamais ouverte. A trois reprises, elle a pris une teinte claire et lumineuse comme si le soleil se ruait à l'intérieur, mais l'écran de lumière ne pouvait pas être franchi.

Il y a quelques heures ? Quelques jours ? Qu'en sais-je ? Elle a de nouveau surgi, béante de lumière, mais aussi infranchissable qu'une vitre opaque impossible à briser ! Derrière, j'ai vu des ombres, j'ai entendu des murmures, moi, je suis toujours là...

Prisonnier !

avatar : Adam Lundberg - copyright: Nino-Yap


MAUDITS ! NOUS SOMMES MAUDITS !

Ambriel Bladeheart  & Ange Asselin

2020–  Août













L'explication est simple : je suis fou. Il n'y a ni temple, ni siècle écoulé depuis mon « entrée » dans cet endroit imaginaire, ni Ambriel jaillie d'un futur inexplicable, je suis juste dément, probablement enfermé dans un asile quelque part, caché par la famille Asselin honteuse de son aîné qui devait faire de si belles et longues études scientifiques. Comment voir la suite des événements autrement ? Voyons !

Je serais entré en 1906 dans un temple en Indochine, le temple m'aurait emprisonné, un jour, une blonde tombe dedans à son tour et me dit vivre en 2020 ? Elle est habillée comme un homme de basse condition, manie des outils incroyables, se permet de parler comme aucune femme bien née n'oserait le faire ? Non ! Elle est un fantasme ! Je ne me savais pas amateur de filles vulgaires et autoritaires...  

A nouveau je me pince, la douleur me confirme mon existence à défaut de ma santé mentale.

Je regarde autour de moi ? Le tremblement de terre a fait tomber des roches, la poussière nous recouvre, je saigne légèrement je ne sais pourquoi, ELLE est bien là, recroquevillée comme un enfant effrayé, pleurant, à bout ? Je ferme les yeux, ça n'est pas !

Ça n'est pas !

C'est un délire de malade ! Je suis fou ! Si je suis fou, tout s'explique.

 « Vous ne sortirez jamais, vous êtes miens. » puis  «Merci.»

Est-ce que les fous dialoguent avec leurs visions ? Je voulais étudier la physique et la chimie, pour être utile lors des expéditions, donner une vision scientifique des découvertes faites... L'archéologie bien sûr, et peut-être la géologie, et l'histoire ! En bref, j'avais devant moi une vie entière d'études et de recherches, et j'en étais ravi, j'aurais en son temps trouvé une épouse, peut-être une jeune femme un peu plus... aventureuse que ma mère et mes sœurs ? Capable de venir avec nous, elle aurait bien entendu appris le dessin et sans doute l'aquarelle, mais qui sait... la photographie ? Ou bien une infirmière diplômée ? Ou encore une de ces filles qui veut à tout prix entrer à l'université malgré le bouleversement que cela provoque dans notre société si masculine, comme Mme Curie ?

Je ne sais pas pourquoi je pense à cela. Ambriel est bien plus que cela... certainement instruite plus que je ne le suis, et pour cause, elle a eu le temps de vivre un peu avant d'échouer ici. Voilà, je la pense à nouveau réelle ! Et si elle est réelle, c'est la situation qui devient inconcevable pour n'importe quel humain doué de raison !

Je m'approche d'elle et m'assois à ses côtés, je passe maladroitement mon bras autour de ses épaules, sur mes gardes, une telle proximité avec une jeune femme inconnue ! Les jeunes dames de mon époque -si toutefois je suis bien là depuis plus de cent ans ?- m'auraient toisé, et cet enhardissement serait passé à n'en pas douter pour une marque d'intérêt très sérieuse. Des hommes se sont retrouvés mariés pour bien moins d'intimité !

«  Nous sommes vivants ; n'est-ce pas l'essentiel ? La secousse est passée, c'est juste l'environnement qui change, mais la topologie reste intacte ? »

Intacte ? Je trouve soudain que la luminosité est moindre encore que ce qu'elle était, ici face au lac je venais souvent pour boire, me laver un peu, et … regarder le ciel, prendre un peu le soleil ? Je lève les yeux, elle a dit  « Je vais recommencer, il me suffit de monter une nouvelle fois et d’appeler quelqu’un. Ou… » Mon regard se fait fixe, et un frisson parcoure mon corps entier.

«  il n'y a plus de trou ! Regarde ! L'issue s'est refermée ! »

Monter, nous pouvons encore mais pourquoi ? Là-haut, le plafond est uniforme, pierre et roches, quelques lianes séchées pendouillent lamentablement.

 «Ange, tu n’as jamais croisé personne depuis que tu es là ? À part moi ? Des dizaines de personnes y ont disparu rien qu’au Canada, et tu n’aurais croisé que moi ? »

Je réfléchis. Croisé qu'elle ? Non... j'ai croisé les ombres... Des tas d'ombres qui se matérialisaient sous forme de brouillard à forme humaine, parfois, je le sentais presque palpables mais elles disparaissaient... J'en ai suivi, leur courant après dans les ténèbres des couloirs. Je déglutis avec peine.

«  De... physique, matériel... que toi. J'ai vu des ombres, beaucoup à certains moments, ne me demande pas quand, ici, j'ai renoncé depuis longtemps à compter le temps qui passe, on ne peut pas être sûr des jours et des nuits... »

Les murs semblent trembler à nouveau, comme si le temple entier était secoué d'un immense éclat de rire ! Qu'a-t-elle dit ? Nous sommes siens ? Mais qui est-il ? Ou qu'est-il ? Je revois un de mes oncles biologiste et chercheur expérimenter ses trouvailles sur de malheureuses souris que ma plus jeune sœur voulait à tout prix libérer !

C'est cela que nous sommes ? Des cobayes ?

Jamais !


Bon... je sais, j'enfonce le clou ! :

@Nemo




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