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LE TEMPS D'UN RP

L'aube du monde [ft. Sebi]

Sebi210
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Sebi210
Ven 26 Aoû - 21:40

Valil
Luggia

J'ai 24 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis capitaine de la garde du roi Mareck et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire,le travail ne me laissant pas le temps pour ces âneries.

Grand et au corps athlétique Valil est une machine de combat entraîné depuis son plus jeune âge a la carrière des armes. Portant toujours sa cuirasse d'acier il est armé de sa lourde épée et ne s'en sépare jamais. Loyal et courageux sont les deux mots le décrivant le mieux. Si une mission lui est confiée il est prêt a l'accomplir jusqu'au bout,jusque dans la mort. Et ses nombreuses cicatrices peuvent le prouver.
Le chevalier observait la scène de loin, empli d'impuissance. Il ne pouvait pas laisser ce monstre, ce traître, traiter de la sorte cette jeune femme.

Certes, il avait appris ce qu'elle avait fait pour le carrosse et cela lui déplaisait.

Certes, elle avait également eu de durs propos a son encontre lors de leur dispute.

Mais il n'en restait pas moins qu'une rage sourde montait en lui a la vue de ce que ce chacal allait lui faire.

Soudainement la princesse, toujours pleine de ressources, sortit une lame telle un as de sa manche et frappa. Le coup, porté rapidement et a l'aveugle était loin d'être un coup mortel, et se reprennant le sorcier ne manqua pas de répondre violemment a la jeune femme, mais cette seconde d'innatention fut l'occasion rêvée où, sans aucune hésitation, Valil se rua sur le traître qui tenait par les cheveux la pauvresse.

- Attention princesse !

La douleur a sa jambe s'excitait a chaque pas rapide en avant mais serrant les dents il continua sa course et finalement  atteignit le misérable dans un hurlement de douleur, sautant sur lui et l'amenant au sol, roulant sur la terre fraîche de la forêt.

- Tu est mort pauvre imbécile !

 - Cela reste a voir crétin. Tu est désarmé. Que crois tu donc faire ?

Le vieil homme ne s'avouant pas vaincu proféra quelques mots incompréhensible avant qu'une lame, immatérielle, ne se forme dans sa main avec laquelle il frappa entre les ouvertures de la cuirasse les côtés du chevalier qui le surplombait.

Valil échappa un long cri de douleur tandis que son sang se mit a s'écouler par les fentes de son armure, mais sans lâcher prise il serra ses mains sur ce petit cou frêle qui s'offrait a lui.

- Je te tuerais ! Même si je dois y rester ! S'en est fini de toi ! Tu as emmerdé la mauvaise personne ! Tu vas crever ici !

Hurla t'il plein d'une rage qu'il ne parvenait pas a contenir.

Le pauvre sorcier, les yeux exorbités se mit a se débattre, frappait de toute part le corps du jeune chevalier qui, sans se préoccuper des coups de lame pleuvant sur lui, s'acharnait sur cet être désespéré.

Puis dans une dernière secousse le traître se figea, immobile.

Valil tourna le regard vers la princesse, afin de voir où elle se trouvait. Il lui adressa un sourire.

- Ça va ? Vous n'avez rien ?

Puis il s'écroula, dans une mare de sang.
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ASMARETH RANG GAGNE
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Asma
Mer 12 Oct - 14:57

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
En savoir plus.



- Sire Valil ! Hurla Sauraï en se précipitant dans sa direction. Elle se laissa tomber à genoux à ses genoux, les yeux embués de larmes. Le manche d’un poignard émergeait de sa poitrine et de son armure.

S’il y avait une chose que la princesse savait, c’était qu’il ne fallait mieux pas toucher la lame. Si elle essayait de la retirer, le sang coulerait et ne cesserait plus de couler jusqu’à ce que le pauvre homme s’en vide entièrement. Aussi horrible était cette image, la lame était mieux là où elle était.

Il lui fallait des soins immédiats, qu’elle était absolument incapable de lui prodiguer. De l’aide. Il leur fallait de l’aide.

- À l’aide, hurla-t-elle de toutes ses forces, levant la tête vers le ciel. Par tous les sages, que quelqu’un vienne nous aider !

La jeune femme reporta sa totale attention sur le chevalier. Elle entreprit d’attaquer les lanières de cuir qui retenaient l’armure pour l’extraire de sa lourde cuirasse d’acier. Avec une dextérité dont elle ne serait pas crue encore capable, elle lui retira son gorgerin puis ses spalières. Un par un, elle libéra ses bras. Elle n’osa pas toucher au plastron, craignant de faire bouger la lame par la même occasion. Tout en le débarrassant de toutes ces épaisseurs de métal idiotes, parce qu’elles ne l’avaient pas empêché d’être tout de même blessé, Sauraï lui parla.

Elle parla parce qu’elle avait besoin d’occuper le silence et l’obscurité. Elle parla parce qu’elle avait besoin d’occuper son esprit pour empêcher les plus sombres pensées de venir s’y loger. Elle parla parce qu’elle pensait se faisant occuper l’esprit du chevalier, pour l’obliger de rester avec elle. Elle parla pour ignorer le fait qu’ils étaient seuls au milieu d’une forêt plongée dans les ténèbres,  et qu’elle regardait se vider lentement de son sang celui qui lui avait sauvé la vie.

Ses propos n’avaient certainement pas grand-chose de cohérent. Elle mêlait à la langue du chevalier ceux de sa terre natale, dans des proportions qui ne favorisaient pas vraiment la compréhension. Elle parla de la stupidité de ces carapaces de métal qui alourdissaient les hommes et ne leurs permettaient pas pour autant les lames. Elle parla de la façon dont les combattants, sur sa terre natale, privilégiaient le cuir, bien plus léger et efficace pour bouger. Elle parla de la façon dont la lune transformait le désert en un océan irréel loin, là-bas, chez elle. De cette lune argentait qui donnait une tout autre teinte au monde, et le transformait jusqu’au plus profond de lui-même. De temps en temps, elle ponctuait son discours d’un nouvel appel à l’aide.

Elle ne sût pas pendant combien de temps ils restèrent ainsi. Sa gorge était devenue sèche et sa voix rauque d’avoir autant parlé et hurlé. Quelque part au loin, les franges du ciel commençaient à se border de gris et de bleu, laissant espérer un réveil prochain du soleil. Pas pour tout de suite. Encore lointain. Trop lointain.

Sauraï releva soudain la tête. Un bruit caractéristique se fit entendre. Le bruit d’un cheval au galop. Paniquée, la jeune femme regarda tout autour d’elle, à la recherche de quelque chose pour les défendre. Elle n’avait plus d’arme. Plus rien. Rien d’autre que la lame qui saillait toujours d’entre les côtes du chevalier. La jeune femme ferma les yeux et éclata d’un rire nerveux. Elle était à bout de forces.

Il n’y avait pas qu’un cheval, mais plusieurs. S’il ne s’agissait pas d’alliés, ils n’auraient de toute façon plus aucune échappatoire. Sauraï avait les jambes totalement ankylosées par la position particulièrement inconfortable dans laquelle le froid de la nuit l’avait figée. Elle était incapable de se lever. Elle ferma les yeux, et pria intérieurement ses dieux.

Lorsqu’elle les rouvrit, les cavaliers étaient entrés dans son champ de vision.

- Ils sont là ! S’exclama une voix toute proche.

Dans la demi-pénombre, il lui sembla reconnaître sur le caparaçon du premier cheval les mêmes couleurs et symboles qui avaient tapissé l’intérieur du carrosse dans lequel elle avait débuté son voyage. Les insignes royaux.

- Sire Valil, souffla-t-elle en secouant doucement l’épaule du chevalier. Messire. Nous sommes sauvés.

Ou du moins l’espérait-elle. Du plus profond de son être.
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Dim 16 Oct - 13:00
Enarhd Ad Barkona
J'ai 63 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis le général en chef des armées du roi Mareck et je m'en sors bien. Sinon, je suis veuf.

De grande taille et possédant les vestiges d'une jeunesse passée dans l'armée Enarhd est physiquement robuste pour son âge. D'une grande sagesse acquise au fil de sa vie, il est intelligent, calme et dévoué à sa patrie. Il est à la recherche de la princesse après que le cheval du capitaine de la garde soit rentré seul au chateau.
Valil ne répondait pas au cris de détresse de la princesse. Gisant dans une mare de sang qui s'écoulait de la plaie béante où gisait le poignard son souffle était devenu faible, presque imperceptible. Peu de choses le séparait de la mort qui semblait planer au dessus des cimes de cette forêt,tel un vautour tournoyant au dessus d'une proie a l'agonie.

Et cette situation aurait certainement pus durer, longtemps encore, tant le temps semblait s'être arrête, seul le soleil qui déjà commençait à annoncer son lever,dissipant peu a peu les ombres de cette forêt devenue un cimetière trahissait que le temps s'écoulait. Et avec lui le sang du preux chevalier.

Seule l'arrivée de chevaux rompit le silence qui s'était abbatu en ce lieu.

-Tu dis qu'ils sont là. Combien sont-ils ?

Interrogea Enarhd au chevalier arrivé le premier sur les lieux et qui venait de découvrir une scène effroyable.

-Deux...Je ne vois que le Capitaine Valil et une jeune femme. Ce doit être la princesse.

Répondit-il.

- Laisse moi passer !

Descendant de cheval il mit pied a terre et se fraya un chemin vers eux. Arrivé près du corps gisant au sol il s'adressa a la jeune princesse.

- Mais que faîtes vous ici ? Voulez vous bien m'expliquer ce qui se passe ? Qui vous a mis dans ce état ?

Observant la scène il découvrit non loin de là le sorcier de la cour, Rekaton, gisant au sol. Visiblement mort. Que pouvait faire ici ce minable ? Ne devait-il pas être à travailler sur ses travaux comme il l'avait affirmé au roi ?

- Que fait ici Rekaton ? Jeune femme vous me devez des explications ! Et qu'est il arrivé à cet incapable de Valil ? Toujours en train de se mettre dans le pétrin. A croire qu'il le fait exprès !

A vrai dire le vieil homme était inquiet a la vue de la plaie béante de son jeune soldat. Mais comme à son accoutumé il ne comptait pas laisser filtrer ses émotions devant ses hommes.

- Général ! Des morts, il y en a partout ! On dirait les mercenaires bleus !

- Je vois...Alors damoiselle. Que pouvez vous me dire sur ce qui s'est passé ?

Prononça t'il d'un ton qui se voulait rassurant. La jeune femme avait dû endurer des horreurs,il pouvait le lire sur son visage.
Asma
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Asma
Mer 26 Oct - 14:40

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
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L’homme qui arriva avec sa troupe n’était peut-être pas un ennemi, au premier abord, mais il n’en fût pas moins odieux aux yeux de la princesse de Zeyn Ed-dîn.

– Je vous dois des explications ?! S’emporta la princesse.

Sauraï jura dans sa langue natale. Son regard s’obscurcit jusqu’à ce que ses yeux ne deviennent plus que deux puits noirs. Essuyant ses mains ensanglantées sur sa tunique de soie en bien piteux état, la jeune femme se redressa, le cou droit. Une violente douleur la traversa de part en part, depuis l’épaule que le sire Valil l’avait aidée à remettre en place jusqu’à l’entaille dans sa main opposée. Elle l’enfouit au plus profond d’elle-même.

– Vous m’adressez selon les titres et honneurs dus à mon rang, chevalier, reprit-elle, d’une voix posée et parfaitement glaciale.

Comment ce malotru osait-il lui donner du « jeune femme » et du « damoiselle » en s’adressant à elle comme il l’aurait fait à une domestique de maisonnée ? Elle était altesse royale, et elle avait déjà suffisamment souffert dans sa chair et dans son corps ces dernières heures pour ne pas tolérer qu’on s’attaque à la seule chose qui lui restait, sa dignité.

– Je ne vous dois rien du tout, poursuivit-elle, en le pointant d’un doigt accusateur. Vous me devez respect et protection. À défaut d’avoir su m’assurer la dernière, j’ose espérer qu’il vous reste encore assez de décence et de jugeote pour m’accorder le premier.

Une pause, trop brève pour laisser à son interlocuteur le temps de réagir.

– Maintenant, que quelqu’un prenne soin de cet homme, s’exclama-t-elle en désignant le chevalier qui gisait toujours au sol. Immédiatement. Vous aurez à en répondre devant moi s’il devait ne pas survivre à ses blessures à cause de votre ineptie.

Une vague de fatigue et de douleur l’envahit. Elle était parfaitement éreintée. Elle avait besoin de s’asseoir. De s’allonger. Qu’on lui coule un long bain bouillant, et qu’elle disparaisse dans ses remous jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’elle. Qu’on noie sa douleur dans les onguents et les tisanes de guérison. Mais il était hors de question qu’elle montre le moindre signe de faiblesse face à cet homme, encore moins après le discours qu’elle venait de lui tenir. La jeune brune respira lentement, essayant de concentrer son esprit sur l’instant présent. Il ne fallait pas qu’elle le laisse divaguer. Si elle le laissait s’échapper, elle avait peur qu’il vagabonde si loin d’elle qu’elle ne sache plus quand elle retrouverait sa conscience.

Le sang des hommes avait coulé sur cette terre. Il ne manquerait pas d’attirer toutes sortes d’esprits malfaisants. Elle ne voulait pas que sa conscience ne risque d’être capturée par l’un d’eux. Les rituels devaient être observés ; les corps de ces hommes retirés de la surface de cette terre, et la terre elle-même purifiée par les litanies sacrées. Ichâm n’était pas là. Bien mieux que tout autre, Ichâm savait faire tout cela.

Soudain, Sauraï sentit le poids profond de sa solitude. Elle était seule. Seule dans ce monde qu’elle ne connaissait pas. Seule dans ce monde qui lui voulait déjà du mal. Toute personne sensée n’aurait aspiré qu’à rentrer chez elle. Une part de la jeune femme aspirait à rentrer chez elle. Mais cela lui était impossible.

– Sauvez cet homme, et lui vous expliquera tout ce qu’il s’est passé, souffla-t-elle, lasse.
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Dim 6 Nov - 23:13
Enarhd Ad Barkona
J'ai 63 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis le général en chef des armées du roi Mareck et je m'en sors bien. Sinon, je suis veuf.

De grande taille et possédant les vestiges d'une jeunesse passée dans l'armée Enarhd est physiquement robuste pour son âge. D'une grande sagesse acquise au fil de sa vie, il est intelligent, calme et dévoué à sa patrie. Il est à la recherche de la princesse après que le cheval du capitaine de la garde soit rentré seul au chateau.
La réaction de la jeune femme fit froncer les sourcils du vieux guerrier. Cette "gamine" répondait avec une grande insolence. La noblesse d'un pays étrangers n'avait aucun éclat au regard du général. En unique réponse il se mit à rire, un rire lourd, épais. Pour ainsi dire, un rire franc.

La jeune étrangère avait apperement traversé des moments difficiles. La vue de son piteux état fut la seule chose qui empêcha l'homme de guerre de lui asséner une gifle. C'est que cette enfant s'autorisait a le pointer du doigt. Pire encore, son ton plein de reproche était bien insupportable pour le chef de guerre présent en ces lieux.  Ce fut avec difficulté qu'il parvint à garder son calme.

Mais les ordres qu'elle prononça,les menaces qu'elle proféra a son encontre, cela fut la goutte d'eau faisant déborder le vase de l'exaspération chez le nouveau arrivant.

Saisissant la "princesse" par un bras il lui fit face, la regardant dans les yeux. Son visage a quelques centimètres du sien.

 - Maintenant cela suffit ! Croyez vous vraiment qu'il y a la place ici pour vos caprices de gamine mal élevée ? Croyez vous que vous pouvez me donner des ordres ? Croyez vous que j'ai quelques choses à faire de votre rang ? Ou de votre naissance ?

Il serra un peu plus sa main sur le bras de la jeune femme.

 - Croyez vous être la seule à souffrir ? Croyez vous que cela vous donne le moindre droit sur moi ou mes hommes ? Certainement pas !

La lâchant il se retourna, et ordonna à ses hommes de monter le brave Valil sur un cheval.

 - Allez ne traînons pas les gars. Valil est un costaud mais on va pas le laisser trainer une minute de plus dans cette forêt.

Faisant une pause il reprit.

 - Et amenez aussi le cadavre du sorcier.

La garde, ayant chargé les corps se mirent en route pour le château. Le vieil homme, tournant toujours le dos, prononça quelques mots, d'une voix où la princesse pouvait entendre poindre la tristesse. Lui était-ce destinée ?

 - Valil s'en sortira...Oui, j'en suis sûr... C'est un dur à cuire...Un battant...

Faisant volte face il la transperça du regard. Des larmes coulait le long de ses joues creusées par l'âge. Se reprenant il les sécha du dos de sa main. De nouveau d'une voix dure il reprit.

 - Quant à vous, venez ! Le roi a certainement hâte de vous rencontrer. Il est mort d'inquiétude.

Il l'invita a prendre place a l'arrière de son cheval tandis qu'il en prit les rennes.

 - Hue !

Le cheval parti au trot, restant à l'arrière du groupe de garde.
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Dim 11 Déc - 13:42

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
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La Rose du désert s’éteignait à petit feu. L'adrénaline en chute libre, Sauraï sentit un vertige s'emparer d'elle. Elle commençait à accuser le contrecoup de l'ensemble des événements de ces dernières heures. L'attaque, l'utilisation de sa magie, sa blessure, le choc, la blessure de sire Valil. Du sang. Toujours plus de sang. Des morts. N’avait-elle pas tué un homme de ses propres mains ? Tout cela n’était rien qu’un mauvais rêve. Aussi ne réagit-elle plus aux propos plus irrespectueux encore du vieil homme venu les rejoindre avec sa troupe.

Il lui saisit son bras blessé. Sauraï changea de couleur, palissant brusquement. Elle se mordit l'intérieur de la joue pour ne pas hurler. Chaque pression qu'il exerçait décuplait la douleur. Elle le maudit intérieurement,  se jurant qu'un jour, elle lui ferait payer cet affront. Mais pas aujourd’hui. Elle n’avait plus la force de lutter.

Dans l'immédiat, que pouvait-elle faire ? Seule, sans plus aucun allié, en territoire hostile. Si elle n'avait pas les yeux entièrement secs, elle en aurait versé une lame. Même cela, elle n'y parvenait plus. Sauraï jeta un dernier coup d'œil au pauvre chevalier dont on chargeait le poids mort sur une monture. Elle espérait qu'il survivrait à tout cela. Elle espérait qu'elle même survivrait à tout cela. Sa terre natale lui manqua. Son père lui manqua. Plus encore, Ichâm lui manqua.

Elle monta en selle derrière l’odieux personnage. Sa vision se faisait floue. Les propos de l’homme et la façon dont il les énonçait n’avaient aucune logique ni cohérence pour la jeune étrangère. Son esprit cherchait où s’évader mais se cognaient au mur de sa douleur. Soudain, une silhouette sombre apparut devant leur monture, arrêtant brutalement la course du cheval, qui se cabra.

Sauraï se sentit basculer en arrière. Elle ne chercha pas à se retenir, ni à la selle, ni au cavalier. Elle ferma les yeux, anticipant la violence du choc. Sa chute fut amortie.... par des bras ? Quel était ce nouveau cauchemar ? La métisse ouvrit les yeux.

- Ichâm !

La fièvre devait s’être finalement emparée d’elle. Ce n’était pas possible. Et pourtant, l’homme qui la tenait dans ses bras la déposa le plus délicatement possible au sol, comme si elle avait été faite de cristal. Aussitôt, son compagnon, qui s’était placé devant les cheveux, et lui s'agenouillèrent devant la jeune femme.

- Je te demande pardon, ô grâce, de ne pas être resté à tes côtés, s’excusa-t-il dans leur langue natale. Je l'avais dit, princesse, vous êtes notre bien le plus précieux. Il était de mon devoir de rester à vos côtés, poursuivit-il en se fustigeant de l’avoir laissée.
- Je n'ai jamais été aussi heureuse de te revoir, Ichâm, répondit-il simplement.

Le garde arborait un regard d'absolue déférence envers la jeune femme devant lui.  Celui-ci se fit assassin lorsqu'il en gratifia la troupe, les défiant d'oser lui tenir tête.

- Comment avez-vous pu laisser une telle chose arriver à la princesse ! Reprit-il dans la langue d'Envel en s’adressant aux cavaliers. Vous étiez supposés assurer sa sécurité.

Il assit la jeune femme sur une pierre plate. La façon dont elle avait grimacé en s’asseyant ne lui échappa pas. Il adressa un regard silencieux au deuxième garde qui l’accompagnait. Tandis qu’il examinait son épaule et s’affairait autour d’elle pour reprendre le bandage de son bras, son compagnon sortit diverses fioles d’une besace.

- Messire Valil, souffla la jeune femme.

Ichâm échangea un nouveau regard avec son camarade, qui s’éloigna avec l’une des fioles.

- Buvez ceci, princesse.

La jeune femme porta la fiole à ses lèvres. Le goût lui était familier, mais elle ne parvenait pas à remettre le nom dessus. Une douce léthargie commença à s’emparer d’elle, accentuée par la voix d’Ichâm, qui avait commencé à lui relater comment il avait eu écho de ce qui s’était passé avec les deux suivantes, la façon dont il avait traqué sa piste et était arrivé sur les lieux, mais trop tard. Concentrée sur lui, et sur lui uniquement, elle ne savait pas ce qui se passait avec le reste de la troupe venue les récupérer, Valil et elle. L’odieux cavalier ne manquerait pas de faire un esclandre. Elle s’étonnait d’ailleurs de ne pas avoir entendu sa voix. Ou peut-être l’avait-elle simplement oubliée, tel un désagréable bruit de fond ? Et messire Valil ? Combien de temps avait duré tout cet interlude ? Quelques minutes ? Quelques heures ? La jeune femme n’avait plus aucune notion du temps.

- Vous montez avec moi, dorénavant, entendit-elle Ichâm proclamer.

Oui. Ichâm était là. Pour la protéger. Cette fois, elle était vraiment sauve. Il la fit monter en selle en la calant entre ses bras. Elle commença presque aussitôt à dodeliner de la tête sur l'épaule de son plus cher compagnon.
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Sebi210
Ven 13 Jan - 11:42
Enarhd Ad Barkona
J'ai 63 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis le général en chef des armées du roi Mareck et je m'en sors bien. Sinon, je suis veuf.

De grande taille et possédant les vestiges d'une jeunesse passée dans l'armée Enarhd est physiquement robuste pour son âge. D'une grande sagesse acquise au fil de sa vie, il est intelligent, calme et dévoué à sa patrie. Il est à la recherche de la princesse après que le cheval du capitaine de la garde soit rentré seul au chateau.
Le vieux général fut surpris par cet individu qui venait de littéralement surgir devant sa monture, l'arrêtant dans son élan et affolant le cheval.

Il le fut encore plus en voyant cet autre homme, réceptionnant la princesse dans ses bras. Calmant le cheval qui s'emballait il tourna le regard vers ce dernier . De ce qu'il avait entendu, la princesse l'avait nommé Icham. Alors elle le connaissait ?

-Doucement manant ! Que se passe t'il donc ? Qui êtes vous ?

L'agacement du vieil officier pouvait se lire sur son visage comme dans ses propos. Visiblement on avait décidé de l'énerver en ce jour pensa t'il en descendant de sa monture.

Les troupes alentours avaient déjà les mains sur les pommeaux de leurs armes, pensant voir en ces étrangers une menace. D'un signe il leur ordonna de se calmer et de reprendre les préparatifs du retour.

Car il n'y avait pas de temps à perdre. Les blessures étaient bien trop graves pour perdre davantage de temps en ces bois.

Mais ce qui finit de faire enrager le chef de la troupe fut le regard que ce misérable porta à leur attention, à lui comme à ses hommes. Et il osait leur faire des reproches ? Il ne tint plus et laissa éclater son ressentiment.

 - Nous l'avons assuré, sa sécurité, triple buse ! Des hommes sont morts je vous signale ! Du sang à été versé sur cette terre, le nôtre ! Et ce chevalier est à deux doigts de rejoindre ses frères d'armes ! Vous osez nous faire des reproches, mais qui êtes vous pour vous le permettre ?! Vous ne manquez pas de toupet ! Je ne sais ce qui me retiens de vous étriper sur le champ, misérable !

Il s'approcha, defiant du regard et de tout son langage corporel l'impertinent.

- Icham c'est ça votre nom ? Avant de faire le fier, où étiez vous donc  ? Hein ? Que faisiez pendant le temps que mes chevaliers sont mort pour "ça" ?

Il désigna de ce mot méprisant la princesse qu'au même moment Icham faisait monter sur son cheval.

 - Vous comptez la protéger maintenant ? Un peu tard non ? Vous ne pouvez pas venir de cette façon et jouer aux héros ! Ce n'est que mépris pour nos morts !

Il tremblait de tout son corps de cet affront fait au royaume et à son armée, à ses hommes et à ses sacrifiés.
Asma
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ASMARETH RANG GAGNE
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Asma
Sam 4 Fév - 12:53

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
En savoir plus.



La dernière image que l’esprit de Sauraï capta fut celle d’un chevalier pourpre de rage en train de pousser des cris d’orfraie. Elle savait que son visage arborait un sourire un peu niais. Elle avait réussi à remettre le nom sur ce goût si familier. Namtar. Du vin de miel à la mandragore. Dans un dosage conçu pour assoupir celui qui le buvait. Elle plongea dans un sommeil empli de chimères.

Marchant seule dans une forêt ténébreuse, les branches des arbres autour d’elle gémissaient et craquaient, se tendant dans sa direction, essayant de s’emparer d’elle. Le pas devint course, tandis qu’elle essayait d’éviter les branches qui tentaient de la saisir au passage, qui s’accrochaient dans ses cheveux, déchiraient ses habits et écorchaient sa peau.

Elle bascula en avant dans un puit infini. Le puit s’incurva et devint toboggan sur lequel elle glissa sans fin, jusqu’à en grand éclat sonore quand elle atterrit dans de l’eau. Un lac souterrain dans une immense cavité obscur, où brillaient quelques vers luisants qui y faisaient office d’étoiles sous la voûte dentelée de stalactites. Le bassin ne semblait pas profond mais il était de la couleur de l’obsidienne. Sur sa rive, au loin, une silhouette se détachait à peine. Une silhouette familière.

- Sire Valil ? Murmura-t-elle.

Puis plus fort.

- Sire Valil !

L’écho de sa voix se réverbéra à l’infini dans la grotte, lui renvoyant sa voix tantôt plus grave, tantôt stridente. Loin de s’atténuer, il semblait se renforcer et se transformer à chaque fois qu’il se répercutait contre la paroi rocheuse. Le bruit devint assourdissant. L’ensemble de la cavité se mit alors à trembler furieusement, secouant dangereusement les stalactites au plafond. Un premier tomba, se brisant dans une explosion d’éclats d’obsidienne. Puis un autre, et encore un autre. Sauraï se mit à courir. Aussi vite qu’elle pût. Luttant contre l’eau qui lui arrivait aux genoux, fonçant en direction du corps sur la rive.

Lorsqu’elle y parvint enfin, elle réalisa avec effroi que le chevalier était d’une pâleur de mort. Le sang avait quitté son visage et ses lèvres comme ses paupières avaient pris une teinte bleutée. Il posa son oreille contre son torse et n’y entendit que du silence. Il était mort. C’était trop tard. Soudain, celui-ci ouvrit de grands yeux recouverts de taies blanches. Mort. Non, il était mort. Le corps sans vie se redressa d’un bond et la saisit à la gorge. Les doigts glacés serrèrent son cou. Encore et encore, toujours plus fort. Elle sentait la pression s’accroître sur sa trachée. Le manque d’air.

Sauraï ouvrit grand les yeux. Elle roula sur le côté, le souffle court. Il lui fallut quelques instants pour que ceux-ci s’habituent à la pénombre. Pas d’eau. Pas de stalactites au plafond. Pas de cadavre à ses côtés. Elle était dans une chambre, allongée sur un matelas fait de paille et entouré de toile grossière, le tout recouvert de draps tout simples, mais propres. Elle ne portait rien d’autre qu’une longue chemise de nuit de coton blanc. Son épaule gauche était bandée. La paume de sa main droite également. Sur la modeste table de chevet au pied de son lit se trouvait un verre d’eau qu’elle vida d’une traite. Sa gorge était totalement desséchée.

Ses pieds nus accueillirent avec bonheur le froid de la pierre lisse sous ses pieds. Elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle se trouvait. Mais une chose était certaine, elle ne devait pas être au château. Ou si c’était le cas, elle était dans ses geôles. Ça n’avait en tout cas pas le luxe de ce qu’on pouvait attendre d’une demeure royale. Sûrement qu’on avait dû s’arrêter à une auberge ou un gîte pour lui permettre de prendre du repos ? Mais qu’était-il advenu de Valil ? Était-il seulement encore vivant ? La vision du corps étendu dans l’obscurité qui ouvrait ses grands yeux morts sur elle la traversa, fulgurante. Non. Ce n’était qu’un rêve. Une hallucination.

Sauraï posa son oreille contre la porte de bois. N’entendant rien, elle la poussa tout doucement, priant en soulevant le loquet qu’elle ne grince pas horriblement. Heureusement, ce ne fut pas le cas. La princesse sortit sur la pointe des pieds et entreprit d’examiner les lieux, à la recherche du chevalier qui lui avait sauvé la vie.
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Univers fétiche : Le drama, la romance, mais aussi l'action, la science-fiction et l'horreur ! Bon, ça fait beaucoup, et ce n'est pas exhaustif du tout. En fait, je m'intéresse a tous les sujets.
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Sebi210
Sam 18 Fév - 0:07

Valil
Luggia

J'ai 24 ans et je vis à Evelin. Dans la vie, je suis capitaine de la garde du roi Mareck et je m'en sors plutôt bien. Sinon, je suis célibataire,le travail ne me laissant pas le temps pour ces âneries.

Grand et au corps athlétique Valil est une machine de combat entraîné depuis son plus jeune âge a la carrière des armes. Portant toujours sa cuirasse d'acier il est armé de sa lourde épée et ne s'en sépare jamais. Loyal et courageux sont les deux mots le décrivant le mieux. Si une mission lui est confiée il est prêt a l'accomplir jusqu'au bout,jusque dans la mort. Et ses nombreuses cicatrices peuvent le prouver.
Valil ouvrit les yeux. Au départ il ne comprit pas où il se trouvait, immédiatement il chercha du regard le sorcier de la cour, son adversaire, prêt a en découdre.

Cependant la douleur qui le lançait à travers tout son corps le ramena a lui. Il tourna péniblement la tête et reconnut après quelques instants une chambre de l'auberge "Au Cheval D'Or". C'était la dernière étape pour les voyageurs arrivant de loin avant d'arriver au château. On avait dû s'y arrêter pour s'y reposer un instant. Le hameau comportait un médecin. Certainement que c'est ce dernier qui s'était occupé de ses blessures.

Le voyage au chateau sans premiers soins aurait été bien trop éprouvant.

Mais une pensée vint le frapper immédiatement, violement.

La princesse ! S'en était elle sortie ?

C'est a ce moment qu'il vit, assis dans un coin de la chambre le général de la garde.

Ce dernier voyant Valil sortit du sommeil se leva et le salua.

Le chevalier fut soulagé d'apprendre par sa bouche que la princesse avait été retrouvée saine et sauve. Il ne put échapper un soupir de soulagement.

Se redressant non sans mal dans le lit, la souffrance parcourant son corps  il demanda.

- Vous êtes au courant pour la conspiration ? Le sorcier, c'est un traitre !

- En effet nous avons retrouvé près de vous le corps du sorcier. Qu'en est-il donc ? Et que faisait-il là ? De quoi parlez vous !?

 - Général. Beaucoup a la cour refuse cette union...Mais le sorcier lui convoitait la princesse, pour je ne sais quelle raison. Je crains que de ses alliés soient encore présent parmis nos hommes.

- Je vois... C'est donc ça.

- Il faut immédiatement la mettre sous protection rapprochée.

Hurlant de douleur le chevalier se leva de son lit. On aurait dit que tout son corps était parcouru de milliers d'aiguilles. Serrant les dents il enfila ses affaires posée sur la petite table de chevet.

- Doucement Valil. Tu n'est pas en état...

 - La ferme !

Ce fut la première fois que le capitaine de la garde s'adressait ainsi a son général. Les mots sortaient de sa bouche, naturellement, sans plus aucun respect de la hiérarchie. Il reprit.

- Général. On n'a pas de temps à perdre. Je ne suis pas du genre a rester couché, vous le savez bien. Nous devons immédiatement nous bouger, on a pas le temps de bavasser. Le temps presse.

- Capitaine ! Je vais faire comme si je n'avais rien entendu.

Il lui posa la main sur l'épaule, filialement. Voir ses deux hommes de génération différentes mais dévoués à la même cause était touchant.

- Je vais prévenir tout le monde, retrouvez donc la princesse. Sa chambre est à l'étage. Elle à près d'elle ce satané Icham, un homme irritant au plus haut point, mais je crois très valeureux. Il tient à sa Majestée comme à la prunelle de ses yeux. Je doute qu'elle risque quoi que ce soit.

Sans un mot de plus les deux hommes se séparerent.

Lentement le chevalier se mit a marcher. Il savait que le temps était compté.

Pendant ce temps, dans un des couloirs où progressait la demoiselle, une voix se fit entendre derrière Sauraï.

- Princesse ! Vous êtes là !

L'homme s'adressant a elle était revêtu du classique vêtements des soldats envoyés au secours du chevalier et d'elle-même. Rien de suspect a première vue.

Il se mit à lentement avancer en direction de la princesse...

- Princesse ! J'ai un message pour vous !

Prononça t'il le sourire aux lèvres.
Asma
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Asma
Lun 27 Fév - 21:25

Sauraï
J'ai 19 ans et je suis en train de quitter ma terre natale pour un nouveau monde. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors très bien. Sinon, je suis tout fraîchement fiancée et je n'aspire qu'à enfin rencontrer mon promis.
J'ai quitté mon royaume pour rejoindre celui de mon époux, que je ne connais pas encore. Deux sabres courts à la lame damassée et incurvée, dotés de gardes gravées, en corne de rhinocéros et relevées d’ornements en or, m'accompagnent toujours. Pour les porter, une ceinture de cuir, sur laquelle repose un double fourreau en cuir et soie au niveau de mes reins.
Une malle scellée remplie de fioles et bocaux aux contenus divers, dont moi seule ait le secret du mécanisme d’ouverture, fait aussi partie de mes bagages.
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Au bout de quelques pas à peine, la jeune femme se ravisa. Elle ne savait pas où elle se trouvait et errait seule dans les couloirs. Après tout ce qui lui était déjà arrivé, c’était tenter le diable et ce peu importe l’escorte qu’elle pouvait avoir. Sauraï était plus maline que ça. Elle fit aussitôt demi-tour en direction de sa chambre. Une voix à l’extrémité du couloir l’arrêta net. L’homme en face d’elle était parvenu à la prendre par surprise. Il la détaillait en souriant à pleines dents. En dépit de sa tenue similaire à celle des hommes qui étaient venus lui porter assistance, il était loin de lui inspirer confiance. Elle tenta de ne rien laisser paraître de son trouble. Il s’avançait lentement dans sa direction. Sauraï dut prendre sur elle pour maintenir un air serein et ne pas prendre ses jambes à son cou. Elle s’apprêtait à prendre la parole pour lui répondre poliment le premier mensonge venu pour s’en dépêtrer quand il la coupa. Un message ? Soudain, il lui souffla un nuage de poudre noir au visage. Sauraï n’eut pas le temps de réagir. Elle sentit son corps entier se tétaniser. Plus un son ne quitta sa gorge. Progressivement, le monde entier disparut autour d’elle et elle fut engloutie par l’obscurité.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle était de nouveau dans une chambre. Au-dessus de sa tête, de lourds brocards de soie tendus en baldaquin par-dessus une structure de lit en bois et en tissus précieux. Rien à voir avec l’espèce de chambre d’auberge qu’elle avait quittée quelques instants plus tôt. Une vague d’angoisse la submergea. Que lui avait-on fait ? Était-elle restée inconsciente ? Combien de temps s’était écoulé depuis le couloir ? Pour elle, l’incident n’avait duré que l’espace d’une respiration. Elle avait l’impression d’avoir disparu d’un endroit pour réapparaître dans un autre. L’avait-on téléportée d’une façon ou d’une autre ? Ou bien l’avait-on simplement assommée et emmenée ailleurs ?

Sauraï fit brièvement le tour de la pièce. Un grand lit, une coiffeuse et son tabouret, un petit salon. Sur le dossier du fauteuil reposait un élégant caftan de velours vert empire brodé de fils d’or et rehaussé d’une ceinture de métal martelé finement ouvragée. Son regard se posa sur sa modeste robe de chambre en coton blanc. Au moins personne ne l’avait touchée. Une frêle silhouette apparut furtivement dans la pièce. Alors que la jeune femme s’apprêtait à prendre la parole, la fille lui fit de grands non de la tête. Elle ne pouvait pas parler. Elle se contenta de se saisir des habits déposés sur le fauteuil et s’approcha de la princesse. Par réflexe, cette dernière recula. La fille s’arrêta et hésita. Sentant son désarroi sincère, Sauraï fit un pas en sa direction. La pauvresse n’avait pas l’air dangereuse. On lui avait manifestement confié la mission de rendre la princesse décente. Soufflant de dépit, celle-ci écarta les bras pour la laisser à contrecœur lui passer la robe. La soubrette l’ajusta, puis lui glissa la ceinture autour de la taille. Elle la fit s’asseoir devant une glace et, sans un mot, s’affaira sur son inextricable tignasse. Avec force crèmes et onguents, elle parvint à en dompter les boucles serrées, pour en faire un élégant entrelacs de nattes de différentes tailles. Elle ceignit son front d’un fin cercle d’or d’où cascadait un rideau de perles nacrées, ruisselant sur sa chevelure et son visage. Aucun mot ne fut échangé entre les deux femmes. La soubrette évitait soigneusement son regard ainsi que toute forme d’interaction autre que celles strictement requises par sa tâche. Quand elle eût terminé, elle tourna les talons, sans un mot, laissant Sauraï seule avec son désarroi.

La porte s’ouvrit. Elle fut menée, toujours sans un mot, jusqu’à une salle à manger qu’un immense brasier réchauffait de ses flammes. Une silhouette s’approcha, lui arrachant un feulement farouche.

- Je vous en prie, madame, nous sommes entre gens civilisés.

L’individu la guida jusqu’à une chaise, qu’il tira derrière elle pour l’inviter à s’asseoir. Il était vêtu élégamment, comme un noble. Pour le reste, Sauraï n’aurait précisément su le décrire. Il avait des traits particulièrement quelconques. Si quelconques qu’il aurait pu être n’importe qui, n’importe quand. Elle aurait pu le recroiser fortuitement dans quelques jours et ne même plus se rappeler l’avoir déjà vu. Poings serrés, elle prit place. Il s’installa face à elle, de l’autre côté de la table.

- Que me voulez-vous ? lâcha-t-elle entre ses dents.
- Ce n’est pas tant ce que nous vous voulons que ce que nous voulons pour notre royaume, madame.
- Pourquoi me retenez-vous prisonnière ?
- Prisonnière, comme vous y allez, princesse. Vous êtes mon invitée.

La jeune femme le gratifia d’un rictus sardonique.

- Et cette invitation, jusqu’à quand durera-t-elle ?
- Jusqu’à temps que notre bon roi réalise pour son propre bien et celui du royaume qu’il existe de biens meilleurs partis qu’une sauvage, aussi charmante puisse-t-elle être quand elle est apprêtée avec goût.

Son regard détailla la princesse, la mettant particulièrement mal à l’aise. Celle-ci constata, non sans un certain agacement, que personne n’avait eu l’idée de lui attribuer un couteau. Elle n’avait droit qu’à la fourchette et la cuillère. Un potage leur fut servi. Sauraï n’y toucha pas.

- Je suppose que c’est vous que je dois remercier pour le sorcier qui a essayé de m’écorcher vive ?
- Si nos objectifs se rejoignent, je crains que nos méthodes ne soient pas toutes les mêmes, ma chère. Il se peut que ce cher homme ait eu une initiative malheureuse, poursuivit-il d’un ton flegmatique qui lui faisait se hérisser les poils de ses bras.
- Où suis-je ?
- Je crains ne pas pouvoir répondre à cette question, madame.
- Me laisserez-vous rentrer chez moi ?
- Lorsque notre bon roi aura trouvé épouse, ma chère. Une épouse digne de lui, évidemment.

La jeune femme ne comprenait pas. Elle ne comprenait l’acharnement que l’on mettait à l’empêcher de rencontrer un homme qu’elle n’avait pourtant jamais demandé à épouser. Si tout son royaume était à ce point opposé à cette union, pourquoi ce roi persistait-il dans une telle idée ? Ce n’était certainement pas pour les beaux yeux de Sauraï, qui n’avait jamais ne serait-ce que posé le début d’un regard sur lui. Était-ce le fait de ce qu’apporterait l’alliance politique de leurs deux nations ? Qui aurait donc intérêt à s’y opposer ? Surtout parmi les gens d’Envel ?

La tête lui tournait. A contrecœur, la jeune femme porta une cuillère de bouillon à ses lèvres. Si on avait voulu la tuer de suite, elle serait déjà morte. Pourquoi s’embêterait-on à l’empoisonner maintenant ?

- On va me chercher, vous savez, rétorqua-t-elle alors, priant que sa voix ne trahisse pas le doute qu’elle ressentait.

Était-ce seulement vrai ?
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