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LE TEMPS D'UN RP

New world order : Laissez les bons temps rouler ! (feat PyramidRouge)

Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Mar 27 Juin - 22:10
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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis nullepart,dans le monde. Dans la vie, je suis bien malgré moi encore en non-vie et je m'en sors délicatement. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien

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Bella Bergolts Deviant art

« La voir là , elle avec lui… Lui avec elle, son rire et le sien en harmonie.
J’aurais voulu mourir…»

-VALENTINA- 6 Août 1801

- Non ! Attends je vais aller le chercher !  

S’était-elle exclamée la main en l’air en courant vers la clôture de la maison parallèle au parc. Cherchant rapidement une planche dégondée dans la haute palissade il ne semblait pas y en avoir quand l’enfant avait cherché. Ses échardes étaient de belles stigmates de ses essais zélé mais infructueux. Grommelant un peu elle fit le tour pour vérifier la palissade arrière qui avoisiné la lisière d’un petit bois qui donnait de la fraîcheur au jardin.
C’était bien là une qualité de leur village d’enfance, les maisons, la ville était construite au milieu de petits bois environnant, c’était la campagne forestière dans toute sa splendeur et même le centre ville était entouré d’arbres à l’époque. De souvenir le Maire à cause de ses actions de plantations répété d’arbre lui avait valu le surnom « d’intense passionné »…
Testant la solidité de chaque planche la cadette était appliquée dans sa tâche qui finis par être payante. Elle n’avait aucune envie d’aller sonner… la devanture de la maison était belle et fleuris mais l’intérieur de la maison semblait sombre et effrayante. Tous les moyens étaient bons pour éviter cela.  Soulagé par sa découverte elle ne se fit pas prier pour se glisser entre les planches et pénétrer le jardin arrière.
L’herbe  y était tondues, des fleurs sauvages poussait et différents carrés de terres étaient parsemées de plantations en pleine santé. C’était si  beau que Valentina fut détourné de sa mission un instant, en profitant pout observer les fleurs et les renifler.

Un peu plus loin sur le profil de la maison parallèle au parc se trouvait le ballon bleu. Il était là contre le mur juste devant une petite fenêtre de cave semi-enterrée. La mince mais large fenêtre était ouverte en oscillo battant visiblement. A l’âge qu’elle avait à cette époque elle aurait théoriquement pu s’y glisser si seulement il n’y avait pas ces barreaux de ferrailles devant. Ravalant sa salive en s’approchant doucement elle fixait les ténèbres de la cave qui était vraiment très sombre à cause des haies et autres fleurs alentours qui protégeait l’ouverture du soleil. Même en se concentrant elle n’arrivait pas a distinguer quoi que ce soit. Légèrement rassurée par la présence des barreaux devant la maigre fenêtre elle fixa son regard sur le ballon pour le récupérer rapidement. Un saut puis un autre et il était a sa porté. En le prenant contre elle son regard fut attiré par une lueur dans le noir. Tournant la tête pour mieux voir, elle sursauta en voyant deux grands yeux jaunes l’observer. Tombant a la renverse sur ses fesses elle se recula un peu effrayée.

-Valentina, n’ai pas peur ce n’est que moi…  

La silhouette s’approchant légèrement de la fenêtre la luminosité ombragé de l’extérieur permettait de contempler la moitié d’un visage qu’elle reconnaissait : l’homme au manteau. Se calmant tout de suite elle se mit a quatre pattes pour s’approcher à nouveau de la petite fenêtre l’air plus joviale.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Tu habite ici ?

Fit-elle en penchant sa tête pour mieux le voir l’air curieuse.

-Oui, mais c’est un secret. Tu dois me promettre de ne pas le répéter.

Qu’est-ce que ses yeux brillaient… On aurait dit des joyaux. Secouant la tête brièvement en buvant ses paroles elle répondit : - Je te le promet. presque instinctivement. Fermant les yeux un instant l’air perturbée elle secoua un peu la tête comme pour se reprendre et le regarda à nouveau.

- Pourquoi t’es dans le noir ? Tu t’ennui pas ici ? Tu peux venir jouer avec nous si tu veux.

Tout à coup son air devint très triste et il s’éloigna à nouveau progressivement dans l’ombre.

-Tu sais bien, Valentina que je ne peux pas sortir le jour à cause de ma maladie… A cause de ça je n’ai pas d’amis et donc je suis seul ici et je suis condamné à m’ennuyer…

Valentina s’était sentit piquée au cœur et ainsi elle avait répliqué sans attendre ni réfléchir en le voyant disparaître dans l’obscurité.

- Moi je suis ton amie !

Clama t-elle en s’accrochant aux barreaux. Il se retourna alors et s’approcha à nouveau.

-C’est vrai ça ? Tu me rejoindrais dans la maison même si tu as peur du noir ? Tu me rejoindrais pour être avec moi plutôt que ta gentille sœur ?

Mise en face d’un tel dilemme Valentina avait baissé les yeux et hésité. C’est vrai qu’elle avait peur du noir et elle aimait énormément Deliah qui était très gentille et ne l’abandonnerais pas pour jouer avec quelqu’un d’autre…

- Eh bha… oui mais ma sœur va me chercher je ne peux pas…

-Oh je comprend… Tu es quelqu’un de loyale, tu n’abandonnerais pas ta sœur pour jouer avec quelqu’un d’autre…  Tout comme elle qui doit t’attendre…Hum… va.  Je ne t’en veux pas…

Disparaissant dans le noir une nouvelle fois la petite baissa les yeux  en se sentant mal. Malgré tout elle se releva lentement…

- Je suis désolée…

Fit-elle avant de s’éloigner peu a peu pour rejoindre sa sœur.

-Moi qui avait un cadeau pour toi en plus…

Chuchota t-il de nouveau collé a la petite fenêtre ses mains griffus étranglant les barreaux avec un air triste. Un frisson la traversa quand en se retournant elle pu l’observer à nouveau près de la fenêtre… Il lui faisait de la peine et elle se sentait vraiment nulle comme amie… Après tout, a chaque fois que Beth était méchante il la réconfortait, la soignait et lui racontait des histoires et séchait ses larmes. Pensive elle rejoignit le parc et vit bientôt sa sœur parler a un jeune homme. Trop préoccupée trop petite et désintéressé elle n’avait même pas réalisé qu’il s’agissait du même jeune homme qui avait offert un collier a sa méchante sœur. S’approchant pour continuer a jouer, heureuse que Deliah ai repoussé le jeune homme pour être avec elle, cela la confortait un peu dans le choix difficile qu’elle venait de faire et lui rendit le sourire. Cependant il fut de courte durée…
Visiblement sa sœur préférait passer du temps avec lui plutôt qu’avec elle… S’éloignant un peu pour jouer  à sa demande elle frappait mollement le ballon à droite a gauche, repensant a ce que lui avait dit l’homme au manteau… Puis au fur et a mesure elle s’éloigna, de tir de ballon en tir de ballon pour rejoindre la maison… Passant par planche dégondé de la palissade arrière une nouvelle fois elle s’agglutina a la petite fenêtre a barreaux.

- Monsieur ! Monsieur… Je … je suis désolée… En fait… je me suis trompé en choississant ma grande sœur… La voix tremblotant doucement les larmes lui remontait dans les yeux. En fait eh bha … elle… elle préfère parler avec un garçon plutôt que jouer avec moi…

Les larmes faisait brille la lueurs de son œil au beurre noir encore récent alors qu'elle baissait les yeux…Pensant qu'il serait fâché contre elle.

-J'aurais dû rester avec toi... j'espère que tu peux me pardonner...

Ne voyant personne dans le noir elle soupira, continuant a pleurer en se sentant vraiment nulle... Se roulant en boule elle se serra elle même très fort et continua a pleurer un peu.  
Houmous
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HOUMOUS
Houmous
Lun 14 Aoû - 10:27
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Mikhail Petrovich
J'ai 125 ans et je vis sur la route pour le moment. Dans la vie, j'étais Shérif de Londres mais ça a mal fini. Sinon, grâce à ma chance, je suis un damné et je le vis comme une chance.

Informations supplémentaires ici.
Mikhail passait régulièrement dans ce minuscule et insignifiant village à l’époque. Il devait veiller son œuvre et s’assurer que toutes les circonstances restaient favorables. Si les Paderetti venaient à disparaitre en journée pour aller s’installer hors de son regard, il aurait perdu le fruit de tous ses efforts. C’est pourquoi, il maintenait tant que possible une posture d’observateur discret et silencieux, presque invisible dirait-on. Mais malgré son souhait le plus cher, la faim le taraudait perpétuellement. La Bête, penchée sur son épaule, murmurait continuellement ses désirs de rivières de sang, de pleurs désespérés et de son déchainement complet. Peut-être était-ce l’excitation de voir les progrès dans son plan qui affaiblissait sa disposition à se contrôler. Peu importe, il avait trouvé cette maison solitaire que personne ne semblait remarquer et chassait à nouveau, comme dans ses jeunes années.

A la nuit tombée, il revêtait son masque social, quittant manteau de soie et cravate filée par les meilleurs artisans de Florence pour un simple habit de cocher. Son chapeau rond, sale et usé dissimulait le regard du prédateur. Il approchait les demeures en bordure du village et venait quérir l’hospitalité contre quelques florins. Ainsi, il était invité dans la demeure de ces pauvres gens qui n’avaient d’autre richesse que le bonheur de vivre auprès des leurs. Il écoutait leurs complaintes, leurs embarras et parfois, les aidait pour une tâche physique en feignant la difficulté et la fatigue. Son simulacre était bien huilé. Le mécanisme en était parfaitement établi. Il gagnait la confiance et jouait de regards avec la mère de famille, la vieille lavandière ou la bergère. Une fois couchés, il venait la trouver. Il ressentait tout particulièrement un plaisir pervers à accomplir lorsque leur mari partageait leur couche. A nouveau, il disparaissait, ricanant sous le regard impassible des cieux étoilés.

Mais le frisson de la chasse n’assouvissait pas pour autant ses pulsions. Alors, Mikhail attendit longuement. Il savait exactement ce qu’il recherchait quand enfin il vit une jeune fille du village. Elle devait avoir bien vingt ans de moins que son apparence. Elle était belle et jeune comme le soleil. Radieuse, elle illuminait les journées de ses pairs. Il ne l’avait pas observé de ses propres yeux mais, chaque matin, quand elle venait devant sa demeure désertée pour livrer le lait en face, elle avait le sourire. Un véritable rictus sincère et écœurant. Mikhail désira un peu plus chaque matin faire sien cette sensation singulière et passait la journée dans une léthargie qui n’effaçait pas cette obsession. Un soir venu, il sut qu’il détruirait quelque chose de beau.

Et il y eut la visite de Valentina. La tendre petite Valentina qui recherchait son approbation en toutes choses. La gentille petite Valentina qui souffrait de ses relations avec ses grandes sœurs. La pauvre petite Valentina qui ne réalisait pas qu’elle était encore dans son cocon sur une toile aux proportions dantesques. Mikhail se rappela ainsi la raison de sa présence dans l’insignifiant bourg italien. Pas le temps de comploter des plaisirs fugaces, il changea radicalement ses plans et oublia la teneur de ceux qu’il avait développé dans un premier temps. Il se nourrit d’une vache de la laitière plutôt que de la dévorer. Des forces que le sang faible de l’animal lui proférait, il pénétra dans la demeure des Paderetti. Les serviteurs firent semblant de ne pas le voir pousser la grande porte d’entrée. Ils le savaient être le véritable maitre des lieux, bien au-delà du médecin vieillissant. Il avança dans les couloirs comme si ce furent les siens.

Il croisa la nourrice qui quittait la chambre des trois filles et entendit leurs chamailleries. Il vit par la serrure la méchanceté d’Elizabeth et s’en amusa. Puis, il se rappela que si la benjamine allait trop loin, elle gâcherait son projet. Alors, l’amusement laissa la place à autre chose. Il retourna son regard vers la bonne femme pour lui intimer l’ordre d’écarter Deliah. Elle restait tremblante à le regarder. Son sourire carnassier la réduisit à l’obéissance. Elle craint pour sa vie, celle de ses enfants et celles des enfants dont elle a la garde. Elle s’exécuta d’une voix tremblante en prétendant que le chef de maison voulait voir Deliah. Elles s’en allaient tandis que Mikhail resta caché, immobile derrière la porte, dans le couloir. Ses pieds bottés marquèrent le tapis de sa présence, il ne s’en intéressa pas.

La Bête avait probablement pris un peu le contrôle de ses idées quand il se laissa submerger par l’idée de mettre un terme à l’existence d’Elizabeth. Il avança lentement dans la pièce sans que Valentina ne puisse le voir. Lorsqu’elle se retourna vers lui et qu’il vit son visage se tordre dans l’attente qu’un cri quitte ses lèvres, son sang ne fit qu’un tour. Du reste, Mikhail n’eut aucun souvenir jusqu’au moment où il donna de sa vitae pour sauver une Valentina brisée par la chute dans les escaliers. Il dut partir dans la nuit comme toujours. Il avait eu ce qu’il voulait : il avait cassé quelque chose de beau. Le beau mensonge qu’il avait servi à Valentina ne serait plus. Tout ce qu’il avait pu pour sauver la face était de forcer les deux fillettes à oublier l’événement quel qu’il soit. Il doutait même que qui que ce soit d’autre n’ait vu la scène. Il avait brisé la Mascarade, il valait mieux se retirer pour le moment…
Pyramid Rouge
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Ven 24 Nov - 12:06
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Valentina Paderetti
J'ai 25 ans et je vis nullepart,dans le monde. Dans la vie, je suis bien malgré moi encore en non-vie et je m'en sors délicatement. Sinon, grâce à ma fureur et mon courage, je suis intraitable et je le vis plutôt bien

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Bella Bergolts Deviant art

«  […] J’étais certaine que son ami imaginaire de malheur m’avait volé le collier d’Al… On s’est disputées. J’étais tellement en colère que le collier ne soit pas pour moi, qu’on me l’ai arraché […].Deliah est partie, je l’ai poussée.[…] Quant j’ai regardé en bas de l’escalier, elle avait le cou tordue… Elle était morte j’en suis sûre… Oh mon dieu… J’ai tu[texte illisible]. »

Le regard glissant sur ces dernières lignes, le papier de ce vieux cahier remplie de regret avait les pages tâchée de chaudes larmes. De plus ou moins larges auréoles s’étaient formée pour laisser une trace indélébile de culpabilité. Au moins peut-être que cela formulait une preuve bredouillante que Elizabeth Paderetti n’était pas totalement apathique. Caressant du doigt la page, l’information s’  imbrique au puzzle de son esprit. La conscience vagabonde Valentina demeurait de marbre devant ces pages. Effectivement, cela mis un certains temps avant que la vérité infuse dans son esprit, qu’elle prenne une telle place, que le déni n’en aurait plus. La main sur sa gorge il n’y a plus de salive à avaler ou d’air à dévorer pour haleter, elle ne pourrait même pas le mimer. Réflexe humain désuet ou acte manqué peut-importe, la vérité est difficile à encaisser. Si difficile que les derniers mets de vitae avalé il y a des jours se consume vers cette inévitable soif génératrice de chaos.

L’afflux sanguin nourrissant son cadavre d’une vie toute relative s’amenuise d’énergie à offrir. Immobile au milieu de cette immense pièce, un silence morbide pèse. Un silence creux prêt à avaler n’importe quoi, en tout point semblable au  calme avant une tempête.
Les yeux fixés dans le vide, la main agrippée à sa propre gorge elle ne se supporte plus de ressentir cette loyauté, ce manque même de son seul et unique maître. Son créateur, celui sans qui elle n’aurait jamais ouvert les yeux.
Si Marilla n’avait jamais invité Andreas à fuir cette soirée dansante, qu’elle avait épousé Louis le fermier roux, les trois sœurs n’aurait jamais existé.
Si Andréas avait été clairvoyant, il n’aurait pas mis enceinte Marilla une troisième fois.
Si Deliah avait été un homme, le potentiel ressemblance avec cette femme n’aurait pas été découvert.
Si Elisabeth avait été la dernière, elle n’aurait jamais été occis de jalousie à s’en rendre laide.

Si Mikhaïl n’avait pas croisé le chemin de cette union, Valentina ne serait jamais né, Elisabeth n’aurait jamais été étouffée par la jalousie et Deliah n’aurait pas eu à partir épouser un anglais qu’elle n’aimait pas en cachant les origines de ses progénitures. Si Mikhaïl n’existait pas, elle n’existerait pas et son père serait heureux, fier d’être et de vivre avec sa mère, il profiterait de la vie et ne pleurerait pas aux pieds de la faucheuse.
Oui, si on continue en si, on refait toute l’histoire.
Et si on refait toute l’histoire Valentina n’existe pas.
Valentina n’est le fruit que de Mikhaïl.

***
Maniéré et obséquieux, Jarvis se tortillait comme un ver en s’approchant de son employeur affalée dans un fauteuil devant un feu crépitant. Une lettre dans la main il avançait à pas de velours, le regard gonflé de haine posé sur le crâne  grisonnant d’Andréas. Assuré dans sa démarche, il avait bien pour but de renvoyer le docteur en Angleterre. Ainsi il  pourrait à nouveau jouir de la maison à sa convenance. Pourtant en le voyant si affaiblit et désespéré, les orbites creusé par les nuits sans repos il hésita. Andréas ressentit sa présence puant une trahison hésitante.

-Allons Jarvis… Vas-tu parler au lieu de rester là tapis dans mon dos ?  

-Monsieur, il y a encore une lettre d’Angleterre… C’est Madame Dowsent Elle n’a cessé de… Un bruit sourd sonna au comble comme quelque chose qui tombe. Les yeux rivés au plafond il s’apprêtait à poursuivre.

-Allez vous en. Je me fiche de cette lettre ! J’ai perdue mes filles dans ce maudit pays,  qu’il brûle ! Je ne serais pas plus longtemps le médecin de cette vieille épouse de ministre ! Que sa fièvre l’emporte !

En vociférant cela avec les tripes, Andréas s’était levé, ferme face à son employé de maison. Si bien que celui-ci recula avant de se retirer dans un salut respectueux. La mine agacé du docteur s’évanoui alors en chagrin, si bien qu’il monta les escaliers pour aller se reposer un instant. En passant devant la porte qui menait au grenier -la chambre d’entant de ses filles- il se surpris à s’arrêter. Il se souvenait que durant toutes ses années il n’était jamais monté la haut par esprit de pudeur pour ses filles. Mais aujourd’hui elles ne sont plus là.

***

Lentement le sang montait de ses orbites pour en encercler sa pupille, lentement montait la chair prête à être consumé par l’aveugle colère.
En haut de cette chambre inondée d’obscurité un frisson lui parcourut l’échine tandis qu’il distingua la croute de cuir d’un vieux cahier au sol. En s’approchant ses yeux se fixèrent sur la lueur blanche d’un drap recouvrant un meuble. Éclairé par les premiers rayon de lune ce draps brillait bien plus que les autres. S’approchant pour ramasser le cahier, il réalisa en avançant que ce qu’il y avait au-delà de l’objet  tremblait et se recroquevillait presque dans des spasmes tremblotant ;  Que ce qu’il  avait pris pour un draps était en réalité une longue cascade de cheveux blancs brillants la réflexion de la lune.

-Valentina…

Souffla t-il la gorge nouée. Plein d’espoir de la toucher, en s’approchant doucement il avait le cœur lourd. Les larmes dans le regard il se pinça le torse pour être certains que c’était bien vrai, que ce n’était pas un rêve.
Recroquevillée au sol, à la sommation de son nom elle se retourna si vite qu’Andréas sursauta presque. Cependant il ne recula pas. Se pinçant le torse, il restait là, bouche bée, ému d’enfin réussir à toucher sa fille. Que ce soit vrai.
Néanmoins, à peine eu t-il posé son doigt sur elle que son poignet fut brisé sous la lueur d’un regard animal dégoulinant de larmes sanglantes. Il n’eut pas le temps de crier, seulement celui de se rendre compte quel monstre était devenue sa douce fillette lorsqu’elle sépara son corps de sa tête.
Malheureusement, ce n’était pas un rêve.
Au clair de lune, la Mascarade est rompu, Valentina est devenue le monstre du placard et elle à brisé quelque chose de beau.
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