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 Westfield Bank and Marble Street (feat PyramidRouge)

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Houmous
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Les habitants de Marble Street à Manhattan ont toujours été nombreux à travailler dans l'Aciérie Powels. Depuis que New York devient la grosse pomme, ils ont fourni une part importante des structures métalliques permettant la construction des énormes gratte-ciels. Plusieurs générations se sont succédées et n'ont épargné aucun effort pour permettre ce rayonnement de l'entreprise.

Richard Powels, troisième dirigeant, a revendu toutes ses parts et a permis à un plan de restructuration catastrophique d'avoir lieu. Il compte bientôt laisser tous les habitants de Marble Street à leur sort misérable...
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Houmous
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Tommy Hagle
J'ai 37 ans et je vis à Marble Street. Dans la vie, j'étais ouvrier chez Powels et tout allait bien.

J'ai été dans les forces spéciales au Vietnam


copyright: Erik Johnson


Musique:
 

« L’Aigle est rentré dans la ménagerie. Je répète : l’Aigle est rentré dans la ménagerie ! Le Chat, c’est à votre tour, mettez-vous en position ! Je répète : Mettez-vous en position le Chat. »

Mon oreillette crachote violemment la validation par l’équipe de mon avancée dans les réseaux de ventilation. Je reste calme malgré le sentiment de claustrophobie croissant que j’ai le plus grand mal à réprimer. Après tout, il faut tout de même se rendre compte que si je voulais ramener mes mains le long de mes jambes, je n’en serais pas capable tant j’ai peu d’espace pour manœuvrer. La réverbération du bruit de mes gigotements me donne des sueurs froides avec la crainte qu’un gardien de nuit n’ait la présence d’esprit de regarder au-dessus de lui… Heureusement pour moi, je parviens à avancer assez rapidement jusqu’à la bouche d’aération que je dois rejoindre. Je sors de ma manche droite un petit couteau que j’utilise pour retirer les jointures de la plaque avant de la décaler et de plonger la tête la première par l’ouverture que je viens de créer. Me retenant par les mains à la conduite, je fais une sorte de roulade aérienne pour venir me lâcher doucement au sol. Les années d’entrainement pour le Vietnam auront fini par me servir à quelque chose…

Tout autour de moi, il fait sombre et je ne peux rien percevoir correctement. Je prends ma lampe torche dans mon petit sac à dos et l’allume dans un petit clic discret pour remarquer je ne suis pas dans le bureau du directeur mais… dans ce qui semble être un local pour les femmes de ménage. Je soupire et porte la main à mon oreillette pour commencer à expliquer la situation au guide du groupe.

« Médusa, ici Aigle. Je viens de descendre du système d’aération et la salle ne correspond pas. Je suis dans un placard à balais au premier. Vous pouvez me guider jusqu’au bureau du directeur ? »

Une fois que j’ai fini de parler, j’ai le réflexe de couper ma lampe torche. Je viens de me rendre compte qu’une lumière provient d’en dessous de la porte qui relie le local d’entretien dans lequel je suis au couloir. L’hésitation s’empare de moi rapidement : que faire ? Si j’essaye de remonter dans le conduit d’aération, je risque de faire du bruit et de ne plus laisser le moindre doute quant à notre présence et faire foirer l’opération. D’un autre côté, si je me fais prendre par un garde qui a un doute, ça revient au même… Le temps que je prenne une décision, la lueur que je vois filtrer ne me laisse aucun doute, le curieux s’avance dans ma direction et il est quasiment derrière la porte ! La porte s’ouvre et je suis ébloui par le faisceau sur mon visage. La peur de me faire prendre et de finir en prison me ramène à repenser à tous les événements qui m’ont mené à ce moment fatidique, au milieu des balais brosse et des produits cirés d’entretien pour les sols, au milieu du premier étage de la Westfield Bank.


Le soleil me réveilla, passant entre les rideaux grignotés par les mites. Je me levai doucement et allai regarder dans la rue. Des gamins jouaient en bas. Ils avaient éclaté une borne d’incendie avec un morceau de parpaing et profitaient de la douche occasionnée pour se rafraichir. C’était un mois de juillet, un mois particulièrement chaud. L’aciérie Powels devait avoir fermé ses portes peut-être deux mois auparavant. Les gens du coin arrivaient à survivre avec leurs maigres économies et galéraient à retrouver des emplois dans le bâtiment. Après tout, on pouvait se dire que ça n’était pas si mal de changer de boite, que c’était l’opportunité de découvrir d’autres choses… Malheureusement, ceux qui se prenaient à penser ainsi n’avaient jamais connu la vie telle qu’elle était là-bas. C’était devenu au fil du temps une entreprise familiale dans laquelle tout le monde se connaissait. Plus qu’une usine, c’était un mode de vie. C’était le terreau qui m’avait accueilli et le tuteur qui m’avait permis de me redresser au retour de Saïgon.

Une sirène de police retentissait bien avant que je n’en voie le gyrophare. Les gamins détalaient rapidement dans des ruelles en se rendant compte qu’ils allaient se faire démonter. J’entendis un des deux flics râler sur le fait que ce quartier partait complètement en vrille depuis que l’aciérie avait fermé. A demi assis sur mon appui de fenêtre, je pris un fond de verre que je n’avais pas fini et le descendait rapidement. Un petit passage par la salle de bain achevait de me préparer pour retourner au seul endroit auquel tout le monde se rendait. Les rues étaient désertes, il devait être déjà tard. C’était incroyable de voir la mobilisation dont faisaient preuve les gens du coin, presque hors normes. Je pense qu’à l’époque, je faisais tout machinalement parce que je n’aurais jamais pu imaginer que le temps de repos dont je profitais pouvait prendre fin si subitement. Je m’allumai une clope une fois sorti et saluai vaguement les policiers qui refermaient la vanne, tout trempés par le prodigieux jet d’eau.

En face des grilles de l’entrée de l’usine, les gens s’étaient massés par centaines. C’était une manifestation comme les rouges les imaginaient dans leurs rêves mouillés. Jimmy Bel Œil était monté sur un monticule de palettes et d’autres encombrants récupérés ça et là. Il beuglait dans son micro au sujet des injustices dont, tous ensembles, ils étaient victimes. Une bonne partie de ces gens avaient vu le jour dans cette jungle urbaine et n’avaient jamais pensé à autre chose qu’à cet endroit pour subvenir à leurs besoins. Je pense que pas mal d’entre eux n’avaient même jamais appris à lire et à écrire car ils n’avaient jamais eu l’occasion d’aller à l’école. La situation était vraiment dure moralement pour ces gens-là mais elle allait devenir sinistre en quelques minutes à peine. Les journaux en feront leurs gros titres et en parleront un peu avant de passer à autre chose. Ils titreront « Deux jeunes s’immolent en protestation de la fermeture d’une usine », ou « Deux morts dans la lutte sociale contre le géant de l’acier ». Ils seront froids. Ils seront distants. Ils minimiseront. Et cela mettra le feu aux poudres.

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Pyramid Rouge
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Jdislava  -Jack-

Bronkov

J'ai  28 ans et je vis partout et nullepart. Dans la vie, j’étais  prostituée aux environs de  Marble street . Sinon, grâce à ma chance et mon choix, je me suis enfuie et je survie seule.

Непобедимая Сила Духа

417 / Pyramid Rouge

-L’Aigle est rentré dans la ménagerie. Je répète : l’Aigle est rentré dans la ménagerie ! Le Chat, c’est à votre tour, mettez-vous en position ! Je répète : Mettez-vous en position le Chat.

A ces mots de précipitations donnés par ce qu’on pourrait appeler la coordinatrice extérieur, ses mots te ramenèrent à la réalité alors que tu fixais une petite boîte noir en face de toi. Une petite boîte posée en face juste sur le coté de la sortie d’aération du plafond, celle ou tu devais selon le plan te glisser. Pensive tu plissait encore une fois ton regard dans une expression ridée.  L’ordre était imminent mais ta curiosité se rapportant à ton nom de code fut plus fort que la raison et c’est ici que tu perdis quelques dernières secondes qui te manquerait peut-être plus tard… Ouvrant la boîte tu y découvrit tout ce que tu redoutais de trouver ici… Sur cette mauvaise découverte, tes sourcils se froncent et ton cœur te serre. Si fort que tu en peine a respirer convenablement. Secouant la tête en fermant les yeux un instant tu te dépêche de faire sauter la grille d’aération pour laisser tomber une corde noir avant de t’y glisser et tomber à pas de velours sur la moquette d’un des bureaux de la banque.

Balayant la salle du regard tu fais ce que tu as à faire, suivant le plan avec vigueur. Les mains gantés finement d’un tissus noir type seconde peau, tu te saisit de ton couteau suisse fétiche remodelé à tes activités illégales pour faire sauter le verrou du bureau au milieu du fond de la large pièce. Fouillant l’espace du tiroir sans succès tu souris un peu. Comme si un double fond allait t’échapper... Toutes les combines, tous les trucs ou presque, tu les connais maintenant.
Faisant se lever le double fond à l’aide de ton petit couteau, tu y trouve l’objectif : une clé. Une clé que tu glisse au fond de l’une de tes poches à fermeture éclair.

Seulement, alors que la réussite pourrait se crier ici, des bruits de pas perturbent la jeune femme qui accroupit derrière le bureau se sait acculée si quelqu’un ouvre la porte. Observant la lumière qui émanait de dessous la porte c’est avec soulagement que tu constata que l’intrus était de passage. Néanmoins… En remontant te terrer dans les conduits d’aérations du deuxième, tu compris que l’intrus allait trouver Tommy en se dirigeant ainsi vers l’escalier menant au premier… Catastrophée tu prend le temps malgré tout de refermer le conduit correctement comme tu l’as fait avec le bureau pour que ton passage reste invisible…  Pendant ce temps, tu te demande si oui ou non tu  devais alerter l’aigle, au risque de le faire repérer. Sur ce dilemme difficile tu observa les cartes d’identités de tes amies disparus... Il les avaient caché là. Ingénieux.


-Medusa, ici le chat. L’aigle est en mauvaise posture, un intrus approche… Comment l’aider de ma position ?  

Sur ces paroles chuchotées, dans les secondes d’une attente qui pourrait être fatale tu avançais jusqu’à un coin de sécurité emportant avec toi les preuves d’une culpabilité qui te ramena à une promesse lointaine.

* * *
-Promet-moi que tu reviendra plus tard me chercher. Promet-le Jack !

On aurait pu croire qu’il s’agissait d’un mauvais film romantico-dramatique mais tu étais là 1 an plus tôt. Sur les escaliers de secours brinquebalant usé et même cassé au bord d’une fenêtre clouté que tu avais à moitié défoncé pour sortir. Tes cheveux, d’un blond presque blanc coulait sur ton dos en se mouillant à la pluie  épaisse qui s’éclatait sur tout les volumes de la ville. Tes yeux verts fixés dans le marrons profond des siens, ton expression est vaine et tu ne sais pas quoi faire. Ta bouche tremble, tu vois l’état de sa jambe qui est boursouflé et bleutée, traduisant d’une fracture évidente. Si tu la laissait là, demain ou après demain elle serait morte. Emmenée à l'aciérie pour disparaître je ne sais comment car plus viable à la vente de chair...

-Jack répond moi je t’en prie… Tu peux pas me laisser là, ils vont me tuer...

La bouche serrée tu colle ton front au sien alors qu’elle se tient en équilibre sur une jambe à l’intérieur de la fenêtre.

-Surtout si tu t’enfuis ils vont être sur les nerfs en me trouvant...

Ses mots sont comme des pierres dans ton cœur qui cogne lentement dans tout ton torax.  Tu sais que tu ne peux pas la porter, tu sais que vous êtes trop lourdes à deux, tu sais que les chances de réussite de la fuite s’amoindrissent avec elle… Si seulement, si seulement elle ne t’avait pas suivi, si seulement elle avait attendu que tu revienne plus tard si tu le pouvais… Si seulement elle n’était pas tombée dans l’escalier en te courant après… Si seulement ils n’était pas déjà en train de les chercher… Si seulement les choses avaient été différentes. Silencieuse, tu la prend dans tes bras après lui avoir offert un baiser d'un élan passionné.
La suite est facile à comprendre.
En fuite, le moment fatidique d’une chute sur le miroir d’eau qu’avait créé la pluie sur le bitume arrive. Elle tombe, et toi… ta liberté parle plus fort. Elle te hurle dessus que tu n’aurais jamais dû faire ça, que dans une vie pareil la solitude c’est tout ce qui vaux de mieux…
Donc, tu te cache. Au sol sous une poubelle vos regards se sont croisés pour briser ton cœur un peu plus lorsqu’ils l’emmènent en la piquant dans la cuisse.

Alors, là quand tu la voit s’immoler dans un rassemblement de foule devant l’acierie, tu n’y crois pas. Ce n’est pas elle. Pour toi ce n’est pas elle. C’est impossible. Et pourtant si c'est bien elle… Tu la reconnaitrait entre milles. Le cœur qui bat, la respiration qui flanche une larme t’échappe. Tu la croyait morte. Morte depuis des mois. Aucune trace d’elle nulle-part. Le cerveau redescendant dans ton crâne comme dans un mauvais tripe, la colère et la culpabilité te submerge. Si seulement tu avais été assez vite pour prouver la culpabilité du patron de l’aciérie, pour toutes les disparitions de corps de prostituée, tes « sœurs »,  contre quelques plaisirs charnels…

Si seulement.  
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Houmous
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Le son du liquide qui coulait me sortit de mes pensées. Assis dans un pub du quartier complètement blindé, je regardai le whiskey couler à flot dans les verres comme autant de feux crépitants dans de minuscules cheminées. Il était grand temps que tout le monde se rassemble et réfléchisse à un nouveau moyen de s’en sortir puisque la grève et les manifestations n’avaient rien changé au cours des choses. La misère guettait tout à chacun alors que l’espoir de voir renaitre le plein emploi se tarissait… Les jeunes gens qui s’étaient tués par le feu, comme la mort de cet avenir que tout le monde ici souhaitait, représentait un véritable électrochoc. Comment faire face et survivre dans cette situation où l’on combattait un puissant ? Comment tordre le cou à un système qui favorisait celui qui foulait du pied toute une population en se cachant derrière un climat économique « compliqué » ? Comment sauver ce petit monde d’une vie brisée, fauchée comme les blés ?

Je ne savais comment m’y prendre ni quoi faire mais ce que je voyais, c’était qu’au fil du temps et des hommages rendus sobrement aux années passées, aux temps révolus et aux jeunes perdus, le pub se vidait peu à peu. Certains étaient complètement saouls et partaient trouver un endroit où cuver, peut-être comme à leur habitude, d’autres s’en allaient car pleurer les morts se fait seul. Personne n’était capable de trouver une solution permettant d’avancer et de prendre une quelconque revanche. Il aurait certainement fallu se faire une raison à ce moment-là : rien ne pouvait être fait qui ne soit radical et que le grand public ne serait pas incapable de comprendre. J’aurais certainement dû m’y faire à cette époque-là. J’aurais dû accepter que je vivrais avec des remords… mais j’y ai préféré des regrets.

Au final, il ne restait que peu de monde et je pus m’asseoir au bar pour redemander un verre de tord-boyaux. Le barman avait l’air d’être aussi mal à l’aise que moi, ne sachant comment se positionner par rapport à tout ça et quoi penser de son avenir. Je lui parlais un peu et il me racontait que si le quartier tel qu’il était disparaissait, il n’était pas sûr de savoir de quoi serait fait ses lendemains. Plus encore que de pouvoir vendre, il était apeuré de perdre sa fonction de lieu de rencontre et de retrouvailles apparemment. Pour la première fois, je comprenais que c’était déjà un vieux bonhomme, bien au-delà de l’âge auquel on commence à préparer le départ, un gars sincère et plutôt silencieux d’ordinaire. Il me servit mon verre la mort dans l’âme et me rappela le regard que je devais avoir en étant arrivé pour la première fois ici…

Je trinquai avec lui avant de me tourner vers quelqu’un qu’il semblait regarder avec plus ou moins d’insistance. C’est là que je la vis, dans un des coins de la pièce, assise et hypnotisée par sa boisson. C’était une jeune femme au crâne rasé, un grand vide dans son regard forestier. Elle me semblait encore plus perdue que moi ici. Les yeux rougis, on la sentait concernée par ce qui s’était passé, mais son style ne faisait pas réellement penser à ceux des gens du coin. Elle ressortait en cela qu’elle n’était pas vraiment là. Je me décidai à m’approcher d’elle car quoi de mieux qu’être à la dérive à plusieurs ?

Je lui demandai si je pouvais m’asseoir avec elle avant de commencer à lui dire que j’étais désolé pour sa perte. Son état de désarroi global ne laissait aucun doute sur ce qui avait pu se passer. Elle n’avait pas réellement côtoyé qui que ce soit jusqu’ici dans le bar à ce que j’avais l’impression et je me rendis compte par cela qu’elle devait avoir à parler et vider son sac. Sans lui demander de le faire, je bus avec elle de nombreuses heures encore. Elle s’appelait Jack apparemment. Ce qui me frappa chez elle était la froide colère tintée de regrets qui l’animait. Elle n’était pas avare de de mots durs contre Powels et je pouvais la comprendre. Il avait réellement cassé tout un monde par ses décisions basées uniquement sur le profit. Il était de ces requins des hautes sphères complètement déconnectés de la réalité.

Je crois que toute cette histoire a réellement commencé lorsque je lui ai dit, absolument saoul, que ce qu’il fallait, c’était qu’il rende l’argent. Après tout, outre l’aciérie, les Powels avaient un petit empire financier parmi lesquels on pouvait compter la banque Westfield, les sandwicheries Billy Riley ou les boutiques Electropolis. Dans une sorte de fantasme spontanné, je lui parlai longtemps de comment faire goûter à ce vieux grippe-sou un peu de sa propre médecine. Je l’impliquai, sans m’en rendre compte, on nous donnant le rôle de ceux qui redistribuerait l’argent à tous les habitants du quartier pour leur permettre de voir venir et leur proposer de constituer un fond commun pour racheter toutes les parts de l’aciérie et de créer un endroit qui nous appartenait et dans lequel on ne vivrait plus sous la domination de quelque gros bonnet mal intentionné.

La soirée se passa relativement mieux à partir du moment où je plaisantai à ce sujet. Je crois que plusieurs fois je la fis rire même si elle n’était pas réellement convaincue par ma méthode. J’abusai largement de la boisson ce soir-là et me réveillai le lendemain avec un mal de crâne terrible et des souvenirs très vagues des heures tardives de la soirée précédente. La bouche aride, j’ouvrai un œil puis l’autre pour voir la lumière filtrer entre mes rideaux rapiécés. Une nouvelle journée comme les autres débutait, comme à son habitude. Je me relevai lentement pour sentir la pression dans ma tête et apprécier l’étendue de mon erreur de la veille. Un gémissement me vint et je me rendis compte que j’avais dormi dans mon fauteuil. Pourquoi est-ce que j’avais fait ça ? Un autre regard porté sur la pièce me permit de remarquer la dénommée Jack en train de dormir dans mon lit, juste à côté. Ah oui, elle n’avait pas vraiment d’endroit où aller pour le moment et voulait rester un peu dans le coin…

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417 / Pyramid Rouge
C’est quoi déjà, les étapes du deuil ? Choc, déni, marchandage, tristesse, résignation, acceptation. Oui quelque chose dans ce goût. Au moment ou on subit un choc, en fait on en a toujours rien a faire de ça et on aurait envie que ce soit faux, mais les choses était ainsi… Et au plus profond de son verre, Jack à rencontré son déni. L’alcool rien de mieux que pour oublier les bonnes choses et tout voir comme on veut. Et la le verre au bord de ses lèvres elle boit tout, et elle refuse de croire que ça a pu arriver. En réalité, là elle essaye plutôt de se convaincre qu’elle est là et qu’elle est triste parce que d’autres de ses amies et anciennes « collègues » ont disparu dans cette entreprise foireuse qui à laissé tout le monde dans la merde. Oui , pour l’instant elle n’arrive qu’à voir que cela. Et quand elle rencontre le yang de son yin de colère, comment tout cela aurait pu tourner au calme ?

La soirée,longue et lourde de degrés dans le verre -si on les comptait tous ça ferait peut-être 1000°c tout droit dans le gosier- la tête après cela ne peut rien faire de bien. Rien. Ainsi les deux épaves rentrent et lorsque le lendemain brille de sa plus atroce lumière se réveille le génie fou ayant déblatérer le gosier en flammes la meilleure idée.
Endormi en boule sur son matelas comme un petit animal qui ne veut pas prendre trop de place, elle dort profondément et avant cela n’avait jamais dormi si lourdement. Remarque heureusement qu’elle avait autant bu sinon, il est fort probable qu’elle n’aurait pu réussir à fermer les yeux sans penser à elle.  Lorsqu’en fin elle ouvre avec difficultés ses yeux elle constate rapidement qu’elle n’est plus dans son squat, non cette fois-ci elle est dans un vrai appart. Pas un grand luxe c’est sûr, mais pour elle c’en était vu ou elle avait l’habitude de dormir d’ordinaire. Se redressant en tournant la tête elle reconnaît le bleu des yeux de la personne avec qui elle avait noyé son âme.

Un petit sourire en coin de lèvre pour lui adresser un petit remerciement cordial et une sorte de bonjour à demi articulé. S’asseyant au bord du lit elle récupère son paquet de cigarette à demi vide dans ses bottes pour s’empresser de les enfiler à nouveau. Le paquet dans la poche, elle se retient d’allumer quoi que ce soit pour le moment. Même si sa gueule pouvait témoigner d’une impolitesse évidente elle ne l’était pourtant point. Cet homme l’hébergeait et vu la soirée étrange et pourtant pas si désagréable qu’ils avaient passé, c’était bien la moindre des choses que de rester poli.
Se levant pour le rejoindre vers la kitchenette qui lui servait de cuisine, l’odeur du café inonde la pièce alors que celui-ci fume ardemment dans sa cafetière. A sa proposition de lui en servir une tasse elle hoche un peu la tête.

-Alors, par où on commence ?

D’un air  très sérieux, elle le fixe de ses deux yeux verts de jade… Peut-être que l’alcool fait oublier ce qu’il a de désagréable au coeur d’une vie, mais pas forcément ce qu’il y a d’agréable… Malgré son mal de tête évident après avoir ingéré une telle quantité de Vodka, il était à peine croyable qu’elle n’ai pas déjà vomi et pourtant elle était là, fraîche -autant qu’elle le pouvais tout du moins- devant lui et son regard bleu du ciel, insondable. Elle était sérieuse, très sérieuse. A vrai dire elle n’aurait jamais pensé rencontrer pile au bon moment l’allumette de sa colère en gazoline. Ça la faisait même sourire un peu, elle qui ne souriait jamais sincèrement, il y avait de gros progrès…

-Chercher qui serait viable pour nous aider ? [/b

Toute la question résidait en le fait qu’il se souvienne de leur paroles alcoolisé de la veille. Maintenant que le réel d’un jour nouveau c’était levé, les idées étaient à l’heure et il fallait incorporer cette splendide idée dans la réalité que ce soit plus qu’une parole dans un bar entre alcoolisé en colère…
Le regardant elle attendait sa réponse avec impatiente lisible dans son enthousiasme facial.

-Parce qu’il se pourrait que j’ai quelques petites connaissances qui nous soit bien utile...

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Je ne me souvenais plus trop bien de toute la soirée précédente. On avait tant et tant parlé de choses et d’autres que les propos s’étaient perdus dans des rivières d’eau de vie. J’avais un vague souvenir d’avoir parlé de braquer tout l’argent bien mal acquis de ce bon vieux Powels petit-fils… Elle avait dû me raconter des choses à son sujet et sur le pourquoi du comment elle était désemparée, comme tout le monde… Je me grattais la tête en prenant deux tasses à moitié ébréchée en y mettant du café avant de m’allumer une clope et la sienne. Lui tendant la sienne, je pris un long moment silencieux pour réfléchir à ce que j’allais faire.

Perdu dans mes maux de cheveux rincés d’un océan de café et de tabac, c’est le moment où je pris une très mauvaise décision. Je lui expliquai que j’avais bossé fut un temps avec des gens qui pourraient nous permettre de venir mettre les pieds dans le pentagone s’ils le souhaitaient. Je devais passer quelques coups de fil et retourner quelques pierres.

- Je peux nous trouver quelqu’un qui puisse construire et diriger l’opération de l’extérieur. Mais après, en ce qui concerne la banque ou la méthode à employer pour s’emparer de l’argent, je n’en ai aucune idée. Essayer de voir pour trouver des gens qui pourraient nous aider de ton côté et on voit où on en est ce soir, si ça te va ? proposai-je simplement, encore peu convaincu par le projet que j’avais développé.

Musique:
 

Après un rapide passage par la douche pour me débarrasser des toxines que mon corps relâchait, je me rendis compte qu’elle était déjà partie et qu’elle s’était certainement déjà mise au boulot. J’eus un soupir en me rendant compte qu’elle était bien trop enthousiaste à l’idée de commettre un crime de haut vol tel que celui-ci. Elle avait l’air d’avoir déjà vécu des coups durs et d’en avoir vu d’autres mais j’avais quand même du mal à convenir que j’étais effectivement en train de raccrocher sur un plan aussi foireux que celui-ci…

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- Qui va là ? beugle le garde en parcourant la pièce de sa lampe torche. J’ai entendu du bruit, je sais qu’il y a quelqu’un ! Sortez de votre cachette tout de suite !!

Du fait qu’il fasse sombre, il ne me remarque pas en train de me cacher derrière une armoire. On dit que l’œil humain n’est fait que pour chercher le regard et s’il n’en trouve pas, il peut ignorer une forme humanoïde. Alors qu’il avance et s’apprête à passer à côté de moi, je profite de l’occasion pour saisir sa main qui tient un revolver et lui retourner le poignet. Il lâche son arme dans un petit cri de surprise et je l’attrape et l’accroche à l’armoire avec un serre-fil que j’ai trouvé précédemment. Je lui pique son bipeur et m’en vais rapidement en verrouillant la pièce derrière moi… en espérant que ça suffise.

- Allô, Mike ! Y a quelque chose de ton côté ? demande une voix au travers du bipeur.

- Médusa, j’ai besoin d’un soutien ! Il y a un type au bipeur qui va me demander le code d’un certain Mike ! dis-je, en pleine descente d’organes, à l’oreillette.

- Du calme, Aigle, j’ai entendu et j’y travaille. Le code est… C35F47 !

- Allô, central ! C’est encore un de ces foutus rats… Fausse alerte, je déblatère, retour à ma ronde habituelle.

Après quelques instants, le central répond en me disant de les appeler si jamais il se passe quelque chose de bizarre. Je soupire de soulagement… Comment est-ce que ça a pu passer ? Et comment est-ce que j’ai pu faire une erreur si grossière dans mon infiltration… J’ai fait ce genre de choses toute ma vie et la première fois que je le fais pour quelque chose qui me tient à cœur je fais n’importe quoi. Je me remets en mouvement en entendant dans mon dos le garde en train d’essayer de se libérer…

- Médusa, j’amorce le plan B. Je vais avancer vers la laverie pour obtenir la puce d’uniforme dont on a besoin pour passer les lasers du couloir. Rdv dans 30 clics, Chat. Terminé.

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Le centre de Manhattan a été à une époque l’un des lieux les plus peuplés du monde. C’était même le centre du monde à une époque, avec la bourse de Wall Street. Je regardai autour de moi et me rendis compte qu’il y avait un tel maelstrom de personnalités et de styles différents que je ne ressortais pas plus que ça. J’avançai et poussai la porte d’une petite boutique de serrures. Je regardai autour de moi et entendis la patronne, à moitié désabusée, me dire qu’elle n’ouvrait que dans 20 minutes sans lever les yeux de son magazine de sport. Je jetai donc un coup d’œil autour pour voir toutes sortes de modèles entreposés sans réel ordre compréhensible.

- Eh, on est ferm-, commença-t-elle à râler jusqu’à ce qu’elle voie ma tête et s’interrompe quelques instants. Qu’est-ce que tu fais ici, Hagle ? Je croyais qu’on n’avait plus rien à se dire depuis que tu étais revenu à la vie civile ?

Je me promenai encore dans sa boutique et m’approchai du comptoir pour venir y poser mes mains simplement. Je la regardai dans les yeux. Elle avait vieilli depuis la dernière fois qu’on avait bossé ensemble. Son visage arborait des lunettes plus épaisses que celles qu’elle portait auparavant, avec des montures noires et droites. Elle avait troqué le tailleur pour une chemise sur un débardeur et un jean. Ses cheveux étaient mouchés de blanc, comme une carrosserie qui s’écaille inlassablement. Quelques rides sur son front me laissaient penser également que passer à une vie d’entrepreneuse s’était avéré plus complexe qu’elle ne l’avait prévu…

- Je t’offre un café ? Je voudrais te faire une proposition, répondis-je finalement en soutenant son regard acéré.

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