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 Madness among us- feat Jo'

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Pyramid Rouge
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Outlast_test_06.jpgMise en Situation



Là au cœurs des montagnes de Lake Country, Colorado se trouve l'asile peu visité mais tristement célèbre de Mount Massive. Aussi accueillant qu'un essaim de guêpes seuls les professionnels de l'établissement y pénètre chaque jour. Fermement encadré personne ne rentre ou ne sort autre part que par l'entrée principale ultra sécurisée mais surtout personne n'est assuré de ressortir une fois entré dans cet enfer sur terre.
Personne ne le sais et pourtant, quelque chose se prépare sur le site de Mount Massive... Une découverte majeur.




SPOILER:
 
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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

Zarnala-Deviant Art

Là, à l’aube de la journée classant l’été comme terminé, Scarlet est déjà debout. Fine femme de constitution fragilement divine d’un mètre soixante-huit tout au plus, même sortant du lit elle était majestueusement attirante. Un baiser dans le creux de son cou déposé et un homme à la barbe blanche la quitte pour rejoindre ses obligations habituelles. De son coté, elle, doit faire de même, alors dès qu’elle entend la porte d’entrée claquer du départ de l'homme, elle sortit d’un tiroir de coiffeuse un porte cigarette noir vernis et magnifiquement sculpté pour commencer à y accrocher une cigarette qu’elle alluma. L’amenant à ses lèvres, elle relâchait la fumé par le nez tandis qu’elle mettait ses cheveux en plis pour ensuite apposer sur ses pulpeuses lèvres un rouge à lèvre rouge vif mais tout de même assez profond et brillant. Quelques coups de brosse en minuscule rouleaux sur ses longs cils, il ne faut que très peu d’artifices à la dame pour trouver l’apogée de sa beauté. Enfilant rapidement des dessous distingués et des bas noir profond, c’est une robe noir et rouge qui viendras vêtir son corps en arrivant à son genou tandis que ses talons vernis rehausse sa petite taille. Finissant une première cigarette elle avale rapidement un café aussi noir que ses cheveux pour finalement, enfin enfiler son manteau de fourrure et saisir ses clé de voiture, ses gants, et son téléphone d’aucune technologie poussée.
Au volant de sa Mercedes des années 70’s de couleur bleu mentholé elle n’a même pas à ralentir lorsqu’elle se rapproche des rambardes d’accès sécurisés, les gardiens la connaissant très bien, et connaissant sa nature sévèrement charismatique... Ils ne préfèrent pas l'embêter de l'idiot contrôle d'entré malgré que cela constitue une faute professionnelle. Garée sur une place réservée, on entend d’ici  un brou-ah  irréguliers de personnes. N’y prêtant pas vraiment attention, la dame s’avance vers l’entrée principal avec assurance en fumant une nouvelle cigarette élégamment. Saluant rapidement les gardiens de service, elle traverse le hall principal sans encombre pour rejoindre l’ascenseur et aller à l’étage des bureaux. Sur l’une des portes, se trouve le nom de la psychiatre inscrit. L’ouvrant avec sa clé personnelle, lorsqu’elle la tourne, elle sait déjà que quelqu’un qui n’est pas elle, est entré. Effectivement le docteur Elkins mettait la serrure d’une certaine façon en la fermant pour savoir si quelqu’un d’autre qu’elle rentrait dans son bureau en son absence et c’était bien le cas présentement. En allumant la lumière, elle vit effectivement la raison de l’intrusion dans son bureau, une lettre, propre, emballée d'une enveloppe blanche simple posée sur son bureau. Soupirant, elle sait déjà de qui cela provient et s’en agace un peu. Balançant son manteau sur le sofa qui se trouvait dans un coin elle fume nerveusement, et si cela était possible elle fumerait certainement des oreilles tant elle était agacée. Ouvrant la lettre, elle a un petit sourire pincé lorsqu’elle lit son contenu. Réfléchissant rapidement pour contrer cet odieux message elle sort promptement de son bureau pour reprendre l’ascenseur et rejoindre contre la volonté de plusieurs gardiens- visiblement incapable de lui dire non pour une mystérieuse raison- le bureau souterrain d’un docteur et grand manitou de l’établissement depuis le commencement de plusieurs recherches.

Ouvrant la porte du bureau furieusement, Scarlet garde son air froidement mauvais sur le visage. A vrai dire sa démarche reste souple et élégante et il n’y a que le bruit de la porte claquant contre le mur violemment qui vient indiquer son état émotionnel. Derrière un bureau un homme plus que vieillissant, collé sur un fauteuil roulant est penché sur son travail et sourit un peu en voyant la dame devant lui.

-Scarlet, je savais que vous viendriez me voir. Vous avez reçu ma petite lettre ? Asseyez-vous je vous prie.

Croisant les bras elle reste debout face à lui malgré l'invitation de l'handicapé à ce qu'elle s'assoit, par simple obstination.  Imposant un silence elle le fusille du regard avant de décrocher le moindre mot.

- Elle a finit au feu, votre écriture est immonde. Mais… Voyons, je comprend que Murkoff ai des financements limité cependant expliquez-moi… Je vous fait si peur que cela pour que vous m’écartiez du projet de la sorte pour une simple raison de financement? Je sais que c’est un prétexte,et  je voulais vous arracher de la bouche la vraie raison pour tout vous avouer. Docteur. Wernicke.

L’homme ne fit pas de détour pour lui répondre et appréciait regarder la dame de fer de son établissement qui s’était d’ailleurs assise sur le rebords opposé de son bureau fumant comme un pompier. Il ne la quittait pas des yeux et cherchait la pupille de son regard glaciale.

-Intelligente, c’est bien pour cela que nous vous avons recrutée ici, néanmoins vous voyez bien que les recherches ne donne que trop peu de résultats encourageants sur vos patientes féminines...

- Voilà donc la vraie raison... Et serait-ce si compliqué de me transférer sur l’aile des hommes ? Ou bien de laisser encore un peu de temps à mes patientes pour laisser de bons résultats apparaître ?

-Vous savez l’effet que vous avez sur eux, Scarlet et puis je ne voudrais pas désobéir à mon supérieur...

Il souriait perversement en la regardant et insistant sur ce dernier mot qui sembla faire monter la moutarde au nez de Scarlet qui tournait d’un doigt son alliance autour de son annulaire. Se penchant sur le bureau très près de lui elle le regardait dans les yeux froide et cruelle.

- Vous gagnez pour cette fois Wernicke, je saurais vous le revaloir.

Fit-elle en souriant, aussi tranchante qu’un sabre. Se relevant du bureau en ajustant sa robe collante dévoilant un léger ventre elle sortit fièrement et remonta à son bureau. Devant la porte l’y attendais un infirmier, infirmier qu’elle pourrait presque qualifier comme étant son bras droit tant ils travaillaient souvent ensemble. Un sourire lui échappant légèrement de la bouche aujourd’hui elle avait décidé de porter sa blouse, qu'elle avait récupérer a la blanchisserie au passage, ce qui était étonnant car elle ne la portait jamais.  Entrant dans son bureau elle laissa la porte ouverte invitant ainsi l’infirmier à entrer.
S’asseyant avec grasse elle brûlait avec son briquet  la lettre de son collègue et supérieur hiérarchique regardant les flammes avec apaisement.

- Quelles nouvelles me ramenez- vous mon cher ?  Moi, j’en ai de mauvaises, nous allons devoir changer de salle de traitement voyez-vous… En soi, ce  n’est peut-être pas tant que cela une mauvaise nouvelle.


Lâchant la lettre enflammée dans son cendrier d’acier elle sortie de sa poche des clés qui ne lui appartenait pas… Des clés d’un laboratoire fermé et inutilisé auquel elle ne devait pas avoir accès. Seulement dans un milieu pareil il fallait savoir contourner l’autorité pour briller. Ainsi, le vieillissant docteur Wernicke ne se rendrait sûrement  pas compte avant un bon moment qui lui manque désormais une clé à son immense trousseau toujours posé sur une extrémité de son bureau...

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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Il se lève, empâté, dans sa chambre de bonne. Il y arrive de moins en moins avec ces postes, il lui faut une poignée de réveils pour l'extirper du coma nauséeux qui lui sert de sommeil, il lui faut une poignée d'angoisses pour le sommer de retourner au travail. Ces derniers temps, il a mal aux os. Aux fémurs, surtout. Il passe un temps fou debout, mais ce ne serait pas par cela qu'il se l'explique. Brodie travaille à l'aile des femmes, un infirmier parmi les autres, tragiquement commun - voilà bien trois ans qu'il s'échine à Mount Massive, cueilli par la Murkoff et appâté par la promesse d'assurance maladie. Mais son sommeil n'est plus le même, et sa veille non plus par ailleurs.

Être infirmier psychiatrique ne lui fait pas peur, ce qui l'effraie c'est ce traitement qu'ils réservent aux malades : les ondes, les médicaments, les jets d'eau forte et autres électrocutions, il ne voit pas comment cela devrait les soigner. Mais la prise en charge par la Murkoff est gratuite pour les familles des déviants, et elles se réjouissent d'imaginer leurs proches soignés ou du moins débarrassés malgré leurs maigres bourses. Brodie ne sait pas pour les expérimentations, le projet, les manigances de l'asile. Il n'est pas habilité à ce niveau de confidentialité. Lui se contente de ponctionner les accumulations bronchiques, de soigner les escarres purulentes, et de nicher au fond des gorges ou des veines ce qu'il faut d'empêchements médicamenteux. Evidemment il doute du traitement, il n'est pas stupide ni mauvais soignant, mais il n'a plus la force ni la passion de remettre en question ce qu'il fait, il tente d'accomplir humainement l'inhumain, mais surtout il exécute ce qu'on lui demande, parce qu'il ne réfléchit plus autant, et parce qu'on le menace dans le cas contraire.

Il enfile son ensemble de travail, se rafraîchit au lavabo fuyant, contemple la désuétude de son visage, si vieux pourtant si jeune. A 32 ans, il se rend encore au travail en scooter ; ce n'est pas là qu'il voudrait, devrait être. Il n'a pas la présence d'esprit de se le formuler. Il présente son badge aux vigiles, il est là tôt, il fait encore nuit, déjà frais. Dès que l'on rentre dans les couloirs des patients, l'odeur concurrence les râles d'agonie. Tantôt de vastes pièces criblées de lits en rangs d'oignon, malades attachés. Tantôt de plus maigres cellules capitonnées, habitées de dangers en camisole, vides de mobilier. Toutes les patientes ne sont pas agressives, mais elles sont toutes malheureuses.

Brodie prend les informations de l'équipe de nuit. Comme toujours, les nouvelles sont mauvaises : une telle a mal réagit aux dernières salves d'ondes et vomit du sang, une telle s'est mise à se ronger les membres en raison des démangeaisons, une telle est morte et on l'a laissée à la vue des autres en attendant qu'arrive l'équipe de la morgue. Cinq heures du matin est pourtant un moment calme, qui sera troublé dans deux heures par le petit déjeuner, par sonde nasale pour la plupart, incapables de mastiquer ou d'avaler pour diverses raisons. Beaucoup n'ont plus de dents, certaines même plus de mâchoire, et alors il a fallut opérer pour que le menton ne fasse plus qu'un avec le larynx. Nombreuses sont celles qui ne réalisent pas qu'elles reçoivent à manger, et qu'il faut mâcher, avaler. D'autres encore ont peur de tout ce qui approche de leur visage et se débattent férocement (celles-ci, même pour la sonde, il faut les assommer). Enfin, il y a celles qui ont tellement de glaires que plus rien de solide ne passe. Brodie est un soldat au premier rang alors qu'il entame la tournée des médicaments, inlassablement, comme chaque jour de sa vie - sauf un petit jour et demi de week-end, souvent rongé par les heures supplémentaires et les appels au secours du service. Peu importe, il n'y a personne pour l'attendre chez lui de toutes façons.

A huit heures et après déjà bien des luttes avec sa petite quinzaine de patientes, Brodie doit s'en retourner à sa supérieure, la docteure Elkins. C'est une dame surprenante, plus âgée mais terriblement magnétique pour le jeune homme, lui qui ne se rappelle même plus tout à fait le corps d'une femme valide à force de voir ces charcuteries de femmes tubéreuses. Parfois il rêve d'elle, et qu'au moment de la posséder, elle prend l'apparence d'une patiente, ses cheveux s'arrachent par poignées et son visage rosé se creuse en grisonnant, ses hanches pulpeuses deviennent angulaires, son ossature s'effrite entre ses doigts, et il s'éveille en sueur, pestant sur Mount Massive qui lui a tout pris, tout, même ses fantasmes. Elle le trouble, parce qu'elle est au-dessus de tout cela. Elle n'a pas ses mains dans le sang, dans les diarrhées, dans les descentes d'organes. Elle a su rester belle et puissante dans ce rouage qui compacte les humains. De son bureau, on n'entend presque plus les cris.

Elle est arrivée après lui, et il s'est sentit stupide et malpoli. Mais ce sourire, ça vous vrille les reins, ça vous ramène à la vie. Il entre derrière elle, comme elle le laisse entendre. Elle l'étonne, dans cette blouse immaculée, alors que sur ses scrubs, il est tâché de sang et couvert de cette pâte qu'ils donnent donc par le nez en guise d'alimentation. Elle brûle une lettre et l'infirmier reste interdit. Cette femme c'est la destruction distinguée, c'est la déesse qui envoie du ciel ses éclairs sur les mortels, et Brodie se sent privilégié d'être dans certaines de ses confidences.

"Quelles nouvelles me ramenez- vous mon cher ?  Moi, j’en ai de mauvaises, nous allons devoir changer de salle de traitement voyez-vous… En soi, ce  n’est peut-être pas tant que cela une mauvaise nouvelle."

Elle jette sur la table une clef et l'infirmier n'a pas le recul nécessaire pour comprendre. Il tente d'être efficace, Dr. Elkins est exigeante, et c'est la dernière personne qu'il tente de ne pas décevoir. Il ne voit que ses collègues, épaves analogues à lui-même, et ses patientes, restes humains tout juste en vie. Mme Elkins est la dernière chose du vrai monde, plus forte que Mount Massive, plus forte que la Murkoff il veut le croire, brasier d'ambition qui enflamme tout obstacle comme cette lettre. Brodie voudrait être le tiers de cette femme. Mais il n'a aucune bonne nouvelle, et il craint pour ce majestueux attacus de se brûler les ailes à son propre feu.

"La patiente ID 129-RG est décédée dans la nuit des suites du traitement, à savoir cancer généralisé en phase terminale, avec tumeurs. Les autres patientes sont en dégradation, mais néanmoins stables. Nous avons mis l'ID 152-EN en thérapie d'onde ce matin, elle est encore en récupération mais c'est difficile. Elle tient beaucoup de propos incohérents, c'est toutefois encourageant qu'elle soit toujours capable de parler - de là à parler d'une bonne nouvelle ..."

Il est mal à l'aise des échecs de ses patientes, bien qu'il n'y soit pour rien. Il se risque à une question. Il voudrait entrer dans son monde, un tout petit peu, faire partie de son univers, toucher du doigt la grâce de ses hauteurs, à défaut de la toucher du doigt, elle.

"Qu'est-ce que cela signifie ? Nous allons perdre notre travail ?"

Rien n'y fait, il reste au sol avec son esprit. Pas d'angle grandiloquent, il demeure dans sa petite personne anxieuse de quitter ce travail qui l'a rendu inapte à tous les autres. Il y a vu des choses qu'on ne verrait pas même en guerre, et son cerveau ne semble par ailleurs plus savoir aller bien loin. Chaque fois qu'il force sur son intellect, il entend comme un bruit de fond derrière sa nuque, ses fémurs qui claquent. Chaque fois qu'il vérifie, ils demeurent bien solides, et il s'inquiète de sentir tous les jours gonfler son acouphène menaçant.



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ID 152-EN | Ellen Neville
Date d'admission : 6 juillet 20..
Motif : internement suite à de multiples meurtres dans la nuit du 3 au 4 août 20.. au sein de la maternité de _______ dans le Maine, USA.
Date de début de traitement : 7 juillet 20..
Dispositifs : Entraves médicamenteuses et physiques. Admission du "Traitement Wernicke" dans l'alimentation par sonde nasale et sous perfusion - réactions négatives. Suivi des "Ondes Wernicke" depuis le 2 septembre 20.. - réactions négatives.

La patiente souffre d'un dérèglement du complexe hormonal sévère avec nodules intempestifs sur le circuit génital et reproducteur, irruptions cutanées, règles surabondantes ou tout à fait absentes. Totalement immunodéprimée - infection progressive et généralisée depuis le derme jusqu'aux organes, avec entre autres bubons. Sous contrôle relatif avec les antibiotiques expérimentaux. Apparition d'une tumeur à l'estomac, retirée avec succès, malgré une perte de poids importante (masse presque divisée par deux). Surveiller l'activité cérébrale en prévision d'une tumeur ici aussi. Crises d'épilepsie puis neurasthénie. Activité des yeux anormales avec mouvements latéraux irréguliers et révulsions violentes. Délires sévères autour d'insectes et volonté meurtrières encore exprimées. La patiente n'a presque plus de lucidité.

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Spoiler:
 
Desmouchesdesmouchesdesmouchesdesmouchesdesmouches. Dans les yeux elles pondent les vers dans ma tête lesverslesverslesverslesverslesvers. Ca crisse sous le crâne, ça gratte, ça gratte, ça gratte trop les cheveux ça empêche de gratter j'arrache les cheveux je gratte ça crisse dans le crâne ça gratte. Je dors plus dormir pourquoi ? Dormir ou pas allongée tout le temps allongée avec les mouches dans les yeux ça pond les vers ça crisse. Main attachée pieds attachée main qui cherche et l'os qui rappe je rappe l'os le drap rappe l'os le lien rappe l'os ça rappe ça crisse l'os la tête.

On hurle une morte c'est moi c'est elles. Cette nuit la morte a dit je meurs. Jemeursjemeursjemeursjemeurs nous toutes jemeurs jeux meurs jeux mûrs leurs jeux. Je rappe l'os, l'ongle gratte, ça gratte ça saigne la hanche je saigne main attachée le long du corps j'atteins la hanche ça saigne avec l'ongle. Ca saigne vivant. Vivant pas mort. Jemeurspas. Elle pas moi. Moi, dehors. Dehors, moi, dedans mois, mouches dedans. Elle est moi ? Moi pas elle, pas elles. Lesmoucheslesmoucheslesmouches sur le corps. Le corps là toute la nuit elle a dit je meurs toute la nuit morte avec les mouches.

Manger le tube le nez les yeux qui se retournent chercher dedans le cerveau trouver ce que c'est. C'est quoi le tube c'est le manger, manger dans le nez derrière la gorge les yeux révulsent ils cherchent le tube dans la gorge. La gorge dehors y a plus de peau ? La gorge dedans ça brûle y a pas la place trop de glaires trop de vomis trop de tubes ça brûle ça saigne. Ca saigne vivant. Vivant souffrant. Souffre en vivant. Vivant pas mort. Pas mort pas elle. Pas les mouches. Les vers la tête le tube les yeux en arrière ça brûle ça crisse ça gratte ça rappe ça saigne ça vit. Morte toute la nuit moi vivante le tube pour manger. C'est le matin. Moins de mouches les yeux reviennent. Les yeux reviennent la tête revient j'ai mal à la hanche. La hanche qui rappe. Sang sous l'ongle. Escarres sous le lien. J'ai mal.

Détachée soulevée rattachée assise la tête qui pend sur la nuque ça tangue ça tangue je vomis trop couchée pas l'habitude. Je vomis ça brûle la gorge encore ça tombe sur moi ça brûle la peau encore. Ca tangue tête qui tourne murs qui avancent tout seuls ou bien j'avance dans le couloir on me pousse, poussez madame poussez. Ca pleure, je pleure ? Les larmes ça tombe ça rappe ou ça brûle. La peau papier la peau fragile elle part quand je touche. Attachée je peux pas toucher sauf la hanche la hanche qui saigne. Poussez madame, ça saigne c'est mort pourtant.

Le siège pas le siège je crie PAS LE SIEGE. Paslesiegepaslesiegepaslesiege. Le siège pourtant bâillon pourtant lien sur les chevilles sur les mains sur la tête - REGARDE L'ECRAN, NON PAS LE SIEGE. L'écran pourtant allumé ça crie dans l'oreille c'est moi c'est l'écran ça vrombit ça vomit ça ramène pire que les mouches ça ramène les papillons les papillons qui se posent sur ma tête et battent les ailes et je vais mourir trop de bruit dans la tête la tête qui vrombit et qui bruit la tête sous tension la tension dans les yeux les yeux révulsent dans la tête pas dans la gorge pas le tuyau mais les papillons. Ca crie c'est moi c'est l'écran. Ca s'éteint, c'est moi, pas l'écran.

Réveil dans le lit on veut me tuer c'est sûr c'est certain je le dis même avec la gorge qui brûle ON VEUT ME TUER C'EST CERTAIN mais y a que VEUX TUER CERTAINS qui sort, la tête pas pareille dehors ou dedans on me tue je tue, je tue poussez madame je tue on me tue. La tête ça vibre les os ça claque c'est les vers dans les os ils crissent les mouches dans les yeux les yeux révulsent ils paniquent faut voir entre les mouches. Plafond sale 665 gros carreaux au plafond quand ça allait bien quand je disais ce que je disais et je retiens, je retiens ça parce que 665 je saurai plus les compter je sais pas combien ça fait - ça fait combien quoi ? Faut voir entre les mouches plafond sale 665. 665 se rappeler 665. On parle j'entends je comprends plus c'est la tête ça fait du bruit ça vrombit ça vibre les papillons sont encore là je tousse ça tousse ça brûle j'ai mal. LES PAPILLONS LES PAPILLONS CA CRISSE LA TETE 665. Il repart il parle plus ou j'entends plus je pleure les papillons sortent par les larmes mais cette fois restent dans la tête la peau s'effrite ça gratte la tête sur l'oreiller ça rappe je bouge la tête pour gratter ça rappe ça saigne la peau qui part j'ai mal je pleure les papillons dans la tête ça gratte ça vrombit ça fait peur.


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L’observant assise dans son fauteuil comme la veuve noir tissant sa toile en ces lieux elle lui indiqua du bout du nez avec un sourire qu’il pouvait s’asseoir si il le souhaitait. En l’écoutant attentivement, elle se demandait si il était réellement prêt pour ce qu’elle allait lui proposer. Était-il suffisamment fiable ? Et suffisamment  en bonne santé mentale pour l’aider à aller quérir sa victoire ? Oui, elle se posait toutes ces questions en observant chaque trait de son visage toujours ridé dans la tristesse. Cela ne lui plaisait pas, non, au contraire, cela lui arracha son sourire pour une expression bien plus neutre.
Également elle fronçait des sourcils en l’entendant nommer les patientes par leur numéro de dossier. Tout cela la poussa dans un soupire a rallumer une nouvelle cigarette. Si il y avait une chose à remarquer c’est que la dame gardait toujours un gant fin sur sa main gauche, elle ne l’enlevait jamais en présence d’autres.  Si elle pouvait paraître agacée par ce qu’il disait c’était pour le coup plus des éléments mineurs qui la faisait réagir ainsi. Sa petite question terrifiée lui fit râler en gorge un petit rire effronté.

- Vous fumez monsieur Moore ?

Un sourire aux lèvres elle ouvrit sur le rebord face à l’infirmier une boîte dorée cylindrique très bien décorée. Relevant le bouchon, plusieurs petits bec de métal tenait en un porc-épic artistique une nuée de cigarette. Certains emplacements était vide et elle en profita pour les combler des cigarettes qui se trouvait dans la boîte tout aussi belle de sa poche. Le laissant se servir ou non, une boîte d’allumette hornée était à sa disposition. Elle relâcha enfin sa fumé par le nez avant de lui répondre.

- Vous avez une mine affreuse ces derniers temps,cela me contrarie beaucoup,  vous devez avoir quelques jours de vacances dans les prochains jours n’est- ce pas ?  Hum concernant les patientes, je vous serez gré de me les nommer par leur prénom dans un avenir proche, s’il vous plaît, vous savez que j’ai du mal avec ces numéros. Je vais m’occuper d’adresser nos condoléances à la famille de cette pauvre femme dans la mâtiné mais d’abord nous devons rapidement retirer...

Elle chercha rapidement dans son bureau le dossier portant le numéro de patiente qu’il avait indiqué pour l’ouvrir et regarder le nom.

- Ellen, c'est ce que je pensais... de thérapie d’ondes.

Un petit sourire aux lèvres elle se leva pour regarder par la fenêtre de sa porte si quelqu’un serait susceptible d’écouter, puis d’un geste sec elle fit descendre sur la fenêtre de la porte du bureau un petit store, occultant ainsi les potentiels regards indiscrets. Se rapprochant de l’infirmier dans son dos, elle vint délicatement poser ses mains sur ses épaules comme le ferait une amie,une sœur, une mère bienveillante. Mais pour un regard non biaisé par la folie de ce lieu, elle ressemblerait certainement plus à une araignée ayant coincé le bon papillon sur sa toile.

-Et pour vous répondre, non, nous n’allons pas perdre notre travail, jamais, tant que vous êtes à mes cotés, je vous l’assure. Néanmoins, les choses vont devoir changer malgré moi… et j’aimerais savoir si, je peux vous en parler en toute...  Elle approche ses lèvres de ses oreilles. confiance.

Lâchant son emprise douce sur ses épaules elle vient enfin se mettre plus dans son angle de vue, ce même petit sourire de sainte aux lèvres.  Le regardant elle attendait sa réponse, même si elle savait bien qu’il ne dirait pas non. En même temps elle souffla un peu de fumée vers lui pour le plonger dans une impression charismatique de sa personne.

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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Brodie se ramasse sur lui-même d'une honte intimidée, embarrassé de la déception de la docteure, mais menacé aussi par les flèches-nicotines qui dardent vers lui dans leur carquois cossu. Il fumait, oui, ne fume plus. Voilà un des nombreux mets qui lui manquent, et dont il a pourtant dû se priver : depuis un an, et de mal en pis, le jeune homme traîne une bronchite chronique qui lui expectore ses dernières énergies dans des râles souffreteux. C'est le cas de beaucoup d'autres ici, surtout des plus anciens - entre collègues, ils ont mis ça sur le dos de la vétusté du bâtiment, sur la composition des murs, ont haussé les épaules comme pour chasser l'oiseau de vérité qui se posait dessus, et ne se sont pas risqués à faire le rapprochement entre les détresses pulmonaires des patientes et leur exposition quotidienne au même traitement qu'elles. Personne ici n'a envie d'arracher le pansement du statu quo sur la plaie véreuse de l'évidence.

Elle lui reproche sa décrépitude, et son manque d'humanité avec les malades. Madame Elkins ne sait pas. Ces femmes ne peuvent pas avoir de nom. Elles ne peuvent pas conserver leur individualité, leur humanité. Physiquement d'ailleurs, elles ont le plus souvent perdu leur visage, défigurées, ou alors elles portent toutes le même. Édenté, émacié, la peau craquelée de pustules surinfectées, les paupières mangées par la gale et condamnées à rester ouvertes sur des yeux vitreux - parfois aveugles - et précipités extatiquement de gauche à droite. Si Brodie donne une identité à ces souffrantes, à ces mourantes, il se suicide. On ne peut décemment pas faire ce qu'il fait à des humains. Qu'elles perdent leur visage et leur nom, voilà la condition pour qu'il ne perde pas sa vie, pendu au cuivre miteux de la tuyauterie problématique de son taudis, incertain qu'il supporte le poids de sa culpabilité. Ca, ou interné à son tour. "Une mine affreuse", voilà le mieux qu'il puisse faire ces temps-ci - mais il acquiesce docilement, silencieusement, impressionnable par le brillant esprit et le rondement charnel de la volupté naturelle de Scarlet. Il ne lui reproche pas sa naïveté, il se rassure même de la savoir à l'abri du charnier.

Madame Elkins se lève et il ne peut empêcher un regard sur sa beauté, irréelle alors qu'elle s'approche de lui, tous stores tombés par ailleurs, et se niche dans son dos. Se refusant à admettre ce qu'il voudrait voir arriver, car une dernière fausse joie serait peut-être fatale pour ses fémurs qui claquent et tirent toujours en lui, il demeure raide sur sa chaise, d'une neutralité relative, tremblant presque. Sa supérieure se saisit de ses épaules, et l'électricité mortelle de la finesse de ses phalanges se répand dans toute l'échine de l'infirmier qui parvient mal à rester de marbre. Des années de temps, des millénaires en durée, qu'aucun contact n'a plus flatté sa stature. La seule vie physique qui lui reste est celle des entraves des patientes, qu'il porte pour les amener du lit au fauteuil et du fauteuil au lit, loques pourrissantes et nauséabondes entre ses bras fermes et douloureux. Il retient douloureusement son souffle tandis qu'elle se penche à son pavillon - le frisson le parcourt une nouvelle fois, et la sensualité qu'il ressent en deviendrait désagréable tant elle est inhabituelle. Brodie retrouve de sa composition alors qu'elle l'abandonne sans s'éloigner toutefois, lui permettant une goulée d'air vitale après cette suspension de lui-même dans l'anticipation effrontée, censurée et malgré tout déçue d'un rapprochement humain.

Elle souffle en son visage une nuée enfumée de tabac qu'il tente de saisir en l'humant, saveur lui manquant invariablement, doublée d'autant plus de l'attirance manifeste qui émeut Brodie pour l'intelligence furieuse et le charisme moqueur de sa supérieure. Ses fémurs fébriles le rendent impatient et il se lève, d'autant plus proche et maintenant face à Scarlet, toisant par la taille mais toujours infiniment plus petit, souffle long et encombré par la bronchite. De ses cheveux remontent une senteur patchouli, caractérielle, affirmée, qui ne fait pas l'unanimité mais ne laisse personne indifférent. L'infirmier reste à sa place, immuable ou résigné.

"Je vous écoute, vous pouvez me faire confiance."


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Scarlet

Elkins

J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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???

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Se tenant debout face à lui elle devait lever un peu les yeux pour les poser dans les siens. Un sourire franc sur les lèvres, elle joint un peu ses mains en mimant un petit applaudissement à sa réponse positive. Il était silencieux et semblait subir la vie comme un fleuve de douleurs permanent, en cela Scarlet avait un peu de peine pour lui. Mais, si il se montrait efficace à ses cotés elle avait des projets pour lui, de grands projets. Retournant derrière son bureau en passant sa main sur ses bord jusqu’à se retrouver à son siège de cuir sur lequel elle se rassoit tranquillement, il ne lui faut que peu de temps pour atteindre la moitié de sa cigarette. Les yeux plus enjoué elle semblait toujours aussi froide qu’une mer polaire.

- Parfait, dans ce cas sachez que les fonds des tests de Murkoff sur nos patientes ont été diablement coupés par cette vermine de Wernicke sur ordre de notre supérieur… hiérarchique. Ce dernier mot semble l’incommoder fortement et elle en ferme les yeux sur l’instant. Puis, elle viens comme achever la lettre de son mégot qu’elle vient rageusement écraser dans son cendrier... Par conséquent, j’ai tout de même réussi à voler la clé de ce laboratoire de recherche mis de coté pour le moment. elle pousse un peu les clés sur son bureau. -Et par son biais,nous devons trouver cette solution de traitement expérimentale rapidement , avant Wernicke pour tout vous dire. C’est là que j’ai besoin de vous à mes cotés et de toute votre discrétion par la même occasion.

Fit-elle simplement en observant ses réactions, elle voudrait lui en dire d’avantage mais le temps s’écoulait et Ellen n’attendais certainement qu’une chose : pouvoir sortir de thérapie expérimentale rapidement. Ainsi, la magnifique psychiatre se releva et dans une sorte de bouffé de chaleur ouvrit sa blouse, dévoilant sa robe. Voyant l’état affreux dans lequel il se trouve, elle se dirige vers un placard ou se trouve plusieurs clés. Se saisissant d’une, elle la tend à Brodie avec un léger sourire.

- Prenez le temps de vous changer, prenez une nouvelle tenue de travail et dites à la blanchisserie que c’est pour moi. Ensuite nous irons voir Ellen et les autres patientes.

Effectivement la blanchisserie demandais des compte pour chaque personnels. Allant à la porte elle l’ouvrit, faisant entrer la lumière non naturelle du couloir dans la pièce qui était jusqu’à lors, un peu plus sombre. Lui indiquant de sortir elle referma derrière eux et l’accompagna à l’ascenseur. Là, son téléphone sonna et elle râla un peu avant de raccrocher sans répondre après avoir levé les yeux eu ciel en lisant le nom qui s’affichait. Le téléphone sonna a plusieurs reprise et dans un sourire en sortant de l’ascenseur elle s’éloigna un peu faisant signe a Brodie de ne pas l’attendre. Tandis qu’elle se dépatouille de ce coup de fil gênant, un homme de stature moyenne et assez jeune s’avance en trottinant vers elle.

-Scarlet ! Vous êtes là, s’il vous plaît 5 minutes de votre temps. Je sais que mon oncle n’approuverait pas que je vienne voir sa compagne ainsi mais  j’ai besoin de vous, c’est ma sœur… j’ai peur qu’elle souffre d’une folie passagère depuis la mort de nôtre père… . J’aurais besoin que vous acceptiez de l’interner pour… La rendre un peu plus folle… si vous voyez ce que je veux dire...

Tout était dans le sous entendu et si au début elle ne comprenait pas, elle comprit rapidement lorsqu’il expliqua maladroitement ses désirs d’obtention de l’intégralité de l’héritage de son père. Finn était un jeune homme d’environ vingt six ans et avait une mine affreuse, Scarlet connaissait son existence mais jusque là n’avait fait que le croiser.  N’étant que pièce rapportée, pour elle il ne s’agit que de contrats de bienséances avec la famille de l’autre. Soupirant, elle garde un air froid ne se cachant absolument pas de le dévisager.

- Je dois vous avouer mon cher que j’ai oublié votre prénom, alors je me sentirais particulièrement mal à l’aise de vous faire croire que votre réussite malsaine m’importe  quoi que ce soit d’autre qu’un infâme dégoût. Maintenant excusez- moi j’ai à faire.

-Vous auriez tord de ne pas aller dans mon sens Scarlet ! Je pourrais vous aider à obtenir ce que vous voulez. Un petit coup de pouce financier serait bienvenue à ce que j’ai compris…

Elle ne s’arrêtait pas d’avancer pour rejoindre son collègue infirmier.

- Je vous ai vu ce matin. Vous pensez que Anibal sera content de savoir que vous fumez encore malgré l’incident ?  

Elle s’arrêta quelques instants sans se retourner et réfléchis un moment. En baissant les yeux elle repensa à la petite sœur de cet abruti. Elle ne l’a connaissait pas et ne l’avait vu qu’une fois  sans qu’elle ne puisse la voir et bien que personne à part son père ne lui porte un grand intérêt la dame ne se sentait pas de piétiner ainsi ses principes, seulement elle était en mauvaise posture et cela la contraria. Se retournant elle saisit par le col le jeune homme et l’emmène dans une partie du hall un peu plus cache pour que personnes ne les voit.

- Taisez-vous. Nous en reparlerons demain. Venez à 9h à mon bureau, ne soyez pas en retard nous en rediscuterons.

Elle disait cela pour gagner du temps. Du temps précieux car elle ne voulait pas dire oui. Cela lui laisserait un peu de temps pour assurer ses arrières et essayer d’éliminer ce moustique de sa combine.

- Que je ne vous vois plus disparaissez.

Un sourire aux lèvres l’homme s’en alla  et la dame reprit son chemin pour retrouver son infirmier. Arpentant les couloirs menant à la blanchisserie elle semblait très préoccupée. Retrouvant enfin l’infirmier elle n’arriva pas a lui lancé plus qu’un demi sourire pincé.

-  Vous êtes prêt ? Allons voir les patientes avant de nous attarder à l’installation de vous savez quoi.

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ID 152-EN | Ellen Neville
Date d'admission : 6 juillet 20..
Motif : internement suite à de multiples meurtres dans la nuit du 3 au 4 août 20.. au sein de la maternité de _______ dans le Maine, USA.
Date de début de traitement : 7 juillet 20..
Dispositifs : Entraves médicamenteuses et physiques. Admission du "Traitement Wernicke" dans l'alimentation par sonde nasale et sous perfusion - réactions négatives. Suivi des "Ondes Wernicke" depuis le 2 septembre 20.. - réactions négatives.

La patiente souffre d'un dérèglement du complexe hormonal sévère avec nodules intempestifs sur le circuit génital et reproducteur, irruptions cutanées, règles surabondantes ou tout à fait absentes. Totalement immunodéprimée - infection progressive et généralisée depuis le derme jusqu'aux organes, avec entre autres bubons. Sous contrôle relatif avec les antibiotiques expérimentaux. Apparition d'une tumeur à l'estomac, retirée avec succès, malgré une perte de poids importante (masse presque divisée par deux). Surveiller l'activité cérébrale en prévision d'une tumeur ici aussi. Crises d'épilepsie puis neurasthénie. Activité des yeux anormales avec mouvements latéraux irréguliers et révulsions violentes. Délires sévères autour d'insectes et volonté meurtrières encore exprimées. La patiente n'a presque plus de lucidité.

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Dormir/dormir ? Cauchemar. Nausée. Nausée le ventre se retourne le ventre la nausée dans la gorge le ventre se retourne dans les joues le ventre se retourne. Cauchemar le ventre se retourne dans la gorge dans les joues dans le ventre. Les papillons dans la tête l'étau les ailes je vois plus à cause des mouches ou du sommeil lesmoucheslesmouchessommeil. Yeux fermés poings fermés je gratte plus la hanche je dors mais la tête rappe la peau part je sens dans le sommeil. Fatiguée c'est les papillons fatiguée mais le cauchemar c'est aussi les papillons. Mieux les mouches les vers pas les papillons les papillons lespapillonslespapillons. Ca gratte les puces ? Les mouches les yeux les vers les os les papillons la tête les puces la peau ça gratte ça rappe ça saigne ça brûle.

Cauchemar l'écran. L'écran les papillons la tête qui serre ça bruit ça pète. Je vois l'écran les yeux fermés sur les mouches les papillons agitent la tête avec les grosses ailes je bouge la tête sur l'oreiller ça rappe le crâne ça saigne je le sens même dans le rêve. Peux pas éveiller fuir l'écran fatiguée c'est les papillons qui font dormir c'est les papillons qui font cauchemar ils viennent quand je meurs je meurs c'est sûr je le dis dans mon sommeil. La tête l'étau je sens dans le cauchemar aussi le ventre qui se retourne dans le ventre dans la gorge dans les joues. Je vomis pas je dors mais la nausée le cauchemar la tête qui explose le réveil c'est mieux ? Le réveil pareil c'est papillons mouches et nausées et la peau qui gratte et qui saigne et qui brûle mais le réveil c'est vivant. Cauchemar c'est vivant ? La morte aux mouches cette nuit elle a dit jemeurs elle dormait pas - réveil c'est mort cauchemar vivant ?

Ca bouge le ventre se retourne à l'envers je vomis cette fois je dors plus. Je dors plus des bras sur moi des bras des toiles d'araignées autour de moi je crie ça vient pas les papillons dans la tête se posent sur la bouche chuuuuuuuut lespapillonslespapillonslespapillons leurs ailes sur ma bouche murmurent chuuuuuuuuuut chuuuuuut chuuuut chuut chut chute. Les mouches dans les yeux les yeux qui vont partout tentent de voir entre les mouches les araignées vont manger les mouches c'est sûr je suis contente plus les mouches mais la toile fait mal ça serre ça serre trop les os les os qui claquettent avec les vers dedans.

Ca pique dans l'épaule je pars ailleurs pas dans le rêve y a pas de cauchemar plus nulle part c'est noir c'est plus rien je meurs ?


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Brodie Moore
J'ai 32 ans et je vis dans le Colorado, USA. Dans la vie, je suis infirmier pour la Murkoff au Mount Massive Asylum et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance et autres névroses qui commencent à se développer, je suis célibataire.



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Il l'écoute avec attention. Il comprend mal l'irréalité de ce scénario. Pourquoi elle s'en réfère à lui plutôt qu'un autre, plus ancien, plus unique. Pourquoi on a pu rompre les fonds d'un traitement qui doit aider (il s'en persuade encore) ces patientes, et surtout pourquoi seulement ceux de l'aile des femmes. Il n'entend rien à ce Wernicke que par ailleurs, seuls peu d'individu ont l'autorisation de voir. Il ne savait même pas qu'il y avait un décisionnaire au-dessus de ce nom fantôme. Il pressent qu'il va découvrir ce qu'il se trame derrière des thérapies aussi ravageuses au XXIe siècle, et regretterait presque d'avoir malgré lui commencé à soulever le couvercle. Maintenant qu'il est dans la confidence, plus de marche arrière. Et il ne veut pas. Il peut encore frôler des yeux l'habileté de Scarlet à retomber sur ses pattes, chatte sauvage et gracile, hypnotisante, qui n'hésite pas à sortir les griffes. "Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux" chantait Baudelaire pensant à sa femme.

Il la suit dans l'ascenseur, ravit du bonheur simple de pouvoir changer de tenue. Il ne lui est encore jamais arrivé de se mettre au propre au cours de la journée de labeur - aucune utilité puisque tout est salissant, et le prix, ce prix ! L'hôpital pourrait peut-être financer entièrement, et sans trop d'ironie, la recherche sur les patientes avec la marge de la blanchisserie. Habituellement, Brodie rentre chez lui sale, et nettoie lui-même son attirail. Il plonge à même la javel l'ensemble déjà blanc et le laisse macérer avant de le rincer vigoureusement dans sa baignoire, de l'essorer à bout de bras dans les douleurs de ses trapèzes ouvragés par le travail, et de le faire sécher sur son petit réchaud soufflant qu'il utilise pour compenser la panne du radiateur électrique de son studio. L'odeur de javel envahit alors la pièce, celle innommable du travail sa salle de bain, et il doit alors décider de rester à la Murkoff même chez lui, ou de geler dans son lit la fenêtre ouverte. Généralement, il attrape froid.

Le Mount Massive Asylum est un bâtiment magnifique, autrefois employé pour des tests inhumains, fermé depuis, rouvert sous couvert d'un centre d'aide psychiatrique caritatif. Son ascenseur typé d'époque ouvre sa grille sur un étage et s'allège de Dr. Elkins en prises avec un coup de fil. Brodie ne peut s'empêcher de voir le retard qu'il prend sur ses tâches quotidiennes, et d'imaginer l'heure à laquelle il pourra regagner son lit. Il doit avoir quelques jours de récupération d'heures, mais ne s'en réjouit pas tant. L'hôpital est toujours moins miteux que son appartement, et il n'a nulle part où se rendre pour profiter. Sa mère est dans un hospice dans l'Illinois, un road trip qu'il ne s'imagine pas faire au vu de l'état de son dos, et de ses fémurs qui claquent et claquent encore. Il lui envoie tous les mois un petit quelque chose pour compléter le prix de la maison de retraite, que sa pension à elle peine à couvrir, mais ils n'échangent plus ensemble. Elle perd la boule. Quelque part, lui aussi. A ses anniversaires, elle lui envoie une boîte de chocolat - la même, depuis au moins dix ans. Il ne lui a pas dis qu'il détestait le chocolat au lait, et maintenant il est trop tard pour le faire. Il les reçoit et il les offre à d'autres.

C'est à la blanchisserie qu'il reçoit un coup de bipeur - il rappelle le bureau des infirmiers là-haut.

"Il y a un souci ?"

La voix paniquée de Gerald au bout du fil l'interpelle.

"C'est ... Une patiente a été emenée. ID-152 EN.
- Quoi ? Elle ne devait pas être transférée pourtant.
- Non je sais ! C'est des bonhommes qui sont venus de la part de Wernicke. Ils ont dit qu'elle passait sous sa responsabilité propre. Il avaient un papier et tout, j'ai pas discuté t'imagine.
- Evidemment c'est normal.
- T'es encore avec la boss ? Putain Brodie on est mal."

Il raccroche sans répondre, tente de comprendre. Ca le fait souffrir - sa tête se serre, ses os le brûlent, l'acouphène remue au fond de ses oreilles, il a grand peine à se concentrer. Scarlet revient déjà crispée, et il se serre davantage.

"Vous êtes prêt ? Allons voir les autres patientes avant de nous attarder à l'installation de vous-savez-quoi."

Il déglutit.

"Il faut qu'on aille les voir oui, ou les retrouver même. ID-152 ... Enfin, Ellen Neville (il serre les dents à l'idée du prénom) a été emmenée par le personnel proche de M. Wernicke, de ce que je viens d'entendre."

Le binôme se met en route pour regagner le service de soins et faire répéter à Gerald sa version pour que la docteure puisse en avoir l'entièreté. Anxieux pour son travail, inquiet pour ses patientes dont il se sent responsable nommées ou non, et affligé par le trouble de son astrale supérieure, Brodie se décide à prendre l'affaire à bras le corps et murmure confidentiellement d'une émotion transie.

"Si vous vous chargez de cette histoire avec le Professeur Wernicke, je peux en attendant préparer votre salle de thérapies, et je veillerai à mettre à l'abri les autres patientes de ses mains basses. Du moins, celles qui peuvent être déplacées."


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Scarlet

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J'ai 40 ans et je vis à Lake Country dans le Colorado... Dans la vie, je suis Psychiatre en proie de devenir directrice de l’institut psychiatrique de Mount Massive et je m'en sors, à merveille. Sinon, grâce à mon charme et mon intelligence , je suis irrésistible.

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À peine partie une petite dizaine de minutes qu’à son retour son infirmier préféré semblait terrifié à l’idée de lui faire face. L’ayant vu raccrocher son téléphone, à en voir sa tête elle comprit rapidement qu’aujourd’hui tout le monde semblait se plaire à foutre le bon déroulement de sa journée en l’air. Soufflant du nez de façon à peine audible, elle resta un moment sans rien dire aux mots déprimant de son collègue. Le suivant rapidement pour entendre la version des faits plus complète de l’infirmier victime de l’enlèvement de la patiente Ellen, Scarlet est inquiète. Inquiète pour sa vie personnelle, qui malgré tout ses efforts pour qu’elle reste à la maison, s’évertuait à venir l’importuner à son travail. Mais l’heure de régler ses problèmes d’ordre personnel serait pour plus tard, car le vieux démon allemand semblait d’humeur joueuse ce matin. En écoutant attentivement la version des faits de l’infirmier, la psychiatre restait, droite, debout, froid et imperceptible. Alors, qu’elle tenait entre ses doigts fins non gantés un médicament, elle le mit en poudre à l’apogée de l’explication limite tremblante du personnel soignant. La peur était toujours de mise comme la dame disait souvent. Allant s’engager sur la route d’un nouveau duel avec le vieil allemand, les efforts de Brodie pour l’aider sont remarqués. Et d’un sourire apprécié.

- Merci Brodie, faites donc. Ensuite, restez près du téléphone du bureau infirmier. Si il sonne de mon numéro, il est affiché sur le socle du téléphone, ne décrochez pas et engagez la prise de message…

A  ces seules instructions, elle le laissa là en lui lançant les prémices d’un sourire satisfait le regard perçant dans ses orbites pour qu’il comprenne à quel point, elle ne voulait pas être déçue. Réfléchissant intensément elle s’en serait donné mal à la tête de penser à cette question affreuse :  Comment évincer ce vieillard handicapé ?  Se triturant la tempe, ses talons claquait dans les corridors un son de conquête inarrêtable. L’ascenseur, elle y monte mais rejoint tout d’abord son bureau et passe un certains temps sur son ordinateur avant de se lancer dans la bataille contre Wernicke, restant rapide, elle trouva rapidement par le biais de quelques usurpations d’identifiants ce dont elle avait besoin. Puis-ce qu’il voulait jouer. Ils allaient bien jouer. Se dirigeant enfin vers les sous sol l’air de rien, Scarlet ne peut s’empêcher de sourire devant la découverte qu’elle à pu faire juste avant. A vrai dire, elle savait pertinemment que Ellen ne donnait aucun résultat positif mais pour autant jouer je ne sais quel jeu tordu avec des patients ne lui plaisait pas plus que de savoir pertinemment qu’elle ne les aide pas au sein de son travail, ou plutôt que quelque part, elle, comme tous sont incapable de vraiment aider les fous.


Allant trouver le vieillard sans trop de difficultés de prime abord, les gardiens n’osant pas la toucher pour la même raison qu’au par avant les choses ne se produise jamais deux fois de la même façon... Cette fois-ci il n’est pas dans son bureau, tant mieux se dit-elle avant tout, toujours les yeux un peu trop curieux, peut-être qu’il serait au moteur morphogénique, et toute information est bonne à subtiliser dans ce jeu dangereux. Passant devant une sécurité plus renforcée, il lui est plus dur de faire jouer ses connaissances directement… Mais jamais à court de solution, même si cela l’embête elle décide de jouer la carte de la protection assurée…

- Messieurs, je dois voir le docteur Wernicke, c’est urgent.

-Accès non-autorisé madame.

Elle lâche un petit souffle de rire effronté et essaye de passer malgré tout. Se faisant repousser, être touchée sans peur par cet homme lui fait lever le sourcil et avant même qu’il n’ai le temps de faire quoi que ce soit, elle viens en quelques gestes rapide et précis tordre le bras  de l’officier trop habitué à rester inactif depuis quelques mois.  Bloqué par la psychiatre, même si il est plus fort, ce geste de défense imparable le laisse incapable. Seuls face à face dans la pièce il n’y a comme témoins que les deux gardiens de l’ascenseur trop couard pour appeler  du renfort comme il le devrait face à la dame rouge, si bien qu'en une minute leur présence inutile se transforma en absence.

- Oh je vois, vous savez, vous m’indisposez… Et à en croire votre tête froncée vous devez être nouveau pour ne pas savoir ce qu’il se passe lorsque l’on m’indispose...  

La peine dans les yeux avant que l’homme ne rétorque quoi que ce soit l’araignée de l’asile, maîtresse des savoirs,  prononce les mots qui arrange tout.

Vous savez, lorsque j’active un numéro sur mon téléphone... il me suffit de dire un nom pour avoir dans les dix minutes à peine l’avis de décès de cette personne. Père, mère, sœur, frère, femme et même enfant et…  bébé… Elle marque une pause sur ce dernier mot, le regardant dans les yeux. Soyez raisonnable. Vous ne voudriez pas me courroucer pour si peu de chose qu’un laisser passer.

Alors que s’amène deux gardiens supplémentaire non graissé de pourboires, prêt à bondir sur la psychiatre, le gardien jusque là  entravé, se laisse débloqué et arrête à la dernière minute d’un geste ses collègues, ouvrant la porte grâce à ses codes. Venant glisser sur sa joue sa main gantée, elle sourit pour le narguer en énonçant ces quelques mots.

- Karen vous en est déjà reconnaissante...

Tournant les talons fièrement, elle pénètre l’impénétrable et rencontre rapidement l’adversaire qui derrière une vitre observe plusieurs sujets masculins se baver dessus, en dormant les yeux ouverts devant des images rappelant les tâches d’encres du bon vieux Rorschach.

- Vous voilà enfin, Rudolf, vous vous cachez de moins en moins bien avec le temps. Qu’avez vous fait de ma patiente ?  

Se mettant dans un angle ne lui permettant pas une pleine vue sur sa personne, en croisant les bras, elle arrive à atteindre sa poche intérieure. Ainsi elle appelle sans un bruit le poste infirmier derrière lequel devait se trouver Brodie.

- C’est très couard de votre part de séquestrer  pour je ne sais quelle raison tordue,ma patiente à peine sortie de sa dernière thérapie d’onde autorisée. La prochaine fois, si vous voulez entravé quelqu’un qui vous fait peur, prévenez aussi ses infirmiers. Comment pouvez-t-ils savoir qu’elle n’était plus autorisée à recevoir ce traitement ?

En levant les sourcils, toute ouïe elle observe intensément autour d’elle, aucun détail ne lui échappe vraiment.  Attendant sa défense pour sortir le grand jeu, elle ne se démonte sûrement pas.
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