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LE TEMPS D'UN RP

Guerre froide coeur chaud | Hysy

Hysy
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Univers fétiche : fantasy
Préférence de jeu : Femme
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Hysy
Dim 8 Jan - 22:48
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Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 5 Iu-10411

Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Étant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole, la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation États-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter les moindres représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans, elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais à apaiser cette douleur.
Quelques instants après, il rentra dans notre maison, avec Henriette, l'annonçant comme invitée. La tension dans mon corps s'amenuisa tandis que je finissais de sauver le porc -la viande, mon mari n'avait pas besoin d'être sauvé.
Je la vis débarquer dans la cuisine et, pour, une fois, j'ai ressenti de la joie dans la maison. Et tandis qu'elle se saisissait de la pile d'assiette, je déposai un baiser sur sa joue avant de glousser avec elle, devant masquer le tout en quinte de toux.
"M*rde, je trouve ça encore poli, vois-tu." Avouais-je lorsque que je me calmais enfin.
Soudain, je réalisai que sur la joue de ma douce invitée trainait une trace de rouge à lèvre bordeaux - d'excellente qualité si je puis me permettre. L'envie de nous isoler dans la salle de bain, à notre habitude, pour lui enlever cette tache culpabilisatrice de façon plus ou moins culpabilisatrice, elle aussi, me saisit et je me figeai. Mon mari était là, juste à quelque mètre et je venais de souffrir de son "amour" quelques heures auparavant. Pourtant, sa présence, à elle, continuait de m'attirer, et ce, malgré les conditions.
Ne pas s'effondrer. Ne rien montrer. Ne pas alerter ni ton mari, ni Henriette. Être Normale. Sourire.
Je saisis une serviette, que j'humidifiais avant de la tendre à mon invitée, avant de lui expliquer:
" Tu as du..." je tapotai mes lèvres. "Là..." je tapotais ma joue.
Je lui souris doucement avant de servir les assiettes que je servis généreusement, sauf la mienne. Je n'oubliais pas non plus un petit dressage classy* dans l'assiette, grâce à la sauce.
" Hachimitsu*, c'est prêt !" annonçais-je.
Je fis signe à Henriette et l'emmena dans notre salle à manger, que je trouvais trop lumineuse, trop grande, trop "je sors tout droit d'un esprit d'un designer".
Mon mari arriva, bien que doute qu'il ait compris le surnom malgré le fait que ce ne soit pas la première fois que je l'utilise. Mais il ne l'admettra pas en public.
Pendant que je m'installais avec notre invitée, il allait chercher le vin -un truc d'homme selon lui, donc pas mon affaire. Il en proposa à Henriette après s'être servi, puis me servi un demi verre sans me demander, jugeant me connaitre.
Alors que le dîner se passait bien, je réalisais que je n'aurais pas dû baisser ma garde lorsque que mon mari me demanda soudainement:
"Hanae, chérie, tu m'as jamais reparlée de ton club de lecture, cela fait longtemps, non ? Je m'inquiète de te savoir si seule."
Je réussis in extremis à ne pas m'étouffer avec mon porc. Les souvenirs remontèrent. Le baiser, éclat si vif et douloureux. Ma fourchette tinta quand je la lâchai pour boire afin de me donner contenance.
"Je me suis éloignée, car je... je me suis sentie, hors sujet, disons. J'aimerais bien y retourner, vraiment, et peut-être... faire plus de hors-sujet parce que c'était important pour moi ? Mais je ne sais pas comment appréhender la chose. Je sens que c'est inapproprié.
Je risquai un regard vers la jeune femme à mes côtés. Comprendrais t-elle que je ne sais pas quoi faire de ce baiser, que je voudrais qu'on recommence, qu'on s'amuse et qu'on s'aime ? Ou c'était trop ?
Je venais de me jeter à l'eau, en codé, devant mon mari, bravo Hanae...

Ndl: classy: classieux
Hachimitsu: mon chéri
 


"See, they're currently in alien terrain, surrounded​ by millions of the most vicious creatures on the planet... Humans."
- Newt Scammander, Fantastic Beast


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Jo'
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Jo'
Sam 14 Jan - 15:11
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Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 5 4pYe
Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

~ Girls just want to have fun ~
Madonna :copyright:
Il n'y a pas à dire, Hanae est un cordon bleu. Le porc sauvé in extremis avec beaucoup de talent reste juteux sous la dent, le chou apporte une fraîcheur acidulée et les pommes de terre arrondissent le goût de l'ensemble. Rien de trop farfelus je crois, quoique quelques baies de Geneviève donnent de leur parfum anisé, et juste salé-poivré comme il se doit. Après des semaines à manger des cacahuètes et de la nourriture toute prête (si carrément pas seulement liquide), j'ai l'impression de prendre une bouffée d'air avec ce repas sain.

"C'est vraiment délicieux, dis-je d'abord à l'hôtesse.
- Oui c'est vrai ! Mais on n'est pas passé loin d'un désastre ! répond à sa place son mari dont le ton railleur ne laisse pas de place à sa voix à elle."

Après quelques bouchées supplémentaires et une verre de vin que je m'échine à ne pas boire trop vite, Monsieur Leroy finit par évoquer un sujet qu'il ne croit pas si bien inconvenir à la situation.

"Hanae, chérie, tu ne m'as jamais reparlé de ton club de lecture, cela fait longtemps, non ? Je m'inquiète de te savoir si seule."

J'ai la sensation de lui voir littéralement pousser des cornes sur la tête tellement il fait un ignare de cocu (bon, un bisou volé, peut-on parler d'adultère ? Vu l'ambiance coincée de la baraque, j'imagine que oui). Il est bien loin d'imaginer comme Hanae pourrait être entourée si elle le voulait. Tant est si bien qu'elle ne serait plus seulement entourée mais carrément collée-serrée. Je manque de m'étouffer d'un morceau de chou à l'unisson avec elle, mais sa réponse m'amène sur un terrain beaucoup plus sérieux, et nos regards s'intensifient en harmonie isolant totalement son époux - alors même qu'elle est en train de lui répondre.

"Je me suis éloignée, car je... je me suis sentie, hors sujet, disons. J'aimerais bien y retourner, vraiment, et peut-être... faire plus de hors-sujet parce que c'était important pour moi ? Mais je ne sais pas comment appréhender la chose. Je sens que c'est inapproprié."

Je souris légèrement d'un pincement de lèvre presque timide. Je suis heureuse que cette histoire lui ai plu. Je suis encore plus heureuse d'apprendre qu'elle aimerait réessayer ! Ce n'est pas tant que ça me flatte d'avoir de l'importance, mais c'est de savoir qu'elle s'amuse, de voir ce sourire qui me vrille le coeur, cette complicité doucereuse que je n'ai qu'avec elle. Avec d'autres je ne fais que rire et m'éclater, lancer des plaisanteries aussi vaseuses que bourrues, boire beaucoup, et me vautrer dans des draps pour échapper au lever du jour. Avec elle, il y a plus d'esprit, de nuance. Je dois faire attention à sa délicatesse. Oui, ça complique la vie ! Mais quelque part, elle m'enrichit ... et pas seulement avec sa broche ou l'appartement qu'elle vient de me racheter, j'entends.

Je pose mes couverts et plonge très directement les yeux dans les siens, coudes malpolis sur la table pour lui livrer toute ma concentration. Mon visage se veut rassurant, affirmé, et probablement un peu charmeur. Son mari qui m'a vue draguer tous les types de la boutique doit être loin d'imaginer que je puisse être intéressée par sa femme.

"Vous savez, Madame Leroy ..." C'est un peu suave de l'appeler ainsi, du nom de son époux, alors même que je m'apprête à l'encourager à reproduire l'adultère. "... je ne connais pas bien quelle est l'ambiance d'un club de lecture. Mais ce que je sais, c'est que la vie est trop courte pour se faire du souci avec la bienséance. Si c'est important pour vous, si ça vous plaît, vous devriez saisir votre plaisir. Je peux vous assurer que votre hors-sujet, comme vous dites, a dû beaucoup plaire à tout le groupe."

Son mari me ressert un verre, faisant tonner une voix grassement enjouée, probablement entamée par les deux rouges qu'il s'est déjà enfilé. Bon Dieu, en plus d'être un raté, il tient même pas l'alcool. Au moins, il va être moins vigilant.

"Ahh ! Cette jeune dame est de bon conseil ma chérie ! Tu devrais retourner à ce club et leur montrer de quoi tu es capable, et pronto !"

Il n'a absolument aucune raison de dire "pronto", et j'imagine que ce sont des tics de langage qu'il emprunte pour se donner une allure quand il est ivre.


Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 5 16532433Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 5 16532434
"Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir" - Boris Vian
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Hysy
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Lun 23 Jan - 0:45
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Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
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Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Étant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole, la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation États-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter les moindres représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans, elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais à apaiser cette douleur.
Le stress me vriller l'estomac, pourquoi diable avais-je fait ça ? Mon assiette demie pleine me parut soudain la chose la plus intéressante de la pièce. Ceci dit peut-être que ce n'était pas plus mal après tout: toute cette histoire me rendait malade depuis trop longtemps.
Je surpris soudain le regard profond d'Henriette fixé sur moi et un long frisson me parcourus l'échine. Mais, malgré tout, je n'ai pu détourner le regard, happé par cette tension douce et sensuelle qui se trouvait toujours entre nous.
Sa réponse m'apaisa aussitôt et un sourire étira mes lèvres. Soulagée, j'eus l'impression de pouvoir respirer à nouveau - et je n'avais pas conscience d'avoir cesser de respirer.
J'aurais aimé lui répondre et lui exprimer ma gratitude et mon soulagement, mais, mon très cher mari, m'ôta cette possibilité, l'alcool se faisant déjà sentir sur lui -et je dus lutter pour ne pas lever les yeux au ciel. Cet imbécile incapable de tenir l'alcool, venait de percer notre bulle, à Henriette et moi, et je n'avais plus de refuge. Je me renfrognai quelque peu, mais adressa un chaleureux sourire, qui je l'espère valait plus que des mots, à ma partenaire de crime.
Je ne parlai plus tellement ensuite: l'alcool rendait trop bavard mon époux et ce n'était pas avec lui que j'avais envie de discuter, déjà de manière générale, mais alors là, c'était bien pire ! Les rares mots qui sortaient de ma bouche n'étaient dus qu'à ma volonté de pas laisser Henriette face à cet homme ivre, je n'étais pas sadique, tout de même.
Mais finalement, j'ai fini par craquer. Il voulait de plus en plus faire l'intéressant et c'en était pathétique -enfin de plus en plus, disons.
"Mademoiselle Spiegelmann..." je priai pour ne pas avoir écorché son nom, mais honnêtement, la probabilité était haute au vu la consonance de ce dernier ! "Auriez-vous l'amabilité de venir m'aider à apporter le dessert ?"
Il en fallu pas plus pour réveiller mon mari, toujours en proie à la boisson:
"Oui, s'il vous plait, on a déjà frôlé la catastrophe avec la viande !"
Je ne dis rien me contentant d'emporter les assiettes vides, mais lorsque que je me trouvai dans son dos, juste visible de mon invitée, je tirai la langue sans ménagement.
Enfin dans la cuisine, je laissai tomber plus que je ne posai les assiettes dans l'évier. Un long soupire m'échappa et puis je la sentie arrivée. Nous étions seules dans cette cuisine à nouveau. Sauf que cette fois-ci, je savais où j'en étais. Je débranchai enfin mon cerveau, et laissai mes doutes de côtés pour m'élancer dans ses bras.
"Quand je pense à toi, je deviens pleinement moi. Tu as su me révéler, me sublimer, me transformer. Grâce à toi, je suis heureuse, pleinement. Merci de tout ce que tu m'apportes, merci d'être à mes côtés."
C'était la réponse que je n'avais pas pu lui dire à table, tout à l'heure, à cause de ce benêt. J'étais heureuse d'enfin pouvoir lui exprimer ma reconnaissance. Ma main vagabonda sur sa joue et le rouge montait aux miennes. Je soufflai:
"Si tu savais comme j'ai envie de t'embrasser à nouveau."
Je plaquai aussitôt ma main sur ma bouche. Bon sang Hanae, tu parles trop ! Je n'osais plus la regarder, à présent.
 


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Lun 23 Jan - 16:20
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Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

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Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

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Sa cuisine est à l'image du standing dans lequel elle vit : meubles en formica lisse, portes oranges sur des structures en contreplaqué foncé, une crédence à petits carreaux assortis et de longues poignées en inox de la largeur des portes. Devant des éviers double vasque ronds à fond chocolat, un tapis à poils drus accueille ses chaussons roses - on ne l'imaginerait pas entrer chez elle avec ses chaussures, sans doute une inclination culturelle du genre qu'on ne défait pas. Son frigo ne fait pas un concert de vrombissements comme le mien, et son toaster rouge doit valoir à lui seul le prix de tout mon électroménager. Cet étonnant camaïeu de tons chauds, cette cuisine pile dans l'ère du temps et qui doit être plus souvent renouvelée que mon garde-manger, m'indiquent quelle pression sociale écrase Hanae - si tant est qu'elle ait son mot à dire sur la déco face à un designer probablement employé pour l'occasion. Cet endroit criard et tendance ne ressemble pas à l'intemporalité de sa douceur.

Elle paraît d'abord défaite par le comportement de son mari, j'ignore si elle en a honte ou s'il l'exècre simplement, peut-être un peu des deux, mais lorsqu'une porte est fermée entre elle et lui elle semble reprendre vie. Et justement elle élance cette vitalité entre mes bras, soudain aventureuse alors que nous entendons son mari s'affaler dans le sofa du salon pour digérer avant le sucré. C'est rare, mais elle est plus petite que moi, ça m'avait déjà surprise lors de notre danse de l'autre soir - j'y repense et quoique je maîtrise mon sang-froid tandis qu'elle s'échauffe dans mon étreinte, un picotement vient mordre mes tempes, mon estomac, et mes reins.

Les juifs sont petits comme de la vermine dit-on en Allemagne ! Et les scientifiques de rappeler que notre rachitisme éclot de la guerre et de ses privations. Et les nazis de reprendre de plus belle en questionnant - quel peuple, sinon de monstres, priverait ses enfants à ce point ? Nous n'avons jamais juste à leurs yeux. Mais Hanae est plus petite que moi et plutôt qu'à de la vermine, elle me fait penser à une pierre précieuse au contraire. Diamant poli dans un écrin qui ne laisse pas passer de lumière. Sa déclaration ne m'en dit pas autant que le frétillement de ses yeux, animés, presqu'émus dans mes bras sous la lueur chaude du plafonnier blanc. Je la laisse parler - elle en a besoin. Je ne me pose pas de question sur ce qu'elle me dit, ni sur ce que je ressens ou pourrait lui répondre.

L'embrasser. Quelle belle idée elle a eue.

Je ne me fais plus la pétillante pinup qui dévergonde, je ne me fais plus l'arrogante lionne qui provoque, je ne porte plus de rôle et je suis soudain très sérieuse. En toute simplicité, sans sourire, sans intimider non plus, je décolle sa main de sa bouche. Une main caresse sa nuque pour mieux la soutenir, l'autre l'attire par ses hanches, nos bouches s'entrouvrent suspendues. Je l'embrasse doucement, longuement, nous sommes immobiles pour un instant. Notre premier baiser elle l'a volé, sans incidence. Mais ce soir nous partageons cette étreinte.

Je la décolle doucement, terriblement brûlante. Et je retrouve de ma légèreté, lui sourit enfin, arrange ses cheveux en mordant ma lèvre. Je murmure. "Je ne resterai pas pour le dessert, mais tu es la bienvenue au ... club de lecture." Un rire ténu, nos visages toujours proches. "Quand tu veux."

Je me sépare enfin d'elle, apaise le rouge à mes joues du dos des mains, plus froides.


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Ven 27 Jan - 20:51
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Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
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Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Étant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole, la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation États-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter les moindres représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans, elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais à apaiser cette douleur.
Le temps se mit à passer au ralenti dès l'instant où elle se saisit de ma main pour l'ôter de devant ma bouche. Mon cœur s'accéléra et mon souffle se coupa en prévision de ce qui allait se passer. Ce que j'espérais qu'il allait se passer, en fait. Je me fichais bien que mon imbécile de mari soit à côté, en fait. À cet instant, je me fichais même d'être découverte, je ne voulais que ses lèvres sur les miennes. Et c'est ce que se produisit. Notre moment. Un moment à nous et non pas un bout d'adultère volé lors d'une impulsion alcoolisé. Je laissai donc ses douces lèvres chaudes m'emporter, saisissant mes reins et le creux de mon ventre, tandis que je passais doucement une main dans ses cheveux et que l'autre était sur sa hanche, en écho à la sienne. Comme j'étais heureuse d'avoir osé lui dire ce que je ressentais. Un frisson me parcourut l'échine. J'aurais voulu que cet instant dure toujours.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Comme ce baiser. Et sa présence à notre table. Son annonce à la fin de notre échange m'avait surprise et je m'étais blottie à nouveau dans ses bras, tête dans sa poitrine pour ne pas perdre la chaleur de son être. La petite enfant qui sommeillait en moi avait envie de la retenir. De lui faire les yeux doux. De dire "reste ~" d'un ton mielleux. Mais c'était puéril et je ne m'abaisserais pas à cela. Pour toute réponse, je déposai un baiser sur sa joue cette fois et murmurai:
"Au prochain club de lecture, ma belle..."
Je la raccompagnai ensuite à l'entrée, d'où on pouvait entendre les ronflements de mon mari sur le canapé, et lui souhaita un bon retour avec un sourire qui dévoilait toutes mes dents.
Ma soirée se termina donc en solitaire, accompagnée de mochis glacée, bon vin et sublimée par une nuit seule dans un king size. Je devrais peut-être le saouler, parfois. C'était mal, mais les soirées comme celle-ci c'était royal. Grâce à Henriette, je pensais une excellente soirée et je passai également une excellente nuit. J'avais de temps en temps l'impression d'encore sentir son odeur.

Une semaine s'écoula à la vitesse de l'éclair. Mon mari avait eu la bonne idée de tomber malade -une magnifique gastro comme chaque hiver, je suis vraiment bénie avec cet homme, vraiment- et m'avait contaminée à son tour. De ce fait, je n'avais pas pu rejoindre Henriette pour faire quoi que ce soit. Ainsi, aussitôt guérie, je fonçai, prétextant avoir besoin d'un moment à moi et déclarant à mon mari qu'il ne devait pas m'attendre, car j'irai probablement au club de lecture ce soir-là. Je dus me retenir de rire en lui mentant ce jour-là. L'évocation du "club de lecture" était spécialement connoté pour moi désormais.
J'arrivais donc dans la galerie d'Henriette toute joyeuse espérant qu'elle serait là. L'odeur de l'humidité et d'une légère moisissure me saisit. Je devrais aussi la prévenir des travaux à venir, qu'elle ne soit pas prise au dépourvu par les ouvriers, la pauvre.
"Henriette !" Criais-je en montant les escaliers quatre à quatre.
Quel genre de sortie pourrions-nous bien faire aujourd'hui ? Je comptais bien l'emmener au quartier japonais un jour, mais peut-être avait-elle d'autres idées.
 


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